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Danny Glover, de l’Arme fatale, vole au secours des salariés de Nissan

13 Oct

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Depuis des années, les salariés d’une usine Nissan au Mississippi essayent sans succès de se syndiquer. Ils sont venus interpeller Carlos Ghosn au Mondial de l’auto, avec le soutien de l’acteur américain. Dany Glover est un grand bonhomme de tous les combats et en particulier ceux de classe qu’il combine avec ceux pour les droits civiques et les luttes pour la paix (note de danielle Bleitrach).

Au côté de Mel Gibson dans L’Arme fatale, Danny Glover a incarné un policier que rien ne pouvait faire reculer. Acteur engagé, il est en visite à Paris pour soutenir une cause qu’il défend depuis des années.

A Canton, dans le Mississippi, les ouvriers de l’usine Nissan souhaitent organiser un vote pour créer un syndicat. Mais la direction ne cesse de leur mettre des bâtons dans les roues.

LIRE AUSSI >> Danny Glover, un activiste à Deauville

Une délégation d’ouvriers américains doit défiler ce mercredi de l’Assemblée nationale au Mondial de l’auto pour interpeller le grand patron du groupe Renault-Nissan Carlos Ghosn.

Invité par BFM Business, Danny Glover se fait leur avocat. « Canton est une très grande usine. Elle fait des pièces détachées pour toute l’Amérique du Nord. Les ouvriers essayent depuis des années d’organiser un vote pour créer un syndicat, mais on les menace de fermer l’usine. »

« En France, vous n’avez pas ce genre de problèmes! »

L’usine, qui a ouvert en 2003, emploie actuellement 6000 personnes et crée jusqu’à 25 000 emplois indirects dans cet Etat du sud des Etats-Unis. 80% des ouvriers sont noirs. Selon Nissan, seule une minorité d’entre eux veut se syndiquer et il faudrait qu’ils soient 30% à le demander pour que la démarche soit valable. « Si on veut savoir ce que veut la majorité, il faut organiser ce vote », réplique l’acteur, pour qui la revendication sociale se double d’une lutte pour les droits civiques.

Danny Glover, chevalier des Arts et Lettres, espère bien faire pression sur l’Etat français, qui a une participation de près de 20% dans Renault, lui-même principal actionnaire de Nissan. Le directeur de l’usine de Canton, Steve Marsh, est un ancien directeur du site de Renault à Douai: « En France, vous n’avez pas ce genre de problèmes! » Au sud des Etats-Unis en effet, les syndicats ne font pas partie du paysage industriel. Le syndicat UAW, qui appuie les ouvriers de Canton, tente également d’ouvrir une section dans une usineVolkswagen du Tennessee. Et se heurte aux mêmes difficultés.

 
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Publié par le octobre 13, 2016 dans Uncategorized

 

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