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Comment situer « La France en Commun » dans « un monde en commun » (Deuxième partie) Hervé Fuyet

17 Fév
Contribution au débat autour du projet du PCF « La France en Commun »

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Vendredi 3 juillet 2015, par  Hervé Fuyet, popularité : 1%

En conclusion de la première partie un peu « touffue » de mon article (voir http://lepcf.fr/Comment-situer-La-France-en-Commun-dans-un-monde-en-commun-Premiere-partie), je me disais qu’il faudrait enrichir le Projet « La France en Commun » du PCF avant même la Convention prévue pour 2016 et le prochain Congrès, afin d’enrichir la base de discussion. C’est d’ailleurs ce que souhaite le PCF.

Le « déni de la Chine », sorte de névrose politique collective, m’a paru malheureusement caractériser le projet « La France en Commun ». Je me suis donc demandé ce qu’il en était dans le mouvement communiste international et chez d’autres forces progressistes dans la monde. Dans ce but, j’ai choisi de regarder le déroulement à Moscou, en 2015, du 70e anniversaire de la victoire sur le nazisme.

Le 70e anniversaire de la victoire sur le nazisme en 2015 à Moscou

En effet, il me semble que cette célébration à Moscou a valeur de symbole. Elle nous donne des indices pour comprendre quelle est aujourd’hui la mouvance antifasciste et anti-impérialiste et quelle est la mouvance impérialiste et néocolonialiste.

De cette façon, nous pourrons en particulier mieux démystifier ceux qui, en Occident (comme Manuel Valls), autoproclament démocraties des pays impérialistes et colonisateurs comme la France, les Etats-Unis ou l’Allemagne, et se targuent de représenter la civilisation. Ces mêmes mystificateurs dénigrent sans vergogne les BRICS, la Chine, la Russie, etc., qu’ils qualifient de dictatoriaux, d’autoritaires, d’anti-démocatiques ou tout simplement font comme s’ils n’existaient pas !

Cela n’étonne pas vraiment quand il s’agit du Parti Socialiste Français qui a toujours été un des principaux piliers du colonialisme qu’il souhaitait “humaniser”, tout comme aujourd’hui il souhaite “humaniser” l’Union Européenne. Cela surprend plus lorsqu’il s’agit du Parti Communiste Français qui a des racines anticolonialistes.

a) Un grand Chantier de l’Espoir dans le Monde

Alain Koller, du journal « Le Temps », qu’on ne peut pas vraiment soupçonner de favoriser la Russie ni à la Chine note tout de même :
« Le 9 mai, Moscou célèbre le 70e anniversaire de la victoire dans la Grande Guerre patriotique, comme on appelle en Russie la Seconde Guerre mondiale, qui s’est soldée par 27 millions de victimes du côté soviétique. Cette année, Vladimir Poutine a vu grand en invitant 68 dirigeants du monde entier. 16  000 soldats russes et 1 300 militaires étrangers défileront sur la place Rouge accompagnés d’hélicoptères, de missiles balistiques et du dernier modèle de char, l’Armata T-14. Une démonstration de puissance qui ne plaît pas à tous.
Si les chefs d’Etat ou de gouvernement chinois, indien, nord-coréen, vietnamien, sud-africain, cubain, grec ou serbe ainsi que le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, seront aux côtés de Vladimir Poutine pour présider à ce défilé, la plupart des invités ont décliné. L’Europe brillera par son absence, tout comme les Etats-Unis. La Suisse se fera représenter par son ambassadeur. »
(http://www.mediapart.fr/journal/international/080515/moscou-et-pekin-sallient-pour-les-commemorations-du-8-mai)

Alain Bacquiat écrit en termes plus crûs :
« Les refus successifs de Angela Merkel, François Hollande et David Cameron d’être présents à Moscou pour célébrer l’anniversaire du 9 Mai 1945, destiné à marquer la victoire de l’URSS sur l’Allemagne nazie et honorer les morts russes tombés dans la Grande Guerre patriotique, conjuguent l’offense délibérée à la pure bêtise ».
(http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-paul-baquiast/150315/une-offense-la-memoire)

