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Des cadres du PC ukrainien (KPU) arrêtés et torturés par la police politique : des aveux (introuvables) pour interdire le parti

29 Août

 

kpu-faucille-et-marteau.jpgDes cadres du PC ukrainien (KPU) arrêtés et torturés par la police politique : des aveux fabriqués pour interdire le KPU

 

Article MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Les nouvelles venant d’Ukraine confirment le recours généralisé à des méthodes fascisantes. Dans le processus d’interdiction du Parti communiste d’Ukraine (KPU), les services de renseignement n’hésitent pas devant les enlèvements, la torture pour extorquer l’aveu.

Dans leur récit idéologique légitimant leur pouvoir fascisant, les autorités putschistes ukrainiennes étiquettent les résistants à l’ « ordre nouveau » comme vendus à l’étranger russe, diviseurs de l’unité ukrainienne. Dans leurs desseins politiques, il leur faut aussi éliminer la principale force d’opposition : le Parti communiste.

Or, ces deux objectifs sont difficiles à concilier tant le KPU a su incarner l’unité nationale sur un contenu de résistance à toute ingérence extérieure, de lutte contre le régime des oligarques d’où qu’il vienne, de défense des intérêts des travailleurs de toute l’Ukraine.

Dans le procès intenté contre le KPU pour l’interdire de façon autoritaire, l’absence de preuves tangibles contraint le pouvoir putschiste à employer les vieilles méthodes des régimes fascistes : semer la terreur, enlever les militants, passer à la question et obtenir des aveux tâchés de sang.

La police politique dénonce le KPU dans les médias : qui a dit démocratie ?

Le secrétaire du KPU, Petro Simonenko, nous communique des faits qui devraient susciter l’indignation de tous les démocrates, bien au-delà des rangs communistes.

En effet, ce 24 août, M.Nalivaychenko, président des « services de sécurité » SBU – pendant du FSB russe, autrement dit les services secrets et police politique d’Ukraine – avertit la presse que :

« les interrogatoires des dirigeants d’organisations communistes arrêtés dans le Donbass nous ont donné des informations sur le soutien aux terroristes, y compris le financement et la livraison d’armes ».

Cela a conduit Petro Simonenko le lendemain à dénoncer « la détention de membres du Parti pour des raisons purement politiques, violation flagrante des lois ukrainiennes, avec des enlèvements, une privation illégale de liberté (…) avec usage de la torture, du harcèlement, des menaces sur les membres de leurs familles ».

Simonenko précisait alors qu’il disposait d’informations plus précises concernant ces violations des droits humains les plus fondamentaux. Il l’a précisé ce 28 août par une lettre envoyée à une représentante de l’OSCE en Ukraine Madina Djarbusinovoi, évoquant trois cas éloquents.

Trois cas d’enlèvements, de tortures : comment obtenir un aveu (inexistant)

Le premier, datant du 14 juillet, Vladimir Arkhipov, secrétaire du KPU dans le district de Stanytsia, dans la région de Lougansk, enlevé plusieurs jours par les autorités de la région de Lugansk liées à Kiev, sur demande des services de sécurité de la région de Kharkov.

Ses proches n’ont aucune nouvelle, ne bénéficiant d’aucune présence d’un avocat. Finalement, il est libéré après plusieurs jours de détention sans aucune charge contre lui.

Selon Arkhipov, ce qu’ils voulaient obtenir de lui : c’est l’aveu de l’implication du KPU dans la décision et l’organisation du référendum séparatiste.

Le second cas est celui de Vitali Pryn, premier secrétaire du KPU à Svatove, toujours dans la région de Lugansk. Arrêté le 5 juillet, détenu jusqu’au 15, Pryn est arrêté par la SBU sans aucun motif légal, ni droit à un avocat.

Le SBU le soumet à des pressions mentales, à des violences physiques pour obtenir l’aveu : celui d’un financement par le KPU des activités séparatistes, ainsi que de leur conception, organisation, mobilisation.

