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Faire rayonner l’esprit de la Route de la Soie pour réaliser ensemble de grandes œuvres

17 Mar

1 L’antique trajet de mla route de la soie.

La Chine s’est abstenu lors du vote au Conseil de sécurité sur la légalité ou l’illégalité du vote en Crimée. J’ai dit dans ce blog à quel point l’interprétation de ce vote comme un isolement russe me paraissait inexact. La Chine s’était déjà abstenu en 2008 dans l’affaire géorgienne quand l’oTAN avait voulu installer des bases dans ce pays et que l’Ossétie attaquée avait reçu l’aide des Russes. Une abstention signifiait au contraire que la Chine renforçait son alliance avec la Russie et ce parce qu’elle savait bien qu’en dernière analyse cette offensive antirusse menée à Kiev avec coup d’Etat téléguidé, la visait en dernier ressort. C’est d’ailleurs ce qui ressort des déclarations du porte parole du ministère des affaires étrangères chinois, au lendemain du vote. La position des autorités chinoises, sous la présidence de Xi Jinping, joue en faveur de Vladimir Poutine. L’ambassadeur chinois à l’Onu Liu Jieyi a déclaré que Pékin était prêt à devenir médiateur dans les négociations et a proposé un plan en trois étapes pour régler la crise. « Premièrement, il est nécessaire d’instaurer au plus vite un organisme de coordination international dont feraient partie les représentants de toutes les parties intéressées. Deuxièmement, les parties doivent s’abstenir de toute action pouvant entraîner l’escalade du conflit. Troisièmement, les institutions financières internationales doivent élaborer une stratégie de soutien économique et financier de la stabilité en Ukraine », a déclaré Liu Jieyi. La semaine dernière la Chine a mis en garde contre le danger de sanctions contre la Russie. « Ces sanctions pourraient entraîner des mesures de rétorsion et dérouler une spirale de conséquences imprévisibles. Nous ne voyons aucune raison valable à l’adoption de sanction », a déclaré l’ambassadeur de Chine en Allemagne Shi Mingde. Le refus de la Chine d’étudier des sanctions antirusses signifie qu’en cas de tentative de blocus économique de Moscou ou de restrictions partielles sur les fournitures d’hydrocarbures russes à l’étranger la Russie pourrait renforcer sa coopération économique avec Pékin, notamment en augmentant ses exportations pétrolières en Chine via l’oléoduc Sibérie orientale – Océan Pacifique. Mais une autre pièce au dossier peut -être ajoutée, cet article paru en pleine crise ukrainienne dans le très officiel quotidien du peuple et qui relance le projet cher aux dirigeants chinois, la création d’une nouvelle route de la soie.

( le Quotidien du Peuple en ligne )

11.03.2014

En 2013, le Président chinois Xi Jinping, au cours de ses visites au Kazakhstan en septembre et en Indonésie en octobre, a respectivement proposé de construire ensemble une « Ceinture économique de la Route de la Soie » (CERS) et une « Route de la Soie maritime du 21e siècle » (RSM). Ces deux initiatives majeures, que l’on résume en « une Ceinture et une Route », constituent une grande œuvre pour approfondir la réforme et l’ouverture de la Chine et promouvoir sa diplomatie de voisinage, et sont inscrites dans les documents du 3e plénum du Comité central issu du 18e Congrès du Parti communiste chinois (PCC), de la Conférence sur la diplomatie de voisinage et de la Conférence centrale sur le travail économique. Elles suscitent un large intérêt et des échos favorables à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

I. Le projet « une Ceinture et une Route » s’inscrit dans la continuation et le rayonnement de l’esprit de l’ancienne Route de la Soie.

