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Poutine, novorossia, l’OTAN et les sanctions

12 Sep

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Mercredi 10 septembre, le président russe Vladimir Poutine a allumé plusieurs cierges à la mémoire des défenseurs de la Novorossia dans l’église de la Sainte-Trinité à Moscou. Derrière ce geste pieux, nous faisons l’hypothèse qu’il y a le choix de Poutine d’affronter l’Occident non pas dans une vision de combat militaire, avec une course aux armements, mais bien la volonté de résister, parce qu’il a choisi d’incarner la patrie en danger face à un occident qui n’acceptera jamais une Russie indépendante et souveraine. La réunion de l’OTAN, l’escalade des  sanctions que rien ne justifie a déclenché la nécessité de la Résistance. (note de Danielle Bleitrach)

http://www.youtube.com/watch?v=E8FeW21ZYWI&feature=player_embedded

« J’ai allumé des cierges pour tous ceux qui ont souffert et donné leur vie en défendant les habitants de la Novorossia », a déclaré devant les journalistes le président russe.

Un message très fort puisqu’il s’agit de la première fois que Vladimir Poutine prononce publiquement le terme Novorossia depuis le début du conflit dans l’Est de l’Ukraine. Quand Poutine a comparé la situation du Donbass à celle du siège de Léningrad, j’avais noté ici à quel point il s’agissait d’un message fort de soutien, vu l’histoire et la personnalité de Poutine. je crois que cette référence à Novorossia est de la même force, il s’agit d’un constat de la patrie russe attaquée.

La Novorossia ou Nouvelle Russie est le nom utilisé par les insurgés pro-russes pour désigner les territoires situés à l’est de Kharkov, dont la Crimée et le Donbass, où ont eu lieu des référendums d’autodétermination au printemps – le 17 mars en Crimée et le 11 mai dans les républiques populaires de Donetsk et de Lougansk. D’un point de vue historique, ce terme est apparu à la fin du XVIIIème siècle, avec l’annexion par l’Empire russe des territoires allant de la Bessarabie au Kouban.

Potine est un dirigeant qui met en scène l’exercice du pouvoir, la parole est courtoise, en retrait mais les actes sont importants et doivent être marquants. Malgré le cessez le feu, les actes en faveur de la paix et de la détente, l’occident a poursuivi sa double offensive:

celle de l’OTAN qui malgré les promesses faites à Gorbatchev puis à Eltsine continue à avancer et à endiguer la Russie… le dernier sommet de Newport au pays de Galles a clairement marqué une escalade dans ce domaine et la Russie ne peut ignorer qu’aucune bonne volonté ne lui apportera le répit. A cela Poutine a donc répondu par une constat verbal: l’affaire de l’Ukraine a été montée comme un prétexte pour cette avancée de l’OTAN. Egalement depuis hier 11 septembre, les troupes massées à la frontière avec l’Ukraine ont été mises en état d’alerte.

Comme pour bien marquer que le cessez-le-feu ne suffit pas, il y a une nouvelle escalade dans les tensions que rien ne justifie.

 Les nouvelles sanctions européennes contre Moscou, qui visent notamment à limiter le financement de l’économie russe, sont entrées en vigueur vendredi matin avec leur publication au Journal officiel de l’UE.

Elles sont accompagnées de nouvelles sanctions en provenance des Etats-Unis. Comme je l’ai noté ici même en référence aux analyses de la société de conseil en investissements Blombers, il s’agit de bloquer les capacités financières de développement des principales industries russes. Sur cette question, les excellentes relations avec la Chine peuvent permettre de surmonter le blocage financier. Plus problématique est le blocage des coopérations avec les experts et les techniques maîtrisées seulement par l’occident. Ces mesures sont à double détente, en effet elle bloquent les recherches en particulier dans l’arctique mais elles sont susceptibles de nuire tout autant aux majors du pétrole et de l’énergie qui ont investi massivement dans ces secteurs. Ce qui laisse penser que ces sanctions sont conçues pour une intervention rapide visant à l’élimination de Poutine.

Les sanctions bloquent le financement de la dette de trois compagnies pétrolières, Rosneft, Transneft et la branche pétrolière de Gazprom, Gazprom Neft, ainsi que trois du secteur de la défense, OPK Oboronprom, United Aircraft Corporation et Uralvagonzavod.

Sont aussi visées neuf entreprises produisant des biens dits à double usage civil et militaire, avec lesquels les Européens ont interdiction de commercer.

Elles prévoient aussi des mesures ciblées contre 24 personnalités russes et ukrainiennes accusées d’êtres impliquées dans le conflit en Ukraine.

Dans la liste des 24 personnes russes et ukrainiennes visées par un gel des avoirs et une interdiction de voyager dans l’UE, figurent Sergueï Chemezov, présenté comme un proche du président Vladimir Poutine, un vice-président de la Russie, Youri Vorobiov, plusieurs vice-présidents de la Douma: Vladimir Vasiliev, Ivan Melnikov et Igor Lebedev.

 
2 Commentaires

Publié par le septembre 12, 2014 dans Uncategorized

 

2 réponses à “Poutine, novorossia, l’OTAN et les sanctions

  1. Joel ANDRE

    septembre 12, 2014 at 5:11

    L’Europe est tombée sur la tête, ils veulent prouver à leur Maître qu’ils sont de bons toutous.
    Poutine est intelligent, il va réagir après réflexion, mais on peut lui faire confiance il ne va se laisser faire.
    On est dirigé par des minables gamins, quelle honte !!!!!

     

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