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Médias allemands: l’Europe doit arrêter de suivre docilement la politique des États-Unis

17 Août

4at

16 /08/ 2014

http://www.vz.ru/news/2014/8/16/700619.html

Dans le conflit sur ​​l’Ukraine, Allemagne devrait être guidée par la Réalpolitique, et non l’idéologie, estime le magazine allemand Wirtschaftswoche, conseillant de rechercher  un compromis dans les relations avec la Russie, et non pas de la «diaboliser» à la suite des  États-Unis.

Wirtschaftswoche note que la politique de l’Occident ne fait pas d’effort pour résoudre le conflit. Une autre provocation, selon la publication, est l’accord d’association signé en Juin entre l’UE et la Géorgie et la Moldavie, qui peut être suivi par une adhésion à l’OTAN, rapporte RIA « Novosti » .

Les élites politiques des États-Unis se sont trop laissées emporter par la « diabolisation » de Vladimir Poutine, affirme le magazine allemand: apparemment, sur la politique de Washington envers la Russie influent les prochaines élections au Congrès, et non pas la rationalité. À cet égard, l’Ukraine est menacée d’être transformée en plate-forme électorale des États-Unis, tandis que l’avenir de l’Europe pour Washington n’est pas si important.

Wirtschaftswoche rappelle que les Etats-Unis ont lancé une nouvelle vague de sanctions suite à l’écrasement de l’avion de Malaisie, et l’Union européenne les rejoint « docilement ». Ainsi, s’il s’avère que l’enquête contredit les accusations américaines, il sera trop tard, note le journal.

Les sanctions conduisent à une impasse, comme le démontre le chercheur en économie Gary Hufbauera, qui a étudié les politiques de sanctions pour les cent dernières années. Apparemment, l’Union européenne a été choquée par les contre-mesures russes – telle est la conclusion  de Wirtschaftswoche devant la réaction des fonctionnaires de l’UE.

Dans le même temps, plus l’Occident diabolise le président russe plus sa cote est élevée : le soutien de Vladimir Poutine dépasse 80%. A titre de comparaison dans l’article sont cités les classements du Premier ministre britannique David Cameron (30%) et du président français François Hollande (18%).

Pour le règlement de la situation en Ukraine, l’édition appelle à une  «réalpolitique» dans l’esprit de Willy Brandt, qui a été chancelier de l’Allemagne de 1969 à 1974. Par exemple, avant même l’effondrement du Boeing, British Independent a écrit sur les négociations secrètes entre Berlin et Moscou: une résolution progressive de la crise par la stabilisation des frontières de l’Ukraine, le renforcement de  son économie et la signature d’un contrat de gaz à long terme – à condition que le pays n’adhère pas à l’OTAN. Si c’est le cas, écrivent journalistes allemands, ce serait la solution « la plus raisonnable», mais, comme ils le suggèrent, elle a été rendue impossible suite à la catastrophe du Boeing.

Envers l’Ukraine aussi, il faut une approche réaliste, insiste l’édition. Le pays depuis de nombreuses années  a été pillé par les politiciens et les oligarques ; Maintenant, le poids des partis d’extrême-droite « Svoboda » et le Parti radical Oleg Lyashko ne fait qu’augmenter. Le programme politique de celui-ci, en fait, est destiné à l’enrichissement personnel, note Wirtschaftswoche.

Ainsi, une partie des milliards promis par le FMI, l’UE et les États-Unis risque de tomber entre les mains des nationalistes, avertissent les journalistes allemands. Une telle perspective, selon Wirtschaftswoche, ne fait qu’aggraver la crise, ainsi que la condition du prêt du FMI que l’Est de l’Ukraine soit sous l’autorité de Kiev. En tout cas, les Ukrainiens eux-mêmes ne se soucient pas des prochaines élections, affirme la publication, mais du fait qu’en 2015, ils ne seront pas en mesure de payer leur facture de gaz – en raison de la hausse des prix réclamée par le FMI.

Parlant de «l’intégrité territoriale», les autorités ukrainiennes sont concernées non pas par l’unité du pays, mais par le gaz naturel, ajoute Wirtschaftswoche. Les réserves de gaz de l’Ukraine sont situées dans les régions de l’Est, leur volume est de 5578 milliards de mètres cubes (à titre de comparaison, aux États-Unis – 8976 milliards de mètres cubes fin 2012). Le permis de prospection dans l’est de l’Ukraine est détenu par la société Burisma Holdings; en mai son conseil d’administration a intégré Hunter Biden – le fils du vice-président des Etats-Unis.

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1 commentaire

Publié par le août 17, 2014 dans Uncategorized

 

Une réponse à “Médias allemands: l’Europe doit arrêter de suivre docilement la politique des États-Unis

  1. VladP

    août 17, 2014 at 7:55

    Peut-être qu’aura aussi l’occasion d’offir un voyage par chemin de fer très climatisé à cette crevure de « chasseur » pour le renvoyer à son père. C’est ça, le rêve americain!

     

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