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Archives de Catégorie: misique

Il n’y a pas que les statues de Lénine qui sont attaquées par les fascistes de Kiev

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Diplômée de la fabrique de stars russes et concurrente  de l’« Eurovision » pour  la Russie, il y a 27 ans, la chanteuse Shakira a appelé à démolir tous les monuments de l’ère soviétique dans les villes du Donbass et de commencer avec le monument de Josifu  Kobzon à Donetsk, en Ukraine. Elle a écrit dans son instagram.

http://tvzvezda.ru/news/vstrane_i_mire/content/201408220908-gach.htm

Yossif Davidovitch Kobzon (en russe : Иосиф Давидович Кобзон), connu aussi dans les pays francophones et anglophones comme Joseph Kobzon né le 11 septembre 1937 à Tchassov Yar près de Donetsk (Union soviétique, aujourd’hui en Ukraine), est un chanteur de musique légère extrêmement populaire dans les pays de l’ancienne Union soviétique et en Russie actuelle.
Pour ses 66 ans, on avait érigé une statue de bronze de lui le 30 août 2003. Le chanteur était contre et l’administration locale a du le persuader d’accepter cet honneur pendant un an et demi.

Il est artiste du peuple de l’URSS (1987) et a reçu de nombreuses décorations.  Il est aujourd’hui citoyen russe. Ses chansons sont entrées dans la finale de la Chanson de l’Année plus de trente fois.

Une chanteuse ukrainienne, diplômée de la fabrique à chanteurs de l’ex-Union Soviétique ,  27 ans, représentant la Russie en 2009 au concours de l’Eurovision, a appelé à démolir toutes les statues qui rappelaient l’ex-Union soviétique et elle a proposé de commencer par celle de josifu Kobzon à Donetsk. Elle a écrit:

« Vous, êtes en quelque sorte  la personnification de l’ère misanthrope, pas de place en Ukraine  »
Yosif Kobzon a répondu à l’artiste dans une interview à un journal: « A propos de la chanteuse ukrainienne Anastasia Prikhodko, qui a représenté  la Russie à l’Eurovision.-2009,  je me souviens avec dégoût des coulisses du Festival de Jurmala « new wave » quand elle s’y conduisait comme une prostituée. Ses déclarations haineuses sur la Russie et les Russes ne me surprennent pas aujourd’hui… »

 

Il faut rappeler que les militants d’extrême-droite de  Dniepropetrovsk ont voulu refuser à Kobzon le titre honorifique de citoyen de la ville, ce dont il était même heureux, car il ne voulait  pas avoir quelque chose à voir avec le nouveau gouvernement ukrainien. À la suite de commentaires faits par le chanteur sur la nouvelle Ukraine, et le fait que la  Crimée appartenait à la Russie des Vandales ont peint sa statue avec de la peinture bleue et jaune.

 
 

Un interdit du côté de Beziers, un spectacle Léo Ferré…

1de Jean-Marc Dermesropian.

Chers amis,
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> Je n’ai pas spécialement le cœur à vous faire rire aujourd’hui parce que Natasha Bezriche, une amie artiste, très talentueuse, merveilleuse interprète, entre autres, des chansons de Léo Ferré, s’est vue obligée d’annuler un concert qu’elle devait donner hier, à Roujan, à quatre pas de Béziers.
> Les gendarmes sont passés hier à 19 H 30, interdisant d’ouvrir les portes de la salle de spectacle, sur ordre du procureur délégué de Beziers. Les responsables de l’association organisatrice sont convoqués demain lundi, à la gendarmerie.
> Nous en saurons un peu plus en début de semaine, du moins je l’espère.
> Voici un message que Natasha a écrit ce matin, encore sous le choc. On le serait à moins.
>
> De Natasha Bezriche : « Amis Facebook, amis chanson… Notre spectacle « Ferré » a été annulé ce 5 avril…et la salle associative les « ANARTISTES », est menacée de fermeture définitive…. C’est vraiment affligeant et surtout inquiétant… et je reçois des messages nauséabonds de quelques incertains, aigris, extrémistes douteux et de tout poil, et qui me terrifient, car en plus de toutes ces tristes mésaventures , je lis : « Une métèque qui chante un anar, on a besoin de ça chez nous…! Rentre chanter chez toi , Natasha BEZRICHE !! »… Alors ce matin, amis vaillants et vigilants, je suis en colère voyez vous ! Ils arriveraient presque à m’ôter l’envie de chanter…et me donnent envie de crier !!! »

 
 

quelqu’un connait-il cette musique et d’où elle vient ?

