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Le mépris et le viol : On ne secoue que les arbres qui portent des fruits par Danielle Bleitrach

02 Oct
Le mépris et le viol : On ne secoue que les arbres qui portent des fruits par Danielle Bleitrach

Grace à vous deux Maryvonne et toi Marianne j’ai réflechi. Est-ce que réellement porter plainte pour discrimination est la solution ? Ce type est le roi des cons mais dans le fond il n’en avait pas après la personne âgée mais la marxiste. Si je reprends sa phrase exacte c’était « La vieille ne veut pas mourir. Elle tient à son marxisme ». Et ça ce n’est pas une nouveauté tout ma vie j’ai dû affronter des réactionnaires qui m’en ont fait baver pour mes opinions et mon art de les défendre. Des réactionnaires et même ces derniers temps des camarades…

Une étudiante formidable Barbara qui se faisait du souci pour moi va dans le même sens que vous, elle me demande de m’expliquer avec le prof et de revenir en cours… Ça non! Mais vous avez raison, comme le disait Engels : la preuve du pudding c’est qu’on le mange, la preuve que je suis encore en vie c’est que je ne veux pas mourir et que je reste marxiste… et une combattante dont on aimerait bien se débarrasser…

Il faut être et demeurer une vieille dame indigne comme dans le film d’Allio… Merci les filles de m’avoir aidé à retrouver ma liberté de toujours et l’honneur perdu de Danielle Bleitrach : rester encore et toujours celle qui se bat… Comme disait le président Mao: « on ne secoue que les arbres qui portent des fruits ».

Franchement ce fut une formidable aventure que d’avoir été communiste…. Et de l’être encore assez pour provoquer les insultes des cons…

Nous sommes dans une situation de crise si profonde que « Tout ce qui avait solidité et permanence s’en va en fumée » disait Marx dans le Manifeste, il reste au moins une valeur sûre l’anticommunisme pour ceux qui se raccrochent à un monde en train de se disloquer. C’est le spectre de Marx qui continuera longtemps à les hanter et c’est plutôt rassurant… qu’il faille faire taire une vieille dame qui s’y réfère… Parce que tant qu’il y aura de l’injustice et cela n’est pas prêt de s’arrêter même une vieille dame est un danger…

Danielle Bleitrach

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7 Commentaires

Publié par le octobre 2, 2011 dans actualités, civilisation, dialogue, femmes

 

7 réponses à “Le mépris et le viol : On ne secoue que les arbres qui portent des fruits par Danielle Bleitrach

  1. Maryvonne Leray

    octobre 2, 2011 at 12:44

    je n’ai jamais été très féministe par réaction sans doute à ma mère qui l’était plus plus et aussi parce que j’ai vu tellement d’enfant victimes de l’éviction du père par un féminisme mal compris. mais cela ne veut pas dire que je n’ai pas lutté pour l’égalité… mais, ô paradoxe, il m’a fallut surtout défendre celle des hommes… en ce qui concerne l’enfant, autre forme de sexisme : la femme mère avant tout, ce sont surtout les hommes qu’il m’a fallu défendre.

    Bref dans le sujet qui nous concerne, il y a pour moi plus grave qu’un simple manque de respect à la femme, c’est aussi un manque de respect à l’âge. C’est du sexisme aggravé, une vieille femme, à part quelques exceptions, est forcément sénile. Elle ferait mieux de se taire et de penser à faire des croisières, des bals à papa et des thés dansants, un peu de peinture sur soie et du yoga.

    1 si c’était une jeune nana bien moulée qui avait dit ce que tu as dit, il n’aurait pas eu la même réaction…

    2 si cela avait été un homme même vieux, il n’aurait pas eu la même réaction.

    oui cela doit être dénoncé mais avec prudence pour ne pas aggraver le cas. J’avoue ne pas savoir pour l’instant ce qui est le mieux … de toute façon il faut trouver des témoins sûrs…

    quant aux invisibles cela fait penser à « insurrection qui vient », et aux commandos invisibles de côte d’Ivoire… cette seconde évocation ne me convient pas du tout.

