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García Bilbao, Pedro A., « tournant en Ukraine : la situation politique dans la guerre civile militaire le 30 juillet 2014. » Évolution, des tactiques et des perspectives »

30 Juil

Un article de fond, rapidement traduit malgré sa longueur avec lequel je suis en total accord et qui vous expliquera pourquoi je considère comme tout à fait essentiel ce qui se passe dans le Donbass. Le capital n’a pas eu besoin seulement de Yeltsine, il a probablement trouvé dans les partis communistes des différents pays des gens qui l’ont bien aidé et continuent à le faire. L’enjeu est toujours là. Passionnant, bonne lecture de vacances. (note de Danielle Bleitrach)

García Bilbao, Pedro A., « tournant en Ukraine : la situation politique dans la guerre civile militaire le 30 juillet 2014. » Évolution, des tactiques et des perspectives »

Posté le 30/07/2014

http://dedona.wordpress.com/2014/07/30/garcia-bilbao-pedro-a-punto-de-inflexion-en-ucrania-la-situacion-politico-militar-en-la-guerra-civil-a-30-de-julio-de-2014-evolucion-tacticas-y-perspectivas/

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[Sociologie critique. 30 juillet 2014] Harcèlement implacable, résistance ferme et pleine conscience de la gravité du défi sont les mots qui définissent la situation sur le front ukrainien dans ces derniers jours de juillet, quand depuis quasiment trois mois se prolonge une lente mais constante escalade militaire. De nouveau au bord de la défaite, la résistance de Novorossya contre le fascisme ukrainien tient malgré tout et les dernières nouvelles disent qu’elle vivra pour combattre à nouveau demain. La ligne rouge des miliciens du Colonel Strelkov a réussi à nouveau à rejeter l’ennemi(1.Ce même jour 29 juillet, le Président de la RP de Lougansk et commandant en chef des forces armées de la milice de Novorossya, V.Bolotov, a fait une déclaration dramatique engageant les Russes « frères », à envoyer des troupes de maintien de la paix pour aider à arrêter le massacre de civils.

« L’ennemi n’a aucune limite. Il emploie tous les moyens pour notre destruction. Les fascistes tuent notre peuple avec des armes prohibées utilisées de manière indiscriminée, ils détruisent nos maisons, brûlent nos champs. Nous demandons des forces de paix russes : frères venez sur notre territoire ! “.V.Bolotv 29/07/20142

La prolongation de la résistance en Ukraine est devenue plus insupportable pour le bloc occidental et l’attitude de la Russie incompréhensible, car cela commence déjà à dépasser ce qui pourrait être une simple conséquence collatérale – plus ou moins volontaire – de l’échange de la pièce Criméenne. Entre les 25 et 30 juillet, les Etats-Unis ont réussi finalement à faire plier l’Allemagne et forcer l’ EU à accepter une escalade jamais vue de sanctions contre la Russie (3. Pour quels motifs ? Le projet lié à l’Ukraine a été brisé depuis des mois : les rebelles de Novorossya n’abandonnent pas, ils ne veux pas aller à l’abattoir volontairement et il est clair que s’ils triomphent dans leurs batailles défensives, le conglomérat militaire ukrainien pourrait subir un « effet Batista », s’effondrer et ne pourrait pas empêcher la milice populaire de Novorossya avec le Colonel Strelkov en tête d’arriver à Kiev.

L’occident – lire, s’il vous plaît, le bloc capitaliste dirigé par les anglo-saxons – a d’ urgence besoin d’un Yeltsine à Moscou, qui laisse là toute sentimentalité et renvoie à nouveau la division Tamanskaya bombarder le Soviet suprême républicain et fusiller les patriotes dans le parking, comme cela s’est passé à Moscou en 1993. Le message des nouvelles sanctions contre la Russie est clair, « ou vous changez de politique envers Novorossya ou vous changez la tête du Kremlin ou les deux choses, mais vous commencez à entrer dans une zone dangereuse. » L’Allemagne s’est pliée enfin devant les diktats de Washington et avec elle l’ensemble de l’Union européenne, avec ça la situation sur le « Front de l’ouest » – est devenue beaucoup plus complexe que cela puisse paraître(4. Il s’agit de supprimer toutes les marges de manœuvre à Moscou, sans se rendre compte que la Russie ne peut pas assister impassible, à un massacre de la panrussie dans le Donbass aux mains de fascistes et de la milice d’un coup d’État au service de l’ouest; le défi occidental en Ukraine est allée trop loin. Le front de résistance n’est pas la maison blanche pour le Soviet suprême, à Moscou, mais la place Lénine à Donetsk. Yeltsin a donné la Serbie, Poutine ne peut pas remettre le Donbass et, en outre, que nul ne s’y trompe, il n’est pas Yeltsine.

La situation à la fin de juillet de 2014 est claire : Washington exhorte à mettre fin à la résistance militaire et force Moscou à opérer des changements du type de ceux qui ont déjà été nécessaires, changement de politiques ou de personnes; déjà, vous ne pouvez pas espérer plus. Les contradictions de classe dans le groupe leader ne se posent pas seulement avec Moscou, mais aussi dans tout l’édifice de l’Ouest. Depuis Moscou, la dérive de la situation dans le Donbass est entrée dans une zone dangereuse lorsque la composante antifasciste a cimenté une Alliance de la résistance avec une composant anti-oligarchique et un discours pan-Russe, et à Washington et dans l’Union européenne il existe une vraie terreur que le caractère anti impérialiste de l’insurrection de Novorossya devienne public, sans qu’ils puissent l’éviter et déjà pour des raisons de succès militaire, parvienne à se stabiliser dans un État.

Nous sommes dans une guerre ouverte, comme il y en a eu en Europe depuis l’effondrement de la Yougoslavie dans les années 1990, mais politiquement c’est potentiellement beaucoup plus inquiétant. Ce qui a commencé comme une succession d’actions pacifiques de résistance face au coup d’Etat à Kiev en mars 2014, a fini par devenir un conflit de forte intensité.

Le gouvernement de Kiev, désormais sous la présidence de Petro Poroshenko, dont l’illégitimité de l’origine n’est pas prise en compte par l’Union européenne, a presque immédiatement opté pour déclencher la « punition » avec des unités militaires et des bénévoles de l’extrême droite, lançant des opérations destinées à dompter le territoire contrôlé par la résistance au putsch de Maidan5 .