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ça y est je me disais aussi…
Franck keplacki

 
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Publié par le avril 8, 2014 dans humour, misique

 

Leo Ferré : Allende, quand s’ouvrira le tombeau des vaincus…

Ce cri de Léo Ferré cet appel à réveiller Allende est messianique, sa force réside dans l’expression d’une attente humaine, celle de l’individu mais toutes celles accumulées de l’humanité, une épopée qui frémit à ce nom: Allende. Il est réponse à la souffrance par le moyen de l’espérance d’une vie meilleure, alors opium? Tout le contraire…

Le matérialisme doit conserver la force messianique de la protestation contre la détresse réelle contenue dans la réligion pour mieux en appeler comme Walter Benjamin à l’ouverture des tombes des vaincus…Ce cri en forme de poème nous dit combien la formule de Marx, « la religion est l’opium du peuple » a été prise de manière primaire, alors que Marx, poète révolutionnaire dit « la religion est le soupir de la créature opprimée » dans ce fameux passage de la Critique de la philosophie du droit de Hegel (1843) Ce chant dédicacé à Allende nous fait comprendre que la poésie est révolutionnaire, il dénonce « le soleil illusoire » mais il conserve « la détresse religieuse qui est, pour une part, l’expression de la détresse réelle et, pour une autre, la protestation contre la détresse réelle »…Et la musique s’enfle du mystère…

 
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Publié par le septembre 11, 2013 dans histoire, misique

 

Catherine Ribeiro, de mémoire de pasionaria Par GRÉGORY SCHNEIDER

1498939-jpg_1385805[1]8 février 2013 à 22:31 (Mis à jour: 10 février 2013 à 14:28)
Par GRÉGORY SCHNEIDER

Ce qui se lit de plus sélect en matière pop aux Etats-Unis, en Allemagne ou en Grande-Bretagne – les anthologies du magazine anglais Mojo, le site Headheritage – tient les quatre premiers Catherine Ribeiro + Alpes pour des albums fondamentaux, comptant parmi les très rares, avec ceux de Magma, à faire écho à ce qui s’est fait de plus libre et de plus intense ailleurs au début des années 70, période de tous les risques : Ash Ra Temple ou Neu ! en Allemagne, Nick Farren et Van Der Graaf Generator en Angleterre, Culpeper’s Orchard au Danemark ou les Taj Mahal Travellers au Japon. La France, elle, aura retenu la pasionaria de gauche, les engagements multiples de Catherine Ribeiro (Palestine, réfugiés du franquisme, galas de soutien pour les exilés chiliens, meetings anarchistes) ayant concouru à une folklorisation qui, avec le temps, a pris le pas sur des disques hors cadre sans équivalent ni descendance.

A l’occasion de la réédition de ces quatre premiers albums de «Ribeiro Alpes», fin 2012, on a contacté la chanteuse. Elle explique en préambule avoir du mal avec le regard des autres depuis ses débuts, elle vit cloîtrée («J’assume»). Très impliquée et précise (elle a sous la main la quasi-totalité des carnets qu’elle tient depuis 1965), elle aura transformé l’exercice de l’interview, lors de rendez-vous téléphoniques, en moments singuliers : lectures d’articles qui lui furent consacrés, extraits de son autobiographie à venir (on est alors parfois proche du poème en prose), citations, évocations d’épisodes personnels douloureux. Cette façon de faire assure, in fine, à la dame la maîtrise du tempo et de la «couleur» de l’échange. On y a clairement vu «la cathédrale d’orgueil», une définition qu’elle utilise pour elle-même.

