RSS

L’UE renforce ses troupes face à la « propagande russe »

18 Oct

 La paranoïa atteint des limites incroyables et il n’y a pas que ces institutions, quand on voit le crédit accordé par médiapart à une espèce de malade qui fait de nous Marianne et moi des stipendiées de Poutine. Ce genre d’individu est actuellement protégé par une législation qui ne laisse que trois mois pour porter plainte, mais il semble que la loi soit en train d’être repensée. Malheureusement l’atmosphère est devenue insupportable, toute contradiction de l’idéologie belliciste est en train de se transformer en émanation de cinquième colonne et ce au niveau européen où les dirigeants actuels des anciens pays de l’est donnent le la du nouveau maccarthysme. Au nombre des instruments de la « propagande » russe, le projet de résolution cite des médias de masse mais aussi la fondation Rousski mir ou l’Église orthodoxe russe. Marianne me signale que Poutine, au sommet de Goa, a déclaré « Qu’ils aillent se faire foutre ». Ce qui tranche avec le ton policé et sarcastique avec lequel il s’adresse à ses « partenaires » occidentaux, mais qui témoigne bien de ce qu’il pense être partagé par les pays émergents (note de Danielle Bleitrach).


Lundi 10 octobre, la commission des affaires étrangères du Parlement européen a décidé de renforcer la East StratCom Task Force, département chargé de lutter contre la « propagande du Kremlin ». La structure renouvelée s’occupera aussi de résistance à la propagande islamiste, indique RBC.

Parlement européen
Parlement européen à Strasbourg. Crédits : Wikimedia

La commission vient d’approuver le projet de résolution « Sur les communications stratégiques de l’UE visant à combattre la propagande à son propos émanant de tierces parties ». Le document appelle, afin de lutter contre ce phénomène, à élargir le mandat du Groupe opérationnel pour les communications stratégiques à l’Est, ou East StratCom Task Force, en le transformant en un département à part entière au sein du Service européen pour l’action extérieure (SEAE).

Au nombre des instruments de la « propagande » russe, le projet de résolution cite des médias de masse, comme la chaîne télévisée Russia Today (RT) et les agences Sputnik et RIA Novosti, mais aussi la fondation Rousski mir ou l’Église orthodoxe russe. « C’est une interprétation assez intéressante des valeurs occidentales tant vantées, notamment la liberté d’expression, qui se traduit ici en une attaque contre les seules voix dissonantes parmi les milliers de médias européens », a commenté pour la Deutsche Welle Margarita Simonyan, rédactrice en chef de RT, à propos de cette initiative.

À l’origine du projet, la député polonaise au Parlement européen Anna Fotyga, ex-ministre des affaires étrangères de son pays, sous le gouvernement de Jaroslaw Kaczynski. « La propagande hostile et la désinformation en provenance du Kremlin et des acteurs non gouvernementaux, du genre des groupuscules djihadistes, est un fait… et ces agissements hostiles peuvent avoir une influence sur le processus de prise de décision au sein de l’UE », a affirmé Mme Fotyga en présentant ce projet de résolution. Le Parlement européen a précisé que le document serait soumis au vote de l’ensemble des députés fin novembre. Si la résolution est adoptée, elle sera envoyée pour confirmation au Conseil européen, à la Commission européenne et à la présidente du SEAE, Federica Mogherini.

Le Spetsnaz de l’information

Le groupe opérationnel East StratCom existe depuis un peu plus d’un an. En mars 2015, le président du Conseil de l’Europe, Donald Tusk, avait chargé Federica Mogherini de créer un groupe de travail chargé de « contrer la propagande russe », composé de diplomates, d’experts sur la Russie, de journalistes et de spécialistes des réseaux sociaux. Le groupe (baptisé par les médias russes le « Spetsnaz de l’information ») a commencé de travailler dès l’été suivant. À l’heure actuelle, le East StratCom emploie 11 collaborateurs permanents, originaires de divers pays européens, sous la direction du diplomate britannique Giles Portman, qui présidait autrefois le bureau du SEAE pour la Turquie. Le groupe opérationnel est chargé de trois missions : soutien médiatique à la politique de l’UE concernant les pays du Partenariat oriental ; soutien, dans ces pays, à des médias de masse indépendants ; et résistance à la « désinformation extérieure ».

L’East StratCom publie deux bulletins hebdomadaires, intitulés Disinformation Review etDisinformation Digest. La revue propose des exemples de reportages et des observations tirées de médias russes pro-pouvoir, et le digest, une analyse de la scène médiatique. Les spécialistes du groupe ont en outre lancé, en guise d’exemple « positif » de la lutte contre la propagande, une version russe du site du SEAE, proposant des nouvelles et des commentaires officiels de la Commission européenne.

Le groupe opérationnel collabore avec plus de 400 experts, ainsi qu’avec des journalistes, qui l’aident à assurer un monitoring de la presse russe. Plusieurs numéros récents des deux bulletins étaient consacrés aux conclusions intermédiaires de l’enquête sur l’explosion en vol du Boeing du vol MH17 au-dessus du Donbass. La députée Anna Fotyga dénonce également autour de cette affaire « une campagne d’une ampleur sans précédent » orchestrée par Moscou contre le point de vue de l’Occident, qui constitue selon elle l’un des exemples les plus criants du travail des communications stratégiques de la partie russe.

De l’Est au Sud

La députée polonaise estime tout aussi dangereuse la menace que représentent les communications stratégiques des groupuscules islamistes, visant à faire pencher les musulmans européens vers l’activité terroriste.

Au nombre des moyens de créer une alternative au discours djihadiste, le projet de résolution cite « le soutien à des théologiens islamiques mainstream » disposant d’assez d’influence et de notoriété pour proposer une opinion différente des idées radicales. Les propositions concrètes contenues dans le document sont les suivantes : compléter la sphère d’activité de l’East StratCom par une orientation « Sud » (de lutte contre l’islamisme), accroître les effectifs et le financement de l’organisation, allouer des financements supplémentaires aux médias indépendants et aux ONG européennes, soutenir les programmes de formation professionnelle au journalisme.

L’UE renforce ses troupes face à la « propagande russe »

 
Poster un commentaire

Publié par le octobre 18, 2016 dans Uncategorized

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :