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Lettre de Pétain à Hitler, un discours que certains pourraient signer et pas seulement les néo-nazis de toujours

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Monsieur le Chancelier,
L’anniversaire de l’entrevue de Montoire est une date dont je tiens, en dehors du protocole, à marquer le sens et la portée. Il y eut dans votre geste de l’an dernier trop de grandeur pour que je ne sente pas le devoir de souligner en termes personnels, le caractère historique de notre conversation.

La collaboration franco-allemande n’a, sans doute, pas donné tous les résultats qu’en attendaient vos prévisions et mon espoir. Elle n’a pu, encore, éclairer de sa lumière adoucissante ces régions sombres où l’âme d’un peuple blessé se révolte contre son infortune.

Nos populations souffrent cruellement et nos prisonniers ne sont pas rentrés. Trop de propagandes étrangères s’évertuent, enfin, à creuser un fossé entre l’occupant et l’occupé. Mais la France a conservé le souvenir de votre noble geste. Elle sait que tous les fruits n’en seront pas perdus.

La victoire de vos armes sur le bolchevisme offre plus encore qu’il y a un an à cette collaboration un motif de s’affirmer désormais en des œuvres pacifiques, pour la grandeur d’une Europe transformée. Sur ces chemins de haute civilisation, le peuple allemand et le peuple français sont assurés de se rencontrer et d’unir leurs efforts.

C’est le vœu sincère et profond que je forme en vous priant, monsieur le Führer Chancelier, de bien vouloir agréer les assurances de ma très haute considération.

 
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Publié par le avril 24, 2014 dans Uncategorized

 

Rue 89 fait -enfin- état de l’enquête de la télévision publique allemande sur les snipers

1Une télé allemande conteste la version officielle de la tuerie de Maïdan, c’est la première fois qu’un média – un site- il n’est pas question que la presse papier ou la télévision française ait une telle audace- laisse filtrer autre chose que la version officielle. Il est clair que les Russes ont gêné la manœuvre des Etats-Unis et de certains européens créant de toute pièce une révolution de couleur pour installer un pouvoir à leur botte. La situation est actuellement en train de se tendre un peu plus et comme d’habitude la visite d’un haut responsable américain coïncide avec un bain de sang perpétré contre les ukrainiens eux-mêmes. Ceux qui ont été complices depuis le début de ces crimes de dirigeants fascistes contre leur propre peuple méritent de passer devant un tribunal pour crime contre l’humanité. (note de Danielle Bleitrach)

Pascal Riché | Cofondateur Rue89

Un sniper, place Maïdan (Capture d’écran ARD)

Le réseau de chaines publiques régionales allemande ARD a enquêté sur le carnage de la place Maïdan, à Kiev, le jeudi 20 février : 30 personnes ont été tuées par balles ce jour là. Or selon ARD, des tirs semblaient venir non pas des snipers du pouvoir prorusse, mais de l’hôtel Ukraina où se trouvait le QG de l’opposition.

Oleg Makhnitski accuse l’ancien pouvoir

Sans attendre les résultats de l’enquête sur l’événement, le nouveau procureur général d’Ukraine, Oleg Makhnitski, membre de Svoboda, parti issu du néonazisme qui participe à la coalition gouvernementale, avait affirmé que ce massacre avait été commis par des membres de l’unité spéciale des Berkout, placée sous l’autorité de Viktor Ianoukovitch, qui était alors le président.

Mais plusieurs éléments soulèvent selon ARD des doutes extrêmement sérieux :
•Le témoignage d’un manifestant, Mikola, qui parle de tirs depuis « le 8e ou le 9e étage de l’hôtel Ukraina » ;
•le témoignage d’un enquêteur, qui remet en cause la version officielle ;
•l’analyse des vidéos qui suggère que des balle sont venues de derrière ;
•l’analyse des impacts de balles dans les arbres ;
•les conversations enregistrées entre les snipers de Berkout : on les entend s’émouvoir qu’un tireur vise « des manifestants désarmés ». Ou encore : « Il y a d’autres tireurs. Mais qui sont-ils ? »
•une vidéo de Russia Today dans laquelle on voit des snipers dans une chambre de l’hôtel en question.
•l’absence de transparence manifeste de l’enquête officielle.

Les journalistes allemands ont posé la question à Makhnitski : « Vous savez qu’il y avait des snipers à l’hôtel Ukraina ? ». L’autre se contente de répondre : « Nous enquêtons sur ce point ».

Diffusée le 11 avril, la vidéo a été mise en ligne par Lescrises.fr dans une version sous-titrée en français.

L’enquête d’ARD sur le massacre de Maïdan

La thèse des Russes renforcée

Le site Russia Today suggère depuis le début que les snipers qui ont tiré sur la foule étaient issus du mouvement contestataire… Début mars, il avait diffusé un enregistrement piraté d’une conversation téléphonique entre la responsable de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, et le ministre des Affaires étrangères de l’Estonie, Urmas Paet, allant dans ce sens.

On entend ce dernier formuler clairement le soupçon d’une opération montée par « quelqu’un de la coalition ». Sur cet enregistrement (vers 8 min 30), il rapporte les propos d’une femme, « Olga », médecin en charge de la clinique mobile au moment des premiers tirs de snipers :

« Ce qui est très perturbant, c’est que cette même Olga dit que les éléments de preuve montrent que les gens qui ont été tués par les snipers, des deux côtés, parmi les policiers et parmi les gens dans les rues… Que ce sont les même snipers qui tuent des gens des deux côtés (…) Elle m’a aussi montré des photos, on peut dire que c’est la même signature, c’est le même type de balles. C’est vraiment troublant que la nouvelle coalition ne veuille pas enquêter sur ce qui s’est passé exactement, de sorte qu’il est de plus en plus évident que derrière les snipers, ce n’était pas Ianoukovitch mais quelqu’un de la nouvelle coalition ».

 
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Publié par le avril 24, 2014 dans Uncategorized

 

Les petits hommes "noirs" sont en train d’être créés dans les zones fédéralistes…

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Secteur droit, a annoncé le début de la terreur à Kharkov, ce qu’il vaut bien mesurer c’est que si Kiev et leurs alliés des Etats-Unis dénoncent la centaine de petits "hommes verts", en revanche les "petits "hommes noirs" dont pravy sektor a annoncé la formation ont la bénédiction et les moyens financiers de Kiev, de l’UE et des Etats-Unis, ils ont mission tout à fait officielle de former des groupes clandestins au sein du mouvement fédéraliste. Voici ce que décrit à partir de la conférence de presse de Pravy sektor, ce qu’ils appellent la tragédie ukrainienne et "la clémence" de Staline par rapport au fascisme ukrainien.

24 avril 2014

Le service de presse de secteur droit a annoncé sa nouvelle stratégie dont le nom est les « hommes noirs ». Apparemment ce nom dû au fait que les nationalistes aiment porter des uniformes noirs, à l’instar de l’allemand Waffen SS.

"Nous avons une base de données complète des groupes et des contacts des participants pro-russe. Autrement dit,les adresses, numéros de téléphone et autres informations. " a dit — Skhid" Igor Moseychuk en annonçant la formation de ces milices de choc au coeur même du bastion pro-russ.

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"Nous représentons la morale — allez du côté du bien. « Et la bonté est la cathédrale de l’Ukraine »,-dit Moseychuk.

Comme on dit dans secteur droit, il n’y a pas de pressions physiques, nous ne prevoyons pas de les exercer. Il s’agit uniquement de discuter..

A la question, d’où viennent les gens du secteur « droit », le service de presse reste évasif: « ce sont de bonnes gens », précisant que leur groupe est en train de se former.

Les dates exactes pour la durée de l’action n’est pas explicitée. Ils disent : la Mission des « noirs » durera aussi longtemps que l’Ukraine sera sous la menace du séparatisme.

Nous rappelons que l’Ukraine a déjà eut une rencontre avec les « hommes noirs » dans les années 40 du siècle dernier. Ils traditionnellement formé la partie infernale de la nation. Compte tenu de l’expérience de l’occupation allemande, on peut être sûr que dans chaque ville ukrainienne il existe des dizaines de « hommes noirs » à presque 100 % — malheureusement, cela fait partie intégrante de la mentalité nationale, du caractère tragique de l’ethnos ukrainien.

Les historiens modernes croient que le camarade Staline est cool avec « hommes noirs » trop mous après la victoire, pour éviter de la honte au peuple ukrainien qui souffre depuis si longtemps. Donc il faut aider à corriger la douceur de Staline et ne pas permettrele retour contemporains des « hommes noirs » !

Par rusvesna.su

 
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Publié par le avril 24, 2014 dans Uncategorized

 

Mineurs en Ukraine en grève, refus de payer sur leurs salaires de coup d’état de Kiev pour restaurer la place de l’indépendance

Шахта Сибиргинская в Кемеровской области

© Photo: RIA Novosti/Александр Кряжев

Plus sérieuse que la centaine de cosaques à partir desquels Kiev et les Etats-Unis prétendent incriminer la Russie et justifier toute une politique de guerre froide dont les citoyens de divers pays européens sont appelés à assumer le coût, voici la grève des mineurs. Elle témoigne du profond mécontentement d’une partie du pays devant la tentative de lui imposer des autorités que seul le soutien des Etats-Unis et de l’UE légitime et qui depuis le début s’appuie sur des bandes néo-nazies et la haine de la Russie.

Grève des mineurs à Krasnodon, une ville dans la région de Lougansk orientale de l’Ukraine, ont refusé de payer 10 % de leur salaire pour restaurer la place de l’indépendance à Kiev qui a été dévastée par les protestations en février cette année. Les mineurs ont bloqué l’administration de la société Krasnodonugol chargé d’exécuter les mines pour ces deux derniers jours, parce qu’ils ne recevaient pas partie de leur avance au début de cette semaine.

le Mineur Stanislav Denisenko, un des militants du mouvement de protestation, a déclaré que son salaire avait été amputé de 10 % , qui avait été transféré pour la restauration du centre de Kiev.

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Capture d’écran : YouTube

"Je ne comprends pas ce que nous avons à faire avec cette restauration. Ce n’est pas nous nous qui avons monté des bloc de pierres et avons brûlé des maisons à Kiev ! J’ai gagné 3 000 hryvnias ou environ 9 000 roubles pour le mois et ils emportent partie de mon salaire parce que Dieu sait quoi!" s’est plaint Denisenko.

Les médias locaux signale également que les protestations exigent la réintégration de quelques dizaines de leurs collègues qui disent avoir été chassés de leur emploi pour avoir participé à des rassemblements pro-fédéraliste dans la région.

Alors que les travailleurs du secteur du charbon s’affriment apolitiques, ils remettent la légitimité du gouvernement de Kiev.

"Nous sommes aussi contre la junte de Kiev. Nous ne reconnaissons pas leur autorité. Ce gouvernement n’est pas légitime. Nous sommes pour la défense de la mémoire de nos ancêtres se battant aux côtés des russes. Nous sommes tous des Slaves. Nous sommes une seule nation. Nous n’avons pas de héros tels que Bandera et Shukhevych. Nous sommes contre ces gens parce qu’ils détruisent notre histoire », a déclaré l’un des manifestants au cours de la deuxième journée de la grève.

Le parquet de Krasnodon mène actuellement une enquête sur la conformité légale et les exigences relatives à la rémunération juste de mineurs. La société est verrouillée dans les négociations avec les grévistes.

Plus de 3 000 mineurs se sont rassemblés devant l’immeuble administratif de Krasnodonugol à Krasnodon mercredi. Ils demandent que leur salaire soit payé. Ils veulent également voir leur salaire augmenté.
Read more: http://131.253.14.66/proxy.ashx?h=f-172RUMLa6KVnfGaPWkl4gcIhgNsMBj&a=http%3A%2F%2Fvoiceofrussia.com%2Fnews%2F2014_04_24%2FMiners-in-Ukraine-on-strike-refuse-to-pay-Kiev-coup-wages-to-restore-Independence-Square-0936%2F

Le Secrétaire du parti communiste d’ukrain Simonenko et Kilinkarov, tous deux originaires de Donbass et députés de cette région, ont défendu devant le parlement les revendications des mineurs qui, depuis hier, sont en grève pour des salaires plus élevés et l’exigence de la garantie de salaire. Simonenko a dénoncé la responsabilité de la junte, dont les choix qui ont conduit à une crise politique et économique dans l’industrie minière et l’industrie sidérurgique et le risque réel du chômage de masse dans la région.
Les mineurs protestent également parce que la junte a imposé une retenue sur leur salaire grâce à une taxation de 10 %, pour la restauration de la place de l’indépendance, majdan, détruit dans ces derniers mois par des bandes armées qui ont établi le nouveau pouvoir

 
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Publié par le avril 24, 2014 dans Uncategorized

 

mais de quelle Europe est-il question ?

0Suite au rattachement le 18 mars dernier de l’ex-république ukrainienne de Crimée et de la ville de Sébastopol à la Fédération de Russie, les Etats-Unis et l’Union européenne ont introduit des sanctions contre une série de personnalités politiques russes et la banque Rossia. Les pays du G7 ont également menacé de décréter des sanctions contre plusieurs secteurs de l’économie russe en cas d’escalade de la situation autour de l’Ukraine.

