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La Russie, la Syrie et les Etats-Unis: la priorité de la politique étrangère d’Hillary

10 Août

Cet article qui reprend toutes les étapes de l’intervention américaine en Syrie et en montre les contradictions catastrophiques nous prévient sur la politique qu’Hilary Clinton à la tête d’un clan de néo-conservateur souhaite mener en Syrie et contre la Russie. On comprend mieux l’adhésion de Bush à Clinton, il n’est pas choqué par les pitreries et le racisme de Trump, mais il continue la politique catastrophique d’intervention belliciste. Traduit par Danielle Bleitrach pour Histoire et société

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Il y a une semaine, après avoir rencontré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à Genève, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a annoncé que les deux parties avaient fait des progrès sur la question de la coordination et le partage du renseignement dans la guerre aérienne contre al-Nusra (maintenant re-baptisé Fatah al-Sham) et ISIL en Syrie.

Pendant ce temps, le président Obama (au moins depuis décembre dernier) a reculé sur ce qui lui paraissait urgent en 2011, quand il était conseillé par Hillary Clinton comme secrétaire d’Etat – sur le fait que le président Bachar al-Assad doive quitter  la Syrie. Cette demande a faibli au fil du temps alors qu’Assad s’est obstinément accroché au pouvoir, alors que l’armée nationale  (majoritairement sunnite)  s’est comportée de façon inattendue contre les rebelles armés soutenus par les US, et que la Russie soit tardivement intervenue au nom du régime (ou, comme Moscou voit l’Etat syrien laïque moderne lui-même).

Une annonce était censée se produire « début août. » Nous y sommes mais aucune annonce n’intervient. Les événements à Alep peuvent affecter son calendrier, ou la supprimer. L’armée arabe syrienne a encerclé Alep, la plus grande ville de Syrie largement détenue par al-Nusra et ses alliés, et est sur le point de l’encercler. Mardi dernier, le gouvernement syrien a annoncé qu’il fournissait un passage sûr pour les résidents afin qu’ils quittent la ville, et la Russie a annoncé des plans spécifiques pour fournir des corridors à la fois pour les civils qui souhaitent quitter et les combattants prêts à rendre leurs armes.

L’ambassadeur américain à l’ONU Samantha Powers a immédiatement annoncé un plan « froid » (parce qu’il « met en garde les Syriens de quitter Alep et faire peser sur le gouvernement à gov que la volonté d’affamer et de bombarder les civils « ). Autrement dit, Powers utilise les nouvelles de la défaite immanente d’un groupe longtemps affilié à  al-Qaïda considéré par les États-Unis et la Russie comme terroriste, comme une occasion de contrer Assad et la Russie. (Et il ne semble pas se rappeler ce plan d’évacuation est précisément la stratégie utilisée par les États-Unis à Fallujah et ailleurs dans ses aventures militaires indésirables.)

Pourquoi est-il exclu la possibilité que l’armée nationale pourrait rencontrer un accueil chaleureux de la population d’Alep, historiquement une base de pouvoir du parti Baas. Kerry laisse entendre quant à lui que ce nouveau développement pourrait mettre en péril la coopération prévue en Syrie contre al-Nusra / Fatah al-Sham et ISIL.

Des signaux contradictoires tout au long de l’histoire  

Il y a des signaux contradictoires et ce depuis le début. Au cours de l’administration de George W. Bush, les responsables néo-conservateurs ont décidé la chute du régime d’Assad. D’autre part, le secrétaire d’État Colin Powell a rencontré Assad en 2003 et les relations diplomatiques ont été rétablies après 24 ans d’interruption en 2006.

Hillary Clinton en 2009 a fait l’éloge d’Assad comme un «réformateur», mais en 2011 elle lui ordonnait de partir. En 2013, Obama était sur le point d’envoyer une agression massive de missiles sur la Syrie, de punir Assad pour la soi-disant utilisation du gaz sarin contre son peuple (une perspective peu probable, car il était en train de gagner la guerre par des moyens classiques). Mais Lavrov a déclaré à Kerry que la Russie estimait que les forces de l’opposition étaient responsables. Selon certains rapports Obama s’est vite  persuadé que l’intelligence turque en collusion avec une faction de l’opposition avait arrangé  un incident sous fausse bannière pour induire les Etats-Unis à renverser Assad.

