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La réflexion du jour : les diviseurs, l’histoire les jugera…

17 Mar

Je suis très en colère… Depuis plusieurs jours je ne cesse de rencontrer des anciens communistes, partis à des dates diverses. Tous me disent leur inquiétude devant la situation, ils sont d’accord avec la nécessité d’un parti communiste… Ils ont continué à voter PCF et Front de gauche… la plupart n’apprécient ni la décision de Mélenchon de se présenter seul, ni l’histoire des primaires. Ils comprennent et partagent en fait ma décision de retourner vers le parti et ils me disent : on regarde ce qui se passe et peut-être on fera comme toi si vous arrivez à assainir la situation… Oui mais voilà, face à cette attente, il y a la bureaucratie de la direction qui multiplie la course aux attestations, la nécessité de les faire signer et des textes trop long, au milieu de luttes qui mobilisent les communistes… Qui les détournent de ce pensum de la « base commune », la difficulté d’accéder au texte alternatif… Et là dessus il y a les diviseurs professionnels, ceux qui de Congrès en Congrès jouent la pureté pour mieux interdire tout rassemblement… Malgré nos propositions ils refusent un texte commun allant jusqu’à alléguer de pures diffamation que rien ne justifie… Alors qu’ils savent très bien qu’il sont à eux seuls dans l’incapacité d’avoir avant le 31 mars les signatures et attestations exigées. Non leur seule opération est d’empêcher le rassemblement sur un texte alternatif.

Alors que l’enjeu est clair : est-ce que nous construirons tous ensemble un parti communiste qui offrira une perspective telle que nous pourrons échapper à la fausse alternative entre une droite et une gauche qui mènent la même politique, à l’intérieur du carcan européen? Comment unifier les communistes sinon en donnant à cette perspective la visée du socialisme tel que nous le souhaitons, avec une intervention populaire qui combinera mouvements et luttes sociales et élections… Un Nouveau Front populaire avec comme colonne vertébrale un parti communiste de classe concrétisant l’exigence de justice sociale et de paix.  Ou est-ce que nous continuerons à multiplier les divisions, l’opportunisme de la direction engendrant l’étroitesse gauchiste des autres? Est-ce que nous serons capables de nous rassembler, de nous unir en tant que communistes pour mieux offrir cette perspective, ou de divisions en divisions, de marginalisation en marginalisation nous finirons par constater la fin du PCF  et la fin de toute alternative réelle sur le modèle américain?

Ceux qui face à ce défi, cette urgence prennent le risque de diviser portent une lourde responsabilité et on pourra légitimement leur demander des comptes sur leur manœuvre?

Ces gens-là porteront une lourde responsabilité dans la fin du parti communiste et dans ce qu’il arrivera à notre pays.

..
Le pire est sans doute leur gauchisme qu’ils confondent avec de la « pureté » révolutionnaire.


Moi qui ai connu ceux qui ont fait le parti, ceux qui ont tout affronté pour que les exploités, la classe ouvrière, notre pays ait un parti à la hauteur de la situation, j’imagine le mépris que ces hommes et ces femmes auraient éprouvé devant une telle trahison de notre idéal. Je le dis en pesant mes mots… L’histoire les jugera…

Danielle Bleitrach 17.03.2016

PS Ce qui dit leur entreprise sont les faits :  est-ce que vous avez une idée de la lourdeur des procédures imposées par la direction, le tout doit être rendu le 31 mars et donc vous n’avez pas la moindre chance de remplir les démarches : avoir 300 noms dans un minimum de 24 fédés et pas plus de 30 par fédé… le tout avec attestation signée et vérification auprès de l’ADF (souvent introuvable) des cotisations à jour… c’est de la folie et vous envoyez maintenant, le 17 mars  un texte de diversion… Vous êtes irresponsables

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4 Commentaires

Publié par le mars 17, 2016 dans Uncategorized

 

4 réponses à “La réflexion du jour : les diviseurs, l’histoire les jugera…

  1. El comunisto

    mars 17, 2016 at 9:09

    Continue Danielle, ne te décourage surtout pas, nous avons besoin de ton énergie au service du Parti de la classe ouvrière. Unité unité oui, mais sans les traîtres et les sectaires !

