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Un texte nécessaire: Denis Durand : réunir les trois visages du PCF

30 Nov

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Publié le 29 novembre 2016 par Front de Gauche de Pierre Bénite

Denis Durand : réunir les trois visages du PCF

À quelques semaines d’intervalle, le Parti communiste a montré deux visages apparemment contrastés et en réalité inséparables l’un de l’autre.

À la conférence nationale du 5 novembre, c’est le « parti militant » qui s’est exprimé, dans le vote nettement majoritaire des 500 délégués en faveur d’une candidature communiste à l’élection présidentielle, et plus encore dans la tonalité des débats. Ce sont, non pas les « cadres » comme l’a prétendu une interprétation journalistique un peu sotte mais les militants les plus engagés du parti qui se sont surtout prononcés pour l’option d’une candidature communiste : jeunes, syndicalistes, militants attentifs aux efforts déployés au sein du parti, par exemple dans sa commission économique, pour développer un marxisme vivant.

Trois semaines plus tard, c’est le « parti municipal » qui a donné une courte majorité à un ralliement à Jean-Luc Mélenchon. La majorité qui s’était exprimée à la conférence nationale en faveur d’une candidature communiste a été submergée par les votes en provenance de grandes villes, souvent dirigées par un maire communiste. On reste particulièrement impressionné par les centaines de voix, avec des taux de participation de 100 % dans certaines sections, qui donnent une majorité de près de 80 % à la candidature Mélenchon dans un département comme la Seine-Saint-Denis, en net décalage avec la tendance générale dans l’ensemble du pays.

Aujourd’hui, la décision est prise et il reste désormais à la mettre en œuvre. Un point important fait l’objet d’un large consensus au sein du parti : opposer l’un à l’autre les deux visages du PCF, l’un plus militant et idéologique, l’autre plus institutionnel et parlementaire, n’aurait aucun sens tant ils sont constitutifs d’un même sujet politique. Chacun s’est plu à souligner, à juste titre, combien les mœurs qui prévalent ailleurs dans la vie politique contrastent avec la dignité du débat interne dans les sections du PCF et le climat de respect mutuel dans lequel il s’est déroulé, alors qu’aux yeux de beaucoup de ceux qui y participent c’est l’existence même du parti qui est en jeu.

De fait, l’engagement idéologique pour une transformation radicale de la société et la conquête, dans cette perspective, de positions concrètes de pouvoir dans les institutions politiques sont deux des composantes historiques qui font la spécificité du Parti communiste, lui ont donné les moyens d’agir concrètement sur la situation des citoyens, et ont conféré son importance au rôle qu’il joue dans la politique française depuis près d’un siècle.

Paradoxe, ce qui fait cette force a aussi contribué à conduire, dans l’état actuel, le PCF à s’effacer de la campagne présidentielle. Cet effacement n’est plus un projet, il devient un fait pour l’élection qui structure les idées politiques des Français.

Il s’opère au profit d’un leader qui a renoncé à structurer son programme à partir des principales revendications syndicales pour faire le choix d’un « populisme de gauche » dont les accents – Jean-Luc Mélenchon a tenu à le souligner lui-même – ressemblent beaucoup, sur certains sujets déterminants comme les questions européennes, à ceux du populisme d’extrême-droite que Marine Le Pen s’efforce d’installer comme courant hégémonique dans la vie politique française.

Pour la première fois depuis près d’un siècle, le mouvement social – les syndicalistes, les centaines de milliers de citoyens qui se sont mobilisés dans le mouvement contre la loi El Khomri – n’aura pas de relais dans une campagne électorale nationale. Il risque de ne pas en avoir non plus au Parlement après les élections législatives.

On a de bonnes raisons de considérer cette situation comme tragique alors que montent les périls politiques, sociaux, écologiques, économiques, financiers. On peut aussi se dire qu’un autre fait politique est, lui, porteur d’avenir : la réaffirmation du visage militant du parti qui s’est manifestée à la conférence nationale, sans crainte, fait sans précédent, d’entrer en contradiction avec les prises de position du secrétaire national. En effet, cet événement a reposé à la fois sur un fort engagement de jeunes générations militantes et sur une conscience renouvelée de l’originalité de ce que les idées communistes peuvent apporter à notre peuple.

Face à cette poussée, Pierre Laurent et les dirigeants qui l’entourent ont obtenu un vote majoritaire pour une candidature Mélenchon en affirmant que le PCF pourrait quand même défendre ses propositions de façon « autonome » dans la campagne présidentielle. Il leur incombe désormais d’en apporter la preuve.

L’enjeu n’est pas seulement l’unité du parti. C’est sa capacité, lorsque les Français et tous ceux qui vivent sur notre sol devront affronter les prochaines convulsions de la crise sociale, économique, financière, politique, morale qui bouleverse notre civilisation, à jouer le rôle qu’il a joué dans d’autres moments de notre histoire.

Pour en avoir la force, sans doute faudra-t-il que le PCF montre à nouveau un troisième visage, lui aussi inséparable des deux précédents mais effacé progressivement au cours des dernières décennies : celui d’un parti d’action et de lutte, ancré dans les entreprises, là où le pouvoir du capital s’exerce le plus directement, là où ses ressorts les plus profonds peuvent être contestés, dans un affrontement qui dessine les valeurs et les moyens concrets d’une nouvelle civilisation.

 
9 Commentaires

Publié par le novembre 30, 2016 dans Uncategorized

 

9 réponses à “Un texte nécessaire: Denis Durand : réunir les trois visages du PCF

  1. leca

    novembre 30, 2016 at 4:07

    Article étonnant qui fait totalement l’impasse sur l’option ‘union de la gauche’ c’est à dire accord de quelque nature que ce soit (Montebourg ou un autre peu importe) avec le P.S, le MRG et les Ecolos. C’est pourtant de cela qu’il s’est agit et l’option 2 (Chassaigne pour faire court) dans sa rédaction ambigüe a donné à beaucoup le sentiment qu’il s’agissait de temporiser dans l’attente de la primaire du PS.
    . Quant à l’intérêt du ‘communisme municipal’ ,vieux concept mis en avant par la droite, pour Mélenchon je ne le comprends pas bien, la plupart des maires ayant plutôt besoin ‘d’un large rassemblement de toute la gauche’ pour se maintenir.
    A l’occasion de ces votes certains on même voulu opposer le ‘parisianisme’ (la seine st denis !) à la province, les militants à la Direction etc etc tout ceci semble un exercice bien vain.

     
    • Beyer Michel

      novembre 30, 2016 at 4:29

      Je vous rejoins, ayant dans ma famille des élus municipaux, j’ai plutôt rencontrer chez eux « la haine de JL.Melenchon ». J’ai même des doutes sur leur volonté à entrer dans la campagne électorale.

       
  2. histoireetsociete

    novembre 30, 2016 at 4:34

    je te trouve bien sévère avec ce texte… Il a parfaitement raison en ce qui concerne la composition de la Conférence nationale, il ne s’agit pas de cadres comparables au CN mais bien des militants les plus engagés, les jeunes qui se sont montrés les plus opposés à l’abandon d’une candidature communiste. En outre, pourquoi attribuer à la seule option 2 le passage à une alliance avec le vainqueur des primaires socialistes, c’est plutôt l’option 1 en faveur de melenchon qui recèle un tel danger, puisque ceux qui défendaient l’option 2, celle d’un candidat communiste avaient pris le soin de faire noter un retour au vote des militants en cas d’une hypothèse adhésion au candidat socialiste issu des primaires. précaution non prise par les soutiens de melenchon. Il me semble d’ailleurs que c’est ce que dit Chassaigne. Dans la défense d’un candidat communiste, il ya ce que dit le texte, la présence indispensable du parti encore renforcée par le quinquennat et les législatives qui suivent. Chassaigne parle donc d’un groupe communiste, alors que les maires imaginent d’autres combinaisons. Enfin il ne s’agit pas de n’importe quels élus municipaux mais de ceux de la Seine saint denis comme Braouzec. Les alliances locales, les cas particuliers, y compris par exemple le maire de Montreuil qui communiste mais a un Conseil municipal où ne dominent pas les communistes mais des écologistes, des mélenchoniens de tous types sont assez différents d’autres rapports de forces provinciaux. Maintenant prétendre nier le poids des élus sur le vote ne serait-ce que dans la mise à jour de cartes de fantômes ou d’emplois serait de la naiveté.

