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Lettre au camarade Staline, traduction de la lettre à Staline par Zakhar Prilepine.

29 Mar

Comme c’est cette lettre qui vaut à Zakhar Prilepine sa réputation sulfureuse, voir la taxation d’antisémitisme, le mieux est de juger sur pièce cette interpellation d’oligarques et de ceux qui sans lui n’auraient pas survécu, mais qui le dénoncent avec ingratitude et ils sont juifs, en fait ce n’est jamais dit, il s’agit des « libéraux » vendus à l’Occident… Il y a bien d’autres juifs qui sont restés communistes, mais le texte c’est incontestable fait le lien. Personnellement, je vis ce texte comme un dialogue infiniment moins antisémite que l’analyse de Soljenitsyne intitulée « deux siècles ensemble » et paru chez Fayard (Paris 2002) sur lequel les médias occidentaux ont jeté un pieux manteau. Un prétendu travail sur archives, il nous dit dans le tome 2 (1917 à 1962) que plus de 50% des organes essentiels au fonctionnement du bolchevisme naissant était composé de juifs (comité central-Commissaires Politiques. NKVD, etc.). Donc ce sont pour lui les juifs qui ont créé ce malheur de la Russie que fut l’URSS et les 20 millions de morts attribués à la dite URSS par une généreuse comptabilité anti-stalinienne. Mieux, Soljenitsyne attribue l’assassinat de la famille royale à des révolutionnaires juifs. Aujourd’hui le véritable courant antisémite, que Poutine dénonce, est beaucoup plus lié à cette résurrection monarchiste et l’influence de l’Eglise, mais il est combattu et le texte de la lettre à Staline a été dénoncé et continue à être reproché à son auteur. Mais que le lecteur se fasse une opinion par lui-même (note de Danielle Bleitrach)

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(note de Danielle Bleitrach)

« Car enfin, ce n’est pas nous qui avons assassiné la campagne russe, la science russe, et rabaissé l’intelligentsia russe au niveau de va-nu-pieds et de bâtards ; c’est bien – ne ris pas – toi. Toi ! Mort il y a 60 ans ! Et nous n’y sommes absolument pour rien » : la lettre de Zakhar à Staline


60 ans, c’est le nombre d’années qui se sont écoulées depuis la mort de Staline le 5 mars 1953. Grand leader, dictateur, assassin, ignare ou homme cultivé, les Russes sont toujours partagés sur celui qu’ils aiment encore appeler « Grand-père Staline ». Le Courrier de Russie a traduit la lettre d’un écrivain russe, Zakhar Prilepine.  

Lettre au camarade Staline

Staline, fresque
 Le socialisme a été édifié.
 Installons-y les gens.
 Boris Sloutskiï

Nous nous sommes installés dans ton socialisme.

Nous nous sommes partagé le pays que tu avais construit.

Nous avons gagné des millions sur les usines bâties par tes esclaves et tes scientifiques. Nous avons mis en faillite les entreprises que tu avais créées et emporté l’argent de l’autre côté du cordon, où nous nous sommes fait élever des palais. Des milliers de véritables palais. Jamais tu n’as eu une datcha pareille, monstre vérolé.

Nous avons vendu les brise-glace et navires atomiques que tu avais lancés et nous nous sommes payé des yachts. Ce n’est pas une métaphore, c’est un fait de notre biographie.

Pour ça, ton nom nous démange et nous gratte de l’intérieur, nous voudrions que tu n’aies jamais existé.
Tu as protégé la vie de notre race. Sans toi, on aurait étouffé nos grands-pères et nos arrière-grands-pères dans des chambres à gaz soigneusement disposées de Brest à Vladivostok, et notre question aurait été définitivement réglée. Tu as mis sept couches de Russes sous terre pour sauver notre semence.

Quand nous disons que nous avons aussi combattu, nous nous rendons compte que nous n’avons combattu qu’en Russie, avec la Russie, sur la colonne vertébrale des Russes. En France, en Pologne, en Hongrie, en Tchécoslovaquie, en Roumanie et partout plus loin, il ne nous a pas été possible de combattre si bien ; là-bas, ils nous rassemblaient et nous mettaient le feu. Ça n’a été possible qu’en Russie, où nous avons trouvé le salut sous ton aile vile.
Nous ne souhaitons pas t’être reconnaissants pour notre vie et la vie de notre race, chien à moustaches.
Mais secrètement, nous le savons : sans toi, nous ne serions plus.