    Mais que faire, nous n’avons pas à accepter les insultes et le rebut ?

    fraternellement
    Maryvonne

     
    • Marianne Waeber

      octobre 2, 2011 at 1:01

      Je suis assez d’accord avec les propos de Maryvonne et ne porterais plainte dans ton cas qu’avec une extrême prudence. D’autre part, il me semble que c’est plutôt la « personne âgée » qui a été visée, et pas forcément la « vieille femme » en tant que femme-bonne-à-jeter….

      Ma stratégie depuis quelques années (depuis que j’ai eu soixante ans) a toujours consisté à me comporter en vieille dame indigne, et à faire en sorte que les autres soient plus à plaindre que moi… Cela signifie que je ne souhaite pas (plus !) devoir porter plainte, et que je me déplace la nuit dans n’importe quel quartier avec un spray au poivre, dont j’ai déjà usé avec un succès total.

      Ni raison, ni tort. Chacune sa méthode, selon ce qu’elle a vécu, selon sa caractère. Il faut tout tenter pour garder sa propre considération. NI INSULTES NI REBUT ! mais pas invisibles pour autant (je parle pour moi)… BIEN LA, PLUTÔT DEUX FOIS QU’UNE !

      sororellement
      Marianne

       
      • histoireetsociete

        octobre 2, 2011 at 1:25

        c’est étrange parce qu’une étudiante me dit la même chose que vous. C’est une fille formidable, elle veut que je revienne en cours, que je m’explique avec le prof…
        je vous écoute comme je l’entends et moi aussi j’ai adopté la stratégie de la vieille dame indigne, de surcroît je n’ai rien d’une victime. je vais réfléchir à tout ça… Mais pour le moment je suis dans une crise de colère. C’est vrai que mêler l’appareil répressif à mes combats n’est pas le rêve mais que faire quand on tombe sur un crétin pareil… En fait il en avait moins avec la personne âgée qu’avec la marxiste qui faisait un contrecours et il a jeté son venin comme il a pu…
        Trois femmes, trois personnes que j’estime, une jeune femme, deux vieilles dames indignes me disent la même chose… je devrais peut être les entendre …
        En tout cas la seule chose dont je suis sûre c’est que je ne veux plus entendre parler d’un retour en cours, j’étais heureuse je vivais une expérience formidable et cet espèce de taré a tout gâché… je crois que c’est pour ça que je veux le traîner en justice, il prendra pour tous les autres, ceux qui font la guerre, ce qui ne disent rien contre et au passage pour la direction du PCF qui m’a gâché mon organisation de lutte collective. Ca fait beaucoup pour un seul homme qui est peut-être un gros niais…
        Encore un mot moi non plus je n’étais pas féministe mais communiste ce qui rassemblait tout et m’évitait les identités particularistes… Je vous signale que mon texte tient compte de cela et refuse le point de vue particulariste simplement comme on dit trivialement où c’est ça ou la mort, donc j’affirme que vu notre longevité comme ne le dit pas Aragon nous sommes l’avenir de tout être humain encore jeune… Que donc il y a quelque chose à revendiquer pour tous…

        Grâce à vous tout à coup je réalise que je n’ai entendu que la première partie de sa phrase: « La vieille ne voulait pas mourir. Elle tenait à son marxisme! » C’était du marxisme dont il était question pas de la vieille dont il se foutait parfaitement comme d’ailleurs je me fous de lui…
        Danielle