Ces actions violentes ont trouvé une résistance rapidement active sous la forme de milices formées par la population de la région du sud-est qui a conduit à la partition du territoire ; là où le mouvement de résistance civile n’a pas pu s’organiser en milices, comme c’est arrivé à Marioupol, Kherson, Odessa, Kharkov, les résistants civils ont été persécutés et plusieurs arrêtés et tués, mais dans la région de Donetsk et de Lougansk l’opération de « châtiment » a rencontré des gens prêts à se défendre.

N’oubliez jamais que les premières occupations de mairies, commissariats de police et les -parlements régionaux – et les bureaux d’affaires des oligarques étaient calmes, avec même une ambiance de fête dans certains cas, que les forces de sécurité locales ne s’y étaient pas opposés et se sont même ralliées aux manifestants qui protestaient contre le coup d’état de Kiev. Le travail politique parmi les masses menée par les appels de Paul Gubarev « les dix jours » ont été des succès et de grande intensité. La dérive criminelle, nazie et le coup d’État du Maidan, qui a généré la grande peur et l’exemple de la Crimée, résolu avec un extraordinaire et pacifique nettoyage, a favorisé l’insurrection révolutionnaire nationale dans le Donbass, – et qui est maintenant organisé pour sa défense – avec essentiellement une vocation citoyenne et pacifique de construction républicaine.

Le blocus politique choisi par Kiev a empêché tout dialogue et conduit ceux qui prônaient une issue négociée avec un objectif fédéraliste de proclamer leur indépendance en fait. L’actuel Novorossya (ou Union des républiques populaires de Russie nouvelle) est née de ce mouvement et certainement transcende les limites d’une bagarre en faveur de l’annexion, mais elle a développé sa propre mythologie de la régénération de la nation russe dans une direction qui transcende les frontières et l’actuel équilibre des pouvoirs.

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Guerre et révolution

Même si dans un conflit il est toujours nécessaire de comprendre ce qui se passe sur le plan politico-ideologique, sa signification, son origine, ses causes et ses effets, la dynamique des opérations militaires exige son propre espace. Si en Ukraine se produit l’effondrement militaire de l’une des parties, ou si la résistance effective connait un succès et que le conflit se poursuit, les effets simplement humains, économiques, l’évolution de la situation sociale ou politique sera très différente. Guerre ou révolution est un dilemme qui se révèle une fois de plus absurde, parce que sans victoire militaire vous devez faire face à la défaite et l’extermination ; que Novorossya nationalise ou pas les entreprises des oligarques, déclarées immondes et rejette le paiement de toute dette contractée par les gouvernements corrompus de Kiev, préserve son sous-sol et protège les territoires des prédations de la multinationale gaz et utilise ses ressources pour élever le niveau de vie de sa population nécessairement nécessite une victoire militaire ; s’ils y parviennent ils peuvent ou pas prendre ces décisions maintenant proposées et discutées, mais s’ils sont vaincus, rien de tout cela n’aurait de sens (6 .

Ce qui fait de la guerre civile actuelle en Ukraine un conflit différent de ceux que l’ont voit depuis des décennies, c’est le caractère de classe également maintenu dans sa dynamique interne et ses plus que possibles conséquences externes si intervient la victoire : nous ne sommes pas confrontés à un conflit de plus: si Kiev perd, la shell oil perd ; les sécessionnistes ne lui remettent pas sa victoire « l’indépendance de l’Ukraine », mais ils libèrent Kiev et l’Ukraine de l’oppression banderiste et de l’ingérence des États-Unis, l’Union européenne et les institutions internationales du capitalisme mondial comme le FMI, l’OMC et la Banque mondiale. Il faut comprendre que les orthodoxes et les panrusses nationalistes combattant dans les rangs de la milice n’ont aucune sympathie pour Mme Lagarde, ni pour ce que le FMI a prévu pour le Donbass et que si le gouvernement républicain novorusse a estimé que la survie de leur République populaire passe par l’annulation de la dette et de tous les contrats avec les multinationales qui enchaînent l’Ukraine, aucun membre de l’armée ne va s’y opposer, au contraire. Egor Voronov, un militant de Gorlovka, dans la ligne de front, a très clairement exposé les contradictions de classe dans ce combat :

« Qui sommes-nous. Nous ne sommes pas des héros, pas des miliciens, mais des gens simples. Par ailleurs, que sont les milices populaires ? D’où sont sorties les personnes qui constituent 90 % des « séparatistes » ? Du désespoir. Le désespoir du Donbass à changer quelque chose. D’incessantes exhortations fascinations et déceptions, élections, les oligarques, a conduit à ce que les gens ont perdu la foi dans la possibilité des changement dans leur vie. De la même manière, dans le Maidan l’idée de l’eurointégration s’est convertie en l’expulsion de Ianoukovitch, les miliciens du Donbass « pour qu’on les entende » et déjà se sont battus pour leur état. Sans oligarques. Sans pauvreté. Pas de promesses.

Cette guerre est presque l’aboutissement naturel de ces processus qui se sont produits dans le Donbass, dans le dernier quart de siècle. Leurs motivations et leur soutien parmi la population est quelque chose de plus profond que l’aspiration à s’unir avec la Russie. Les Miliciens ne tirent pas sur l’armée ukrainienne, mais sur ceux qui depuis 23 ans se jouent d’eux. Dans cette obscurité dans laquelle ils vivaient et ils ne pouvaient pas surmonter toutes ces années : la corruption, la tromperie, l’incapacité à décider quelque chose, la pauvreté et un mépris infini envers eux et leur travail. Les miliciens simples ne savent pas comment mettre fin à leur lutte, mais ils ont déjà vu ce qui a terminé le combat des « doubles » du Maidan. Et à cela il me semble que le Donbass ne veut pas revenir. Même au prix de sa propre existence. » (7 Voronov, e. finita Donbass, causes finies.

Novorussya contre le FMI et la troïka

La simple perspective qu’un pays européen ait engendré une guerre civile à cause des divergences de vues sur la signature d’accords avec l’Union européenne, le FMI et les grandes entreprises multinationales est quelque chose qui a suscité une inquiétude extrême. Mais la situation de frontière avec la Russie vise à prévenir une intervention militaire directe de l’Ouest telle qu’elle aurait lieu si cela se produisait en Grèce, Portugal ou en Espagne, plutôt improbable en outre dans ces pays, quant à la résistance dans ces pays peut-être aurait été résolue « en interne » par le biais de coups d’État. Exagération ? En 2010, le commissaire européen, Barroso, a déclaré à Jason Groves, journaliste au Daily Mail que si les plans d’ajustement économique qu’exigeait la troïka, rencontrait une résistance politique en Grèce, Portugal ou en Espagne, cela pourrait être la fin de la démocratie dans ces pays, laissant clairement entendre qu’il n’y a pas d’autre moyen que de se soumettre aux mesures d’incitation fiscale ou assumer une intervention d’une manière ou d’une autre (8. Jason Groves rend compte de ses propos ainsi :

