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DEUXIEME PARTIE : Ziouganov a pris part au programme « Dimanche soir avec Vladimir Soloviev » sur « Russie 1 »

07 Avr

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Le 3 avril, le dirigeant communiste Ziouganov a pris part au programme « Dimanche soir avec Vladimir Soloviev » sur la chaîne de télévision  » Russie 1″. Le sujet de la discussion était la « nostalgie de l’Union soviétique. »

DEUXIEME PARTIE (2/3)

3 avril 2016 https://kprf.ru/tv/153480.html

Pour lire la Première partie : https://histoireetsociete.wordpress.com/2016/04/05/ziouganov-a-pris-part-au-programme-dimanche-soir-avec-vladimir-soloviev-sur-russie-1sujet-nostalgie-de-lunion-sovietique/

(PARTIE 7) La nostalgie de l’URSS

V: Oui, Guennadi Ziouganov.

GUENNADI ZIOUGANOV : Une remarque. Je veux dire ici, pour soutenir Karen. L’essence de l’idée de Lénine était, elle est extrêmement simple. Il a compris que l’empire avait été anéanti, détruit par le feu de la Première Guerre mondiale. Il a réalisé qu’il était impossible de le rassembler à nouveau dans l’idée impériale, il était impossible de rassembler sur l’idée du nationalisme russe, il ne pouvait être rassemblé que sur l’idée de la justice et de l’amitié entre les peuples, le respect du travail humain, un enseignement de qualité, la science moderne. Et il a offert une union égale des nations égales. Et le pays, désemparé dans la guerre, a commencé aux yeux de tous à s’unir, lorsqu’il a suivi une politique dans l’intérêt de tous les peuples. C’est alors que l’Union soviétique a pu se développer avec succès.

V: Je vous écoute …

GUENNADI ZIOUGANOV : Dès que ces idées ont été trahies…

V: Je comprends …

GUENNADI ZIOUGANOV : Gorbatchev, Eltsine, et la façon dont tout s’est écroulé, vous avez raison.

V: Avigdor, ce que vous dites est fondement indiscutable, dans les années 90 les opinions oscillaient entre ce que vous dites et ce que dit Boris. On voyait ça dans toutes les écoles.

(Brouhaha)

V: Attendez, ne vous énervez pas.

GUENNADI ZIOUGANOV :Par exemple Serguei, il est né dans les dernières années, comment est-ce que les jeunes voient, laissez …

V: Depuis la pérestroïka on nous a sans arrêt rabâché les oreilles sur l’horreur qu’était l’URSS. Il y a plus de 20 ans qu’on essaie de faire de nous des zombies. Alors pourquoi il y a eu ce sondage, et les gens de tous les âges disent être fiers de cette période. Nous allons essayer …

NIKOLAI STARIKOV (président du parti Grande patrie): On dit souvent que les gens sont nostalgiques de ce qu’ils n’ont plus. Mais il ne s’agit pas, en fait, de leur jeunesse disparue, ni de leurs souvenirs d’école. Qu’est-ce que nous n’avons plus aujourd’hui? Posons-nous la question. Nous manquons de deux choses. Premièrement – la justice, qui en Union soviétique ne faisait que croître, et, deuxièmement, ce qui aujourd’hui nous manque c’est le sentiment de sécurité que donnait l’Union soviétique. Parce que c’était une véritable superpuissance. Nous avions un grand nombre d’alliés, et aucune arme en Europe, ça c’est certain, ne pouvait tirer à notre insu. Mais je tiens à dire que notre sympathie pour l’Union soviétique tient en grande partie au fait que les habitants actuels de notre pays, eh bien, n’ont pas vécu aux temps de l’Empire russe. Pour moi personnellement, cette expérience tant de l’Empire russe que de l’Union soviétique sont tout aussi précieuses. Et les problèmes de la société russe d’aujourd’hui, qui doivent nécessairement être résolus pour éviter cette scission …

GUENNADI ZIOUGANOV : C’est juste, c’est juste, Nicolas, vous avez parfaitement raison.

NIKOLAI STARIKOV : Nous devons aimer tout autant la Russie soviétique, impériale, et celle d’aujourd’hui. Notre pays, nos réalisations, nos héros. Voici la position correcte, qui aidera à comprendre beaucoup de choses.