Kerry en est arrivé à proclamer lors d’une conférence de presse que les Etats-Unis repousseraient l’attaque si la Syrie  renonçait à toutes ses armes de destruction massive. Lavrov immédiatement, habilement a négocié un arrangement pour que la Syrie remette ses armes chimiques à l’ONU, et à la dernière minute Obama a annulé son attaque planifiée.

Mais il a prononcé un discours accusatoire dans lequel il a déclaré que le gouvernement syrien était responsable de l’incident et a réitéré:  » Je crois en l’exceptionnalisme américain avec chaque fibre de mon être » Il a juste modifié la conclusion du discours en  suggérant que la décision syrienne d’abandonner ses ADM avait changé la situation. Il était encore en proie à l’idée d’un changement de régime.

L’embarrassant échec des États-Unis dans la construction d’une force d’intervention syrienne  

En août 2011, quand Obama et Clinton avaient à la fois exigé le départ d’Assad, et fermé l’ambassade américaine à Damas, l’opposition à Assad avait été en grande partie non-violente. Mais les factions armées prenaient déjà forme avec les encouragement des USA, qui en organise la coordination avec quelque chose appelé « Armée syrienne libre. » Ils ont inclu de nombreux éléments pro-al-Qaïda qui ont formé officiellement le Front al-Nusra (Jabhat al-Nusra) en janvier 2012.

(La règle, si vous ne l’avez pas remarqué, est: Quand les Etats-Unis renversent un leader laïque au Moyen-Orient, ou tentent de le faire, ils créent un vide de pouvoir, ils créent l’espace promis pour que  les djihadistes malfaisants se déploient, dont les atrocités justifieront le redéploiement des troupes américaines dans le  pays concerné afin de « préserver la stabilité régionale », et ainsi de suite. Tout se passe  comme si Washington travaillait activement pour exaspérer non seulement la quotidienneté musulmane partout dans le monde, mais les désignait tous les jours partout dans le monde, par ses campagnes de bombardement de changement de régime rationalisées par des mensonges.)

Al-Nusra s’est imposé parmi les rebelles armés en Syrie en 2012. La presse américaine a donné peu d’attention au fait que l ‘ « Armée syrienne libre »apparaissait publiquement et elle a insisté sur son alliance avec ce chapitre Al-Qaïda.

Actuellement la plupart des factions (80% dans une estimation) des centaines de factions de l’Armée syrienne libre travaillent avec al-Nusra. Ils apprécient son expérience et sa compétence, même si elles peuvent ne pas aimer son puritanisme dans des domaines tels que le tabagisme et l’apparence personnelle. Les responsables américains ont depuis longtemps compris que pour renverser Assad ils ont besoin de se lier d’amitié pas directement avec al-Nusra  (nous répétons: al-Nusra / Fatah al-Sham était jusqu’à hier une filiale officielle al-Qaïda) -au moins laisser leurs plus proches associés directement subventionnés se mêler à eux au besoin, pour faire le travail de changement de régime.

En 2014, avec Assad toujours en fonction et al-Nusra qui en était venue à dominer  l ‘ «opposition», Obama a demandé au Congrès de l’argent pour financer un programme pour que les Etats-Unis forment en Jordanie quelque 15.000 rebelles armés au tir, pilotage et d’autres compétences. Mais à partir de septembre 2015, comme le général Lloyd Austin, commandant du Commandement central américain a dû le reconnaître, en déclarant au Congrès, « Nous parlons de quatre ou cinq » combattants effectivement formés. Dans ce même mois, il a été annoncé que près de 70 combattants de « Division 30 » – Syriens formés en Turquie, dans le cadre du programme « Commerce syrien et équipement », avaient à l’entrée en Syrie remis leurs armes à al-Nusra.

Embarras sur embarras, pour le changement de régime !