«Dans un exposé extraordinaire aux dirigeants des syndicats la semaine dernière, le Président de la Commission Jose Manuel Barroso a énoncé une vision « apocalyptique » dans laquelle les pays en crise dans le sud de l’Europe pourraient être victimes de coups d’État militaires ou de soulèvements populaires alors que les taux d’intérêt s’envolent et les services publics s’effondrent parce que leurs gouvernements sont à court d’argent » . Jason Groves, courrier quotidien, 15/06/2010

Finalement, le scénario catastrophe s’est réalisé, mais pas dans le sud de l’Europe, où les années des régimes fascistes ont laissé leur empreinte de répression et de mort, mais en Ukraine, où la mémoire historique de l’URSS et de la grande guerre patriotique ont laissé une marque, à ce que nous voyons, qui n’a pas été effacée de l’inconscient collectif. L’espace culturel pan Russie, dans le conflit ukrainien, il a été établi un espace dans lequel l’anti-fascisme est une valeur citoyenne tout à fait fondamentale et incontournable, ce qui explique la flambée actuelle, le résultat d’erreurs de calcul dans la conception de l’action américaine en faveur de l’Ukraine dans son modèle démocratie et la libre entreprise, d’après leur propre propagande: utilisé à cette fin pour l’extrême droite ukrainienne a montré des conséquences collatérales inattendues.

Il est nécessaire d’intégrer une analyse de la situation militaire

Pour être en mesure d’évaluer la situation politique et ses perspectives, dans un conflit belliqueux, il est essentiel pour comprendre et analyser ce qui se passe sur les lignes de front et les perspectives qui en dérivent pour chacun. Pour Kiev, il faut conquérir et occuper le territoire du Donbass résistant au coup d’Etat et qui a été constitué en Union des républiques sous le nom de Novorossya ; ces territoires sont déjà dans la pratique, vendus à des sociétés de grandes multinationales de l’énergie et Kiev doit assurer le contrôle du territoire pour le prix .C’est la raison pour laquelle la présidence de Petro Poroshenko a conduit à une augmentation brutale dans la violence et une dérive vers la guerre ; sa survie politique dépend d’une solution rapide du conflit, s’il ne parvient pas à démontrer son contrôle effectif du territoire, sa présence ne sera pas « fonctionnelle » pour les pouvoirs qui le protègent au niveau international et qui s’intéressent à la domination et l’exploitation de l’Ukraine ; s’il échoue, si se maintiennent de longues luttes et qu’on entre dans le dur hiver de la steppe, s’ouvrirait un nouveau front dans sa propre arrière-garde ukrainienne, celui d’une usure politique et sociale impossible à éviter, comme cela est probable, les guerres civiles se livreraient sur deux fronts, celui de la bataille et l’autre.

Poroshenko, malgré le fait qu’il ait beaucoup plus de matériel et de ressources humaines que la novorossya de la résistance, est exposé à une défaite. Une défaite hypothétique – mais possible – de ses forces dans le champ de bataille qui se traduirait par une avance des troupes républicaines pourraient provoquer un effondrement politique interne ; en effet, la prolongation des combats est à l’origine de graves affrontements politiques dans sa base de soutien politique à Kiev, ainsi qu’au niveau international. Combien de défaites militaires pourrait endurer Poroshenko sans provoquer un effet « Batista » ?

En ce qui concerne les Novorossya, fruit de l’union des républiques populaires de Donetsk et Lougansk, il suffira simplement de rester et survivre pour gagner.

La situation militaire telle qu’elle est à la fin du mois de juillet de 2014 ?

Le territoire contesté
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28.julio.frente.Ucrania

Le territoire de Novorossya ressemble à une saillie arrondie et étroite qui pénètre dans l’Ukraine depuis la frontière russe, avec deux grands centres urbains, Donetsk, le plus à l’Ouest et situé au sud et Lugansk, à l’est, près de la frontière. Ce grand espace est coupé par le cours de la rivière Donets – d’où le nom du Donbass, Donetsk – bassin et séparé de la grande capitale Kharkov au nord, des rives de la mer d’Azov, avec sa ville principale Mariupol. Les grands axes routiers entre Donetsk et Lougansk d’est en ouest ou coupure ou zones de feu faible, laissant une communication ouverte par un étroit corridor central qui se prolonge jusqu’à la frontière russe. Les deux capitales sont la ligne de front et même si elles ne sont pas totalement encerclées, il se maintient un front de résistance externe que l’on ne peut pas négliger, avec certains quartiers ou des villes proches (Gorlovka, Semenivka, Metalist, Krasny Liman) où il y a eu des combats qui peuvent être réactivés à tout moment. Les Bombardement de harcèlement font chaque jour de nombreuses victimes parmi la population civile. Dans les deux capitales, il y a des aéroports internationaux occupés par les troupes de l’ennemi qui, bien qu’elles soient encerclées et en mauvaise situation, retiennent des quotas de la milice pour leur contention qui seraient plus utiles dans d’autres domaines. La survie de ces enclaves, pour assiégées qu’elles soient, témoigne du manque de ressources humaines et matérielles pour écraser ces poches de résistance.

Le Territoire de Novorossia au sud a été élargi pour se connecter à la frontière russe à Marinovka et il s’est formé un arc défensif d’une importance vitale. Dans le centre de cet arc défensif Sud, à l’est de Donetsk, la population de Shakhtersk, cible d’attaques majeures depuis le 25 juillet, avait été annoncée par Kiev comme prise d’une manière définitive ce qui au final s’est avéré faux.

Évolution de la situation.

Le 29 juillet, les attaques des troupes de Kiev à Shakhtersk avaient échoué, mais ils étaient proches de vaincre lorsque la population fut encerclée, Debalcevo et Thorez menacé et il semblait qu’à Donetsk ils se préparent pour un siège. Les positions républicaines à Shakhtersk ont réussi à se maintenir après plusieurs jours d’intenses attaques grâce à leurs tactiques de défense flexible et des contre-attaques d’artillerie lors de l’avance de l’ennemi. Les troupes de la junte ont été obligées de se replier sur des positions proches. La pression s’est maintenue et on attendait de nouvelles attaques dans les jours suivants. La chute de la ville isolerait concrètement Donetsk de la zone loyale et de la frontière russe. Ces attaques de la junte cherchaient à diviser en deux la zone républicaine et attaquaient au point plus étroit du corridor qui relie Lugansk à Donetsk.