     
  2. Martin

    mars 17, 2016 at 11:29

    Oh, Daniela, tu es « mon cœur »* trop portée par ta foi
    Oh, Daniela, tu joues trop avec nos nerfs parfois

    Mais surtout ne crois pas oh, Daniela…..
    Qu’ ça sera réglée en une seule fois…

    De la juste résolution des contradictions au sein de l’univers communiste,

    Il y a c’est certain dans l’univers des communistes et du communisme en France, un grand sentiment de lassitude et de découragement qui produit un éparpillement des militants et des sympathisants, il existe aussi quelques regroupements, d’autant plus arc-boutés sur leurs certitudes qu’ils ont du mal à se construire, qu’ils sont issus d’une vieille histoire et donc que ceux qui sont le mieux à même d’en saisir les circonvolutions et le déroulé ne sont plus tout jeune non plus. Il faut juste admettre que cette situation n’est pas propre aux français, elle est générale.

    Concernant « Vive le P.C.F- Lui rendre sa raison d’être », je suis comme le reste de FVR, je ne comprends pas leur attitude, mais je peux la supposer. Il y a c’est certain la mise en œuvre d’un sectarisme (qui n’est pas sans me rappeler les débuts du groupe Perlican) « Nous et les autres », mais un sectarisme d’autant plus incompréhensible que le cœur idéologique de ce regroupement est du point théorique extrême faible (en gros, la nostalgie de l’ère Marchais, pour Perlican celle de Thorez). Comme le soubassement théorique est faible, la situation les oblige soit à dogmatiser leur attitude « Vive le PCF », soit à chercher un tuteur idéologique plus affirmé, fusion Communistes-URCF, qui aujourd’hui incarne le pôle « internationaliste » de l’expression stalinienne. Nos amis du PRCF étant eux plus en accord avec les partis traditionnels issus de l’Internationale. En gros et pour exemple, sur la situation allemande l’URCF choisit le KPD « actuel » et le PRCF le DKP.

    Maintenant parlons de ce qui fâche, et qui peut « justifier » l’attitude de « Vive le PCF », il est certain que FVR est un regroupement plus souple, est-ce à dire qu’il est plus enclin à l’opportunisme et à l’acceptation de plus de compromis avec la direction nationale du parti.
    Cela se voit au moment du congrès où notre tendance pour favoriser l’existence de notre « groupe » au sein du C.N n’hésite pas à passer des accords tacites avec la direction. Mais objectivement, sociologiquement, cela se justifie par le fait qu’un certains nombres de ses leaders sont soit des élus, soit des membres de l’appareil du parti, « Vive le PCF » aussi, mais moins. Ce groupe joue la stratégie « nous attendons l’exclusion », il titille, il pousse au crime, jusqu’à ce que la direction choisisse de les virer. Mais pour eux, devant l’histoire ce n’est pas eux qui seront partis, ce sont les opportunistes qui les auront exclus. A la différence, FVR veut « sauver » le parti, mais est-ce encore possible ?

    Car la stratégie de la direction nationale est l’utilisation d’ne vieille tactique de la guérilla asiatique : « Vider la mare pour tuer le poisson », plutôt que d’appeler ouvertement à la rupture avec la filiation communiste, on conserve le nom en en vidant le contenu, jusqu’à ce que les « nouveaux » militants, issus de cette mutation histoire, finissent par dire « A quoi sert de conserver un nom qui ne correspond plus à rien ».