Il ressort clairement, me semble-t-il, que ce sont les États-Unis et l’Union Européenne, avec leur impérialisme néocolonialiste qui se sont isolés et les BRICS et la CELAC qui ont montré qu’il est possible de conjuguer puissance et type de relations gagnant-gagnant, Win-Win ou en chinois 共赢 (gongying) ou 双赢 (shuangying) pour tous.

Voyons ce qu’en dit Xi Jinping :
« Le président chinois Xi Jinping a déclaré mercredi que les BRICS et les pays d’Amérique du Sud, en tant qu’Etats émergents et pays en voie de développement, constituent « les puissances montantes » dans la structure internationale.
« Nous devrions conjointement pousser l’ordre international vers une direction plus juste et plus rationnelle, maintenir les droits d’un peuple au libre choix dans la sélection du système social et de la voie de développement, renforcer la gouvernance mondiale et accorder plus d’attentions à la question du développement de la communauté internationale », a-t-il affirmé.

M. Xi a fait ces remarques lors d’un dialogue entre les dirigeants des BRICS et les présidents d’onze pays d’Amérique du Sud, un événement à l’issue du sixième sommet des BRICS tenu dans la ville côtière de Fortaleza, au Brésil.
Les chefs d’Etat des pays des BRICS, dont M. Xi, la présidente brésilienne Dilma Rousseff, le président russe Vladimir Poutine, le Premier ministre indien Narendra Modi, et le président sud-africain Jacob Zuma, ont participé au dialogue.
Le président surinamien Desi Bouterse, la présidente argentine Cristina Fernandez, le président bolivien Evo Morales, le président colombien Juan Manuel Santos, la président chilienne Michelle Bachelet, le président équatorien Rafael Correa, le président guyanien Donald Ramotar, le président paraguayen Horacio Cartes, le président péruvien Ollanta Humala, le président uruguayen Jose Mujica et le président vénézuélien Nicolas Maduro étaient également présents. »
(http://french.peopledaily.com.cn/Chine/n/2014/0718/c31354-8757229.html)

Comparons les convergences manifestées lors de la célébration du 70e anniversaire de la Victoire à Moscou avec les alliances antinazies. On se rend compte que lors de la lutte contre le nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale, des pays impéralistes comme la France, l’Angleterre, les Etats-Unis s’alliaient avec l’Union Soviétique, mais seulement contre le nazisme.

Le 8 mai 1945, c’était la célébration de la Victoire, mais aussi la reprise du colonialisme des pays impérialistes et de leur antisoviétisme : massacre de Sétif en Algérie, envoi des troupes de Leclerc en Indochine, et bientôt début de la guerre froide contre l’Union Soviétique.

En 2015, pour célébrer le 70e anniversaire de la Victoire à Moscou, nous trouvons du côté de l’avenir les BRICS, la CELAC et beaucoup de pays africains. Les pays impérialistes et l’Union Européenne impérialiste ont boycotté la célébration. Ce n’est pas la « Guerre froide » du temps de l’Union Soviétique, mais il me semble quand même que les forces progressistes de l’Occident comprennent ou devraient comprendre qu’il y a encore aujourd’hui une mouvance anti-impérialiste et anticolonialiste des BRICS et de la CELAC avec le « Tiers Monde », et une mouvance impérialiste et colonialiste avec Les Etats-Unis et l’Union Européenne (UE) principalement.

Le débat autour de la nature de l’UE et de ses caractéristiques est loin d’être nouveau et a précédé de beaucoup son existence même.

L’Union Européenne, n’existait pas encore en 1945, mais la notion d’une union européenne des pays capitalistes avait déjà fait l’objet d’un débat entre Lénine et Trotsky en 1915. Curieusement, ce débat tournait déjà autour de la Chine !