Le cas de l’avion civil

Toute cette zone objet d’un conflit intense se trouve à quelques kilomètres de l’aire de la chute et de l’écrasement de l’avion malaisien. La proximité et la gravité des combats ont empêché le déploiement d’experts internationaux dans l’accident aérien, ils ont vécu des situations de danger à cause de la proximité de la zone de feu. Ni la presse ni la diplomatie européenne n’ont pris en compte dans leur évaluation de ce qui s’est passé que la zone est une zone de guerre, et que Novorossya a très peu de moyens pour les aider à reconnaître, à recouvrer ou à enquêter sur ce qui s’est passé. Malgré cette situation, les boîtes noires de l’avion ont été trouvées et ont été récupérées et les corps ont été rapatriés. En ce qui concerne la paternité de l’écrasement, il n’y a pas de preuves dans un sens ou dans un autre, alors que celles-ci existent, parce que le territoire contesté est surveillé par satellite de tierces puissances. Ce que nous savons, c’est que la destruction en vol d’avions civils n’était pas quelque chose qui correspond à la stratégie de Novorossya et, encore moins, à la Russie. Au contraire, à Kiev, l’écrasement a été utilisé dès le départ comme un élément utilisé pour faire pression sur la Russie et afin de réaliser un avantage.

Sur l’auteur ou les causes de la démolition en l’absence de preuves, mais ce que l’on peut sans doute spéculer, c’est que la zone de guerre aurait dû être fermée au trafic aérien. Cela n’a pas été fait. Est-ce qu’à l’époque Novorossya disposait de moyens antiaériens de haute altitude ? Il ne semble pas qu’ils ont ces moyens qui seraient opératifs (9, mais en tout les cas, nous ne devons pas oublier les nombreux cas de démolition d’avion civil par erreur ou qui ont été impliqués dans des opérations militaires de façon inattendue. La destruction en vol de l’avion d’Iran Air 655 en 1988 aux mains de l’américain Vincennes Cruiser, confondu avec un hunt, avait été le cas avec le plus grand nombre de pertes subies dans l’aviation commerciale lors d’incidents de ce type jusqu’à nos jours. Les États-Unis ont reconnu l’erreur, versé des indemnités et ne se sont jamais excusés (10 .

Opérations en 25 au 30 juillet 2014.

L’arc de la défense du Sud, qui comprend Shakhtersk, Thorez et Snezhne sur la route H-21 et qui descend jusqu’à la frontière russe par les côtes 277 et 198 (région de monticule de Saur-Mogily) et les petites villes de Marinovka et Stepanovka sont des objectifs désormais très convoités par l’ennemi. Le 29, ils continuaient à s’attaquer à la butte 277 (Saur-Mogily), véritable clé du secteur, parce qu’elle contrôle la zone et permet très efficacement de diriger les lanceurs d’artillerie et de roquettes de la milice ; les rapports de la nuit du 29 au 30 a fait état de grandes pertes ennemies, mais avant tout, la garnison de la 277 avait été renforcée et s’était maintenue en position excellente pour continuer la lutte (11. À l’est de Marinovka, dans la poche sur la frontière russe, les restes des unités ukrainiennes déjà battues et isolées de leur région sont bloquées, sans qu’elles représentent un autre péril que les forces distraites par leur siège.

Pour sa part, le 28, le commandement militaire républicain – le Colonel Strelkov – a informé sur la grande quantité de moyens blindés de l’ennemi dans la zone d’opérations et que jusqu’à présent les actions défensives avaient du succès, en niant qu’il évacuait Donetsk ; « je cherche à évacuer les blessés et les civils, mais je ne veux pas quitter la ville, » a-t-il dit, répondant aux questions de la presse.

Dans l’arc nord du corridor qui relie Lugansk à Donetsk, la ville de Debalcevo est disputée durement, les positions de la milice résistent. La chute de Debalcevo Shakhtars du Nord et du Sud, serait un désastre stratégique pour la défense de Donetsk. Ici, la défense ne sait où se retirer.

Mardi soir 29 a commencé à la nuit une attaque avec au moins une compagnie de chars T-64 à environ 10 kms au nord de Donetsk en direction de l’aéroport. La zone d’attaque, le faubourg de Avdiyivka, avait été bombardé depuis des jours ; dans la nuit, la ville a brûlé et a fait l’objet de durs échanges de feu (12 .

La dynamique des combats.

Il n’est pas facile de se faire une idée du type de confrontation qui se livre. Après la phase de la guerre des colonnes et des points de barrages routiers initiaux, la dynamique actuelle est un conflit avec des moyens limités dans un curieux mélange d’éléments modernes et traditionnels. Personne des deux côtés n’a de forces suffisantes pour établir des fronts continus ou faire des progrès dans de nombreux domaines simultanément. La milice – ou armée populaire – de Novorossya a une force d’entre 8000 et 15000 hommes, qui peut se concentrer seulement pour des opérations sur une partie réduite. Kiev, dans le même temps, malgré l’échec ou la défection de la base de son armée régulière possède plus de 50 000 hommes en armes, parmi les soldats réguliers, les bénévoles fascistes de la nouvellement créée garde nationale et un nombre indéterminé de mercenaires de sociétés privées de sécurité étrangères. Les victimes parmi les forces de Kiev ont été très nombreuses, tant ceux qui sont tombés au combat comme des blessés, prisonniers ou mis dans les réserves de l’arrière-garde ennemi.

Le déploiement basique du front est basé sur les points de blocage des routes et les positions clés qui délimitent les zones. Avec un système basé sur des sacs de terre, des morceaux de béton préfabriqué et des tranchées de soutien rudimentaire, les milices respectives peuvent maintenir la position lors des attaques légères, mais quand les chars et l’artillerie ont commencé à être utilisés, ce type de poste est devenu indéfendable. Jusqu’à présent, ça a été les troupes de Kiev, qui ont progressé petit à petit et les territoires qui ont été de plus en plus occupés. La manière d’agir des assaillants s’est développée dans une seule direction avec le soutien des blindés, de l’artillerie et de l’aviation et formant un angle d’ attaque à la recherche de la rupture et sur les flancs, mais comme dans la réalité ils ne disposent pas des masses de l’attaque, ils ont sélectionné deux, trois ou quatre points pour tenter d’avancer. La crise militaire ouverte au début de juillet correspondait au début de cette tactique : écraser les points de blocage dans des endroits clés et envahir les villes comme objectif ; pour pouvoir faire front à cette stratégie sans ressources équivalentes, sinon en nombre au moins en qualité, à savoir que sans voitures, artillerie, lance-roquettes et des obusiers, on ne pouvait construire une défense. Mais si le matériel est nécessaire, une doctrine correcte de son utilisation est indispensable. Le représentant républicain, le Colonel Girkin Strelkov et ses commandants sur le terrain disposent des deux, au moins pour se maintenir jusqu’à aujourd’hui.

