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Varsovie – le Musée des Juifs Polonais

01 Août

C’est l’amie Monika, polonaise, féministe et communiste – ainsi se présente-t-elle – qui me guide dans ce musée et ensemble, en dialoguant,  nous découvrons les lieux. Nous suivons ce projet   de restituer la place des juifs dans la société polonaise mais c’est aussi de nous dont il est question.

Le voyage en Pologne sur les traces de Döblin

Je ne cesse de penser au « Voyage en Pologne » du grand écrivain allemand Alfred Döblin. Alors que l’antisémitisme monte en Allemagne en 1924, il part deux mois en Pologne et y découvre cette culture yiddish qui n’a rien à voir avec lui, marxiste rêvant du christianisme et  juif allemand, assimilé… Il est curieux de ce monde avec sa propre langue, sa religion, enkysté dans une société rurale, marquée par les ruines de la guerre de 1914-18. Döblin sonde ce monde étrange aujourd’hui disparu, il note des détails, des visages, jusqu’aux poignées de portes, il s’exclame: Les Juifs! C’est là que vont les Juifs! Je veux voir ce qui est mort, ce qui est en train de disparaître et qui vit. Je ne veux pas de rénovations. Ces gens-là sur le trottoir, en redingote noire, avec leur fantastique bonnets de fourrure! est-ce que je ne les reconnais pas! les Juifs! Les ténèbres sur le sur le marché éclairé par la lumière électrique. Le vaisseau magique qui s »élève sur la mer; Il faut que je les voie sans plus de détour.

Ce que diront les messieurs éclairés,  les Juifs des Lumières, je le sais. Ils riront de leur propre peuple, ils auront honte d’eux. Ils se dirigeront sur moi la plus plate raillerie. Le monde est né avec eux et sest totalement accompli avec eux. raconter les vieux contes dont s »occupent les gens stupides et arriérés: quelle absurdité, quelle inconscience! Cela nest pas réél. Moi qui n »appartiens ni aux éclairés ni à cette masse populaire, mou lr passant occidental- ces « éclairés » me font l’impression de nègres qui paradent avec des perles de verre que les matelôts leur donnent, ave de sales manchettes à leurs bras ballants, un haut forme cabossé, flambant neuf sur la tête. Comme il est pauvre, minable, indigne et dévasté, sans âme, le monde occidental qui leur donne ces manchettes, mais comment le sauraient-ils? « (1)

Il suffit de changer les juifs des Lumières par les Israéliens pour peut-être approcher ce que je ressens dans mon propre voyage en Pologne et dans ce musée. Je suis la dernière à avoir connu Ziporah, mon arrière grand mère qui portait une perruque de soie jaune, son gendre époux de ma tante Rifka qui élevait des carpes dans la baignoire. Je suis la dernière à avoir connu ce monde là… Je ne lui ressemble pas mais je ressemble encore moins aux Israéliens victorieux…

Ces gens que Dôblin regarde avec étonnement peut-être pour saisir le secret de l »antisémitisme et aussi de cette obstination à rester juif., ce sont mes proches aïeux, j’avais même une photo de l’un de mes arrières grand père en caftan. Qui sont ces gens et pourquoi a-t-on voulu les détruire, pourquoi cette absence d’assimilation?