    Que pouvait faire, FVR, fasse à cela ? Elle a d’abord bien réagi : Elle a adopté une ligne idéologique souple qui n’exclu pas et qui veut rassembler, une ligne « néo-léniniste » sur ce principe, elle a cherché à travailler avec tout ceux qui n’adoptaient pas la ligne dogmatique du « je suis le parti en construction » travailler avec le Pôle de la Renaissance, travailler avec le Rassemblement de Cercles. ce qui revient objectivement à déclarer : « Nous ne sommes pas le partis en construction, nous sommes des tendances ou des fractions ». Certes un jour tout cela peut finir par la fusion, mais aujourd’hui ce n’est pas possible. C’est la justification théorique du positionnement de la Gauche Communiste, une fois que le centralisme bureaucratique s’effondre, il ne reste plus que des tendances ou des fractions. Et ceci est normal, c’est nous en tant qu’organisation de masse qui ne l’étions pas. Nous avons pris l’habitude administrative d’être contrôler par une ligne, qui exprimait forcement les intérêts d’une partie de la classe ouvrière, ou les intérêts d’un compromis de fraction de classes (paysans-ouvriers, petite- bourgeoisie -ouvriers, aristocratie ouvrière-fraction déqualifiée) etc. sans que les militants en aient clairement conscience.

    Il n’en reste pas moins vrai, que F.V.R a été marqué d’un profond déficit d’expression d’une ligne alternative. A trop vouloir rester ancré dans le localisme, le particularisme, elle s’est effacée du paysage de la contestation communiste. Nous connaissons tous les noms des principaux leaders de la gauche socialiste, éventuellement leur programme. Qui en France connait ceux des « leaders » de l’aile gauche du PCF, leurs actions, leur programme ?

    Or, cela ne fait pas deux jours que nous existons, cela fait au moins vingt-ans pour les derniers venus à la contestation. Pourquoi sommes nous si inefficaces ?

    Il y a une véritable déficience de réactions issue du modèle de militance qui nous a structurés pendant trop d’années. Quand un militant communiste prend conscience de problèmes dans son organisation, il est tellement peu habitué à en contester les principes, qu’il se trouve coupé de tout moyen de réaction et finit le plus souvent seul et isolé.

    Je ne crois pas que nous puisions nous en sortir sans une réaction plus affirmée et plus affichée et donc sans affrontements plus tranchés avec la direction, qui ne peut qu’être conduite à réagir. C’est pourquoi je préfère mener une action excentrée « rassemblement ANC » qui peut regrouper les isolés, comme les militants des différentes tendances qui n’ont pas a renier l’organisation qu’ils se donnent, mais qui doivent comprendre que cette histoire là est trop lourde (le stalinisme et le post-stalinisme) pour qu’elle puisse être réglée par magie, cela a l’avantage de laisser du temps au « marais » qui ne se sent pas encore prêt, à passer à autre chose. Où l’actuelle aile droite quitte le parti et nous laisse les clefs de la maison, ou c’est nous qui partons et il faut déjà travailler aux conditions d’un possible regroupement futur.

    j’ai repris ma carte pour ce congrès, mais franchement je ne crois pas que cela débouchera sur grand-chose, nous perdons du temps.

    Référence à « Johanna Bertha Julie von Westphalen, je t’aime plus que tout… Ton karlito » article qui suit cette chronique.

     
  3. histoireetsociete

    mars 17, 2016 at 12:10

    je t’assure que si j’étais plus jeune, je me sentirais de rammasser toute cette mosaïque… Le texte Unir les communistes me parait déjà une bonne base de rassemblement, solide, argumenté et pourtant ouvert.
    Le parti pour moi a toujours été cette mosaïque, il est la rencontre de plusieurs courants de l’Histoire en France… Je ne suis pas sûre que ce soit un inconvénient, au contraire… J’ai passé ma vie en tant que membre du Comité central à faire face à cette diversité… Même quelqu’un d’aussi peu doué que moi pour les manoeuvres politiciennes avait appris à répondre obstinément aux camarades qui soulevait des objections à un moment de la discussion « Camarade, la réponse du Comité central a été et je déroulais les arguments… Jamais je n’aurais pu imaginer que quelqu’un qui soit totalement en désaccord avec la direction du parti puisse assumer des fonctions dirigeantes à cause de ce rôle que nous devions avoir d’unification. Résultat quand en 1996, j’ai été en désaccord avec ce qui s’annonçait la participation gouvernementale, j’ai quitté le comité central qui était devenu d’ailleurs national… Nous avions à coeur de porter une parole collective…
    Donc l’émittement ne vient pas des militants, il y a de multiples expériences et il est normal que l’on ait des points de vue différents. Le problème c’est la direction. Il me semble qu’elle est incapable d’écouter (le coup des primaires) et comme tu le dis justement elle vide la mare pour asphyxier le poisson.
    Donc je n’ai pas peur de la diversité des communistes, j’ai peur d’une direction qui multiplie les procédures et les actions qui détruisent l’unté du parti et en font un lieu où le débat ne débouche sur rien.
    je comprends ton choix de l’ANC, moi je me dis qu’il faut que j’adhère aussi à l’ANC et au PRCF si je veux être pleinement membre du PCF tel que je le conçois, que je discute avec les militants qui tiennent au Front de Gauche… etc

