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JDD : Loi Travail : on a remonté le cortège parisien

20 Juin

un reportage honnête, ça arrive quelquefois…

REPORTAGE – Mardi s’est tenue à Paris une grande manifestation nationale contre la loi Travail. Si des violences ont émaillé le rendez-vous en tête de cortège, le JDD a décidé d’aller un peu plus loin pour rencontrer des opposants à la loi El Khomri venus en nombre de province.

Dans la manifestation parisienne contre la loi Travail le 14 juin à Paris.Dans la manifestation parisienne contre la loi Travail le 14 juin à Paris. (Sipa Press)

Plusieurs dizaines de milliers d’opposants à la loi Travail, actuellement en débat au Sénat, ont manifesté depuis la place d’Italie en direction des Invalides mardi. Ils étaient un million selon les syndicats ; entre 75.000 et 80.000 selon la préfecture de police. Et si la tension était palpable dès le début du cortège où des incidents se sont rapidement produits, les opposants au texte étaient nombreux dans les rues de Paris. Selon le CGT, plus de 600 cars avaient afflué vers la capitale. Le JDD a remonté le cortège en sens inverse. Plus de deux heures après le départ de la manifestation, vers 16h30, la moitié de la place d’Italie était toujours pleine et certains n’avaient pas commencé à avancer. Rencontre avec plusieurs manifestants.

« Avec la loi El Khomri, on sera précaires toute notre vie »

A 13 heures sur le boulevard de Port Royal, la « commission action travail social » de Nuit Debout a pris place en tête de cortège et donne de la voix. A leurs côtés, les postiers des Hauts-de-Seine, en grève reconductible depuis le 10 mai. « Ce matin, la Plateforme industrielle courrier de Villeneuve-la-Garenne a été bloquée. Pas une seule lettre n’a été distribuée dans le 92 », assurent Mohamed et Brahim, respectivement âgés de 36 et 28 ans. « Ce sont les secteurs en lutte qui ouvrent la manifestation, ceux qui perdent de l’argent tous les jours. C’est plus légitime que les cortèges syndicaux classiques », estiment-ils, avant de reprendre en choeur les chansons criées dans le mégaphone voisin.

(LeJDD)

« On veut le retrait, il n’y a pas de discussion à avoir. Entre la peste et le choléra, on ne choisit pas », renchérissent les deux hommes. « C’est un paquet de saloperies. » A la loi Travail s’ajoutent des revendications internes – comme chez la plupart des manifestants rencontrés mardi.

Lire aussi : Loi Travail, 42 interpellations, 40 blessés à Paris

« Ce n’est pas possible, on ne peut pas accepter ça »

«Pour moi, ce n’est pas un gouvernement de gauche. Sinon je ne serais pas là»

Quelques dizaines de mètres après, après avoir laissé les violences entre forces de l’ordre et casseurs derrière nous (et le gaz lacrymogène), on rencontre Eliane et Christine. Avec 300 CGtistes des Alpes-Maritimes, elles sont arrivées à Paris mardi matin par le train et repartent vers 17 heures. C’est la première fois qu’elles montent dans la capitale pour manifester contre cette loi. « Ça fait longtemps qu’on manifestait en bas, là on s’est dit on monte », expliquent-elles. C’est aussi la première fois qu’elles défilent contre un gouvernement de gauche. « Pour moi, ce n’est pas un gouvernement de gauche. Sinon je ne serais pas là », estime Eliane, une Niçoise de 65 ans, qui demande le retrait du texte législatif. « Ce n’est pas possible, on ne peut pas accepter ça. »

Tout au long du cortège, certains manifestants tentent de discuter avec les policiers postés à chaque carrefour. Dans une ambiance plus ou moins tendue. « Les bleus avec les manifestants pour une fois », lance un jeune homme en passant à côté de forces de l’ordre bloquant une rue perpendiculaire. « La police est là pour protéger les plus riches pas les pauvres », dira une autre. Les critiques à l’encontre du gouvernement et du Parti socialiste sont légion : « Et le PS c’est dégueulasse », entonnent les uns ; « Tout ça c’est de la faute du PS », disent les autres ; « Ne votez plus jamais Hollande », renchérissent certains. Pour la majorité des manifestants, cela ne fait plus de doutes.

(LeJDD)

« Ça doit être mon dixième jour de grève cette année »

Charles, lui, est venu de Carcassonne et défile avec FO de l’Aude. La dernière fois qu’il est venu à Paris battre le pavé c’était en 2005 contre le traité anticonstitutionnel. « Aujourd’hui c’est une date extrêmement importante, on veut faire céder le gouvernement », explique cet instituteur de 59 ans qui a pris le train mardi matin avec 68 autres camarades. « Ça doit être mon dixième jour de grève cette année. Ce sont les acquis de toutes les luttes de nos aïeux. Je ne le fais pas pour moi, mais pour mes enfants, mes petits-enfants », confie-il. Dans le cortège, les drapeaux de la CGT, de FO sont nombreux. Des Hautes-Pyrénées, de Savoie, du Vauclaise, de Moselle, du Loir-et-Cher…

(Le JDD)

Côté politique, des drapeaux du PC, du NPA et de FO flottent. Un ballon Front de gauche prend de la hauteur. Une délégation d’Europe Ecologie – Les Verts est également présente. Des tracts et des autocollants La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon sont distribués. Dans la manifestation, on aperçoit Eric Coquerel (Parti de gauche) et Clémentine Autain (Ensemble).

Des forestiers et leur tronçonneuse

Toujours plus loin, les dockers sont applaudis à leur passage, et des manifestants font vrombir des tronçonneuses devant une bannière des « ouvriers forestiers de droit privé de l’ONF » [Office national des forêts, NDLR].

(LeJDD)

« Le retrait de la loi Travail n’est ni négociable, ni amendable »

«S’il faut se rasseoir à la table des négociations, ce sera après que le gouvernement ait accepté d’entendre la rue et les citoyens»

« On n’a jamais été aussi nombreux » de la Bibliothèque nationale de France, assure Caroline, 45 ans, qui est bibliothécaire au département des Estampes. « C’est une journée importante, une étape dans les négociations de la loi Travail au Parlement », estime-t-elle. Parisienne, ce n’est pas sa première manifestation. A la loi Travail, s’ajoutent là encore des négocations internes sur « la chute de l’embauche » et des « conditions de travail qui se durcissent ». Pour Astrid, sage-femme, et ses collègues aussi, les revendications sectorielles – notamment face à la réforme de l’APHP voulue par Martin Hirsch – « vont de pair avec le climat social qui s’est dégradé dans le pays ». « Le retrait de la loi Travail n’est ni négociable, ni amendable », dit la jeune femme de 32 ans de l’Usap GCT. « S’il faut se rasseoir à la table des négociations, ce sera après que le gouvernement ait accepté d’entendre la rue et les citoyens », renchérit-elle, voyant cette journée de mobilisation comme un « avertissement supplémentaire ».

(LeJDD)

Avec ses collègues Magdelone, Pascale et Isabelle, elle n’a pas encore avancé. Il est 16h30 place d’Italie, et beaucoup de manifestants n’ont toujours pas quitté la place. A côtés d’elles, des dizaines de taxi bouclent le cortège. Et à quelques mètres de là, un peu en amont, les gens chantaient : « Aujourd’hui dans la rue, demain on continue. »

Anne-Charlotte Dusseaulx – leJDD.fr

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1 commentaire

Publié par le juin 20, 2016 dans Uncategorized

 

Une réponse à “JDD : Loi Travail : on a remonté le cortège parisien

  1. Chapes

    juillet 19, 2016 at 2:38

    La loi dite travail permet l’application de la loi Macron
    Il s’agit là d’un aspect important de l’adaptation du capitalisme, à sa malfaisance, à la société sans cesse dégradée par lui dans tous les domaines, société qu’il est parvenu à imposer jusqu’à maintenant aux populations.
    Comment peut-on évoquer le travail et l’emploi, cette loi scélérate appelée malignement loi travail, sans se rendre compte que le travail, sous la botte capitalisme, est accompli dans le monde, exclusivement, pour et par la recherche forcenée du profit maximal, obtenu le plus rapidement, là où son coût est le moins cher, à tel moment à tel endroit dans le monde, soit là où les populations, sont parmi les plus exploitées, et donc les plus pauvres et malheureuses. Ce qui ne profite en rien, au contraire, où que ce soit, ailleurs aux populations**. Dans ce contexte, les peuples du monde, victimes directes ou non du terrorisme, lequel n’étant autre que de source et pratique capitaliste*. En conséquence, nous sommes tous, potentiellement victimes du capitalisme. En finir avec le terrorisme, implique donc obligatoirement, d’en finir conjointement avec le capitalisme. Je me sens proche et encouragé par le trio Marx, Engels et Lénine, qui doivent bondir dans leurs tombes au vu du désastre en cours.
    La production agricole de la France ? Désertifiée et bétonnée en accélération, foin les cultures naturelles, normales, les terres sont, depuis les années 1960, soumises aux engrais chimiques, aux pesticides, aux OGM de Monsanto et Cie, ils nous annoncent, toujours largement accompagnés, pour bientôt en France, leurs extractions de gaz de schiste,…, auxquels s’ajoute le grand gâchis de la recherche des produits agricoles aux moindres coûts dans le monde entier, un coup à devenir révolutionnaire ! Pratique issue de leur compétitivité pourrie sus-indiquée.
    Un aspect du travail ? Par exemple, les produits en plastique et sous plastique, qui sont utilisés de + en + à tout va, participent dans leurs domaines, comme tant d’autres polluants, aux détériorations-pollutions des terres, des eaux, de l’atmosphère terrestre, à l’encontre de chaque être vivant sur terre, de moi, de toi, de vous, d’eux, de nos frères les animaux, des plantes…
    Mais ce qui n’est autre qu’un génocide à l’échelle mondiale, n’étant pas jugé assez radical par la racaille, le capitalisme, ses tenants, font pulvériser dans l’atmosphère terrestre depuis les années 1995, des particules porteuses de maladies et de mort. On peut mettre chemtrails et morgellons, dans le moteur de recherche du vilain décrié Google.
    Les capitalistes, leurs nombreux sbires, veulent, cherchent et parviennent dans le contexte, à aller encore plus profond, plus vite et plus grave encore, avec ce qu’ils font appeler le transhumanisme, lequel annonce de leur part, une volonté liquidatrice massive des populations sur ce qu’était notre si belle planète***. La loi dite travail, ambiguïté du terme, voir ci-dessus, est combattue selon les apparences, fermement par la CGT, laissons de côté les autres dont FO, qui est et une création reconnue de la CIA ! La CGT, de dérives en dérives, qui auraient dû depuis longtemps, conduire les travailleurs à la réflexion et à faire le ménage, est devenue depuis belle lurette, comme les autres, complice permissive du pire, ici par la pratique du gauchiste : Le gauchisme, cette maladie infantile qui existe et perdure, est reconnue depuis plus d’un siècle, pour conduire les travailleurs à l’impasse et à l’échec ! La CGT a donc choisi ici cette méthode. Elle apparaît ferme et jusqu’au-boutiste, alors que comme Pierre Laurent pour le dit PCF, les uns et les autres ne dépassant le contenu de la loi, cela évite évidemment de prendre l’ensemble des données qui concernent le travail, soit celui de l’activité humaine. Le piège est grossier ! Et le résultat recherché par les pantins, c’est que la mobilisation populaire, bien en-dessous de ce qu’elle devrait et pourrait-être, s’essouffle !
    Mais pourquoi tout ce cirque, par la voie de casseurs sus ? Dont on connaît les causes et l’origine ! Tout simplement afin de permettre au capitalisme de remporter une bataille de plus, en dépit des enjeux graves et importants, pour notre peuple, notre pays et les autres.