Le week-end dernier, le quotidien américain New York Times a rapporté que la Maison Blanche avait pris la décision de revoir l’ensemble de ses rapports avec la Russie et envisageait un retour à la "politique de l’endiguement" sur fond de nombreuses divergences entre Washington et Moscou.

Le vice président des Etats-Unis est allé ce week-end à Kiev assurer le gouvernement autoproclamé de son soutien plein et entier, il a relayé les informations visiblement fausses d’une intervention des Russes dans l’est de l’Ukraine alors même que depuis le début de cette affaire ukrainienne, l’ingérence des Etats-Unis à la frontière de la Russie, le développement de l’agressivité de l’OTAN est de plus en plus manifeste. Le Washington post a publié un entretien avec le du ministre des affaires étrangères polonais – après sa rencontre avec son homologue américain- dans lequel ce dernier explique qu’il va être demandé aux pays de l’OTAN, dont la France, un effort en matière militaire pour laisser les Etats-Unis libres de faire porter leurs efforts sur la zone pacifique. Mais il a noté non sans enthousiasme que les Etats-Unis opéraient une révision de leur stratégie envers la Russie et qu’il serait exigé plus d’effort militaires donc financiers de leurs alliés.

Lundi, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a estimé que toute tentative d’isoler la Fédération de Russie était "vouée à l’échec".

Ce qui est sûr c’est que la campagne hystérique contre la Russie a commencé bien avant les événements d’Ukraine, souvenez-vous de la campagne ignoble contre les jeux olympiques et la manière dont elle a été accompagnée par tous les crétins plein d’humour et de malveillance sur le net: je me souviens en particulier de ma colère devant la manière dont les idiots habituels transmettaient des images de double waters ouverts, puis le thème des gays utilisé jusqu’à l’obsession pour tenter d’obtenir le boycott… il s’agissait de faire payer aux Russes la manière dont ils avaient avec l’aide des Chinois obtenu la négociation en Syrie. A partir de ce moment, il était décidé de les "endiguer"…

Prétendre nous faire voter pour une liste en Europe en éliminant complètement ces questions est une palinodie qui rend nos élections presque aussi oniriques que celles qui sont censées avoir lieu le même jour en Ukraine…

 
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Publié par le avril 24, 2014 dans Uncategorized

 

TIMES : Exclusif : Rencontrer les séparatistes pro-russes de l’Ukraine orientale

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si la présence, que j’avais plusieurs fois notée, d’une centaine de cosaques en quête d’aventure, ne me paraît pas une garantie de sérieux et de protection pour les populations de l’est, alors même que dans le Donbass se prépare une grève des mineurs. Parce que le fond de l’affaire est une situation catastrophique sur le plan économique, une hausse des prix, les pensions qui ne sont pas payées, l’inquiétude devant les bandes armées et les menaces d’intervention. Il est clair comme l’affirme ce reportage du TIMES qu’accuser à partir de la présence de ces gens-là de la volonté de Moscou d’intervenir comme l’en accuse Kiev est une duperie. Fonder là-dessus une politique de sanction et de provocation est non seulement contreproductive si l’on veut voir la pacification de l’Ukraine, mais ce serait créer les conditions d’une guerre civile qui a besoin au contraire de négociation pour en finir avec à la fois les provocateurs de l’extrême-droite envoyés par Kiev et tous les soldats de fortune qui sont en train de se rassembler. Il serait temps d’appliquer réellement les accords de Genève et de faire jouer les processus de concertation politique entre toutes les régions. Alors que Kiev est en train de renforcer l’appel à l’extrême-droite, au mercenariat, et attaque les communistes accusés injustement de séparatisme.

Simon Shuster / Slavyansk @shustry
23 avril 2014
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http://www.microsofttranslator.com/BV.aspx?ref=IE8Activity&a=http%3A%2F%2Ftime.com%2F74405%2Fexclusive-pro-russian-separatists-eastern-ukraine%2F

Alexander Mozhaev, un séparatiste pro-russe dont la photographie est apparue dans de nombreuses publications ces derniers jours et qui n’est pas employé par l’Etat russe, alors qu’il se trouve avec des collègues séparatistes à la ville de Slaviansk, le 20 avril

Maxim Dondyuk

L’Ukraine a affirmé que les forces russes opèrent dans l’est. Mais un homme dit au Time qu’ils ne travaillent pas pour le gouvernement russe

Si vous passez quelques jours auprès des séparatistes de l’est de l’Ukraine, vous aurez une bonne chance de tomber sur Alexander Mozhaev, le chasseur, soupçonné defaire partie du dispositif du gouvernement russe . Il est difficile de le manquer et pas seulement parce que des photographies de lui — ou prétendant être de lui — ont été diffusée par le gouvernement ukrainien dans ces derniers jours. Sa barbe, qui encadre son visage comme un chat, a fait de lui une sorte de mascotte pour les séparatistes .

Peut-être justement, parce que le surnom que qu’ont donné les séparatistes à Mozhaev est Babaï, le terme russe pour le père Fouettard, qui est exactement ce que le gouvernement ukrainien a essayé de faire de lui. La semaine dernière, les autorités à Kiev ont publié des photographies qui étaient censés prouver que Mozhaev était un agent du service du renseignement militaire russe appelé GRU, et ils ont partagé cette information avec les hauts diplomates occidentaux et des journalistes. Cette affirmation a été au centre de leur fable sur les forces spéciales russes, contrôlées par le Kremlin, qui auraient pris des villes dans le Donbass, le cœur industriel de l’Ukraine orientale.

Mais Mozhaev, un combattant nounours avec une poitrine comme un tonneau, dit qu’il souhaite seulement comme beaucoup de gens le séparatisme et donc aider les gens dans les villes sous contrôle séparatiste qui parsèment cette région. Si les forces russes avaient en effet repris l’est de l’Ukraine, comme ils l’ont fait en Crimée le mois dernier, les rues du bastion séparatiste de Slavyansk ne serait probablement pas aussi anarchiques qu’elles le sont devenues ces derniers jours. Sur le terrain, le conflit dans cette ville de 120 000 est beaucoup plus instable et plus dangereux que l’occupation russe de Crimée, où un sentiment d’ordre largement prévalu, en partie en raison de la présence des troupes russes disciplinées et professionnelles. Les rangs des soi-disant « hommes verts » qui sont à l’oeuvre à Slavyansk, contrairement à ces troupes, semblent être constitué essentiellement de vétérans de la guerre, des cosaques voyageurs pro-russe nationalistes de l’ancienne Union soviétique. Mozhaev appartient à chacune de ces catégories, c’est un citoyen russe, dont les compagnons de lutte sont maintenant armés non seulement avec des fusils d’assaut et de grenades propulsées par fusée, mais aussi de chars et de véhicules blindés qu’ils ont saisis de l’armée ukrainienne.

