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Un texte qui ouvre le débat et au-delà pose la question de l’ordre du jour du Congrès

25 Mar
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Ce texte, outre la sympathie que j’éprouve pour les écrits de ses auteurs, me paraît poser un certain nombre de questions intéressantes à notre texte alternatif pour le Congrès du PCF. Mais si je le publie c’est qu’il me paraît anticiper sur le caractère extraordinaire de ce Congrès. Il n’y a plus une base commune de la direction mais deux, celle de Pierre Laurent et celle de fait de Patrice Cohen Seat autour du Front de gauche. Le texte voté à 90% par le Conseil National il y a peu est remis en cause de fait par ses membres de direction et il y a publication de deux textes disons officiels, ce qui consacre une des formes de la liquidation, un parti de tendance. Si cela devait se confirmer, notre propre texte qui a toute chance d’être le troisième légitimé par le choix des adhérents qui est le seul à poser la question d’un parti révolutionnaire au Congrès devra donc être mis dans les mêmes conditions, publié et soumis à amendements. Les camarades qui entrent ici dans le débat et proposent des amendements ne sont pas les seuls. J’ai eu des propositions récentes concernant la manière dont nous abordons la question féminine.

Je crois que les camarades de la direction du PCF qui ont pris le risque de faire imploser le PCF doivent tout faire pour créer les conditions de l’unité des communistes et cela passe selon moi désormais par une vue beaucoup plus démocratique et ouverte sur l’avenir d’un parti révolutionnaire face au bouleversement du mode de production capitaliste dans lequel nous sommes aujourd’hui. Pour moi, il y a deux originalités à laquelle je tiens dans notre démarche « UNIR Les COMMUNISTES », premièrement ne pas cliver les camps, se rendre compte que dans l’état de confusion politique non seulement des communistes mais de la société tout entière, des gens, voir des militants peuvent très bien se positionner pour un texte, voir pour un leader en période électorale tout en aspirant sur le fond à tout autre chose et nous allons probablement vers des temps qui obligeront les individus à des choix. Et c’est l’état des nécessités auxquelles sont confrontés la classe ouvrière, ceux qui souffrent, la jeunesse qui doivent à chaque moment nous déterminer et pas les manœuvres d’appareil. Il faut également avoir le souci dès aujourd’hui prendre conscience qu’il y a plus de communistes hors du parti que dedans. La rencontre de Vénissieux du 30 avril comme l’initiative ici de donner notre texte à la réflexion de tous est un pas important. Nous devons sortir de la courte vue mortifère des échéances électorales (sans pour autant les négliger), participer aux luttes et mener une stratégie sur le long terme. (note de Danielle Bleitrach)

 

Bonjour à toutes et à tous,

 

Les Editions Prolétariennes soutiennent l’initiative du réseau « faire vivre et renforcer le pcf », consistant à remettre en cause la ligne révisionniste suivie par la direction du pcf et à défendre le marxisme-léninisme. Bien conscients de la diversité des positions et des contradictions qui subsistent, il nous paraît que la contradiction principale oppose les dirigeants révisionnistes toujours pendus aux basques du PS ou du Front de Gauche, et les militants sincères qui aspirent au socialisme et rejettent les impasses réformistes et le sauvetage du capitalisme.

Le réseau a développé une série de thèses sous le titre base commune, un projet de programme en vue du prochain congrès. On les retrouvera sur le site pcf.

 

Nous avons mis en ligne sur le forum humanité rouge plusieurs textes provenant des débats et des projets du réseau, sous le titre débats sur le 37e congrès du PCF.

Egalement y figurent des critiques dans un esprit fraternel.

 

Ci-dessous une critique concernant la partie européenne de la base commune, présentée sur le site pcf : « PCF-37eme (5), Sortir de l’U.E. et de l’Euro pour engager la sortie du capitalisme ! »

 

Naturellement nous partageons la volonté de rejeter les lois et règlements réactionnaires décidés par les bourgeoisies impérialistes dans le cadre européen.

Cette volonté a été clairement exprimée par notre peuple lors du référendum sur la Constitution, et elle a été foulé aux pieds par notre propre bourgeoisie. Nous ne l’oublions pas.

Le soutien aveugle à Syriza est aussi très justement dénoncé par la « base commune ».

De même l’illusion d’une « Europe sociale » est balayée.

 

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Par contre sur la question européenne, le projet insiste de façon unilatérale sur la domination allemande et présente la France comme une victime de l’Euro.

Il existe des contradictions inter-impérialistes entre la France et l’Allemagne et des rapports concurrentiels c’est-à-dire inégaux par définition.

Mais pour autant la situation de la France ne peut absolument pas être comparée à celle de la Grèce.

 

En effet « tous les pays ne sont pas traités de la même façon » en Europe. Mais demandons-nous de quel côté se trouve notre pays : du côté des pays oppresseurs ou du côté des pays dominés ?

