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Le Pussy Riot mondial et la fin du mouvement de gauche, par Dmitry Drobnitsky

24 Jan

Une armée de «Pussy Hat» se lève aux Etats- Unis

23 janvier 2017

Les sponsors, les médias libéraux et les célébrités invitées à la marche des millions comptent  jeter les bases d’un mouvement populaire de gauche aux États-Unis afin de reprendre le pouvoir dans un avenir proche. En théorie, un bon plan.

http://www.vzglyad.ru/columns/2017/1/23/854508.html

Des marches de protestation des femmes contre Trump (aussi appelées marches des millions) se sont tenues samedi à Washington, Los Angeles, Chicago, New York, ainsi qu’à Londres et d’autres capitales européennes.

Le slogan de la marche, lancé par la bouche insouciante de Madonna, est «amour», bien que les événements organisés par les ONG de gauche libérale aient peu à voir avec l’amour, la réconciliation et le pardon.

Le mot d’ordre officiel des manifestants diffusé à l’avance sur les réseaux sociaux était l’expression «Bienvenue à votre premier jour. Nous ne partirons pas » (Welcome to your first day! We will not go away!), mais le slogan le plus populaire, reproduit dans des dizaines de milliers d’affiches manuscrites ou imprimées, était: « La riposte des vagins » (Pussygrabs back).

Les participants se sont vu remettre des chapeaux roses avec des oreilles, appelés pussy hat, à savoir « chapeau de chatte » … ou encore – « bonnet vagin. » Les participants portaient des banderoles avec des slogans Viva la Vulva!, «Le patriarcat peut sucer mon clito! », « Vive la puissance du vagin! » … Il y avait d’autres slogans encore plus provocateurs.

En général, l’imagination créative tournait essentiellement autour de l’organe sexuel féminin. Les exceptions rares étaient les représentants masculins de la communauté LGBT, qui parlaient et écrivaient sur des sujets à eux, en évitant toutefois de mentionner le phallus –à tout hasard, pour ne pas tenter le diable.

Et toute cette vulgarité était soigneusement mélangée avec de la haine. Madonna, haranguant la foule depuis une tribune à Washington, lisait le texte sur un morceau de papier, et quand elle s’en détachait elle jurait de façon si haineuse et sophistiquée que même le libéral CNN a été contraint de la couper au direct.

Deux autres slogans des marches étaient « l’avenir est odieux! » et « Tu vas voir ce que c’est qu’une femme méchante! ». Allusion à une phrase de Trump, qui lors d’un débat s’étaient exclamé en parlant d’Hillary: « Eh bien, en voilà une femme méchante ! » (nasty woman).

Toute cette agitation a été qualifiée par le chroniqueur Byron York du Washington Examiner d’un terme familier pour nous – Pussy Riot. Il ne connaissait pas l’existence du projet punk féministe éponyme, qui a fait beaucoup de bruit en son temps en Russie. Il a juste écrit ce qu’il voyait – une révolte de… ça.

Sans aucun doute, ce sont les manifestations post-inauguration les plus vastes depuis 1973, lorsqu’a commencé le second mandat de Richard Nixon. Mais à l’époque tout était clair – les manifestations avaient nettement un caractère anti-guerre, les gens exigeaient le retrait des troupes américaines du Vietnam.

Et maintenant? Le nouveau président n’a passé qu’une journée dans son bureau, mais les pop star, les militants LGBT et les dirigeants de gauche appellent déjà à «résister à la tyrannie» (les paroles de Madonna).

À première vue, tout cela ressemble à une manifestation insensée contre sa propre défaite aux élections. Et encore s’il ne s’agissait que de la présidentielle! Les libéraux ont perdu le Congrès, et aussi un nombre record depuis 1927 de gouverneurs et de sièges à l’Assemblée législative d’État.

Nous avons perdu, mais nous restons là? Pour les citoyens russes et ukrainiens cela sonne douloureusement familier, mais les « maydanchiki » aux Etats-Unis sont-ils réellement si naïfs?