La tactique suivie par la milice a été de maintenir une défense en profondeur par le biais de points de résistance qui se partagent un appui-feu de chars, d’artillerie et de lance-roquettes situé en deuxième ou troisième ligne ; elle résiste à des forces supérieures et se contracte avec un appui-feu lorsque l’ennemi avance avec des moyens blindés. Ce genre de tactique défensive a été un succès jusqu’à maintenant, elle provoque de nombreuses victimes étant données les capacités des armes modernes, comme des lance-roquettes Grad – « Grêle » – les systèmes ou les obusiers automoteurs avec bonnes directions de tir ; sont détruits ou battus les moyens ennemis blindés, l’infanterie d’appui qui les suit ou entoure leur retour. Le progrès dans l’ouverture d’une capacité de réponse républicaine fut, par exemple, la clé de la catastrophe que l’armée ukrainienne a subi dans les opérations du Sud entre le 10 et le 14 juillet, lorsque les colonnes composées de membres du 72 ° et 79 ° régiment de parachutistes avec des moyens motorisés et blindés cherchant à fermer la frontière russe ont été anéantis. Depuis cette expérience, les avances dans la zone du front réalisées dans un déploiement tactique, sont plus prudents quand on joue avec un adversaire qui est maintenant en capacité de se défendre. Dans le cas d’infiltrations en secteur urbain ou semi-urbain c’est l’infanterie elle-même qui met en jeu sa capacité antichar. Dans tous les cas, nous sommes devant des positions qui se maintiennent ou abandonnent de forme élastique en formant une zone de résistance.

Ces actions d’attaque sont effectuées sur des points spécifiques et avec des moyens limités en nombre, bien que généralement supérieurs. L’action de contrebatterie, à son tour, permet de contrer les bombardements de la répression aux avant-postes, parce que quand l’ennemi harcèle on les trouve facilement. Dans les premiers temps de la guerre, la milice a été presque sans défense devant les batteries de l’ennemi, cela contraignait des miliciens à mener des actions d’infiltration pour détruire les pièces de l’ennemi « à la main ».

Par rapport aux frappes aériennes il se perçoit une inversion de tendance : Kiev a vu le coût d’attaquer qui peut se défendre. Ils ont accumulé les victimes en hélicoptères et les avions d’attaque au sol, ainsi que le déplacement défendu de troupes ou les contrôles pour les zones de combat aérien. Les Systèmes de défense aérienne portable, l’obsolète Strela ou le plus moderne Igla (« aiguille ») en vigueur jusqu’à la hauteur de 3 500 m, l’armée d’ukrainienne, y compris les unités qui ont été déployées dans la région des insurgés, a été largement équipée, ils ont montré leur efficacité. La défense antiaérienne de basse altitude s’est convertie en duels près du sol. Des dizaines d’avions ukrainien ont été abattus . Le Contrôle des forces aériennes de la Fédération de Russie a exprimé ses soupçons que les pays de l’OTAN qui a des équipements russes ou ukrainiens dans leurs rangs de construction pourraient être en mesure de donner des unités pour couvrir les pertes et ainsi maintenir des opérations .

Los combates de estos meses han causado objetivamente fuertes bajas en las tropas de Kiev. Los ataques de los días 25 al 30 en las zonas vitales para la defensa han fracasado pese a los grandes recursos empleados. Fedor Berezin, el veterano viceministro de Defensa de la República Popular, ha cifrado en más de 125 vehículos —carros, transportes, piezas de artillería— destruidos en los sucesivos asaltos fracasados a Shahtarsk en esos días13. ¿Podrá Kiev mantener este esfuerzo mucho más? El coste es alto en hombres y material y no basta con que disponga de mayores recursos; cuando hablamos de pérdidas humanas ha de tenerse en cuenta el factor moral. La combinación de derrota y pérdidas crecientes augura desfondamiento moral de no producirse una pronta victoria.

Le résultat de toutes ces dynamiques est que loin de nous trouver devant ses opérations de « châtiment » ou « lutte contre le terrorisme », tout ce qu’à obtenu Kiev est d’envoyer ses recrues forcées et ses volontaires fascistes dans une lutte dans laquelle il est très probable que baisse leur volonté d’affronter des unités de milice très motivées pour le combat et parmi lesquelles existe un pourcentage élevé d’anciens combattants ayant une expérience avérée dans les conflits antérieurs ; l’efficacité des mercenaires diminue lorsque les objectifs ne sont pas des paysans désarmés ou recrues sans formation ni moyens. Bonaparte a opportunément noté que quand les meilleures troupes de l’ennemi sont la cible de l’artillerie, elles meurent exactement comme des débutants.

Les combats ces derniers mois ont causé objectivement de fortes pertes militaires de Kiev. Les Attaques du 25 au 30 dans les zones vitales pour la défense n’ont pas réussi malgré les grands moyens. Fedor Berezin, vétéran, vice-ministre de la défense de la République populaire, a estimé à plus de 125 véhicules – camions, transports, artillerie – détruits dans les assauts successifs ratés à Shahtarsk dans ces jours (13. Kiev a-t-elle la faculté de maintenir cet effort beaucoup plus? Le coût en hommes et en matériel est important et il ne suffit pas d’avoir augmenté les moyens; quand on parle de pertes en vies humaines, il faut tenir compte du facteur moral. La combinaison de la défaite et l’augmentation des pertes n’est pas de bonne augure pour le moral nécessaire à l’obtention d’une victoire rapide.

Une situation militaire très délicate

Malgré le succès de la résistance jusqu’à présent, objectivement parlant, la situation stratégique de Novorossia est très dangereuse d’un point de vue militaire. Ils n’ont pas de terres avec profondeur tactique qui leur permettrait d’aller de l’avant ou vers l’arrière en toute sécurité et ils sont obligés de défendre des points essentiels de leur périmètre que s’ils les perdaient les placerait dans une situation désespérée. Les principales routes qui les relient à la Fédération de Russie sont coupées et ils gardent l’accès par des liens secondaires. Comment est-il possible qu’ils aient résisté jusqu’à présent ? Il n’y a qu’une seule réponse : la volonté de gagner et la conviction absolue que, avec le fascisme de Kiev il n’y a rien à négocier. Novorossya a remporté la bataille de l’opinion publique russe largement et il y a des millions de personnes désireuses de sa victoire, bien qu’ils puissent voir avec suspicion, un engagement militaire direct ; dans tous les cas, l’entrée de la Russie dans la guerre n’est pas nécessaire pour la victoire de Novorossya, le nombre de bénévoles dans l’ancien territoire de l’URSS est innombrable.

