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Le Printemps caustique d’un génie yiddisho-americain: Springtime for Hitler de Mel Brooks.

20 Mar

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Attention ce clip contient des images pouvant être considérées comme germanophobes… Mel Brooks a un humour très particulier du type de celui qui me fait dire que les juifs se sont débrouillés que le lieu de leur anéantissement se termine en witz(1)Le titre du film Les producteurs, deux escrocs qui n’ont pas un sou vaillant cherchent à monter une comédie musicale désastreuse à Broadway pour tirer profit du flop prévisible. Le titre du spectacle : Le Printemps d’Hitler ou Eva et adolf à Berchtesgaden.

De surcroit je trouve que revoir le ballet introductif de ce film prend un nouveau relief, on se dit qu’il y a désormais des gens capables de monter un pareil navet, il suffit de voir les défilés en Lituanie, en Estonie ou en Ukraine… La parodie Yiddish est dépassée, on y est… Je suis sûr qu’il va y avoir des coeurs purs pour me reprocher d’aller jusque là dans le witz, ce n’est pas moi c’est la réalité (2)

Dans le film, le producteur Max Bialystock et son comptable Leo Bloom montent un stratagème frauduleux pour s’attribuer des fonds substantiels en vendant 25,000% d’une pièce, dont ils feront tout pour que ce soit un échec , pour garder tout l’argent restant pour eux s . Pour être sûr de l’échec total, Max sélectionne un script qu’il décrit comme «pratiquement une lettre d’amour à Adolf Hitler », il engage le pire réalisateur qu’il puisse trouver , les acteurs sont nuls mais le pire de tous est un hippie impossible à contrôler nommé Lorenzo St. DuBois, également connu par ses initiales  » LSD « , dans le rôle de Hitler.

La pièce  commence avec un numéro musical, « Springtime for Hitler. » Accompagné de danse , qui à un moment donné forment une croix gammée , la pièce horrifie immédiatement tout le monde dans le public , sauf les deux producteurs qui se félicitent de leur stratégème, et un spectateur solitaire qui n’arrête pas d’applaudir qui finit par être matraqué par d’ autres spectateurs dégoûtés. Comme le public commence à prendre d’ assaut ​​le théâtre, la première scène commence, avec LSD habillé en uniforme nazi ivre mort et qui parle  comme un beatnik . Le public reste se met à rire, pensant que c’est un gag , et ceux qui avaient quitté le théâtre reviennent .
La pièce obtient des critiques dithyrambiques, assurant son succès (et la ruine des producteurs lorsque le financement frauduleux est découvert).

 

merci Marc…

 

danielle Bleitrach

(1)blague, bon mot en yiddish… pour les gens soucieux de renseignements complémentaires voir freud…
(2) j’ai le coeur qui saigne en pensant à ces trois petits enfants asassinés à Toulouse, il y a 4 ans jours pour jour et à l’imbécile qui m’a dit « c’est le mossad » une phrase digne de figurer dans springtime for Hitler.

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1 commentaire

Publié par le mars 20, 2016 dans Uncategorized

 

Une réponse à “Le Printemps caustique d’un génie yiddisho-americain: Springtime for Hitler de Mel Brooks.

  1. Pierre M. Boriliens

    mars 20, 2016 at 10:09

    Bonjour,

    Vers 1930, Karl Kraus avait écrit quelque part (die Fackel ?) qu’il y a des moments dans l’histoire où le métier de satiriste perd tout sens parce que la réalité dépasse toutes les caricatures qu’on pourrait en faire…

    J’ai bien l’impression que nous sommes à nouveau dans un tel moment obscène et grotesque…

     

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