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Archives de Catégorie: mon journal

A ma gloire…Au fil du temps…

181933_103232876423417_6063509_nMon petit fils a le don de me peindre d’une manière tout à fait gratifiante…

Lors d’un voyage en Algérie, confronté à des gens qui ne savaient pas que notre très lointain ancêtre était un poisson et croyaient qu’Allah nous avait créés de pied en cap tels qu’en nous mêmes, il leur avait dit: "je vais vous envoyer ma grand mère, elle sait tout et elle cherche encore la vérité."

Hier il est venu pour préparer un contrôle sur  la poèsie… J’ai une méthode très particulière, je ne laisse rien passer, tout exige commentaire…  Nous nous promenons dans l’espace et dans le temps en glanant au passage… Il devait analyser un poème de Jules Supervielle sur Marseille, alors nous avons imaginé Montevideo, le port capitale de l’Uruguay où le poète est né… La mère morte et Marseille-M-Montevideo qui s’agite le long de ses débarcadères, inondés de la lumière du sud, la foule incapable de se fixer, de prêter attention, pourtant les ancres et les mâts clouent la ville au rivage…

La poésie est  musique,  forme, une incantation pour que s’ouvrent des territoires originels… Je lui ai fait écouter le cri du big bang… Tout en lui demandant que signifie éclectique… métaphore… Nous avons passé l’après-midi à voir comment les vers se sont libérés et pour cela à comparer divers poèmes entre eux, de Villon à Grand corps malade en passant par Aragon…

Aujourd’hui il est revenu  et il m’a dit qu’il a rêvé de moi cette nuit. J’étais morte, c’était dans très longtemps précise-t-il je serais très vieille…  En ce temps lointain  il aurait fait un film sur moi pour exposer ma conception de la vie, de la pédagogie et il irait de ville en ville pour faire passer ce film… Un projectionniste de win wenders, dans une sorte de no man’s land en train de traîner mon image au Fil du temps…

Avec une tendre cruauté, il me poussait doucement dans son souvenir…

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le avril 27, 2013 dans mon journal

 

Les chants de l’ordinaire du racisme social danielle Bleitrach

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Le Front National porte plainte contre le mur des cons pour injure publique… Stupéfiant, parce qu’en matière d’injures publiques la provocation devant un camp de roms perpétrée hier par Marine Le pen,  peut être considérée comme l’étape avant l’appel au lynchage. En  appeler à la fois au droit des personnes et au pogrome est bien digne d’une idéologie qui base le nationalisme sur la stigmatisation d’un peuple "sans Etat".  C’est ce qu’a expliqué jadis Hannah Arendt à propos du modèle inauguré par les nazis face aux juifs et déjà aux roms, mais qui peut s’appliquer à d’autres et sur lequel repose la banalité du mal, le fait que chacun peut l’accepter par conformisme… De ce point de vue il n’y a pas que les roms, le racisme social a-t-il pris toute son ampleur quand sous Mitterrand ont été définis "les fins de droit" avec le passage ultérieur au ghetto du RMI? Le passage du droit à la compassion et donc à la haine, à la division des pauvres. Le contexte dans lequel le Front National passe du repoussoir qui divise la droite électoralement à celui d’éclaireur avec surenchêre du reste de la droite et même d’une partie du PS mérite autre chose qu’une indignation de surface.

Mais il y a plus… En ce qui concerne le mur des cons, il semble que le seul qui puisse être inculpé en la matière est l’individu qui se trouvant dans un local privé a pris en cachette des photos et les a diffusées dans les médias… Aller dans un local syndical pour en violer le caractère privé et utiliser cela  pour réclamer la dissolution du dit syndicat ou le procès, voilà qui est une diversion médiatique qui dans le même temps fait avancer l’attaque contre les syndicats et met en cause dans certaines affaires génantes l’impartialité des dits magistrats. Nous en sommes notez-le bien toujours non pas au fait et au droit mais au procès en immoralité.