Les défis militaires sont grands, mais on peut dire que ce qu’à fait le commandement unifié de Novorossya avec sa marge de manœuvre et ses ressources est tout simplement admirable et dénote une grande compétence à la fois dans le sens des opérations et de l’exécution des ordres. En ce sens, le Colonel Strelkov – bien qu’il se voit lui-même comme une personne prudente – représente les meilleures traditions de l’école soviétique du contrôle dans la campagne: la proximité du commandement pour la zone d’opérations, une doctrine d’utilisation des moyens appropriées aux circonstances et aux ressources, une excellente communication avec la troupe, sobriété et style direct dans le contact, honnêteté et prudence combinée avec la connaissance et le bon usage des capacités propres des troupes et des moyens.

Perspectives

Todo indica que la opción militar de Novorossya pasa por proseguir la defensa de acuerdo con las tácticas flexibles que tan buen resultado han tenido hasta el momento. Disponen de recursos para la defensa y de moral sobrada, aunque no para acciones ofensivas. Kiev va a seguir atacando como hasta ahora a despecho de las bajas sufridas en un intento de lograr sobrepasar la defensa. Quien primero flaquee puede encontrarse en peligro de colapso. Novorossya será derrotada solamente si se le niegan los recursos para su defensa y, hoy por hoy, solamente Rusia puede permitir que ese oxígeno fluya.

Como consecuencia de la hasta el momento exitosa defensa militar novorrusa y el peligro de una prolongación del conflicto, la Unión Europea y los EE.UU han puesto en marcha lo que ellos han denominado Fase Tres de Sanciones contra Rusia.

Tout indique que l’option militaire de Novorossya est de continuer la défense conformément à la tactique souple qui a eu de si bons résultats jusqu’à présent. Ils ont des ressources pour la défense et un grand moral, mais pas pour des actions offensives. Kiev va continuer à attaquer comme jusqu’à maintenant malgré les victimes pour tenter de vaincre la défense. Qui le premier peut être en danger d’extinction. Novorossya sera vaincue seulement si on lui refuse les ressources pour sa défense et, aujourd’hui, seule la Russie peut permettre le flux d’oxygène.

Comme conséquence de jusqu’à la novorrusa militaire de défense a réussi et le danger d’un prolongement du conflit, l’Union européenne et les États-Unis ont mis en place ce qu’ils ont appelé la phase trois des sanctions contre la Russie.

Se trata ahora de incidir económicamente de forma mucho más incisiva en el bloque de poder en Moscú; se busca dividir a la elite rusa, para que o cambien de política hacia Ucrania o cambien de personas en la dirección del Kremlin14. Estamos entrando en otro juego. Nos encontramos en un punto de inflexión. Occidente necesita un nuevo Yeltsin urgentemente, pero el futuro que se le ofrece a la Federación Rusa es el destino ya impuesto a Ucrania, humillacion, división, guerra civil, su desaparición como estado soberano. En el lenguaje político ruso de estos días se emplea con profusión el concepto de Quinta Columna, con referencias explícitas a la situación vivida en la Guerra Civil Española. Quinta columna en Moscú es la compuesta por los pronorteamericanos, partidarios de la globalización neoliberal y de un «maidan» moscovita, gran parte de la elite intelectual y académica, de los financieros y ejecutivos, de los medios de prensa y hasta del aparato estatal está impregnado de esta tendencia; la Sexta Columna es, en cambio, la más peligrosa, pues estaría instalada en la antesala del Kremlin y considera que puede coexistir perfectamente con sus socios y «homólogos» occidentales, aún al precio de dejar caer el interés nacional ruso. Algunos de los intelectuales reaccionarios rusos, como A. Duguin, defensores de este análisis, señalan acertadamente en esto al menos, que la contradicción que se abre en el tema de Ucrania es irresoluble. Tarea es de las fuerzas antifascistas en toda Ucrania, en el Donbás y en Rusia, que esa contradicción se resuelva positivamente en términos de clase.

Hoy en el Donbass, en los trincheras de Donetsk, de Lugansk, de la cota 277 de Saur-Mogily se combate por el futuro de Rusia.

Il s’agit maintenant économiquement d’influencer d’une manière beaucoup plus pesante sur le bloc au pouvoir à Moscou. Il faut diviser l’élite russe, pour qu’elle change de politique envers l’Ukraine ou changer leur personnel à la direction du Kremlin (14. Nous entrons dans un autre point d’inflexion. Nous sommes à un tournant. L’Ouest a besoin d’urgence d’un nouveau Yeltsine, mais l’avenir qui s’offre à la Fédération de Russie est le destin déjà imposée à l’Ukraine, humiliation, division, guerre civile, leur disparition en tant qu’État souverain. Le concept de cinquième colonne, avec des références explicites à la situation dans la guerre civile espagnole est utilisé abondamment dans la politique russe ces jours-ci. La Cinquième colonne à Moscou est composé des pro-nord-américains, les partisans de la mondialisation néolibérale et d’un « Maydan » de Moscou, une grande partie de l’élite intellectuelle et universitaire, les financiers et les cadres supérieurs, médias, presse et même que l’appareil d’État est imprégnée de cette tendance ; la sixième colonne est, en revanche, les plus dangereuses, comme il serait installé dans le hall du Kremlin et a estimé qu’il peut parfaitement coexister avec leurs partenaires et Western « homologues », même au prix de laisser tomber l’intérêt national russe. Certains intellectuels russes de réactionnaires, comme A. Duguin, défenseurs de cette analyse, soulignent à juste titre dans ce cas au moins, que la contradiction qui s’ouvre sur le sujet de l’Ukraine est insoluble. La Tâche des forces antifascistes dans toute l’Ukraine, dans le Donbass et en Russie, est que cette contradiction soit résolue positivement en termes de classe.

Aujourd’hui dans le Donbass, dans les tranchées de Donetsk, Lougansk, de la dimension de la Saur-Mogily 277 le combat porte sur l’avenir de la Russie.

Pedro. A. García Bilbao, sur 30 juillet 2014

1Image évoquée par Holgomor Yegor se référant à la milice du Colonel Strelkov dans «Тонкая линия красная », rusvesna.su [URL : http://rusvesna.su/recent_opinions/1406637737 ] exposées avec une extrême gravité qu’il a déjà passé est la possibilité d’organiser cette situation sans avoir recours aux armes ou fournir les armes dont vous avez besoin de la Donbass dans sa lutte à la Russie.

