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Odessa : les mères de mai

31 Oct

Похороны погибших в результате трагических событий в Одессе 2 мая  Hier soir, nous avons vécu un moment infiniment douloureux, nous avons rencontré une dizaine de mères de jeunes gens qui ont péri dans les événements du 2 mai. Au-delà de toute politique, je ressentais personnellement avec une terrible intensité leur gouffre intérieur, cette impression lue dans leurs yeux que plus rien n’avait d’importance. Il ne leur restait plus qu’une obsession, leur tenant lieu de raison de vivre: empêcher l’oubli. Dire  l’injustice subie et qui se renouvelle chaque jour.. Le fascisme insidieux et qui prétend les faire taire.
Avec une infinie pudeur, elles nous tendaient des photos, celles d’ hommes dans la force de l’âge, avec leur famille, en vacances, et même un adolescent. Vous savez cet enfant, ce komsomol que vous avez vu avec son grand drapeau rouge. Il le portait la veille, lors de la manifestation du premier mai 2014. Sa mère, à peine plus âgée que lui, nous a dit en balbutiant la bouche tordue pour retenir les larmes qu’une cellule communiste d’Italie avait pris son nom. On lui disait combien on l’admirait pour avoir élevé un pareil fils et elle avait la moue d’un bébé et l’oeil embué en balbutiant ces mots. Elle nous a tendu  une photo avec un poème, il avait un regard d’archange. A côté d’elle, pendant toute la discussion, une autre femme ne cessait de prendre et reprendre les images d’un fils à tous les âges, l’une d’elle était encore dans son cadre et elle les battait comme une cartomancienne sans destin, comme si elle cherchait à comprendre seulement ce qui s’était passé. Et puis elles ont parlé et elles ont dit la réalité du fascisme qui s’est abattu sur Odessa, la peur qui avec la mort de leurs enfants s’est mise à planer sur cette ville, un brouillard épais fait de silence, de mensonges, de regards qui se détournent et qui les isole du reste du monde qui ne veut pas voir ce qui se passe dans ce port réputé pour son humeur joyeuse.Pensez à Marseille sur lequel tomberait un silence apeuré.
Helena, qui parle français et qui l’enseigne, nous a expliqué qu’elles n’étaient pas toutes là : c’est  une toute petite partie des mères, des familles.. Elles ont voulu dire chacune leur tour qui étaient leurs enfants. Elles insistaient sur leurs diplômes, leur profession, leurs talents, c’étaient des ingénieurs en bâtiment ; un marin, un étudiant… Il fallait que l’on sache!   » Ils ont dit d’eux que c’étaient des voyous, des SDF, ce n’était pas vrai, ils avaient une vie pleine d’avenir.  Simplement ils n’avaient pas voulu tolérer le fascisme, l’avaient combattu. Je l’ai supplié de ne pas y aller, il m’a dit, il le faut! »  Ces mères  multiplient en vain les interventions pour que la Cour pénale dise et reconnaisse quelles personnes de qualité le pays a perdu.