Lénine écrit en octobre 1916 :
« La perspective du partage de la Chine provoque chez Hobson l’appréciation économique que voici :

« Une grande partie de l’Europe occidentale pourrait alors prendre l’apparence et le caractère qu’ont maintenant certaines parties des pays qui la composent — le Sud de l’Angleterre, la Riviera, les régions d’Italie et de Suisse les plus fréquentées des touristes et peuplées de gens riches — à savoir : de petits groupes de riches aristocrates recevant des dividendes et des pensions du lointain Orient, avec un groupe un peu plus nombreux d’employés professionnels et de commerçants et un nombre plus important de domestiques et d’ouvriers occupés dans les transports et dans l’industrie travaillant à la finition des produits manufacturés. Quant aux principales branches d’industrie, elles disparaîtraient,
et la grande masse des produits alimentaires et semi-ouvrés affluerait d’Asie et
d’Afrique comme un tribut. »
« Telles sont les possibilités que nous offre une plus large alliance des Etats
d’Occident, une fédération européenne des grandes puissances : loin de faire
avancer la civilisation universelle, elle pourrait signifier un immense danger de
parasitisme occidental aboutissant à constituer un groupe à part de nations
industrielles avancées, dont les classes supérieures recevraient un énorme tribut
de l’Asie et de l’Afrique et entretiendraient, à l’aide de ce tribut, de grandes
masses domestiquées d’employés et de serviteurs, non plus occupés à produire
en grandes quantités des produits agricoles et industriels, mais rendant des
services privés ou accomplissant, sous le contrôle de la nouvelle aristocratie
financière, des travaux industriels de second ordre. Que ceux qui sont prêts à
tourner le dos à cette théorie »
(il aurait fallu dire : à cette perspective)

« comme ne méritant pas d’être examinée, méditent sur les conditions
économiques et sociales des régions de l’Angleterre méridionale actuelle, qui en
sont déjà arrivées à cette situation. Qu’ils réfléchissent à l’extension considérable
que pourrait prendre ce système si la Chine était soumise au contrôle
économique de semblables groupes de financiers, de « placeurs de capitaux »
(les rentiers), de leurs fonctionnaires politiques et de leurs employés de
commerce et d’industrie, qui drainent les profits du plus grand réservoir potentiel
que le monde ait jamais connu afin de les consommer en Europe. Certes, la
situation est trop complexe et le jeu des forces mondiales trop difficile à
escompter pour qu’une prévision — celle-ci ou toute autre — de l’avenir dans
une seule direction puisse être considérée comme la plus probable. Mais les
influences qui régissent à l’heure actuelle l’impérialisme de l’Europe occidentale
s’orientent dans cette direction, et si elles ne rencontrent pas de résistance, si elles ne sont pas détournées d’un autre côté, c’est dans ce sens qu’elles
orienteront l’achèvement de ce processus. »Le social-libéral Hobson ne voit pas
que cette « résistance » ne peut être opposée que par le prolétariat
révolutionnaire, et seulement sous la forme d’une révolution sociale. Il n’est pas
social-libéral pour rien ! Mais il a fort bien abordé, dès 1902, la question du rôle
et de la portée des « Etats-Unis d’Europe » (avis au kautskiste Trotski !), comme
aussi de tout ce que cherchent à voiler les kautskistes hypocrites des différents
pays, à savoir le fait que les opportunistes (les social-chauvins) font cause
commune avec la bourgeoisie impérialiste justement dans le sens de la création
d’une Europe impérialiste sur le dos de l’Asie et de l’Afrique ; le fait que les
opportunistes apparaissent objectivement comme une partie de la petite
bourgeoisie et de certaines couches de la classe ouvrière, soudoyée avec les
fonds du surprofit des impérialistes et convertie en chiens de garde du
capitalisme, en corrupteurs du mouvement ouvrier.