GUENNADI ZIOUGANOV : D’ailleurs, Poutine a déclaré lors du forum de Valdaï: «Notre idée principale … notre tâche, est de combiner le meilleur de l’histoire millénaire impériale, soviétique, actuelle, l’expérience du monde entier. » Au lieu de ça on  …

V: Guennadi Ziouganov, vous allez mettre Boris dans une position inconfortable. C’est lui qui va aux primaires pour « Russie unie », pas vous. C’est …

UNE VOIX HORS CHAMP: Puis-je citer Poutine?

V: Non pas vous.

NIKOLAI STARIKOV : Boris, juste quelques mots. Voilà, il y a des collègues qui ont sorti une thèse selon laquelle l’Union soviétique aurait été détruite, parce qu’elle avait épuisé ses possibilités–c’est n’importe quoi. Elle a été détruite par des traîtres. Par conséquent, si nous devons parler des lacunes du système soviétique, des lacunes du système éducatif soviétique, dont vous-même, Boris, êtes un exemple frappant …

BORIS NADEJDINE : Moi?

NIKOLAI STARIKOV : Vous étiez un responsable des Komsomols, un chef de groupe. Qu’est-ce que vous nous racontez? Des histoires de viande. Tout ce que vous vous souvenez de ce grand pays, c’est la viande. Les tickets de rationnement …

V: En regardant Boris, je comprends pourquoi le thème de la viande le préoccupe.

NIKOLAI STARIKOV :On vous a mal éduqué. Gorbatchev a été mal éduqué. C’est comme ça que des traîtres sont venus au pouvoir, et ont détruit l’Union soviétique.

V: Est-ce que vous essayez de … vous essayez toujours de remplacer certains concepts ici, et à cause de ça vous pensez que tout est facile à résoudre. Je veux parler de Boris, et de votre raisonnement. Mais l’homme ne vit pas que de viande, pour paraphraser si l’on peut dire.

UNE VOIX HORS CHAMP: Puis-je dire quelque chose? Juste un mot?

V: Boris, alors ne pensez-vous pas que vous êtes, en fait, un athée typique? qui … parce que répondre …

BORIS NADEJDINE : Pas que de pain. Je sais tout, Volodia, mais est-ce je peux finir? Volodia … Si, si … Serguei, encore une phrase. Serge.

V: Boris, ne prononcez jamais la phrase: « Je sais tout. »

(Brouhaha)

BORIS NADEJDINE : Juste une seconde. Vladimir …

(Brouhaha)

BORIS NADEJDINE : Quand dans les années 60-70 il n’y avait pas de vrais problèmes avec la nourriture, au moins, là où je vivais…

V: Il n’y en avait pas, hein?

BORIS NADEJDINE : A Tachkent, et ainsi de suite. Bien sûr, et alors, les gens pensaient aux choses élevées, ils se réjouissaient du vol de Gagarine, et ainsi de suite.

V: Et il n’y avait pas de problèmes avec la nourriture?

BORIS NADEJDINE : Ce n’est pas ça.

V: Je vois.

BORIS NADEJDINE : Eh bien, quand il n’y a aucun problème avec la nourriture, alors vous devez penser aux choses spirituelles.

V: Boris. En Russie, Boris …

NIKOLAI STARIKOV : Quand, à partir de  quelle année?

BORIS NADEJDINE : Mais quand le pays ne dispose pas d’assez de nourriture, alors les gens commencent …

NIKOLAI STARIKOV : Dites-moi, à partir de  quelle année?

(Brouhaha)

BORIS NADEJDINE : Alors les gens commencent à parler de la nourriture, et pas des sujets  élevés. Voilà comment ils fonctionnent.

V: Boris, dites-moi s’il vous plaît, quand les gens ont souffert de la faim en Russie?

NIKOLAI STARIKOV : En quelle année les problèmes alimentaires ont commencé?

BORIS NADEJDINE : En Russie, à mon grand regret, les gens ont souffert de la faim durant une grande partie de son histoire millénaire.

V: C’est vrai aussi, c’est pourquoi, Boris …

BORIS NADEJDINE : Et si vous prenez le 20ème siècle, eh bien, malheureusement, l’Union soviétique a été le seul pays européen, le seul où au 20ème siècle, des millions de personnes sont mortes de la faim. Ça c’est la vérité.

V: C’est tout à fait exact, et néanmoins, les gens sont toujours fiers de leur histoire soviétique.

BORIS NADEJDINE : Bien sûr, ils en sont fiers, et moi je suis fier de Gagarine et de la Victoire – c’est de ça qu’on parle.