Mozhaev et ses camarades a pris le contrôle de Slavyansk il ya une semaine. Mais durant ces quelques jours il y n’a eu aucun signe évident qu’ils recevaient du matériel provenant de la Russie. Leurs infanterie était si à court de carburant qu’ils ont demandé des journalistes de l’essence en échange de l’octroi d’entrevues, en disant qu’ils n’ont pas assez de carburant pour mener les patrouilles.

Leur chef, Vyacheslav Ponomaryov, un fabricant de savon qui a pris le titre de « maire populaire » après s’être emparé du pouvoir, a demandé l’aide du Président russe Vladimir Putin, mais sa demande a apparemment été ignorée. "Nous avons besoin d’armes à feu, vous comprenez ? "Nous sommes à court de tout, mais pas d’âme dit-il en se reprenant. Sa milice, admet-il, est composé en partie de bénévoles qui sont venus de Russie, du Belarus, du Kazakhstan et d’autres parties de l’ex-Union soviétique. Mais les hurlements de Kiev sur une insurrection séparatiste alimentée avec de l’argent, des armes et des troupes du gouvernement russe sont en décalage avec la réalité à Slaviansk.

Personne n’incarne la distance entre les affirmations de Kiev et cette réalité que Mozhaev. En essayant de le lier au GRU special forces russes, le gouvernement de Kiev a présenté deux photos floues comme preuve. L’un d’eux, qui auraient été prises au cours de l’invasion russe de la Géorgie en 2008, montre un homme barbu portant l’insigne GRU — une chauve-souris noire avec ses ailes couvrant le globe — sur l’épaule de son uniforme. La deuxième photo prise cette année dans l’est de l’Ukraine, montre que mozhaev habillé en tenue de camouflage parmi ses collègues séparatistes. Kiev dit que les deux photos sont du même homme. Mozhaev constate que c’est flatteur mais tout à fait faux.

Mozhaev talks with TIME’s Berlin Correspondent, Simon Shuster, in the town of Kramatorsk on April 21.

Mozhaev parle avec Simon Shuster dans la ville de Kramatorsk, correspondante de temps le 21 avril

Maxim Dondyuk

Lorsque le Times l’a cherché lundi soir, Mozhaev et ses hommes venait de terminer la prise du quartier général du Service de sécurité de l’Ukraine, ou UDF, dans la ville de Kramatorsk,à quelques kilomètres de leur base d’opérations à Slaviansk. Après avoir rencontré aucune résistance à l’UDF , lui et ses hommes circulaient autour de Kramatorsk dans une camionnette verte foncée, qui ressemblait à la version soviétique ancienne d’un camping-car VW . Le véhicule, dont l’aile a été peint au pochoir avec les mots de la milice populaire du Donbass, en sont sorti au moins dix passagers lourdement armés en uniformes de camouflage de désadaptation.

Il s’agissait de la force de réaction rapide de la milice séparatiste locale. Mozhaev est un membre de cette force. Le TImes lui a montré la photo qui attesterait censément de sa présence en Géorgie pendant la guerre de 2008. « j’ai même jamais été en Géorgie, pas même pour un jour férié. » Ses hommes rassemblés aautour de lui ont éclaté de rire, les photos de Mozhaev et de l’homme en Géorgie, ils ont envoyé des bourrades sur le dos de Mozhaev , en apprenant qu’il n’était pas seulement célèbre, mais un célèbre agent des forces spéciales russes. « Ce gars-là ressemble plus à Oussama ben Laden que notre Babaï, » a remarqué l’un des hommes.

En réalité, Mozhaev, correspond à la description d’un grand nombre de combattants séparatistes dans les environs de Slavyansk, une zone de 100 km de diamètre, toutes les branches de l’Etat ukrainien, de la police auprès des autorités judiciaires, ont effectivement été abandonnées aix séparatistes. Selon son passeport, qu’il a affiché à temps, Mozhaev est originaire de la ville de Beloretchensk dans la région russe de Krasnodar, le lieu traditionnel des Cosaques, le clan guerrier dans lequel il est né.

Bien qu’il eusse voulu avoir servi dans les forces spéciales russes, il dit qu’il a servi dans l’armée régulière russe, et il a fini dans le milieu des années 1990, lorsqu’il atteint le grade de sergent-chef. Ses raisons pour venir en Ukraine en mars avaient un peu à voir avec le nationalisme russe, mais plus à voir avec l’aventurisme, d’autant plus à voir avec le fait qu’il était apparemment un fugitif recherché par la loi russe. En début d’année, Mozhaev alors qu’une révolution chassait l’ancien régime de l’Ukraine du pouvoir, il a été inculpé à Krasnodar d’un crime de violence — qu’il explique avoir été une « menace de tuer quelqu’un avec un couteau. » En fait il n’avait pas l’argent pour payer les fonctionnaires corrompus qui ont dit-il fabriqué les accusations, Mozhaev a été mis sur une liste nationale, recherchée en Russie et s’est enfui, selon ses dires, qui ne pouvait pas être vérifiée.

Par coïncidence, dit-il, il a été contraint de fuir le 7 mars, au milieu de l’invasion de la Russie de la Crimée. Il choisit la Crimée comme sa destination. Comme Le TIMES l’a signalé le mois dernier, des milliers de Cosaques russes sont intervenu en Crimée pour aider les troupes russes de leur invasion. Pendant la majeure partie du mois de mars, Mozhaev a dit, il était là ainsi que certains des hommes de son cosaque bataillon, des centaines de loups, aidant au siège d’une base militaire ukrainienne près de la ville de Bakhchysarai et gardant une tour de télévision locale. À la fin mars, après que la Russie ait annexé la péninsule de Crimée, « nous étions assis là-bas et je me demandais quoi faire ensuite, » dit-il. "Nous avons donc décidé d’aller conquérir d’autres terres historiquement russes." Finalement, il a atterri à Slaviansk, où Ponomaryov a été heureux de l’accueillir dans sa milice séparatiste.