Mais trêve de plaisanterie, on ne peut manquer d’être frappé par la publicité complaisante accordée à ce leurre médiatique qu’est "l’affaire du mur des cons", tout le monde s’y met pour mieux détourner l’attention d’autre chose… Mais de quoi ? S’agit-il du fait que 50% des Français gagnent moins que 1610 euros par mois et encore ce chiffre recouvre-t-il des disparités puisque, comme toute moyenne, il masque le creusement et la polarisation des inégalités, les riches toujours plus riches, les pauvres encore plus et parmi eux les femmes et les jeunes… Toujours l’acceptation du racisme social… s’habituer à la discrimination… A l’étrange logique qui veut qu’une bulle financière engendrée par la course folle au profit multiforme et le fait qu’on a prétendu compenser la pression sur les salaires par l’appel au crédit, accorder des cadeaux fiscaux aux plus riches, imaginer que le profit de hier engendre les emplois de demain, bref que cette bulle financière qui ne devait pas toucher l’économie réelle selon madame Lagarde, engendre désormais le devoir de payer pour les victimes privées en outre de leurs droits et conquêtes sociales…

Le fait peut-être que même le FMI déclare qu’il y a erreur et que les politiques d’austérité sont indéfendables dans leurs a-priori et catastrophiques dans leurs résultats.

Que l’affaire du mur des cons est en train de remplacer les crises hystériques de Frigide Barjot et le mea culpa exhibitionniste des élus de la nation sur l’argent immoral pour mieux évacuer la lutte contre l’exil fiscal. Pour mieux offrir au patronat le cadeau d’une condition salariale enchaînée au seul profit…

Autres étonnantes réactions, celles qui dénoncent l’attitude aggressive de Melenchon qui aurait fait peur à Pujadas lui-même, au point de les faire tous songer à Marchais… Peut-être est-ce parce que Melenchon a dénoncé la violence ordinaire celle du monde du travail, 564 morts par an… Sans parler de ceux qui se suicident parce qu’ils ne sont plus ou travail ou se pendent parce qu’on veut les chasser de leur logement…

Alors je veux bien que Melenchon leur fasse peur parce qu’il leur rappelle Marchais mais qu’ils ne s’inquiètent pas, il n’y a plus derrière Melenchon le parti communiste français enfin celui dont le militantisme ne se bornait pas à distribuer des tracts électoraux, celui qui plongeait ses racines dans les entreprises, dans les quartiers populaires… Mais même s’il n’est plus que d’avoir été, l’organisation prolétarienne les effraie au moindre mouvement…  S’ils revoient Marchais, cela témoigne d’où ils en sont de leur racisme social, la peur du Grand soir et le prolétaire avec le couteau entre les dents…   Qu’ils ne s’inquiètent pas trop la vraie faiblesse de Melenchon est qu’il est sur les plateaux avec sa gouaille impertinente mais qu’il il tente de les convaincre avec leurs mots… De temps en temps dans les chaumières certains frappent justes et ce ne sont pas nécessairement ceux que vous relevez mais justement une voix qui parle de la violence au quotidien et la dénonce…

Alors il ne reste plus qu’à monter de toute pièce un nouvel oxymore: "les extrêmes populistes" dans lequel pourront être confondus l’appel à la haine, la recherche de boucs émissaires chez les pauvres, avec la dénonciation du racisme social qui frappe le monde du travail, les femmes, la jeunesse, cqfd… Il ne vous restera même plus qu’à faire ressortir "le stalinisme" et laisser entendre qu’Auschwitz était la création de l’armée rouge…

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le avril 27, 2013 dans actualités, mon journal

 

Ma Pensée et ma chanson du jour…

Nous nous sommes cru libres parce que nous étions ivres…

http://youtu.be/fA51wyl-9IE

Ils nous ont eu en provoquant le chômage, la peur de perdre son emploi… ils n’y renonceront pas de sitôt… le chômage c’est encore plus sûr que les chaînes aux pieds des esclaves…

si je continue je vais ressembler à ça….

