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Des cadres du PC ukrainien (KPU) arrêtés et torturés par la police politique : des aveux (introuvables) pour interdire le parti

 

kpu-faucille-et-marteau.jpgDes cadres du PC ukrainien (KPU) arrêtés et torturés par la police politique : des aveux fabriqués pour interdire le KPU

 

Article MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Les nouvelles venant d’Ukraine confirme le recours généralisé à des méthodes fascisantes. Dans le processus d’interdiction du Parti communiste d’Ukraine (KPU), les services de renseignement n’hésitent pas devant les enlèvements, la torture pour extorquer l’aveu.

Dans leur récit idéologique légitimant leur pouvoir fascisant, les autorités putschistes ukrainiennes étiqueter les résistants à l’ « ordre nouveau » comme vendus à l’étranger russe, diviseurs de l’unité ukrainienne. Dans leurs desseins politiques, il leur faut aussi éliminer la principale force d’opposition : le Parti communiste.

Or, ces deux objectifs sont difficiles à concilier tant le KPU a su incarner l’unité nationale sur un contenu de résistance à toute ingérence extérieure, de lutte contre le régime des oligarquesd’où qu’il vienne, de défense des intérêts des travailleurs de toute l’Ukraine.

Dans le procès intenté contre le KPU pour l’interdire de façon autoritaire, l’absence de preuves tangibles contraint le pouvoir putschiste à employer les vieilles méthodes des régimes fascistes : semer la terreur, enlever les militants, passer à la question et obtenir des aveux tâchés de sang.

La police politique dénonce le KPU dans les médias : qui a dit démocratie ?

Le secrétaire du KPU, Petro Simonenko, nous communique des faits qui devraient susciter l’indignation de tous les démocrates, bien au-delà des rangs communistes.

En effet, ce 24 août, M.Nalivaychenko, président des « services de sécurité » SBU – pendant du FSB russe, autrement dit les services secrets et police politique d’Ukraine – avertit la presse que :

« les interrogatoires des dirigeants d’organisations communistes arrêtés dans le Donbass nous ont donné des informations sur le soutien aux terroristes, y compris le financement et la livraison d’armes ».

Cela a conduit Petro Simonenko le lendemain à dénoncer « la détention de membres du Parti pour des raisons purement politiques, violation flagrante des lois ukrainiennes, avec des enlèvements, une privation illégale de liberté (…) avec usage de la torture, du harcèlement, des menaces sur les membres de leurs familles ».

Simonenko précisait alors qu’il disposait d’informations plus précises concernant ces violations des droits humains les plus fondamentaux. Il l’a précisé ce 28 août par une lettre envoyée à une représentante de l’OCDE en Ukraine Madina Djarbusinovoi, évoquant trois cas éloquents.

Trois cas d’enlèvements, de tortures : comment obtenir un aveu (inexistant)

Le premier, datant du 14 juillet, Vladimir Arkhipov, secrétaire du KPU dans le district de Stanytsia, dans la région de Lougansk, enlevé plusieurs jours par les autorités de la région de Luganskliées à Kiev, sur demande des services de sécurité de la région de Kharkov.

Ses proches n’ont aucune nouvelle, ne bénéficiant d’aucune présence d’un avocat. Finalement, il est libéré après plusieurs jours de détention sans aucune charge contre lui.

Selon Arkhipov, ce qu’ils voulaient obtenir de lui : c’est l’aveu de l’implication du KPU dans la décision et l’organisation du référendum séparatiste.

Le second cas est celui de Vitali Pryn, premier secrétaire du KPU à Svatove, toujours dans la région de Lugansk. Arrêté le 5 juillet, détenu jusqu’au 15, Pryn est arrêté par la SBU sans aucun motif légal, ni droit à un avocat.

Le SBU le soumet à des pressions mentales, à des violences physiquespour obtenir l’avenu : celui d’un financement par le KPU des activités séparatistes, ainsi que de leur conception, organisation, mobilisation.

Sous les tortures physiques et psychiques, on présente à Pryn un dilemme : soit 10 ans de prison s’il nie les « faits », soit une réduction à 5 ans s’il avoue qu’il a « porté atteinte à l’intégrité territoriale de l’Ukraine ».

Libéré, Pryn a dénoncé les aveux soustraits avec violence. Une fois mis en relation avec son client, l’avocat de Vitali Pryn a porté plainte pour : kidnapping, arrestation et détention illégale, violation du droit à la sécurité.

Enfin dernier exemple moblisé, parmi d’autres selon Simonenko : l’enlèvement de Viktor Siniaev, avec sa femme N.A.Siniaeva, lui étant secrétaire de section du KPU à Stakhanov, toujours à l’est, dans la région de Lugansk.

Il est arrêté sur la route entre Stakhanov et Kharkov, dans les alentours de Severodonetsk, à un checkpoint par des hommes en armes. Ils vérifient leurs passeports, les font descendre et les arrêtent. Deux hommes en noir viennent d’un autre véhicule, des cagoules noires sur leurs visages.

