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journée de la Résistance: Le négationnisme anticommuniste est dirigé contre les luttes d’aujourd’hui

27 Mai

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Celui qui devrait être au Panthéon, non seulement pour dire ce que les communistes ont apporté, mais pour aider chacun à se rendre compte qu’il faut défendre la sécurité sociale qui n’est pas un don du ciel mais un produit de la lutte des classes. 

Il y a un an jour pour jour, facebook m’en fait souvenir, j’écrivais ceci::

« Je suis écoeurée par la comédie qui aujourd’hui se joue au Panthéon… Comment quelqu’un peut-il se prétendre de gauche, voter socialiste, s’exciter sur des motions et oser de pareilles forfaitures, nier la résistance communiste… c’est le parallèle avec la loi Macron, avec la vente d’armes aux saoudiens… mieux tronquer hier pour servir de paillasson au capital et à l’impérialisme telle est la logique du PS… que Filoche, ses pareils faux frondeurs et vrais hypocrites se débrouillent avec ça. »..

Je n’en change pas une ligne, simplement bien sûr à la place de Macron, je mets El Khomri, mais chacun conviendra qu’il s’agit d’une nouvelle étape franchie par le pouvoir dit socialiste.

Cependant je pense que c’est cette indignation devant la négation de la Résistance communiste qui a provoqué ma décision de reprendre ma carte au PCF. Non que j’aie eu quelque enthousiasme à l’idée de rejoindre ce parti tel qu’il est devenu, mais avec la conscience forte qu’il m’appartenait autant que ceux dont je réprouvais la politique de soumission au PS.

Ce parti n’appartient à personne, et certainement pas en exclusivité aux actuels copropriétaires de la place du colonel Fabien, il nous appartient à tous, y compris à eux, il appartient à l’Histoire, au peuple français, à l’internationale des peuples qui luttent pour l’émancipation de tous quelle que soit leur propre histoire, leur couleur de peau… Et c’est à ce titre que chacun peut s’en emparer, le revendiquer pour que se réalisent ses espérances d’un monde nouveau.

La préparation du Congrès, ce moment raté des tâches urgentes qui lui incombaient en particulier celle de rassembler les communistes pour répondre aux défis posés aux travailleurs, à la jeunesse et à notre pays, n’a en rien fait évoluer mon opinion. Ni mes désaccords face à un Congrès dont l’enjeu paraissait des primaires qui nous transformaient en l’équivalent des radicaux de gauche, ou le choix d’une adhésion directe au Front de Gauche qui en finissait avec le PCF. Nous avons tenté à un certain nombre de défendre l’idée d’un parti qui retrouverait ses fondamentaux, la lutte des classes, la souveraineté nationale face à l’Europe, la paix et la nécessité d’unir les communistes pour mieux rassembler ceux qui voulaient oeuvrer à une transformation profonde de notre société vers le socialisme.

Je n’ai pas été passionnée par ce Congrès c’est le moins que l’on puisse dire, autant le combat contre le capital me paraît devoir être mené avec détermination, autant j’ai du mal à me battre contre un autre moi-même, avec des gens qu’il faudrait rallier et pas opposer. Paradoxalement ce type de combat est celui qui n’ayant pas de base politique réelle débouche sur les plus grands excès, un combat fraternel devient aisément fratricide… Quand la question politique est mal posée.

Voilà, il me semble aujourd’hui que la vie est en train de trancher. Dans le grand combat de classe et d’indépendance nationale auquel nous sommes confrontés et où les communistes paraissent avoir repris la place qui est la leur, beaucoup de faux problèmes, de positions politiciennes concernant les unions au sommet, les manoeuvres sont en train non pas de s’effacer (faut pas rêver) mais de perdre de leur acuité au profit du positionnement du parti que nous étions nombreux à réclamer. Il a suffi que la classe ouvrière entre dans le combat avec les syndicats, dont la CGT, pour que beaucoup de choses reprennent leur place.

Voilà, il est peut-être encore temps de réaliser que nous, nous les communistes, nous les travailleurs, nous la jeunesse, nous le pays, nous avons besoin d’un parti communiste… unifié mais divers,  sur les bases qui sont les siennes et qui garantissent son utilité comme jadis dans la Résistance…

C’est pour cela que je voyais dans l’attitude de foutriquet de Hollande niant la Résistance communiste la porte ouverte à toutes les trahisons d’aujourd’hui. Mais si l’on veut lutter contre ce négationnisme anticommuniste de ce pouvoir, il faut que les communistes acceptent d’être aujourd’hui dignes de ce qu’ils ont été hier.

Danielle Bleitrach

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Publié par le mai 27, 2016 dans histoire

 

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