45/114
 
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Publié par le avril 23, 2013 dans mon journal

 

A Kazarme zol af dir aynfaln, Qu’une caserne lui tombe dessus par Danielle Bleitrach

bike[1]pourquoi je ne porterai pas plainte contre l’individu qui m’a injuriée en me traitant entre autres de harkis des rouge-bruns… j’en passe et des meilleures…

Par excès d’humour… je me rends compte que la plupart des gens qui me lisent imaginent mal à quel point il y a souvent chez moi un goût de la cocasserie, de la dérision, c’est une des assises de mon humanisme. Parce qu’aimer les gens pour leurs défauts c’est tout de même plus sûr que de leur vouloir tant de qualités qu’il ne reste plus qu’à les exécuter…

Pour revenir à ma plainte contre le shmoke… J’ai imaginé tout à coup un tribunal, un juge totalement étranger à l’univers du pilpoul qui verrait arriver deux individus, dont l’un, un atrabilaire sans doute, aurait insulté l’autre, une vieille dame respectable, en la traitant de "harki des rouge-bruns"… Comment traduire cet univers là dans une salle de correctionnelle surchargée de dossiers sans passer pour des fous furieux ? Et tout à coup j’ai éclaté de rire…

C’est là que je me suis dit que la seule solution était de mariner totalement dans cet univers absurde, rejoindre Pitchipoï, le pays d’où l’on vient et celui fort heureusement où on arrive jamais…   par exemple en balançant la plus terrible des maledictions et on sait qu’il s’agit de "yemakh shmoy", que son nom et sa mémoire soient effacés… c’est-à-dire non seulement sa vie mais sa postérité qui pourrait penser à lui. Terrible!…  Pourtant  si vous suivez bien la démonstration avec un minimum d’esprit talmudiste, vous comprenez vite qu’il y a là  un danger évident pour l’auteur de la malédiction qui logiquement devrait disparaître dans la foulée… On n’ adresse ce genre de malédiction qu’à un Hitler ou à son ancêtre biblique, le roi amalécite qui pratiqua déjà le génocide juif.  Oui mais c’est compliqué puisque l’histoire étant inscrite dans la Thora, l’amalécite vivra éternellement tant qu’il y aura des juifs pour porter la Thora… Vous remarquerez qu’en ce qui concerne Hitler c’est la même chose puisque Israël paraît dépendre de cet acte fondateur et a du mal à produire une identité qui corresponde aux qualités d’internationalisme et de justice, d’exigence morale antérieures à la malédiction… Est-ce que quelqu’une m’expliquera pourquoi le jour où célèbre la shoah est celui de la naissance d’Hitler, deux ou trois jours après la fête nationale israélienne et après mon propre anniversaire… j’espère que vous avez compris l’effet boomerang de la malediction yiddish…

Heureusement je suis en train de lire cette biographie d’Einstein, entre rationalisme et poèsie, maturité ét éternelle enfance.  , Il a quinze ans et une disposition du droit allemand le remplit d’horreur à savoir qu’un " citoyen de sexe masculin ne pouvant résider à l’étranger que jusqu’à la fin de sa seixième année. S’il prolongeait ce séjour et ne se présentait pas au service militaire, il était considéré comme déseteur". Il a quinze ans et "élabore un plan d’évasion"en suivant ses parents en Italie puis en Suisse. Le 28 janvier 1896 alors qu’il finit son cursus en Suisse, avec l’accord paternel puisqu’il est mineur,  contre un paiement de trois marks il reçoit un document certifiant qu’il n’est plus citoyen allemand, il est apatride… En se débarrassant de la citoynneté allemande, il quitte officiellement la communauté juive et se déclare également "sans confession" même s’il a une conscience aigüe de ses origines, d’un peuple qu’il imagine à cause de son martyre avec une loi morale et un sens de la justice… C’est un homme supérieurement intelligent mais un émotif, nous sommes nombreux à être trop émotifs……