Le couple est alors menotté, un sac est disposé sur leur tête, tandis qu’ils sont transportés dans une destination inconnue. Arrivé à bon port, dans un sous-sol, l’interrogatoire commence avec une question : avouer le rôle prééminent du KPU dans le référendum du 11 mai 2014.

Vikotr Siniaev nie catégoriquement. Il est alors roué de coups de pied, ainsi que d’une barre de fer pour forcer l’aveu. Frappé sur l’ensemble de son corps sauf au visage, il est victime pendant plusieurs heures d’un passage à tabac, toujours menotté.

La séance de torture ne s’arrête pas là. Siniaev est relié à des machines électriques qui lui distribue des décharges, brûlé au niveau des mains et des côtes. Le cadre communiste a perdu plusieurs fois connaissance pendant la séance.

N’ayant rien obtenu, les tortionnaires ont remis cela le lendemain. Le 18 août, après une semaine de détention, Viktor Sinaiev est livré à un enquêteur du gouvernement de Kiev. Il nie encore tout lien entre le KPU de Stakhanov, les conseillers municipaux du Parti et le référendum.

Le calvaire n’est pas terminé pour Sinaiev. Malgré la présence de son avocat, il est alors saisi par des hommes armés, cagoulés, ses mains sont tordues, il est menacé, emmené vers la même cave des interrogatoires précédents, où il est à nouveau torturé.

Vers l’interdiction du KPU : « on glisse vers le fascisme, quand le SBU ressemble déjà à la Gestapo » (Simonenko)

La procédure visant à l’interdiction du KPU a été lancée par le Ministère de la Justice pour « positions anti-ukrainienne et soutien au séparatisme. »

Le Tribunal administratif de Kiev a accepté le délai du secrétaire-général du KPU pour examiner l’ensemble de ses discours, le procès reprendra le 4 septembre.

Dans son communiqué du 25 août, Petro Simonenko est on ne peut plus clair sur la position de son parti : « Le Parti communiste d’Ukraine n’a jamais été impliqué dans le soutien, le financement a terrorisme. Ces aveux illégaux ne sont que mensonges flagrants et délibérés ».

Le secrétaire-général du KPU ajoute avec fermeté : « au vu des méthodes utilisées par la SBU, avec à sa tête M.Nalivaychenko, on peut être sur que l’Ukraine glisse rapidement dans l’abîme du fascisme, surtout quand la SBU se transforme en police politique digne de la Gestapo nazie ».

Cela n’empêche pas le KPU, menacé, traqué de rester sur sa ligne d’action, la même depuis le début de la crise :

« les communistes d’Ukraine – contrairement aux partisans de la guerre, qui ont usurpé le pouvoir et plongé le pays dans une guerre civile sanglante – restent pour l’intégrité territoriale, la paix et l’ordre en Ukraine ».

Dans cette lutte, nos camarades ukrainiens ont plus que jamais besoin de notre soutien, celui des communistes de France et d’ailleurs : solidarité face au fascisme !

 
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Publié par le août 29, 2014 dans Uncategorized

 

Qui est Karl Marx? |fiche de renseignement de la police prussienne sur son exil en Angleterre

 

  • Le rapport a été élaboré entre 1852-1853 par un policier prussien sur Karl Marx, sa famille et de l’environnement dans lequel ils vivaient. Ce que ne dit pas l’article est que le ministre de la police de l’époque est le frère de jenny.
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Karl Marx&Jenny ✆ Angela Smets

Le chef de ce parti (les communistes) est Karl Marx ; les autres dirigeants les plus proches  sont Friedrich Engels, qui vit à Manchester et Freiligrath et Wolff (a) « Lupus » à Londres, Heine à Paris,  Weydemeyer et cluss aux États-Unis ; Burgers et Daniels sont à Cologne (Köln) et Weerth, à Hambourg. Mais l’esprit actif et créatif, l’âme véritable du parti est  Marx ; Je tiens donc à vous parler de sa personnalité

Marx est de taille  moyenne ,il  a 34 ans ; Mais malgré son âge, ses cheveux sont déjà gris [gris] ; il a une corpulence vigoureuse ; les traits du visage rappellent beaucoup ceux de Szemere [Bertalan] [1] ; Il a une couleur de peau foncée [2] et ses cheveux et sa barbe sont très noirs ; il porte la barbe ; ses yeux sont grands, fougueux et pénétrant, il a quelque chose de sinistre, de démoniaque. Cependant, il montre, à première vue, le regard d’un homme de génie et d’énergie. Sa supériorité intellectuelle exerce une influence irrésistible sur ceux qui l’entourent.

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Bertalan Szemere ✆ Sándor Kozina
Marx, selon le rapport, avait avec lui

un ressemblance physique notable  

Dans sa vie privée il est extrêmement sale et cynique ; Il est un mauvais gestionnaire et mène réellement une vie de Tziganes. Se laver, se peigner, changer son linge de corps sont  pour lui  des choses très étranges, avec beaucoup de  joie, il lève le  coude [3]. Souvent, il passe toute la journée ne rien faire, mais s’il a quelque chose à faire, il travaille jour et nuit avec une résistance sans limite ; le sommeil et l’éveil ne sont pas dans sa vie distribués  de façon régulière ; souvent il reste éveillé toute la nuit, mais alors, vers midi, il se jette  sur le canapé et dort jusque dans la nuit, sans se soucier de ceux qui l’entourent , dans cette maison on entre et on sort comme on veut.

