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Le PCF et les classes populaires des années 70

04 Jan

http://www.jaimelago.org/node/146

Original : marxistes études

Auteur : Michael Verbauwhede

Traduction : www.jaimelago.org

Le livre « Le PCF et les classes populaires des années 1970  » [i] est d’un grand intérêt à l’égard de la question de l’organisation de la classe ouvrière et des classes populaires dans un parti communiste en Europe occidentale. Il soulève également la question de l’origine de classes des cadres communistes, leur pratique militante et l’influence des élus dans l’évolution du jeu. Le livre met l’accent sur la question de la participation au gouvernement et les municipalités.

Contrairement à de nombreux autres livres sur le PCF traitant principalement de l’évolution idéologique et politique du PCF des années 70 à nos jours, le livre se concentre sur le développement de l’organisation du parti. Mischi décrit son approche : « Tout mon travail est de démontrer que les propositions et les déclarations ne sont pas suffisamment dispositifs organisationnels sont très importants pour attirer des membres, de maintenir et de politiser. Par rapport à ses concurrents trotskystes, la grande force du PCF était son organisation, mise en œuvre dans la réalité des milieux populaires « .

Mischi non seulement a étudié cette réalité à partir des postes de direction, mais aussi la base. Dans son travail de recherche il analyse quatre cellules: Longwy (acier, Lorraine), Saint-Nazaire (chantiers navals, Loire-Atlantique), la banlieue de Grenoble et de l’Allier (paysans).

Evolution de la classe ouvrière, influent sur la croissance de l’organisation dans les années 1970, la campagne électorale

Julian Mischi évidemment partie de l’évolution objective de la classe ouvrière. Mais il soutient que reste le cœur du prolétariat. Dans un autre livre publié récemment [ii] , Julian Mischi écrit: «Le discours sur la fin de la classe ouvrière est imposé comme la représentation de la classe ouvrière est réduite aux chiffres de la grande industrie et les secteurs les plus militants. Le démantèlement des grandes concentrations industrielles et la crise des bastions du mouvement syndical depuis les années 70, vous arrivez à la conclusion rapide de la disparition du secteur du travail et de ses membres « .

Dans le communisme non armé , Mischi se souvient: «Le groupe des travailleurs, même s’il a diminué depuis les années 1970, n’a pas disparu. Composé de 6,8 millions de personnes dans le dernier recensement de 2011, il est l’un des principaux groupes. Et ils représentent 23% de la population active française, si nous nous en tenons uniquement à la partie masculine, un homme sur trois  est un travailleur de la population active reste donc importante, même si vous changez sa composition interne -.! comme les conditions de vie et de travail. Cependant, pour une grande majorité des Français, la partie active de la société est beaucoup plus petite qu’il ne l’est vraiment.  »

Le changement dans la composition de la classe ouvrière a une influence sur l’évolution du PCF: les grands bastions du PCF dans la crise avec la diversification, la précarisation et la fragmentation de la classe ouvrière. Son influence sur la lutte des classes est considérablement réduite avec la chute de la CGT, réduite de 2 millions à 700.000 membres. Mais le PCF ne le voit pas venir et n’a pas pris en compte. Et le PCF est complètement perdu sur la question de l’immigration non-européenne, souvent négligée pour des raisons électorales. Le PCF reproduit également les divisions sociales existant à l’intérieur et à l’extérieur de l’usine.

La présence du PCF diminue dans le secteur privé et se concentre de plus en plus sur le gouvernement, en particulier local. [Iii] Mischi explique: «Avoir une réflexion abandonnée sur les relations de classe et l’organisation de la lutte pour ceux qui souffrent de domination, trouver naturellement, il est difficile de prendre en compte l’émergence de nouvelles figures populaires – en particulier les employés le secteur des services et les descendants des travailleurs migrants du Maghreb « .

Mais Mischi indique que l’explication de la chute du PCF, pour ces raisons, est insuffisante. Essayez d’autres concepts organisationnels et politiques qui ont désarmé le PCF.

Le livre offre une vision plus équilibrée sur l’évolution politique du PCF qui, traditionnellement, a accepté les explications politiques. Ces développements, bien sûr, influent sur la composition organique du parti qui, à son tour, influe sur le cours politique du parti.

Le PCF, dont le prestige culmine avec la Libération décline électoralement et organisationnellement au début des années 1970. Entre 1972 et 1977, l’expérience d’une grande vague d’adhésions, en raison de la politique d’union avec le Parti socialiste, le Programme commun, a suscité un grand espoir. Cette politique d’unité conduit également à la conquête de nombreuses mairies, avec le PS en augmentant leur influence électorale. Le point culminant sont les banlieues rouges à la périphérie de Paris, avec plus de la moitié des municipalités dans les mains des communistes.

Cela a des implications pour l’évolution de la composition du PCF. Pendant cette période, il y a une croissance quantitative, mais aussi qualitative: pousser les employés dans la technologie de l’information et de la communication, les techniciens, les ingénieurs, le personnel technique et les enseignants. A Paris, un quart des militants sont professeurs. Ces nouvelles couches font partie des positions intermédiaires de gestion et grandit dans la direction du PCF, en remplaçant les dirigeants de la classe ouvrière.