         
  2. Maryvonne Leray

    octobre 2, 2011 at 2:23

    Mais Danielle, tu n’as pas encore compris que la Marxisme c’est vieux et dépassé… alors une vieille marxiste, je ne te dis pas … c’est plus vieux que vieux. Seulement voilà Le vieux Marx avait raison … le jeune con il ne le sait pas…

    si j’étais à ta place, je retournerai au cours, pas pour le suivre, je me mettrai à une place où il pourrait me voir, je resterai en SILENCE sans prendre de notes… en général les gens n’aiment pas ça du tout … et ça prouverait à tous les étudiants que ni Marx, ni la vieille ne sont morts. Si tu ne retourne pas au cours tu lui donne raison et tu es vaincue. Il faut y aller au moins UNE FOIS…

     
  3. histoireetsociete

    octobre 2, 2011 at 2:42

    je crois que le con qui n’est pas si jeune que ça le sait parfaitement… C’est un opportuniste qui a vécu toutes les époques y compris celles où le cinéma était dominé par des critiques, des symdicalistes communistes ou la lutte contre était menée par le gauchisme ou par la démocratie chrétienne dans les Cahiers devenus ultérieurement des marxisants ultra-sectaires… Il a d’ailleurs ajouté à sa phrase maintenant que je me souviens: « personne ne peut nier l’intérêt du marxisme pour analyser une époque »… Oui mais voilà il a viré sa cuti et là il donne dans la mondanité creuse… Et il efface la photo, tronque l’histoire… Et moi je suis là en train de rectifier telle la statue du Commandeur…
    Je n’irai pas parce que j’ai toujours été comme ça, quand j’ai tourné la page c’est terminé et rien ne me fait revenir en arrière…
    Je veux l’oublier et passer à autre chose, je veux bien renoncer à l’attaquer en justice pour discrimination sur l’âge en considérant qu’il s’agissait d’un afrrontement politique mais je n’irai pas plus loin… Ce serait peut-être pénible pour lui de le regarder une heure en silence mais pour moi donc… Le mépris est là et je n’y peux rien…
    Danielle

     
  4. histoireetsociete

    octobre 2, 2011 at 3:30

    en fait plus je réfléchis plus cette hustoire me confronte à quelque chose de compliqué, à l a fois je suis marxiste et je m’en flatte parce que je considère qu’il y a là une pensée du capitalisme incontournable mais dans le même temps je ne peux pas supporter l’anticommunisme parce qu’il réduit l’histoire et ce que je tente d’analyser si péniblement à une réduction épouvantable qu’il baptise justement marxisme. Ainsi ce prof nous fait un cours complètement caricatural. Il analyse les relations entre Hollywood et la france à partir du cinéma. Résultat nous avons droit à de faux antagonismes. Les créateurs d’Hollywood qui sont appréciés en france connaissent souvent des déboires dans leur pays, l’exemple type étant orson Welles. Il y a la politique des majors, des grandes industries culturelles qui vont appuyer le maccarthysme et comment ignorer le combat des américains dans ce domaine, ce qu’ils ont subi. D’un autre côté au moment où les Etats-Unis imposent au titre du plan marshall les accords Blum Byrnes qui menacent d’asphyxier la production française ils le font sciemment non seulement parce qu’ils défendent une industrie mais parce que celle-ci porte une idéologie, un impérialisme. En 1946-47 nous avons des séries de phénomènes parallèles, ces accords imposant la production nord-américaine, le départ des ministres communistes du gouvernement et on sait maintenant que c’est par ordre des Etats-Unis, les premières réunions de la Commission des activités anti-américaines (Brecht y passe), une reprise en main des studios… Donc il n’y a pas d’un côté les Etats-Unis et de l’autre la france mais bien des processus dans lesquels la représentation, l’image vont jouer un rôle parfois contradictoire. ce qui m’énerve c’est non seulement que ces conditions historiques, celles aussi de la destruction des moyens du cinéma français et des débuts de la guerre froide deviennent simplement deux camps unifiés: d’un côté la France, de l’autre Hollywood. je viens de lire le récit de samuel Fuller sur son film qui était considéré comme très anticommuniste « Port de la Drogue », à la même époque. je découvre que ce qui l’intéresse est déjà proche du pickpocket de Bresson, décrire des gens qui ne pensent qu’à eux, n’ont pas d’idéologie et ont une seule obsession voler un maximum de gens avec habileté. Fuller n’est pas communiste mais il déteste le maccarthysme et je suis assez contente d’avoir aimé ses films malgré sa réputation à cause de Port de la drogue. j’avais raison de voir en lui tout sauf un fasciste à cause de son cinéma.
    Donc ce qui m’énerve chez ce type c’est qu’il me fige, il interdit l’apport du marxisme et il caricature non seulement le marxisme mais ma propre recherche de ce qu’est l’Histoire. cela me met hors de moi… je ne sais pas si je suis claire… C’est comme ma relation à Freud et à Lacan, ils sont inconciliables avec la théorie marxiste et pourtant leur relation théorico-pratique à l’être humain, sa complexité me paraissent incontournables.
    Bref ce genre d’invidu m’enferme dans une camisole et après se demande pourquoi je me débats.
    Danielle…