Sa femme [4], la soeur du ministre prussien de Westphalen, est une femme cultivée et agréable, qui, pour l’amour de son mari, s’est adapté  à une vie de gitane et maintenant se sent parfaitement bien dans leur environnement, dans cette misère. Il a deux filles et un garçon, tous très mignon et les mêmes yeux intelligents du père.

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Karl Marx et Friedrich Engels,
Londres ✆ A.d.

En tant qu’époux et  père Marx, malgré son caractère agité et violent, est le plus tendre et le plus doux des homme qui soit du monde. Marx vit dans un des pires quartiers de Londres et par conséquent l’un des moins onéreux. Son domicile est constitué  de deux pièces , celle face à la rue et le Hall et l’autre qui est à l’arrière et sert de  chambre pour dormir. dans toute la maison il n’y a pas un seule meuble  propre et en bon état. Tout est en ruine, ébréché, usé,  revêtu d’une couche de poussière de l’épaisseur d’un doigt ; partout règne le plus grand désordre. Au milieu de la pièce trône  une relique, une grande table, recouverte d’une couche de cire qui n’a jamais été poncée. Ici s’entassent manuscrits, livres et journaux de Marx, jouets pour enfants, pièces pour l’usage des femme, tasses de thé aux bords fissurés, sales, des cuillères, des couteaux, des fourchettes, des chandeliers, des  encriers,, des pipes de porcelaine hollandaise, de la cendre de tabac : tout entassé, empilé sur cette unique  table.

Quand on entre dans la maison de Marx, le charbon et la fumée de tabac est tellement dense que dans un premier temps vous devez aller à tâtons comme dans une caverne ; puis progressivement la vue s’habitue à la fumée et commence à apercevoir quelque chose, comme dans un  brouillard. Tout est sale et couverte de poussière, s’asseoir  est vraiment une entreprise dangereuse. Ici, une chaise qui tient seulement trois jambes, au-delà les enfants jouent sur une autre chaise, En train de cuisiner par hasard ensemble. Naturellement  toute la collation est offerte au visiteur, mais les enfants traînent au milieu des  déchets de cuisine, et vous  sentez que vous risquez de détruire vos pantalons en les posant sur la dite chaise. Mais tout cela ne cause pas à Marx et àson épouse la moindre gêne. L’hôte est le plus sympathique du monde ; Pipe,  tabac et tout ce qui peut être trouvée dans la maison est offert avec la plus grande cordialité. Une conversation intelligente et agréable permet de surmonter les lacunes domestiques, rendre tolérable ce qui dans  un premier contact était juste désagréable. Puis, enfin au bout du compte vous trouvez  l’atmosphère intéressante et originale.

C’est le portrait fidèle de la vie familiale de Karl Marx, le chef des communistes.

http://nangaramarx.blogspot.fr/2014/03/quien-es-karl-marx-informe-para-la.html

Il s’agit d’une traduction de Omar Montilla, d’un texte en italien qui a été extrait à partir du portail Gabriella Giudici. Il n’y a aucune source citée

Notes de l’éditeur

1 Bertalan Szemere, poète et nationaliste hongroise, qui était le troisième premier ministre de Hongrie pendant la courte période de la révolution de 1848, lorsque le pays est devenu indépendant de l’Empire austro-hongrois

2- D’où son surnom de « El Moro », qui était connu parmi ses amis et les parents les plus proches. Au Venezuela, on l’avait appelé le « Carlos Moreno »

  1. au Venezuela, on pourrait dire: s’enivre.

4 Johanna Bertha Julie Freiin von Westphalen (familièrement appelé « Jenny »), est né le 12 février 1814 à Salzwedel, Allemagne, fille de Johann Ludwig von Westphalen, le Baron von Westphalen, aristocrate et Jenny Wishart, noblesse écossaise. il se sont connus dès l’enfance de Karl Marx et, depuis le 18 juin 1843, son épouse. Elle a  partagé les exils deMarx,  elle-même arrêtée et expulsée, a du affronter les années difficiles. Les Marx s’entraidaient et à de nombreuses reprises, elle a rédigé ses articles et leur  transcription, étant donné que la calligraphie de Karl a été terrible et détestés par leurs éditeurs. Il meurt d’un cancer du foie à Londres en 1881 à l’âge de 67 ans.

 
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Publié par le août 28, 2014 dans Uncategorized

 

Depuis l’enfer de Donetsk: il y a du sang dans les rues et cela sent le brûlé…

Voilà pourquoi il n’y a pas d’autre solution que d’exiger de Porochenko un cessez le feu sans condition… Et la pression occidentale doit s’exercer sur lui et sur les Etats-Unis… Il n’y a pas d’autre solution que politique…

Posté : 28 août 2014 | 15:15 GMT Mise à jour : 28 août 2014 | 17:57 GMT

Sang, cris de désespoir et odeur de brûlé se répandent dans les rues de la ville de Donetsk, attaquée par l’artillerie de l’armée ukrainienne, informe le correspondant du RT in French, Paula Slier. 

"Horrible ! Il y a beaucoup de sang dans la rue. Deux ambulances viennent de passer", écrit Slier via son compte Twitter.

« La ville est dans un état de choc, les larmes et les cris », écrit le correspondant, faisant remarquer que les habitants présupposent que l’attaque visait la base militaire voisine.

"Les gens venaient vers nous en criant  à la caméra comment ils haïssent Poroshenko », 

Le correspondant, qui est devant l’un des bâtiments résidentiels endommagés par l’attaque, assure qu’il n’y a pas de verre aux fenêtres et les murs ont un trou béant. « Une femme policier va d’un côté puis de l’ autre en indiquant le nombre de personnes tuées », écrit-il.

L’appartement d’un collaborateur de l’Agence de Ruptly RT à Donetsk a été atteint par un bombardement, selon le correspondant. Les fenêtres du bâtiment ont été détruites.

L’infrastructure de la ville a été endommagée à la suite de l’offensive, donc les transports urbains sont partiellement interrompus et il y a des coupures d’électricité. En raison des problèmes d’approvisionnement,  104 mineurs  ont été piégés  au fond de la mine dans le puits de Zasiadko et, par la suite, ils ont été remontés vers la surface. Dans l’un des quartiers de la ville, c’un jardin d’enfant qui est en feu  et dans les villes d’autres régions les projectiles ont endommagé un immeuble de logements et une école de police.

Selon les données de l’ONU depuis le début de la "punition" contre le sud-est de l’Ukraine qui a commencé en avril, plus de 2 000 civils ont été tués et quelque 5 000 personnes ont été blessées.





 
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Publié par le août 28, 2014 dans Uncategorized

 

Russie-Ukraine par Jacques Sapir

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28 août 2014

Par

Le gouvernement de Kiev prétend depuis maintenant plusieurs semaines que des troupes russes opéreraient en Ukraine, sans toutefois être en mesure de présenter des preuves de cela. Depuis 24h ces accusations sont reprises par des nombreuses sources. L’ambassadeur Américain à Kiev à parlé d’une « invasion » sur son compte twitter. Le Département d’Etat, plus prudent parle seulement d’incursion. Les autorités de l’OTAN prétendent aussi avoir les preuves de cette « invasion », mais aujourd’hui (28 août) on ne parle plus que d’un millier d’hommes. Les autorités russes nient tout cela, tout en reconnaissant que des unités opérant sur la frontière on pu s’égarer (ce qui est AUSSI arrivé à des unités de l’Armée Ukrainienne). Il faut alors remarquer les faits suivants :

  • (1) Il est clair qu’il y a des volontaires russes combattants avec les insurgés. Ceci n’est pas un secret. Certains de ces volontaires sont des nationalistes, d’autres sont proches du Parti Communiste de Russie (KPRF). Ceci n’est pas suffisant pour parler d’une intervention directe de la Russie, tout comme la présence de 800 « volontaires » (i.e. mercenaires) américains de la société Academi (ex Blackwater) n’implique pas le gouvernement américain. Signalons aussi que, du côté de Kiev, se battent des volontaires Suédois et Polonais, et que l’on signale, du côté des insurgés, des volontaires espagnols (membres d’une organisation d’extrême-gauche), italiens et même français.
  • (2) Que certains de ces volontaires soient d’anciens soldats, voire des soldats et officiers ayant demandé un congé sans solde est possible, et même assez probable.
  • (3) On ne doit pas exclure que des « conseillers » russes opèrent au profit des insurgés, de même que l’on sait que des conseillers de pays de l’OTAN et des Etats-Unis entraînent les soldats de Kiev et la Garde Nationale.
  • (4) La Russie fournit une aide indirecte aux insurgés, que ce soit en laissant fonctionner les filières de recrutement des volontaires ou en rétrocédant aux insurgés le matériel des troupes de Kiev quand ces dernières, encerclées, se font interner en Russie. C’est ainsi que les insurgés ont acquis les grandes quantités de matériel militaire dont ils disposent. La position de la Russie n’est pas la neutralité mais la non-belligérence.
  • (5) Les accusations de ces deux derniers jours trouvent visiblement leur source dans la défaite cuisante subie par les forces de Kiev et l’effondrement partiel des unités déployées sur la partie sud du Front. De plus, des unités importantes sont encerclées depuis maintenant 4 jours au sud de Donetsk. La crise militaire que connaît le gouvernement de Kiev est une réalité, qui peut s’expliquer sans avoir recours à l’intervention russe. Il est cependant clair que le gouvernement de Kiev, qui semble avoir compris son erreur d’avoir cru pouvoir régler la question de l’insurrection de manière militaire, cherche à internationaliser cette guerre . C’est une logique infernale dans laquelle il convient de ne pas tomber.
  • (6) Les accusations proférées par des autorités américaines amènent à se pencher sur le passé. Dans le cas du drame du vol MH17, nous sommes toujours sans les preuves que ces mêmes autorités avaient pourtant annoncées. De plus en plus de responsables, tant en Grande-Bretagne qu’en France, émettent désormais des doutes importants sur la thèse « officielle » d’une implication des forces insurgées, voire de la Russie. Compte tenu du rôle psychologique joué par ce drame, la plus grande prudence s’impose désormais pour les pays occidentaux.
  • (7) Il est cependant clair que plus longtemps les opérations militaires dureront, plus grand sera le risque d’une confrontation directe entre les forces russes et l’armée de Kiev. C’est pourquoi, il est essentiel que l’on arrive à un cessez-le-feu le plus rapidement possible. Ce cessez le feu doit être inconditionnel. Il peut s’accompagner de la possibilité pour les forces de Kiev qui sont encerclées de se retirer, avec ou sans leur matériel, jusqu’à leurs lignes.
  • (8) Le cessez-le-feu ne peut être le résultat d’un accord politique, mais au contraire il est la condition pour que des négociations directes entre le gouvernement et les insurgés puissent s’ouvrir. De ce point de vue, le temps presse…
 
