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Unasur, un sommet extraordinaire autour de la défense de la souveraineté des Républiques sud-américaine

19 Avr

unasur[1]

Les fondateurs de la volonté de souveraineté de l’Amérique latine

L’élection de Nicolás Maduro a déjà été saluée par la quasi-totalité des pays d’Amérique latine, mais pas par les États-Unis qui n’ont pas d’ambassadeur  avec le Venezuela depuis 2010. L’Unasur qui compte douze membres (Argentine, Bolivie, Brésil, Colombie, Chili, Équateur, Guyane, Pérou, Surinam, Uruguay, Venezuela et le Paraguay, suspendu l’an dernier) est actuellement présidée  par le Pérou(1). Il ne faut oublier que l’intervention de  Kerry exigeant un recompte des voix de l’élection vénézuélienne avant l’intronisation a provoqué la colère non seulement au Venezuela mais dans les pays fer de lance de le souveraineté sud-américaine. Le président Maduro a dit aux Etats-Unis qu’il se moquait qu’il reconnaisse ou non l’élection mais que ce qu’il souhaitait était la fin de l’ingérence. Si la pression est forte sur les pays d’Amérique latine (l’OEA traditionnelle courroie de transmission des Etats-Unis a été mobilisée pour empêcher la reconnaissance de l’élection sans résultat autre que la mobilisation de l’UNASUR). La presse latine dont nous avons traduit les informations montre la mobilisation des pays andins comme celle des deux géants du continent le Brésil et l’Argentine. Nous sommes devant un rapport des forces préparé de longue date, dès le début de la maladie de Chavez (six autres présidents du même courant souverain ont été frappé de la même maladie au même moment dont Lula), l’élection d’un pape argentin fer de lance de la lutte contre la théologie de la libération fait partie de ce plan sans doute qui cherchait à utiliser la mort de Chavez clé de voute de l’édifice pour déstabiliser l’ensemble du continent. L’opération a été préparé par les médias qui ont pilonné un tableau mensonger de Chavez, ont tenté de faire croire que Capriles était un grand libéral l’équivalent de Lula, alors qu’il n’est qu’un représentant de l’oligarchie raciste financée par la CIA pour s’assurer la maîtrise d’un continent. (note et traduction de Danielle Bleitrach)

Le Palais du gouvernement du Pérou s’aprète aujourd’hui à abriter un sommet extraordinaire de l’UNASUR dédicacée  à  la situation vénézuélienne, dans un climat régional dans lequel domine le respect des droits souverains de ces pays. Les premiers rapports sur la dispositions dans laquelle arriveront dans les prochaines heures les représentants de l’union des nations Sudaméricaines (UNASUR) prouvent que le critère essentiel est que la reconnaissance de l’élection du président Maduro est une prémice inamovible.   Tous les pays membres ont reconnu la propreté et la légalité des résultats de l’élection de dimanche dernier et le chancellier péruvin , Rafael Roncagliolo, a dit que la rencontre aura un agenda ouvert pour un dialogue ensemble sur la situation au Venezuela, tout en n’étant pas  considérée comme en  crise.

Selon d’autres sources diplomatiques consultées à Lima, la réunion cherchera la possibilité de collaborer avec le Venezuela pour éviter des conflits internes et une violence comme celle provoquée par des groupes opposants, avec un solde de huit morts.

Dans la ligne du respect pour la souveraineté vénézuélienne et dans l’esprit d’un appui  à la décision émanée des urnes, pour les présidentes de l’Argentine, Cristina Fernández, et du Brésil, Dilma Rousseff, le rendez-vous d’Unasur sera seulement  une étape vers Caracas, puisqu’elles accompagneront Maduro dans sa prise de possession  vendredi.

S’y rendront également, les mandataires de la Bolivie, Evo Morales, et de l’Uruguay, José Mujica, ainsi que d’autres présidents, pendant que des médias de presse et des politiques conservateurs dans divers pays de l’aire tentent de discréditer ou de minimiser la réunion.

Ce courant fait pression sur le président Ollanta Humala – qui a reconnu avec célérité l’élection de Maduro – pour qu’il ne se rende pas   à l’intronisation du mandataire élu vénézuélien et  a menacé d’additionner ses votes dans le parlement pour lui refuser l’autorisation indispensable pour le faire.

Face à eux, les députés  du gouvernant Partido Nacionalista réclament le droit du chef de l’État de voyager, dans l’exercice du pouvoir qui lui donne la Constitution, de conduire la politique extérieure péruvienne.

(Con información de Prensa Latina)

(1) En 1990, le projet a pris naissance dans un contexte d’opposition à la zone de libre-échange des Amériques (ZLEA), « Initiatives pour les Amériques », lancé par le président américain George Bush. Sous l’influence du président du Brésil, de Chavez, le projet a été   concrétisé en 1994 au Sommet des Amériques, et donc dans un contexte d’opposition à l’ingérence nord-américaine dans les affaires politiques et économiques latino-américaines. L’idée Bolivarienne était d’aboutir à une véritable union avec parlement et institutions communes mais dans le respect des souverainetés nationales. À court terme, il vise notamment à contourner le recours à l’Organisation des États américains (OEA), dont les États-Unis sont parties prenantes, lors du traitement de problèmes spécifiquement sud-américains.

 
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Publié par le avril 19, 2013 dans actualités, Amérique

 

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