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Fidel Castro est mort, un communiste respecté de tous, aimé de son peuple

26 Nov

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Fidel Castro est mort… Je n’ai pas dans l’immédiat la force de commenter cette nouvelle… Sa mort suit de peu celle d’un ami très cher, Risquet, qui fut un de ses proches et qui m’a tant parlé de lui, de sa bonté, de sa générosité autant que de ses capacités politiques que tout le monde reconnaissait… Il faut avoir fait le tour de la planète, en Afrique en particulier pour mesurer ce que représentait cet individu hors norme.

Je dis mon émotion et quand  celle-ci sera un peu apaisée je tenterai de vous raconter ce que m’inspire cette vie… Celle d’un communiste… J’écrirai un texte, mais j’attends aussi celui de Jacques François Bonaldi, ce Français installé à la Havane et qui a été le traducteur de Fidel et le connaît mieux que quiconque.

Je voudrais me souvenir de cette nuit à la Havane, je rentrais en voiture avec mon amie Carmen quand nous avons été arrêtées par un barrage… Carmen m’a dit « C’est Fidel! » et quelques minutes après, nous avons vu passer trois mercedes noires identiques, à l’intérieur les trois mêmes silhouettes de Fidel, des leurres,  une précaution indispensable vu ce que tramait depuis toujours l’ennemi américain. J’ai demandé à Carmen « Comment est-ce que tu savais que c’était Fidel! » Elle m’a répondu: « Un Cubain sait quand Fidel est là! » et elle a posé la mai sur son cœur.

Il  y avait les précautions prises et qui ont déjoué tant d’attentats menés par l’empire, mais il y avait son peuple cubain comme une sentinelle… Et c’est sans doute le plus difficile à faire comprendre à celui qui ne connaît pas Cuba et est gorgé de propagande : on ne retient pas un Cubain, il est fier, indomptable et pourtant discipliné, mais sa fidélité à celui qui respecte sa dignité est totale, sa compassion, sa solidarité à la misère humaine incroyable. Fidel, c’était Cuba, ce peuple sentinelle de « Notre Amérique », celle du poète, apôtre José Marti, cette île qui toujours défendra l’indépendance et la souveraineté d’un continent face à un empire avare et jaloux « qui cherche des tâches au soleil ». Comme les commentateurs imbéciles qui ne peuvent s’empêcher devant la mort de ce géant de eux aussi « chercher les tâches du soleil ».

Danielle Bleitrach

 
10 Commentaires

Publié par le novembre 26, 2016 dans Uncategorized

 

10 réponses à “Fidel Castro est mort, un communiste respecté de tous, aimé de son peuple

  1. Jeanne Labaigt

    novembre 26, 2016 at 9:12

    Nous sommes tous en deuil.

     
    • Micheline Belle

      novembre 26, 2016 at 9:15

      Oui, pleurons avec les cubains. Un immense chagrin qui porte la crainte du lendemain, alors que haines et mensonges se réactivent;
      Voici le beau chant transmis par un camarade :

       
      • histoireetsociete

        novembre 26, 2016 at 9:32

        Et dans leurs maisons luxueuses, ils voulaient continuer à tout prendre pour eux, en faisant souffrir le peuple ; et continuer avec cruauté à conspirer contre le peuple et à l’exploiter… Et puis, Fidel est arrivé !
        Le jeu était terminé, le Commandant arriva et les stoppa.
        Et ils voulaient continuer à dévorer la terre encore et encore, sans se douter que dans la Sierra s’enflammait l’avenir ; et continuer avec cruauté à faire de Cuba un tripot… Et puis, Fidel est arrivé !
        Le jeu était terminé, le Commandant arriva et les stoppa.
        Et ils voulaient continuer à raconter que des bandits vicieux dévastaient le pays ; et continuer avec cruauté à et avec l’infamie comme bouclier à insulter les barbudos… Et puis, Fidel est arrivé !
        Le jeu était terminé, le Commandant arriva et les stoppa.
        Et ils voulaient continuer à se prétendre démocrates, et les gens mouraient dans leur misère ; et continuer avec cruauté et avec le vol comme règle, à laisser faire.. Et puis, Fidel est arrivé !
        Le jeu était terminé, le Commandant arriva et les stoppa. »

         
  2. GALSEN NIOXOR

    novembre 26, 2016 at 10:24

    A reblogué ceci sur GALSENSPRING.

     
  3. jehaislescookies

    novembre 26, 2016 at 12:17

    avez-vous remarqué que les seuls à l’appeler « leader maximo » ce sont les « journaputes » des médias occidentaux !
    à Cuba et en Amérique Latine tout le monde l’appelle . … Fidel !

    en tous cas quand on ouvre les les médias de « la voix de nos maîtres » on voit toute la presse saliver d’appétit devant les gras profit qu’il espèrent de la destruction du socialisme cubain !

     
  4. Daniel BESSON

    novembre 26, 2016 at 5:53

    Bonjour ,
    A tire d’info le premier à  » chercher les tâches du soleil  » fut Yves Lacoste , le géopolitologue , qui a montré dés 1977 dans la revue  » Hérodote  » que la victoire de Castro fut un coup de chance unique , du au mécontentement des paysans d’une vallée de la Sierra Maestra paupérisée par le passage d’un cyclone . Ils ont  » joué  » Fidel Castro comme moyen de pression sur le gouvernement pour obtenir des aides plus rapidement .
    Ce malentendu fit que le modèle Castriste de révolution échoua partout ailleurs pour 2 raisons :
    1- Les paysans en voie d’enrichissement , même par un simple commerce dominical , ont toujours préféré se ranger du côté du gouvernement plutôt que des révolutionnaires Marxistes . Ce fut le cas en particulier en Bolivie où le  » Che  » a été trahi par des paysans  » petits-propriétaires  » qui vendaient occasionnellement un cochon pour s’acheter un poncho et des piles pour leur poste de radio .

    2- La théorie du  » foco  » suggérait l’existence d’une  » avant-garde  » menée par un  » homme providentiel  » qui propage la révolution à partir d’un maquis vers les centres urbains , miniers ou industriels .
    Ce faisant les masses de prolétaires urbains , ou des centres de productions miniers , ne sont plus le centre de gravité et les acteurs du processus révolutionnaire mais un objectif à rallier au processus .

    Le succès miraculeux de la guérilla Castriste à Cuba et ses échecs partout ailleurs ont même été étudiés par le Gal. David Petraus .

    Au delà on peut chercher des « tâches  » à l’  » Orénoque de la pensée  » , non ça c’est Chavez , au  » soleil  » sur la conduite de la guerre en Afrique , l’élevage bovin , la production laitière , le génie génétique , la climatologie , l’étude des cyclones , la gestion des catastrophes naturelles , …

     
    • histoireetsociete

      novembre 26, 2016 at 9:30

       » chercher des tâches au soleul » est emprunté au grand écrivain et combattant pour la liberté de Cuba que fut José Marti… Il met en garde les Cubains contre les Etats-Unis, exilé dans ce pays il en dénonce la mesquinerie, l’esprit avide et dit qu’ils sont capables de chercher des tâches au soleil…

       
    • brise-menu

      novembre 27, 2016 at 5:18

      la mort de Fidel vous met en verve; rarement lu autant de bêtises dans un commentaire; Vous le faites exprès ?

       
  5. josephhokayem

    novembre 27, 2016 at 6:19

    A reblogué ceci sur josephhokayem.

     

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