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Publié par le août 28, 2014 dans Uncategorized

 

Le premier ministre de la République populaire de Donetsk, Alexander Zakharchenko

Le premier ministre de la République populaire de Donetsk, Alexander Zakharchenko, (qui par parenthèse est un communiste, note de DB) dit qu’environ 3-4 mille volontaires russes ont combattu dans les rangs de des partisans.

« Beaucoup d’entre eux ont quitté la République, » dit-il dans une interview à la chaîne russe "Rossiya 24".

« Aujourd’hui que je me demande souvent comment il est possible que l’armée de la Nouvelle Russie, composée d’unités de partisans peut non seulement affronter les forces armées ukrainiennes, mais aussi vaincre sur le champ de bataille, » dit Zakharchenko, ajoutant que « Kiev et l’Occident ont à plusieurs reprises parlé d’une invasion militaire russe pour justifier en quelque sorte les lourdes défaites que l’armée ukrainienne a subies pendant plusieurs mois ».

« Nous n’avons jamais caché le fait que beaucoup de volontaires russes se battaient avec nous et sans qui nous serions dans une situation très difficile ».

Zakharchenko dit que parmi les nombreux volontaires russes sont des anciens militaires retraités. "Il y a aussi des soldats professionnels qui se battent dans nos rangs. Mais ils ont pris des congés  et au lieu de partir en vacances, ils viennent avec nous se battre pour notre liberté. Il s’agit d’une caractéristique uniquement des Russes "-a-t-il ajouté, rappelant les dramatiques événements dramatiques en Serbie à la fin de 1990.

Zakharchenko également dit que malheureusement  parmi les volontaires russes certains  ont été tués.

I volontari Russi che hanno combattuto nelle milizie della Repubblica Popolare di Donetsk sono circa 3-4 mila.   Il primo ministro della Repubblica Popolare di Donetsk, Alexander Zakharchenko, ha detto che circa 3-4 mila volontari russi hanno combattuto tra le fila della milizia.  "Molti di loro hanno lasciato la Repubblica, ma la maggior parte è rimasta", ha detto in una intervista del canale russo "Rossiya 24".  "Oggi mi viene spesso chiesto come sia possibile che l'esercito della Novorossiya, composto da unità partigiane possa non solo resistere alle forze armate ucraine, ma anche sconfiggerle sul campo di battaglia", ha detto Zakharchenko, aggiungendo che "Kiev e l'Occidente hanno ripetutamente parlato di una invasione militare russa per giustificare in qualche modo le pesanti sconfitte che esercito ucraino subisce ormai da diversi mesi".  "Non abbiamo mai nascosto il fatto che molti volontari russi stiano combattendo con noi e senza il cui aiuto saremmo in una situazione molto difficile".  Zakharchenko ha detto che tra i volontari russi molti sono ex militari in pensione. "Ci sono anche militari di professione che combattono tra le nostre fila.  Ma sono qui in congedo e invece che farsi le loro vacanze combattono insieme a noi per la nostra libertà. Questa è una caratteristica solo dei Russi" - ha aggiunti, ricordando i drammatici eventi drammatici in Serbia alla fine del 1990.  Zakharchenko ha anche detto che purtroppo anche tra i volontari russi ci sono stati dei caduti.

Cela dit pour compléter les propos du premier ministre avec les nouvelles du jour, il risque bientôt d’y avoir une armée ukrainienne en Russie. Aujourd’hui, il y a encore  60  d’entre eux qui se sont refugiés en Russie.

Un groupe de 62 soldats ukrainiens a franchi la frontière avec la Russie dans la région de Rostov-sur-le-Don. Ce sont des  Militaire de Kiev ont cherché refuge à la suite d’une contre-offensive lancée par les milices de la nouvelle.Russie

« Aujourd’hui, 62 militaires des forces armées ukrainiennes ont demandé à nos gardes-frontières à entrer sur le territoire russe près de la colonie de Shramko, afin de sauver leurs vies », a indiqué l’Agence ITAR-TASS Nikolai Sinitsyn, porte-parole des garde-frontières dans la région de Rostov.