V: Oui, il ne faut pas confondre. Moi il y a une chose qui me fait peur, j’ai peur que dans cette frénésie on oublie l’idée de Tchaadaev sur ce qu’est la fierté pour son pays. Ça me fait très peur. Je crains la perte de certains principes selon lesquels l’amour d’un pays est impossible si l’on ne rejette pas toute complaisance pour les pages les plus sombres de son histoire. Je n’aime pas quand on utilise …

(Applaudissements)

BORIS NADEJDINE :Très juste, et ce ne sont pas des traîtres qui ont causé l’effondrement de l’Union soviétique, pas des traîtres, mais juste des Russes qui disaient que voilà, le communisme est à portée de main, et puis on s’est aperçu qu’il n’y avait plus rien à manger.

(Brouhaha)

V: Et pourtant, ce sont bien des traîtres qui l’ont détruite. Elle aurait pu exister jusqu’à présent

SERGEÏ CHARGOUNOV: Je pense que ce n’est pas un hasard si l’on a mentionné ici que l’Union soviétique aurait pu être la première puissance et le serait, si elle avait suivi le chemin de la Chine, parce qu’aujourd’hui la Chine est l’économie la plus dynamique, la plus puissante au monde. Il n’aurait pas fallu détruire notre pays, mais le moderniser et l’améliorer. Je rappelle à tous, et c’était récemment l’anniversaire, que la grande majorité des habitants de l’Union soviétique le 17 mars 91 a voté pour la préservation de leur pays. Et la destruction de celle-ci s’est produite principalement en raison du complot des trois hommes politiques dans la forêt de Biélovej.Tout le monde sait cela. Oui, bien sûr, nous devons nous rappeler aussi les lacunes, et la tragédie de ce qui est arrivé. Il ne faut pas l’oublier. Mais pourquoi aujourd’hui, la grande majorité, 90%, se tournent à nouveau vers cette expérience? En effet, l’homme ne vit pas que de pain. Le fait que l’Union soviétique, entre autres choses, a donné aux gens de très importants systèmes de valeurs, des idéaux. Maintenant, même l’Église catholique romaine, en particulier en Pologne, dit: les films soviétiques, les dessins animés soviétiques, voilà ce que nous recommandons. Éduquez vos enfants, montrez-leur des dessins animés soviétiques. La conquête de l’espace, elle est née, entre autres, non seulement de la technologie la plus puissante, de la puissance de la science, mais aussi grâce aux grands idéaux. Le soviétique est quelqu’un d’éminemment romantique. C’est le seul pays au monde où les gens savent par cœur des dizaines de vers aussi bien classiques que des poètes contemporains. Si nous disons …

BORIS NADEJDINE : Serguei …

SERGEÏ CHARGOUNOV: Puis-je terminer? Ne me fermez pas le bec dans les meilleures traditions libérales.

V: Boris, nous ne parlons pas de vous. Vous faites justement partie de la traditions des mauvais garçons.

SERGEÏ CHARGOUNOV: Oui, je suis un mauvais garçon.

BORIS NADEJDINE : Il connaît le peuple soviétique d’après les livres, alors que moi j’ai grandi dedans, c’est ma vie.

SERGEÏCHARGOUNOV: Je suis allé à l’école en 1987…

BORIS NADEJDINE : A propos de la spiritualité, je peux dire quelques mots.

V: Boris, et nous on n’a pas grandi dedans, hein? Boris, vous ne pensez pas que la tentative d’idéaliser sa propre expérience est typique pour n’importe qui, mais pas pour un diplômé de l’Institut physico-technique, parce que ce sont des enfantillages, punis par des coups de fouet dans toutes les bonnes écoles.

BORIS NADEJDINE : Quand j’entends dire que le soviet …

SERGEÏ CHARGOUNOV: Quand je suis allé à l’école en 87, ne parlez pas tous en même temps, s’il-vous-plait, c’était encore comme ça. On ne faisait aucune différence par rapport aux nationalités. On était une communauté unie. Mais surtout, éthique et sociale. C’est vraiment un phénomène social unique. Parce que la Gestapo au sujet de la Grande Guerre patriotique a rapporté qu’un tel courage incroyable et une telle résistance, comme dans le peuple soviétique, ils ne l’avaient jamais vu. Et c’est écrit noir sur blanc, que même dans la première guerre mondiale la résistance était sans commune mesure. Et l’élévation d’esprit aussi. Alors …

AVIGDOR ESKIN :Voilà!