     
  5. Maryvonne Leray

    octobre 2, 2011 at 8:12

    pour le jeune pas jeune con, tu as sans doute raison, l’enjeu n’en veut pas la chandelle comme il est dit dans l’évangile « il faut laisser les cons enterrer les cons » …

    tu es très claire… je dirais même que c’est une évidence …
    pour poursuivre Freud et Lacan sont inconciliable avec le marxisme … à qui le dis tu . Que de prise de bec quand on s’affrontait au niveau de la théorie … mais en fait du point de vue de la pratique cela ne m’a jamais vraiment gênée dans la mesure ou marxisme comme la psychanalyse sont avant tout de l’ordre de la pratique …

    Je dirais par contre que le fait d’être marxiste, matérialiste et dialectique m’a fait éviter bien des fausses pistes … parce que les troubles psychiques ils sont parfois lié à un traumatisme qu’il ne faut pas toujours ramener à papa aime maman…

    Il y avait une gamine de 10 11 ans je crois qui n’arrivait pas à apprendre à lire … On se retrouve avec la mère qui parlait mal le français, la gamine et la directrice qui se prenait pour Dolto-bis. Elle assène à la mère tout un baratin de je ne sais plus trop quoi sur le lien ombilical. La pauvre mère n’y comprenait rien « l’ombilic quoi » … je sens qu’il faut changer de terrain… j’essaie d’expliquer à dolto-bis qu’au Portugal le lien à la mère est très fort… la mère se détend tout à coup et commence à parler ,du Portugal de sa propre mère et du fait que la gamine s’est trouvé coincé chez sa grand mère à Lisbonne pendant la révolution des oeillets… qu’est ce que c’est la révolution des oeillets demande dolto-bis… Alors la mère et moi on lui a expliqué … on a parlé des peurs de la grand mère, de la mère, de la gamine…
    Etonnant 15 jours après la gamine savait lire, et six mois après elle rejoignait un circuit normal … ou elle a été plutot une bonne élève. dolto-bis a eu un peu de mal, même beaucoup à me pardonner .

    Bien des problèmes sont liés aux conditions sociales … et on embrouille tout quand dans une famille qui n’a pas de quoi vivre on ramène le baratin psy, sans faire quoique ce soit pour que les conditions matérielles soient améliorées. J’en ai piqué des crises …

    Mais sans Freud et Lacan et pour moi Klein, Winicott, Bion, et surtout Meltzer et tant d’autres nous n’aurions pas aider tant d’enfants et d’adolescents sinon à sortir de la psychose tout au moins à l’apprivoiser et pouvoir vivre avec …

    Bon j’arrête là, aujourd’hui la psychanalyse n’est pas plus à l’honneur que le marxisme … d’ailleurs le con de Onfray sait très bien le dire …

     

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