C’est une loi banale de l’existence humaine : personne ne souhaite être trop longtemps reconnaissant à quelqu’un d’autre. C’est éreintant ! Ça agace et tourmente n’importe qui d’être l’obligé de quelqu’un. Nous voulons n’être les obligés que de nous-mêmes : de nos talents, de notre intellect, de notre force.
D’autant que nous aimons encore moins ceux à qui nous devons une grosse somme d’argent, que nous ne sommes pas en mesure de rendre. Ou que ne voulons pas rendre.

Pour ça, nous souhaitons arranger les choses pour n’avoir rien à t’emprunter. Et nous avons simplement trouvé cent kilogrammes de grosses coupures qui traînaient dans la rue, dont personne n’avait que faire ! Et nous les avons simplement ramassées – alors recule, recule, ne te tiens pas face à nous, hors de notre vue, racaille.
Pour nous débarrasser de toi, nous inventons en permanence de nouvelles fictions dans le genre histoire alternative, dans le genre mensonge éhonté, dans le genre ravissante et lâche démagogie.

Nous disons – et ce sont les rares fois où nous disons presque la vérité – que tu étais sans pitié et que tu exterminais périodiquement le peuple russe. Traditionnellement, nous multiplions le nombre des victimes par dix et même par cent, mais ce sont des détails. L’essentiel, c’est ce que nous taisons – nous, nous n’avons strictement que faire de ce peuple ni de son intelligentsia. Dans la disparition actuelle, continuelle de la population de ce pays et de l’aristocratie populaire, c’est toi – quel charmant paradoxe ! – que nous rendons coupable, inlassablement et avec abnégation. Car enfin, ce n’est pas nous qui avons assassiné la campagne russe, la science russe, et rabaissé l’intelligentsia russe au niveau de va-nu-pieds et de bâtards ; c’est bien – ne ris pas – toi. Toi ! Mort il y a 60 ans ! Et nous n’y sommes absolument pour rien. Quand nous sommes arrivés ici – tout était déjà brisé et crevé. Nos milliards, nous les avons gagnés nous-mêmes, par notre labeur, sur un lieu laissé vide ! Nous le jurons sur la vie de notre mère.

Au pire des cas, nous ne voyons dans l’extinction de l’ethnie russe qu’un processus objectif. Car c’est sous ton pouvoir qu’on assassinait les gens, sous le nôtre, ils meurent d’eux-mêmes. Tu n’as même pas eu le temps d’en tuer autant que ce qu’il en meurt aujourd’hui, de leur propre gré.

Encore, nous disons avec assurance que la Victoire a eu lieu malgré toi.
Certes, c’est un peu étrange, car depuis, va savoir pourquoi, rien n’a eu lieu en Russie « malgré ». La Russie ne devient aucunement, par exemple, une puissance rationnelle et forte, ni malgré ni même grâce à notre activité créatrice.

Nous disons que c’est toi qui as voulu provoquer la guerre, bien que nous n’ayons toujours pas trouvé un seul document qui le prouve.
Quoi qu’il en soit, nous savons fermement que tu as décapité l’armée et la science. Et le fait que sous ton règne, nous avions une armée et une science, et que sous le nôtre, on n’aperçoive pas la queue de l’une, ni de l’autre ne change pas notre assurance.

Nous disons qu’à la veille de la terrible guerre, tu n’as pas voulu t’entendre avec les « démocraties occidentales » ; même si nous savons secrètement que certaines de ces « démocraties occidentales » elles-mêmes se sont admirablement entendues avec Hitler, et que les autres démocraties, occidentales et même quelques orientales, prêchaient le fascisme et édifiaient des États fascistes. Sans compter que, dans le même temps, les cercles financiers des lumineux États-Unis d’Amérique investissaient sur Hitler et son avenir odieux des ressources immenses.
Nous avons pardonné tout et à tous, il n’y a qu’à toi que nous n’avons pas pardonné.