2Voir : V.Bolotov déclarations sur le canal 24. «Луганск 24. ЗАЯВЛЕНИЕ ГЛАВЫ ЛНР В.БОЛОТОВА. 29 июля 2014 г. », dans [URL : https://www.youtube.com/watch?v=ZiUJmy996OE%5D, 29 juillet 2014.

3Ayuso, S et Pérez, C., « escalade diplomatique contre la Russie. Américains et européens durcir les sanctions contre la Russie », Diario El País, 30/07/2014

4 Et à Moscou sont au courant. Vide : Peter Akopov, pour ITER-TASS, dans «Перемены на западном фронте », [URL : http://vz.ru/politics/2014/7/28/697653.html%5D, 28 juillet 2014.

5 Pedro a. García Bilbao., « » Une flamme dans le Donbass. « Une analyse avant les élections du 25 mai», in Sociologiaux critiques [UR. http://WP.me/pF2pW-2e n], 28/07/2014

6Voir ces deux articles. Kagarliysky, B., «Novorosia critiques et ses défenseurs »

Boris Kagarlitsky [URL : http://wp.me/pF2pW-2OM%5D et aussi : Cruz, a., « Le Donbass et la destruction du modèle libéral-oligarquico », compilé dans la critique de la sociologie [URL : http://wp.me/pF2pW-2O2%5D, 28/07/2014

7Voronov, e. finita Donbass, fini de causer, dans la critique de la sociologie [URL : http://wp.me/pF2pW-2NO%5D, 28/07/2014

8 Vide: « » La démocratie comme nous le savons qu’il peut disparaître de l’Espagne, la Grèce ou du Portugal, s’il y a résistance, a déclaré Joao Barroso – la tête de la Commission européenne – le Président de la Confédération européenne des syndicats, J. moines. Vous pourrez rejoindre les dictatures, coups d’État militaires ou tout autre mécanisme qui contrôle la résistance des citoyens et des travailleurs, c’est l’avertissement donné par Barroso à l’Union européenne. La nouvelle a été publiée en Angleterre (dans le Daily mail) d’après les relevés d’un en état en état de choc. Un silence choquant a repris de la presse espagnole : il n’était pas une seule référence, comme si elle n’était pas arrivé. Heinz Dieterich a écrit un court article sur la nouvelle ». Complet dans la critique de la sociologie [URL : http://wp.me/pF2pW-i6%5D, 28/07/2014

9)Vide: « brève clarification sur un avion au sol », dans ikorpus.ru [URL : http://ikorpus.ru/17-07-2014-nebolshoe-razyasnenie-po-sbitomu-avialajneru/%5D, le 18 juillet 2014.

10)Vide : Amis « derrbados », sur le Conseil d’administration de Yuri, article exceptionnel [URL : http://www.lapizarradeyuri.com/2014/07/22/de-amigos-derribados/%5D, 29 juillet 2014.

11)Vide: « »« Ополчение ДНР : Противник понес большие потери » en rusvesna.su, [URL : http://novorossia.su/ru/node/4526%5D, le 30 juillet 2014.

12)Vide: « »« Украинские танки атаковали Авдеевку », dans rusvesna.su, [URL : http://novorossia.su/ru/node/4540%5D, consulté le 30 juillet 2014.

13Vide: « »« Замминистра обороны ДНР : Забирайте своих укро-воинов назад » en rusvesna.su, URL : http://novorossia.su/ru/node/4537, le 30 juillet 2014.

14Voir: «Главный бой Владимира Путина – внутренним врагом, а не внешним с ‘, [http://vz.ru/politics/2014/7/29/697850.html]

 
7 Commentaires

Publié par le juillet 30, 2014 dans Uncategorized

 

7 réponses à “García Bilbao, Pedro A., « tournant en Ukraine : la situation politique dans la guerre civile militaire le 30 juillet 2014. » Évolution, des tactiques et des perspectives »

  1. marcel rayman

    juillet 31, 2014 at 1:32

    L’article dit:  » La Cinquième colonne à Moscou est composé des pro-nord-américains, les partisans de la mondialisation néolibérale et d’un « Maydan » de Moscou, une grande partie de l’élite intellectuelle et universitaire, les financiers et les cadres supérieurs, médias, presse et même que l’appareil d’État est imprégnée de cette tendance ; la sixième colonne est, en revanche, les plus dangereuses, comme il serait installé dans le hall du Kremlin et a estimé qu’il peut parfaitement coexister avec leurs partenaires et Western « homologues », même au prix de laisser tomber l’intérêt national russe  »

    Dans quelle colonne ranger Poutine/Lavrov/Medvedev ? En quoi ces gens qui veulent avant tout intégrer l’OMC et faire du business peuvent ils se sentir solidaires d’une république populaire qui veut, je cite encore:  » l’annulation de la dette et de tous les contrats avec les multinationales qui enchaînent l’Ukraine »
    L’attitude conciliante de la Russie n’est donc pas incompréhensible. Elle continue (avec Castro) à espérer l’ouverture des négociations entres belligérants pour assurer l’avenir de l’Ukraine bla bla bla alors que la comparaison avec l’Espagne de 36 est de plus en plus flagrante. En ces temps l’URSS n’avait jamais songé à des négociations entre franquistes et républicains mais a défendre la république.
    Quant à Castro, il n’avait jamais demandé de négociations entre racistes sud africains et révolutionnaires africains. Il avait envoyé ses blindés.