Sinitsyn a ajouté que les soldats ukrainiens ont été accueillis sur la base de principes humanitaires, un corridor de transit ayant été créé, mais seulement après qu’ils aient abandonné leurs armes avant la frontière.

Il s’agit de la dernière d’une longue série de cas semblables, un total  qui excède les 500 soldats ukrainiens a demandé de l’aide et l’assistance en Russie depuis juillet dernier.

 
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Publié par le août 28, 2014 dans Uncategorized

 

La débâcle – Ukraine : Porochenko annule sa visite en Turquie, manifestations à Kiev

 

Piotr Porochenko

 Le scénario est en place, ils nous font le coup des armes de destruction massive, en effet les Etats-Unis ont déclaré être "sûrs que l’armée russe est entrée en Ukraine", ils cherchent à maquiller leur défaite à l’est et la déroute de leur armée démotivée ou de mercenaires et de groupes d’extrême-droite financés par les oligarques, mais les Etats-Unis semblent vouloir intervenir, parce que l’appel bidon de Porochenko ne signifie rien d’autre que le choix de l’intervention de l’OTAN… lire l’interview de Lavrov…
 
 Le président ukrainien Piotr Porochenko a annulé sa visite en Turquie et convoque d’urgence une réunion du Conseil de sécurité nationale et de défense de l’Ukraine (SNBO) "en raison de l’aggravation brutale de la situation dans la région de Donetsk", annonce jeudi le service de presse du président dans un communiqué.

"J’ai décidé d’annuler ma visite de travail en Turquie à la suite de l’aggravation brutale de la situation dans la région de Donetsk, notamment à Amvrossievka et Starobechevo" a déclaré le chef de l’Etat ukrainien.

Selon lui, "les troupes russes sont entrées en Ukraine".

Le communiqué annonce également que Kiev veut initier d’urgence la convocation d’une réunion du Conseil de sécurité de l’Onu.

 A Kiev : des manifestants demandent la démission de Poroshenko et un nouveau Maidan

Posté : 28 août 2014 | 9:18 GMT Mise à jour : 28 août 2014 | 11:34 GMT
 

Une manifestation dans le centre de Kiev demande la démission du Président ukrainien Piotr Poroshenko et le début d’un nouveau Maidan.

Des milliers de manifestants se sont rassemblés devant le bâtiment  des forces armées de l’Ukraine pour protester contre le gouvernent actuel du pays, selon les estimations de blogueurs locaux.

Ils exigent également de changer les têtes de l’opération dite de « lutte contre le terrorisme" dans le sud-est du pays et la démission du ministre de la défense Valeri Galetéi. Certains des participants à la manifestation sont des membres des familles des soldats impliqués dans l’opération.

Mercredi, une autre manifestation similaire devant le bâtiment de l’administration du Président de l’Ukraine a eu lieu pour les soldats ukrainiens bloqués dans la ville d’Ilovaïsk dans la région de Donetsk, rapporte l’Agence de presse ukrainienne UNN.

Face aux manifestations, le Président Piotr Poroshenko a annulé sa visite en Turquie, prévue pour aujourd’hui et a réclamé la réunion d’urgence du Conseil de la sécurité nationale et de la défense de l’Ukraine, en raison de l’aggravation de la situation dans la région de Donetsk. Poroshenko a également annoncé que l’Ukraine se réunira d’urgence avec le Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation dans le Donbass.

Hier l’AUC a fait des progrès dans sa campagne dans la région de Donetsk, prenant plusieurs villes dans les districts de Starobesheve, Novoazovsk et Amvrosiivka.

 
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Publié par le août 28, 2014 dans Uncategorized

 

Sergeï Lavrov : La vérité doit être révélée

Sergeï Lavrov : La vérité doit être révélée

Par La Voix de la Russie | L’interview de Sergeï Lavrov, ministre des Affaires étrangères russes, accordé à Russia Beyond the Headlines, le 26 août 2014 (Traduction intégrale).

Russia Beyond the Headlines: Il a été répété, en particulier dans les médias occidentaux, que les troupes russes pourraient être déployées en Ukraine et même qu’elles auraient déjà traversé la frontière ukrainienne. Est-ce possible à votre avis ?

Sergueï Lavrov: Malheureusement, les médias continuent de répandre des rumeurs, de fausses informations et même des mensonges purs et simples. Récemment l’Ukraine a prétendu que son artillerie avait détruit une colonne blindée qui aurait traversé la frontière de l’Ukraine, et les médias britanniques ont même dit qu’ils ont vu l’incursion. Aucune preuve, cependant, n’a été présentée, et même le département d’Etat américain n’a pas pu confirmer l’incident. Nous considérons toutes ces histoires dans le cadre d’une guerre de l’information.

RBTH: Mais une véritable guerre a lieu sur le terrain. Que peut faire la Russie pour résoudre cette crise ?