«Des plaquettes de Gardénal»

«Ma mère me frappait. Illettrée, elle avait commencé à travailler à 8 ans. J’en avais 11 quand j’ai compris que je n’aurais pas les moyens de faire des études. On était pauvres, et moi je rêvais d’avoir des parents riches. Ma mère disait : « Les études, c’est pour les gosses de riches ! » J’ai été comédienne, chanteuse [yé-yé, ndlr], mannequin… En avril 1968, je n’ai plus un rond. J’ai honte. Mais quand tu n’as rien, tu as quand même ta dignité. J’ai vu quatre toubibs : quatre plaquettes de Gardénal de vingt pilules, dosées à 0,10 gramme. J’ai fumé un peu d’herbe et fait glisser les pilules avec du thé et du Coca. Je me suis allongée et j’ai attendu. A un moment, le lit a valdingué jusqu’au plafond. J’ai passé Mai 68 à l’hôpital Fernand-Vidal, où j’ai dû réapprendre à parler, à marcher, à écrire. Je parlais comme un enfant. Un journal ne tenait même pas dans mes mains.»

Patrice Moullet, le sauvage

«C’est Patrice Moullet qui s’est inquiété de mon absence : j’avais dit au concierge que je partais dans le Sud, mais il ne l’a pas cru. La police est intervenue et a forcé la porte. Mon estomac ne supportait que le café au lait. Patrice m’en apportait aux heures de visites : pour celle de 13 heures, sa mère me faisait un thermos. Pour 18 heures, il faisait faire le café au lait dans une brasserie où il patientait l’après-midi devant son demi. On le dévisageait : les cheveux longs jusqu’à la taille et la barbe jusqu’au nombril… Il a fini par poser devant lui un écriteau : « Pour toucher ma barbe, déposez un franc. »

«On s’était rencontrés en décembre 1962, sur le tournage des Carabiniers, de Jean-Luc Godard. C’était un sauvage, un homme des cavernes. Il ne disait jamais rien. Avant que je me fiche en l’air, il m’avait dit qu’il étudiait la guitare classique depuis l’âge de 14 ans. Mais il n’osait pas jouer, et je n’osais pas le brusquer. On écoutait des disques, on a commencé par Wagner. Je me rappelle aussi ses lettres : il collait des timbres tout autour de l’enveloppe, comme s’il craignait qu’elles ne m’arrivent pas.»

«2 bis, quai du Port»

«Pour nous, il était évident que la musique, le chant et l’écriture étaient notre meilleur atout. On répétait au 2 bis quai du Port, à Nogent-sur-Marne : on pouvait alors y trouver la toute première communauté hippie de France, l’Express a même fait deux pages là-dessus. Pour le nom utilisé sur le premier album [non-réédité], Catherine Ribeiro + 2 Bis, il faut savoir qu’aucune maison de disques ne voulait d’un nom de groupe à l’époque. Le critique Jacques Vassal [de Rock’n’Folk] a alors écrit : « La voix éructe, se tord, se jette à nous. » Au « 2 bis », il y avait de très jeunes filles, et pas mal de hasch. La police a fini par s’y intéresser. Je n’aime pas les uniformes. Nous devions changer de nom de groupe. Alpes s’est imposé : pour admirer le sommet d’une montagne, il faut lever le regard, c’est solaire.»

«Aller vers les autres»

«J’étais bouddhiste. En juillet 1970, j’ai quitté l’ashram où j’allais le dimanche. J’ai pensé qu’il était temps de cesser de regarder mon nombril et d’aller vers les autres. Mais aujourd’hui encore, presque chaque jour je lis une page au hasard de la Bhagavad Gîtâ. En juillet 1970, le metteur en scène Bernard Murat m’a emmenée à un meeting à la Mutualité. Il y avait tout le monde : PCF, OCI [Organisation communiste internationaliste - trotskiste], PS… J’avais du mal à garder les yeux ouverts. Les seuls intervenants que j’ai compris étaient des types de l’OCI. J’ai participé à deux GER [groupe de travail]. On m’a proposé de prendre ma carte, mais j’ai refusé. Je ne me voyais pas vendre le journal sur les marchés. J’aurais dit quoi aux gens ? Je me rappelle une phrase lors d’une réunion : « Chez nous, il n’y a pas d’homosexuels, on n’en veut pas, ce sont des malades ! » Je n’ai pas compris. Malades ? J’étais consciente de ma part d’ambivalence. J’avais 19 ans quand une fille m’a approchée pour la première fois. Je la trouvais gentille.»

