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Washington éclaboussé par les ordures qu’il a déversées, par Higino Polo

16 Jan

El viejo Topo est une maison d’édition de Barcelone (qui a traduit et édité notre livre Cuba es una isla) avec une revue du même nom. Higinio Polo en est un des rédacteurs. Cet article adopte un point de vue avec lequel je suis pleinement d’accord. Les scandales que la presse américaine et les vassaux occidentaux qui la recopient fidèlement ont leur origine dans les agences de renseignement, le pentagone et le complexe industrialo-militaire pour empêcher les velléités d’entente de Trump avec la Russie et le blocage de l’aide au terrorisme. Avec un bouffon comme Trump, il est peu probable qu’il tienne contre eux une ligne de détente. J’ajouterai que celle-ci peut-être pire parce qu’aggravée du côté de la Chine et aussi au Moyen orient avec le soutien apporté à Israël qui mènera ce pays et son dirigeant pour fuir les accusations de corruption au pire non seulement pour les palestiniens mais pour les citoyens israéliens. Le monde est entré dans une nouvelle phase de turbulence et rien ni personne en Europe ne paraît en état d’y faire face (Traduction et note de Danielle Bleitrach pour Histoire et société)

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Le responsable des ordures doit toujours croire que le monde est plein de saleté, mais nous savons que croire en Washington est comme penser que les prêtres pédophiles du Vatican sont les défenseurs des enfants. Que Trump soit un personnage grotesque, enclin à la bouffonnerie, un xénophobe, ouvertement agressif avec les femmes, en plus d’être milliardaire, n’a pas fait pas obstacle à son accès à la présidence à califourchon sur un populisme réactionnaire et un programme démagogique qui veut axer sa politique sur les problèmes internes, et il a obtenu la complicité de millions d’Américains touchés par la crise et la destruction d’emplois: l’espoir de ces travailleurs est un mirage et une contradiction, mais le monde est plein de tout cela. Et l’élite du pouvoir à Washington, du Parti démocrate et du parti républicain, dans le Pentagone, dans les grandes entreprises et les lobbyistes, craignent que Trump abandonne partiellement la politique étrangère que le États-Unis ont poursuivie jusqu’à aujourd’hui.
Lors de la conférence de presse que Trump a donné pour répondre à la campagne d’intoxication, il a annoncé qu’il construirait le mur avec le Mexique (ce mur existe déjà partiellement: entre Tijuana et San Diego, dans les tronçons de la Basse-Californie, Arizona, Sonora, nouveau Mexique) que les entreprises américaines devraient créer des emplois dans le pays, sans déplacer leurs usines à l’étranger, qu’il réduirait à néant l’Obamacare, et obligerait la Chine et la Russie à respecter les États-Unis.
Il a également critiqué les services secrets américains qui la veille avaient diffusé un nouveau et inquiétante «rapport» dont les révélations suggéreraient un Trump dans les mains de Moscou: dans des scènes orgiaques dans un hôtel de la capitale russe jusqu’à des présumées rencontres d’un collaborateur de Trump avec des agents moscovites à Prague (Michael Cohen, qui a dû présenter à la presse son passeport pour montrer qu’il n’a jamais été dans la capitale tchèque), de la relation de son nouveau secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, avec Poutine et la Russie et des questions similaires, tout aurait  été conçu pour ouvrir la voie au nouveau président. Tillerson, PDG de la compagnie pétrolière Exxon Mobile, qui a des intérêts économiques évidents à continuer à maintenir de bonnes relations avec le gouvernement russe, ce qui ne le conduit pas à se convertir en un commissionnaire de Moscou.

Ce rapport a été préparé par un ancien agent de contre-espionnage britannique qui travaille maintenant pour les lobbyistes de Washington.

A la féroce campagne d’intoxication sur les prétendus «pirates russes» lancée par les agences d’espionnage américaines sans offrir aucune preuve, s’ajoute maintenant le rapport truculent de l’espion britannique avec lequel l’établissement de Washington tente de rendre le sol instable sous les pieds de Trump. Rien de nouveau dans un  Washington où la corruption est un étang où les cabinets d’avocats et des sociétés d’investigation jettent sur le marché des «rapports» d’opposants politiques et d’affaires, et où tout excès est utilisé pour détruire l’ennemi et concurrent. Le cas de Monica Lewinsky stagiaire dans les années de la présidence Clinton, et de multiples manœuvres, des dénonciations, les manipulations journalistiques et les scandales associés aux médias, constituent comme un rappel de ce qu’est le Washington politique.

Les États-Unis n’ont apporté à ce jour aucune preuve convaincante de leurs accusations envers Moscou, et en revanche, la presse américaine et ses collègues occidentaux se sont répandus partout en affirmant que le présumé piratage russe du Parti démocrate avait fait perdre les élections à Hillary Clinton (en cachant d’ailleurs les manœuvres scandaleuses de leadership démocratique favorisant Clinton contre Bernie Sanders), jusqu’à un goutte à goutte de fausses nouvelles alarmantes, tel que celle publiée par le Washington post disant que les pirates russes avaient pénétré le réseau électrique du Vermont, avec les risques que cela entraînait ; « nouvelles » que le journal lui-même a dû rectifier quelques jours avant que la preuve publique du mensonge éclate.