SL: Notre position est limpide – nous voulons la paix en Ukraine, qui ne peut être atteinte que grâce à un large dialogue national auquel doivent participer toutes les régions et toutes les forces politiques du pays. C’est ce que la Russie, les Etats-Unis, l’UE et l’Ukraine ont convenu à Genève le 17 Avril. Lors de la récente réunion des ministres des Affaires étrangères de la Russie, de l’Allemagne, de la France et de l’Ukraine à Berlin, personne ne s’est opposé à une confirmation de la Déclaration de Genève. Le problème est pour Kiev d’ arrêter la guerre et de renoncer à l’illusion que la crise profonde en Ukraine peut être résolue par une victoire contre son propre peuple. Il est très triste que les Etats-Unis et l’Union européenne continuent à soutenir aveuglément tout ce que fait Kiev

Laissez-moi rappeler un autre document que Kiev et l’Occident tentent d’oublier. Le 21 Février, un accord sur le règlement de la crise a été signé par Viktor Ianoukovitch, Arseni Iatseniouk, Vitali Klitschko et Oleg Tyagnibok [les oligarques qui tiennent le pouvoir actuel à Kiev, NDLR] assistés par les ministres des Affaires étrangères de la France, de l’Allemagne et de la Pologne. Ils disent maintenant que l’accord « a été remplacée par les événements », parce que [l'ancien président d'Ukraine], M. Ianoukovitch a quitté le pays. Mais permettez-moi de rappeler à mes collègues que l’accord du 21 février a été reconnu comme la priorité numéro un de l’engagement pour un gouvernement d’union nationale. Est-ce que cet objectif dépend de la personnalité de M. Ianoukovitch? l’unité nationale, n’est-ce pas un principe universel pour tout pays qui veut rester uni? Au lieu d’honorer cet engagement, les dirigeants de l’opposition ont organisé un coup d’État et ont déclaré publiquement qu’ils avaient créé un «gouvernement des vainqueurs ». Malheureusement, la logique du »gagnant prend tout » reste le critère des actions de Kiev, faisant des milliers de victimes parmi les civils, des centaines de milliers de réfugiés et de personnes déplacées, ainsi que qu’une infrastructure sociale presque totalement détruite dans de nombreuses villes et villages dans l’est de l’Ukraine.

RBTH : Il a beaucoup été question d’une nouvelle guerre froide dans les relations entre l’Occident et la Russie, les États-Unis et l’Union européenne ayant imposé des sanctions économiques. Si elles poursuivent dans la voie du durcissement des sanctions, comment la Russie peut-elle répondre ?

SL : Les tentatives visant à régler les crises par des sanctions unilatérales en dehors du cadre des décisions du Conseil de sécurité de l’ONU menacent la paix et la stabilité internationales. De telles tentatives sont contre-productives et en contradiction avec les normes et principes du droit international. Il est absolument inacceptable de parler à la Russie – ou à n’importe qui d’ailleurs – par ultimatums et les mesures coercitives. Notre réponse à des mesures unilatérales par les États-Unis, l’UE et d’autres pays a été équilibrée et en conformité avec les droits et obligations de la Russie en vertu des traités internationaux, y compris de l’Organisation mondiale du commerce.

RBTH : Mais les menaces de sanctions continuent et sont mises en œuvre. La Russie va-t-elle répondre à de nouvelles mesures ?

SL: Ce n’est pas du tout notre optique, mais il ne devrait y avoir aucun doute que nous ferons tout ce qui est nécessaire pour protéger nos intérêts légitimes, y compris les intérêts de la sécurité nationale dans toutes ses dimensions. La Russie réfléchit à des stratégies de substitution à l’interdiction des importations de l’UE et des États-Unis en Russie, lesquelles ont été à la base de notre décision de restreindre, pour la durée d’un an, l’importation de produits agricoles et alimentaires en provenance de plusieurs États qui avaient adopté des sanctions économiques sectorielles contre la Russie. Mais la Russie ne veut pas continuer sur la route de l’escalade. Nous espérons que les Etats-Unis, l’Union européenne et d’autres écouteront la voix de la raison et mettrons un terme à ce cercle vicieux qu’ ils ont initié.

RBTH : Que pense la Russie de l’enquête sur le crash du vol MH17 dans l’est de l’Ukraine ?

SL : La chute de l’avion de la Malaisie est une tragédie choquante. Dés le 17 Juillet, nous avons appelé à une enquête internationale ouverte et objective. Il est impossible d’expliquer pourquoi les autorités ukrainiennes, qui portent l’entière responsabilité de la sécurité des vols internationaux sur le territoire de leur pays, n’avaient pas fermé l’espace aérien au-dessus de la zone de combat. La résolution 2166 adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies le 21 Juillet prévoit une enquête approfondie et indépendante sur l’incident conformément aux directives internationales de l’aviation civile. Malheureusement, dès le début, nous avons été témoins de tentatives pour dissimuler les preuves et entraver la mise en œuvre de cette résolution. La demande d’ un cessez-le dans la zone de l’accident a été ignorée par les autorités ukrainiennes durant plus de 10 jours, et notre proposition de de demander le plein respect de la Résolution 2166 a été bloquée au Conseil de sécurité par les États-Unis, le Royaume-Uni et la Lituanie. Dans le même temps, ces mêmes pays et d’autres ont commencé à répandre des accusations sans fondement contre la Russie. Permettez-moi de rappeler que la Russie est pleinement engagée dans l’enquête internationale en pleine conformité avec la Résolution 2166. Nous aimerions voir l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) prendre un rôle plus actif en la matière, et nous croyons que les Nations Unies et l’OACI devrait coordonner les efforts internationaux visant à garantir des résultats probants du début de l’enquête. La Russie est le seul pays qui a officiellement présenté à la communauté internationale les données relatives à l’accident telles que nous les avons captées par notre service de surveillance de l’espace. D’autres en sont encore à fournir les preuves qu’ils possèdent.