Dès lundi, Ponomaryov dit que ses forces tournent autour de 2 500. Ce nombre est impossible à vérifier. Bon nombre de ses partisans armés portent des vêtements civils et ne semblent pas faire partie d’un groupe paramilitaire militaire ou organisé. Les Combattants bien armés comme Mozhaev constituent une petite minorité de la force de Ponomaryov, peut-être quelques centaines d’hommes au maximum, avec une part importante des Cosaques parmi eux. Connu comme « hommes verts » pour les uniformes de camouflage, qu’ils portent, ces miliciens ne sont pas aussi bien formés et équipés que les troupes russes qui ont occupé la Crimée le mois dernier. Si il y a une présence militaire russe actuellement à Slaviansk, elle est resté ou est maintenant hors de la vue du public.

Depuis le début, le chef de la force de la milice de Ponomaryov a un homme nerveux qui va sous le surnom de Romashka, qui signifie Daisy en russe. Romashka affirme avoir servi dans une branche de l’armée russe en Tchétchénie, atteignant le grade de capitaine. Quelques années auparavant, dit-il, il épousa une femme ukrainienne, a pris la citoyenneté ukrainienne et s’est installé à l’est de l’Ukraine.

Ces jours-ci, Romashka a fait le tour Slavyansk dans une voiture de police, après avoir enlevé les plaques d’immatriculation et apposé un drapeau séparatiste sur le toit. Interrogé sur ses liens avec les services de sécurité russes, Romashka sourit et dit: « Eh bien, lisons entre les lignes. » Mais les déclarations émanant de Kiev sur une opération militaire russe en Ukraine orientale, l’ ont laissé un peu perplexe. « Mes copains regardent la TV et puis m’ appellent pour dire que nous avons une sorte de conflit militaire en cours, avec des chars, des actions, comme en Tchétchénie, » dit-il dans une interview au siège séparatiste à la centre de Slaviansk. "En réalité, il n’a rien comme ça. Ils ont fait une guerre. »

Ces derniers jours, Kiev a intensifié ses efforts pour prouver que les forces spéciales russes opèrent dans l’est de l’Ukraine. Leur preuve, selon le New York Times, est construite autour d’une série de photographies, dont celle de Mozhaev, que les autorités ukrainiennes ont passé le département d’Etat américain et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Il n’est pas clair de dire dans quelle mesure ces images ont influencé les décisions occidentales sur la crise en Ukraine, mais Jen Psaki, une porte-parole du département d’Etat, a dit aux États-Unis et ses alliés "n’ont pas une ombre d’un doute quant à la connexion" entre ce qu’elle appelle "les Russes" et les militants armés dans l’est de l’Ukraine. Mais si cette connexion est établie, elle n’est pas aussi explicite qu’en Crimée.

Pour sa part, Mozhaev espère que l’aide viendra de Moscou. « Les Russes ne laissent russes dans le pétrin, » dit-il. « Alors, avant que la menace américaine vienne vers ma patrie, je suis venu ici pour l’arrêter et de récupérer un terrain russe par la même occasion. » Les accusations portées contre lui, cependant, l’empêcheront de retourner dans sa patrie. En mai ou en juin, son épouse de retour à Krasnodar va donner naissance à son premier fils — « un cosaque plein de sang », dit-il. Mais il a se résigne à manquer cette occasion familiale. « Quand nous prenons Kiev, je vais je rentrerai, et ensuite nous verrons. »

 
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Publié par le avril 24, 2014 dans Uncategorized

 

Reflexion: préparer un voyage…. et se désintéresser des élections…

0Ca y est nous partons du premier au 20 juin en Crimée… Les billets sont pris, l’invitation est en cours… maintenant commence la phase de préparation à tous les voyages, le stage en bibliothèque…

Une amie me demande: mais pourquoi tu t’intéresses tant à e pays lointain? Même pas en Europe ? C’est marginal par rapport à tous les problèmes que nous avons en France… Je réfléchis un instant et je lui réponds…
Il y a deux raisons principales :

la première est le fait que je supporte pas la guerre. Et là nous sommes non seulement devant un de ces lieux dans lequel périodiquement l’Occident prétend imposer ses conceptions pour mieux déclencher l’horreur, la guerre civile qui est la pire de toutes les guerres, peut-être la plus féroce… Ce que je ne supporte pas dans la guerre c’est le meurtre de masse auquel on habitue les consciences… Et depuis la deuxième guerre mondiale un type de guerre fait en priorité aux civils, femmes et enfants, la régression en terme de civilisation , la stupidité que représente si bien le tableau de Picasso, Guernica… Et tout cela a un coût phénoménal, une accumulation des profits devenus désormais structurels. Tandis que l’on prétend rogner sur la santé, l’éducation, personne ne s’interroge jamais sur le coût monstrueux de ces armés, la production d’armes alors qu’il y a de quoi faire sauter la planète… Mais qu’il s’agisse des Etats-Unis ou de la France, le complexe-industrialo- militaire est devenu la base de toute la recherche, de la production. Et jamais il n’est question de cela, il est fait comme si ce budget échappait totalement aux citoyens, ce qui est vrai, c’est un des aspects de la présidentialisation.

Alors je suis si consciente de cela que je ne m’intéresse plus à des élections qui poussent le citoyen français à exclure du champ de leur préoccupation ce genre de problème, en leur inventant que cette question ne les concerne pas… Que ces pays sont loin, que les êtres humains concernés sont différents de nous… quel que soit l’angle sous lequel on considère cette chose il y a deshumanisation pour le profit d’une poignée. La caricature ultime du capitalisme avec un discours hypocrite sur les bons et les méchants pour légitimer l’horreur de la mort.

La seconde est qu’il y a là des tas d’événements de ma vie, en tant qu’elle participe de l’histoire de l’humanité, que je n’ai pas compris et toutes les explications que l’on m’a données ne correspondent pas à ce que j’ai vécu. IL y a un tel hiatus entre l’image que l’on me crée aujourd’hui et mes combats que je ne puis me contenter de ce que l’on me dit. J’ai l’impression de voir sans cesse rejouer une farce de cette Histoire encore inconnue… Alors la plupart de mes voyages sont sur les traces de ma mémoire… Comment expliquer simplement, il y a là-bas des gens qui ont résisté quand le monde entier s’effondrait, mon mari était à Dachau en tant que résistant communiste français, une part importante de ma famille avait été trainée dans les camps… Et eux ont tenu bon. Alors je leur dois quelque chose, leur donner la parole dans la campagne lancée contre eux…

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le avril 24, 2014 dans Uncategorized

 

Les néonazis patrouillent à Kiev (Rebelion) par Unai Aranzadi

svoboda4-45618

http://www.legrandsoir.info/les-neonazis-patrouillent-a-kiev-rebelion.html

Il est minuit et la colonne d’encapuchonnés sort de l’une des annexes de la place de l’Indépendance, à présent connue sous le nom d’ « Euromaidán ». Ils sont une soixantaine, avec des vêtements militaires, des gilets pare-balles, des barres d’aciers et jusqu’à des cartouchières qui pourraient abriter des pistolets.