     
  3. Thoraise

    novembre 30, 2016 at 6:31

    Ça serait à applaudir des deux mains, s’il ne s’agissait d’un des principaux animateurs de la section économique du PCF dont les positions droitières et social-démocrates inspirées par leur « hétérodoxie » (= keynésianisme) en économie reprises exclusivement par la direction n’étaient pas à l’origine de la régression idéologique du PCF.
    Denis Durand a publié un texte critiquant le programme de Mélenchon qui n’a rien à voir avec celui sur les « 5 chantiers » de Pierre Alain Millet publié ici il y a quelques jours.
    L’Européisme est le maitre mot de la doctrine du PCF impulsée par ces gens, avec corrélativement le refus de marcher vers le socialisme par un important programme de Nationalisations (comme en son temps dans « Changer de Cap », Georges Marchais l’a préconisé au nom du PCF).
    Ils étaient du reste tout à fait en phase avec Mélenchon quand il s’est agi de concocter avec lui « l’humain d’abord » qui repose sur cette logique économique. Pour ces économistes, le capitalisme serait presque vertueux s’il n’était pas aux mains du seul capital financier, ce qui leur fait imaginer de prendre le pouvoir sur les banques et la finance, en changeant les règles européennes et particulièrement l’action de la BCE (on ne peut oublier que Denis Durand est directeur adjoint en retraite de la Banque de France, et se projette en remplaçant de Mario Draghi).
    En ce qui concerne les « deux partis », je serais tenté de plus insister qu’il le fait sur l’opposition PCF des villes(notamment Région Parisienne)/PCF des champs(la province) mais il y a une différence que nous avons, y compris dans ma section de Roubaix, mais également dans celle de Guillaume Sayon à Avion, pointé dès la connaissance des résultats du vote.
    NB: Ce n’est sans doute pas un hasard si à la direction de l’ANECR, au francilien Adenot succède un autre francilien bien pire, Bessac (qui, comme Braouzec [qui au moins n’est plus au PCF], est maire de Montreuil grâce à une combinazione très 4éme république contre Brard avec le PS et les Verts dont il dépend à présent [les communistes étant loin d’être majoritaires au Conseil Municipal])

     
  4. histoireetsociete

    novembre 30, 2016 at 6:45

    on peut considérer que les camarades comme denis Durand proches de Nicolas Marchand se sont malheureusement réveillé un peu tard et on , au moment du Congrès, adopté une stratégie de vote de la base commune qui nous a couté trés cher, mais le temps n’est pas aux querelles et encore moins à celle que vous lancez ici Thoraine. Je pourrais vous dire qu’à ma connaissance vous avez approuvé l’option 1 et que ce n’est pas plus intelligent, mais je me refuse à voir vider ce genre de querelles ici alors que c’est le parti qui est menacé dans sa survie. je vous ai déjà dit à quel point j’en avais assez de vos divisions face à cet enjeu. personnellement j’ai même proposé que l’on considère que dans une période de confusion comme celle que nous traversons, nous ne clivions pas sur des lignes figées mais que nous nous rassemblions. ceux qui ont soit cru se taire au Congrès, soit voter Melenchon pour éviter un ralliement à un candidat du PS l’ont fait sur des bases qui nous sont communes: ils sont conscients du caractère désastreux de la politique du PS, comment celle-ci a ouvert les vannes à la réaction caractérisée, celle d’une Marine Le pen et celle déormais d’un Fillon. Maintenant il faut s’unir et se battre pour résister à ce qui nous menace. L’union des communistes est indispensable et c’est pour cela que j’ai tenté le possible encore offert par la situation: accepter le vote majoritaire, mais mener une campagne communiste autonome. C’est la ligne choisie dans ce blog et je n’accepterai pas que les diviseurs professionnels viennent ici faire le jeu de ceux qui veulent détruire le parti.

     
  5. Thoraise

    novembre 30, 2016 at 6:55

    Il faut changer d’informateur Danielle, j’ai voté pour l’option 2 que j’ai défendue avec mes amis de FVR-PCF.
    Peu importe ma personne. L’ « historien du PCF » auto-proclamé Martelli (c’est lui probablement le rédacteur) a fait œuvre utile pour une fois (cité par El Diablo):
    http://www.regards.fr/web/article/pcf-radiographie-d-un-vote-militant

     
  6. Martin

    novembre 30, 2016 at 9:32

    Voici mon explication de mon vote Mélenchon et je ne suis pas marxiste-léniniste, mais j’ai publié les deux textes du PRCF et des R.C.C car sur l’analyse de la période je suis d’accord avec eux.

    J’estime que le problème aujourd’hui ce n’est pas l’aile droite de notre organisation qui est claire, limpide et transparente dans ses 3 modes d’expression (Hue, Buffet, Laurent)

    Hue : il n’y a plus d’avenir pour un parti communiste (Dalema, Carillo), tous dans la social-démocratie
    Buffet : l’avenir est dans la nouvelle social-démocratie radicalisée porteur de la « libération de tous les genres » genre ; minorité, genre : femme, genre : salarié allièné

    Le problème c’est le néo-centrisme des post-marchaisiens dans leur décomposition. Les amis de Marchand, mais je suis aussi malheureux de le constater une bonne partie des copains de FVR.

    Il s’agit de sauver la gamelle, parce-que l’on a des élus (dans le Val de Marne ou dans la région lyonnaise ou le Pas de Calais, sans parler pour ce qui m’est proche d’Aubervilliers)). J’ai supporté
    pendant des années une telle situation parce que l’opportunisme de l’électoralisme était compensé par une radicalité du discours. Aujourd’hui cela fini par me sortir par les yeux.

    Voilà le petit texte que j’ai fait circuler dans le Front de gauche à Villejuif ou la section est totalement acquise à Marchand suite logique de l’esprit Marchais qui en fut député.

    Et Maintenant ?

    Jean-Luc Mélenchon a été désigné par une majorité de militants communistes à jour de leurs cotisations. J’ai voté Mélenchon, pour sauver la possibilité de renaissance d’un véritable parti communiste en France.

    La candidature Chassaigne n’était pas une candidature communiste, c’était un faux-nez pour continuer le statu quo actuel et nous faire mourir à l’étouffé. Le positionnement néo-centriste qui domine depuis trop longtemps la vie du parti, ne tranche rien, ne choisit rien, au nom du maintien depuis 50 ans de son idéologie de parti de « gouvernement ».

    On avait donc le choix entre deux positionnements réformistes, avec des divergences certes, mais rien de fondamentalement en rupture avec le seul combat antilibéral, alors qu’aujourd’hui, il y a une urgence absolue au passage à l’anticapitalisme.
    En cristallisant le courant réformiste à l’extérieur du parti, j’ai le sentiment d’avoir aidé à la différenciation qui seule permet la démarcation. Ceux qui à l’intérieur du parti veulent finir leur vie dans un rassemblement réformiste « radicalisé » vont pouvoir le faire. Et pour l’infime minorité d’authentiques communistes qui subsistent dans ce parti, la possibilité d’un renouveau communiste peut s’exprimer et avoir une chance historique de se reconstruire.

    La candidature Mélenchon va permettre de se démarquer et d’entreprendre peut-être un retour aux principes et à l’idéologie communiste, qui appelle non pas à la gestion du système mais à la rupture avec le système.

    Le néo-centrisme et la poursuite de la catastrophe centriste :

    En poursuivant dans la logique issue de la guerre de « parti de gouvernement », l’actuel PCF maintient de fait, l’une des déviations les plus encrées du stalinisme. La fusion société-parti, parti-Etat. Dans cette vision des choses, il faut produire un programme qui défende l’ensemble des intérêts de la population, un programme certes progressiste mais qui en ne choisissant pas la catégorie privilégiée, se dissout dans la multiplicité des luttes à promouvoir et de fait s’émousse à produire de la radicalité.

    Le parti en vient à défendre le seul point de vue réformiste par refus de trancher. C’est la poursuite de la déviation stalinienne, qui prétend que les communistes ont vocation à incarner toute la société, autrement dit de ne plus se placer en extériorité des contradictions et des conflits de classes, mais de devenir le reflet et le défenseur immédiat de l’immense majorité, le parti devient donc le porteur des intérêts de « 3 français sur 4 » ou encore de 99% contre 1 % de propriétaires monopolistes.

