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A la veille du Front Populaire, le Parti Communiste et le film de Jean Renoir « la vie est à nous »…

21 Fév

 

La France, à la veille des élections législatives, entre la menace du fascisme national et international, la politique de crise et de répression organisée au bénéfice des « 200 familles», et l’espoir incarné tant par l’action quotidienne des militants du parti communiste que par les propositions de ses dirigeants.
La crise économique est soulignée dès l’ouverture du film par une séquence opposant le discours d’un instituteur sur les richesses de la France, et la réalité sociale vécue par ses élèves.

Le film expose la menace fasciste avec des images du 6 février 1934, l’entraînement militaire des Croix de Feu, les menaces de guerre et de mort incarnées par Hitler et Mussolini, un défilé des partisans du Colonel de la Rocque. Il prend fin avec les manifestations du Front populaire (images du 14 juillet 1935) et expose la politique du Parti Communiste présenté comme un parti solidaire et chaleureux.

Trois saynètes fictionnelles, complétées par une partie documentaire illustrent l’action concrète des militants communistes :
# Une cellule d’entreprise déclenche une grève contre les cadences infernales et le licenciement d’un vieux travailleur
# Des militants communistes s’opposent à la saisie des biens d’un paysan
# Un groupe de jeunes communistes (avec chorale) accueille et nourrit un jeune chômeur affamé et diplômé. Cette dernière séquence fictionnelle, la plus longue et la plus complexe, est sans doute destinée aux « classes moyennes » et à la petite bourgeoisie.

Une brève scène reconstituée montre un vendeur de L’Humanité, agressé par un petit groupe de fascistes, soutenu et défendu par la population d’un marché. Le film s’achève par les extraits de discours de dirigeants du P.C.F. à l’attention de catégories spécifiques de la population (les femmes, les jeunes, les paysans, les anciens combattants…), et par les plans d’une foule chantant l’Internationale à travers la campagne.

Note : Commandé à des fins de propagande par le parti communiste en février 1936, en vue des élections qui allaient porter au pouvoir le Front Populaire, La Vie est à nous est le résultat d’un travail collectif (cinéastes et politiques) sous la direction de Jean Renoir.
Interdit lors de sa sortie et durant toute la période du Front Populaire. Le film commença à être diffusé commercialement à partir de 1969. « Financé par collectes lors de meetings du Parti, le film coûta environ 70.000 F, soit le dixième d’un budget moyen de l’époque. N’ayant pas été présenté à la censure, il ne fut diffusé que dans les cellules et meetings communistes. »

Générique : La vie est à nous. Un film réalisé collectivement par une équipe de techniciens, d’artistes et d’ouvriers ».
Production : Ciné Liberté pour le Parti Communiste Français, 1936.
Assistants : Jean-Paul Dreyfus (Le Chanois), Jacques Becker, Pierre Unik, André Zwobada, Jacques B. Brunius, Henri Cartier-Bresson, Marc Maurette, Maurice Lime.
Scripte : Renée Vavasseur
Images : Alain Douarinou, Claude Renoir, Jean Isnard, Jean Serge Bourgoin, Henri Alekan, Louis Page, Jean-Pierre Alphen, Jean Effel (dessins).
Musique : Internationale (Eugène Pottier / Pierre Degeyter), Appel du Komintern (Hans Eisler), Allons au-devant de la vie (Musique de Chostakovitch pour le film soviétique « Contre-Plan » de Youtkévitch et Ermler, les paroles françaises sont de Jeanne Perret (1935)), Ronde des Saint-Simoniens et autres chants révolutionnaires (interprétés par La Chorale Populaire de Paris). chansons de Komsomols (de Chostakovitch), Auprès de ma blonde, La Cucaracha (fredonnée, sifflotée); Chœurs: sous la direction de Suzanne Cointe.
Les chœurs parlés sont interprétés par le groupe Mars.
Son : les frères Havadier (extérieurs), Marcel Teisseire (intérieurs).
Commentaire : Jean Paul Le Chanois (ajout en 45) Julien Bertheau
Montage : Marguerite Renoir, Jacques B. Brunius.
Interprétation : Muse d’Albray, Marc Maurette, Jean Dasté (l’instituteur), Jacques B.Brunius (le président du conseil d’administration), Simone Guisin (une femme au casino), Teddy Michaux (un fasciste à l’entraînement), Marcel Cachin (lui-même), Pierre Unik (son secrétaire), Charles Blavette (Tonin), Gaston Clamamus (un ouvrier communiste), Max Dalban (le chrono), Madeleine Sologne (une ouvrière), Fabien Loris (un ouvrier), Emile Drain (le vieux Gustave), Roger Blin (un ouvrier), Jean Renoir (le patron du café où se tient la réunion de cellule), Madeleine Dax (secrétaire de séance), Georges Spanelly (le directeur de l’usine), Sylvain Itkine (le comptable), Fernand Bercher (le secrétaire), Eddy Debray (l’huissier), Henri Pons (M. Lecocq), Gabrielle Fontan (Mme Lecocq), Gaston Modot (Philippe), Léon Larive (le maquignon), Pierre Ferval (un client à la vente aux enchères), Julien Bertheau (l’ingénieur électricien en chômage), Nadia Sibirskaïa (Ninette), Marcel Lesieur (le patron du garage), O’Brady (Mohammed), Marcel Duhamel (M. Moutet), l’automobiliste Volontaire National), Guy Favières (vieux chômeur à la soupe populaire), Jacques Becker (jeune chômeur à la soupe populaire), Tristan Sévère (chômeur à la soupe populaire), Claire Gérard (une bourgeoise dans la rue), Jean-Paul Dreyfus (Petit Louis), Charles Charras (un chanteur), Francis Lemarque (autre chanteur), Michel Trajster (autre chanteur), Ojzer Kawka (soliste), Vaillant-Couturier (lui-même), Renaud Jean (lui-même), Marcel Gitton (lui-même), Jacques Duclos (lui-même), Martha Desrumeaux (elle-même), Maurice Thorez (lui-même), et Yolande Oliviero, Vladimir Sokoloff, Madeleine Sylvain, François Viguier et de nombreux militants et sympathisants anonymes, et (plans d’actualités) colonel de la Rocque, André Marty, Jean Mermoz, Lénine, Brontch-Brouévitch, Staline, Hitler, Mussolini.
Intervenants : Paul Vaillant-Couturier, Renaud Jean, Martha Desrumeaux, Marcel Cachin, Marcel Gitton, Jacques Duclos et Maurice Thorez.
Personnalités : Dimitrov, Lénine, Staline, Marty (filmé à Perpignan en juillet 1923), Mussolini, Hitler, Guy et François de Wendel, Eugène Schneider, Théodore Laurent, Louis Renault, André Lebon, Louis Marlio, de La Rocque….
Lieux et monuments : Versailles, Paris (Tour Eiffel, Place de la Concorde, Les Tuileries, Notre-Dame, les studios Frankeur, place de la Bastille, place de la Nation, l’Arc de Triomphe -la tombe du soldat inconnu-), Montreuil (la mairie, le marché, une ferme)…
Lieux, événements et personnes citées : Gennevilliers, Saint-Aubin Le Monial (Allier), Éthiopie ; Révolution Française, Valmy, La Commune, Révolution d’Octobre, 6 et 9 février 1934 ; (Louis) Lauchin, (Henri) Vuillemin (XXème arrondissement de Paris), (Jean) Lamy (Montargis), (Roger) Scorticatti (Livry-Gargan), Thaëlmann.

 
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Publié par le février 21, 2016 dans Uncategorized

 

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