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La colère qui monte et que les politiciens semblent ignorer alors que le patronat lui sait…

19 Fév

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Je me dis que le patronat se croit tout permis, il n’attend même pas le démantèlement du code du travail, il lui faut très vite avancer, faire peur, des exemples… ils savent cette colère qui monte.

Je n’ai pas eu le temps d’alimenter ce blog, j’ai passé la journée d’abord dans la piscine pour la rééducation où je dois aller. Là, gymnastique et discussion avec des jeunes victimes d’un accident, au chômage qui échangent des remarques sur la manière dont il faut rédiger son CV… Ils en ont marre et il parlent de la réforme du code du travail… On retourne au XIXe siècle et c’est la gauche qui fait ça… Je les connais depuis des mois nous faisons de la rééducation ensemble… je leur dit que c’est aussi de leur faute, avec leur individualisme, leur manière de déserter les organisations syndicales, le PCF… La jeune femme n’est même pas inscrite sur les listes électorales, le jeune homme a tenté une adhésion au PCF dans le 7e arrondissement, il n’y a pas trouvé son compte, c’était un comité d’intérêt de quartier… L’affaire du code du travail les remue, elle est en quelque sorte ce qui donne tout son sens à « la danse du ventre » des CV auxquels personne ne répond et dont l’employé de pôle emploi leur dit qu’ils sont mal rédigés, qu’il faut regrouper « par pôle de compétence » pour mieux les culpabiliser avec un gadget… L’affaire du code du travail leur fait sentir un peu plus l’humiliation des CV, ce qui se passe à pôle emploi, où les types qui les reçoivent sont eux-mêmes des précaires… J’argumente sur la nécessité de rejoindre un combat collectif, le parti, le syndicat, le jeune homme me dit : vous avez raison, vous êtes fine, mais les communistes, vous n’avez rien de plus nouveau, c’est un peu poussiéreux. Je hurle : « Non je n’ai rien de mieux, et votre patronat il est à la mode lui… il est bien dépoussiéré?  » Le jeune homme me dit : « bon ça va, de toute manière moi j’aime bien être cadré »…

Cette discussion toute la journée je la renouvellerai partout, parce que je dois aller à l’hôpital, où un parent se bat contre les effets de la chimio… 60 heures, c’est de la folie, cela fait six jours sans une minute de repos… On va tomber d’épuisement, la famille n’existera plus… Entrecoupée de coups de téléphone venus de toute la France, des jeunes membres du parti et des moins jeunes mais qui disent la colère des militants, l’oeil qui s’allume à l’idée des comités goodyear… Le refus de ces magouilles des primaires, tandis que se poursuivent dans l’absurdité  la négociation à court terme pour avoir encore des élus aux législatives. Une course de vitesse entre la colère des militants contre ce PS et la manière dont la direction va imposer parallèlement au Congrès le résultat de ses propres tractions avec le PS. Les questions financières, le maintien des postes de permanent, la survie mais aussi le suicide…

L’absence de conscience dont me parlent ces jeunes tellement attachés au parti, fils d’ouvriers, et souvent ouvriers eux-mêmes de la dégradation de la situation pour leur génération, des retraités qui en sont restés souvent à une situation antérieure mais qui ont aussi des enfants et des petits enfants, qui ont été des syndicalistes, des militants et complètement en porte à faux toute une génération de gens qui ont fait carrière dans le sillage des élus qui eux sont à la manoeuvre pour négocier les places aux législatives…

Et là dessus en fin de soirée, je découvre cette nouvelle… Port saint Louis du Rhône ce fut un bastion du PCF, un lieu de combativité avec le monde des dockers en particulier…

Neuf caissières de Casino à la gendarmerie pour la disparition d’un paquet de M&M’s
«Pour nous, c’est encore la criminalisation du droit de grève. Les plaintes, c’est pour nous mettre la pression, pour nous intimider. C’est pour nous dire : si vous vous défendez, si vous battez pour vos droits, voilà ce qui vous arrivera.»A Port-Saint-Louis-du-Rhône, dans les Bouches-du-Rhône, neuf caissières d’un supermarché du groupe Casino ont été convoquées à la gendarmerie pour le vol supposé d’un paquet de M&M’s d’une valeur de un euro, rapporte France Bleu. Le différend avec la direction remonte à la fin de l’année dernière, quand ces caissières ont fait grève avec occupation des locaux – période pendant laquelle aurait disparu le fameux paquet de bonbons. Analyse d’un délégué CGT chez Casino :

Je me dis que le patronat se croit tout permis, il n’attend même pas le démantèlement du code du travail, il lui faut très vite avancer, faire peur, des exemples… ils savent cette colère qui monte…

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Publié par le février 19, 2016 dans Uncategorized

 

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