Peut-être qu’ils sont venus pour se défouler? Grand bien leur fasse. Mais il est peu probable que les généreux sponsors aient versé tant d’argent aux organisations (parmi lesquelles la publication Politico cite le Conseil sur la protection des ressources naturelles, le fonds « Planned Parenthood », l’American Civil Liberties Union et l’ONG Sierra Club), qui à travers les réseaux sociaux ont fait descendre les gens dans la rue, uniquement pour qu’ils se livrent à une thérapie collective.

Et de l’argent il en a été dépensé beaucoup. Non, je ne dis pas que les participantes (et participants) aux marches aient tous été entièrement payés. Pas du tout. Presque certainement, 99,99% des manifestants sont venu à l’événement de leur propre chef, et ont même acheté un billet pour Washington à leurs propres frais.

Mais toute action de masse nécessite des dépenses. La scène, les micros, l’invitation des «VIP», les juristes, couvrant les événements et concertant les itinéraires de marches et lieu des réunions avec les autorités … Oui, pas besoin de permis pour des démonstrations aux États-Unis, mais les événements publics doivent toujours être concertés avec la police et les municipalités –personne ne veut de surprises et de provocations.

Enfin, le travail des militants n’est pas toujours gratuit. Il faut au minimum payer pour les déplacements, la nourriture, les vêtements, les moyens de communication (dans les lieux publics les téléphones mobiles ne sont pas fiables), et même les bonnets-vagins dont nous parlions plus haut…

Et quelque chose me dit qu’il y a du George Soros là-dessous. Tout d’abord, il a déjà été vu dans le financement du mouvement radical afro-américain Black Lives Matter, et d’autre part, il s’est ouvertement vanté qu’il ne laisserait pas Trump tranquille après son investiture.

Cependant, les noms des sponsors ne sont pas importants. Il est important que, ayant investi de l’argent, ils exigent des résultats. Il est peu probable qu’ils vont se contenter d’avoir apaisé les aigreurs du public libéral.

Certains experts étrangers et nationaux croient que tout ce tapage anti-Trump a été conçu pour mettre la pression sur le nouveau président. Du genre, écrase-toi, Donald, ou encore mieux dégage gentiment, sinon « on ne va nulle part. »

Eh bien, si les organisateurs et les commanditaires de la « marche des millions » américaine pensent cela, ils ont à nouveau sous-estimé Trump.

Si le 45e président, quand il était «candidat non-système», a survécu à l’assaut de l’ensemble de l’élite politique américaine, des médias et de nombreux provocateurs, alors, ayant pris possession du Bureau ovale, il ne va pas reculer ni céder au chantage.

Dans son Twitter le Grand Donald a d’abord sarcastiquement demandé pourquoi «tous ces gens » n’ont pas voté, et réprimandé les divas qui ont participé aux manifestations, « les Celebrity ont tout gâché» , et dit deux heures plus tard que la « manifestation pacifique  est une caractéristique  » de la démocratie américaine. Et encore: «Même si je ne suis pas d’accord, je reconnais le droit des gens à exprimer leurs points de vue. »

Et entre ces deux tweets, il a eu des entretiens avec des représentants de la communauté des affaires américaines et  assisté à la cérémonie d’assermentation de trente nouveaux employés du personnel de la Maison Blanche. C’est-à-dire qu’il a travaillé. Les chiens aboient – la caravane passe.

Les opposants de Trump, bien sûr, s’étaient complètement trompés sur ses chances de gagner l’élection, mais ils ne sont pas assez fous pour continuer à passer du temps et de l’énergie sur des activités inutiles et gourmandes en ressources.

Certains diront que les libéraux sont aveuglés et vont continuer longtemps à marcher sur le même râteau. Cela est possible, mais je suis enclin à penser que le jour du Pussy Riot mondial n’avait pas pour vocation de «renverser Donald», mais d’aider enfin à la réalisation du projet dont les libéraux américains rêvent depuis au moins deux ans.

En décembre 2014, dans le journal de la gauche libérale Politico est apparu un article de Bill Scher avec un nom évocateur: «Est -ce que la gauche peut créer son propre Tea Party ».

Le mouvement de droite conservatrice Tea Party hante les libéraux depuis 2009. Lors des élections de mi-mandat au Congrès en 2010, il a rendu aux républicains la majorité à la Chambre des représentants, , secouant en même temps sérieusement l’établissement des «éléphants».