Conquérir beaucoup de mairies conduit de nombreux cadres communistes à l’appareil municipal. Avec le déclin de l’organisation, les ressources financières sont de plus en plus dépendantes de ces élus, qui gagnent du poids dans l’organisation en nombre et en influence politique.

Démocratie sociale, Mitterrand et la crise de 1978-1986 PCF

L’attitude des dirigeants du PCF envers la social-démocratie est très ambivalente. Lorsque Marchais a signé le Programme commun en 1972, il sait que c’est un jeu dangereux, mais attend la force organisationnelle du PCF, beaucoup plus puissante que le PS, ce sera la clé suffisante. Mais lorsque les dirigeants se rendent compte que le PS dépasse les voix aux élections de 1976, ils décident de rompre le programme en 1977, car ils estiment qu’ils perdent leur influence. Mais cette rupture n’est pas de principe. Le PCF acquiert des positions welfaristes sur exclus et la pauvreté en 1977-1978, maintient un discours anti-intellectuel en 1978-1979 (qui fait face à ceux qui s’y opposent cette stratégie de rupture); à laquelle vous pouvez ajouter un discours anti-immigrés et un retour aux discours moralisateurs. Tout cela dans une atmosphère asphyxiatingly anticommunistes. En 1978, une crise profonde éclate pendant tout le match (non seulement dans le sens ou dans les milieux intellectuels), qui le suivent d’autres périodes critiques pour les huit prochaines années. Parce que finalement, le PCF, qui critiquait Mitterrand en 1981 a décidé de gouverner avec lui… même si il ne voulait pas sa victoire! Passes co-gérer une restructuration majeure dans l’industrie de l’acier et d’autres bastions industriels avant de quitter le gouvernement en 1984. Ce militant de la situation résumée par la phrase: « . Wiper politique » Ces interminables allées et venues font un grand tort au PCF, qui, en huit ans, a perdu un tiers de ses membres.

L’auteur ajoute à ces crises répétées autre thèse à examiner: le manque de démocratie et l’adresse de l’autoritarisme (certainement vrai), la ligne pro-soviétique, mais aussi les attitudes au sujet de la «gauche» (la voie révolutionnaire, la lutte cours). Mais à partir de l’étude des cas locaux, Mischi observe que le différend ne joue pas de la même manière selon l’origine sociale. La critique de la ligne d’adresse sont publiquement exposés par les intellectuels, alors que les travailleurs quittent le jeu dans le débat sur le silence dans la cellule, puis quittent. [Iv]

légitimisation subjective des classes populaires

Mais l’auteur fait également valoir que la baisse du nombre de travailleurs est non seulement une évolution objective (les bastions de perte, par exemple), une évolution politique (vers la sociale-démocratie en particulier), mais aussi à une ligne de classe délégitimation travail. Selon Julian Mischi, le PCF a joué un rôle de «porte-parole» de la classe ouvrière. Toutes les classes ont pu identifier avec elle. Le rôle du PCF, qui met en avant les travailleurs des porte-paroles est cruciale pour la réalisation de la classe elle-même. Il écrit: «Depuis 1980, et surtout depuis 1990, le PCF vise à représenter non seulement les classes populaires, sinon la France sur sa« diversité ». Lire la société en termes de classe disparaît derrière des problèmes similaires. La « participation des citoyens » ou la récréation des «liens sociaux». fonctionnaires communistes prônent la «démocratie locale» visant à combler le fossé entre la classe politique et les «citoyens». Le projet initial du parti, d’inspiration marxiste, cède la place à une rhétorique humaniste largement partagée dans le monde associatif et politique ». Le PCF abandonne progressivement la référence à la classe ouvrière, les mécanismes de promotion des travailleurs au sein du PCF, mettent en évidence les efforts des travailleurs des postes de direction et que les orateurs publics.

Le parti est ouvert aux femmes (des années 70), mais attire des enseignants et du personnel qualifié, quelques-uns d’entre eux de la classe ouvrière; l’autre question qui l’attire, la diversité (pour des raisons électorales depuis la fin des années 90), pas élaboré sur une base de classe.

Mais ce sera sous la direction de Robert Hue, dans la période 1994-2003, lorsque le PCF entre dans sa phase de liquidation et de devenir un parti élu en éliminant les cellules d’entreprise, le centralisme démocratique … est ce que l’auteur appelle « mutation ».

PCF anciens militants qui l’avaient abandonné dans les années 80 et 90 par le virage à droite et sont tolérés en dépit de leurs différences évidentes. La partie plus centralisée « le PCF devient l’un des plus décentralisée. »

La centralité des dirigeants des leaders de la classe ouvrière et du travail jusqu’à ce que le 70

«Le ministère de la Vie du Parti du PCF, depuis 2009, centralise de nombreux rapports que le parti a sur ses membres: âge, sexe, lieu de résidence, de l’industrie… mais pas un mot au sujet de la catégorie professionnelle. Nous savons que ce militant travaille à la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) ou dans le secteur aéronautique, mais pas si elle est la peinture technique ou travailleur ». Ce manque d’intérêt pour le statut social montre une tendance militants opérant dans le PCF depuis trente ans. Mischi conclut: «avant noyau, la question de la représentation des classes populaires, devient secondaire. »

Lorsque le PCF a été créé en 1920, en rupture avec la social-démocratie (en fait être la plupart du PS du temps que vous prenez la décision de créer le PCF), la Troisième Internationale met sur la table la question des cellules d’entreprise comme le centre de l’organisation, contre la tendance à maintenir les groupements territoriaux, qui sont au cœur des organisations sociales démocratiques.