Il y a plus de 2 000 ans, les peuples du continent eurasiatique, travailleurs et courageux, ont exploré plusieurs routes commerciales reliant les grandes civilisations asiatiques, européennes et africaines, appelées postérieurement de façon générale « Route de la Soie ». En dépit de multiples épreuves de feu et de sang qu’a vécues l’Eurasie, la Route de la Soie, grâce aux va-et-vient incessants des bateaux, et des caravanes au rythme des sons des cloches de chameaux tout au long des trajets, n’a jamais été totalement interrompue. Malgré des conditions rudimentaires en matière de transport et de technologie de l’époque, commerçants, savants, disciples et émissaires ont su, en surmontant toutes sortes d’obstacles et en parcourant de longues distances, frayer et exploiter avec une volonté indomptable et un courage immense la Route de la Soie. Tous les pays riverains, grands ou petits, ont tiré grand profit de cette route, et l’inspiration mutuelle entre la Chine et les autres pays a été très enrichissante. L’interconnectivité réalisée grâce à la Route de la Soie a rendu possibles les échanges de marchandises, de technologies, de personnes et d’idées, contribué au développement économique, culturel et social des pays concernés et favorisé le dialogue et le brassage des différentes civilisations, inscrivant ainsi des chapitres brillants dans l’histoire de l’humanité.

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À l’entrée du 21e siècle, la paix, le développement et la coopération sont les principaux thèmes de notre époque. L’esprit de la Route de la Soie, marqué par la paix, la coopération, l’ouverture, l’inclusion, l’inspiration mutuelle et le courage entreprenant, est d’autant plus important et précieux que la situation internationale et régionale est complexe et compliquée. S’il y a plus de 2 000 ans, nos ancêtres ont su se respecter, se traiter d’égal à égal, réaliser les avantages mutuels et le gagnant-gagnant, et transformer l’hostilité en amitié, il y a plus de raisons aujourd’hui pour que nous héritions de ce patrimoine de la civilisation humaine. Il est temps que la communauté internationale continue l’esprit de la Route de la Soie, y ajoute des dimensions modernes, y insuffle de nouvelles vitalités et en fasse ressortir les valeurs dont notre époque a besoin, afin de créer de nouvelles richesses matérielles et spirituelles pour la société humaine.

II. Le projet « une Ceinture et une Route » correspond au courant de la coopération régionale de notre époque.

L’Asie, d’ores et déjà moteur de la croissance mondiale et principale force militant pour la multipolarisation du monde et la globalisation économique, occupe une place importante et joue un rôle saillant dans l’évolution de l’échiquier international. En même temps, elle se trouve confrontée aux défis anciens et nouveaux et se voit obligée d’avancer pour ne pas reculer. Comment consolider et préserver l’élan de la paix et du développement sur ce continent, fédérer encore davantage les esprits et les énergies des pays asiatiques et raffermir les sens de la communauté d’intérêts et de la communauté de destins pour construire ensemble une Asie harmonieuse et réaliser le redressement collectif des pays asiatiques, telle est une question commune qui leur est posée. Le projet « une Ceinture et une Route », qui relie tant le présent et le passé que la Chine et l’étranger, est vaste, riche et fort inclusif. C’est un témoignage parlant du passé commun et des civilisations glorieuses des pays asiatiques, une source importante de la fierté et de la confiance des peuples asiatiques à l’égard de leurs histoires et cultures, et aussi un trait d’union et un drapeau pour la solidarité et la coopération entre les pays asiatiques.

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L’intégration régionale est une phase incontournable de la globalisation économique. En Asie, la coopération régionale est en plein essor, ce qui a énergiquement contribué à la paix et au développement sur ce continent. Force est de constater que l’Europe et l’Amérique du Nord prennent une longueur d’avance sur l’Asie dans ce domaine, et que notamment, la disparité de développement et l’insuffisance d’échanges entres les sous-régions asiatiques constituent de grands obstacles à l’approfondissement de la coopération régionale. La CERS et la RSM, qui relieront les sous-régions d’Asie centrale, d’Asie du Sud, d’Asie du Sud-Est et d’Asie de l’Ouest, permettront de procéder à des échanges complémentaires et de profiter de leurs atouts respectifs, de créer et d’optimiser la chaîne d’approvisionnement, la chaîne industrielle et la chaîne de valeur en Asie, afin de porter la coopération régionale panasiatique et eurasiatique à un niveau plus élevé.
De profonds changements se préparent dans la structure internationale de la croissance, du commerce et de l’investissement ainsi que dans le mouvement des capitaux. Les pays eurasiatiques, tous dans une phase cruciale de transition et de montée en gamme de leurs économies, ont besoin d’exploiter davantage les potentiels des marchés régionaux et domestiques pour créer de nouveaux pôles de croissance et renforcer la dynamique endogène et la capacité de résistance de leurs économies. Le projet « une Ceinture et une Route », impliquant le développement des infrastructures et l’innovation des structures et mécanismes, contribuera à l’amélioration du climat d’affaires régional et national, à la circulation libre et ordonnée de même que l’affectation optimale des facteurs de production à l’échelle régionale, au développement des pays enclavés et des zones reculées, à la réduction des coûts et à l’élimination des barrières en matière de commerce et d’investissement entre les pays, ainsi qu’au renforcement de la dynamique de la réforme et de l’ouverture dans les différents pays.