Celle qui les organisait avait encore son fils en vie mais il était prisonnier pour avoir défendu ceux que l’on battait dans la rue Grecque. Il n’avait pas d’arme, même pas un bâton. Depuis il est en prison, sans le moindre jugement.  Il y a ainsi 80 prisonniers retenus depuis ce jour sans avocat, sans jugement. Cela fait partie du no man’s land juridique dans lequel elles se débattent toutes.  Il n’y a eu aucune déclaration officielle ni sur le nombre de morts, ni de disparus. 82 ou 92 personnes sont ainsi portées disparues et le chiffre de 217 morts est avancé. L’une des femmes travaille dans les services judiciaires et elle a su que ce jour là, dans ce quartier de la ville, ont été recensés sur les registres officiels 61 décès. » Ils ne le disent pas parce qu’à partir de 50 c’est un génocide et ils ne veulent pas le reconnaître. »
Depuis, tous les 2 de chaque mois, elles commémorent leurs morts, la police et la municipalité tentent de les en empêcher. Le mois dernier, ils ont franchi un nouveau seuil, ils ont traîné certaines d’entre elles et des hommes à la police. Dans la nuit, à quatre heures du matin, ils ont perquisitionné chez elles. Elles avaient déposé des fleurs, des photos, des couronnes envoyées de toutes les villes d’Ukraine, la même nuit Pravy Sektor est venu a tout saccagé et emporté les fleurs, les couronnes, les photos et même une croix. Ils ont tout brûlé. Le lendemain, elles sont revenues et avec elles un grand nombre d’anonymes et il y avait encore plus de fleurs, mais la nuit suivante ils ont recommencé. Les gens ont peur et se taisent. Cette institutrice dans une école rurale nous dit en serrant les dents que dans son village personne n’a osé lui présenter ses condoléances. Elle a une coiffe, une résille noire dont s’échappent des mèches grises, elle a l’âge passé de la retraite, elle continue. Elle proteste à la fois contre l’oubli de son enfant et la manière dont on invente l’histoire, les programmes qui changent les faits.
Le cauchemar est ainsi renouvelé et le deuil est impossible, parce que tout est incompréhensible. Ce soir-là, ce fut  l’horreur, souvent apprise sur les chaînes de télé qui commençaient déjà à mentir en inventant que des Russes, des gens venus de Transnistrie avaient attaqué des Odessites. Le cœur battant les jambes ne les portant plus, elles ont couru à la recherche de leur enfant, d’autres de leur mari ou frère, elles se sont jetées devant les assaillants pour sauver ceux qui pouvaient l’être. Helena s’interposait, sauvait des gens sur lesquels ces brutes s’acharnaient elle ignorait qu’à quelques mètres d’elle sont fils agonisait, quand elle l’a retrouvé il était trop tard.

Беспорядки в Одессе

L’une nous explique comment elle a crié aux pompiers : « Pourquoi vous ne sauvez pas les gens dans cet incendie ». Des silhouettes étaient aux fenêtres et ils redescendaient leurs grandes échelles. « Mais pourquoi ? » a-t-elle hurlé et elle refait le geste de leur réponse, ils ont haussé les épaules pour dire qu’ils n’y pouvaient rien, ils avaient des ordres. Elle est convaincue qu’on aurait pu sauver tout le monde.

Пожар в Доме профсоюзов в Одессе
Un autre fils qui accompagnait sa mère nous décrit aussi ce qu’il a vu, ces gens enveloppés dans un drapeau ukrainien dansant une infernale sarabande au milieu des corps étendus et criant leur joie, leur ivresse de la mort… A quoi les mères répondent en écho avec l’exemple de cette femme qui sur un plateau de télévision a applaudi à l’annonce de ce tragique autodafé de leurs enfants.

C’était voulu affirment-elles. Une des femmes, blonde, coupe au carré, encore belle sous le masque de souffrance,  n’a plus de larmes à verser.  Quand je leur demande si je peux publier leur nom, elle m’interpelle au nom de mon pays et de l’Europe qui se tait. « Je n’ai pas peur. Il faut parler : le fascisme c’est une tumeur maligne et si vous ne l’arrêtez pas ici, il reviendra jusqu’à vous comme jadis à Berlin. J’ai été élevée comme quelqu’un de bien, j’ai élevé mon fils de la même manière, avec des principes. Les gens qui sont morts auraient pu être utiles à leur pays. Pourquoi vous taisez-vous ? Pourquoi la France que nous avons libérée, nous les Russes, fait silence sur nous ? Comment vous expliquer par quel enfer nous passons. Pouvez-vous le comprendre?  » Elle n’a même pas de papiers officiels, elle ne sait toujours pas pourquoi et comment est mort son enfant. Ses blessures n’étaient pas thermiques mais chimiques. Il en est ainsi de toutes ces femmes qui font le siège de la commission d’enquête qui n’agit pas. Les mères et les survivants ont même reçu des lettres, dans lesquelles il était écrit « Vous n’avez pas été tués, nous allons réparer cette erreur ! » Ce sont des bêtes. Le fils de Tamara qui était handicapé, un déficient mental…  était au troisième étage quand les assassins l’ont cerné, il était venu à leur rencontre avec pour seule arme une icône, ils l’ont abattu. Ce sont des bêtes féroces à qui l’on croyait pouvoir parler comme à des êtres humains, un innocent…
Et elles poursuivent inlassablement, déroulent le fil de ce qu’elles subissent encore et encore: « Alors imaginez ce que nous avons ressenti quand le président Porochenko se félicite de cette action à Odessa en disant : « Nous voyons le prix payé dans le Donbass pour n’avoir pas arrêté à temps les séparatistes comme nous l’avons fait à Odessa ».  Dans son clip de propagande électorale Porochenko à un moment disait : « Nous construisons un état fort ! », et c’était illustré d’une photo de la maison des syndicats en train de brûler !