En 2014, les «théières» ont donné à la droite le contrôle du Sénat, occupant en même temps des postes dirigeants dans le parti.

Qu’il suffise de dire qu’à ce mouvement appartiennent les participants aux primaires républicaines Rand Paul, Ted Cruz et Scott Walker, tandis que le Président de la Chambre des représentants Paul Ryan et vice-président Mike Pence, même s’ils n’ont pas été à l’origine de la «rébellion du thé », s’en déclarent partisans actifs.

Malgré le fait que cette formation politique très à droite ait de riches mécènes (dont les plus célèbres sont les frères milliardaire Koch), il s’agit avant tout d’un mouvement populaire spontané – comme on dit en Amérique, grassroot [mot-à-mot « racines d’herbe].

Bill Scher en 2014 se plaignait que la gauche n’ait pas un tel mouvement, et proposait qu’il soit immédiatement créé. A l’époque, il s’agissait principalement du potentiel des manifestations raciales qui ont secoué Ferguson, New York et Chicago. Et le chef de file de la «nouvelle gauche» selon les experts libéraux aurait pu être la sénatrice Elizabeth Warren.

Lorsque le socialiste du Vermont Bernie Sanders a lancé sa campagne de primaires en 2015-2016, les yeux de la gauche se sont tournés sur lui. En effet, le vieux Bernie a créé une sorte de « grassroot », de jeunes qui plus est, qui, cependant, ne soutenait aucune comparaison avec le mouvement dirigé par Donald Trump.

En février 2016, j’écrivais dans Vzgliad que la soi-disant révolution politique de Sanders était condamnée. En juillet, tout était fini. Bernie n’a même pas eu le courage de résister jusqu’à la fin à l’establishment du parti et à la corrompue Hillary.

Je pense que beaucoup dans le Parti démocrate s’en mordent aujourd’hui les doigts. Oui, Sanders aurait presque certainement perdu l’élection présidentielle, de même que Clinton, mais les démocrates au moins auraient  sauvé la face. Bernie aurait été le symbole d’une bataille perdue, mais pas d’une gauche brisée qui –pour peu qu’on lui donne le temps – se vengerait et irait « plus loin qu’Obama » (une expression de Sanders).

Mais – ce qui est fait est fait.

Maintenant c’est en Pussy Riot que les libéraux cherchent l’assise d’un mouvement de base, sans lequel leur avenir politique aux États-Unis est très vague et surtout très triste.

Le 21 janvier 2017 la même publication Politico, qui rêvait en 2014 de grassroot noir, se pose désormais la question: la « marche des millions » aura-t-elle le destin du Tea Party ou finira-t-elle comme le mouvement Occupy Wall Street?

C’est à cela que pensent les sponsors, les médias libéraux et les célébrités invitées à la manifestation. C’est dans ce but qu’a été investi beaucoup d’argent – pour jeter les bases d’un mouvement populaire de gauche aux États-Unis afin de reprendre le pouvoir dans un avenir proche.

En théorie, c’est un bon plan. Mais je pense que c’est en même temps faire une croix sur le mouvement de gauche occidental, ou au moins américain.

Le déplacement de l’agenda politique de la question noire à celle des droits des femmes (traités d’ailleurs de façon très unilatérale) n’aidera ni le Parti démocratique, ni les politiciens de gauche-libéral à devenir les porte-parole de la volonté populaire.

Supposons que contre Trump aient voté plus de femmes que pour lui. Supposons que 30% des Américaines croient que «l’avortement à volonté » est leur droit inaliénable, et même si les citoyens américains d’aujourd’hui sont beaucoup plus tolérants à l’égard du mariage homosexuel qu’il y a dix ans, cela ne fait pas des femmes – en tant que groupe électoral –  le garant du futur triomphe du politiquement correct et des valeurs libérales.

Toute la politique de la gauche au cours des dernières années, fondée sur l’ «identité» (identity politics) – appartenance à une race non blanche, à la communauté LGBT, ou à un sexe – a échoué lamentablement. La gauche a perdu la classe moyenne, les travailleurs et les ingénieurs, les agriculteurs et les militaires, les enseignants et les ménagères.

Tout ce public a été capté par Donald John Trump. Mon collègue Kholmogorov dans la chaleur de la polémique a même nommé le 45e président  «socialiste progressiste» (évidemment, pas dans le sens du socialisme soviétique).

