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La réflexion du jour: deux mots sur ce qui s’est passé à Vénissieux…

02 Mai
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je voudrais dire rapidement en attendant le compte-rendu plus exhaustif fait par les camarades que la réunion de Vénissieux a été une vraie réussite, tant pour le nombre que pour la diversité des camarades.

Une atmosphère de lutte, de fraternité et de réflexion. Les diversités existent mais l’unité des communistes, condition indispensable d’une perspective de rassemblement est apparue possible. Là est la solution et celle-ci est à portée de la main quels que soient les choix organisationnels de chacun. Je ne sais pas quelle sera la postérité de cette rencontre et malheureusement je n’ignore rien des tendances délétères, des divisions souvent liées à la défense groupusculaire des « ego », mais je sais ce qui rassemble tous ceux qui étaient là, le refus de la résignation, le refus de jeter aux orties la sommes des expériences historiques du communisme, l’aspiration à un changement profond de société…

C’est tout cela qui est apparu à Vénissieux. Cette embellie, ce possible est le fruit des luttes de notre peuple, la mobilisation qui se poursuit contre la casse du travail et plus largement la politique au profit du capital et du MEDEF, le mépris de la jeunesse, les promesses non tenues… Cette jeunesse qui est en train de faire son expérience, de découvrir la violence non seulement policière, la manière dont on tait les assassinats comme celui de Rémi Fraysse jadis, la perte d’un oeil d’un adolescent à Rennes, tandis que la droite et le FN réclament l’interdiction et encore plus de répression, pour la conduire au désespoir…

Cette jeunesse a besoin de communistes responsables pas en train de défendre leur oeuf groupusculaire contre l’autre… Le pays tout entier, ceux qui souffrent dans nos villes et nos campagnes, dans les usines comme dans les cités ont besoin des communistes rassemblés, prêts à combattre ensemble.

OUI « nuit debout » n’y suffit pas et d’un point de vue stratégique aller s’enfermer sur une place pour y vendre les produits de l’agriculture biologue, pour chercher la pierre philosophale de l’humain d’abord, alors qu’à l’Hôtel de ville on négocie avec le MEDEF et les multinationales du traité transatlantique tandis que les le pen – Dallas « ton univers impitoyable » nous promettent la fin des désordres, tout cela peut paraître dérisoire. Oui mais voilà, il ne s’agit pas de critiquer mais d’apporter une aide effective à ceux qui ont le courage de la rêverie.

Le premier moyen c’est l’unité des adversaires les plus résolus du capitalisme et parmi eux, les communistes…

Comme l’a dit G. Gastaud, « Etre au PCF ou avoir choisi de s’organiser à l’extérieur n’est pas la question essentielle, celle qui porterait la contradiction principale de la période ». Il a raison, la présence de Charles Hoareau et d’autres amis des Rouge-vifs, comme d’ailleurs celles de militants venus d’horizons encore plus lointain comme ceux de L.O, apportant une expérience indéniable, une action, une réflexion née du refus de s’incliner y compris quand on est chômeur, travailleur précarisé, habitant de cités condamnés à la marginalité et à la délinquance. Il y avait aussi, en face de la salle de réunion, l’occupation de leur entreprise de ces travailleurs de Bosch en lutte, dans la salle venue pour la première fois ces travailleuses sociales, tout cela a fait de la matinée un moment de confrontation au sens positif du terme.

Non la véritable question qui s’est posée à Vénissieux, celle d’unir les communistes, est celle de notre volonté de résister. Comme j’ai tenté de le souligner à propos des Cubains, qui avaient choisi de résister alors que l’URSS et le camp socialiste s’effondraient, ce choix apparemment fou, ne peut se contenter de la nostalgie, il doit être lucide, très lucide sur la nature de ce qu’il affronte, l’état réel des rapports de force et il a besoin de rassembler sur l’essentiel qui ne dépend pas de lui mais de ce à quoi aspirent les peuples, à la justice dans la paix, à leur souveraineté, à la dignité d’un emploi, d’une formation, d’une éducation digne de ce nom, des choses très simples et très compliquées… Les communistes doivent se mettre au service de ceux qui ont la volonté de résister et leur proposer la perspective socialiste, c’est leur rôle. Comment ils le font, cela reste à construire et nous avons beaucoup à apprendre, c’est de cela qu’il a été question toute la journée. Nous allons continuer.

Que dire quand nous avons été salués par nos camarades Coréens du Sud, un de leur dirigeant qui a payé de 7 ans de prison sa volonté d’être communiste… Et qui proteste contre le silence devant cette dictature de Séoul, alors que nos médias ne nous parlent de dictature qu’à propos de la Corée du Nord… partout dans le monde les communistes que l’on interdit, emprisonne, torture même, n’inquiètent personne… Il n’y aurait pas fascisme tant qu’au nom de l’ordre capitaliste on interdit, frappe ceux qui résistent?

Nous allons continuer, ce ne sera pas un long fleuve tranquille mais nous sortirons de chaque bataille plus forts, plus déterminés à rester unis et plus que jamais communistes… peut-être un jour dira-t-on « unis comme à Vénissieux »… Je l’ignore, mais nous commençons à poser les jalons de ce qu’est être communiste aujourd’hui pour nous montrer dignes de cette France et de ce monde entré en lutte…
Danielle Bleitrach

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Publié par le mai 2, 2016 dans Uncategorized

 

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