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A Cuba il était surnommé le cheval, plus les jours passent plus l’absence est là…

29 Nov

Je suis incapable de dire ce qu’il adviendra de son oeuvre, mais je sais combien ce deuil du peuple cubain est sincère. Je le sais parce que les larmes que je n’ai pas pu verser à la mort en mars de son compagnon Risquet, ont jailli pour lui parce que je savais la force de cet amour qui les unissait comme tant de Cubains, ce lien invisible qui unissait Cuba et Fidel et les Cubains entre eux. Je l’ai vécu, j’ai aimé Cuba, j’ai aimé à Cuba et ce cheval qui attend son cavalier me fait souvenir de la fougue et de l’élan qui nous portaient et nous faisaient croire que rien à ses côtés n’était impossible… Je revois ses mains devenues si fines, si translucides avec l’âge, cette étrange distinction, sa silhouette amincie au point d’être celle de Don Quichotte. Je pense à la souffrance de Raoul, à ce message lu avec sa discrétion habituelle, à la manière dont une fois de plus il n’a pas pu faire de grand discours, son visage est retombé sur le côté, incapable de dire un mot de plus… Il y a eu tant d’amour entre ces deux frères, Raoul a assuré jusqu’au bout le meilleur pour Fidel comme pour le peuple cubain, même s’il leur arrivait de demander où était passée la voix qui leur disait le monde… Il était la flamme dans laquelle Raoul et tant de Cubains ont forgé les armes de leur résistance… le cheval qui les emportait au-delà d’eux mêmes… Un Cubain est toujours trop ou pas assez disent-ils… …

Fidel a pris cet élan d’un peuple, cette soif de dignité, et il  a porté une petite île des Caraïbes au centre du monde, et je suis venue lui dire merci de sa résistance, merci d’avoir accueilli mes grands parents fuyant Hitler, merci d’être Cuba, une grande puissance par la seule force des idées qui valent tous les remparts. J’aimerais tant être là-bas à te pleurer avec eux.


A cheval avec Fidel
On dit que sur la place ces jours ci,
on a vu à cheval Camilo et Marti
et devant la caravane,
lentement sans cavalier
un cheval pour toi
Reviennent les blessures qui ne guérissent pas,
des hommes et des femmes qui ne te laisserons pas partir
Aujourd’hui, notre cœur bat dehors
et ton peuple même s’il en souffre
ne veut pas te dire adieu
Homme, ceux qui te sont reconnaissants t’accompagnent
Comment valoriserons-nous ton œuvre,
Même la mort ne croit pas qu’elle s’est emparée de toi
Homme, nous avons appris à te savoir éternel
Ainsi que le demande Jésus christ
Il n’y a pas un seul autel sans une lumière pour toi
Aujourd’hui commandant,
je ne veux t’appeler ni barbu ni géant,
tout ce que je sais de toi
Aujourd’hui je veux te crier :
mon père, ne lâche pas ma main
je ne sais pas encore bien marcher sans toi
Homme, ceux qui te sont reconnaissants t’accompagnent

Homme, ceux qui te sont reconnaissants t’accompagnent

On dit que sur la place ce matin
Il n’y a plus de place pour les coursiers
venant des quatre horizons,
Une multitude désespérée de héros aux épaules ailées
S’est donné rendez-vous ici
et devant la caravane,
lentement, sans cavalier,
un cheval pour toi.
Paroles de l’auteur interprète cubain Raúl Torres, et les voix de quelques musiciens de notre pays, la vidéo « En Chevauchant avec Fidel » rend hommage au Leader de la Révolution, Fidel Castro Ruz
Transcription et traduction de RML sûrement avec quelques coquilles… merci de m’en excuser

 
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Publié par le novembre 29, 2016 dans Uncategorized

 

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