SERGEÏ CHARGOUNOV: Il y a un point très important …

(Applaudissements)

SERGEÏ CHARGOUNOV: Vous devez comprendre que …

V: Il y a toujours eu des traîtres.

SERGEÏ CHARGOUNOV: L’Union soviétique a en grande partie hérité du meilleur qui existait à l’époque impériale. Nicolaï Danilevsky, un scientifique russe, a déclaré que, contrairement aux conquérants et colonisateurs européens, quand nous nous sommes réunis avec d’autres nations, nous fondant avec elles, nous avons réussi à préserver la culture, les représentations ethniques, les valeurs, les langues des nations petites et grandes. En ce sens, dans le projet soviétique le peuple était bilingue. Ceci est un point très important. Le facteur russe, oui, il était présent, c’est très important. Mais en même temps, la principale chose qui était dans la russité, c’est la culture russe. Ce que le gouvernement soviétique a fait pour les masses de gens, c’est une route droite vers les classiques russes, quand les gens connaissaient très bien Pouchkine et Lermontov, et Tolstoï, et chaque peuple des républiques nationales connaissait la langue russe.

V: Et Zola et Balzac, et Schiller – tous sont venus à travers la langue russe.

SERGEÏ CHARGOUNOV: Et pendant ce temps, on conservait les petites cultures nationales. Quand aujourd’hui on voit être évincée la langue russe non seulement en Ukraine, mais aussi par exemple, en Asie centrale, qui voit-on venir? Les extrémistes religieux, des voyous.

B: Bien sûr.

SERGEÏ CHARGOUNOV: Là est la tragédie. Par conséquent, vous devez vous rappeler des grandes réalisations de la civilisation soviétique. C’est la grande modernisation et le Drapeau de la Victoire sur le Reichstag, et la bienveillance universelle, qui selon Dostoïevski a permis à la politique anti-coloniale d’attirer le monde entier, en fait, c’est le discours de gauche de tout le XXe siècle, et même Theodore Roosevelt et son «New Deal», c’était également une politique socialiste en Amérique, parce qu’il était influencé par les réalisations de l’Union soviétique …

JOSEPH RAIHELGAUZ (metteur en scène, Artiste populaire de RUSSIE): Je pense qu’il est très important …

(Applaudissements)

JOSEPH RAIHELGAUZ: Je pense qu’il est très important pour nous de comprendre ce que nous voulons en fin de compte? Nous voulons une certaine vérité? Non, je comprends, pas objective, mais une certaine … Ou est-ce que nous voulons …

SERGEÏ CHARGOUNOV: Nous voulons quelque chose qui intègre tous les aspects, nous ne voulons pas nous repentir pour notre pays.

JOSEPH RAIHELGAUZ: C’est une légende. Ceci est duperie fantastique. De la mythologie. Donc je peux dire …

V: Gagarine n’est jamais allé dans l’espace?

BORIS NADEJDINE : Va voir dans la campagne soviétique… va voir la spiritualité.

SERGEÏ CHARGOUNOV:La  prose villageoise, d’où est-elle sortie? Belov, Raspoutine, Choukchine. Qui leur a donné la vie? Qui sont ces gens de la campagne qui sont allés à la ville et sont devenus la nouvelle communauté soviétique. Mon père est né dans un village. Son père est mort au front. Mon père est diplômé de l’école militaire Souvorov … ça c’est un départ dans la vie.

JOSEPH RAIHELGAUZ : Écoutez, mon père a écrit sur le Reichstag, mon père? Et moi encore une fois … une fois de plus j’ai été il y a 3 jours, à Berlin …

NIKOLAI STARIKOV : Tout le monde a une maman, un papa, venons-en au fait.

JOSEPH RAIHELGAUZ : Vous dites, pourquoi je parle de mon père? Mon père a défendu …

V: En regardant certains, je ne serais pas si sûr.

JOSEPH RAIHELGAUZ : Bon alors essayons de déterminer ce qui dans ce pays était beau? Bien sûr, il y avait beaucoup de beauté. Tout d’abord, le …

V: La question est ailleurs : pourquoi aujourd’hui est-on fier de cette période?

JOSEPH RAIHELGAUZ : Parce que, je suis totalement d’accord, nous sommes … Je viens …

(Brouhaha)

V: Laissez-le parler.