Tu étais haï des « démocraties occidentales » autant que des « autocraties occidentales », et ils te haïssent jusqu’aujourd’hui parce qu’ils se souviennent à qui ils avaient alors affaire.
Tu es une autre grille de lecture. Tu es l’autre pôle. Tu es porteur d’un programme qui jamais n’entrera dans notre étroite conscience.

Zakhar Prilepine

Zakhar Prilepine

Tu te tenais à la tête du pays vainqueur de la guerre la plus terrible de toute l’histoire de l’humanité.
La haine que l’on te porte est à la mesure de tes actes.
On hait ceux qui agissent. Contre ceux qui ne font rien, aucun grief. Qu’ont fait les chefs de la France ou de la Norvège ou, disons, de la Pologne quand cette guerre a commencé, faut-il te le rappeler ?

Ils n’ont pas donné l’ordre « Pas un pas en arrière ! ». Ils n’ont pas introduit de brigades anti-fuyards, ils n’ont pas jeté des régiments et des divisions sous les balles et les obus, n’ont pas arrosé de sang le champ qui porte le nom de Malaïa Vyssotka. Ils n’ont pas forcé les adolescents à travailler dans les usines militaires, ils n’ont pas introduit de féroces sanctions pour retard au travail. Non ! Leurs citoyens par millions ont seulement, tranquillement et en toute conscience, travaillé pour l’Allemagne d’Hitler. Quels peuvent être les griefs à leur encontre ? Les griefs du monde entier, c’est à toi qu’ils sont adressés.

Sous ton pouvoir ont été jetées les bases de la conquête du cosmos. Si tu avais vécu un peu plus longtemps, le premier vol cosmique aurait eu lieu sous ton pouvoir – et ç’aurait été tout à fait insupportable. Tu imagines ? – le tsar, le césar moustachu refaçonnant le monde et lançant un homme, comme un petit oiseau, hors des limites de la planète – depuis sa pipe fumante !

Oh, si tu avais vécu encore un demi-siècle – personne n’aurait échangé la grande odyssée cosmique contre des iPod et des jeux vidéo.

Et sous ton pouvoir encore, on a créé la bombe atomique – ce qui a sauvé le monde de la guerre nucléaire, et les villes russes des frappes nucléaires américaines. À la place de Pétersbourg, Hiroshima chaude et phosphorescente, et à la place de Kiev, Nagasaki nuageuse et tranquille – et ç’aurait été le triomphe de cette démocratie qui nous est si chère.
Tu as fait de la Russie ce que jamais elle n’avait été – le pays le plus puissant à la surface du globe. Nul empire, dans toute l’histoire de l’humanité, n’a jamais été aussi fort que la Russie sous ton pouvoir.
À qui est-ce que tout cela pourrait bien plaire ?

Nous nous efforçons ardemment et ne parvenons aucunement à dépenser et jeter par les fenêtres ton héritage, ton nom, à remplacer le souvenir lumineux de tes grandes réalisations par le souvenir noir de tes crimes, oui, réels, oui, monstrueux.

Nous sommes tous tes obligés. Sois maudit.

Signé : La communauté libérale de la Fédération de Russie.
Zakhar Prilepine : « Staline, c’est un dieu de vengeance »
Propos recueillis par Igor Chnourenko, dp.ru
Quel but poursuiviez-vous en écrivant cette lettre ouverte ? Quand j’ai écrit cette lettre, je ne me suis fixé aucun but. J’ai écrit ce texte lors d’un instant de réflexion, et je n’ai aujourd’hui nul désir de me justifier. Je vis dans mon pays, et je prononcerai tout ce qui me chante. Il y a en Russie des dizaines de milliers, sinon des millions de gens qui pensent de cette façon. Notre communauté libérale doit prendre conscience qu’il existe un pays, qu’il existe des gens avec un système de points de vue déterminé, et ce n’est pas une minable communauté de marginaux. Beaucoup de gens qui pensent, qui réfléchissent en Russie, des gens qui sont la fierté de ce pays, comprennent le sens de l’écriture de cette lettre. Ma lettre n’est pas à propos de Staline ; Staline, c’est une catégorie métaphysique, un acte de refus de l’ordre actuel des choses, un acte de refus de la légitimation du libéralisme en Russie. Par libéraux, j’entends non la Bolotnaïa ou ce qu’on appelle la classe créative mais les gens qui ont privatisé la contestation. Ce sont également, en premier lieu, nos quasi-élites, ceux qui dirigent le pays. Cette lettre ne s’inscrit pas dans le contexte d’une lutte contre un quelconque complot maçonnique mais dans le contexte de mes questions à Vladimir Poutine, dans le contexte de mon activité d’opposition dans son ensemble, dans le contexte de tous mes livres – et c’est précisément ainsi qu’il faut la voir.

