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La réflexion du jour et au risque de déplaire à tous… par Danielle Bleitrach

20 Oct

temps-des-gitans-1989-12-g[1]
La petite Léonarda est très mal conseillée et le cirque médiatique qui est en train d’utiliser à plein l’arrogance naïve de cette famille est tout sauf innocent. Il y a des moments où le politicien frise la volonté réactionnaire de déstabiliser à n’importe quel prix la république comme du temps des ligues et de Staviski, avec la même vision d’une menace de l’étranger…

La politique est en train d’achever sa parabole à double foyer, le spectacle et la négation de la question sociale dans une situation où s’accroît la misère et l’avenir bouché de la jeunesse. Des misérables sont utilisés comme des marionnettes pour justifier l’injustifiable. Une poignée de gens que l’on va transformer en horde d’envahisseurs vivant à nos crochets… Alors que disparaît le rôle propre du politique, celui d’analyser les problèmes réels et non les fantasmes réactionnaires de nos commères mal intentionnées…

D’abord une politique européenne qui apparait ici plus que jamais une politique d’espace commun des capitaux et d’incapacité à fonder une citoyenneté sur la progrès social pour tous.

On imagine ce dont auraient été capables des législateurs comme Robespierre ou l’abbé Grégoire face à cette population qui cherche en vain sa place en Europe, comme face à celle qui affronte la mort en méditerranée et abat les murs de son poids hagard et silencieux, un monde qui éclate de partout à la fois et vomit son lot de malheur, mais nous nous n’avons que des médias scandaleux à la recherche de la story stelling du jour, des hommes et des femmes politiques se positionnant par rapport à une flatterie de l’opinion conditionnée par le seul appel à l’autorité. Les étrangers que la révolution française dénonçait étaient les rois coalisés, les émigrés se pressant aux frontières pour y imposer la tyrannie…

Nous avons le dérivatif cancanier des médias à un sentiment d’insécurité dans un temps où les cris des désespérés sont ignorés… tandis que des ouvriers perdant leur emploi, des filières alimentaires brisées par l’emploi en Allemagne d’autres damnés de la terre, hurlent en vain… Une famille dont on peint peu à peu un portrait stéréotypé… Quelle plus belle justification de la fermeté que ce père qui refuse de travailler, a fait ses comptes des aides et trouve que la France lui doit quelque chose tandis que l’assistanat dont il bénéficie est montré en filigrane comme l’origine d’une fiscalité de moins en moins supportée… Quelle merveilleuse occasion d’oublier l’exode des Mullez en Belgique, Auchan et autres, la plus grosse fortune de France se dérobant à la fiscalité ce n’est pas un sujet… mais un gitan matois qui veut l’assistanat voilà quelque chose d’intéressant… Ce sont les animaux malade de la peste, les puissants exonérés de leurs crimes et l’âne condamné pour avoir tondu le pré de la largeur de sa langue…haro sur le baudet…

Mittal, peut nous gruger, laisser sur le carreau des ouvriers, un savoir faire, accroître la dépendance du commerce extérieur français, cela n’intéresse personne ou du moins tout est fait pour que cela n’intéresse personne, c’est la fatalité de l’économie de marché et des profits… Mais qu’un kosovar que l’on pousse à déclarer qu’il reviendra illégalement occuper la France avec ses dix enfants, voilà le danger, les envahisseurs sont là… Que le ministre de l’intérieur français se fasse une stature d’homme d’Etat sur la fermeté à l’égard de ce voleur de poule tandis que un mafieux véritable peut organiser les primaires de son parti à Marseille avec l’aide d’un escroc qui passe du lit de Mitterrand à celui de Sarkozy pour mieux faire la main à Kouchner qui a foutu le bordel au Kosovo…

Je ne sais pas ce que vous en pensez mais moi j’ai le cerveau qui est compressé de toute part pour me faire admettre qu’il faudrait un « gentil dictateur »… tout en refusant Robespierre et la terreur, pensez-vous si quelqu’un osait considérer que le peuple est sa boussole, il faudrait le guillotiner à nouveau…

Danielle Bleitrach

Pourquoi illustrer par le temps des gitans parce que ce film qui raconte l’histoire d’une filière de vente d’enfant est aussi un humanisme, celui d’un individu qui est à la recherche des valeurs les plus profondes de son peuple qui feront de lui un homme…

 
2 Commentaires

Publié par le octobre 20, 2013 dans mon journal

 

2 réponses à “La réflexion du jour et au risque de déplaire à tous… par Danielle Bleitrach

  1. Didier LAROCHE architecte

    octobre 20, 2013 at 8:04

    Il faudrait aller au bout de votre reflexion, mais cela déplairait à encore plus de monde : interroger la sacro-sainte notion de « démocratie » (que je mets bien entre guillemets) moderne, qui autorise en fait les dérives dont vous parlez. Un jour Pivot dit à Desproges : « j’ai l’impression que vous n’êtes pas vraiment démocrate? » « Absolument, répond Desproges, la démocratie, c’est le pouvoir du plus grand nombre, donc de ceux qui regardent Sabatier ». Comme « le plus grand nombre » est abruti par les médias (en France tenus par qui?), et qu’on lui demande seulement une fois tous les cinq ans de donner blanc’seing au gouvernement via ses soi-disants représentants à l’Assemblée, je ne vois pas pourquoi les choses changeraient. La France n’a été grande que quand elle faisait des révolutions.

     
  2. Pierre M. Boriliens

    octobre 20, 2013 at 1:17

    Bonjour,

    En même temps, ce genre de choses particulièrement cyniques et probablement extensibles à d’autres secteurs que le BTP (l’hôtellerie-restauration, par exemple ?) passe complètement à la trappe.
    Les immigrés du BTP à l’ombre de la « pénurie de main-d’œuvre »
    Résumé :
    Si la pénurie de main-d’œuvre, ni vraie ni fausse, était recréée périodiquement par un système de dévalorisation de la main-d’œuvre dont elle est l’argument ? Son invocation serait un moyen de redoubler symboliquement la précarité du séjour et de l’emploi des immigrés utilisés par le bâtiment : s’il n’est pas à l’ordre du jour de stabiliser et sécuriser ces travailleurs-là, c’est parce qu’ils sont présentés comme des bouche-trous appelés à disparaître avec la résolution, enfin, de la pénurie. Pendant ce temps, un effectif nombreux et constamment renouvelé de travailleurs immigrés contribue à la construction des bâtiments.

     

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