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Goldman Sachs peut remercier Trump : Plus généralement qui sont les hommes du président ? par Bill Bonner

16 Déc

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LES NOTES DE BILL BONNER

Voici des dossiers présentés par une société de courtage en Bourse, qui est ultralibérale, la peinture de ce qu’il appelle le capitalisme de copinage en  est d’autant plus saisissante saisissante. Le moins que l’on puisse dire c’est que Trump s’était engagé à rabattre le caquet aux élites, s’il s’agit de ceux du capital, il prend le chemin inverse. Mais il le fait en méprisant ouvertement « l’élite » médiatique, les grands journaux et la valetaille politique… Ce qui est très intéeressant dans cette description des « hommes du président »  est la montée au créneau politique de gens qui ont tiré par la financiarisation de quoi asphyxier l’économie réelle en utilisant les réglementations existantes. Désormais ils franchissent un nouveau seuil en prétendant contrôler marchés et réglementation à la source du politique.  Si le tiers de ce qui est dit est vrai c’est une véritable meute de prédateur qui avec Trump s’abat sur une économie déjà mise à mal par les difficultés de la classe moyenne.  (note de Danielle Bleitrach)
Qui est le plus grand gagnant à ce jour ? Le « gouvernement Sachs » !

Selon le magazine Fortune, la personne ayant le plus gagné depuis l’élection de Trump est le PDG de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein.

Le cours de Goldman est de retour à son niveau pré-krach de 2008. Blankfein est lui aussi en pleine forme : sa participation dans l’entreprise a gagné 140 millions de dollars ces quatre dernières semaines.

Le coup de pouce de Trump

Donald Trump s’est engagé à rabattre le caquet des élites. Pour l’instant, les choses prennent la direction opposée.

Globalement, les initiés se sont enrichis de 4 400 milliards de dollars environ, leurs actions grimpant en flèche grâce au « coup de pouce de Trump ». Nombre des meilleurs investisseurs des Etats-Unis — dont Carl Icahn et Ray Dalio — pensent que ce n’est qu’un début.

Avec certains des hommes d’argent les plus prospères de la nation à ses côtés — notamment un ancien de Goldman au Trésor — nombre de gens parient que Trump amènera un boom durable.

Depuis quelques jours, nous examinons le capitalisme de copinage. Selon nous, il est financé par l’argent factice des autorités, et favorisé par leurs réglementations.

Pour l’instant, nous avons examiné le cas de Steven Mnuchin, ex-banquier chez Goldman, choisi par Trump pour devenir secrétaire au Trésor.

Tandis qu’il faisait fortune chez Goldman, une grande entreprise de l’économie réelle, Sears, a été transformée en victime de la finance. Son titre a perdu 90%. Elle devrait se mettre en faillite d’ici quelques mois.

Wilbur Ross, le nouvel homme de Trump au département du Commerce, a utilisé les réglementations fédérales sur les importations pour gagner un milliard de dollars dans l’industrie sidérurgique.

Jack Welch, membre du conseil financier de Trump, a utilisé le boom nourri au crédit dans les années 80 et 90 pour transformer General Electric, un géant de la manufacture, en casino financier.

Dans les jours qui viennent, nous nous pencherons sur deux autres conseillers de Trump : Stephen Schwarzman, PDG de Blackstone Group, et Larry Fink, PDG de BlackRock. Schwarzman et Fink sont deux des PDG les plus puissants de Wall Street. Tous deux savent comment jouer à ce jeu.

Mais quelle sorte de jeu est-ce ? Qui en a écrit les règles ? Qui gagne, et comment ?

LES HOMMES DE TRUMP 

: 1) Steven Mnuchin, le saigneur de Sears

Rédigé le 12 décembre 2016 par Bill Bonner | Bill Bonner,

Dette Nous regardons vers l’avenir. Et nous voyons une image plus claire de la future politique de relance de Trump… mais aussi une meilleure compréhension de ce qui a mal tourné pour l’économie dans son ensemble. Ces prochains jours, nous allons examiner certains des hommes de Trump. Nous terminerons la série par une hypothèse sur ce qui se passera lorsque ces messieurs arriveront à Washington. A court de temps et d’argent

Durant notre enfance, nous achetions tout ou presque dans les grands magasins Sears. Si ce n’était pas disponible, nous commandions dans le catalogue Sears. Ce dernier était une merveille : on pouvait y voir tout ce que les magasins d’Amérique avaient à offrir à l’époque. C’est là que nous faisions nos courses de Noël.