Les pays eurasiatiques, aux passés, cultures, religions et niveaux de développement différents, sont appelés, pour réaliser leur futur développement, à faire valoir leur diversité, à poursuivre une voie de développement diversifiée, à coexister en harmonie en respectant la diversité et à rechercher les terrains d’entente en aplanissant les divergences. Ainsi la communication entre les personnes, les échanges culturels et le dialogue entre les civilisations s’avèrent-ils cruciaux. La Route de la Soie est le fruit des échanges entre États et entre peuples. Et le projet « une Ceinture et une Route » remettra en valeur la civilisation profonde et la richesse culturelle de l’ancienne Route de la Soie, renforcera les échanges humains entre différents pays, secteurs, couches sociales et religions, développera le potentiel des échanges en douceur, et élargira davantage la base populaire de l’amitié entre États, afin d’apporter une énergie positive à la paix et au développement en Asie.

III. Le projet « une Ceinture et une Route » répond à l’exigence du développement de la Chine et de sa coopération avec l’extérieur.

La Chine a remporté de grands succès dans la réforme et l’ouverture du pays, mais elle souffre d’un déséquilibre du développement, notamment entre l’Est et le Centre-Ouest. Pour régler ce problème, il faut promouvoir le transfert de ressources de l’Ouest vers l’Est et la délocalisation d’activités industrielles de l’Est vers l’Ouest, faire jouer les atouts du Centre-Ouest en matière de ressources et de position géographique, et mettre en valeur les potentialités d’échanges et de coopération avec les pays voisins, et la construction de la CERS représente une piste importante.

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L’ouverture de la Chine s’était plutôt orientée vers l’Est et les pays développés au cours des quelque trente années écoulées, et aujourd’hui, en tournant nos regards vers l’Ouest, nous voyons sur le vaste continent eurasien un grand marché à explorer et à exploiter avec force. Le 3e plénum du Comité central issu du 18e Congrès du PCC a décidé d’élargir et d’accélérer l’ouverture des régions intérieures et frontalières de la Chine et d’établir des corridors économiques traversant le pays de l’Est à l’Ouest et reliant le Sud et le Nord. Dans le même temps, les régions littorales à l’Est du pays doivent, elles aussi, valoriser et amplifier leurs atouts existants, élargir toujours davantage l’ouverture sur l’extérieur, appliquer de manière accélérée la stratégie de la zone de libre échange en s’appuyant sur les pays voisins et approfondir la coopération avec les pays concernés en matière d’économie maritime. Initiatives qui concernent le Centre, l’Ouest, ainsi que les provinces, régions et municipalités littorales de la Chine, et qui s’inscrivent dans les stratégies chinoises du développement régional, de l’urbanisation de type nouveau et de l’ouverture sur l’extérieur, la CERS et la RSM contribueront à créer dans le pays une nouvelle situation de l’ouverture tous azimuts.