Mais la Troisième Internationale souligne également la question centrale d’avoir des travailleurs à la tête des chefs de parti: Thorez, Waldeck-Rochet, Duclos, Marchais … tout ils viennent de la classe ouvrière. Il y a des écoles boîtes adaptées aux travailleurs, les autres couches progressent plus lentement dans la hiérarchie du parti. La décision délibérée de créer une conscience de classe, la culture de la classe est prise.

La société est politiquement quelque chose de l’usine cellulaire, le regroupement territorial, qui comprend des cellules, il est généralement dirigé par le chef de la compagnie cellulaire. La fonction publique publié et ont tendance à venir de la plus grande entreprise dans la région, communauté autonome ou de la ville. Le long du filtre idéologique images PCF, il y a aussi un choix conscient pour prendre en compte le contexte social, niveau d’éducation, etc. faire en sorte que le PCF maintienne un «caractère de travail des classes».

Bien que quantitativement, les cellules sur une période de pointe, représentent seulement un quart de toutes les cellules (37% des militants en 1977, contre 17% 20 ans plus tard), le plus libéré et les images viennent des cellules de travail.

Le rôle de la société des cellules de travail, des cellules, est cruciale. Non pas parce qu’elles sont nombreuses, mais par la position stratégique qu’elles occupent dans la vie du parti.

Contrairement à l’ensemble de la société, où tout tend à exclure les classes populaires et en particulier les travailleurs des postes importants, le choix du PCF est avéré être un choix stratégique et idéologique. Parce que les dirigeants syndicaux attirent d’autres travailleurs porte une reconnaissance sociale. Le PCF est identifié comme le «parti de la classe ouvrière. » Bien que les travailleurs les plus qualifiés prennent souvent les devants dans les manœuvres, en jouant dans le match de la division du travail dans la société, le PCF est le seul représentant légitime de la classe ouvrière et plus largement des classes populaires. Le PCF est le seul parti qui met en avant les travailleurs. Pour cette raison, les travailleurs sont identifiés avec le parti, font confiance au PCF. Cependant, en termes plus généraux, l’ensemble des classes populaires (paysans, employés «petits») sont identifiés avec le PCF, trouver un représentant légitime.

Mischi souligne l’importance de la conception du parti, « le mouvement ouvrier et l’importance accordée à la discipline de l’organisation ont favorisé la structuration d’un parti de masse solidement ancrée dans les médias populaires jusqu’aux années 1970. La méthode d’organisation du PCF également offert un moyen de contrer les tendances élitistes spécifiques eux-mêmes pour le fonctionnement du champ politique. C’était une façon de réduire au minimum, en partie, l’importance des ressources culturelles individuelles au profit d’un capital collectif, maintenu et transmis dans l’action militante. Les limites organisationnelles ont été conçues pour contrôler la fonction publique, afin de limiter les tendances notables et les chefs de personnaliser l’action politique et encourager les militants des catégories populaires.  »

L’auteur décrit le changement dans la composition sociale des cadres du parti: «Le choix de l’appareil et la formation des cadres militants de la base abandonnés en 1990 et 2000 sous l’effet de la perte de militants, mais aussi pour interrogatoire. Des écoles de centralisme démocratique, par exemple, disparaissent ou perdent leur fonction d’éducation populaire de la «politique des cadres.» – un système de formation favorisant les militants ouvriers des entreprises – va progressivement le renouvellement du parti. Est principalement discuté le rajeunissement et la féminisation. Quand on parle de la «diversité sociale» ne vient jamais à la promotion explicite de militants issus des classes populaires. Les cadres permanents d’origine ouvrière, éduqués dans les écoles du parti, seront progressivement remplacés par des responsables dont la carrière (académique, professionnelle et activiste) est étroitement liée aux groupes territoriaux. Le communisme contemporain survit structure et autour des collectivités locales et non pas, comme avant, autour des réseaux syndicaux « .

L’absence d’écoles de cadres et d’un intérêt particulier pour former les travailleurs comme des photos de PCF provoquent une inégalité qui favorise l’origine des cadres intellectuels.

