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C’est là des coups d’Etat sophistiqués: « des ministères brésiliens sont impliqués dans un processus de coup d’Etat »

05 Mar
 Ce qui se passe en Amérique latine est extrêmement grave, on assiste de fait à la mise en place d’un processus de contre-révolution, les Etats-Unis avec le soutien des oligarchies locales prétendent reprendre en main un continent qui avec le processus bolivarien leur avait échappé. L’article explique qu’à l’inverse du processus des années 1970 et 1980, où les tanks étaient dans les rues, il y a aujourd’hui un aspect sophistiqué avec une préservation d’une façade institutionnelle et soutenu par une propagande médiatique dont parviennent les échos en France. le coup d’Etat est légitimé et tout est fait pour déconsidérer les dirigeants qui luttent pour la souveraineté.A la fin de l’article, l’auteur insiste sur la « géopolitique du pétrole », c’est vrai mais il faut également parler des BRICS et voir comment au-delà des gouvernements bolivariens ce qui est attaqué est l’alternative multipolaire? L’article insiste sur le fait qu’il y a un processus qui mène à « lEtat d’urgence ». On peut en fait se demander si comme En Argentine où les nouveaux dirigeants sucscitent un fort mécontentement, au Vénézuela où l’affrontement est fort, le passage du « sophistiqué » à la brutalité fasciste n’est pas inscrit dans le processus? Une dernière remarqué, c’est ici que l’on mesure avec l’exemple de la résistance cubaine de la nécessité d’avoir un parti communiste et pas simplement un mouvement avec des partis dont l’audience populaire est affaiblie par la corruption des notables locaux. (note de danielle Bleitrach)
 
 C’est là des coups d’Etat sophistiqués : « des ministères brésiliens sont impliqués dans le processus de coup d’Etat qui s’est enclenché au Brésil
Publié: Mar 2016 23:02 4 GMT |

Ce qui le président Lula da Silva a été pris pour témoigner dans l’affaire Petrobras a déclenché une vague d’indignation dans le pays. Certains analystes suggèrent qu’il s’agit d’ une étape vers un «état d’urgence».

Lindbergh Farias, un sénateur de Rio de Janeiro, proteste en disant qu » « il n’y a aucune raison à l’arrestation forcée » de l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva, qui s’est produite vendredi dans le cadre de l’ opération Lava Jato (dont la phase intensive a été lancé le 17 Mars, 2014 ). « Ils auraient pu appelér Lula à témoigner ultérieurement. Mais non, ils voulaient une image qui frappe les esprits en disant . » Nous avons arrêté Lula .a-t-il dénoncé.

Selon le sénateur, « Cela a été fait parce que Lula est le leader le plus populaire du Brésil. » « Il a été le meilleur président de l’histoire du pays et il est notre candidat pour 2018. Donc, ce qu’ils veulent est vraiment endommager son image et notre projet politique, » dit-il.

Rousseff a convoqué une réunion d’urgence

La présidente brésilienne Dilma Rousseff , ce vendredi a convoqué une réunion d’urgence pour discuter du cas de la détention forcée de Lula da Silva. Selon des sources gouvernementales citées par l’agence EFE à la réunion ont participé les ministres de la Présidence, Jaques Wagner; du Secrétariat général, Ricardo Berzoini; de l’Information, Edinho Silva; et de la Justice, Wellington Lima; ainsi que le procureur général de l’Union, José Eduardo Cardozo.

« Un pas de plus vers l’Etat d’urgence 

Jandira Feghali, député fédéral de l’Etat de Rio de Janeiro, affirme que lefait que la police brésilienneait contraint le président à témoigner dans la dernière phase de l’enquête sur l’affaire de corruption de la compagnie pétrolière d’Etat Petrobras est pas de plus vers la mise en place d’un Etat d’urgence car il n’y a là rien de légal, ni aucune preuve.

Se.lon Feghali, « ce qu’ont élaboré les moyens de communication, la Police et les instances judiciaires, a dépassé toutes les limites d’un Etat démocratique de droit » « Il n’y a aucun fait concret prouvant que Lula soit coupable . C’est inacceptable et la société brésilienne doit réagir (…) nous ne pouvons pas accepter passivement cela comme s’il s’agissait de quelque chose de normal . » proteste-t-il.

« Un processus de coup d’Etat est enclenché au Brésil »

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La presidenta de Brasil Dilma Rousseff da un discurso durante un congreso de la CUT en Sao PauloProceso para la destitución de Rousseff: ¿Justicia o « golpe democrático a la paraguaya »?

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José Luiz Quedros, professeur à l’Université fédérale de Minas Gerais, affirme qu’actuellement est enclenché « un processus de coup d’Etat qui actuellement connait une grande accélération au Brésil « Aujjourd’hui ces coups d’Etat ne sont pas organisés de la même manière que dans la décennie des années 60-70, quand les rues ont été envahies par des tanks militaires, ni comme cela s’est produit au Chili et en Argentine » a déclaré le spécialiste.

Luiz Quedros a souligné que les coups d’Eta actuels « sont plus sophistiqués ». Pae exemple, ceux qui ont eu lieu au Honduras (où le président a été séquestré) et au Paraguay (quand a été destitué le gouvernement de Lugo), ils se caractéristent par la préoccupation visant à maintenir un minimum de « façade institutionnelle ». Ainsi, le spécialiste pointe le cas de l’Argentine, où la société fut témoin d’une guerre « médiatique » « économique » et « idéologique » contre le gouvernement Kirchner..

« Au Brésil, la sophistication va plus loin, Il y a des membres des ministères publics impliqués dans le processus, le pouvoir législatif, dirigé par [le chef de la Chambre des députés] Eduardo Cunha, qui fait également face à de nombreuses accusations », dit l’enseignant, qui ajoute qu’il existe des « jugements sélectifs » dans lesquels seuls les individus liés au gouvernement ou Parti des travailleurs sont traités « tandis que d’autres accusés, avec pourtant des dossiers étayés contre eux n’ont pas à répondre des accusations  »

« Les médias mènent une campagne de démoralisation »

Quedros Luiz affirme que les institutions publiques et les médias mènent de façon permanente une campagne de «démoralisation» et «déstabilisation» contre certaines personnes.

Ainsi, on peut constater qu’il y a là un aspect «manifestement illégal» parce que «aucune preuve» ne peuvent être relevées contre les personnes concernées et que ces campagnes discréditent le Brésil dans tous les aspects, tant au niveau international et économique ».

Ce qui pourrait être derrière l’opération autour de Lula?

Beto Almeida, analyste politique,a donné à RT son opinion sur les causes de ce qui est arrivé au président du Brésil. «Il n’y a aucune cause , c’est une opération de la Police fédérale qui a un caractère politique très clair, et très préméditét »,alors que Lula a réaffirmé son intention de participer aux élections présidentielles de 2018, a déclaré l’expert.

« L’ex-président aurait pu témoigner chez luin», mais la police fédérale, dont les liens avec le FBI sont clairs, préfère conduire « un mode spectaculaire d’interrogatoiree. » Almeida estime que derrière cette action « est la géopolitique du pétrole »,que « Lulaa protégé d’une manière patriotique ». en nationalisant.

 https://youtu.be/vi4UfYjC_-E

 

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Publié par le mars 5, 2016 dans Uncategorized

 

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