Trump lui-même a publiquement accusé CNN de mentir, sans que la télévision ait répondu de façon convaincante.
C’est une évidence que tous les pays en mesure des les avoir possèdent des logiciels espions sur Internet, et sans doute, Moscou et Pékin sont parmi eux : ne pas en avoir serait irresponsable pour leur propre sécurité, mais Washington s’est illustré devant le monde en tant que pays exemplaire dans ce domaine, en faire celui qui a été attaqué par des pirates de la Russie est tout simplement grotesque.

Les États-Unis est le pays qui a le plus grand programme d’espionnage dans le monde, comme l’a révélé  Edward Snowden. C’est un pays qui ses propres terminaux à partir desquels il espionne ses propres alliés, il espionne tous les e-mails, des appels téléphoniques et des données bancaires qui circulent dans le monde, et à ce programme collaborent Microsoft, Apple, Facebook, Google et d’autres technologies et entreprises d’internet. Nous savons que la NSA américaine, qui a infecté des milliers de réseaux informatiques à travers le monde, en est venue à détourner les systèmes de réservation de vol de la compagnie aérienne russe Aéroflot.

Les programmes pour la surveillance mondiale et le vol d’informations que maintiennent les Etats-Unis avec la complicité des agences de leurs alliés, sont, en fait, la principale source de renseignement dans le monde, et un réel danger pour la liberté, la démocratie et les droits des citoyens, mais ce n’est certainement pas à Washington d’accuser régulièrement Moscou et à Pékin de piratage sur Internet.

Un pays comme le Royaume-Unis, qui a soutenu le coup d’Etat d’Eltsine en 1993, et l’a conseillé secrètement pour voler la victoire au Parti communiste en 1996, maintenant se déclare offensé par la prétendue ingérence électorale russe, est littéralement pathétique. Qu’un pays comme le Royaume-Uni, qui a conspiré pour détruire la démocratie au Guatemala d’Arbenz et celle d’Allende au Chili, au Brésil Joao Gulart, pour ne citer que quelques pays, se déclare préoccupé par les risques encourus pour la démocratie que suppose le piratage sur Internet est tout aussi émouvant .

Le pays qui a incendié le Moyen-Orient, en imposant des guerres en Afghanistan, en Irak, en Syrie, en Libye et au Yémen, et bombardant régulièrement au cours des derniers mois, sept pays (ci-dessus ainsi que la Somalie et le Pakistan); dont il a soutenu un coup d’Etat en Ukraine; forçant le stationnement de nouvelles troupes et des armes de l’OTAN aux frontières russes et qui installe de dangereux boucliers antimissiles, déclare que les actions de Moscou sont un danger pour le monde, serait également touchant si ce n’était sinistre.
Avec la présidence de Trump, Moscou va essayer d’améliorer les relations avec Washington, après le fiasco qui a succédé à la promesse de Hillary Clinton en 2009  de « restaurer » des relations avec la Russie, promesse qui a été suivie par l’expansion de l’OTAN aux frontières russes.
Pendant le temps, où Trump va essayer de se concentrer sur la politique intérieure, et si pour cela il a besoin de désamorcer la tension internationale; mais pour améliorer les relations avec Moscou il doit prendre des mesures en Syrie,  en arrêtant de soutenir des groupes terroristes dont les promoteurs et les financiers sont à Washington; il devra chercher, en collaboration avec Moscou, une solution pour l’Ukraine, où les accords de Minsk sont dans un coma dépassé. Il faut arrêter l’expansion de l’OTAN en Europe, et négocier le bouclier antimissile.

C’est beaucoup pour un personnage comme Trump, aussi parce qu’il y a la force d’inertie de la politique étrangère des États-Unis, le poids du complexe militaro-industriel et du Pentagone, le désir de maintenir un monde unipolaire, sera décisive pour sa présidence. Les Etats-Unis ont aujourd’hui plus de sept cents bases militaires dans cent vingt pays à travers le monde, et il vient d’envoyer trois porte-avions et plus de cent avions de combat dans la mer de Chine méridionale, dans un mouvement qui a sans aucun doute l’accord de Trump, obsédé par la Chine.

On ne peut pas espérer grand chose d’un personnage excentrique comme Trump, sous la pression de la vaste campagne d’intoxication lancée par les services secrets nord américains, et bien que Moscou et Pékin vont tenter de désamorcer les tensions internationales et améliorer les relations avec Washington, les obstacles dans ce domaine sont nombreux et l’avenir est plein d’inconnues et de mensonges. Washington continuera à nous éclabousser de ses ordures.

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Publié par le janvier 16, 2017 dans Uncategorized

 

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