La lutte des classes, la conscience de classe et la lutte contre la pauvreté

Au-delà des considérations de la centralité de travail, Mischi explore également l’importance de l’évolution du discours PCF sur la pauvreté: [v] « Le discours qui met l’accent sur les pauvres émerge régulièrement dans le PCF, en particulier depuis la fin de 1970, lorsque la preuve de la réalité des premiers effets de la baisse de l’état-providence dans les quartiers pauvres, avec l’émergence du chômage et de précarité de l’emploi. Il est basé sur la campagne ordinateurs portables misère et l’espoir 1.976 à 1.977 [.. .] Cette évolution welfariste est à la charge de l’affirmation militante de la dignité de travail. A la logique de la formation d’un parti dont les dirigeants ont été recrutés à partir parmi les fractions les plus qualifiés des travailleurs du groupe, fractions à peine reconnu, il est également confronté à ce discours paternaliste. Lorsque dénonçant l’exploitation cède la place à la misère, produit une rupture importante dans la légitimation sociale des dirigeants communistes: il est essentiellement parler pour les pauvres et les exclus et ne pas leur donner le pouvoir au sein du parti et l’appareil d’Etat. Vous allez de la lutte des classes pour réduire la pauvreté. Ce changement reflète les préoccupations de l’émergence d’une nouvelle génération de cadres du Parti communiste dans la plupart des communautés: les travailleurs du syndicalisme militant qui se passera cadres progressivement territoriales et la fonction publique. A la tête des groupes locaux, ils cherchent moins organisent une contre-militant qui gèrent la ville et lutter contre la pauvreté. Ces développements, bien sûr, font partie d’une tendance générale de la restructuration des causes collectives autour de l’humanitaire cause volontaire, la charité, etc. Le résultat est que la réflexion sur l’organisation de la lutte pour les mêmes personnes vivant ferme, une réflexion structurant sur l’histoire du mouvement ouvrier, est abandonnée dans l’ancien «parti de la classe ouvrière. »

Une partie de la fonction publique

De là, il va à une autre question soulevée par le livre: comment la participation des communistes dans les municipalités gangrénera le parti par sa propre dynamique centrifuge. Selon l’auteur, la première chose est ce que Emmanuel Ballager a appelé «réformisme officieux» maires communistes des 30 ‘s , mais il est pleinement développé dans les années 80, quand les communistes commencent à promouvoir les partenariats public-privé, l’extension des municipalités (Ndt: I supracommunalité ), la gestion d’entreprise.

Ensuite, il y a le poids des charges publiques dans les 80 au-delà du contrôle des groupes avant de terminer la réalisation. Les fonctionnaires et leurs compétences sont valorisés au détriment des militants. Ils sont tout simplement l’éloge des pratiques les plus individualistes et localistes. Ce qui se traduit par des alliances à la lettre, au niveau municipal, entre autres, avec le PS. Qui à son tour accentue la tendance à la campagne électorale.

D’un côté, les fonctionnaires et ceux qui travaillent avec eux, ils ont généralement le contrôle de l’avion. D’autre part, les militants qui quittent le parti pour la participation à la communauté ou de l’union vie.

Pour aller plus loin: les trois causes de la «chute» de la centralité de travail

Pour aller plus loin, essayer de résumer les raisons de la disparition de la centralité de travail.

Tout d’abord, la fin des principaux centres d’emploi: les centres d’emploi centralisé stabilisé avec les travailleurs rares. Traditionnellement représenté la classe ouvrière (schématiquement: le grand ouvrier d’usine) a atteint un sommet en France en 1950-1970. Avant, les employés étaient moins (même au cours du 19ème siècle), il y avait un grand nombre d’artisans, agriculteurs, indépendants – travailleurs. Aujourd’hui, les pôles centraux de l’emploi existent encore (par exemple, SNCF), mais ils ne sont pas si dominants. Ainsi, la classe ouvrière est devenue, [vi] a été fragmenté, elle a également été féminisée.

Mais certains grands centres d’emploi n’explique pas tout. Pour Mischi, le rôle du PCF, qui a mis sur les premiers porte-parole des travailleurs avion, il était également crucial pour l’existence de la classe et la conscience d’elle-même. L’abandon progressif par la référence PCF à la classe ouvrière, aux mécanismes de promotion interne des travailleurs, les travailleurs se soumettre à des postes de direction et en tant que porte-parole a joué un rôle dans le «déclin» de la classe ouvrière.

Enfin, la fin d’une certaine  position centrale de travail. Le monde intellectuel progressive jusqu’à ce que les années 70, a mis la classe ouvrière au centre: dans la recherche universitaire, dans les romans, les films, etc. Un retrait se produit. La ségrégation spatiale joue également un rôle important: les espaces de vie sont de plus en plus séparés, intellectuels vivant dans la ville sont de moins en moins aux travailleurs, qui vivent souvent dans la campagne. Dans une certaine mesure, ce n’est pas tellement la classe qui change, mais la vision que nous avons d’elle. Les images créées par une couche d’intellectuels qui nous sont amenés à croire sont héritées dans le déclin de la classe ouvrière, l’idée que ne pense qu’à lui-même, qui est «raciste» des électeurs FN, et donc sur.

En bref, les œuvres de Julian Mischi ( PCF désarmés (2014), servir de la classe (2010) et les personnes et l’ étude (2016)) sont des œuvres à mettre entre les mains de ceux qui veulent  comprendre l’évolution du PCF et plus largement la centralité de travail (dans la société et au sein du PCF), mais aussi ceux qui veulent mettre la classe ouvrière au centre du débat politique.

Michael Verbauwhede.


[I] Julian Mischi, le communisme désarmé, le PCF et les classes populaires des années 70, Agone 2014

[Ii] Julian Mischi, le peuple et l’étude : lutte syndicale de la sociologie , Agone, Marseille, 2016.

[Iii] En 2013, de tous les membres recueillies par le ministère de la Vie du Parti, 75% disent qu’ils travaillent dans le secteur public, 23% dans une collectivité territoriale.

[Iv] Ceci est l’avantage de l’œuvre et le travail de Julian Mischi, qui a étudié les cellules locales.