Avec Monika chez qui je n’ai jamais surpris le moindre antisémitisme nous commençons à fouiller dans les ruines. Nous partageons l’attachement au socialisme, à l’Union soviétique mais aussi le refus de ne pas voir la réalité. En outre, il y a de ma part cette confiance parce que je n’ai jamais surpris  la moindre dérive antisémite chez elle  et je suis orfèvre en la matière, il suffit parfois d’un regard, d’un mot pour que je sache ce qui a fait dire à Raffarin « Ils ont tué des juifs et des innocents » ou qui a fait que la France a semblé ignorer l’assassinat de trois petits enfants pour la seule raison qu’ils étaient juifs. Quand je surprend cet antisémitisme, mais aussi toute forme de racisme qui s’ignore, je subis comme un rayure de craie sur un tableau noir. C’est même étrange à quel point mon refus de l’antisémitisme imprègne mon refus de toutes les stigmatisations y compris de classe. Quelque chose remonte en moi, des peurs de ces juifs polonais inassimilables et je tremble d’être noir, arabe, pauvre… mais je ne suis pas le juif des lumières celui qui se contente de la verroterie du partage de l’exploitation et des injustices.   Remonte en moi la colère, le mépris devant l’injustice. Je le dis à Monika quand nous constatons que nous venons de la même région, que nos ancêtres ont vécu dans les mêmes villages: » je sais que les miens vendaient des choses aux tiens, on leur interdisait de cultiver la terre, ils survivaient en étant colporteur, cabaretier, musiciens dans les mariages… Les tiens leur devaient de l’argent, n’avaient pas de quoi les payer et les haïssaient. J’imagine cette peur réciproque »… Elle me décrit la machine à coudre de sa grand mère, la famille l’a encore. Ils l’avaient acheté à crédit au juif, une somme énorme, impossible à payer. Les Allemands ont tué le juif, ils n’ont pas payé la machine et ils l’ont encore. Et elle me dit : « ne nous laissons pas avoir, les fautifs c’étaient les Tarnowki, les féodaux de la région, tes ancêtres et les miens nous étions leurs serfs et nous haïssions dans notre misère réciproque.

C’est très dur cette remontée dans le passé, dans cette colère qui ne m’a jamais quittée contre les Polonais, ils   nous ont forcé à fuir avant même que les Allemands nous massacrent avec leur assentiment. Monika me dit « mais nous aussi la misère nous obligeait à immigrer et encore aujourd’hui, nous immigrons et nous formons des quartiers Polonais… » Je me souviens alors qu’à Cuba où mon grand père et ma grand mère s’étaient réfugiés, les Juifs étaient appelés des polaks ». Monika est intarissable: « L’antisémitisme était pratiquement oublié dans la Pologne Populaire,Ca allait avec les campagnes d’alphabétisation dans le monde rural.. ». Elle ajoute, cet antisémitisme je l’ai vu retravaillé, refabriqué pour détruire ce que nous avions réussi malgré tout à construire.

Alors je découvre que mon propre ressentiment a été lui aussi « travaillé », ma haine des Polonais date de la manière dont la rébellion polonaise derrière l’église a créé les conditions de l’explosion du socialisme…  le début de la chute, après le Yiddishland ça a été ma seconde patrie soviétique… Dans le fond les critiques de mon grand père, la manière dont il affirmait « Tu ressembles à une popoloska et dieu sait que je hais les popoloskas » a ressurgi de l’enfance pourtant mon grand père n’était pas un oracle, lui qui était un religieux plus ou moins fanatisé et qui croyait que la terre était plate… Non par pur antisémitisme les Polonais m’ont privée de ma patrie, l’Union soviétique confondue avec le Yiddishland…  Il y a encore autre chose que je vais découvrir dans ce musée..

La visite du musée. 

Nous sommes arrivée devant le musée et Monika continue à m’expliquer, me décrire les limites du quartier juif devenu ghetto… Elle revient sans cesse sur le drame du retour du capitalisme… Ils ne voulaient pas cela… Ils voulaient la démocratie…

IMG_4960.

Une journée suffit à peine pour visiter le musée. C’est une très belle réalisation due aux capitaux américains et occidentaux dans le cœur de ce qui fut le quartier juif puis le Ghetto : la place « Umschlagplatz » d’où les gens étaient déportés et où la Pologne Populaire avait construit en 1948 le Monument aux héros juifs devant lequel Willy Brandt s’était agenouillé. Un lieu doublement historique en somme.

Un café restaurant dans lequel nous faisons une pause. Monika me fait remarquer les prix : 15 Zlotys pour le café soit le prix d’un repas dans un restaurant modeste. 25 Zlotys pour l’entrée. Ce prix est prohibitif pour la majorité des Polonais. De surcroit fini le temps des visites scolaires, ouvriers, retraités, visites totalement gratuites. Il est fait pour les touristes juifs de préférence, un tourisme très particulieret qui n’est pas fait pour faire tomber les préventions. Les touristes juifs sont riches, ils peuvent payer ce que la plupart des Polonais ne peuvent débourser. Uls sont riches ou le paraissent et ils sont méfiants devant cette terre du martyre, ils ont du mal comme moi à se souvenir que les Polonais n’étaient pas les alliés des Allemands mais qu’ils ont été envahis, massacrés, considérés eux aussi comme des sous hommes.

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intérieur dune synagogue reconstituée.

C’est dommage, le musée est beau, riche, les salles consacrées au Moyen Age, à la monarchie élective, en fait le temps du servage ou les juifs avaient un statut lié directement à la monarchie, aux féodaux, aux prêts parce qu’il leur était interdit de cultiver la terre… Comme le dit Marx dans le Capital, « le juif était dans cette société comme les pores de la peau, c’était un capitalisme primitif, celui du colporteur et il le compare au capitalisme allemand qui lui a besoin du protestantisme, d’un homme abstrait ».Effectivement dans cette société féodale jusqu’à un moment tardif, le juif apporte quelques marchandises et favorise la circulation de l’argent, ce qui en fait un groupe à part. Une place, une culture très bien représentée. Comme l’est la participation de certains juifs aux tentatives d’insurrections et de réformes nationales liées aux Lumières, à l’épopée napoléonienne. Le tout très soigné, pédagogique et interactif.

 

Puis on arrive aux temps contemporains, au capitalisme dans cette société paysanne encore et toujours marquée par le servage. C’est esquissé mais présenté, il y a les juifs polonais bourgeois qui possèdent des chemins de fer, des usines de textiles. La masse des ouvriers comprend de nombreux juifs et juives. Une photo de quatre ouvrières juives nous raconte leur renvoi pour être remplacées par des chrétiennes et la grève des ouvriers de la ville multiethnique de Bialtystok qui s’en est suivit. « L’Arbeiterzeitung », le « Journal ouvrier » des Juifs de Bialytstok en jidisch est également présenté à côté.

ouvrières juives de bialystok

ouvières juives remplacées par des chrétiennes et la grève qui s’en suit

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les ouvriers polonais de Bialtystok, à les voir on se dit qu »ils étaient plus misérables et que ce n’est pas par antisémitisme que les patrons les embauchaient à la place des ouvrières juives. Surtout que visiblement les ouvriers juifs ont une presse révolutionnaire… C’est simplement l’utilisation de pauvres ruraux…

Un peu plus loin se font face les bustes du capitaliste juif Schleicher et de Rosa Luxemburg. Ce sera la seule allusion à cette glorieuse concitoyenne : 4 lignes d’une mini biographie alors que Rosa Luxemburg est la Juive polonaise la plus célèbre au monde.RIMG_4977

C’est là que ça se gâte même si cela reste passionnant tant il y a de documents inédits. La seule faucille et marteau pare l’invasion par les bolchéviques russes en 1920. Une large place est faite au Bund et au sionisme polonais, mais quasiment rien sur le Parti Communiste Polonais, KPP, pourtant composé majoritairement d’ouvriers et de militants juifs. Monika me glisse : « ils ont nationalisé la question juive et supprimé l’international. ». Soit les juifs sont intégrés à l’histoire polonaise tout en soulignant leur judéité, soit ils sont sionistes et c’est une bonne chose visiblement pour ceux qui ont conçu ce musée, que les juifs partent et se construisent ailleurs une patrie. Elle découvre des poètes, des hommes de sciences, tels le grand historien spécialiste de l’esclavage Marian Malowist, des marxistes dont elle ignorait qu’ils étaient juifs et cette exposition semble ignorer qu’ils étaient communistes. Cela tient au fait qu’a été gommée toute une partie – peut être la plus importante- des juifs polonais qui étaient membres ou proches du KPP, ceux qui ont émigrés en France pour y construire la MOI, et qui dont ne se reconnaissaient ni dans le Bund ni dans le sionisme. Tout semble fait pour faire ignorer ce qui est pourtant une évidence, l’immense majorité des juifs n’a jamais été sioniste, ni d’ailleurs dans le Bund.

La partie consacrée à l’occupation nazi, la révolte du ghetto est tragique, oppressante. Dans un couloir on ouvre des tiroirs dans le mur et ce sont des portraits de résistants et résistantes.

C’est cependant l’exposition la plus complète qui fut jamais réalisée sur l’Insurrection de la Dignité du 19 avril 1943. Les groupes de jeunes résistants formant la Zydowska Organizacja Bojowa (Organisation Juive de Combat) sous la direction de Mordechaj Anielewicz, sont situés sur une carte du quartier avec leurs caches d’armes, leurs centres de commandements et leurs imprimeries clandestines. Un poème de Wladyslaw Schlengel appelant à l’Insurrection occupe un mur entier à côté des noms des Résistants. Il fait face aux affiches bilingues Polonais-Jidisch appelant au soulèvement aux fameuses photos de la « pacification » du ghetto prises par les photographes nazis. Nous nous arrêtons sidérées devant la photo mondialement connue de la mère et l’enfant juifs levant les bras devant les mitraillettes nazies. Les tirages des photos ont été refait de façon très soignée, en noir et blanc, mais de telle façon qu’elles sont particulièrement exactes sans êtes retouchées. Nous voyons à 20 cm de nos yeux les dignes visages des Résistants juifs faisant face aux SS impassibles. C’est le dernier instant d’être humains que les nazis ont voulu faire disparaitre de la face de la terre mais qui nous regardent ici et maintenant avec une telle intensité qu’on croirait que la scène s’est passée juste hier. De même les visages des bourreaux sont tellement précis qu’on pourrait les reconnaitre dans la rue aujourd’hui….

L’exposition suit la déportation et la Destruction dans les camps, puis passe abruptement à la Pologne Populaire sans s’attarder sur la libération des camps de concentration par l’Armée Soviétique. En fait, l’Armée Rouge libératrice est complètement invisible, gommée de l’Histoire tout comme le Manifeste de Libération Nationale Polonaise PKWN du 22 juillet 1944 que nous venons justement de fêter.

La Pologne Populaire, ses réalisations et son travail sur l’antisémitisme sont à peine esquissés.

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La salle consacrée aux années 1950 présente un portrait de Staline, des vitrines racontant les horribles pogroms antisémites perpétrés par des Polonais sur les juifs survivants en 1946 (à Kielce) mais surtout plusieurs murs présentent le grand mouvement d’émigration vers Israël des 300 000 juifs survivants à l’Holocauste.

 

Seule la musique diffusée par haut parleur, des chansons de la reconstruction des chantiers de la Pologne Populaire, rappelle que les juifs polonais ont bien participé à cette reconstruction.

Ce qui en revanche est gommé, est que des juifs polonais ont également DIRIGE cette reconstruction. Ce fut la période ou la plupart des dirigeants du pays, des procureurs et des hauts fonctionnaires de l’Etat polonais étaient juifs. Boleslaw Bierut – premier secrétaire du Parti Communiste polonais de 1945 à 1955, Hilary Minc, ministre de l’économie (et père de Alain  Minc, professeur de Sciences Po Paris, grand chantre du néolibéralisme…), Jakub Berman, ministre de la propagande, Roman Zambrowski, créateur de la redoutable police politique UB étaient et sont particulièrement haïs par la droite polonaise, présentés comme le mal incarné dans l’idéologie officielle de la Pologne actuelle. Ces personnalités qui sont très connues de tous les Polonais et ont joué un rôle clé dans l’histoire du pays n’ont droit qu’à un tout petit encart composé de courtes notices biographiques sans aucune photo. Le plus surprenant est la présence à leurs côtés de Jozef Cyrankiewicz, le premier ministre de Gomulka et grand ennemi de Bierut et des « staliniens ». Ce mélange des genres et des époques prouve que l’ont veut donner aux touristes étrangers une vision bien biaisée de l’histoire de la Pologne Populaire.

les sionistes dehors du parti! 1968 (1)

Les sionistes hors du parti…

En revanche une large place est faite aux évènements de 1968. La révolte étudiante ici aussi mais que les dirigeants de la Pologne Populaire, Wladyslaw Gomulka et surtout son ministre de l’intérieur, le nationaliste Mieczyslaw Moczar, vont situer dans le prolongement de la guerre des Six jours, le… belliciste et ils vont accuser les rebelles étudiants juifs d’être des agents de l’étranger. On les invite à quitter le pays, c’est la rupture y compris avec des gens comme Léopold Trepper ou Adam Rapacki, ministre des affaires étrangères de Gomulka. Certains de ces intellectuels juifs vont, me dit Monika, amorcer une dérive vers la droite. Elle cite en particulier Adam Michnik, qui va devenir le chantre de l’Eglise catholique de Jean Paul II et surtout du capitalisme occidental avec son journal « Gazeta Wyborcza » fondé en 1989 et actuellement le plus grand centre de propagande néolibérale de toute l’Europe de l’Est.