Le fait est que les USA ont trouvé difficile, après tout ce qui est arrivé dans la région dans ce début de siècle, de recruter des Syriens prêts à travailler avec eux. Aveuglés par leur  exceptionnalisme, les États-Unis ne peuvent pas se mettre dans la tête que les actions américaines en Afghanistan, en Irak, au Yémen et en  Libye ne les fait pas aimer par les peuples de ces pays. C’est même plutôt l’inverse.

Intervention russe; les États-Unis en mauvaise posture

Dans ce même mois crucial ( septembre 2015, alors que la  faiblesse américaine dans la région était avérée), la Russie s’est sérieusement impliquée dans le conflit syrien. Elle avait observé la propagation du désordre et de la souffrance dans le Moyen-Orient avec alarme. ( « Savez-vous ce que vous faites? » avait demandé  Poutine alors aux États-Unis et ses alliés, à l’AGNU, en novembre 2015.)

La Russie avait eu un pacte militaire avec la Syrie depuis 1980, et exploité sa base navale à Tartous (la  seule dans la Méditerranée, par rapport au neuf des US ) depuis 1971. Moscou a alors annoncé un programme visant à bombarder les terroristes en coopération avec les forces gouvernementales syriennes.

Interloqué, les États-Unis ne pouvaient guère que constater l’évidence (que la Russie soutenait quelqu’un à qui un président des États-Unis avait ordonné de démissionner, l’accusant de crimes contre son peuple) et ils se sont plaints que la Russie n’ait  pas vraiment pris pour cible cible les terroristes, mais l’ « opposition modérée. »

« De qui parlez-vous? », ont répondu poliment les Russes. Lavrov a proposé que Washington et Moscou se mettent d’accord sur une liste de groupes considérés comme «terroristes». Les États-Unis reconnaissent que beaucoup de groupes qu’ils soutiennent travaillent en étroite collaboration avec al-Nusra, ce qui est dans le domaine public. L’un des groupes soutenus par les US, Harakat Nour al-Din al-Zenki, a posté une vidéo le mois dernier de ses adeptes  souriants en train de décapiter un garçon palestinien de 12 ans, accusé d’être un membre d’un groupe pro-Assad. Le porte-parole du département d’Etat a demandé au groupe d’enquêter, et il a publié une déclaration considérant la décapitation comme une «erreur».

Les Russes ont demandé à l’ONU que l’organisation Ahrar al-Sham, soutenue par la Turquie et l’Arabie Saoudite et étroitement alignée avec ce que l’on appelait al-Nusra, soit classée comme une organisation terroriste. Ces efforts ont été contrecarrés par les partisans du groupe. Les États-Unis voient Ahrar al-Sham dans le cadre de l ‘ « opposition modérée. »

En étant en désaccord avec les États-Unis sur la question de savoir qui était un «terroriste» et qui était un combattant de l’ « opposition modérée, » la Russie est intervenue au nord-oues de la Syrie où le mélange al-Nusra tient le territoire et en  quelques semaines a fait plus de dégâts à ISIL que les États-Unis avec leur coalition anti-ISIL (formée en décembre 2014) en  avait fait en neuf mois. (En effet, l’une des entreprises de désinformation les plus absurdes de la presse américaine est d’exagérer les succès « de la coalition » américaine contre ISIL tout en minimisant les succès russe et syrien.)

En particulier, les avions de guerre russes ont détruit des milliers de pétroliers reliés à la Turquie en  frappant le Califat à sa base économique. (Dans le processus, il a également fourni de la documentation, largement ignorée par la presse américaine, affirmant qu’Ergodan profitait de ce trafic.) En mai 2016, l’armée syrienne a repris Palmyre avec ses trésors architecturaux à ISIL, avec le soutien russe.