Пожар в Доме профсоюзов в Одессе

Le même Porochenko a prétendu que désormais Odessa est une ville bandériste. Ce n’est pas vrai, il ne sait pas ce que les Odessites pensent même s’ils se taisent, s’ils sont figés par la peur, et ils arrivent même parfois à refuser l’ordre fasciste, comme cette pétition par laquelle nous exigions une plaque commémorative là où étaient morts nos enfants, ils sont venus la signer par milliers, silencieusement.

Похороны погибших в результате трагических событий в Одессе 2 мая

Le gouverneur a dit que cela concernait la ville, le maire a dit qu’ils en parleraient au Conseil, mais ils n’ont toujours pas répondu et quand nous allons faire pression pour que tout ne soit pas enterré nos interlocuteurs détournent les yeux et nous disent « laissez tomber ! » « C’est pour ça que nous avons besoin de vous, pour qu’ils se rendent compte que le monde s’émeut de ce qu’ils ont fait… Ils craignent l’opinion européenne, qu’elle s’aperçoive de qui ils sont réellement. » Elles ont fait un livre avec des poèmes de gens émus, d’inconnus, avec la biographie de ceux qui sont morts, disparus. Elles ont fait une exposition sur ce qui s’est passé à Odessa. Cette exposition a été présentée dans la plupart des grandes villes européennes, les fascistes soutenus par l’ambassade d’Ukraine l’ont perturbée en Espagne et au Portugal, en Pologne, mais en France, elles n’ont trouvé personne pour l’accueillir. Elles ont organisé une conférence de presse, il est venu des journaux, elles attendent encore les articles.
Marianne et moi leur promettons que nous allons faire l’impossible pour que cette exposition de photos passe en France, même si nos moyens sont limités. Marianne a commencé à retraduire les légendes des photos de l’exposition, d’en corriger les quelques fautes. Il y a encore tant de choses à rapporter qui prouvent à quel point l’opération a été planifiée, voulue dans son horreur pour faire taire Odessa. Il faut dire encore comment cela s’accompagne aujourd’hui de la « lustration », une purge. La moitié des mères présentes sont des enseignantes, elles savent que des listes sont prêtes, demain elles seront chassées de leur poste. Les critères sont faciles, il ne faut pas avoir été komsomol ni membre du parti communiste, mais tout le monde a été komsomol et Porochenko aussi, il a même été communiste… mais c’est choisi simplement comme un prétexte. « En première ligne sont les Russes ethniques, pas les russophones, Tous les ukrainiens sont russophones et les plus excités des nationalistes ukrainiens se débrouillent mal en ukrainien. Mais ils sont la proie d’une folie russophobe, il faut chasser les communistes, les Russes… Nous sommes des sous-hommes et il faut en purger l’Ukraine… C’est ça le fascisme ! Nous avons perdu nos enfants, on va nous enlever nos emplois… pour nous forcer à partir… C’est fait à grande échelle et c’est pour ça qu’Odessa a peur. »
Voilà, peut-être que le lecteur de cet article comprendra mieux les résultats des élections à Odessa. L’abstention massive malgré le bourrage des urnes, Odessa a été après le Donbass l’endroit où on a le moins voté… Les votes exprimés se sont dirigés vers les partis d’opposition, le parti des région, les communistes, même si les immenses bulletins jetés dans les urnes transparentes sont visibles. Oui Odessa a donné un coup de pied à Porochenko et à son affirmation que la ville était bandériste et vu ce qui se passe ici, c’est une manière d’exploit.
Danielle et Marianne

 
 

6 réponses à “Odessa : les mères de mai

  1. Ronald Zonca

    octobre 31, 2014 at 7:29

    Merci à vous et à Marianne pour vos témoignages et le courage d’être sur place, à la source..

    Gardez votre bâton de pèlerin toutes les deux! Il nous éclaire.

    Histoire de vous taquiner du fait de l’auteur et de son cursus, je vous livre deux extraits du roman « La-haut » de Pierre Schoendorffer

    « Cela ne sert à rien d’être le plus intelligent, le plus malin, l’important, c’est d’être aimé. Si tu aimes les autres, ils t’aimerons. C’est la seule façon de vivre. »

    « En l’homme, il y a deux vérités et l’une d’elle est terrible. La première, c’est que c’est un tueur, un tueur abject. La seconde, c’est qu’il a besoin d’amour »

    Avec mon profond respect

    Bien à vous et encore merci

     
  2. histoireetsociete

    novembre 2, 2014 at 3:19

    A Danielle et Marianne. Quelles souffrances, quels malheurs pour ces femmes, ces homme ! Votre témoignage m’a bouleversée. Aucune tolérance ne doit s’installer pour les fascistes. Avec deux camarades, nous sommes intervenus dans notre conférence fédérale pour donner la situation en Ukraine et dans le Donbass. Il y a un manque d’informations, certes, mais le silence est pesant !
    Danielle Trannoy, PCF Bassin d’Arcachon.

     
  3. André

    novembre 2, 2014 at 7:21

    Un grand merci pour ce blog dans la lignée des crises.fr qui réinforme et permet de surmonter l’écoeurement qui vous saisit en lisant la presse système…

     
  4. dashouta

    novembre 2, 2014 at 7:47

    A reblogué ceci sur URSS 2.0et a ajouté:
    reblog

     
  5. Gourmel Michel

    novembre 3, 2014 at 6:15

    Une majorité de photos du massacre présente des gens brûlés au niveau du visage. Il ne s’agit donc pas d’une flamme verticale venant du bas et ayant envahit les étages. Mais d’une flamme horizontale, l’origine la plus vraisemblable est un lance-flamme, arme adorée des Nazis.

     
  6. Lucien PONS

    novembre 18, 2014 at 8:40

    Bonjour Mme Bleitrach.

    Je suis avec la plus grand e attention ce qui se passe en Ukraine depuis novembre 2013. C’est pourquoi je suis amené à visiter votre site très souvent. Je publie sur mon blog « Le blog de Lucien Pons » nombre de vos articles sous la rubrique Ukraine.
    Je suis président de l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » basée à Nice. Nous sommes choqués par le degré de désinformation concernant ce conflit fratricide. Nous l’étions aussi pour la Libye et pour la Syrie.
    Nous nous réunissons tous les mois pour programmer les actions à venir. Chaque mois également nous organisons soit une projection/débat, soit une conférence.
    Depuis la rentrée de septembre nous avons décidé de nous engager dans la voie d’une meilleure information concernant le conflit Ukrainien. Nous avons été très agréablement surpris de votre engagement suite au voyage à Odessa. VOTRE INITIATIVE très percutante de permettre à l’exposition sur le crime du 2 mai 2014 de se dérouler en France début 2015 nous intéresse grandement.

    « Présentation de l’exposition sur le massacre d’Odessa
    Le 17 novembre 2014
    http://www.les-crises.fr/reprises-odessa-obstinee-et-douloureuse-par-danielle-bleitrach/

    Voici un texte rédigé pour proposer une exposition de nos amis et camarades d’Odessa. Les premiers à qui cette exposition est proposée sont les Marseillais et en particulier les camarades de la CGT. Nous souhaiterions organiser une tournée de cette exposition du 25 au 31 janvier dans diverses villes de France. Marseille et Vénissieux sont dans l’ordre du possible, pour ces derniers comme il y a le 31 janvier les Rencontres internationales, nous souhaiterions également faire venir le secrétaire général du parti communiste de la Région d’Odessa. Si d’autres villes de France sont disposées à organiser l’accueil aux alentours de ces dates et donc apporter leur contribution aux billets et séjours, faites-vous connaître.
    Amicalement
    Danielle Bleitrach

    PRESENTATION DE L’EXPOSITION SUR LE MASSACRE D’ODESSA
    Parmi les événements tragiques de ces derniers mois en Ukraine, la tragédie du 2 mai où des dizaines de personnes ont été brûlées vives dans la Maison des Syndicats à Odessa occupe une place particulière.
    L’horreur de ce crime abominable, son caractère prémédité, la collusion entre les bandes fascistes et le pouvoir ne peuvent laisser indifférent.
    Nos amis d’Odessa, regroupés dans des organisations antifascistes et des comités de soutien aux mères des victimes ont préparé une exposition qui tourne depuis quelque temps dans plusieurs villes d’Europe. Ils sont prêts également à se déplacer pour organiser des événements en liaison avec cette exposition.
    Il y a en tout 57 photos (à imprimer au format A3), avec légendes en français, et 8 textes d’accompagnement, pour aider à comprendre les circonstances et le déroulement des faits.
    Il me semble essentiel que la CGT à Marseille et dans les Bouches du Rhône manifeste leur solidarité avec les camarades assassinés dans la maison des syndicats et avec leurs mères. Que l’initiative soit soutenue et que la lumière soit faite sur ce crime abominable. Marseille et Odessa sont jumelées et dans cette ville qui a été fondée par la Russie (Catherine II) mais aussi par des Marseillais, la solidarité d’un autre port et de ses travailleurs serait vécue avec joie. Nous pourrions proposer à Une des personnes de venir présenter l’exposition en lui assurant le prix du voyage et un logement à Marseille. Par ailleurs Danielle Bleitrach et Marianne Dunlop peuvent aider à la réussite de l’exposition et de la conférence.
    Voici le premier des textes, le « préambule » :
    Après le coup d’État à Kiev fomenté avec la participation active des organisations ultranationalistes de partisans de Bandera et du « Secteur droit », des mouvements antifascistes sont nés à Odessa, comme dans la plupart des villes du Sud et de l’Est de l’Ukraine.
    Les résidents d’Odessa, une ville multinationale, assurant la coexistence paisible des représentants de dizaines de nationalités – Ukrainiens, Russes, Juifs, Grecs et beaucoup d’autres – étaient inquiets de la rhétorique nationaliste des nouvelles autorités.
    Comme conséquence, au centre-ville, sur la place « Koulikovo polé», a été organisé un camp pacifique d’antifascistes qui n’adhéraient pas aux autorités de Kiev. Essayant de protéger leur ville natale, ils ont demandé plus d’autonomie pour leur région par le biais d’un référendum sur la future structure fédérale de l’Ukraine.
    Le 2 mai un match de football devait avoir lieu entre les équipes « Métalliste » (Kharkov) et « Tchernomorets » (Odessa).
    Quelques jours avant les événements tragiques, des prétendus fans de football, des extrémistes et des guerriers du « Secteur droit » venant de différentes régions de l’Ukraine ont commencé à converger vers Odessa.
    Bien que le sachant, les autorités locales ont malgré tout autorisé la marche des soi-disant « fans du football » au centre-ville, près du camp antifasciste.
    Le laisser-faire des pouvoirs, l’inaction ostentatoire de la police, la bonne coordination des actions des guerriers-néofascistes témoignent que l’opération de nettoyage avait été planifiée et préparée d’avance.
    Cet événement tragique qui s’est produit le 2 mai à Odessa, les dizaines des victimes civiles resteront pour toujours sur la conscience du régime criminel à Kiev ».
    Le vendredi 21 novembre à l’occasion de la venue à Nice d’Annie Lacroix-Riz, nous aimerions présenter ce projet à l’auditoire.

    Nous vous serions extrêmement obligés si vous pouviez nous répondre rapidement.

    Mon courriel: lucien.pons01@laposte.net; lucien.pons01@gmail.com
    tél: 06 82 97 97 77

    A vous lire.

    Amicalement.

    Lucien PONS

     

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