Il me vient à l’idée une autre malediction qui aurait plu à ce cher Albert…A kazarme zol af dir aynfaln, qu’une caserne te tombe dessus… En effet, il n’y avait sans doute rien de pire pour un juif d’Europe centrale que d’être incorporé, dans ce lieu d’abrutissement qu’est une caserne… il y subirait toutes les humiliations d’un troufion et en plus celles réservées à un juif… Si un juif était assez dénué d’intelligence pour ne pas échapper à l’incorporation, il était évident que ce qui pouvait lui arriver de plus misérécordieux était que la caserne lui tombe sur la tête…

Voilà après mure réflexion que peut-il arriver de meilleur à un chauvin d’extrême-droite qui a fini par devenir aussi militariste et raciste que ses bourreaux au point de perdre tout sens de l’humanité et de l’humour? A kazarme zol af dir ayfaln…

Et que chacun suive son chemin, là où sa pente le mène… Et la malédiction s’étend à tous ceux qui s’attaquent à une vieille dame joyeuse en prétendant l’incorporer dans un système où il n’est pas besoin de cerveau, une simple moelle épinière suffit… je vous salue bien tous les fascistes, racistes, antisémites, homophobes qui êtes les plaies de l’humanité "Qu’une caserne vous tombe sur la tête!"

Danielle  Bleitrach

 
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Publié par le avril 18, 2013 dans humour, mon journal

 

J’ai subi un piratage sur mon compte facebook, quel beau cadeau d’anniversaire

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L’ennemi public numéro 1

j’ai donc été bloquée le 17 avril sur mon compte face book, et ce pour 24 heures donc jusqu’à 16 heures le 18 avril… J’ai été de surcroît avisée que mon compte était vérouillé et qu’il fallait que je change de mot de passe parce que j’avais subi une tentative d’entrée et donc de manipulation de mes propos. Facebook m’a signalé que l’assaut venait du texas… C’est ça la gloire internationale.Ou alors c’est georges W Bush qui ses soirs de biture me poursuit…

Je continue…  quel beau cadeau d’anniversaire pour mes 75 ans…  L’avantage de la situation c’est que les ennemis ne manquent pas et sont divers…

Voici depuis 2003 que je suis interdite sur la plupart des médias y compris sur l’humanité parce que j’ai traité son directeur Patrick Le hyarec d’"âne arrogant’", ce que je ne regrette pas même si je veux bien reconnaître que sur le plan politique cen’est pas le meilleur de ma production mais c’est bien vu… Et cela ne m’a jamais empêché de voter communiste… Mais si je parle de cela c’est pour dire le spectre large de mes interdits d’expression… Alors jugez à quel point il est flatteur que je sois, dans cette censure générale et par mes seuls moyens, considérée comme quelqu’un à abattre par toutes les formes de fascisme qui prolifèrent sur la planète… Y compris les formes privées du fascisme qu’est le machisme des ânes arrogants qui se croient tout permis avec les femmes en particulier…

Remarquez s’ils en sont à défiler derrière Frigide barjot, ils peuvent s’attaquer à une vieille dame pleine d’allant et de joie de vivre… Et puis j’ai toujours la ressource de les maudire (voir article suivant dédié à mon cher Albert": que la caserne te tombe sur la tête… ou encore la délicieuse malédiction provençale : "que le cul te pêle!"

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le avril 18, 2013 dans actualités, mon journal

 

Les phrases imbéciles qui divisent par danielle Bleitrach

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Les phrases imbéciles ce sont celles qui opposent ce qui n’a pas lieu de l’être, celles qui opposent ce qui se passe aux Etats-Unis, les morts de Boston, du Texas au silence organisé sur les morts au Venezuela ou en Irak… C’est la même logique pourtant, celle qui tente d’effrayer les peuples, utiliser leurs peurs, leur insécurité et leurs difficultés pour transformer le fantasme de l’ennemi extérieur en ennemi intérieur…

Tant que l’on pensera que dans le fond les trois morts de Boston ne vallent pas celles du Venezuela ou de l’irak,ou l’inverse,  on restera dans leur logique, celle des marchands d’armes, celles des puissants qui se croient tout permis parce qu’il y aurait des hierarchies entre être humains.