Construire la CERS et la RSM est aussi une initiative phare de la diplomatie de la Chine dans la nouvelle époque, surtout celle vis-à-vis de ses pays voisins qui occupent une place de premier rang dans le paysage diplomatique chinois. Faisant du voisinage une priorité de notre action diplomatique, nous nous efforçons d’avoir avec nos voisins une relation politique meilleure, des liens économiques plus solides, une coopération sécuritaire approfondie et des échanges socioculturels plus intenses. L’évolution de nos rapports avec le reste du monde se traduit avant tout dans celle de nos relations avec les voisins. L’évolution de nos rapports avec le monde dépend en grande partie de nos capacités à continuer à vivre en bons termes et en solidarité avec les voisins. La Chine qui s’en tient à sa politique de bon voisinage et de partenariat avec ses pays voisins en vue d’une bonne entente, d’une paix durable et d’une prospérité partagée, souhaite prendre, à travers la construction de la CERS et de la RSM, une part plus active aux affaires internationales et régionales, faire valoir en particulier ses idées de l’amitié, de la sincérité, du bénéfice mutuel et de l’inclusion, proposer plus de produits publics et jouer par là son rôle de grand pays responsable. Le projet de la CERS et de la RSM permettra d’associer la stratégie de développement de la Chine à celles de ses voisins et des autres pays asiatiques et européens, de tisser un réseau d’intérêts communs plus étroit et d’accroître la convergence d’intérêts, pour que les pays voisins tirent parti du développement de la Chine et que cette dernière profite également du développement partagé de ses voisins.
IV. Le projet « une Ceinture et une Route » incarne des idées de coopération économique ouverte et inclusive.

La CERS et la RSM du 21e siècle, toutes les deux basées et axées sur la coopération économique et soutenues par les échanges socioculturels, seront construites selon les principes de non-ingérence dans les affaires intérieures des pays de la région et de non-recherche de la prédominance et des sphères d’influence dans les affaires régionales.

La CERS et la RSM ne sont ni entités ni mécanismes, mais des idées et initiatives de coopération et de développement qui reposeront essentiellement sur les mécanismes bilatéraux et multilatéraux existants entre la Chine et les pays concernés ainsi que les plates-formes de coopération régionale éprouvées. Sans chevauchement de compétences ni rivalité avec les mécanismes de coopération existants comme l’Organisation de Coopération de Shanghai, l’Union économique eurasiatique et Chine-ASEAN (10+1), elles constituent, bien au contraire, une nouvelle source d’enrichissement et de vitalité pour ces mécanismes. Il convient donc d’accueillir les différents initiatives et mécanismes de coopération avec un esprit plus ouvert et une attitude plus pragmatique, de telle sorte qu’ils puissent jouer chacun leur rôle respectif tout en se soutenant et se complétant mutuellement.

Inscrites dans l’héritage de l’ancienne Route de la Soie et incorporant l’idée du « régionalisme ouvert » des pays d’Asie de l’Est, la CERS et la RSM signifient une plus grande ouverture et une inclusivité renforcée, et non la fermeture, la sclérose et l’exclusion. Elles n’auront pas à partir de zéro, car elles seront le prolongement et le développement de la coopération actuelle. Les parties concernées pourront donc mettre les projets de coopération en cours ou programmés dans un plan général en vue des effets de synergie.

La CERS et la RSM sont ouvertes à divers pays et régions : elles s’inspirent de l’ancienne Route de la Soie sans cependant s’y limiter. À part les pays situés sur les anciennes Routes de la Soie terrestre et maritime, les pays voisins amis de la Chine peuvent aussi y adhérer. Les pays d’Asie centrale, la Russie, ainsi que les pays d’Asie du Sud et du Sud-Est seront sans aucun doute les premiers participants, auxquels s’ajouteront les pays du Moyen-Orient et d’Afrique de l’Est qui se trouvent au carrefour de la CERS et de la RSM, ainsi que des pays de l’Europe, de l’Union des États indépendants et de l’Afrique sur le long terme. Dans le futur, la CERS et la RSM pourront couvrir encore plus de pays et d’entités et afficher une plus grande ouverture géographique avec de nombreux projets montés dans leur cadre.
La Russie était traversée par l’ancienne Route de la Soie et avait un lien étroit avec la « Route du Thé ». Cette puissance mondiale, qui chevauche l’Eurasie, maintient une forte influence historique sur le continent, notamment en Asie centrale, et constitue dans le même temps un bon voisin, un bon ami et un bon partenaire de la Chine. Elle est donc un partenaire important et indispensable pour la construction de la CERS. Lors de leur récente rencontre en marge de l’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de Sotchi, les chefs d’État chinois et russe ont eu des discussions positives et approfondies à ce sujet. Il est tout à fait possible d’associer à la construction de la CERS certains projets de coopération sino-russe en cours de réalisation, comme la construction d’oléoducs, le chemin de fer « Chongqing-Xinjiang-Europe », la route Ouest de la Chine-Europe occidentale et la participation de la Chine au développement de l’Extrême-Orient et de la Sibérie orientale de la Russie. Cette entreprise, qui est dans l’intérêt commun des deux pays et qui va en parallèle et en complémentarité avec le processus de l’Union économique eurasiatique, peut parfaitement devenir une source de croissance du partenariat de coordination globale stratégique sino-russe.