[V] Voir par exemple les œuvres de Daniel Zamora: http://www.jaimelago.org/node/106

[Vi] Il convient également d’ éviter à tout prix toute sorte d’idéalisation.

El PCF y las clases populares desde los años 70

Original: Estudios Marxistas

Autor: Michael Verbauwhede

Traduccion: www.jaimelago.org

El libro « El PCF y las clases populares desde los años 1970« [i] es de gran interés respecto a la cuestión de la organización de la clase obrera y las clases populares en un partido comunista de Europa Occidental. Además, plantea la cuestión del origen de clase de los cuadros comunistas, su práctica militante y la influencia de los cargos electos en la evolución del partido. El libro pone énfasis en la cuestión de la participación en el gobierno y en los municipios.

A diferencia de muchos otros libros sobre el PCF que se ocupan principalmente la evolución ideológica y política del PCF desde los años 70 hasta la actualidad, el libro se centra en el desarrollo de la organización del partido. Mischi resume su planteamiento: « Todo mi trabajo trata de demostrar que las propuestas y declaraciones no son suficientes. Los dispositivos organizativos son muy importantes para atraer miembros, mantenerlos y politizarlos. En comparación con sus competidores trotskistas, la gran fuerza del PCF fue su organización, implantada en la realidad de los entornos populares. »

Mischi no sólo estudia esta realidad a partir de las posiciones de la dirección, sino también de la base. En su trabajo de investigación analiza cuatro células: Longwy (acero, Lorena), Saint-Nazaire (astilleros, Loira Atlántico), los suburbios de Grenoble y Allier (campesinos).

Evolución de la clase obrera, influencia del crecimiento de la organización de los años 1970, electoralismo

Julian Mischi, obviamente, parte de la evolución objetiva de la clase obrera. Pero sostiene que sigue siendo el corazón del proletariado. En otro libro publicado recientemente[ii], Julian Mischi escribe: « El discurso sobre el fin de la clase obrera se impone a medida que la representación de la clase obrera se va reduciendo a las figuras de la gran industria y a los sectores más militantes. Del desmantelamiento de las grandes concentraciones industriales y la crisis de las plazas fuertes del movimiento obrero desde los años 70, se llega a la rápida conclusión de la desaparición del sector obrero y sus militantes ».

En El comunismo desarmado, Mischi recuerda: « El grupo de los obreros, aunque haya disminuido desde la década de 1970, no ha desaparecido. Compuesto por 6,8 millones de personas en el último censo de 2011, es uno de los principales grupos, y representan el 23% de la población activa francesa. Y si nos ceñimos únicamente a su componente masculino, ¡uno de cada tres hombres es un obrero! La población obrera por tanto sigue siendo importante, aunque cambie su composición interna – al igual que las condiciones de vida y de trabajo. Sin embargo, para una gran mayoría de los franceses, la parte obrera de la sociedad es mucho menor de lo que realmente es. »

El cambio en la composición de la clase trabajadora tiene una influencia en la evolución del PCF: los grandes bastiones del PCF entran en crisis con la diversificación, la precarización y la fragmentación de la clase obrera. Su influencia en la lucha de clases disminuye mucho con la caída de la CGT, que pasa de 2 millones a 700.000 afiliados. Pero el PCF no lo ve venir y no lo tiene en cuenta. Y el PCF se pierde por completo en la cuestión de la inmigración no europea, a menudo descuidada por razones electorales. El PCF también reproduce las divisiones sociales existentes dentro y fuera de la fábrica.

La presencia del PCF disminuye en el sector privado y se centra cada vez más en las administraciones públicas, especialmente las locales.[iii] Mischi explica: « Habiendo abandonado la reflexión sobre las relaciones de clase y sobre la organización de la lucha por aquellos que sufren la dominación, es natural que encuentren dificultades para tomar en cuenta la aparición de nuevas figuras populares – en especial los empleados del sector servicios y los descendientes de los trabajadores inmigrantes procedentes del Magreb. »

Pero Mischi plantea que la explicación de la caída del PCF por estas razones es insuficiente. Trata otras concepciones organizativas y políticas que desarmaron al PCF.

El libro permite tener una visión más equilibrada sobre la evolución política del PCF que las explicaciones políticas tradicionalmente aceptadas. Esta evolución, por supuesto, influye en la composición orgánica del partido que, a su vez, influye en el rumbo político del partido.

El PCF, cuyo prestigio culmina con la Liberación, declina electoralmente y organizativamente hasta el inicio de los años 1970. Entre 1972 y 1977, experimentará una gran oleada de adhesiones, debido a la política de unión con el Partido Socialista, el Programa Común, que suscitó una gran esperanza. Esta política de unidad también conduce a la conquista de muchas alcaldías, con un PS que aumenta su influencia electoral. El punto culminante son los suburbios rojos en la periferia de París, con más de la mitad de las alcaldías en manos de los comunistas.

Esto tiene implicaciones en la evolución de la composición del PCF. Durante este período, hay un crecimiento cuantitativo, pero también cualitativo: crecen los empleados en las tecnologías de la información y las comunicaciones, técnicos, ingenieros, cuadros técnicos y profesores. En París, una cuarta parte de los militantes es profesor. Estas nuevas capas formarán parte de los puestos de dirección intermedios y crecen en la dirección del PCF, remplazando a los dirigentes de origen obrero.