Mais regarder le cours de Sears ces huit dernières années, c’est comme regarder une photo d’Alep. De près de 200 dollars, l’action a baissé à 10 dollars à peine. Que s’est-il passé ? Comment une entreprise aussi excellente — propriétaire de Kmart en plus de ses propres magasins Sears, soutenant des centres commerciaux dans tous les Etats-Unis, avec des titres sur certains des meilleurs locaux commerciaux du pays et possédant les marques avec lesquelles nous avons grandi, notamment les appareils Kenmore et les outils Craftsman — comment une telle entreprise est-elle entrée dans ce qui ressemble à une spirale infernale ?

Business Insider a des éléments de réponse : « Selon un récent rapport du Wall Street Journal, le fabricant de jouets Jakks Pacific Inc. a récemment suspendu la vente de ses produits à Kmart, propriété de Sears Holding, suite à des inquiétudes sur la santé financière de l’entreprise. En octobre, Fitch Ratings a identifié Sears comme l’un des sept détaillants majeurs risquant la banqueroute lors des 12 à 24 prochains mois, puis une liquidation éventuelle. En septembre, les analyses de Moody’s ont rétrogradé la note de liquidité de Sears, déclarant que Sears et Kmart n’ont pas assez d’argent — ou d’accès à l’argent — pour rester en activité. Selon les analystes de Moody’s, Sears connaît une hémorragie de cash et devra continuer à dépendre de financements externes ou de ventes d’actifs, comme l’immobilier, pour rester en activité. Kmart en particulier risque la fermeture, selon les analystes ».

L’entreprise se retrouve à court de temps et d’argent. Elle avait 1,8 milliard de dollars dans les caisses il y a un an. Elle n’en a plus que 238 millions… et trois milliards de dollars de dette. Comment une entreprise y parvient-elle ? Comme se détruit-elle elle-même… effaçant 130 années de richesse et de connaissances accumulées ? La réponse se trouve dans l’argent factice et les initiés qui l’utilisent pour dépouiller l’économie réelle… et transférer le butin vers l’industrie financière. Dette et duplicité Pour commencer, comme nous l’avons décrit à de nombreuses reprises, l’argent factice a affaibli la classe moyenne qui faisait ses courses chez Sears. Les riches allaient chez des détaillants plus haut-de-gamme comme Neiman Marcus et Nordstrom. Les moins aisés allaient dans les magasins à un dollar et chez Walmart. Sears était au milieu. Mais dans cette histoire, le plus intéressant concerne un certain M. Steven Mnuchin…

M. Mnuchin siégeait au conseil de Sears ces 11 dernières années, tout au long du déclin de la société. Il a désormais posé sa démission, laissant le navire couler sans lui. De toute façon, il a déjà volé l’argenterie.

Comment détruit-on une entreprise ? Ce n’est pas très difficile. Au lieu d’investir dans de nouvelles personnes et de nouvelles méthodes, il suffit de prendre l’argent pour soi. C’est encore plus séduisant si l’on peut utiliser l’entreprise pour emprunter une grande quantité d’argent factice à des taux ultra-bas… se le verser à soi-même et aux autres financiers… puis abandonner le navire, laissant la société, ses employés et ses créditeurs se noyer dans la dette qu’on a contractée. C’est ce qu’a fait Mnuchin. David Stockman explique : « […] ces 11 dernières années, [Sears] a dépensé sept milliards de dollars en rachats d’actions, soit près du double de la somme réinvestie pour entretenir et renouveler sa base de magasins, qui, pendant un temps, comptait plus de 4 000 locaux Sears, Kmart et autres unités spécialisées ».

En termes de ventes, Sears a dépensé moins d’un tiers de la somme consacrée à l’investissement par son rival Walmart. Les initiés ont préféré se mettre l’argent dans les poches, principalement grâce à des rachats d’actions. Compères et copains de classe Ensuite, soit parce qu’ils avaient vu la catastrophe arriver… soit parce qu’ils l’avaient eux-mêmes causée… ils ont eu recours à la ruse — avec la coopération de M. Mnuchin, de toute évidence. Deux hedge funds sont arrivés avec un plan : ils utiliseraient le refinancement bon marché pour transformer de l’immobilier bien réel en actif financier. Ils ont mis en place un REIT — un fonds d’investissement immobilier –, ont sorti les biens immobiliers de la société et les ont placés dans le REIT. [NDLR : Investir dans les REIT peut être simple et très profitable, surtout en temps de crise… à condition de bien les choisir. Simone Wapler vous fait part de son choix dans son « plan de sauvetage » — à découvrir en cliquant ici.] Sears peut faire faillite : ils auront quand même l’actif le plus précieux de la société… et ils peuvent désormais vendre le REIT aux investisseurs. Au passage, l’un des deux fonds en question est géré par un ancien camarade de classe et compère de Goldman Sachs de Mnuchin, Eddie Lampert. Stockman continue : « …