C’est ici que le 21 novembre dernier ont commencé les protestations en faveur de l’association de l’Ukraine avec l’Union Européenne, lesquelles se sont terminées par un coup d’état contre Viktor Yanoukovitch, un président élu mais corrompu. Selon Olekasander, un citoyen qui applaudit au passage de ceux qu’il appelle les « brigades de combattants », L’activité de ces hommes bardés d’armes « commence à minuit et s’achève à 6 heures du matin, la journée est divisées en tournantes entre cette « Brigade » et d’autres colonnes de différents groupes de l’extrême-droite qui dominent la zone 24 heure sur 24. Ils occupent tout le centre historique de Kiev pour éviter la présence d’étrangers, de communistes, d’homosexuels et de russes”, affirme cet habitant qui se dit “simple défenseur de l’Ukraine Unie et disciplinée à laquelle manquait l’Ordre et l’Honneur ». Depuis quelques jours, sur Internet on peut visionner les vidéos de violentes opérations de nettoyage », menées à bien par ses groupes contre de simples passants, des administrations publiques et on peut même y voir un blindé de l’armée qui passe au centre de la ville arborant la bannière de Svoboda, le parti nazi qui est à présent au gouvernement avec un vice premier ministre, trois ministres, un procureur général de l’état et 5 gouverneurs de provinces parmi des dizaines d’autres charges publiques d’importance impliquant des responsabilité au sein de l’Etat.

“Mais ils ne sont pas les seuls à se battre. Nous sommes aussi patriotes qu’eux, si pas plus. De fait de nombreux militants de Svoboda font à présent partie de notre mouvement ». Mykola, lui se charge d’éviter « la présence d’espions étrangers » sur la place de l’Indépendance, il porte un costume militaire et dit qu’il dissimule un Makarov 9mm et porte un émetteur radio collé à la poitrine. Il est membre du nouveau parti Pravy Sektor (Secteur Droit) et interpelle « tous ceux qui pourraient être une menace pour la révolution que nous avons commencé ». Serein malgré une haleine qui distille la vodka, il énumère les alliés qui jusqu’à ce moment leur ont apporté de l’aide.

“L’Union Européenne nous a été favorable et il serait bien d’y adhérer par la suite, c’est pour cela que certains ajoutent de petites étoiles autour de notre écu national. Certainement, nous sommes bien la troisième voie, oui, au sein de l’OTAN. Si les américains nous soutiennent nous pourrons affronter même la Russie ». Le parti national-socialiste Svoboda, quoiqu’il vive en ce moment un sommet de son histoire est actif depuis le début des 90 (sous le sigle de parti « national social ») et est intégré depuis un moment aux institutions, mais d’autres, comme Pravy Sektor, se sont fondés dans l’embrasement des premières protestations européistes de novembre dernier, et on estime qu’il compte à présent plus de 5000 membres entraînés qui sont bien imprégnés de sa caractéristique indubitablement guerrière.

En plus, depuis la fin de l’année passée tous les deux bénéficient d’une structure, d’un financement et d’une croissance difficiles à expliquer, et qui ont été attribués par l’ex chef du renseignement, Alexánder Yakimenko, « a l’évidente arrivée de dons étrangers par l’intermédiaires de quelques ambassades qui ont distribué de grandes quantités de devises. Cela a pu se vérifier par les visites qu’ils ont faites à des embrassades comme celles de Pologne et des États-Unis ou grâce aux changes de dollars qui ont eu lieu autour de Maidán ».

Des milliers de gilets pare-balles à 12OO dollars l’unité, des équipements radio pour communiquer, des cantines de quoi alimenter toutes leurs “brigades” ou des fusils à visée télescopiques qui furent utilisés lors de “Euromaidán”, tout cela suppose des dépenses considérables qui contredisent la thèse de groupes surgit de la marginalité et du chômage. Précisément dans une de ces cantines, la « patriote Sofiya » comme l’appelle ses compagnons, sert la soupe, le café, les sandwiches aux militants de garde. Si on lui demande qui finance ces cantines qui fonctionnent 24 heures sur 24 pour approvisionner quelques milliers de néonazis, elle répond évasivement « beaucoup de gens nous aiment bien, dans le pays et à l’extérieur ».

La place d’« Euromaidán » est un chapelet de tentes couleurs kaki, de remorques chaufferies de l’armée qui servent pour réchauffer les séjours des paramilitaires, il y a des barricades aussi hautes que des maisons, des foyers sur lesquels se fait la cuisine 24 heures par jour et des édifices occupés devant lesquels sont plantées des sentinelles, des jeunes et des adultes, avec des casques militaires, des passe-montagnes. A la porte de ce qui, auparavant, était un édifice de l’administration publique, les hommes de Pravy Sektor qui l’occupent sont bourrés, ils abandonnent leurs matraques et leurs boucliers sur des sacs de terres posés en guise de tranchée qui protègent l’entrée.

Surexcités, chacun veut raconter sa propre version de ce qui s’est passé pendant ce qu’ils appellent “la révolution”, et aussi presque tous sont favorables à l’idée de continuer à faire alliance avec les États-Unis ou l’Allemagne (pays qui ont eu et continuent à entretenir des connexions directes avec ces groupes ultras), alors que d’autres préfèrent maintenir des relations internationales d’un profil plus bas, ce qu’ils qualifient de « solidarité des nations européennes » en faisant allusion aux alliances qu’ils ont construit après avoir reçu lde nombreuses visites de groupes néonazis émergeants comme les Nordisk Ungdom de Suède, le NPD d’Allemagne ou Jobbik de Hongrie parmi quelques douzaines d’organisations d’extrême-droite qui ont fait de Kiev leur nouvelle Mecque.

A quelques mètres de là, derrière un check point paramilitaire qui n’a aucune autorité légale mais contrôle un des accès à la place, Vasyl vend ses souvenirs de « la révolution ukrainienne », tels que des souvenirs de Svoboda, des drapeaux ukrainiens mélangés à celui de l’Union Européenne et autocollants de Pravy Sektor. Las acheteurs de cette symbolique ultra-nationaliste sont autant des skinheads venus du monde entier que des porteurs d’uniformes locaux, mais aussi des familles avec des enfants, des visiteurs de provinces et quelques jeunes qui disent se sentir en affinité avec Pravy Sektor ou Svoboda, « parce que se sont des patriotes et d’une certaine manière nous les comprenons » affirme Nataliya, étudiante en beaux arts et fervente défenseuse « des valeurs de l’Union Européenne. »

Un des produits qui se vend le mieux, à ces postes, c’est l’effigie qui dans la nouvelle Kiev a remplacé le faible culte qui se rendait encore à la figure de Lénine. Il s’agit de Stepan Bandera, héros national pour une grande partie du nouveau gouvernement et fondateur de l’ « Armée d’Insurrection Ukrainienne », le groupe armé qui pendant la seconde guerre mondiale a collaboré avec les nazis allemands à l’extermination des polonais, des communistes et par-dessus tout des juifs, le collectifs minoritaire le plus controversé sous le nouveau gouvernement.