La conquista una gran cantidad de alcaldías lleva a muchos cuadros comunistas al aparato municipal. Con el declive de la organización, los recursos financieros dependen cada vez más de estos cargos electos, que van ganando peso en la organización en cantidad e influencia política.

Socialdemocracia, Mitterrand y la crisis del PCF de 1978-1986

La actitud de los dirigentes del PCF frente a la socialdemocracia es muy ambivalente. Cuando Marchais firma el Programa Común en 1972, sabe que es un juego peligroso, pero espera que la fuerza organizativa del PCF, significativamente más potente que la del PS, será una clave suficiente. Pero cuando los líderes se dan cuenta de que el PS les supera en votos en las elecciones de 1976, deciden romper el Programa en 1977, ya que sienten que están perdiendo influencia. Pero esta ruptura no es de principios. El PCF adquiere posiciones asistencialistas sobre los excluidos y la pobreza en 1977-1978, mantiene un discurso anti-intelectual en 1978-1979 (que se enfrenta a quienes se oponen a esta estrategia de ruptura); a lo que se puede añadir un discurso anti-inmigrante y un retorno al discurso moralista. Todo ello en una atmósfera asfixiantemente anticomunista. En 1978, una profunda crisis estalla en todo el partido (no sólo en la dirección o en los círculos intelectuales), a la que le siguen otros períodos críticos durante los siguientes ocho años. Porque en última instancia, el PCF, que criticó a Mitterrand, en 1981 decide pasar a gobernar con él… ¡incluso aunque no había deseado su victoria! Pasa a cogestionar importantes reestructuraciones en la industria del acero y en otros bastiones industriales antes de dejar el gobierno en 1984. Situación que un militante resume con la frase: « política del limpiaparabrisas. » Este ir y venir sin fin hará un gran daño al PCF, que, en ocho años, perderá un tercio de sus militantes.

El autor añade a estas crisis repetidas otras tesis a examinar: la falta de democracia y el autoritarismo de la dirección (sin duda reales), la línea pro-soviética, pero también actitudes sobre la « izquierda » (la vía revolucionaria, la lucha de clases). Pero a partir del estudio de casos locales, Mischi observa que la controversia no se reproduce de la misma manera según el origen social. Las críticas a la línea de la dirección son expuestas públicamente por los intelectuales, mientras que los trabajadores abandonan el partido en silencio: debaten en la célula y luego se van.[iv]

Deslegitimación subjetiva de las clases populares

Pero el autor también sostiene que la caída en el número de obreros no sólo se debe a una evolución objetiva (pérdida de bastiones, por ejemplo), a una evolución política (hacia la socialdemocracia especialmente), sino también a una línea deslegitimación de la clase obrera. Según Julián Mischi, el PCF tenía un papel de « portavoz » de la clase obrera. Todas las clases populares podían identificarse con ella. El papel del PCF, que pone en primer plano a portavoces obreros es crucial para la toma de conciencia de la propia clase. Escribe: « A partir de 1980 y sobre todo a partir 1990, el PCF aspira a representar no sólo a las clases populares, si no a Francia en su » diversidad ». La lectura de la sociedad en términos de clase desaparece detrás de temas como la « participación ciudadana » o la recreación de los « vínculos sociales ». Los cargos públicos comunistas alaban la « democracia local » destinada a cerrar la brecha entre la clase política y los « ciudadanos ». El proyecto inicial del partido, de inspiración marxista, da paso a una retórica humanista ampliamente compartida en el mundo asociativo y político. » El PCF abandona gradualmente la referencia a la clase obrera, a los mecanismos de promoción de obreros en el seno del PCF, al esfuerzo de destacar a obreros en los puestos dirigentes y como portavoces públicos.

El partido se abrirá a las mujeres (a partir de los años 70), pero atrayendo a las profesoras y personal cualificado, pocas de ellas provenientes de la clase obrera; el otro tema que le atrae, la diversidad (por razones electorales desde finales de los 90), no se elabora sobre una base de clase.

Pero será bajo la dirección de Robert Hue, en el periodo 1994-2003, cuando el PCF entre en su fase de liquidación y se convierta en un partido de cargos electos, eliminando las células de empresa, el centralismo democrático… Es lo que el autor llama « la mutación ».

Antiguos militantes del PCF que lo habían abandonado en los años 80 y 90 por la derecha vuelven y son tolerados a pesar de sus evidentes diferencias. Del partido más centralizado « el PCF se vuelve uno de los más descentralizados. »

La centralidad de los líderes de la clase obrera y de los dirigentes obreros hasta los años 70

« El departamento de Vida del Partido del PCF, desde el 2009, centraliza las numerosas informaciones que el partido tiene sobre sus miembros: edad, sexo, lugar de residencia, sector de actividad… Pero ni una sola palabra sobre la categoría profesional. Podemos saber que este militante trabaja en la Sociedad Nacional de Ferrocarriles Franceses (SNCF) o en el sector aeronáutico, pero no si es cuadro técnico u obrero. » Esta falta de interés por la condición social de los militantes muestra una tendencia que opera en el PCF desde hace treinta años. Mischi concluye: « antes central, la cuestión de la representación de las clases populares, se convierte en algo secundario. »

Cuando se crea el PCF en 1920, rompiendo con la socialdemocracia (en realidad será la mayoría del PS de la época la que tomará la decisión de crear el PCF), la Tercera Internacional pone encima de la mesa la cuestión de las células de empresa como el centro de la organización, en contra de la tendencia a mantener las agrupaciones territoriales, que son centrales en las organizaciones socialdemócratas.

