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USA-France: on ne change pas une stratégie qui perd…

10 Oct

Un combattant de l’Armée syrienne libre dans un quartier de Damas © REUTERS/Bassam Khabieh

Quand l’an dernier l’administration Obama a expliqué son plan, celui de fournir pour 500 millions de dollars entrainement et armes à des rebelles modérés pour abattre l’Etat islamique en les entrainant dans des pays voisins -par parenthèse ceux qui combattent en Syrie sont à plus de 60% des non Syriens voir des mercenaires recrutés dans des zones de plus en plus vastes- a été un vrai fiasco. Les hommes entraînés se sont évaporés et les armes ont fini dans les mains des djiadistes. Ce programme était présenté comme un volet essentiel de la guerre contre le groupe Etat islamique en Syrie. Mais les Américains ont décidé d’arrêter. En théorie, 15.000 rebelles devaient être formés chaque année pour épauler l’aviation américaine dans la lutte contre les djihadistes. En un an, ce programme du Pentagone en Syrie a tourné au gouffre financier et à l’échec militaire. Des centaines de millions de dollars dépensés pour rien ou presque. Le plus gradé de l’armée reconnaissait récemment qu’il y avait quatre ou cinq de ces combattants sur le terrain en ce moment. Et l’été dernier, le premier bataillon formé par les Etats-Unis s’est retrouvé sous le feu d’un groupe djihadiste sans pouvoir répliquer. Donc l’administration Obama a du reconnaitre l’échec de son programme, mais c’est pour aller plus loin encore et ce dans un moment particulièrement tendu avec l’intervention russe contre l’Etat islamique.

A défaut de succès, l’administration Obama  s’entête et  vendredi a révélé son nouvrau plan : il n’est plus question de former des combattants rebelles dans des camps de pays voisins, ce qui était fait pour passer à la loupe les dits combattants et leurs vertus démocratiques, désormais les armes seront directement distribués aux chefs rebelles meritants, à savoir ceux qui au combat distribuent leurs coups avec quelque succès à égalité contre l’Etat Islamique et les troupes de Bachar El Assad. Si de tels chefs existaient il est clair qu’ils seraient rapidement éliminés par leurs deux adversaires. Du Vietnam à l’Afghanistan, en passant par l’Irak, les américains devraient pourtant savoir que leurs combattants idéaux n’existent pas.

En reprenant la malicieuse remarque de Poutine adressée à notre grand chef de guerre hollande, ce serait une très bonne idée d’associer à la coalition anti-Daech, un obscur groupement de rebelles démocrates mais nul ne sait où ils sont et qui est à leur tête. Peut-être Bernard henry Levy et ses contacts de la CIA, c’est un grand spécialiste de la chose.Il est capable de nous trouver des héros proches de l’idéal occidental dans la pire bande de ruffians qui se puisse imaginer.

Mais revenons au Pentagone, si en parlant de Hollande ou de BHL, nos clowns locaux nous l’avons jamais quitté, sa nouvelle stratégie consistera à déverser des armes sur d’hypothètiques rebelles modérés ayant fait leur preuve sur le terrain.

Ce choix stupide et dangereux intervient à un moment le plus périlleux, avec l’intervention russe qui elle présente les caractéritiques de la légalité internationale et d’une certaine concertation avec les etats de la région, mais qui peut à tout moment être l’occasion pour les plus belliqueux d’un embrasement généralisé. Donc le fait que les Etats-Unis et notre Hollande chef de guerre choisissent de rompre avec Poutine et de poursuivre la fiction de l’armement des rebelles modérés, montrent que l’hypothèse d’une troisième grande guerre mondiale n’est pas exclue. Le chien turc est tenu en laisse et il aboie, l’israélien est en train de se dire qu’il a l’opportunité de massacrer en paix quelques palestiniens, personne ne s’occupera de lui et quelques provocateurs pourront faire le travail sur un peuple desespéré et des citoyens israéliens apeurés.
Et ce sont les mêmes qui prédisent à Poutine oeuvrant en appui des troupes au sol du gouvernement syrien de graves déboires.  la stratégie conservatoire des frontières et des Etats existants qui est celle de Poutine, dans laquelle l’intervention militaire n’est qu’une étape avant et pendant des négociations internationales mais surtout régionales est certes limitée par ce que sont les pouvoirs existants, tous les pouvoirs, à commencer par l’occident, mais elle est la moins pire dans le chaos que l’interventionnisme des Etats-Unis et de sa clique provoque partout et que visiblement on a choisi de poursuivre.

 
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Publié par le octobre 10, 2015 dans Uncategorized

 

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