Le fait est là l’extrême-droite partout fait tomber le masque de la démocratie en utilisant le fait que la démocratie parait incapable de résoudre  les problèmes dramatiques de la majorité, partout elle dévoie les luttes vers le racisme, l’homophobie, la recherche des boucs émissaires, pour mieux protéger une classe dominante qui ne veut pas des nécéssaires changements.

Donc notre premier devoir est de dénoncer le fascisme, tous les fascismes qu’il frappe à Boston ou à Caracas… de refuser les guerres et de construire une perspective politique qui remette en cause les bases inégalitaires de cette société.

 
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Publié par le avril 18, 2013 dans mon journal

 

Que la vie en vaut la peine , Louis Aragon

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merci à Louis Aragon qui m’a donné les mots

merci à Louis Aragon de m’avoir une fois de plus donné les mots de ce jour et d’autres…

.

C’est une chose étrange à la fin que le monde

Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit

Ces moments de bonheur ces midis d’incendie

La nuit immense et noire aux déchirures blondes.

 

Rien n’est si précieux peut-être qu’on le croit

D’autres viennent. Ils ont le cœur que j’ai moi-même

Ils savent toucher l’herbe et dire je vous aime

Et rêver dans le soir où s’éteignent des voix.

 

D’autres qui referont comme moi le voyage

D’autres qui souriront d’un enfant rencontré

Qui se retourneront pour leur nom murmuré

D’autres qui lèveront les yeux vers les nuages.

 

II y aura toujours un couple frémissant

Pour qui ce matin-là sera l’aube première

II y aura toujours l’eau le vent la lumière

Rien ne passe après tout si ce n’est le passant.

 

C’est une chose au fond, que je ne puis comprendre

Cette peur de mourir que les gens ont en eux

Comme si ce n’était pas assez merveilleux

Que le ciel un moment nous ait paru si tendre.

 

Oui je sais cela peut sembler court un moment

Nous sommes ainsi faits que la joie et la peine

Fuient comme un vin menteur de la coupe trop pleine

Et la mer à nos soifs n’est qu’un commencement.

 

Mais pourtant malgré tout malgré les temps farouches

Le sac lourd à l’échine et le cœur dévasté

Cet impossible choix d’être et d’avoir été

Et la douleur qui laisse une ride à la bouche.

 

Malgré la guerre et l’injustice et l’insomnie

Où l’on porte rongeant votre cœur ce renard

L’amertume et Dieu sait si je l’ai pour ma part

Porté comme un enfant volé toute ma vie.

 

Malgré la méchanceté des gens et les rires

Quand on trébuche et les monstrueuses raisons

Qu’on vous oppose pour vous faire une prison

De ce qu’on aime et de ce qu’on croit un martyre.

 

Malgré les jours maudits qui sont des puits sans fond

Malgré ces nuits sans fin à regarder la haine

Malgré les ennemis les compagnons de chaînes

Mon Dieu mon Dieu qui ne savent pas ce qu’ils font.

 

Malgré l’âge et lorsque, soudain le cœur vous flanche

L’entourage prêt à tout croire à donner tort

Indifférent à cette chose qui vous mord

Simple histoire de prendre sur vous sa revanche.

 

La cruauté générale et les saloperies

Qu’on vous jette on ne sait trop qui faisant école

Malgré ce qu’on a pensé souffert les idées folles

Sans pouvoir soulager d’une injure ou d’un cri.

 

Cet enfer Malgré tout cauchemars et blessures

Les séparations les deuils les camouflets

Et tout ce qu’on voulait pourtant ce qu’on voulait

De toute sa croyance imbécile à l’azur.

 

Malgré tout je vous dis que cette vie fut telle

Qu’à qui voudra m’entendre à qui je parle ici

N’ayant plus sur la lèvre un seul mot que merci

Je dirai malgré tout que cette vie fut belle.