Des jours après que l’un des leader de Pravy Sektor, Aleksandr Musychko – mort cette semaine dans un échange de tir – prononce un discours incendiaire – Kalachnikov brandie – au sujet des juifs, Reuven Din El, l’ambassadeur d’Israël en Ukraine tint une réunion avec Dmytro Yaros (une autre figure visible de Pravy Sektor) concluant un accord non révélé coupant court à toute confrontation possible entre la communauté juive et l’extrême-droite du pays. En ce sens, l’« Agence de Presse Juive » est allée plus loin en publiant des informations (que des quotidiens israéliens comme Haaretz ont également diffusées) selon lesquelles plusieurs membres, liés à l’armée israélienne servirent sous les ordres de Svoboda pendant les combats qui se sont déroulés à Euromaidán », où apparaissait une petite unité israélienne surnommée « les casques bleus » qui étaient d’origine ukrainienne ( comme beaucoup d’israéliens) ce qui facilita leur parfait mimétisme dans la société locale.

Leur leader, un ex militaire qui parle hébreu ne désirait pas dévoiler s’il était venu à Kiev comme contractant du gouvernement sioniste ou comme volontaire, il déclarait “je n’appartiens pas à Svoboda bien que j’ai servi sous leurs ordres. Pour moi, ils sont comme des frères, et il ne faut pas oublier que dans les protestations, il y avait beaucoup de juifs », une incongruité confirmée depuis décembre par le journal conservateur « Jerusalem Post qui a publié un reportage dans lequel il affirme que « des jeunes juifs d’organisations internationales ont apporté un appui logistique et collaboré à l’organisation des barricades »

Il est plausible que la rencontre entre l’ambassadeur israélien à Kiev avec Dimitro Yarosh, (qui c’est produite un peu avent celle de Netanyahu avec Obama à la Maison Blanche) ait répondu non seulement à la nécessité de contenir quelque attaque déchaînées contre des membres de la communauté juive, mais qu’elle ait également traité du thème de la « sécurité » comme stratégie locale de participation internationale, puisqu’aujourd’hui Dymitro Yarosh occupe non seulement de hautes charges dans Pravy Sektor, mais est secrétaire pour la sécurité nationale, et finalement, occupe des responsabilités d’un grand intérêt pour les États-Unis et l’Europe Occidentale.

Source image : les combattants de Maidan accusent leurs chefs d’avoir volé l’argent qui leur était destiné (article en espagnol)

C’est déjà le matin, à plusieurs blocs de Euromaidán, la où les inscriptions SS (en allusion très claire à la Waffen-SS d’Hitler) sont moins fréquentes, quelques rues obscures sont contrôlées par des « petites unités patriotiques » de quatre ou cinq hommes en état d’ivresse, comme ceux que dirigeait ce samedi matin le jeune Bodan. « Parfois nous avons des discussions avec la police, mais dans son ensemble elle nous fait confiance. Là où nous sommes, il n’y a pas de vol, pas de crime mais bien de l’ordre et du respect de la véritable Loi ». A la question de savoir ce qu’est la véritable Loi, il me répond « Nous sommes la LOI ».

A la Justice de l’État nous avons Svoboda, le direction de la Sécurité Nationale est assurée par Pravy Sektor et à Ihor tenyukh, le Ministre de la Défense appartient également à Svoboda. Que voulez-vous de plus ? La bande paramilitaire continue son erratique transit en quête de quelqu’un « à se faire ». Dans cette zone, la police ne circule pas, il y a seulement une voiture de patrouille vide qu’ils traitent comme si c’était la leur. Dans la presse étrangère, il n’y a pas un dixième de ce qui se passe ici qui est rapporté. Rien de la manière dont depuis cette place et ses rues « la révolution » est « légitimée » contre le gouvernement antérieur. Ainsi le fascisme campe, à son aise, à Kiev, sans police pour les contenir, ni presse qui les dénonce.

Unai Aranzadi

Traduction Anne Wolff

Source : Rebelion. Los neonazis patrullan Kiev

SOURCE : »» http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-a-l-aise-les-neo-nazis-c…

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Publié par le avril 24, 2014 dans Uncategorized

 

François Bon : les livres qui vous ont fait, Théâtre-roman d’Aragon

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3-sebastopol-armee-russe-cassini-16eb3

« schéma pour un livre à écrire »

série "histoire de mes livres" : principe & sommaire | un livre au hasard :
livres qui vous ont fait | Bergounioux, la totale

Ce n’est pas forcément le livre que je rouvre le plus fréquemment d’Aragon, en dehors de l’outil de travail qu’est Le paysan de Paris, c’est plutôt la structure interne du vers dans Le fou d’Elsa ou le Henri Matisse roman qui est un atelier de transgression de formes à lui seul.

Mais de Théâtre/Roman je me souviens de comment il nous sembla, lu de mon côté non pas à parution en 1974, mais dans ces années charnière de 1978-1979, en même temps que je découvrais Ristat et les auteurs de Digraphe, comme une espèce de plaque d’huile sous les pieds où soudain tout dérape, et d’abord la notion de genre.

Lire par exemple ici ce qu’en dit Aragon lui-même : « Tant il peint l’homme égaré au sein d’un monde où il ne reconnaît plus rien, emporté par le mouvement même d’un temps désormais dépourvu de sens, c’est-à-dire privé à la fois de direction et de signification. »

C’en est au point qu’à 35 ans de distance je ne sais plus trop ce que ça raconte. Quand je l’ouvre c’est un peu au hasard, se remettre dans le flux, laisser venir, et puis, la machinerie identifiée, reposer le livre. Découvert depuis des machineries plus âpres, moins centrées sur cette figure du grand écrivain dont il aura peut-être été, le vieil Aragon un peu fou, ou masqué, la dernière incarnation, quand nous n’en avions même plus besoin ?