Le Département d’Etat de Kerry a été obligé de changer de tactique. La Russie avait agi avec précaution, de manière efficace et juridiquement correcte, afin affirmer sa puissance dans son arrière – cour (Alep est de 720 miles du sud de la Russie, 5775 de Washington DC), en faisant valoir que, tandis que Moscou n’est pas mariée à Assad – il veut préserver l’Etat syrien, qui est représenté par son armée, actuellement dans une lutte à la vie à la mort avec des terroristes. Ce qui lui a attiré la sympathie internationale considérable pour ses efforts. Que pouvait faire Kerry sinon répondre positivement à la proposition de M. Lavrov en faveur des discussions multipartites en Europe l’année dernière, pour essayer d’organiser une solution politique entre les parties non-terroristes?

Diplomatie, tandis que se prépare la guerre 

Une série de réunions, impliquant quelques factions syriennes, à l’exclusion d’autres nombreuses (comme le YPG kurde, face à l’insistance de la Turquie), les Etats-Unis, la Russie (mais pas l’Iran), ont signé un accord de cessez-mis en œuvre à partir du 27 février 2016. Mais il ne comprend pas ISIL et al-Nusra. Comme celui-ci  est spatialement intégré dans les autres organisations, les forces russes et syriennes si elles attaquent al-Nusra  vont sûrement bombarder les combattants que les États-Unis (dans leur sagesse manifeste) jugent « modérés ».

Mon Dieu.  Les États-Unis ont-ils jamais fait quelque chose comme ça?

Le cessez-le feu a généralement eu lieu, entre l’ « opposition modérée » et l’armée. Pendant cette période de relative passivité forcée, al-Nusra aura utilisé la possibilité d’élargir ses alliances  et d’amasser des fournitures, et comme nous l’avons vu, il s’est lui-même rebaptisé pour gagner en respectabilité. Il sait qu’il y en a dans la structure du pouvoir américain des gens (comme le général Petraeus l’a affirmé l’an dernier) préconisant l’utilisation de  « certains éléments » dans al-Nusra contre ISIL. Ce dernier perd la bataille et est sans doute prêt à nouer divers accords avec d’autres forces hostiles à Assad.

Le régime et ses patrons russes ont apparemment décidé de frapper maintenant, dur, contre Al-Nusra à Alep Est et récupérer la ville. Si elles le font, ce sera un tournant, mais pas la fin du conflit syrien (La question du Kurdistan se profile).

Kerry comme Obama semble avoir des problèmes sur ce qu’il faut faire en Syrie. Il veut renverser Assad, parce que le gouvernement américain a annoncé qu’il doit s’en aller, et une fois que cette proclamation est émise, elle ne peut pas (comme une loi des Mèdes et des Perses) rétractée par peur de perdre la face. Mais Kerry a aussi été (comme Obama, qui, comme vous souvenez peut-être a appelé ISIL une «équipe JV » en août 2014) choqué par la montée soudaine de cette excroissance horrible de la destruction de l’Irak. Ce  serait embarrassant si ISIL prenait Damas et faisait exploser tous les anciens sites chrétiens. Surtout si Poutine et des dizaines de millions de croyants orthodoxes russes qui se sentent proche de chrétiens orthodoxes syriens sont debout autour en train  de dire: « Je vous l’avait dit que cela arriverait, si vous continuez à vous concentrer si bêtement sur Assad »).

Alors bien sûr, les dirigeants américains doivent condamner, et dans une certaine mesure faire la guerre à ISIL ainsi qu’al-Nusra. Le problème est de savoir comment poursuivre cet objectif tout en maintenant simultanément qu’Assad est le principal problème, et en faisant valoir que sa persistance même au pouvoir renforce les terroristes. Cela n’a aucun sens.

En fait, l’affaiblissement du pouvoir central de l’État encouragé par les Etats-Unis depuis 2011 a permis à ces groupes de saisir le territoire et de faire avancer leurs positions, tandis que la remise en état de l’autorité de l’Etat quand il est arrivé a fait reculer les méchants. Ou au moins les pires gars.

La faction du Département d’Etat qui n’apprend rien et est actuellement en train d’exiger un changement de régime devient plus forte. Le manifeste publié par les 51 dissidents du Département d’Etat suggère que trop d’attention a été accordée à la lutte contre  ISIL. Ce que nous devons vraiment faire, disent-ils, est intensifier les efforts visant à éliminer Assad. En dépit de la nature sans précédent bizarre même de la publication des dissidents, Kerry a manifesté lui-même de la  sympathie. Pendant ce temps, la récente déclaration du « Center for a New Security » dirigé par une collaboratrice clé de Clinton et future probable secrétaire à la Défense Michele Flournoy insiste de même sur le changement de régime.

