RSS

La journée du 26 mai : un mouvement majoritaire et gouvernement minoritaire qui s’enferme dans une logique de guerre civile…

26 Mai

La manifestation de jeudi dernier, à Paris.

Une marée humaine dans les rues de Paris, malgré la multiplication dans toute la France au plus près des entreprises en grève de rassemblements de travailleurs,  les grandes manifestations dans les centres urbains, comme à Paris ou à Lille, Toulouse, se sont encore amplifiées. A Paris la manifestation était de 30% supérieure à la dernière et chacun constatait « Plus Valls parle, plus nous sommes nombreux. Toujours à Paris, prenant prétexte de la présence de quelques casseurs qui attaquaient non seulement la police, les vitrines mais les manifestants, la police a chargé avec une extraordinaire brutalité, envoyant des gaz lacrymogènes, bloquant journalistes et manifestants dans un périmètre où s’exerçait la violence. La foule hurlait « démission »…

Cette présence massive et pacifique dans la région marseillaise avait essaimé au plus près des zones de grève, des ports. Les 153.000 de la police non seulement sous-estiment comme à l’ordinaire le chiffre réel dans les grandes villes, mais ne tenait pas compte de ce phénomène nouveau, la présence à proximité des lieux de travail de foules déterminées, mi-manifestation, mi-piquet de grève.

Les drames touchant des manifestants se multiplient, à Fos où l’accident est le plus grave, à Vitrolles .. le gouvernement prend une lourde responsabilité dans la haine qu’il fait monter contre les militants. Il choisit de développer la guerre civile, de tenter de diviser par la haine….

L’ampleur des manifestations, leur calme, la multiplication des foyers de grève, tout cela reflète le fait essentiel: 70 % de la population rejette la loi travail, nous ne sommes pas devant  un  bras de fer syndicats-gouvernement, comme on tente de nous l’expliquer, en provoquant des actes de violence, mais nous sommes devant un gouvernement minoritaire qui perd l’esprit et choisit de faire monter l’angoisse et les peurs au lieu de négocier dans le sens réclamé par la majorité. 

Les faits sont là : la population est contre, les salariés partout le disent. Il faut que le gouvernement, Valls en tête mesure la situation et accepte de renégocier. Parce qu’il n’y a pas que ce qu’on affiche dans les médias, les transports, l’énergie en expliquant que leur lutte est dirigée contre la population alors qu’elle n’est qu’une réponse à l’arbitraire du 49.3, à la violence des interventions policières, mais il faut aussi mesurer ce qui inquiète ledit gouvernement, l’affole, c’est l’impossibilité dans laquelle il se trouve de se justifier sur le fond face à cet impressionnant témoignage de volonté.

La réponse, notre réponse à tous doit être responsable, bien faire mesurer la réalité du rapport de force, le fait que c’est ce gouvernement qui est minoritaire et qui réagit dans la panique et la violence, le refus de négocier…  il faut aller s’expliquer partout, d’abord avec les salariés, mais aussi avec la population que l’on a choisi d’effrayer… A ce régime de répression et de provocation, il faut répondre par la discussion partout, l’organisation des solidarités.

Danielle Bleitrach

 
3 Commentaires

Publié par le mai 26, 2016 dans Uncategorized

 

3 réponses à “La journée du 26 mai : un mouvement majoritaire et gouvernement minoritaire qui s’enferme dans une logique de guerre civile…

  1. ORJOL D.

    mai 26, 2016 at 4:36

    POURQUOI ILS NE RECULERONS PAS SI ON N’AMPLIFIE PAS LE MOUVEMENT …

    RECOMMANDATIONS DU CONSEIL DE L’UE A LA FRANCE EN MAI 2015 (extrait) :

    « Réviser le cadre juridique régissant les contrats de travail pourrait aider à réduire la segmentation. Les réformes menées récemment n’ont donné aux employeurs que peu de possibilités pour déroger aux accords de branche. Cela limite la capacité des entreprises à moduler leurs effectifs en fonction de leurs besoins. Il conviendrait d’accorder aux branches et aux entreprises la possibilité de déterminer de façon flexible, au cas par cas et après négociations avec les partenaires sociaux, s’il y a lieu de déroger à la durée légale du travail de 35 heures par semaine. La loi portant création des accords de maintien de l’emploi n’a pas produit les résultats escomptés. Très peu d’entreprises ont fait usage des nouveaux dispositifs permettant un assouplissement des conditions de travail dans le cadre d’accords d’entreprise. Ce dispositif devrait être revu afin de donner plus de latitude aux entreprises pour adapter les salaires et le temps de travail à leur situation économique. »

     
  2. *J

    mai 26, 2016 at 9:18

    Merci, mais est-ce possible de corriger les fautes de frappe, car sinon c’est excellent, merci !

     
    • ORJOL D.

      mai 28, 2016 at 8:41

      ILS NE RECULERONT PAS …

       

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :