Un fait divers glaçant qui s’est produit le 29 février à Moscou fait polémique en Russie. Ce jour-là, une femme brandissant la tête d’une enfant décapitée a été arrêtée par les forces de l’ordre près d’une bouche de métro dans le nord-ouest de la capitale. Originaire d’Ouzbékistan, une république à majorité musulmane, Goultchekhra Bobokoulova, âgée de 38 ans, menaçait de se faire exploser, en criant “Allah Akbar”. Employée comme nounou, elle avait assassiné ce matin-là la fillette qu’elle gardait, puis quitté l’appartement en y mettant le feu. Les journaux ont aussitôt relayé l’information, et une vidéo de la scène a circulé sur les réseaux sociaux.

Or “les chaînes fédérales (…) ont passé sous silence l’assassinat de l’enfant. Pas un seul sujet dans les journaux télévisés du soir n’a été consacré à ce terrible événement”, rapporte le quotidien en ligne Gazeta.ru. Le lendemain, le porte-parole du président russe a approuvé ce “choix éthique des journalistes”, tout en assurant que les journalistes avaient pris cette décision sans l’intervention du Kremlin.