An moyen du vocable absurde « fatalement » et d’un certain « escamotage », on
élude le fait que certains contingents d’ouvriers ont rallié l’opportunisme et la
bourgeoisie impérialiste ! Or éluder ce fait, c’est tout ce que veulent les sophistes du
Comité d’organisation ! Ils se retranchent derrière cet « optimisme officiel », dont
font aujourd’hui parade et le kautskiste Hilferding et beaucoup d’autres individus :
les conditions objectives, prétendent-ils, se portent garantes de l’unité du prolétariat
et de la victoire de la tendance révolutionnaire ! Nous sommes, disent-ils, « 
Nous avons maintes fois signalé, non seulement dans des articles, mais aussi dans
des résolutions de notre Parti, cette liaison économique extrêmement profonde de
la bourgeoisie impérialiste, très précisément, avec l’opportunisme qui a triomphé
aujourd’hui (est­-ce pour longtemps ?) du mouvement ouvrier. Nous en avons inféré,
notamment, que la scission avec le social-chauvinisme était inévitable. Nos
kautskistes ont préféré éluder la question ! Martov, par exemple, avance depuis un
bon moment dans ses conférences un sophisme qui, dans les Izvestia du
secrétariat à l’étranger du Comité d’organisation (n 4 du 10 avril 1916), est énoncé
en ces termes :
(…) « La cause de la social-démocratie révolutionnaire serait très mauvaise,
voire désespérée, si les groupes d’ouvriers qui, par leur développement
intellectuel, se sont le plus rapprochés de l’« intelliguentsia » et sont les plus
qualifiés, abandonnaient fatalement cette dernière pour rejoindre l’opportunisme
 »…

An moyen du vocable absurde « fatalement » et d’un certain « escamotage », on
élude le fait que certains contingents d’ouvriers ont rallié l’opportunisme et la
bourgeoisie impérialiste ! Or éluder ce fait, c’est tout ce que veulent les sophistes du
Comité d’organisation ! Ils se retranchent derrière cet « optimisme officiel », dont
font aujourd’hui parade et le kautskiste Hilferding et beaucoup d’autres individus :
les conditions objectives, prétendent-ils, se portent garantes de l’unité du prolétariat
et de la victoire de la tendance révolutionnaire ! Nous sommes, disent-ils, « optimistes » en ce qui concerne le prolétariat !
Mais en réalité tous ces kautskistes, Hilferding, les okistes, Martov et Cie sont des
optimistes… en ce qui concerne l’opportunisme. Tout est là ! »
( V ;Lénine, L’impérialisme et la scission du socialisme, Oeuvres, volume 23 ,pp
120-122 )

En 1923, Trotsky maintenait sa position en faveur des Etats-Unis d’Europe dans
son article « Les conditions sont-elles mûres pour le mot d’ordre des « États-Unis d’Europe » ?  » Article de discussion – Pravda, 30 juin 1923

Bien entendu, en 2015, la situation est toute différente. Toutefois, beaucoup des divers mouvements trotskystes aujourd’hui,tant ceux qui existent de façon autonomes que ceux qui existent à l’intérieur d’autres mouvements ou partis politiques militent toujours en faveur de l’Union Européenne qu’ils jugent réformables ou même base d’une future révolution socialiste (Voir
http://fr.wikipedia.org/wiki/Trotskisme_en_France#Organisations_constitu.C3.A9es_en_tendance_dans_d.27autres_partis).

b) Pour une FranceExit de l’Union Européenne (UE) néocoloniale.
Vers une FranBRICS + CELAC anticoloniales et antifascistes

Il me semble que le document du PCF « La France en Commun » pourrait soumettre l’hypothèse d’une sortie de la France de l’Union Européenne (UE) impérialiste et néocolonialiste pour se joindre au BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud (http://fr.wikipedia.org/wiki/Br%C3%A9sil,_Russie,_Inde,_Chine_et_Afrique_du_Sud) et par voie de conséquence de se rapprocher de la CELAC (La Communauté d’États latino-américains et caraïbes
http://fr.wikipedia.org/wiki/Communaut%C3%A9_d%27%C3%89tats_latino-am%C3%A9ricains_et_cara%C3%AFbes)

L’acceptation de la France dans les BRICS nécessiterait sans doute que la France abandonne ses pratiques néocoloniales, comme la Françafrique, pour s’orienter vers des pratiques gagnant-gagnant.
La Chine pense que les BRICS pourraient “participer à la mise en place d’un ordre politique et économique international plus juste et plus raisonnable”. (« Analyse : les BRICS apportent un équilibre mondial » http://french.peopledaily.com.cn/Economie/7349464.html)

Nous avons vu précédemment qu’il se forme une mouvance de pays émergents anti-impérialistes et anticolonialistes pour contrer le “camp occidental” impérialiste et néocolonialiste. Il semble évident que le PCF, s’il suit ses traditions anticolonialistes, devrait militer pour que la France sorte de cette UE de plus en plus irréformable dans un avenir prévisible. On a vu que déjà Lénine, puis plus récemment Césaire, et aujourd’hui nombre de sections et de membres influents du PCF et d’autres progressistes français ont bien vu la nature de classe du problème.
Le document « La France en Commun » nous rappelle d’ailleurs que, « Il y a dix ans, les Français avaient raison, un grand nombre de forces disaient NON à l’Europe libérale en rejetant le traité constitutionnel européen. Ce vote a été bafoué. Aujourd’hui plus encore, un autre avenir hors de l’austérité est nécessaire ».

Il me semble qu’une telle nouvelle orientation pour la France irait bien dans le sens « qui pourrait sans tarder engager la France dans une nouvelle voie émancipatrice » (« La France en Commun », p.4)

On est encore loin du but ! Ainsi, même en ce qui concerne la Grèce, « l’Humanité » nous dit le 30 juin 2006, quelques jours avant le référendum grec du dimanche 5 juillet :

« Dans la campagne contre Tsipras destinée à intimider les électeurs grecs et à conditionner les opinions des autres pays de la zone euro, nous démasquons ici quelques-unes des manipulations les plus flagrantes.


«  Un grexit n’aurait pas de conséquences pour la zone euro et serait in fine bénéfique pour la Grèce.  »
FAUX. Une sortie de la Grèce de la zone euro aurait des conséquences funestes pour tout le monde. D’abord pour la Grèce, car le retour à la drachme et la dégringolade assurée de sa valeur provoqueraient un renchérissement considérable des produits de consommation courante, massivement importés. Avec donc de nouvelles pertes considérables de pouvoir d’achat pour la population.
Pour la zone euro, le choc ne serait pas moindre. Le grexit induit en effet un risque de contagion. Les opérateurs des marchés financiers pourraient spéculer sur les taux d’intérêt des emprunts d’État des pays du Sud européen, considérés comme autant de maillons faibles de l’eurosystème. On a pu mesurer dès hier combien ce risque était avéré avec la remontée spectaculaire des différentiels de taux d’intérêt de l’Italie, de l’Espagne et du Portugal par rapport à ceux du Bund (l’emprunt d’État allemand) ».