Bien sûr, Trump n’est pas socialiste. Il réduit les impôts, il parle de déréglementation des entreprises et de réduction de l’intervention de l’État dans l’éducation et la médecine.

Trump – c’est la mise à mort de l’ancienne version de la gauche occidentale avec ses syndicats et ses grèves. Le problème n’est pas seulement que la gauche américaine n’a plus aucun espoir de construire le socialisme aux États-Unis au-delà des campus universitaires – même un socialisme à la suédoise.

À mon avis, ce qui les a perdus en premier lieu c’est le renoncement à la composante la plus importante de l’agenda politique de la gauche occidentale du XXe siècle, cette même composante qu’a rejetée aussi le lauréat du prix Nobel de la paix Barack Obama.

La gauche ne se bat plus pour la paix.

Remarquez une chose  – les participants à la «Marche des millions » sont déçus de la défaite aux élections non pas d’une grande pacifiste, mais d’Hillary Clinton, qui, passant outre à la résistance des conseillers d’Obama et même du ministre de la Défense, a déclenché la guerre en Libye et a demandé une zone d’exclusion aérienne en Syrie au moment où il y avait l’opération des forces aérospaciales russes – en d’autres termes, appelait de ses vœux une troisième guerre mondiale.

Même Bernie Sanders lors de sa campagne primaire a failli ne pas parler de la politique internationale et s’est abstenu de critiquer l’établissement pour son bellicisme. Comme si le monde n’était pas au bord d’au moins une nouvelle guerre froide. Tendre la main aux Russes? Ne comptez pas sur Bernie. Il a également dit qu’il «se dresserait» contre «l’agression russe ».

Tandis qu’en 1973, les gens protestaient essentiellement contre la guerre. Oui, il y avait des hippies, des amateurs de marijuana et des partisans de la liberté des mœurs, mais toujours le nerf principal des protestations de gauche était la lutte anti-guerre.

Et aujourd’hui on peut autant qu’on veut exacerber les questions de sexe, de race et de préjugés sexuels à la recherche de minorités passionnées comme base pour la revanche d’une gauche libérale. Cela ne mènera à rien, parce que c’est à nouveau la droite qui parle de paix, de détente et de réalisme en politique extérieure. Comme Taft. Comme Teddy Roosevelt et Nixon.

Ainsi que d’emploi, d’industrialisation et de protection de la maternité et de l’enfance.

Et leurs adversaires ne font que lancer des obscénités et se revêtir de costumes en forme de vagin.

Telle apparaît la fin peu glorieuse du mouvement de gauche tel que nous le connaissions.

Traduit par Marianne Dunlop

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6 Commentaires

Publié par le janvier 24, 2017 dans Uncategorized

 

6 réponses à “Le Pussy Riot mondial et la fin du mouvement de gauche, par Dmitry Drobnitsky

  1. lemoine001

    janvier 24, 2017 at 8:08

    Que toute cette affaire ait été soigneusement organisée, cela parait évident. Mais que G. Soros ait un quelconque intérêt à voir se créer une véritable gauche populaire, je ne peux pas le croire. Tout simplement ne s’agit-il pas de privilégier les intérêts du capital international alors que Trump les soumet à ceux du capital national. Le libéralisme à l’intérieur, le protectionnisme vis-à-vis de l’extérieur, cela sert le capital interne (industrie, bâtiment, transport etc..) mais cela dessert les grands groupes comme Apple, Google, Microsoft qui conçoivent leurs produits aux USA, les font fabriquer à l’étranger (en particulier en Chine) et les vendent partout dans le monde.