Ce 29 juillet  le jour où elle a obtenu l’investiture démocrate en ce que l’affichage écœurante des Etats – Unis! USA! La campagne  de Clinton a déclaré qu’elle considérera la politique syrienne des États-Unis comme une priorité absolue dans le bureau ovale et que celle-ci sera centrée sur le renversement d’Assad. (Surprise, surprise, vous sots qui supposiez qu’elle avait appris quelque chose de la Libye.)

Pour tous ceux qui ont des oreilles pour entendre et qui ont appris quoi que ce soit depuis le 9/11 et le début de l’ère des guerres constantes, basées sur des mensonges, les tambours guerriers résonnent. Mais comme le note Chris Matthews de MSNBC, « les Américains ne se soucient pas en quoi que ce soit de la politique étrangère. »

On ne peut qu’espérer que les fous en Syrie seront détruits par les forces laïques rationnelles avant janvier, aidé peut-être par le bienvenu, coordonné la puissance aérienne étrangère, lorsque la Reine du Chaos monte sur le  trône (si elle le fait).

Parce que si elle obtient cette investiture, elle sera à la recherche d’excuses pour bombarder Damas.

Gary Leupp est professeur d’histoire à l’ Université Tufts, et titulaire d’ une nomination secondaire dans le ministère de la Religion. Il est l’auteur de fonctionnaires, Shophands et ouvriers dans les villes de Tokugawa au JaponCouleurs Homme: La construction de l’ homosexualité dans le Japon desTokugawa ; et  Interracial Intimacy au Japon: Les hommes occidentaux et lesfemmes japonaises, 1.543 à 1.900 . Il est un contributeur à  Hopeless: Barack Obama et la politique de l’ illusion , (AK Press). Il peut être contacté à: gleupp@tufts.edu

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2 Commentaires

Publié par le août 10, 2016 dans Uncategorized

 

2 réponses à “La Russie, la Syrie et les Etats-Unis: la priorité de la politique étrangère d’Hillary

  1. Jeanne Labaigt

    août 10, 2016 at 10:28

    Bonjour Danielle,
    Sur cette politique étrangère américaine tant d’Obama via Kerry que de H. Clinton, on la voit continuer à se déployer partout dans le monde avec des « points de fixation » :
    -Syrie (dans cet c’est tout à fait explicité), mais aussi ex-démocraties populaires (pas une semaine sans que soit signalées des micro-avancées ou tentatives d’avancées de l’OTAN en Pologne,
    -Pays Baltes, Roumanie, Moldavie) , parfois à propos de choses militaires, parfois ce sont des mises en évidence sous projecteurs, d’affaires de droit de l’homme.
    – Mais il y a aussi l’Asie.
    Comme toi, je n’apprécie pas le site Spoutnik en français en particulier leurs commentaires mais ils donnent une nouvelle aujourd’hui qui peut paraître intéressante selon laquelle: »Hanoï a discrètement déployé sur plusieurs îles disputées en mer de Chine méridionale des lanceurs de missiles mobiles capables de frapper des installations militaires chinoises. »
    Je rapproche cela de toutes ces tentatives de déstabilisations par la « mer », ici c’est d’autant plus inquiétant qu’il semble que le Viet Nam se place sur le même plan que le Japon, Taîwan pour ce qui est du rapport à la République populaire de Chine.
    On comprend bien qu’il y ait des différences de points de vue nationaux entre les Etats, mais des revendications qui se manifestent sur ce plan: course à l’occupation militaire d’îlots perdus, me semblent ressortir à la stratégie purement américaine d’encerclement dans cette zone.
    Si ce fait est avéré c’est tout de même inquiétant.

     
  2. histoireetsociete

    août 10, 2016 at 10:45

    et en plus hélas c’est crédible…

     

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