Pero la Tercera Internacional también pone de relieve la cuestión central de contar con líderes obreros a la cabeza del partido: Thorez, Waldeck-Rochet, Duclos, Marchais… todos provienen de la clase obrera. Hay escuelas cuadros hechas a medida de los trabajadores, las otras capas progresan más lentamente en la jerarquía del partido. Se toma la decisión deliberada de crear una conciencia de clase, una cultura de clase.

La célula de empresa políticamente es algo central, la agrupación territorial, que incluye a las células, normalmente es dirigida por el jefe de la célula de empresa. Los liberados y los cargos públicos suelen provenir de la empresa más grande de la región, de la comunidad autónoma o de la ciudad. Junto al filtro ideológico para los cuadros del PCF, también existe la elección consciente de tener en cuenta el origen social, el nivel educativo, etc. para asegurar que el PCF mantenga un « carácter obrero. »

Aunque cuantitativamente, las células de empresa en el periodo más álgido, apenas representan una cuarta parte de todas las células (el 37% de los militantes en 1977, frente al 17% 20 años después), la mayoría de los liberados y cuadros del provienen de las células obreras.

El papel de las células obreras, de las células de empresa, es crucial. No porque sean numerosas, si no por la posición estratégica que ocupan en la vida del partido.

A diferencia del conjunto de la sociedad, donde todo tiende a excluir a las clases populares y especialmente a los obreros de los puestos importantes, la elección del PCF ha demostrado ser una elección estratégica e ideológica. Debido a que los líderes obreros atraen a otros trabajadores, conlleva un reconocimiento social. El PCF es identificado como el « partido de la clase obrera. » Aunque los trabajadores más calificados a menudo toman la delantera en las maniobras, reproduciendo en el partido de la división del trabajo en la sociedad, el PCF es el único representante legítimo de la clase obrera y más ampliamente de las clases populares. El PCF es el único partido que pone en primera plana a los obreros. Por esta razón, los trabajadores se identifican con el partido, confían en el PCF. Sin embargo, en términos más generales, el conjunto de las clases populares (campesinos, « pequeños » empleados) se identifican con el PCF, encuentran en él un representante legítimo.

Mischi hace hincapié en la importancia de la concepción del partido, « el obrerismo y la importancia acordada a la disciplina de la organización favorecieron la estructuración de un partido de masas firmemente arraigado en los medios populares hasta los años 1970. El método de organización del PCF también ofrecía una forma de contrarrestar las tendencias elitistas específicas propias al funcionamiento del campo político. Era una manera de reducir al mínimo, en parte, la importancia de los recursos culturales individuales en beneficio de un capital colectivo, mantenido y transmitido en la acción militante. Las limitaciones organizativas se diseñaron para controlar a los cargos públicos, a limitar las tendencias de los notables y dirigentes a personalizar la acción política y a fomentar militantes provenientes de las categorías populares. »

El autor describe el cambio en la composición social de los cuadros del partido: « Los dispositivos de selección y formación de cuadros militantes de origen popular se abandonan en los años 1990 y 2000 bajo el impacto de la pérdida de militantes, pero también por el cuestionamiento del centralismo democrático. Las escuelas, por ejemplo, desaparecen o pierden su función de educación popular. La « política de cuadros » – un sistema de formación que favorecía a los militantes obreros de las empresas – se apaga progresivamente. Para la renovación del partido, se discute principalmente del rejuvenecimiento y la feminización. Cuando se habla de « diversidad social » nunca se trata de la promoción explícita de activistas provenientes de las clases populares. A los cuadros permanentes de origen obrero, educados en las escuelas del partido, les irán sustituyendo responsables cuya trayectoria (académica, profesional y activista) está estrechamente relacionada con las agrupaciones territoriales. El comunismo contemporáneo se estructura y sobrevive  en torno a los gobiernos locales y no, como antes, en torno a las redes sindicales. »

La ausencia de escuelas de cuadros y de una preocupación especial en capacitar a los obreros como cuadros del PCF causa una desigualdad que promueve a los cuadros de origen intelectual.