     
  2. histoireetsociete

    janvier 24, 2017 at 9:44

    ce que dit l’auteur est différent de votre interprétation. Il ne s’agit justement pas de la gauche, cela n’a rien à voir avec la gauche, c’est un mouvement radical manipulable, l’équivalent du tea party en faveur de la mondialisation et du bellicisme… Le rôle qui est joué chez nous par les mêmes devrait vous éclairer sur les intérêts de classe qu’en fait ils défendent… je crois que le PS y compris ses frondeurs et même pour une part ceux qui se rassemblent autour de mélenchon comme Ensemble qui portent les mêmes valeurs et de fait le même communautarisme et « faminisme » et qui ont gangrené – je pèse mes mots – le pCF sont les mêmes…

     
    • lemoine001

      janvier 24, 2017 at 10:44

      Oui, je comprend bien . C’est le mot « gauche » qui a de nos de nos jours un sens pour le moins ambiguë. Je lis bien : « pour jeter les bases d’un mouvement populaire de gauche aux États-Unis afin de reprendre le pouvoir dans un avenir proche. »
      Sachant que gauche sociétale et gauche sociale n’ont plus rien à voir l’une avec l’autre. La première roule de plus en plus pour le capital. Il s’agirait ici de favoriser l’apparition d’une « gauche » sociétale populaire. Mais je ne crois pas que Soros ait vraiment intérêt voir cela se développer. (Encore qu’on ne peut pas bien sûr exclure l’hypothèse qu’il ait à ce sujet l’esprit quelque peu confus). La gauche sociétale style LGBT et féminisme délirant et plus ou moins lesbien sert justement à opposer la classe (qui se croit) moyenne urbanisée aux classes populaires. Plus elle en fait plus elle divise ! et elle en fait beaucoup ! Il est particulièrement difficile de la combattre sans se faire immédiatement rejeter à l’extrême droite. Il faudrait à mon avis l’attaquer sur sa cécité et même sa complaisance au sujet de l’industrie du sexe (qui est l’une des plus florissante au monde !)

       
  3. Pedrito

    janvier 24, 2017 at 10:01

    Tes mots, Danièle, « pèsent » juste ce qu’il faut. Et tant pis pour mes anciens camarades qui se voilent la face.

     
  4. josephhokayem

    janvier 24, 2017 at 6:49

    A reblogué ceci sur josephhokayem.

     
  5. Krystyna Hawrot

    janvier 24, 2017 at 10:47

    Je suis très préoccupée qu’une organisation aux origines gauchistes, la Marche Mondiale des Femmes, ait relayé et participé à la « Womens March » des démocrates états uniens à Paris;
    https://marchemondialedesfemmesfrance.org/2017/01/12/womens-march-on-paris-le-21-janvier-2017/
    Cette confusion de nom est voulue par Soros – ainsi on amalgame une vrai organisation de gauche, qui a une longue tradition de soutien aux luttes syndicales des femmes, aux manipulations sorosiennes. La leader de la Marche Mondiale des Femmes France, Nelly Martin, est très proche de Annick Coupé, leader du syndicat Sud Solidaires… Et à la manif de Paris se trouvait Le collectif des Droits des Femmes dont de nombreuses femmes syndicalistes, dont de la CGT, font partie. Le CNDF est depuis 20 ans un espèce de conseil représentatif du féminisme français. Il a été longtemps présidé par Maya Surduts et Suzy Rojtaman. Maya est décédée en avril l’année dernière; Non seulement elle était une figure de la lutte pour le droit à l’IVG en France et en Europe, Maya avait vécu 10 ans à Cuba,elle se considérait comme communiste, avait été une membre fondatrice de la LCR… et tout ça pour finir par se fondre dans le sorosisme!

    Cependant, prudente, la Marche Mondiale des Femmes, à la fin de son communiqué sur la manifestation de soutien aux Américaines écrit « PS : Attention, la Marche Mondiale des Femmes n’est pas à l’initiative de la Women’s March in Washington. Ne pas confondre Women’s March et World March of Women ».
    La MMF a enfin décidé qu’il était temps de s’attaquer à la question de l’interdiction de l’IVG en Pologne. Je dis « chiche »! Car cette interdiction du 7 janvier 1993 est l’oeuvre des ultralibéraux anti-communistes chers à l’UE! Et l’interdiction a été maintenus par les socialistes polonais qui sont restés 10 ans au pouvoir de 1995 à 2005! On va voir si au nom de la lutte contre le « populisme » Tusk accepte de lâcher l’avortement!
    Ce qui se passe est très très grave, ce n’est rien de moins que la « sorosisation » de l’Occident, traité maintenant comme une vulgaire Ukraine ou Hongrie. Et les mouvements sociaux de gauche marchent dedans!

     

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