Je ne ressens aucune nostalgie pour les années 30, je connais pas mal l’histoire de mon pays, j’écris en ce moment un livre sur le camp de Solovki, c’est aussi pour moi une tragédie personnelle, une horreur personnelle. Quelle nostalgie peut-on avoir pour une époque où l’on condamnait à mort par tampon ? Mais Staline, c’est un dieu de vengeance, c’est un démon qui a forcé l’effroi à se dessiner sur le visage lascif du boutiquier.

NB : l’original de cette lettre a été publié le 30/07/2012 sur Svobodnaya pressa

 
8 Commentaires

Publié par le mars 29, 2016 dans Uncategorized

 

8 réponses à “Lettre au camarade Staline, traduction de la lettre à Staline par Zakhar Prilepine.

  1. leca

    mars 29, 2016 at 8:25

    Été de l’oligarque

    « Un juif en Russie est plus qu’un juif »
    Comme s’il était devenu plus grand
    Il l’a dit et est sorti
    Et au loin on voyait le fantôme de la Shoah

    Mais un rabbin s’est révolté contre un rabbin
    Et le rideau sacré s’est déchiré.
    Il a regardé en bas les dos qui couraient
    Et a claqué la portière de sa Mercedes

    On lui criait « voleur »
    Le rouleau sacré de la Torah bruissait
    Et le procureur suisse ouvrait l’enquête
    Et des créanciers le poursuivaient

    Et au Kremlin faisait du chambard le colonel du KGB
    Que tu as mis sur le trône,
    Il a fermé la vanne du tuyau
    Et il enterre la glasnost et la démocratie.

    Le pétrole a congelé, dense comme criminalité,
    Dans un endroit perdu dans la Sibérie
    S’éteint la chaîne NTV
    Qui a dit de la vérité sur notre monde triste.

    Tout s’est embrouillé : Roublevo, Gibraltar
    La Tchétchénie, Genève, la Douma, l’Assemblée,
    Il y a un incendie emblématique dans la tour de télévision
    La Russie, l’été, deux juifs.

    Poeme de Vsevolod Emeline (crâne rasé également) qui est selon certains un poète génial. Zakhar Prilépine dit de lui « tous ses vers ont ce brin de merveille qui se crée avec les mains nues et qu’on appelle de l’art ».
    On peut lire ce qui lui sert de pensée ici: http://www.lecourrierderussie.com/societe/eminence/2010/07/en-france-la-seule-energie-aujourd-hui-c-est-l-islam/

    Bon, comme disait Bobby Lapointe (un autre poete ) dans l’ami zantrope: ‘tous ça c’est de la diatribe’

     
  2. Marianne

    mars 29, 2016 at 8:39

    Ce texte date de 2010, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts (le maïdan, la Crimée…)

     
  3. Reitnomud

    mars 29, 2016 at 11:26

    Très étonnant ce texte… et très plaisant

     
  4. leca

    mars 29, 2016 at 12:46

    Pas étonnant ce texte (vu la tronche de l’auteur)… et très déplaisant.

     
  5. Krystyna Hawrot

    mars 29, 2016 at 6:42

    Et Prilepine est quand même injuste avec la Pologne – aussi antisémite que fut la 2ème République, il n’y a pas eu de gouvernement collaborationniste en Pologne, contrairement à la France, la Hongrie ou la Roumanie, il le répétér! Le gouvernement polonais avec Jozef Beck s’est sauvé en Roumanie en octobre 1939 et de là a gagné la France allié. Wladyslaw Sikorski devenu premier ministre a reconstruit une armée polonaise (composée d’ouvriers immigrés dont une bonne partie était Juifs!) et l’a mise au service de la « bataille de la France » puis de la « bataille de l’Angleterre »‘! Quand au peuple il a fait ce qu’il a pu – certains ont résisté et nombreux ils furent ,et d’autres ont livré les Résistants et les Juifs contre un morceau de pain. Le dernier qui livra, et nombreux sont les témoignages, est mort qui dans les camps de la mort, qui tué par les soldats nazis qui de faim et de maladie… Personne n’a pu en Pologne durablement s’enrichir sur le pillage des biens de Juifs ou de Résistants – il n’y a qu’à voir l’état des villes polonaises en 1945, toutes en morceaux.