La lucha de clases, conciencia de clase y la lucha contra la pobreza

Más allá de las consideraciones de la centralidad obrera, Mischi también indaga en la importancia de la evolución del discurso del PCF sobre la pobreza:[v] « El discurso que hace hincapié en los pobres emerge regularmente en el PCF, sobre todo desde finales de 1970, cuando evidencia la realidad de los primeros efectos de la disminución del estado de bienestar en los barrios populares, con la aparición del paro y la precariedad. Se apoya en la campaña Cuadernos de la miseria y la esperanza de 1976-1977 […] Esta evolución asistencialista se hace a costa del trabajo militante de afirmación de la dignidad obrera. También se enfrenta a la lógica de la formación de un partido cuyos líderes fueron reclutados entre las fracciones más cualificadas del grupo obrero, fracciones que apenas se reconocen en este discurso asistencialista. Cuando la denuncia de la explotación da paso al de la miseria, produce una ruptura importante en el modo de legitimación social de los dirigentes comunistas: se trata esencialmente de hablar por los pobres y los excluidos y no darles poder en el partido y en el aparato estatal. Se pasa de la lucha de clases a la reducción de la pobreza. Este cambio de preocupaciones refleja la aparición de una nueva generación de cuadros del Partido Comunista en la mayoría de las comunidades: a los trabajadores provenientes del sindicalismo militante les suceden gradualmente cuadros territoriales y cargos públicos. A la cabeza de las agrupaciones locales, éstas buscan menos organizar un contrapoder militante que a administrar la ciudad y luchar contra la pobreza. Esta evolución, por supuesto, se enmarca en una tendencia general de reestructuración de las causas colectivas en torno a la causa humanitaria, el voluntario, la caridad, etc. El resultado es que la reflexión sobre la organización de la lucha por las mismas personas que viven la explotación, una reflexión estructurante en la historia del movimiento obrero, se abandona en el antiguo « Partido de la clase obrera. »”

Un partido de cargos públicos

A partir de ahí, se pasa a otra cuestión planteada por el libro: cómo la participación de los comunistas en los ayuntamientos va a gangrenar el partido por su propia dinámica centrífuga. Según el autor, lo primero es lo que Emmanuel Ballager llama « el reformismo no oficial » de los alcaldes comunistas de los años 30, pero que va a desarrollarse plenamente en los años 80, cuando los comunistas promocionan las asociaciones público-privadas, la extensión de los ayuntamientos (Ndt: supracommunalité), la gestión empresarial.

Luego está el peso de los cargos públicos que en los años 80 escapan al control de las agrupaciones antes de acabar dirigiéndolas. Los cargos públicos y sus habilidades se valoran en detrimento de los militantes. Se acaban alabando las prácticas más individualistas y localistas. Lo que se traduce en alianzas a la carta a nivel municipal, entre otros, con el PS. Lo que a su vez acentúa la tendencia al electoralismo.

Por un lado están los cargos públicos y los que trabajan con ellos que suelen tener el control del aparato. Por el otro lado los militantes que abandonan el partido para la participación en la vida asociativa o sindical.

Para ir más lejos: las tres causas de la « caída » de la centralidad obrera

Para ir más allá, tratemos de resumir las razones de la desaparición de la centralidad obrera.

En primer lugar, el fin de los principales centros de empleo: los centros de empleo centralizados con los trabajadores estabilizadas escasean. La clase obrera representada tradicionalmente (de forma esquemática: el obrero de gran fábrica) alcanzó su punto máximo en Francia en los años 1950-1970. Antes, los asalariados eran menos (incluso durante el siglo 19), existía un gran número de artesanos, agricultores, de no asalariados. Hoy en día, los polos centrales de empleo todavía existen (por ejemplo, la SNCF), pero no son tan dominantes. Así pues, la clase obrera se ha transformado,[vi] se ha fragmentado, se ha feminizado también.

Pero el fin de algunos grandes centros de empleo no lo explica todo. Para Mischi, el papel del PCF, que ponía en el primer plano portavoces obreros también era crucial para la existencia de la clase y de la conciencia de sí misma. El abandono progresivo por el PCF de la referencia a la clase obrera, a los mecanismos de promoción internos de los obreros, presentar a los obreros a los puestos dirigentes y como portavoces jugó un papel en la « disminución » de la clase obrera.

Por último, el final de una cierta centralidad obrera. El mundo intelectual progresista, hasta los años 70, ponía la clase obrera en el centro: en la investigación universitaria, en las novelas, las películas, etc. Se produce un repliegue. La segregación espacial también juega un papel importante: los espacios de vida son cada vez se separan más, los intelectuales que viven en la ciudad ven cada vez menos a los obreros, que suelen vivir en el campo. En cierta medida, no es tanto la clase la que cambia, si no la visión que se tiene de ella. Se heredan imágenes creadas por una capa de intelectuales que nos llevan a creer que en el declive de la clase obrera, en la idea de que sólo piensa en ella misma, que es  « racista », votante del FN, etcétera.

En definitiva, las obras de Julian Mischi (El PCF desarmado (2014), Servir a la clase (2010) y El pueblo y el estudio (2016)) son obras para poner las manos de aquellos que quieren entender la evolución del PCF y de manera más amplia la centralidad obrera (en la sociedad y dentro del PCF), pero también de los que quieren poner a la clase trabajadora en el centro del debate político.

Michael Verbauwhede.


[i]Julian Mischi, El comunismo desarmado, el PCF y las clases populares de los años 70, Agone, 2014

[ii]Julian Mischi, El pueblo y el estudio: sociología lucha sindical, Agone, Marsella, 2016.

[iii]En 2013, del conjunto de los miembros recogidos por el departamento de Vida del partido, el 75% dice trabajar en el sector público, el 23% en una colectividad territorial.

[iv]Es la ventaja de la obra y del trabajo de Julian Mischi, que ha estudiado las células locales.

[v]Ver por ejemplo obras de Daniel Zamora: http://www.jaimelago.org/node/106

[vi]Atención, también se debe evitar a toda costa cualquier tipo de idealización.

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Publié par le janvier 4, 2017 dans Uncategorized

 

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