Toute cette affaire n’était qu’un financement discret visant à sortir les actifs de SHLD [Sears] avant sa faillite imminente. Les initiés des fonds de couverture sont désormais prioritaires grâce au REIT nouvellement créé, dont ils possèdent une part substantielle plutôt que des actions SHLD ordinaires, qui sont sans valeur ». Au moins Steve Mnuchin ne peut-il plus faire de mal à Sears. Donald Trump l’a choisi pour devenir Secrétaire du Trésor US

 

2) Wilbur Ross le criminel de l’acier

Rédigé le 13 décembre 2016 par Bill Bonner | Banques Centrales, Bill Bonner

Derrière chaque grande fortune se cache un crime, disait Honoré de Balzac. Même notre modeste bas de laine doit beaucoup à un crime — bien que ce ne soit pas le nôtre. Mais qu’y a-t-il derrière des milliards de Wilbur Ross ?

Ces jours-ci, nous décrivons le fonctionnement du capitalisme de copinage. Les compères n’enfreignent pas la loi : ils la font.

C’est-à-dire qu’ils travaillent avec leurs représentants élus mais aussi avec les fonctionnaires, les régulateurs et les lobbyistes pour sculpter le terrain sur lequel ils livrent bataille. Naturellement et inévitablement, ils s’attribuent la meilleure position.

Cap sur la finance

Nous nous sommes trouvé en bordure du champ de bataille par accident, lorsque nous avons commencé à travailler avec Mark Hulbert en 1980 ; nous voulions déterminer quels conseillers d’investissement enregistraient vraiment de meilleures performances que le marché. A l’époque, on pensait que personne ne pouvait y arriver ; c’est en tout cas ce que suggérait l’hypothèse des marchés efficients. Nous avons décidé de vérifier. Ce premier pas flageolant dans le monde financier a décidé de notre cap pour les 36 années suivantes. Cela nous a également rendu débiteur de criminels.

M. Wilbur Ross devrait être encore plus reconnaissant. Ce n’est pas grâce à notre propre génie ou perspicacité qu’une quantité croissante de gens voulaient recevoir nos conseils d’investissement : c’était grâce à l’argent contrefait des autorités. Cet argent factice post-1971 a lancé le processus connu désormais sous le nom de « financiarisation ».

Ce qui était autrefois des entreprises de l’économie réelle, fournissant des biens et des services… satisfaisant des clients… et construisant de la richesse réelle, est devenu quelque chose de tout différent : des actifs cotés. Des entreprises sont entrées en bourse pour que leurs propriétaires puissent réaliser des « événements de liquidités »… et leurs dirigeants pouvaient gagner de gros bonus en « maximisant la valeur des actionnaires ».

Suite à quoi les magouilleurs — utilisant l’épargne factice et l’argent factice mentionné ci-dessus, qui leur étaient proposés à des taux d’intérêt factices — ont pu se mettre au travail. Ils ont pu arranger et réarranger, transformer en produits dérivés, privatiser… et faire jouer l’effet de levier. M. et Mme Tout-le-Monde voulurent se joindre à la partie eux aussi. On leur affirma qu’ils devaient traiter leur propre domicile comme un « investissement », qu’ils devaient « en exploiter la valeur » et « la mettre au travail » sur les marchés boursiers. Après tout, le gouvernement s’assurait que les conditions étaient les mêmes pour tous ; avec la SEC en ange gardien, ils pensaient pouvoir se mesurer même aux rusés filous de Goldman, Rothschild et JP Morgan.

Poussés par la crainte et l’avidité Avant les années 70 et 80, peu d’Américains ordinaires se sentaient assez qualifiés pour investir dans les actions. Ils n’avaient ni l’expérience ni le temps nécessaires pour mener l’enquête sur les finances des entreprises. Au lieu de ça, ils vaquaient à leurs affaires, gagnant de l’argent, le dépensant, l’épargnant et s’enrichissant. Puis le message s’est répandu : « pas besoin de tout ça… il suffit d’acheter un fonds d’investissement. Laissez les experts faire le travail pour vous ». Bientôt, il y eut plus de fonds d’investissement que d’actions… et une bonne partie de la classe moyenne — ou ce qu’il en restait — avait un crédit hypothécaire et un portefeuille boursier.