 

Louis ARAGON in Les yeux et la mémoire – Chant II – 1954 .

 
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Publié par le avril 17, 2013 dans litterature, mon journal

 

Si un jour je me rends en israêl-Palestine par Danielle Bleitrach

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En ce mois d’avril où l’on célébre l’extermination de plus de 6 millions d’êtres humains parmi lesquels en majorité des Juifs, des tziganes, ces peuples oiseaux et passeurs de musique… je voudrais dire:

un jour je visiterais Yad Vashem où le nom de quelques parents sont inscrits dont moi seule connaît encore l’histoire… Parce que je m’éléverai jusqu’à ma propre fin contre ceux qui prétendent que tout cela n’a pas existé ou qu’il faudrait le taire pour aider les Palestiniens… Est-ce que l’acceptation et la réhabilitation du nazisme peut aider le peuple palestinien, non pas plus que son utilisation pour commettre l’injustice n’aide les israéliens ou les juifs, dans les deux cas c’est du trafic de généocide… Un jour j’irai leur dire que jamais je ne les ai oubliés, ni trahis, et que  jamais je ne parlerai à leur place pour justifier une conception politique…  Mais si je visite Yad Vashem comme j’en rêve, ce sera quand les descendants de ceux qui ont fait Deir yassin ne seront plus au pouvoir; quand les territoires ne seront plus occupés et que ceux qui n’ont rien à faire en prison seront libérés, que la négociation avec certains d’entre eux aura débuté, qu’un autre avenir entre deux peuples qui ont tant de ressemblance, peuple de l’exil et de l’injustice se dessinera… C’est dire que je ne verrai jamais Yad Vashem.

je dois bien cela à celui dont je partage à la fin de ma vie une vision de l’humanité et un athéisme embelli par la reonnaissance du mystère, Einstein. Lui  qui n’a jamais été aussi près de son peuple qu’en dénonçant le fascisme qui le menaçait et le menace toujours en corrompant sa jeunesse et ce un 9 avril 1948 au lendemain d’un massacre… Il n’est pas un drapeau et encore moins une armée qui vaille qu’on lui sacrifie une expérience millénaire du martyre par des imbéciles haineux…

Je n’irai pas plus me lamenter sur le mur d’Hérode, ce cruel collaborateur nommé par les romains… Parce que je refuse que les mythes fondent l’Histoire des peuples…

En revanche si j’y vais j’essayerai de rencontrer des justes, ceux qui sont prêts à faire la paix avec d’autres et pas seulement entre eux à l’exclusion de l’autre… Je refuserai de me situer pour les uns ou pour les autres mais pour la survie des uns et des autres, c’est-à-dire une paix qui ne contienne aucun mythe mais le respect de la légalité internationales, la construction de relations politiques, économiques, culturelles basées sur le respect mutuel de la sécurité et de la souveraineté… Et j’éprouverai sans doute un intense bonheur à me sentir appartenir à une histoire de révolte à la forteresse de Massada… Parce que sans doute à cause de l’extermination j’ai appris qu’il ne suffisait pas de s’indigner mais qu’il fallait encore et toujours résister… Je ne crois pas qu’à l’horizon que j’entrevois nous pourrons nous débarrasser de l’injustice et du besoin de bouc émissaire qu’elle engendre mais je crois que le combat doit être sans cesse renouvelé et jamais abandonné… C’est pourquoi j’irai à Massada et je regarderai le mur construit en toute injustice en espérant à un nouveau Jéricho, une nouvelle libération de l’esclavage, une nouvelle loi…pour les être humains.

