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Il est Temps de prendre une décision en Syrie pour le président Obama par Paul J Saunders

20 Sep

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http://nationalinterest.org/feature/decision-time-president-obama-syria-17750

Obama semble tenter de prendre une décision dans une double direction, obtenir ce qu’il peut sans s’exposer trop. mais il aboutit nous dit l’article au pire dans chacune des directions. L’article décrit le contexte des attaques récentes contre l’armée syrienne et la réponse inapropriée des Etats-Unis aux inquiétudes russes dans un style cinglant et méprisant pour le leg d’Obama.La décision souhaitée est bien sûr une collaboration plus claire avec les Russes et le fait de tenir compte de la multiplicité des acteurs du terrain au lieu d’adopter une posture narcissique et inefficace qui a été celle de la représentante des Etats-Unis à l’ONU. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoire et société)

18 septembre 2016

Alors que le secrétaire d’État John Kerry a beaucoup de mérite, pour sa détermination à trouver une solution diplomatique à la crise Syrienne et pour son courage politique dans les négociations avec Moscou, la politique américaine en Syrie  continue d’accumuler les blessures auto-infligées, qui en font un problème très difficile encore plus difficile à résoudre. Dans les quatre mois restant du dernier mandat du président Barack Obama dans le bureau ovale, le président semble de plus en plus en situation de léguer ce gâchis tragique à son successeur, malgré son apparente tolérance, il reste réticent à l’effort de Kerry pour sauver l’héritage d’Obama. À ce stade, cependant, la détermination et le courage de Kerry ne seront pas suffisant, M. Obama doit prendre des décisions difficiles au sujet de la situation qu’il laissera derrière lui le 20 Janvier 2017.

Les frappes aériennes américaines qui, apparemment, ont tué au moins soixante soldats du gouvernement syrien, et que Washington reconnaît désormais, sabotent  le dernier effort pour aboutir à un arrangement concernant l’accès humanitaire à un cessez le feu de plus en plus difficile à mettre en œuvre.
Tout d’ abord, les frappes empoisonnent encore une relation déjà de profonde défiance entre les Etats-Unis et la Russie, deux acteurs essentiels dans tout règlement. Le Ministère des Affaires étrangères de la Russie a été particulièrement rude dans sa réaction à l’incident, accusant les pilotes américains de s’être conduit  » à la limite entre la négligence criminelle et la connivence avec les terroristes d’ Etat islamique . » Vitaly Churkin, le représentant permanent de la Russie à l’Organisation des Nations Unies, a décrit comme « tout à fait significatif, et franchement suspect « que l’attaque soit intervenue au moment où il l’a été , ce qui implique un effort américain pour saper l’accord actuel, qui prévoit la coordination des frappes américano-russes contre l’Etat soi-disant islamique en Irak et en Syrie (ISIS) après un cessez le feu de sept jours et l’ accès pour les convois d’aide humanitaire.
Pour beaucoup d’ Américains, la déclaration de Churkin peut ressembler à des gesticulations, de la paranoïa ou les deux. Après tout, Washington a ses propres plaintes concernant la Russie et la mise en œuvre de l’accord en Syrie . Et pourquoi l’administration Obama signerait un accord avec Moscou et puis essayerait de le saboter ? Pourtant , en rejetant les préoccupations du représentant de la Russie, son homologue américain à l’ONU, Samantha Power-est à la fois narcissique et peu efficace. Le narcissisme reflète une certitude sur nous-même qui ignore comment les États-Unis apparaissent à d’ autres; rappelons que quelques jours avant l’attaque, les médias américains ont rapporté des objections du Pentagone à l’accord et en particulier à la coopération militaire avec la Russie . Il est peut – être logique alors de voir les attaques comme une tentative  du Département de la Défense pour faire échouer l’arrangement, mais une telle interprétation est tout à fait déraisonnable-particulièrement pour les personnes socialisés dans des systèmes politiques très différentes du nôtre.

Peut-être le plus important est , cependant, que le refus répondre aux préoccupations de la Russie , d’une manière ou d’une autre est profondément peu efficace pour ceux qui cherchent à mettre fin aux combats en Syrie. Les guerres civiles avec des commanditaires externes sur un ou plusieurs côtés, comme la guerre en Syrie, sont souvent les plus longues et les plus sanglantes. Ainsi l’ une des étapes les plus importantes pour mettre fin à ces guerres et pour sauver des vies-est de couper les soutiens externes ou, dans ce cas, de se concentrer sur l’ ennemi commun de tous, les forces barbares ISIS qui ont profité de l’instabilité de la Syrie pour s’établir comme étant de facto un gouvernement régional. Comment une représentante d’une des Puissance peut penser qu’elle va y arriver en demeurant sur sa propre posture? Elle sait certainement maintenant que le président Obama ne va pas ordonner une intervention militaire américaine massive (qui aurait des conséquences plutôt mitigées pour les civils de la Syrie dans tous les cas). Alors comment imagine-t-elle que la souffrance prolongée de la Syrie peut se terminer?

Deuxièmement, les attaques auront des conséquences similaires sur mes relations déjà dégradées entre les États-Unis et le gouvernement syrien. D’accord, certains vont probablement demander, «qui s’en soucie? » Le président Bachar al-Assad de la Syrie est un boucher et, bien sûr, il est « du mauvais côté de l’ histoire» , comme nous aimons à le dire. Encore une fois, cependant, tous ceux qui veulent un règlement en Syrie sans prévoir une intervention américaine à grande échelle auront besoin du concours d’Assad d’une manière ou d’une autre, dans ce domaine que nous comptons sur Moscou pour pour agir tout en persuadant simultanément Assad qu’ «il doit s’en aller. » Lt. Gen . Sergey Rudskoi, le chef de la Direction des opérations principal d’état – major de la Russie, a déjà défini comme « insensé »que les militaires Syrien observent « unilatéralement » une cessation des hostilités.

Peut-être le plus pervers est que, après avoir exerçant une forte pression sur la Russie pendant des mois pour éviter qu’elle attaque la filiale d’al-Nusra forces-al-Qaïda en Syrie parce que les frappes de la Russie pourrait (et ont) frappé des groupes soutenus par les Américains, Washington a infligé de lourdes pertes aux forces gouvernementales syriennes occupées à combattre ISIS. Nonobstant les réserves profondes du Pentagone (et les préoccupations appropriées quant à son efficacité et les conséquences possibles), ces incidents semblent démontrer de façon très concrète qu’il pourrait y avoir des avantages réels à un processus fonctionnel de coordination militaire entre les forces américaines et russes.

Ceci est, bien sûr, la décision fondamentale : le président Obama doit-il  travailler avec la Russie ou non. Jusqu’à présent, comme dans tant de décisions antérieures en Syrie (et, ailleurs, dans la politique des États-Unis en Libye et en Ukraine), M. Obama semble essayer d’aller dans une double direction, obtenir ce qu’il peut sans s’exposer trop . Ce que le président ne semble pas voir est que ses premières demi-mesures en Syrie et les résultats qui ont suivi combinait le pire des deux plutôt que le meilleur des deux. il ne semble pas non plus voir que son souci d’éviter les critiques sur des efforts visant à travailler avec Moscou au cours des quatre prochains mois, malgré de nombreux défauts et les infractions de la Russie, il est peu probable que cela lui épargnera les jugements cinglants de l’histoire au cours des quarante prochains mois ou, dans ce domaine, les quarante prochaines années.

Paul J. Saunders est directeur exécutif du Centre pour l’intérêt national.

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Publié par le septembre 20, 2016 dans Uncategorized

 

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