«Une cascade de notes»

«La création, c’est la création. On écoutait le moins de musique possible pour n’être contaminé que par nous. Poème non-épique n°2 a été enregistré en une seule prise. La cascade de notes sur laquelle ma voix vient taper est obtenue en frottant l’archet contre la 24-cordes inventée par Patrice Moullet [auquel on doit aussi le cosmophone, "une sorte de lyre électrique", selon son créateur ]. Quant à l’expressionnisme du chant, il ne faut pas perdre de vue qu’à l’origine du choix de devenir artiste, « le choix des pauvres » comme l’a écrit le poète beat américain William Burroughs, j’étais comédienne. Les mots qui restent en l’air, ceux sur lesquels je bute, étaient instinctifs, un peu comme dans la vie. Nous répétions pendant huit mois, beaucoup, et tout le temps ; puis la maison de disques nous payait deux jours de studio. On nous comparait sans arrêt à Pink Floyd, mais eux, ils passaient dix mois en studio.»

«Eclairés à la bougie»

«Nous avons éclairé nos spectacles exclusivement à la bougie jusqu’en 1974. Ça donnait une lumière fragile et apaisante. Sans courant d’air, les bougies tenaient une heure et demie. Sinon, on finissait dans l’ombre. Mes cheveux ont failli y passer, je retirais ma tête aux premiers grésillements [rire]. J’ai bien sûr pensé à la Psychanalyse du feu, d’autant que Gaston Bachelard fut ma porte d’entrée en philosophie. Il m’aida à éclairer ma pensée sur le monde et dans l’écriture, à trouver le mot juste.»

«Censurée à la télé»

«J’ai gagné magnifiquement ma vie. On bourrait les salles partout : concert à la cathédrale de Bruxelles en présence de la princesse Paola, déjeuner au Dom Pérignon dans un grand restaurant pour me convaincre de donner deux semaines de concerts à l’Olympia… J’avais refusé : je pensais ne pas pouvoir chanter deux jours de suite à cause du volume sonore des musiciens. Ils ne comprenaient pas que mes cordes vocales n’étaient pas électrifiées.

«Il y eut le reste. Censurée à la télé, censurée sur deux des trois stations de radio : en utilisant Thème en bref comme indicatif, un animateur de RTL a quand même réussi à donner chaque jour ou presque le nom du groupe à l’antenne… La maison de disques [Philips] m’a imposé la mention « Les textes de ces chansons n’engagent que leur auteur » sur les pochettes de Paix et Ame debout. C’est terrible de m’avoir fait ce coup-là.»

Descendant d’Indiens sioux

«Patrice Moullet n’aimait pas les musiciens. Je crois qu’il avait peur d’être dépassé. Après, vous ne pouvez pas imaginer la médiocrité de certains. On a eu un pianiste qui, pendant des années, n’a même pas envisagé de s’acheter son propre clavier – il a fini par piquer un ampli pour le revendre. On a même eu un cas psychiatrique, le percussionniste Carrol Reyn, qui joue sur l’album Libertés : plus d’1,90 mètre, des nattes – il se disait descendant d’Indiens sioux – et un pagne en cuir noir par-dessus le jean ; il saluait en disant « hugh » avec son bras tendu à la nazi. Un facho. J’avais peur de lui. Il a fini par kidnapper un homme d’affaires japonais, l’a torturé pendant une semaine, avant de l’achever d’une balle dans la tête et de stocker les morceaux dans son congélateur. Il s’est pendu en prison.