    Voyons-le, la guerre fait rage sur tous les fronts, à l’encontre des peuples, terrorisme inclus de la part nul autre que du capitalisme. Iil nous faut revoir de fond en comble le dispositif, lequel fut un temps trop lointain, adapté et porteur des meilleures valeurs, avec d’excellents résultats.
    La guerre, qui est la lutte entre deux classes antagonistes, irréductible, incontournable et permanente, entre le capitalisme et les peuples, elle doit obligatoirement être remporter par les peuples !
    Le capitalisme pratiquement partout, sauf à de rares exceptions, dispose largement des institutions présidences, parlements… des instruments, armées polices, justice…, de l’essentiel des partis, syndicats, églises, associations… Il possède et conduit de même les institutions mondiales, comme le FMI, les banques, l’OMC, les bourses, les paradis fiscaux, ses planches à billet…
    Que représentent face à aux fausses valeurs parasitées et trichées par le capitalisme, les vraies valeurs qui sont à déterminer et à défendre, celles du travail, de l’activité humaine, respectueuses de l’intérêt général, c’est-à-dire de la vie et de l’intérêt de chacun, hormis les parasites recnnus ; criminels exploiteurs destructeurs, qui ayant outrepassé leur temps au-delà ! Leur système, le capitalisme doit donc être expliqué, reconnu, combattu, battu, pour disparaître à jamais ! Pour y parvenir, les peuples doivent murir pour parvenir à trouver et à mettre en selle, leurs enfin propres leaders et organisations politiques.
    ————————————————————-
    * Le terrorisme n’ayant jamais eu, et il n’aura jamais eu en aucun cas, la moindre validité, dans les combats que les peuples ont à mener à l’encontre de leurs exploiteurs destructeurs, de leur système le capitalisme. Ce qui désigne sans conteste, la source et les praticiens du terrorisme.
    ** Si le nombre de milliardaire a doublé en 9 années, par contre les salaires arrachés, quand les populations le peuvent, sont vite repris dans le contexte, on en a vu quelques causes ci-dessus ! Les activités, ce dit travail, sont à revoir de fond en comble, comme le reste.
    *** Le capitalisme ne peut cacher, qu’il a été, nul autre que lui en tant que système et catégorie asociale et criminelle, la source du nazisme, comme il est la sources des différentes familles fascistes et du terrorisme à grande échelle dans le monde. En France, la racaille, pratiquement tous partis confondus, dispose dans le Front qui en toute démagogie se prétend national, d’un parti fasciste. remarquons-le largement banalisé, qui lui sert non seulement de repoussoir, mais diaboliquement aussi de roue de secours !
    Le capitalisme par les pires moyens ? Dont la guerre et le terrorisme dans toutes leurs variantes, partout où il l’estime profitable pour lui, s’empare et accapare, exploite et détruit les ressources et la vie. En conséquence, ce système criminel, anachronique et obsolète, est irrémédiablement, condamnée et destiné à disparaître, sans retour, sous certaines conditions, certaines étant abordées ci-dessus !
    ————————————————————-
    Le sport, comme la plupart des domaines, est dévoyé par des nuisibles.
    Pour qui le Président Hollande* nous prend-il, pour avoir dit qu’une victoire française en football, remonterait le moral des Français. Alors que comme tous ses prédécesseurs*, il n’a participé, comme ailleurs ses homologues, qu’à l’altération de la situation de notre pays et du monde, à celle accélérée des conditions de vie de sa population, et à leur pendant, l’enrichissement croissant faramineux, d’une minorité d’exploiteurs destructeurs parasites !
    Cet envahissement de cocoricos nationalistes limités à un sport, dont on sait combien il est vicié, comme la plupart des domaines par d’énormes scandales, visait à endormir la population, à tenter de lui faire oublier la gravissime dégradation de la situation.

    * Rien de bon est à attendre de son successeur, si le contexte est maintenu,

    UN AUTRE MONDE EXISTE, ALLONS-Y, RETROUSSONS NOS MANCHES ET SECOUONS NOS NEURONES !

     

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