(« Les six mensonges capitaux de la propagande eurocrate » http://www.humanite.fr/les-six-mensonges-capitaux-de-la-propagande-eurocrate-578262)

Et pourtant, de plus en plus nombreux sont les économistes et les praticiens éminents qui pensent le contraire et pour qui

« Par conséquent, seul un retour à sa monnaie nationale pourrait, dans certaines conditions, assurer à l’économie de la Grèce ravagée sa reconstruction et un développement rapide, nécessaire pour lui permettre de rembourser cette part de la dette qui n’est pas onéreuse et honteuse. »

*Alain Cotta , Professeur des Universités
*Jean-Pierre Gérard, Président de l’Institut Pomone
* Jean Hernandez Président de chambre honoraire à la cour des comptes, Ancien Dr Adjoint du cabinet de Philippe Seguin, VP du G21
* Roland Hureaux membre de l’Institut Pomone
*Theodoros Katsanevas, Professeur à l’Université du Pirée, Président du parti en faveur de la drachme
*Gérard Lafay, Professeur émérite des Universités, Vice-Président de l’Institut POMONE
* Maria Negreponti-Delivanis, Ex Recteur et Professeur à l’Université Macédonienne
*Michel Robatel fondateur de l’Institut Pomone
*Jacques Sapir, Directeur d’études à l’Ecole des Hautes Études en Sciences Sociales
Directeur du CEMI-EHESS
*Ilias Stamboliadis, Professeur à l’Ecole Polytechnique de Hania-Crète
*Jean-Claude Werrebrouck, Professeur à l’Université de Lille 2, membre du G21 ».

(« DES ECONOMISTES et des PRATICIENS EN FAVEUR DE LA DRACHME » http://russeurope.hypotheses.org/4031)

Ceci, d’autant plus que le Comité central de Syriza est divisé sur ce point. Statis Kouvelakis, membre du Comité central de Syriza disait dans une entrevue accordée au Nouvel Observateur du 2 juillet 2015 :

« Je fais partie de la tendance, au sein de Syriza, qui pense depuis le début que vouloir concilier le rejet de l’austérité et le maintien dans la zone euro est contradictoire. Or on a vu, dès que la Banque centrale européenne (BCE) a décidé en février de couper le principal moyen de financement des banques grecques, que ce n’était pas possible. L’arme monétaire a servi de moyen de pression sur la Grèce afin de la forcer à renoncer à sa politique anti-austérité. Le dernier épisode de ce chantage, c’est lorsque l’Eurogroupe, en refusant de prolonger le programme actuel, a contraint Tsipras à fermer les banques cette semaine. Le but est politique : en prenant les Grecs en otage et en créant une situation de panique, notamment dans les classes moyennes et aisées, il s’agit soit de forcer le gouvernement à ne pas aller jusqu’au référendum, soit de dicter les conditions de son déroulement et de favoriser le camp du oui. L’Europe a déclaré la guerre à la Grèce ».

(« L’Europe a déclaré la guerre à la Grèce » tempsreel.nouvelobs.com/la-crise-grecque/20150702.OBS1908/l-europe-a-declare-la-guerre-a-la-grece.html)

Pourquoi ne pas dire que la question est complexe et que les avis « autorisés » sont très partagés !

Conclusion de la 2e partie

Comme on peut le voir, l’étude du projet du PCF « La France en Commun », si l’on cherche à l’enrichir et à le rendre crédible, nous entraîne loin. Sans doute beaucoup seront rebutés par la longueur, l’aridité et surtout l’imperfection des réflexions que ce projet a suscité chez moi. J’espère qu’il entraînera tout de même un mouvement de réflexion, et surtout d’action. La troisième partie se concentre plus directement sur la politique intérieure de la France. Enfin, direz-vous ! Mais les deux premières parties en parlaient tout autant, mais indirectement.

Plusieurs de mes conclusions sont encore assez éloignées du sens commun politique dominant dans la gauche française, mais elles gagnent rapidement du terrain dans le PCF et hors du PCF. L’avenir seul pourra dire si elles étaient marginales ou fondées !

En attendant, je souhaite que ceux qui ont à coeur l’avenir de la France et la lutte contre la montée de l’extrême droite fascisante participent au débat partout là où c’est possible et en particulier sur le web car il y a

« Une Toile Rouge pour rallumer l’Etoile Rouge » !

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Publié par le février 17, 2016 dans Uncategorized

 

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