C’est pourquoi il est peu probable que je puisse visiter Yad Vashem mais il est certain que je peux voir une palestine-Israël si chargée d’histoire et deux peuples probablement descendant des plus anciens habitants de cette terre que l’on dit sainte… En rêvant encore et toujours à leur sortie d’Egypte, à leur marche  dans leur désert pour abolir l’esclavage du chauvinisme et de la haine stérile…

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le avril 11, 2013 dans actualités, mon journal

 

Les salauds, le petit personnel et le culte du profit par danielle Bleitrach

Le-mur-modulable-décrans-plateau-2-I-Télé-Edition-permanenente-édition-du-soir[1]Ce matin sur I Téle après une revus de prese qui traîne dans la boue Hollande et son gouvernement, nous avons droit à l’intervention d’un "salaud’ au sens sartrien du terme ; le salaud est celui qui pense que sa vie a une importance, qu’il est utile à quelque chose, la nausée c’est quand il prend conscience de sa réalité, la manière dont il est agi et sa propre contingence. Ce qui est sûr c’est que les médias profitent de l’affaire Cahuzac pour trouver un bouc émissaire et éviter la nausée devant ce qu’ils représentent… Le tort de Hollande et de ce gouvernement c’est aussi d’avoir cru qu’entourés d’une bande de technocrates vendus au capital, en partageant totalement les valeurs, ils pouvaient occuper un poste comme la présidence. Parce que si  Hollande paraît complètement dépassé, pétrifié, ayant découver sa contingence, il est bien le seul… En tous les cas la bande sur le plateau est loin de cette sidération. Le salaud d’Itelé n’a pas pris conscience du fait qu’il n’est qu’un salaud  et il nous fait une démonstration sur les paradis fiscaux… digne de Cicéron (mon client n’a pas fait ce dont on l’accuse et s’il l’avait fait il aurait eu raison de le faire) .

Première affirmation, tous les investissements dans les paradis fiscaux ne sont pas illégaux. Les compagnies d’aviation en particulier américaine passent leurs contrats par les paradis fiscaux. A ce moment je me souviens vaguement d’une histoire, cela se passait du temps de Mitterrand ou un autre socialiste, Air France qui était en train d’être privatisé et dont les comptes étaient dans le rouge au point de licencier avait effectivement un compte bien garni dans les paradis fiscaux…

Deuxième affirmation, dans un temps de mondialisation on ne peut pas se passer des paradis fiscaux et sans eux pas de contrats, pas d’emploi… L’argument choc: le capital c’est l’emploi… Imparable,  alors que tout démontre le contraire…

Sur le plateau,  tout sourire  la speakerine  rencherit : "Vous voulez ditre que le combat contre les paradis fiscaux est perdu d’avance!"

Troisième affirmation, oui c’est une utopie,  d’ailleurs les paradis fiscaux s’améliorent ils passent leur dossier en matière de blanchiment. Après cette vertueuse affirmation, le salaud reprend sa démonstration, mais ils ne peuvent pas aller très loin et renoncer à ce qui fonde leur richesse. Je pense in peto:  oui on vu ça à Chypre et comment les gros clients ont été avertis à temps tandis que la population était sacrifiée sans état d’âme. Les salauds dénonçant l’immoralité de l’île, et il y a même eu un salautissime qui a fait remarquer que l’ancien président cypriote était communiste… pas un mot sur les privilèges, la faute est au petit peuple…

Quatrième affirmation: le salaud conclue, les paradis fiscaux sont une nécesiité à moins que nous devenions réalistes et que nous arrêtions de faire peser sur les riches la fiscalité.

Sur le plateau tout le monde approuve…

Savez-vous combien d’argent français est planqué dans les paradis fiscaux, l’équivalent annuel de l’impot sur le revenu…

Si vous permettez une remarque, ce que j’appelle les salauds ou le petit personnel ne s’arrête pas au politique, ils ont autour d’eux tout un portefeuille de "capacités" pour lesquels les notions de droite et de gauche sont complètement dépassés, leur seule morale est celle des vainqueurs dans l’avidité. A la veille de la révolution,française la société était bloquée non seulement par l’arrogance des castes aristocratiques mais par le fait que partout les privilèges hérissaient leurs haies, les provinces, les villes, les corps de métiers,les mentalités étaient bloquées… Il a fallu une révolution pour renverser les privilèges… Aujourd’hui nous avons un hérissement, un bloquage comparable autour du profit… Le petit personnel est d’autant plus composé de salauds qu’il manque d’imagination et ne voit plus rien au-delà de l’horizon du profit… Une révolution est nécessaire…

 

Oui j’aime bien Hollande et je crains pour lui…

Comment pourrais-je en vouloir à un homme capable de sortir un witz dans la pire tourment ?

