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Analyse: Cuba est passé du rôle d’adversaire à celui de réconciliateur international

17 Fév

 Cet article semble découvrir le rôle de médiateur de Cuba, voici des années pourtant qu’il est reconnu parce que Cuba – malgré la propagande occidentale qui aujourd’hui découvre ce que nous disons depuis des années (1)- jouit d’un respect universel en particulier dans les pays du Tiers monde et en Afrique, mais aussi auprès de la Russie et de la Chine; Le rôle joué auprès des FARC ne date pas d’aujourd’hui (2). Raoul Castro a pris le relais de Fidel, en fait ils ont toujours agi ensemble, dans ce rôle de médiateur qui a été celui de Cuba entre les non alignés et l’URSS. Les frères Castro sont certes marxistes et athées, mais ils ont une grande curiosité intellectuelle et ont été formés chez les jésuites (comme d’ailleurs l’histoire prétend que le patriarch Kirill avait été formé par le KGB). Mais surtout Fidel Castro et son frère Raoul manifestent depuis pas mal d’années une conscience très vive des périls qui menacent l’Humanité, guerre nucléaire et destruction de la planète. Cuba est l’île où les expériences écologiques se multiplient. C’est par les idées, la force des convictions que les Cubains ont réussi à tenir en respect le plus puissant des adversaires et il était normal que dans cette période périlleuse les deux religions viennent se rencontrer dans ce qui est un carrefour historique de l’Humanité, de son histoire. J’étais à Cuba lors de la visite du pape jean paul II(3), j’ai entendu sur la place de la révolution le discours de ce dernier condamnant le capitalisme et son égoïsme. Aucune église même si sa base est conservatrice, réactionnaire ne peut non plus ignorer ce carrefour du destin de l’humanité qui se joue aussi avec une issue pour les peuples du Tiers monde. ‘note de Danielle Bleitrach)

(1) Lire le livre écrit avec une des meilleurs connaisseurs de la politique menée par Fidel Castro. J.F.Bonaldi.: Danielle Bleitrach et J.F.Bonaldi; Cuba, Fidel et le Che et l’aventure du socialisme . Le temps des cerises.

2)Lire le chapitre consacré à la Colombie dans Danielle Bleitrach, Viktor dedaj et maxime Vivas, les etats-Unis de mal empire, ces leçons de résistance qui nous viennent du sud. Aden

‘3) j’avais d’ailleurs écrit un article paru dans les Temps modernes: Cuba et les religion.

El presidente cubano, Raúl Castro, recibió el jueves al patriarca Cirilo en el aeropuerto internacional José Martí, de La Habana.
El presidente cubano, Raúl Castro, recibió el jueves al patriarca Cirilo en el aeropuerto internacional José Martí, de La Habana. (AFP)ampliar

La Habana

Cuba a pris une hauteur internationale insoupçonnée pour un pays qui subissait en théorie ‘isolationnisme : Déjà en paix avec les États-Unis, il a été consolidé comme le médiateur de confiance dans la solution du conflit armé en Colombie et du rapprochement du christianisme après le schisme de mille ans.

Comment a fait la petite et unique  île  communiste des Caraïbes pour jouer dans la cour des grands de la diplomatie internationale ? Pour les experts, la réponse n’est pas uniquement dans son appareil efficace mais discret diplomatique, mais dans son passé d’amitié et d’inimités.

« D’un état isolé dans l’hémisphère occidental, concentré, dans révolutionner le système international, la Cuba s’est mise à profiter de l’image d’être un pays dans une transformation avec une relation de coopération et de dialogue avec les pouvoirs » établis,  

« D’un état isolé dans l’hémisphère occidental, occupé à révolutionner le système international, Cuba s’est mise à profiter de l’image d’ un pays en mutation   avec une relation de coopération et de dialogue avec les pouvoirs » établis,’a expliqué à l’AFP Arturo López-Levy, politologue de l’Université de Texas Valle du Grand Río.

Cet expert cubain croit que le gouvernement de Raúl Castro est un interlocuteur privilégié entre de vieux antagonistes. « Divers de ces acteurs du statu quo comme le gouvernement colombien et le Vatican veulent mettre à profit les lettres de créance que  Cuba a avec leurs adversaires, avec les FARC et avec le Kremlin », a-t-il a ajouté.

Le gouvernement de Raúl Castro, qui a remplacé au pouvoir son frère Fidel en 2006, est depuis trois ans le garant et l’hôte des dialogues de paix entre la guérilla communiste et l’Exécutif de la Colombie.

Un inspirateur et un allié des mouvements rebelles latino-américains des années  soixante, le gouvernement castriste est maintenant l’un des artisans de l’accord qui mettra très probablement une fin cette année, après un demi-siècle, au conflit unique armé qui persiste dans le continent.

Rupture  de l’Occident et de  l’Orient depuis le schisme de 1054. Castro, un athée de 84 ans,  a été le témoin d’exception des baisers et d’embrassades que Francisco et le patriarche russe Kirill ont échangées  durant la rencontre de quelques heures qu’ils ont eu  dans l’aéroport de La Havane.

« Si Cuba continue   ce sera la capitale de l’unité »,a déclaré  Francisco  avant de repartir vers le u Mexique. « Un carrefour entre le Nord et le Sud, entrte l’ Est et l’Ouest »,  l’a désigné la déclaration conjointe du papa et de Kirill.

Intermediaire mondial 

Pour Brian Fonseca, un analyste international et directeur de l’Institut Jack Gordon,  en Floride,  Cuba est la « scène de deux faits globaux d’énorme importance » ce qui « légitimera probablement encore plus le rôle de Castro comme intermédiaire dans les sujets globaux », selon des déclarations à l’AFP.

En 2015,  Cuba s’est réconciliée avec les États-Unis, son ennemi passionné de la Guerre Froide, qui maintient  toujours l’embargo q’ili lui en a imposé en 1962, tandis qu’il jetait  des ponts entre des adversaires externes.

En Colombie, par exemple, peu mettent en doute  que son influence sur la guérilla ait été décisive pour que les FARC, frappées militairement, acceptsent de négocier la paix après trois tentatives manquées de dialogue.

Mais moins visible, bien qu’égal ou plus important, est son rôle dans le dialogue interreligieux, selon les experts. Avant de se déclarer laïque,  Cuba a été un État officiellement athée entre 1976 et 1992.

C’est « l’un des secrets mieux gardés sur les changements en Cuba. Le pays n’est pas le même non seulement dans l’économie (…) Cette ouverture a permis que le pays soit visité par trois papes, le patriarche orthodoxe russe, les leaders protestants et musulmans du plus haut niveau, et jusqu’au grand rabbin d’Israël », a commenté López-Levy.

Le gouvernement de Castro a entrepris une ouverture lente économique qui éveille plus j’enthousiasme dehors que chez les Cubains, punis pendant des années par les sanctions économiques américaines, et qui attendent encore une réforme plus agressive qui laisse derrière les temps de pénuries.

Un effet non désiré ?

Pour les plus critiques du gouvernement cubain, les succès dans le front externe pourraient avoir bien un effet non désiré pour les insulaires.

« Ce que nous avons vu pendant dernière année est que dans la mesure où le régime de La Havane obtient des succès diplomatiques, les réformes internes s’arrêtent, et même elles reculent », remarque Sebastián Arcos, directeur de l’Institut de Recherches Cubaines, de l’Université Internationale de la Floride.

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Publié par le février 17, 2016 dans Uncategorized

 

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