    C’est le programme Chassaigne, qui se veut une réponse « communiste » au programme Mélenchon. Mais qui de fait est incapable de dépasser l’expression vaguement socialisante d’une société antilibérale.

    Est-ce antidémocratique et antipopulaire de produire de l’antilibéralisme, non c’est nécessaire.

    Mais ce n’est pas ce qu’on attend d’un parti communiste, qui lui au sein de ce rassemblement doit produire de l’anticapitalisme en lien dialectique avec cet antilibéralisme. C’est la seule réponse justifiable du refus de la fusion et de la disparition du courant communiste dans un rassemblement sociéto-social de tous ceux qui dans le courant progressiste incarnent le républicanisme démocratique et le social-démocratisme.

    La seule réponse pertinente à la dernière forme d’expression progressiste du radicalisme social-démocrate. Qui veut aujourd’hui au nom de la crise historique du mouvement ouvrier, que ses lambeaux finissent dans un « tous ensembles rassemblés » en s’accrochant à l’espoir d’une prochaine vague de radicalité qui permettra enfin la synthèse et la disparition des anciennes formes d’organisations.

    Le projet mouvementiste de la « France-Insoumise » favorise la synthèse de ce radicalisme de gauche, que portent les organisations les plus conséquentes en ce domaine, le N.P.A et le P.O.I. A savoir : rassembler en conformité avec l’esprit de l’homme au « dessus des fractions » (Alias : Trotski) tous les courants historiques du mouvement ouvrier pour en réaliser une nouvelle synthèse.
    Le P.G et un certain nombre d’organisations du Front de Gauche sont de ce point de vue extrêmement caractéristique, dans leur néo-lambertisme ou néo-pablisme.

    Pour les communistes qui ne veulent ni de PODEMOS (La base et le chef), ni de die Linke, forme d’expression moderne de la seconde internationale et demie (Communistes et socialistes organisés dans le même parti) qui a historiquement existé en Allemagne un court moment, que reste – t’il ?

    Soit le choix stalinien de refonder des organisations marxistes-léninistes, soit faire retour au léninisme abandonné par le PCF pour en faire une critique de gauche.

    Le choix marxiste-léniniste, n’est pas le choix pertinent puisqu’ il est à l’origine de la déviation social-démocrate du parti « reflet » de toute la société, du parti-Etat (i.e : ’L’Etat incarnant les intérêts de tous ces membres) d’où le schéma classique dans tous les systèmes staliniens et post-staliniens du parti unique. Il y a parti unique, parce qu’il n’y a pas de différence entre parti et société et parti et Etat.

    Les camarades marxistes-léninistes anti-dogmatiques qui aujourd’ hui font le choix de Jean-Luc Mélenchon, devront un jour franchir le pas de la remise en cause du stalinisme comme système monde et perspective sociétale, qui n’est que la forme étatique du social-démocratisme. Mais sans tomber dans l’autre forme d’expression du social-démocratisme qu’est le radicalisme de l’union indifférenciée des subjectivités mues par leur auto-libération.

    Le combat communiste continue, pour sortir de la gangue républicaine et surtout aujourd’hui s’extraire de la chrysalide social-démocrate dans quoi continue de stagner aujourd’hui l’actuel PCF.

    Hasta la victoria siempre !

     
    • histoireetsociete

      novembre 30, 2016 at 9:39

      toujours aussi emphatique et confus, de l’art de se prendre les pieds dans le tapis social-démocrate sous prétexte d’éviter le stalinisme et Chassaigne qui ne sont que les visages odieux de la social démocratie… j’en passe et des meilleures, je te conseille de te mettre devant une feuille blanche et de faire un plan au lieu de te laisser porter par le fleuve de tes contradictions non résolues et non dynamiques…Pour faire plus clair, c’est Gribouille se jetant dans le lac pour évviter d’être mouillé par la pluie… Remarque je ne me fais pas de soucis dans six mois tu écriras un brulot contre Mélenchon et contre l’ANC… A bientôt

       

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