     
  4. pam

    mars 19, 2016 at 11:58

    quelques commentaires à ce martin poétique… et historien…

    Je ne vois pas de quels « accords tacites avec la direction » tu parles… Depuis 4 congrès, nous travaillons à des textes alternatifs le plus unitaires possibles, nous tentons de présenter une liste au congrès… Ce n’est pas toujours simple, et cela n’a pas été possible au 36eme, ou nous avons accepté d’avoir des élus sur une liste unique … tout comme VivelePCF… qui a donc été aussi « souple »…si je comprends bien ta remarque…Mais sur la base de notre texte, et personne ne s’y est trompé…

    La difficulté de construire une expression nationale est réelle, mais il faut faire attention à l’effet « parisien »…Le site lepcf.fr présente depuis 10 ans les réflexions et les activités du réseau. Pendant de longues années, il a d’ailleurs retranscris aussi les interventions au conseil national des élus de VivelePCF… sans retour bien sûr. Il a aujourd’hui 10 000 inscrits. Mais la situation parisienne est particulière. C’est là que les oppositions ont été le plus fortes, avec des moments forts de convergence, et c’est pourtant là que se sont joués pour l’essentiel les multiples divisions et éclatements… jusqu’à cette situation apparente d’émiettement total, à l’opposé de notre objectif d’unir les communistes. Il est vrai que la direction nationale a fait le ménage dans les sections parisiennes récalcitrantes, à l’exception de Parix XV, dont le sectarisme ne simplifie rien,allant jusqu’à refuser de soutenir les autres sections mises encause. Enfin, les dirigeants qui portaient les oppositions qui sont devenues le réseau FVR ont passé la main, dont des députés historiques Gerin, Gremetz… sans compter les péripéties de la fédération du Pas de Calais qui avait proposé le premier texte alternatif à un congrès…

    quand à « sauver le parti », il faut s’entendre sur ce qu’on veut dire par là… Personne ne veut sauver cette direction qui ne peut plus porter autre chose que la soumission aux institutions et au PS. Et personne ne croie non plus à un congrès qui viendrait remettre le PCF tel qu’il est sur « les rails de la lutte de classe ». Le parti communiste est à reconstruire et ce processus ne peut qu’être long. Il est principalement dépendant du mouvement réel des luttes de classe dans les luttes sociales comme dans les luttes d’idées. Il y a 10 ans, le PCF « officiel » ne parlait plus de capitalisme, mais de libéralisme…la vie a tranché…

    L’ambition de « faire vivre et renforcer le PCF » s’entend donc d’abord pour ce qu’a été et ce que devra être le parti communiste, faire vivre chaque base d’action organisée de communistes, les aider à sortir de ce légitimisme qui conduit certains à accepter, jusqu’à l’hypothèse d’un vote socialiste dès le premier tour avec les primaires . Cela suppose des communistes qui s’organisent de leur propre initiative, construisent leur propagande et leurs actions indépendamment de ce que produit la direction du PCF, tout en favorisant l’unité des communistes, la plus large, basée sur l’effort d’organisation en bas, tourné vers l’action. Des bases militantes sur ces bases se sont construites récemment dans la Drome, la Savoie, la Saone et Loire… (et dans cette démarche, les communistes qui s’organisent en dehors du PCF sont des atouts pour demain…)

    tout l’enjeu de ce 37emecongrès est peut-être justement de nous donner une meilleure visibilité nationale.

     

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