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La musique comme un parfum d’enfance qui encore et toujours revendique l’espérance.

13 Fév

 

<j’avoue tout, dans mon refus d’Israël il y a le refus de l’injustice faite au peuple palestinien, mais il y a aussi mon refus de la fin du Yiddishland dont une assez bonne incarnation fut l’URSS… L’être humain est cousu d’enfance , la musique,une odeur, un regard la font revivre malgré soi…
J’aime le cinéma soviétique, mais la musique des films hollywoodiens est aussi parfois ce retour du Yiddishland… Comment oublier que le premier film parlant, le chanteur de jazz, reprenait ces airs dEurope centrale, ceux des afroaméricains et les opposait à la tradition pieuse et étriquée de la croyance juive pour mieux chanter sur le lit de mort du père le kolnidré…

La musique des films américains me parlait de ce refus du racisme que parfois me vantaient les imagew.. des airs bien sirupeux pour se protéger des aléas de l’existence hostile on invente un paradis très terrestre.

Et ce que me disent .mes amis juifs, ma famille c’est « tu es folle, il n’y a pas de fraternité avec tous les peuples de la terre possible pour un juif. Le monde est antisémite, il le restera toujours. Nous avons cru aussi au communisme mais c’est une utopie. Tu sacrifies le lieu où tu pourras te réfugier s’ils sont repris de leur folie périodique à un rêve communiste de plus en plus illusoire.

Oui mais il y a l »enfance, celle fantasmée du Yiddishland, mais surtout celle qui fait qu’au bout de deux mois passés à l’étranger je me surprend à fredonner « douce France », jai la nostalgie de lincroyable diversité française, de son goût de la vie et des plaisirs, des rebellions et des râleurs impénitents…La France avec en arrière fond le Yiddishland pour le folklore, mais aussi lAlgérie, Cuba et même ce merveilleux Tadjikistan…

La question est pourquoi je suis aussi convaincue qu’il faut tenir Tenir bon sur une humanité possible et que celle-ci n’existera que par les damnés de la terre, ceux qui nont rien à perdre mais je me heurte à lidéologie étouffante des couches moyennes ralliées à l’expression des eaux glacées du calcul égoïste enveloppée dans l’ignominie des faux bon sentiments. La haine qui a remplacé la lutte pour l’émancipation humaine, chaque réflexion antisémite donne raison à ceux qui renoncent à un destin commun… Alors qu’il n’y aucune issue dans ces repliements identitaires…Le fait est que tout me convainct qu’il n’y a pas d’autre issue que de reprendre pied dans ce que certains consuidérent comme un rêve impossibleet qui pourtant est le seul réaliste parce que nous sommes déjà tous à la fois, un puzzle mondial avec ses lignes forces, ceux du parfum de votre enfance mais qui déjà est devenu toutes vos expériences d’un autre monde… Nous sommes les Russes, les Algériens, les peuples de la méditerranée et ceux de lEurope centrale, ce qui nous plaît dans les Etats-Unis cest déjà une synthèse… Oui mais voilà c’est soit l’internationale soit la guerre… Et il n »’y aura d »internationale que dans la reconnaissance de cette enfance qui est la nation, le peuple ouvert à d’autres. Socialisme (le vrai) ou barbarie…

Lisez et relisez « le principe espérance  » de Ernst Bloch…Entre nous, en matière de messianisme vous ne trouverez jamais peuple plus adapté que les juifs, encore aujourd »hui dites vous bien que je ne suis pas la seule à revendiquer ce principe espérance, ce besoin de transgression de l’existant , ce creuset où se mêlent la matière dans son infinie richesse et cette soif d »’immortalité qui a nom l’histoire, celle de la lutte des classes…

Danielle Bleitrach

 
3 Commentaires

Publié par le février 13, 2016 dans Uncategorized

 

3 réponses à “La musique comme un parfum d’enfance qui encore et toujours revendique l’espérance.

  1. anisioluiz2008

    février 13, 2016 at 8:37

    A reblogué ceci sur O SOL NASCERÁ….

     
  2. kirk

    février 15, 2016 at 7:15

    La Musique, complice de la Liberté, est la dimension essentielle de l’Humanité mais pour l’heure j’ai peur qu’à cause de toutes les politiques actuelles, elle ne se soit tue. Pour l’heure je trouve hélas plus réaliste de lire et relire 1984 car il n’est pratiquement aucun article de Histoire et Société qui n’aie un parfum désespérant… Désespérant surtout l’inconscience des damnés de la terre, de la classe moyenne, des médias, face à la dictature entrain de se mettre en place chez nous. Mais non, m’objecte-t-on avec sincérité: chez nous c’est impossible! A part ça je donne malheureusement raison à vos amis car l’antisémitisme (porte ouverte et bien pratique à toutes les exclusions, toutes les injures, toutes les conneries) est une réalité qui revient « au galop » à chaque occasion et contre laquelle il faut sans cesse lutter. Moi en premier!

     

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