Ça n’empêche rien. Ici, l’écriture écrit le mouvement même par lequel elle constitue trace. Elle fouille l’arrière d’elle-même pour savoir ce qui l’emporte. En tant que roman, elle se refuse à se constituer comme unité close, mais interroge précisément le roman en tant que représentation, et donc le traite en tant que tel, et voilà le théâtre. Alors la prose se brise et éclate, ou devient long monologue intérieur d’acteur efflanqué dans les lumières, ou large fresque où tout se juxtapose dans le vieil éclatement surréaliste retrouvé. Surtout, c’est l’écriture elle-même qu’on interroge, et qui est la matière même du dire : le livre en quête de sa propre genèse et qui en fait son contenu et son mouvement, son arrachement.

On a tous rêvé du roman total, et je ne sais pas quel roman serait un roman total (oui, quelques-uns en approchent, Manhattan Transfer ou Under the volcano, et chacun aura son propre exemple à donner), mais ici le rêve du roman total s’éclate lui-même en devenant écriture, hors toute question de genre sauf ce porté du corps en avant, où l’écrivain se fait, sinon acteur, rêve d’acteur.

Pour moi, Théâtre / Roman alors est avant tout une date : date à partir de laquelle le rêve de roman cesse avec le rêve du grand écrivain, et que dans ces ruines alors on marche, on crie, on chante s’il faut ou on se soûle – bizarrement, alors, c’est bien lui, le vieil Aragon, qu’on retrouve alors à notre bras et qui nous emmène.

Quand le « schéma pour un livre à écrire » devient le livre même, voilà ce qu’il nous a offert, et qu’il est peut-être désormais enfin temps d’entendre.

 
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Publié par le avril 24, 2014 dans Uncategorized

 

Valls sondagière : BVA convainc les français malgré eux

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par Frédéric Lemaire, le 23 avril 2014

Le 16 avril 2014, Manuel Valls présentait le détail du plan de rigueur censé compenser les exonérations de cotisations patronales du « Pacte de responsabilité ». Dès les 17 et 18 avril, l’institut BVA réalisait pour i-Télé et Le Parisien un sondage dont radios, télévisions, journaux, sites de presse en ligne s’empressèrent de résumer la conclusion que chacun pouvait juger, selon son opinion, rassurante ou consternante : le nouveau Premier ministre aurait « convaincu une majorité de français ».

Ainsi présentée, cette conclusion relève pourtant d’une grotesque supercherie. Pour s’en rendre compte, il faut, il est vrai, consulter le sondage en détail, plutôt que de prendre pour argent comptant les oracles des sondologues : une démarche critique minimale, manifestement hors de la portée de nombreux commentateurs pressés d’annoncer « ce que pensent les français ».

Il suffit en effet de lire la synthèse de BVA pour constater que le principal résultat du sondage dont la plupart des médias se sont fait gorge chaude (« Manuel Valls a convaincu une majorité de français »), repose sur les réponses d’une partie seulement de l’échantillon initial des répondants (59% d’entre eux seulement), constituée de « ceux qui ont vu ou entendu parler de son interview ».

Mais comment au juste ceux qui ont seulement « entendu parler de son interview » peuvent-ils juger si Manuel Valls a été convaincant ? Ce n’est pas la moindre question que pose cette méthode, qui revient à écarter d’emblée 41% des répondants. Audacieuse innovation sondologique : pour affirmer qu’une majorité de français approuvent le gouvernement, il suffit donc de faire comme si ces indifférents ou ces ignorants ne comptaient pour rien. Et d’évacuer cette très vraisemblable hypothèse : que, parmi eux, se trouvent des personnes qui ne sont pas particulièrement favorables ou enthousiastes à l’égard du nouveau gouvernement puisqu’elles n’ont pas daigné se renseigner sur une intervention publique présentée comme importante…

Ainsi lorsque le Figaro, pas partisan pour un sou quand il s’agit de clamer le triomphe de l’austérité, titre « Plan Valls : les Français approuvent » et annonce « 50% des Français ont été convaincus par les mesures d’économies présentées mercredi dernier par le premier ministre », il s’agit d’un grossier contresens. Il aurait été plus juste de dire : « 41% des français se sont désintéressés de son intervention et parmi ceux qui l’ont vue, 27% n’ont pas été convaincus ».

Mais cela même serait sujet à caution. Car il s’agit bien d’un échantillon de 580 personnes sur un échantillon initial constitué de 983 personnes interrogées par internet et sélectionnées par téléphone. La marge d’erreur est donc de plus de 4% si l’on s’en tient aux chiffres de BVA. Il est impossible de dire, même en suivant la logique du sondage, qu’« une majorité des Français qui ont vu son intervention ou en ont entendu parler ont été convaincus par Manuel Valls » compte tenu de la marge d’erreur.

Nul besoin d’être diplômé en statistiques pour relever ces lacunes élémentaires. Comment les sondeurs de BVA ont-ils pu ignorer le caractère non-représentatif de cet échantillon dans l’échantillon, dont l’opinion est assimilée à celle « des Français » ? Pourquoi n’ont-ils pas pris, dans leur synthèse, des précautions minimales compte tenu de la marge d’erreur ?

On peut certes se réjouir que la dépêche de l’AFP sur ce sondage invite à prendre du recul par rapport à ce résultat (« 59% d’un échantillon de 983 personnes, un résultat à prendre donc avec précaution »). Mais de nombreux médias se sont néanmoins affranchis de tels scrupules. C’est le cas des commanditaires du sondage, Le Parisien et I-Télé, mais aussi France 2, Le Figaro ou Europe 1 (liste non exhaustive).

D’autres médias ont repris, même fugitivement, les précautions de l’AFP, mais cela ne les a pas empêché d’annoncer que « les français soutenaient le plan de Manuel Valls ». En effet, selon la seconde partie du sondage, qui porte sur les mesures annoncées par Manuel Valls, les répondants seraient favorables à 4 des 5 mesures proposées. En fait il s’agit de 3 mesures sur 5 si l’on tient compte de la marge d’erreur. Mais peu importe : on retiendra que « les français soutiennent le plan de Manuel Valls » sur la foi d’un échantillon dont 41% n’ont même pas entendu parler de l’annonce du plan de Manuel Valls…

Mais le tour de force sondagier atteint sans doute la perfection avec la constitution, par amalgame, de la merveilleuse catégorie de « ceux qui ont vu ou entendu parler de son interview ». Peu importe aux sondeurs de savoir ce qu’ont retenu ceux qui ont vu l’entretien, ou ce qu’ont entendu ceux qui ont entendu… que Manuel Valls a parlé ?

Ainsi va la construction artificielle, par sondage, de l’« opinion publique »…

Frédéric Lemaire

 
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Publié par le avril 24, 2014 dans Uncategorized

 
 
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