La Pologne Populaire a entamé sa dérive en donnant de plus en plus de pouvoir à l’Eglise, me dit Monika. Elle a tenté de faire ainsi face à la crise des années 80 alors même que ses réalisations étaient immenses.

Le soir en discutant avec les communistes polonais nous parlons des bouleversements de cette visite. Eux l’ont vu le jour ou les musées étaient gratuits. Ils regrettent que la Pologne Populaire n’ait pas réalisé un tel musée qui aurait eu toute sa place. Nous avons tant à faire, à reconstruire, y compris à mains nues. Nous avons rapidement reconstruits sur des ruines, dans les caves il y avait encore des cadavres non exhumés.

Danielle Bleitrach et Monika Karbowska

(1) Alfred Döblin Voyage en Pologne, Flammarion, traduit de l’Allemand par Pascale Casanova, 1968. (p.249)

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4 Commentaires

Publié par le août 1, 2016 dans Uncategorized

 

4 réponses à “Varsovie – le Musée des Juifs Polonais

  1. jehaislescookiesj

    août 1, 2016 at 10:50

    pour comprendre le secret de l’antisémlitisme en Pologne et Ukraine ça n’est pas compliqué, il suffit d’un peu d’analyse marxiste, renverser les discours « idéalistes » en les remettant sur leurs pieds « matérialistes » c’est à dire socio-économiques, c’est de la lutte de classe tout simplement. Dans l’ancienne Pologne les juifs avaient la monopole de facto du commerce, le monopole de jure de la vente de la vodka, ils étaient les prêteurs sur gages auprès des paysans polonais, et il étaient les intendants des domaines des seigneurs polonais, qui généralement ne s’en occupaient pas personnellement (lisez « la bataille de la terre en Ukraine » aux presses universitaires de lille http://www.septentrion.com/fr/livre/?GCOI=27574100681010 ), bref ils avaient « tout pour plaire » auprès du petit peuple polonais, tous les rôles qui ne pouvaient qu’amasser sur eux les haines !

     
  2. histoireetsociete

    août 1, 2016 at 11:01

    vous faites référence à une minorité de juifs, mais l’immense majorité était aussi pauvre et aussi misérable.. vous n’avez visiblement pas lu le texte que vous commentez, c’est dommage… Parce qu’outre le rôle médiéval on peut ajouter le rôle de l’Eglise comme base de l’identité nationale polonaise toujours menacée et en relation avec la féodalité qui se poursuit… Le peuple déicide, le bouc émissaire bien pratique du nationalisme perverti… Il suffit de voir comment tout a été fait pour faire monter l’antisémitisme à la fin de la pologne populaire avec une place grandissante accordée à la dite église… Marx na jamais nié l’importance des idéologies et Engels lui-même disait que dans les formations sociales, l’économique était déterminant en dernière instance… Quel rôle joue le racisme mais aussi l’antisémitisme dans l’anti-impérialisme des imbéciles d’aujourdhui?

     
  3. etoile rouge

    août 3, 2016 at 8:29

    Si j’étais propriétaire terrien , un bon moyen de diriger et m’enrichir est d’avoir des hommes de confiance qui amortissent aussi les difficultés; Certains juifs jouèrent ce rôle, ils n’avaient pas le choix! Des millions d’autres vivaient dans la misère et le ghetto assigné par le féodalisme dont l’église, la religion catholique, chrétienne était pour l’occident la télé idéologique d’alors.
    Cette église, ces religions sont un élément clef du traité de MAASTRICHT. Pourquoi?

     
  4. brise-menu

    août 6, 2016 at 7:31

    Je n’aime pas Raffarin mais c’est Raymond Barre qui a gagné le gros lot de la bêtise en déclarant que l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic ‘ avait tué des juifs et des passants innocents (sic) ‘
    Après un cimetière profané à ‘Herrlisheim,Raffarin Premier ministre a écrit au président du Consistoire pour lui exprimer « sa profonde solidarité dans cette douloureuse épreuve ».

    « Le caractère odieux de ces actes doit susciter une réaction d’indignation collective », déclare Jean-Pierre Raffarin dans un communiqué. « Cette profanation, qui s’inscrit dans une série récente d’agressions contre les cultes juif et musulman, doit être fermement condamnée et sera combattue avec une détermination sans faille ».

     

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