TULLE:Pdt Chirac's New year wishes

Il ne me reste plus qu’à avouer : oui j’aime bien Hollande et je crains pour lui… Pas seulement à cause de la droite tous crocs dehors comme pour faire oublier leur propres turpitudes. Non c’est le poste qu’il occupe… La présidence la plus monarchique du monde…. s’il s’agissait simplement d’institutions, la solution consisterait à accommoder les dites institutions avec les hommes et les femmes, ainsi puisque nous avons élu François Hollande, l’idéal serait d’adapter la fonction au personnage.

Je n’ai pas changé d’opinion à son sujet… D’abord mes attentes plus que modérées: être débarrassée de Sarkozy et sa clique ont été comblées… je n’attendais rien d’autre je n’ai donc pas été déçue, le fait est que je n’ai rien à voir avec cette gauche-là mais que pour autant je me sens moins que jamais à droite, voir à l’extrême-droite…

De surcroît j’éprouve de la sympathie pour l’homme, comme pour Chirac, comme tous les Français j’aime la paysannerie et les radicaux… Hollande et Chirac sont des gens sympathiques, drôles, modérés et Hollande est un Républicain qui arbitrerait avec beaucoup d’efficacité les querelles entre gens pris de boisson au sortie des comices… Si l’on considère de près ce que la droite lui reproche c’est de navoir su comme elle bloquer la justice et laisser  le ministre être cerné au point de devoir avouer… Ce n’est pas la droite qui aurait usé ainsi bêtement… Sarkozy lui savait être un vrai président de la Ve, rompre tous les garde-fous entre l’exécutif et le législatif, entre la justice et le pouvoir jusqu’à envisager de supprimer les juges d’instruction… L’entourage d’hollande ne vaut pas mieux mais le Président ne semble pas avoir encore compris la Constitution sans rivage er sans bornes..;

Donc la première urgence serait d’en finir avec ce poste pharanoïque présidentiel qui exigerait un despote caractériel ou un génie, nous n’avons pas tous les jours un Bonaparte ou un De gaulle à notre disposition… Et c’est tant mieux… Pour tout dire même Mitterrand dont on tente de nous vendre la dépouille n’en avait pas la carrure… je l’ai toujours méprisé et je n’ai pas changé… Il jouait les Machiavel en oubliant que Machiavel n’était pas seulement un cynique mais qu’il croyait à l’insurrection populaire… à la multitude de Spinoza…

Donc il faut en finir avec cette cinquième république puisque personne ne semble taillé pour en occuper le poste central qui s’est déporté du côté de la ligne bleue des Vosges avec la menace permanente de la grosse Bertha.. Nous n’avons pas de Bonaparte pour affronter Metternich… On ne fait pas un éléphant avec un millier de lapins… Surtout quand les lapins ont fini par devenir des rats en train de se dévorer dans des sacs qui sont les derniers vestiges des partis, simple appareils de conquête présidentielles… Et en tous les cas des rongeurs avides qui n’ont plus de frein… La machine s’est emballée dans l’ère Mitterrand dont son issues 80% des fortunes usuraires qui pompent le pays…

Donc il faut garder Hollande mais lui confier un poste honorifique où il ferait merveille avec sa bonhommie et ses petites phrases et trouver un plombier pour déboucher le tout à l’égout parlementaire…

Mais si l’on croît s’en sortir avec une sixième république qui ne change rien au fond de la capacité à exploiter, à étrangler d’une classe sociale, alors le pauvre Hollande terminera à la lanterne, monarque ou soliveau…

 
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Publié par le avril 4, 2013 dans humour, mon journal

 
 
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