«Mais on ne pouvait pas se séparer des musiciens. J’ai été condamnée à payer 250 000 francs en 1982. Je ne pouvais pas payer. Henri Krasucki [alors secrétaire général de la CGT] m’a dit : « Catherine, tous les artistes sont concernés, ça regarde tout le monde. » Ils ont été près de 80 à m’aider. Les plus riches n’ont pas été les plus généreux.»

 
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Publié par le septembre 7, 2013 dans femmes, misique

 

albert einstein et le violon

Albert-Einstein-et-la-musique[1]Un jour, à ce qu’on raconte, Albert Einstein jouait dans un quatuors d’instruments à cordes avec son ami Fritz Kreisler, le grand violoniste Viennois. Einstein a fait une erreur. « Vous savez, Albert, » lui a dit Kreisler, « Votre problème est que vous ne savez pas compter. » C’est une histoire qui connait de multiples versions. Mais ce qui est indiscutable c’est que l’inventeur de la théorie de relativité générale était aussi, pendant ses moments de liberté, un violoniste acharné.

« Si je n’étais pas un physicien, je serais probablement un musicien, » a-t-il souvent répété. « Je pense souvent en musique. Je vis mes rêveries en musique. Je vois ma vie sous des formes musicales … la plupart de joie de la vie me viennent de la musique. »

Aujourd’hui nous avons une chance de comprendre le lien entre la musique et la physique tel que le décrivait Einstein. Le violoniste Jack Liebeck, le Jeune Interprète Classique britannique au the Classical Brits 2010, s’est associé avec Brian Foster, le Professeur de Physique Expérimentale à l’Université d’Oxford, pour donner un cours et un récital sur la Musique des Sphères.

« Brian m’a d’abord entendu jouer au Festival Cheltenham, » raconte Liebeck. « Nous avons eu un entretien et plus tard il m’a invité en dîner à la table haute de son université d’Oxford, où j’ai fini de l’interroger sur la physique de particule pendant une heure et demie. Et comme il est lui-même un amateur passionné de violon, je lui en ai donné une leçon. « 

Ensemble les deux hommes ont imaginé l’Univers d’Einstein pendant l’Année Mondiale de la Physique en 2005; depuis cette date ils ont donné des conférences dans les écoles et les Universités à travers la Grande-Bretagne, soutenu par the Science and Technology Facilities Council. Mais c’est seulement maintenant qu’ils donnent une séance publique à Londres, à St John’s, Smith Square, le 4 février. Foster parlera à 5.15pm; Liebeck illustrera le cours avec des extraits des pièces de violon de solo de Bach. L’assistance pourra vivre la manière dont la musique agissait sur Einstein.

« Il a utilisé la musique pour dégager son esprit de la forte tension que lui imposaient les concepts tortueux » suggère Liebeck.

Pendant le cours Foster explique les activités de CERN (l’Organisation européenne pour la Recherche Nucléaire) et son Grand Hadron Collider dans un tunnel de 100 mètres. Aucune de ses expériences en cours n’auraient été possibles sans les découvertes d’Einstein. Pourtant, quand le grand homme aurait du recevoir son Prix Nobel en 1922, il n’était pas présent à la cérémonie. Il était au Japon, pour un concert autour de la Sonate Kreutzer de Beethoven.

Liebeck, avec le pianiste Katya Apekisheva, terminera la soirée avec une exécution de trois sonates de violon de Johannes Brahms. Einstein avait une affinité spéciale avec la première de celles-ci, la sonate en G majeur.

Alors qu’il était étudiant en Suisse, il en avait entendu une exécution par le violoniste Joseph Joachim; à la suite de quoi, le scientifique se mit à pratiquer le morceau intensivement, il a décidé d’apprendre tout ce qu’il pourrait de Joachim.