 

Rappelons que le 2 novembre 2011 à Cannes, ce sont Merkel et Sarkozy qui ont fait sauter Papandreou, tandis que le représentant « officiel » des instances européennes tenait la chandelle, comme c’est généralement le cas pour toutes les questions sérieuses.

Onze jours plus tard, c’est Berlusconi qui a dégagé après un véritable coup d’état financier réalisé par la Société Générale et la BNP en Italie.

L’été dernier le talon de fer sur la tête de la Grèce a été imposé par le duo franco-allemand et non par le seul impérialisme allemand.

Ce dernier préconisait on s’en souvient un ‘grexit’ et c’est l’intervention de Delors, rappelant la position stratégique de la Grèce pour l’OTAN, qui a fait pencher la balance et placer la Grèce dans un état de soumission et de débiteur à vie.

La négociation du ‘brexit’, si on la compare avec celle du grexit, a aussi montré qu’il existe en Europe des pays dominants comme l’Allemagne, la France, la Grande Bretagne. La loi européenne s’accommode des volontés de leurs monopoles. Il n’en est pas de même pour les pays dominés qui doivent courber l’échine. Tout récemment la Turquie a été mise à genoux sur la question des réfugiés en lui faisant miroiter un accès conditionnel au club.

 

Il est surprenant que la nature impérialiste de la France soit justement rappelée sur les questions internationales, mais qu’elle soit oubliée en Europe. D’ailleurs le terme « impérialisme » ne figure pas dans cette partie.

Lorsque Parisot défendait le « Besoin d’aire », s’agissait-il d’un  « abandon total des états-nations » ou de la volonté expansionniste et impérialiste des monopoles français, au détriment des autres ?

Relisons attentivement le texte de Parisot en nous souvenant de la nature impérialiste de notre pays et sa finalité apparaîtra tout-à-fait clairement.

 

Ceci a des conséquences importantes pour l’objectif de la révolution socialiste :

Une société socialiste doit rompre définitivement avec les rapports impérialistes pratiqués par notre pays en Europe du sud.

 

Si nous dénonçons le leurre de l’Europe sociale, il nous paraît important de favoriser l’unité des prolétariats et des peuples d’Europe contre les bourgeoisies européennes et pour la paix.

Notre combat contre les monopoles de notre pays est un combat révolutionnaire et internationaliste. L’unité internationaliste, l’unité des classes ouvrières et des peuples d’Europe devrait figurer dans ce texte.

Ajoutons que la sortie de l’OTAN est liée à notre position sur l’Europe, parce qu’il s’agit d’une alliance belliciste au service de l’hégémonie US, dirigée contre la Russie et menaçant la paix dans cette région.

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La base commune dit aussi sur l’Europe :

« Avec de tels objectifs de surexploitation, le capitalisme doit éteindre toute révolte populaire qui pourrait s’exprimer dans les urnes ».

Cette observation a de quoi étonner, à comparer avec la teneur générale de la base commune qui dénonce l’électoralisme.

 

Et en conclusion :

« Il est impossible de rompre avec le capitalisme en France sans maîtriser une monnaie au service d’une politique progressiste, quelque soient les menaces et oukases des institutions de l’UE. Et il n’y aura pas de changement économique en France, sans sortir nos échanges avec le monde de la guerre des monnaies. Loin de toute stratégie de dévaluation compétitive, loin de tout repli nationaliste, sortir de l’Euro est la condition d’une rupture anticapitaliste en France, mettant en cause la mondialisation capitaliste. Une situation nouvelle serait ainsi créée en France et en Europe, porteuse de ruptures et de bouleversements au profit des peuples, permettant de construire des nouvelles coopérations mutuellement avantageuses entre nations souveraines ».

 

D’abord signalons encore que les menaces et oukases proviennent pour une bonne part de Paris, et reviennent ici avec le label « Bruxelles ».

 

Puis que signifie une monnaie « au service d’une politique progressiste » ?

Pourquoi l’objectif du socialisme, revendiqué par ailleurs, est-il ici remplacé par une politique progressiste, dont nous savons parfaitement qu’elle est absolument impossible dans le système capitaliste ?

 

Il tombe sous le sens que la maîtrise de la monnaie par le peuple ne peut être réalisée que sous la dictature du prolétariat, interdisant les flux incontrôlés de capitaux, les « murs d’argent », la spéculation à des fins subversives, etc.

 

Par conséquent nous devons restituer au concept de socialisme son contenu vivant et au lieu d’écrire « Il est impossible de rompre avec le capitalisme en France sans maîtriser une monnaie au service d’une politique progressiste », déclarons qu’« Il est impossible de maîtriser une monnaie au service du peuple sans instaurer le socialisme dans notre pays».

 

 

 

Fraternellement,

Jean

 
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Publié par le mars 25, 2016 dans Uncategorized

 

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