JOSEPH RAIHELGAUZ : Bien sûr, j’arrive aujourd’hui de mon Odessa natale, je parcours ces rues où je respirais, j’avais faim, je respirais après la guerre l’odeur de la boulangerie, ma mère m’emmenait à la maternelle, il y avait l’odeur de la boulangerie, et moi, je … je marche maintenant dans la rue, je n’ai pas faim, je voudrais avoir faim, mais revenir dans cette époque. Bien sûr, naturellement. C’est …

V: A Dieu ne plaise.

JOSEPH RAIHELGAUZ : Souvenirs … je vieillis, je donnerais tout, vous savez ce que je veux dire? Bien sûr. Il y avait beaucoup de belles choses, et voilà, paradoxalement, je suis d’accord avec Guennady Andreievich, il y avait plein de choses remarquables : l’éducation était excellente, l’école merveilleuse, la médecine, qui, oui, au début, mais elle était accessible à tous, et une littérature magnifique, quand effectivement tout le monde lisait partout et … C’était aussi la fierté, c’était, aussi la base, et ainsi de suite. Mais il y avait tant de choses monstrueuses. Et il est impossible de ne pas le rappeler aujourd’hui. Jusqu’à l’âge de 40 ans, malgré le fait que j’avais déjà deux grades universitaires, j’étais directeur du Théâtre Taganka, il ne m’était pas permis de partir à l’étranger, parce que j’ai été convoqué au comité de district du parti et au comité régional. Et je l’ai dit, oui, à personne …. Avez-vous lu Soljenitsyne? J’avais à peine ouvert la bouche, on me dit, ce n’est pas vrai … et ainsi de suite. Je peux vous donner un tas d’exemples. Un tas d’exemples de la façon dont c’était horrible! Le régime soviétique –c’est une monstruosité.

NIKOLAI STARIKOV :Et qu’y avait-il de monstrueux en 85 ?

JOSEPH RAIHELGAUZ : Et en même temps … mais en même temps, bien sûr, si nous voulons trouver la vérité, et si nous essayons de donner une image objective, nous allons certainement trouver quelque chose pour … pourquoi nous aspirons, pourquoi nous souffrons. Et c’est normal. Et donc aujourd’hui, parler de …

V: C’est …

JOSEPH RAIHELGAUZ :Et quoi, encore une fois, nous allons créer l’Union soviétique, un mirage … nous …

V: Nous ne parlons pas de ça.

JOSEPH RAIHELGAUZ : Essayons de créer une médecine sociale. Oui. Essayons de rétablir les éléments de l’éducation, où nous avions essentiellement un financement d’état, plutôt que commercial.

SERGEÏ CHARGOUNOV: Et la concentration des peuples.

JOSEPH RAIHELGAUZ : Oui.

SERGEÏ CHARGOUNOV: L’union des peuples est utile?

JOSEPH RAIHELGAUZ : Retrouvons ce qui… recommençons ce qui était bien …

SERGEÏ CHARGOUNOV: l’unité eurasienne –ce n’est pas nécessaire?

JOSEPH RAIHELGAUZ: Et peut-être …

(Applaudissements)

V: Est-ce que je me trompe ou bien nous sommes maintenant dans Gogol, «Le mariage»? Gogol, il a imaginé ça dans  «Le mariage» c’est-à-dire quand dans différents systèmes chacun souhaite prendre uniquement le meilleur.

JOSEPH RAIHELGAUZ: Nous voulons vivre dans une civilisation démocratique moderne …

V: Excusez-moi, si nous voulons vivre dans une société civilisée ….

UNE VOIX HORS CHAMP: Ne pas vivre dans le mensonge.

JOSEPH RAIHELGAUZ : Oui, absolument.

V: Quand on regarde attentivement ce qui se passe dans le monde, il est maintenant de plus en plus difficile de déterminer où est ce fameux monde civilisé démocratique moderne …

JOSEPH RAIHELGAUZ :Ce n’est pas par hasard si on prononce le mot « justice »,si nous avons ….

V: Y a-t-il quelque part dans le monde la justice,où ça?

JOSEPH RAIHELGAUZ : Nulle part.

V: D’accord. Alors maintenant ….

JOSEPH RAIHELGAUZ :Le communisme non plus n’était pas là, mais nous allions vers lui. Il n’y avait pas non plus de communisme.

V: Il n’y a pas de justice, mais il y a la publicité.

Russie # 1 Dimanche Soirée avec Vladimir Soloviov, Moscou, le 3 Avril, 2016

Traduit par Marianne Dunlop pour Histoire et Société (à suivre)

 

 

 
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Publié par le avril 7, 2016 dans Uncategorized

 

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