Einstein utilisait souvent sa notoriété pour rencontrer et obtenir une aide amicale musiciens qu’il avait admirés. Il souhaitait jouer de la musique de chambre avec eux et, bien qu’il ne soit pas un virtuose, personne n’osait le lui signaler habituellement. Il faut réserver le cas de Jelly d’Aranyi, le violoniste hongrois pour qui Ravel a écrit son célèbre Tzigane , il a arrêté le quatuor d’instruments à cordes dans lequel il jouait avec Einstein et il a déclaré : « Albert, votre temps est très relatif aujourd’hui… »

L’auteur américain, Jérome Weidman nous a laissé une autre jolie anecdote. Alors qu’il était encore qu’un jeune homme, il se considérait comme quasi-sourd, il attendait avec résignation qu’ait lieu une soirée musicale dans la maison d’un philanthrope de New York. Il s’est trouvé assis à côté d’Einstein, qui lui a demandé s’il aimait Bach. Quand Weidman a avoué n’avoir aucune oreille musicale, Einstein l’a conduit rapidement dans le bureau de leur hôte; et là avec l’aide d’un disque de Bing Crosby et d’autres morceaux, culminant avec Bach, le scientifique a prouvé au jeune homme qu’il avait simplement eu ses oreilles fermées à la musique classique par une première expérience malheureuse avec un professeur et que son « oreille » était parfaitement bonne. La soirée a instillé dans Weidman un amour pour Bach qui ne l’a jamais quitté. Quand leur hôtesse a demandé pourquoi ils avaient manqué le concert, Einstein a souri : « avec mon jeune ami ici, j’ai été engagé dans l’activité la plus grande dont l’homme est capable : ouvrir à autrui un fragment de la frontière de la beauté. »

La beauté était primordiale dans la conception d’Einstein de l’univers – inspirée par « l’architecture » et « l’unité intérieure » il l’a trouvé dans la musique de Bach et Mozart. « Le travail d’Einstein était pour beaucoup une tentative d’unifier la physique, et d’expliquer des éléments apparemment disparates dans un même cadre, » indique Foster.

« Il avait l’habitude de dire que le cadre pourrait être extrêmement beau. le cas d’Einstein à la recherche de solution harmonieuses est toujours à l’œuvre : le travail à LHC est avant tout une recherche de l’unification et de la beauté. Foster suggère que la recherche du LHC pourra accomplir le rêve d’Einstein, comprendre l’univers grâce à une théorie unifiée.

Le cours et le récital sont gratuits pour tous ceux qui ont moins de 25 ans. Et là, peut-être, y a-t-il un choix essentiel alors que le gouvernement et beaucoup d’autorités locales envisagent des réductions potentiellement dévastatrices pour l’enseignement de la musique. Pourtant il est concevable que sans sa pratique de la musique, Einstein n’aurait jamais pu établir les connexions et les découvertes qui ont changé le monde.

« Jouer de la musique ouvre des sentiers neuronaux qui ne pourraient pas s’ouvrir autrement, » dit Liebeck.

« Cela organise des échanges entre divers domaines du cerveau qui ne pourrait pas se connecter aussi aisément sans cela.

« Nous entendons souvent à la radio et la TV des politiciens soulignant l’importance de ‘ les trois » R ‘, mais je pense qu’ils pourraient être plus productif si tous les enfants avaient appris à jouer d’un instrument de musique. Il concentrerait leurs intelligences d’une meilleure manière. »

. »The performance takes place at St John’s, Smith Square, just round the corner from the Houses of Parliament. Government ministers could do worse than pop in and listen.

The Music of the Spheres, featuring Jack Liebeck, Katya Apekisheva and Professor Brian Foster, is at St John’s, Smith Square, London SW1 (020-7222 1061) 4 February at 5.15pm

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Publié par le août 11, 2013 dans expositions, misique, sciences

 

Cuba sous les doigts

http://youtu.be/9N2IA4ReE4Q

Le pianiste Harold Lopez Nussa est de retour à Montréal pour une soirée alliant solo et trio

29 juin 2013 | Yves Bernard | Musique
Harold Lopez Nussa aime du jazz la liberté de pouvoir improviser et jouer sans que tout soit planifié.
Photo : Agence France-Presse Philippe MerleHarold Lopez Nussa aime du jazz la liberté de pouvoir improviser et jouer sans que tout soit planifié.
Harold Lopez NussaÀ la Cinquième salle de la Place des Arts, lundi 1er juillet à 19 h.