     
  2. histoireetsociete

    juillet 31, 2014 at 1:58

    Marcel tu t’obstines et tu es tellement dans ta démonstration de plus en plus étroite que tu ne lis même pas l’article. Depuis le début tu proposes une intervention de Moscou que les gens du Donbass ne demandent pas. En revanche tu dis le contraire de cet artice qui affirme que Poutine n’est pas Yelstine justement, et tu en arrives à mettre dans le même sac Lavrov et Medvedev, c’est une méconnaissance totale de la situation.. lis réfléchis aux conditions dans lesquelles le front du Donbass tient, de qui reçoit-il de l’aide? Probablement pas du gouvernement russe mais certainement d’une sorte de brigade internationale que le dit gouvernement n’empêche pas d’agir au contraire. Tout ce qui est demandé à Poutine c’est de tenir bon devant des sanctions qui vont peser sur l’économie russe. Je te conseille d’arrêter de chercher des arguments pour ta thèse plus que contestable et de lire ce qui est dit. Et même d’analyser ce qui est fait jusqu’ici par Poutine, c’est du gauchisme qui revient comme par hasard à attaquer Poutine et à ne jamais agir contre les véritables responsables les Etats-UNis et la visite de POutine à Castro et au reste de l’amérique latine avant la rencontre des Brics a un sens qui est celui de la constitution d’un front anti-Etats-Unis… On peut être en accord ou en désaccord avec la tactique Poutine Lavrov qui espère dissocier l’uE des USA mais elle ne signifie pas au contraire une moindre résistance aux Etats-Unis. Ti es bien le seul à interpréter les actes de Poutine et ceux de Castro en ce sens. Ce dernier parle de réalité, la réalité c’est de faire face à un blocus et de tenter minute après minute de survivre, la réalité c’est d’affronter une vague de sanctions qui font mal à l’économie russe et pas seulement aux oligarques avec l’accord d’un peuple et dans ce cas les communistes jouent un rôle… d’où l’importance des brics et du système financier qui tente de se mettre en place, son existence peut desserrer l’étau du monde entier à commencer par l’Argentine attaquée par « les fonds vautours ». . Pour le moment notre rôle principal n’est pas de diviser mais de rassembler en tentant de rompre l’omerta des médias et au premier rang de l’Humanité. Le parti communiste de la Fédération de Russie tout en poussant au maximum à une solidarité ouverte avec les insurgés et en dénonçant ceux qui trahiraient avec l’Occident à commencer par Medvedev et d’autres, savent aussi ne pas confondre avec Poutine et Lavrov. Cet article a également le mérite de montrer qu’il existe une dynamique et que tant que POutine ne cède pas elle peut aller vers la victoire. C’est pourquoi l’article met en garde Poutine, les Américains ont dépassé le cas de l’Ukraine, ils en sont à réclamer des changements de politique et de dirigeants. Ils veulent d’urgence un nouveau Yelstine à la tête de la Russie. C’est le contraire de tes dires. amicalement.

     
  3. histoireetsociete

    juillet 31, 2014 at 7:12

    Tu remarqueras en outre que pour une fois je n’ai pas repris to information sur la fuite du responsable de Dontesk… Je me méfie des proclamations glorieuses du blog auquel tu l’avais emprunté. Si celui qui gère le blog a le mérite de faire des traductions russes en français, je trouve légèrement schizophrénique sa pratique qui consiste à ne jamais mobiliser la JC pour défendre les communistes ukrainiens, tout en inscrivant des proclamations sur eux comme sur le parti communiste de la fédération de Russie.. Donc quand il s’agit d’une nouvelle qui introduit de la division dans les rangs des insurgés, j’attends confirmation. Voici ce qui tombe ce matin: « Le Premier ministre de la république populaire autoproclamée de Donetsk Alexandre Borodaï va revenir à Donetsk dans un avenir proche », a déclaré le représentant officiel de la république de Donetsk en Russie Andreï Rodkine niant ainsi les rumeurs sur la fuite de Borodaï en Russie.

    « Les rumeurs sur la fuite du leader de la république autoproclamée de Donetsk sont fausses. Ce n’est un secret pour personne que le Premier ministre se rend régulièrement dans la capitale russe où il mène des consultations sur les questions humanitaires » a déclaré le représentant citant l’exemple de la mi-juin lorsque Borodaï était présent pour la création du Comité de soutien public pour les habitants du Sud-Est de l’Ukraine au Conseil de la Fédération.

    Concernant la nomination de Vladimir Antioufeev au poste de Premier ministre par intérim, le représentant de Borodaï explique qu’il s’agit de « respecter le protocole du gouvernement ».

    Quant à la date de retour de Borodaï à Donetsk, le porte-parole a répondu qu’ « habituellement les voyages du Premier ministre duraient moins d’une semaine, aujourd’hui, ça fait déjà quelques jours qu’il est parti. Pour des raisons de sécurité, je ne peux donner plus de détails » a-t-il déclaré

    La situation est difficile et je trouve l’article ci-dessus intéressant de ce point de vue, il adopte à la fois un point de vue de classe et fais très attention à ne pas diviser, il offre des perspectives, en montre les difficultés. C’est ce que je tente ici, je peux me tromper…
    Danielle Bleitrach

     
  4. marcel rayman

    juillet 31, 2014 at 8:42

    Il ne s’agissait pas de Borodaï mais de Denis Pushilin qualifié d’aventurier politique.
    Je suis seul (avec Ziuganov et quelques autres) à penser que la Russie devrait et devait intervenir ? Et alors ? Etre a contre courant ne veut pas dire avoir tort, tu en es un bon exemple
    En vérité Danielle ton blog (notre blog) n’ a pas voulu trancher entre les deux positions: intervention ou non-intervention et a pensé que son rôle devait être d’agir en France et en premier lieu sur les organisations du PCF. Je pense que ce fut une erreur. il fallait plaider pour que le Donbass soit traité comme la Crimée: acceptation d’un referendum, reconnaissance de son résultat, reconnaissance des Républiques, menace d’intervention militaire si Kiev attaquait.
    Le Donbass méritait d’être protégé comme la Transnitrie ou les enclaves Georgiennes: en gros « pas touche! »
    Ce n’est pas du gauchisme que de constater que les sites censés représenter la position de Moscou (Voix de la Russie ou RIA Novosti) sont très très en retrait sur la réalité et passent plus de temps à défendre Sarkozy et DSK que de nous parler du peuple en arme.Ce n’est manifestement pas leur tasse de thé..
    Quant à trouver des différences entre un Président, son Premier Ministre et son Ministre des Affaires étrangères je ne te suivrai pas. C’est de la micro chirurgie
    Je ne te suis pas non plus sur les BRICS. Une banque centrale d’investissement n’est pas l’usine Octobre Rouge.

    P.S: L’article je l’ai lu. Il dit tout et son contraire. Et voit déjà Strelkov à Kiev…

    Amicalement et affectueusement.

     
    • dedona

      juillet 31, 2014 at 4:37

      Strelkov no está camino de Kiev. Nadie dice eso. Lo que se dice es que tendría la voluntad de seguir hasta Kiev si obtiene una victoria sobre las tropas de la Junta Golpista. El artículo dice que la situación militar hoy, y en los días próximos, es muy grave para Novorossya. Y que se puede producir la debacle si no reciben ayuda. Moscú no precisa intervenir directamente para asegurar la victoria de Novorossya, pero sus contradicciones de clase internas les han impedido actuar con más decisión. No sabemos que va a pasar. Si la Milicia es derrotada todo acabará, y en ese caso la responsabilidad será toda de Moscú por no haber intervenido.

       
  5. marcel rayman

    août 1, 2014 at 12:42

    … y nuestra responsabilidad por no haber hablado de esta necesidad.

     

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