V. Le projet « une Ceinture et une Route » met l’accent sur la coopération pragmatique et la mise en œuvre de projets concrets et apportera des bénéfices tangibles aux peuples des pays concernés. Il comprend cinq volets principaux :

Premièrement, coordination des politiques. Les pays pourraient mener d’amples échanges sur leurs stratégies et politiques économiques, réaliser, en recherchant un terrain d’entente par-delà les divergences, un rapprochement de leurs stratégies de développement et définir ensemble les plans et les mesures de coopération régionale afin de donner un « feu vert » politique et juridique à l’intégration économique dans la région.

Deuxièmement, interconnexion des voies de communication. Comme l’on dit en Chine : « La prospérité passe par la construction de route ». C’est aussi l’avis de nombreux pays. La Chine et les pays voisins ont besoin de rechercher activement des moyens pour améliorer les infrastructures de transport transfrontalier, mettre en place progressivement un réseau de transport couvrant les différentes sous-régions asiatiques et reliant l’Asie, l’Europe et l’Afrique, résoudre effectivement les problèmes de congestion, d’indisponibilité, voire d’absence de voies de communication, de sorte que l’on « ait des amis au-delà de la passe Yangguan » grâce à la CERS et que nos bateaux « traversent les océans et atteignent l’autre bout du monde » grâce à la RSM.

Troisièmement, facilitation des échanges. Il s’agit de discuter de la facilitation du commerce et de l’investissement et de prendre des mesures appropriées pour faire tomber les barrières, et accélérer et améliorer la circulation économique dans la région dans le but de libérer pleinement le potentiel des pays riverains en matière de commerce et d’investissement et d’agrandir le gâteau de la coopération.

Quatrièmement, circulation des monnaies. Il nous convient de promouvoir le règlement en monnaies locales et le swap de devises, de renforcer la coopération financière bilatérale et multilatérale et de mettre en place des institutions financières régionales pour le développement afin de réduire le coût de transaction, de renforcer, grâce à des arrangements régionaux, notre capacité de faire face aux risques financiers, et d’améliorer la compétitivité internationale des économies régionales.

Cinquièmement, rapprochement des peuples. Les bonnes relations entre États reposent sur l’amitié de leurs peuples. La Chine et ses voisins ont besoin de consolider la base populaire de leurs relations en encourageant les échanges et dialogues entre les civilisations et en multipliant les contacts d’amitié entre leurs populations notamment entre les simples citoyens, de manière à renforcer la connaissance mutuelle et l’amitié traditionnelle entre les peuples.