Renseignements : 514 871-1881

Harold Lopez Nussa – Guarija (mp3)

Harold Lopez Nussa fait partie de la forte relève du piano cubain. De formation classique, il est littéralement tombé dans le jazz par la suite, mais il y a la sensibilité et les arômes de son île qui ressortent tout naturellement. S’il n’est pas toujours le plus exubérant des pianistes, il peut néanmoins plonger dans le rythme et s’adapter à plusieurs formules, comme il le fera lundi soir à la Cinquième salle de la Place des Arts, alors qu’il se produira d’abord en solo, puis en trio : une troisième apparition en quatre ans sous son nom au FIJM.Il explique le programme : « En solo, je proposerai un souvenir de la musique que j’ai fait par moments avec quelques titres du répertoire du trio lorsque la musique s’y prête. Lorsque je compose, je pense d’abord ma musique au piano, puis les autres instruments suivent peu à peu. En trio, nous ferons une partie du répertoire de notre prochain disque, qui est presque terminé. »Le titre est trouvé : New Day. Ce « nouveau jour » laisse-t-il présager plusieurs différences avec El país de las maravillas, l’album précédent ? « Il est un peu plus électrique et j’y joue aussi du fender rhodes. C’est la première fois que je fais ça dans un disque, répond Harold Lopez Nussa. Je pense que ma musique y est parfois plus expérimentale. Il y a aussi plus de percussions. Elles sont plus intégrées à la batterie et au cajón flamenco, mais d’un point de vue cubain. »

Cette ouverture est manifeste dans El país de las maravillas, le pays des merveilles que Lopez Nussa a livré en 2011. D’entrée de jeu, des claquements de mains, des sifflets, des voix scandées et chantées donnent le ton à une musique aux inflexions flamencas. Le pianiste se fait rythmique, mais livre aussi une sensibilité parfois plus classique. Il deviendra plus impressionniste ou plus dansant, souvent très jazz. Il offrira quelques douces ballades très mélodiques, reviendra au jazz cubain avec un montuno plus emporté, se lancera vers le groove de la clave plus traditionnelle, puis redeviendra plus intime, fin, introverti, en contraste avec les swings lumineux de certaines pièces.

Il vient d’une famille de musique : son oncle Ernan Lopez Nussa est un réputé pianiste de jazz, son père s’est fait connaître comme batteur de jazz et sa mère, comme professeure de piano. Quant à son frère Ruy, il l’accompagne à la batterie. Harold a commencé avec la musique classique, interprétant Ravel, Bach et Villa-Lobos et se produisant sur disque avec l’Orquesta Sinfonica Nacional de Cuba.

Puis, ce fut le déclic pour le jazz. Il raconte : « J’ai tout de suite aimé la liberté de pouvoir improviser et jouer sur une musique qui n’est pas toujours aussi planifiée, sans toujours avoir l’énorme pression de devoir reproduire exactement une partition. » Ses muses se dédoublent alors : d’un côté, Herbie Hancock, Bill Evans, Bud Powel et Keith Jarrett ; de l’autre, l’oncle Ernan, Rubén Gonzáles, Chucho et Bebo Valdés. De cela, l’esprit cubain lui semble apparaître dans chacune de ses pièces, par un rythme ou un genre qui s’y cache, même discrètement.

Lopez Nussa fait aussi partie de cette nouvelle scène havanaise révélée par Gilles Peterson avec sa compile Havana Cultura parue en 2009. Le pianiste y fait entendre La jungla. Il commente : « Ce disque offre le meilleur de ce qui se passe présentement à Cuba. Mais je pense que, malheureusement, on ne vit pas une époque de grande virtuosité musicale au pays. Heureusement, plusieurs font des choses très intéressantes et les styles y sont très diversifiés. Moi, par exemple, je fais du jazz une journée et j’accompagne une chanteuse de soul ou des auteurs compositeurs le lendemain. C’est un petit monde où tout se mélange. » Il caresse aussi le rêve de mélanger le jazz avec un groupe de rumba, mais pour l’instant, il se concentre sur des projets à moins grand déploiement.

Collaborateur

 
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Publié par le juillet 1, 2013 dans Amérique, misique

 
 
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