RBTH : Pensez-vous que tous les éléments de preuve relatifs à l’accident seront disponibles afin que les enquêteurs puissent établir exactement ce qui s’est passé ?

SL: Nous avons mis formellement en avant un certain nombre de questions qui restent sans réponse. Par exemple, où sont les transcriptions des échanges entre les pilotes de MH17 avec les contrôleurs aériens ukrainiens et pourquoi n’ont-elles pas été présentées à la communauté internationale? Pourquoi les contrôleurs n’ont pas empêché le vol d’entrer dans la zone de conflit? Dans quelle mesure une enquête objective et indépendante peut être assurée sans un accès sûr et sans entrave des experts sur le site de l’accident, où Kiev continue son activité de guerre en violation de la résolution 2166? Et où est la preuve documentée clamée par les responsables américains sur les causes de la chute de l’avion? Nous espérons obtenir des réponses à ces questions et à celles d’autres Etats qui ont eu le rôle principal dans l’enquête internationale et de ceux qui ont fait des déclarations publiques non fondées. La vérité doit être révélée. C’était notre demande pressante lors de la récente réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, alors que certains Etats membres ont montré peu d’enthousiasme dans la poursuite de l’enquête d’une manière transparente et responsable.

Nous ne devons pas permettre à l’enquête sur l’accident MH17 d être manipulée et plongée dans l’oubli, ce qui est arrivé à des enquêtes dans de nombreuses tragédies ukrainiennes, y compris l’agression de sniper sur les civils à Kiev en Février, les massacres à Odessa et à Marioupol en mai et d’autres encore. Nous sommes déterminés à insister pour traduire en justice tous ceux qui portent la responsabilité de ces crimes.

RBTH : Le coût en vies humaines de ce conflit est élevé et des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées à cause des combats. Comment voyez-vous la situation humanitaire en Ukraine ?

SL: La situation humanitaire dans les régions de Lougansk et de Donetsk dans l’est de l’Ukraine est catastrophique et continue de se détériorer. Et ce n’est pas seulement notre point de vue. Cette évaluation est largement partagée au sein des Nations Unies, y compris par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, au sein du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et du Conseil de l’Europe. Plus de 2.000 personnes ont été tuées et plus de 5000 blessées, dont de nombreux enfants. Il ya une grave pénurie de nourriture et de médicaments et le risque croissant d’épidémies et de maladies infectieuses. Plus de 200.000 personnes à Lugansk sont privées d’électricité, d’eau potable et de moyens de communication. Un grand nombre de personnes ont fui la zone de conflit. Depuis le 1er Avril, près de 775 000 citoyens ukrainiens sont entrés sur le territoire russe, et 190 000 Ukrainiens ont demandé un statut de réfugié en Russie. Des abris temporaires ont été mis en place dans notre pays pour accueillir des dizaines de milliers de refugiés. Dans ces circonstances, il est essentiel d’assurer l’approvisionnement immédiat de l’aide humanitaire à la population du sud-est de l’Ukraine. Les questions humanitaires doivent rassembler toutes les personnes qui agissent de bonne foi en essayant de soulager les souffrances des personnes dans le besoin – en particulier les femmes, les enfants et les personnes âgées.

RBTH: Mais la Russie a envoyé son aide. Que s’est-il passé avec le convoi humanitaire ?

SL: La Russie, en coopération avec le CICR, a envoyé un convoi humanitaire de près de 300 camions transportant 2.000 tonnes de fournitures médicales, nourriture, sacs de couchage, générateurs électriques et d’autres produits de base. Le convoi était prête à passer dès le 17 Août, mais il a été retardé en raison principalement de considérations tactiques employées par les autorités de Kiev. Elles ont reconnu la cargaison d’aide humanitaire, sous les auspices du CICR, des gardes-frontières ukrainiens et des agents des douanes qui ont suivi toutes les procédures au poste de contrôle russe près de Donetsk. Nous demandons instamment au gouvernement ukrainien de tenir ses promesses et de faciliter un passage sûr et sans entrave de l’aide humanitaire à venir.

Traduction de l’anglais par Emilie Defresne 
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2014_08_28/Sergei-Lavrov-La-verite-doit-etre-revelee-7964/

 
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Publié par le août 28, 2014 dans Uncategorized

 
 
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