Ces investisseurs particuliers étaient poussés par l’avidité et la crainte — tous deux émanant des autorités. L’argent factice, l’épargne factice et les taux d’intérêt factices créèrent un boom factice sur les marchés. Les actions passèrent de moins de 1 000 points pour le Dow Jones en 1980 à plus de 19 000 aujourd’hui… une multiplication par 19 — bien plus rapide que les prix à la consommation ou le PIB. Et après 1987, la Fed elle-même s’est assurée que s’il y avait des pertes, elles seraient rapidement épongées par une hausse des marchés.

Qui voulait rater ça ? Quant à la crainte, les gens avaient aussi vu ce que les autorités pouvaient faire à leur épargne. Depuis l’abandon d’une devise honnête en 1971, le dollar avait rapidement perdu de la valeur. En 1980, le taux d’inflation US dépassait les 10%. Après ça, cependant, la route fut plus ou moins dégagée. Les taux d’intérêt baissèrent. Les prix des actifs grimpèrent. Les riches devinrent plus riches… tandis que la classe moyenne et l’Amérique profonde découvrirent qu’ils étaient en concurrence avec trois milliards d’Asiatiques prêts à travailler pour moins de cinq dollars par jour. Les règles du copinage Le financement était facile et bon marché. Presque illimité.

La fête battait son plein au casino. Et si l’on pouvait faire en sorte que les autorités truquent le jeu en votre faveur, les gains étaient quasiment garantis. C’est ce que pensait sans doute Wilbur Ross lorsqu’il a commencé à acheter des entreprises sidérurgiques au début des années 2000. Le secteur avait été laminé par le système d’argent factice américain. Les sidérurgies étrangères avaient déjà de la main-d’oeuvre bon marché. Le système d’argent factice leur donna deux choses qui leur manquaient : une gigantesque demande provenant de consommateurs US riches de crédit… et une énorme offre de capitaux provenant de la même source. C’est cela — associé aux plans de retraites, syndicats et réglementations — qui mit à genoux le secteur sidérurgique américain. Wilbur Ross — désormais en bonne place pour devenir l’homme de Trump au département du Commerce US — acheta certaines des plus grandes aciéries américaines pour une bouchée de pain. Et puis… comme s’il avait su ce qui allait arriver… à peine quelques semaines plus tard, les autorités imposèrent une taxe douanière de 30% sur l’acier importé. Bingo ! Ross fit fortune trois ans plus tard lorsqu’il revendit ses parts à un opérateur indien, ArcelorMittal, pour 4,5 milliards de dollars. Une autre partie du partenariat public/privé que Ross avait négocié lui permit par ailleurs de se débarrasser de ses obligations envers ses employés, les transférant vers les contribuables. Entre cet accord et un autre qui fut décidé plus tard, il aurait éliminé de ses aciéries l’équivalent de 17 milliards de dollars de coûts de retraite et de soins de santé. Nous n’avons pas plus de plaintes à faire contre M. Ross que contre nous-même. Il n’a pas plus fait les règles du copinage que nous… mais il serait tout de même assez agréable de l’entendre les critiquer.

 

Les hommes de Trump : où nous n’avons pas le temps de parler de M. Schwarzman

Rédigé le 14 décembre 2016 par Bill Bonner | Banques Centrales, Bill Bonner Après M. Wilbur Ross hier, nous nous intéressons au président du nouveau Forum de stratégie et de politique de M. Trump : le magnat du private equity Stephen Schwarzman. Nous soulignons que nous n’avons rien contre Stephen Schwarzman & co en eux-mêmes. Nous essayons simplement de comprendre comment le capitalisme de copinage fonctionne. Ensuite, nous essayerons de déterminer où il nous mène.

Parmi les conseillers de M. Trump — qui sont censés aider le futur président dans sa mission consistant à ramener l’emploi aux Etats-Unis — se trouve également l’ancien PDG de General Electric, Jack Welch. Welch pourrait fournir une illustration tout aussi riche de la tendance à la « financiarisation » de l’économie. Il a pris dans l’économie réelle une société d’ingénierie et de manufacture — l’une des plus admirées au monde — et l’a transformée en entreprise de la bulle financière. Après 600 acquisitions, GE était lourdement endettée et profondément engagée dans des activités financières. GE Capital — l’unité de services financiers de l’entreprise, et désormais « la queue qui remue le chien » — compte 35 000 employés et un capital d’un demi-milliard de dollars.

Les actions GE valaient 60 dollars au début de ce siècle. Aujourd’hui, après le plus gros bain d’argent gratuit que les marchés aient jamais vu, les actionnaires ont bu la tasse : la valeur ne cote plus que la moitié de ce qu’elle était en 2000. Pendant ce temps, Jack est reparti avec le plus gros parachute doré de l’Histoire — estimé à 420 millions de dollars environ. Pour autant que nous en sachions, M. Welch n’a rien inventé. Il n’a pas composé de tube, ne figure pas en tête d’affiche d’un blockbuster. C’était l’employé salarié d’une entreprise bien établie et profitable… qui ne risquait ni son temps ni son argent. Une fois que M. Welch en a eu terminé avec GE, la santé de l’entreprise s’était dégradée par rapport au moment où il en avait pris les commandes. Il s’est pourtant retrouvé à la tête d’une fortune évaluée à plus de 700 millions de dollars. C’est ça, la financiarisation ! Des entreprises politisées La seule véritable révolution dans les affaires humaines a commencé il y a des milliers d’années — et se poursuit à ce jour : le remplacement progressif de la force brute par la force de persuasion des marchés. Ce n’est jamais tout blanc ou tout noir, bien entendu. La politique existera toujours. Les marchés aussi. Une entreprise qui devient « politique » est un danger pour ses propriétaires. Les employés se donnent des coups de couteau dans le dos, se battent sur qui aura le plus beau bureau et se mettent des bâtons dans les roues pour grimper dans la hiérarchie. Plus grave : ils distraient l’entreprise de sa vraie mission et détournent du capital vital. C’est ce qui est arrivé à GE. Dans une économie de libre-échange fonctionnant correctement, ces entreprises sont purgées par le biais de la « destruction créatrice ». Les entreprises « politiques » ne peuvent pas faire concurrence à des entreprises se concentrant sur la satisfaction de leurs clients et les investissements pour l’avenir. Mais parfois, des économies entières deviennent plus politiques… si bien que les gens et les entreprises qui les composent réagissent en devenant eux aussi plus politiques. C’est ce qui est arrivé à l’économie US ces 40 dernières années. Des brasseurs d’argent rusés se sont alliés au gouvernement. Ensemble, ils ont utilisé le système mis en place par les autorités — argent factice, épargne factice, taux d’intérêt factices, réglementations et législations labyrinthiques — pour détourner l’argent de l’économie réelle et honnête. Lorsque nous parlons de la « financiarisation » de l’économie après 1980, c’est en réalité une « politisation » qui a eu lieu. A mesure que la politique devenait plus envahissante, une part croissante de la production du pays était à saisir, comme butin de la politique. Un ange à domicile… et à l’étranger Assez curieusement, le système politique lui-même devient plus politique. Autrefois, les démocrates et les républicains se rabattaient mutuellement le caquet. Les démocrates étaient pour la redistribution de la richesse « à domicile ». Mais ils n’appréciaient pas de voir le gouvernement US jeter de l’argent par les fenêtres à l’étranger. Les républicains, de leur côté, considéraient le gouvernement fédéral comme un démon à domicile… mais un ange à l’étranger. Puis les deux côtés se sont alliés, se donnant l’accolade et se tapant dans le dos… … et ont conclu que le gouvernement est un ange partout. De sorte qu’aujourd’hui, 160 millions d’Américains reçoivent de l’argent des autorités… la moitié des hausses de revenus nominaux de ces 16 dernières années provenaient des « paiements de transferts » des autorités… et il y a bien plus de gens recevant de l’argent « du gouvernement » qu’il n’y a d’électeurs. A l’étranger, selon le Watson Institute de l’Université de Brown, les petites aventures des Etats-Unis au Proche-Orient et la Guerre contre la Terreur qui va avec ont coûté 4 800 milliards de dollars. L’institut continue en remarquant que les guerres ont été payées « quasi-intégralement par l’emprunt ». Et que d’ici 2053, en tenant compte des intérêts, la facture totale se montera à près de 8 000 milliards de dollars. Réparti en nombre d’électeurs, cela représenterait environ 61 538 dollars par tête. Mais attendez… nous voilà à court de temps et de place, et nous n’avons même pas encore abordé M. Schwarzman !

Plus d’infos sur : http://la-chronique-agora.com/trump-crime-wilbur-ross/
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Publié par le décembre 16, 2016 dans Uncategorized

 

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