La construction de la CERS et de la RSM est un projet transsectoriel de longue haleine qui ne se fera pas du jour au lendemain. Une approche progressive devrait être adoptée pour aller du plus facile au plus dur et commencer par des expériences particulières qui seront étendues dans des zones plus grandes avant de parvenir finalement à une coopération d’envergure dans la région. Si l’ancienne Route de la Soie permettait surtout l’échange de marchandises, les échanges et la coopération dans le cadre de la CERS et de la RSM ont des contenus beaucoup plus riches. Parmi les priorités et les projets de récolte précoce possibles, on peut citer l’interconnexion des infrastructures, la facilitation du commerce et de l’investissement, la coopération industrielle, et bien sûr les échanges humains et culturels. La coopération industrielle pourrait couvrir les secteurs comme l’agriculture, la pêche, les sciences et technologies, les services ainsi que l’industrie manufacturière traditionnelle et haut de gamme. Les projets de consensus et d’intérêt commun dans les domaines des infrastructures routières et ferroviaires, de l’aviation, du transport fluvial et maritime, de l’exploitation de ressources et d’énergie, de la construction de pipelines, de l’électricité et des télécommunications ainsi que les politiques et mesures concernant la mise en place de zones de libre-échange et la facilitation de la circulation des personnes doivent être rapidement négociés et mis en œuvre un par un une fois les conditions réunies. Des expériences pourraient être menées d’abord dans des zones pilotes, des postes-frontières et des ports clés. Tous les projets, quels que soient les modes de coopération, visent à transformer nos atouts en termes de relations politiques, de proximité géographique et de complémentarité économique en résultats concrets de coopération et en une croissance soutenue, avec comme objectif la libre circulation des biens, la prospérité, le bénéfice mutuel et le développement commun.
Dans ce processus, la Chine s’en tiendra à une juste conception de la justice et des intérêts en accordant autant, voire plus d’importance à la première qu’aux seconds. Elle fournira des assistances, dans la mesure de ses possibilités, aux pays en développement et à ses voisins amis et aidera sincèrement les autres pays en développement à se développer de manière accélérée. Elle continuera à accroître ses investissements dans les pays voisins en renforçant l’interconnexion régionale et en essayant d’établir une plate-forme régionale d’investissement et de financement en matière d’infrastructures dans le but de faire de la région et des mers qui l’entourent une zone de paix, d’amitié et d’harmonie. La Chine, qui travaille à réaliser une montée en gamme de son économie, cherche aussi, à travers des projets comme la CERS et la RSM, à porter son ouverture à un niveau plus élevé afin d’élargir sans cesse sa coopération mutuellement bénéfique avec tous les pays du monde, surtout avec les pays voisins.

VI. Le projet « une Ceinture et une Route » fait l’objet d’une grande attention et d’un écho favorable des différentes parties. Sa réalisation nécessitera la participation de tous.

L’idée de construire une CERS lancée par le Président Xi Jinping a été immédiatement saluée et appuyée par le Président kazakh Noursoultan Nazarbaïev. Celui-ci a proposé d’accorder la priorité à la construction d’une Route de la Soie informatique. D’autres pays d’Asie centrale, la Russie, l’Afghanistan, l’Ukraine et des pays d’Asie de l’Ouest, par la voix de leurs dirigeants ou de hauts responsables, se sont dit prêts à participer activement à ce projet, initiative importante et constructive selon eux, qui répond à la nécessité du présent, à la tendance de notre époque et aux besoins des différentes parties. Le Ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a affirmé à la presse que la CERS profiterait aux pays riverains de l’ancienne Route de la Soie et apporterait de nouvelles opportunités de développement économique à la région et au monde entier. La CERS et la RSM bénéficient également d’un soutien actif des pays d’Asie du Sud comme l’Inde et le Pakistan ainsi que des pays d’Asie du Sud-Est. Les entreprises des différents pays ont elles aussi montré un grand intérêt vis-à-vis de ces initiatives.

Le projet « une Ceinture et une Route » n’est pas seulement une affaire de la Chine, mais une œuvre commune de tous les pays de la région. La CERS et la RSM ne sont pas la chasse gardée de la Chine, mais une zone de partage d’intérêts. Leur construction, y compris les pré-études, se fera de façon ouverte et toute proposition constructive de la part des autres pays sera la bienvenue pour enrichir et perfectionner continuellement l’idée, la conception et la planification du projet, de manière à ce que tous les pays de la région mettent en commun leur sagesse et leurs efforts pour ouvrir ensemble une nouvelle page dans l’histoire de la Route de la Soie, forgent une communauté de destins et d’intérêts et bâtissent un meilleur avenir pour tous.

 
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Publié par le mars 17, 2014 dans Uncategorized

 

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