     
  6. leca

    mars 30, 2016 at 5:06

    Décidément non ça ne passe pas. Entre Danielle qui le trouve ‘sulfureux’ (on notera que sulfureux s’applique aux fascistes qui donnent un petit frisson aux gens de gauche exemple Genêt, Genoud, les autres étant simplement nauséabonds) voire (ah parce qu’il y aurait un doute ?) antisémite, et Marianne qui le compare à Jean-Marc Rouillan et Errol Flynn confirmant la thèse de Monique Slodzian qui parle elle d’anarcho communiste (sic), on là un trio de drôle de dames faisant preuve d’une coupable indulgence à l’égard de ces jeunes gens au CV impeccable: délinquance, ratonnades,OMON en Tchetchenie, véritables girouettes politiques successivement nazi-bolcheviques (les appeler patriotes nationalistes au lieu de nazi c’est du pur Fabius à Maidan) puis libéraux, puis pro URSS puis Poutiniens (demain quoi ?)
    Ainsi donc ils ne sont plus nazi-bol non pas par conviction mais parce que leur parti a été interdit , évidemment c’est un argument, et ils se sont tenus si loin des vrais nazis comme le montre leur joli brassard. Et puis tout ça est si vieux 2010, 2012 tant d’eau a coulé sous les ponts.
    je m’imagine avec mon visage lascif de boutiquier mon teint mat et mon nez arabo-sémite de Corse courant dans les ruelles de la banlieue de Moscou pourchassé par la meute armée de gourdins de tous ces grands écrivains slavophiles.

     
    • histoireetsociete

      mars 30, 2016 at 5:23

      leca tu commences à mes les briser menu… Après nous avoir fqait une défense de Céline et me demandant de ne pas publier un texte immone de sa part… Voilà que tu nous accuses Marianne et moi de complaisance pour oser montrer l’état du débat dans lex-URSS… Tu fais des amalgames douteux entre un courant interdit en URSS et l’évolution d’un écrivain… Je me demande quelle stupidité tu vas encore trouver pour illustrer ton refus de regarder en face la réalité… Ce que je fais ici, j’ai dit qu’il fallait sortir les cadavres du placard, je n’ai pas dit que ce qui surgirai de cette tragédie d’un peuple trahi sentirait une meilleure odeur que ce qui était sorti de la conscience révolté des jeunes gens envoyés à la boucherie de la guerre de 1914-1918. Rassure(-toi ce que je subis tous les jours au nom de ceux qui se prétendent les dafenseurs des palestiniens est une infamie du même niveau que les errances de ces jeunes gens. Encore ce matin j’ai été obligé de supprimer deux individus qui racontaient n’importe quoi sur les sionistes pour défendre ce qu’ils croyaient être la cause palestinienne.
      L’antisémitisme est une plaie avec laquelle j’ai pris l’habitude de vivre … Je trouve l’oe à Staline infiniment plus supportable que les horreurs dont je suis abreuvée quodiennement par une extrême-gauche française qui croit être anti-impérialiste. Alors laisse moi au moins tabler sur l’intelligence des lecteurs de ce blog en leur présentant une réalité qui est ce qu’elle est…
      C’est étrange mais tu ne dis rien sur les deux volumes de l’auteur chéri de l’occident Soljenistine… comme l’ensemble de la presse bourgeoise, comme elle tu fais l’amalgame et tu identifies un auteur lui même en plein évolution avec une bande de hooligan, tu refuses de voir que si Limonov s’est rapporché des libéraux, lui non, que le sujet est bien là et pas ailleurs… Bref tu nous insultes Marianne et moi et tu brouilles la lecture de ce que nous écrivons.

       
  7. leca

    mars 30, 2016 at 9:49

    Je me demande quelle stupidité tu vas encore trouver pour illustrer ton refus de regarder en face la réalité

     

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