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Voilà j’ai pris ma décision sur ce à quoi je décidais de consacrer mes années de validité et – pour le moment- de bon exercice de mes facultés cérébrales.

31 Oct

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L’Atlantide de Pabst, ou comment faire le lien, par Brigitta Helms mais aussi l’architecture entre Ghardaïa et Metropolis? 

Voilà, le temps de réflexion m’a aidé à savoir ce que je voulais faire, peut-être s’agit-il tout simplement comme le proposait Walter Benjamin de mobiliser les forces du rêve diurne (le cinéma) autour de la Révolution et d’un engagement révolutionnaire qui paraît aujourd’hui se déliter… Hier je lisais Ernst Bloch (rêve diurne, station debout et utopie concrète, lignes, dialogue de 1977 édité en français en 2016). Il expliquait-je résume- que les communistes acceptaient deux héritages. Le premier était le révolutionnaire, de Spartakus à la Commune de Paris. Le second était l’admiration des classiques. Mais il y avait peut-être un acquis dans lequel un Walter Benjamin avait excellé, l’héritage des périodes de décadence comme la nôtre. Celle où surgissent des analogies inconnues entre les masques Dogon et Raphael pour Picasso. L’atlas à la Waburg, la démarche d’un Didi-Huberman. Puisque en ce moment la décadence prend des allures de déchéance, donnons-nous à plein à ce plaisir du montage dans lequel le cinéma a excellé. Donc voilà pour le fond de l’air qui est plus que jamais glacial et que meublent les cauchemars diurnes.
Le fond en sera pour moi le retour à un travail universitaire sur la sociologie du cinéma, inauguré par le travail sur « Brecht et Lang, le nazisme n’a jamais été éradiqué » publié au troisième trimestre 2015 chez Lettmotiv. Mais j’ai prévu toujours en m’appuyant sur un film, une œuvre, une époque (Kontchalovski, Les nuits blanches du facteur et Le premier maître) de travailler sur le cinéma soviétique, sa postérité. J’ai travaillé durant 5 ans pour Brecht et Lang, je pense consacrer le même temps au cinéma soviétique, toujours en multipliant les collaborations autour de ce projet, à commencer par Marianne et Nicole Amphoux qui m’ont donné leur accord, ainsi qu’un groupe de jeunes marseillais qui sont des cinglés de cinéma et possèdent Le premier maître, introuvable par ailleurs. Je ne peux plus bénéficier d’un laboratoire, mais ce projet qui, on s’en doute, n’est pas simple érudition, comme le précédent peut fédérer des compétences, des intérêts. Il s’avère que, comme le précédent, il y a là matière pour moi à quelques pages d’autobiographie. Ce sera comme un film, un travail collectif dont je demeure le metteur en scène. Le fond en est donc une interrogation autant qu’un état des lieux sur ce qui fut l’engagement d’une vie, non seulement la politique mes deux amours et bien de mes amis. Pourtant cet engagement politique sera lu au crible d’une recherche historico-sociologique.

Au titre autobiographique, celui qui me fait sélectionner un effet loupe sur le temps disparu à partir des interrogations du présent, il est quelques autres points forts, j’aurais pu travailler un film sur Cuba, parce que ce pays a eu une immense importance pour moi. Il m’a redonné le courage de vivre et de combattre. Je pourrais, en me souvenant de la manière dont avec mon mari nous franchissions la montagne dans l’Espagne de Franco pour porter du matériel clandestin, donc j’aurais pu choisir un film espagnol, en songeant aussi à mon fils… Mais il est peu probable que la vie me laissera ce temps, alors restons-en à ce qui a structuré toute une Histoire avec laquelle je me suis longtemps- trop peut-être- confondue.
Tout le reste va être subordonné à cet investissement, mais j’aime les voyages donc périodiquement je renouvellerai des croquis. Nous avions envisage avec Marianne de prendre le transsibérien jusqu’à Séoul et peut-être la Corée du nord pour nous rendre au congrès d’espéranto. mais il faut choisir, je n’ai pas le temps de me mettre à l’espéranto alors que c’est essentiel pour Marianne, ça et la Corée… Donc je ne la suivrai pas et nous reporterons à l’an prochain, un voyage à Kazan…

Ce que j’envisage c’est peut-être un voyage en Russie pour tenter de rencontrer Kontchalovski et voir de près le cinéma post-soviétique… les expositions, la littérature et voir ce qu’il reste du projet soviétique dans cette éclosion. Mais j’ai aussi une opportunité inouïe, être accueillie par une famille mozabite dans le Mzab. A Ghardaïa mais pas seulement, cet oasis célèbre sur le plan architectural a inspiré Le Corbusier. J’y suis déjà allée deux fois, en 1963 au moment de l’indépendance et en 2006. Par un hasard extraordinaire en plus de quarante ans, ce sont les deux fois où le désert a fleuri. Donc cette année je vais accepter en avril cette invitation et je vais aller à la rencontre de l’Algérie, qui a joué également un rôle essentiel dans ma vie. Peut-être cela donnera lieu à un croquis de voyage. L’Algérie pour laquelle je me suis engagée et celle d’aujourd’hui, toujours les traces.

Au titre de ce que j’aurais aimé achever, ce sont les notes polonaises, mais il faudrait un second voyage du côté de Tarnow. J’avais envisagé ce prolongement avec Monika, mais elle est en plein combat et je doute que nous trouvions le temps.

Voilà ce blog va poursuivre son petit bonhomme de chemin, mais comme vous l’avez remarqué, il refuse de s’impliquer dans la situation sans perspective des élections présidentielles françaises. Donc il continuera à publier des traductions, celles de Marianne, les miennes, sur le mouvement du monde… Des articles de fond autant que des réactions épidermiques.

Tout pourvu qu’il ne soit jamais question de cette bande de nains candidats à des primaires puis à des présidentielles et dont il n’y a rien à attendre…

A la fin de la semaine je pars en cure jusqu’au 26 novembre avec une dizaine de livres importants… Marianne m’a annoncé quelques traductions intéressantes… Je vais poursuivre cette méditation sur des investissements futurs, un temps d’autant plus précieux qu’il est destiné à se raréfier inexorablement…

Danielle Bleitrach

 
2 Commentaires

Publié par le octobre 31, 2016 dans Uncategorized

 

2 réponses à “Voilà j’ai pris ma décision sur ce à quoi je décidais de consacrer mes années de validité et – pour le moment- de bon exercice de mes facultés cérébrales.

  1. Gérard jean

    octobre 31, 2016 at 9:48

    Bonne nouvelle.Mais quel boulot ..bien à toi .Frank

     
  2. John V. Doe

    novembre 1, 2016 at 8:53

    C’est bien toi ça : dans ce temps qui t’est imparti, tu vas faire plus que bien des gens en tout une vie. Je ne peux que m’incliner devant un tel courage. Bonne route camarade

     

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