Sous les tortures physiques et psychiques, on présente à Pryn un dilemme : soit 10 ans de prison s’il nie les « faits », soit une réduction à 5 ans s’il avoue qu’il a « porté atteinte à l’intégrité territoriale de l’Ukraine ».

Libéré, Pryn a dénoncé les aveux soustraits avec violence. Une fois mis en relation avec son client, l’avocat de Vitali Pryn a porté plainte pour : kidnapping, arrestation et détention illégale, violation du droit à la sécurité.

Enfin dernier exemple cité, parmi d’autres, par Simonenko : l’enlèvement de Viktor Siniaev, avec sa femme N.A.Siniaeva, lui étant secrétaire de section du KPU à Stakhanov, toujours à l’est, dans la région de Lugansk.

Il est arrêté sur la route entre Stakhanov et Kharkov, dans les alentours de Severodonetsk, à un checkpoint par des hommes en armes. Ils vérifient leurs passeports, les font descendre et les arrêtent. Deux hommes en noir viennent d’un autre véhicule, des cagoules noires sur leurs visages.

Le couple est alors menotté, un sac est mis sur leur tête, tandis qu’ils sont transportés vers une destination inconnue. Arrivés à bon port, dans un sous-sol, l’interrogatoire commence avec une question : avouer le rôle prééminent du KPU dans le référendum du 11 mai 2014.

Vikotr Siniaev nie catégoriquement. Il est alors roué de coups de pied, ainsi que d’une barre de fer pour forcer l’aveu. Frappé sur l’ensemble de son corps sauf au visage, il est victime pendant plusieurs heures d’un passage à tabac, toujours menotté.

La séance de torture ne s’arrête pas là. Siniaev est relié à des machines électriques qui lui distribue des décharges, brûlé au niveau des mains et des côtes. Le cadre communiste a perdu plusieurs fois connaissance pendant la séance.

N’ayant rien obtenu, les tortionnaires ont remis cela le lendemain. Le 18 août, après une semaine de détention, Viktor Sinaiev est livré à un enquêteur du gouvernement de Kiev. Il nie encore tout lien entre le KPU de Stakhanov, les conseillers municipaux du Parti et le référendum.

Le calvaire n’est pas terminé pour Sinaiev. Malgré la présence de son avocat, il est alors saisi par des hommes armés, cagoulés, ses mains sont tordues, il est menacé, emmené vers la même cave des interrogatoires précédents, où il est à nouveau torturé.

Vers l’interdiction du KPU : « on glisse vers le fascisme, quand le SBU ressemble déjà à la Gestapo » (Simonenko)

La procédure visant à l’interdiction du KPU a été lancée par le Ministère de la Justice pour « positions anti-ukrainienne et soutien au séparatisme. »

Le Tribunal administratif de Kiev a accepté le délai du secrétaire-général du KPU pour examiner l’ensemble de ses discours, le procès reprendra le 4 septembre.

Dans son communiqué du 25 août, Petro Simonenko est on ne peut plus clair sur la position de son parti : « Le Parti communiste d’Ukraine n’a jamais été impliqué dans le soutien, le financement du terrorisme. Ces aveux illégaux ne sont que mensonges flagrants et délibérés ».

Le secrétaire-général du KPU ajoute avec fermeté : « au vu des méthodes utilisées par la SBU, avec à sa tête M.Nalivaychenko, on peut être sûr que l’Ukraine glisse rapidement dans l’abîme du fascisme, surtout quand le SBU se transforme en police politique digne de la Gestapo nazie ».

Cela n’empêche pas le KPU, menacé, traqué de rester sur sa ligne d’action, la même depuis le début de la crise :

« les communistes d’Ukraine – contrairement aux partisans de la guerre qui ont usurpé le pouvoir et plongé le pays dans une guerre civile sanglante – restent pour l’intégrité territoriale, la paix et l’ordre en Ukraine ».

Dans cette lutte, nos camarades ukrainiens ont plus que jamais besoin de notre soutien, celui des communistes de France et d’ailleurs : solidarité face au fascisme !

 
1 commentaire

Publié par le août 29, 2014 dans Uncategorized

 

Une réponse à “Des cadres du PC ukrainien (KPU) arrêtés et torturés par la police politique : des aveux (introuvables) pour interdire le parti

  1. minary

    août 29, 2014 at 9:22

    Si vous reprenez tous les bulletins de l’OSCE qui est pro OTAN vous verrez comment le secteur droit et autres fascistes sement la terreur parmi la population et sont utilises par le gouvernement.
    il faut juste lire entre les lignes et quand on en est la on appelle l’information propagande et notre
    propre gouvernement une dictature molle. Tapez OSCE. org pressrelease.
    Je ne suis rien , mais de loin et d’en bas presque « illettree », je pense etre une republicaine de gauche, j’ai fait partie des indignee a Auxerre ou nous defendions le PG ou beaucoup de gens du FN venaient et ou les discutions sur « les etrangers » etaient tres dures, on nous reprochait
    d’etre ET de droite ET de gauche comme le Donbass, comme la Resistance contre Vichy qui etait NI de droite NI de gauche etl’UE d’ailleurs. Cs sont les militants de l’Altervillage et de enercoop (j’en ai reconnu) de ATTAC qui avait organise la 1ere manif a la Bastille en mai 2011
    puis qui ont lance Occupy la defense en novembre pour le debut de la campagne presidentielle,
    juste un « happening », de l’activisme. En fevrier 2012 pou la rencontre nationnale pour une constituante, les indignes plutot PG ou UPR(1 seulement) ne voulaient pas d’une constituante europeenne, ils voulaient une constituante souveraine. Certains anarchistes etaient pour cette derniere , d’autres n’etaient pas interesses par le debat, d’autres voulaient parler au FN!
    Le mouvement n’a pas eu de suite et Melenchon a dit que les indignes avaient echoue.
    Depuis mai 2012 ATTAC ne parle plus de democratie ni de defense des services publics ni de la Grece et autres pays de l’UE et le CADTM qui est rentre dans le rang ne reactualise plus les luttes des pays contre le FMI et n’a pas fait de recapitulatif sur l’Ukraine ou meme un papier sur le bankrun et la bataille bancaire des oligarques avec retour du FMI et de l’UE l’arretdu 2eme projet de pipiline avec la FR soutenu par l’Italie et la Grece tout dernierement en Bulgarie, evenement qu’il faudrait relie a la situation en Ukraine.
    Le 22juin j’etais place de la Republique avec une banderole « Solidarity with Antifascist Resistance in Ukraine » nom d’un site et d’un mouvement anglais de communistes et de socialistes…
    Je m’y suis ecartee des drapeaux russes et autres pour etre du cote des jeunes « republicains » du PG et du drapeau rouge du PRCF. j’ai pu prevenir le PG sur la « constituante » et j’ai rencontre le Comite Valmy. J’ai tracte avec le POI pour que vive la lutte de classe les idees de Marx, Lenine,et de Trotsky juste au nom de la Democratie et puis j’ai arrete avec les 25 % FN aux elections en leur disant que leur defense de la Democratie, de la Republique et du Socialisme n’etaient jamais argumentee et que si moi j’avais mes arguments je n’etais pas sure que ce soit les leurs et que les personnes interessees n’auraient aucun repere theorique pour nous differencier du FN vu son discours. La lutte antifasciste passe par la description minutieuse des evenements politiques en Ukraine comme Angelo Tasca dans « Naissance du Fascisme » se propose de faire ressortir des traits communs a tous les MOUVEMENTS ANTIDEMOCRATIQUES « Meme il arrive souvent que les responsables du mal profitent des reactions aveuglent que ce mal provoque »
    Ne publiez pas mes commentaires et pourtant je vais poste sur votre blog beaucoup de commentaires. Je suis a votre disposition. Bien a vous. eli.

     

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