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Archives de Catégorie: humour

quelqu’un connait-il cette musique et d’où elle vient ?

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ça y est je me disais aussi…
Franck keplacki

 
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Publié par le avril 8, 2014 dans humour, misique

 

LA FÊTE DE L’HUMA A NOVOSSIBIRSK

- c’est la 3ème ville de Russie !
- c’est la première fois depuis la fin de l’URSS que les communistes dirigeront une ville de cette importance
- les communistes russes considèrent cette victoire comme historique, un point d’appui pour la conquête du pouvoir en Russie, qui est la prochaine étape

Sur la participation, un peu moins de 31%, commentaires à la TV:
- c’est une tendance habituelle ces dernières années (en 2011 aussi, moins de 32%
- les chiffres des précédentes municipales étaient artficiellement gonflés par ce que l’on appelle en russe "administrativny ressours" (diverses manières d’inciter les gens à voter).

Sur l’influence du PCFR à Novossibirsk, il faut savoir qu’ils organisent tous les ans depuis 2008 une "Fête de la Pravda", sur le modèle (revendiqué) de la Fête de l’Huma, avec un succès croissant, voici d’ailleurs une video sur une fête dont les communistes français reconnaitront l’esprit inimitable :

 
 

Il se passe toujours quelque chose du côté du détroit de Berhing… Une pétition pour l’adhésion de l’Alaska à la Russie recueille 22.000 voix

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Un habitant d’Anchorage (en Alaska) a déposé une pétition le 21 mars sur le site de la maison Blanche proposant l’adhésion de l’Alaska à la Russie. Elle a déjà recueillie 22.000 voix. Au moins 100.000 personnes doivent signer la pétition pour que les autorités américaines examinent la question..
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"Votez pour la sécession de l’Alaska des Etats-Unis et son rattachement à la Russie", lit-on dans la pétition déposée par un habitant d’Anchorage (en Alaska).

Selon le pétitionnaire, "des Sibériens russes traversèrent le détroit de Béring et commencèrent à s’installer sur la côte de l’Arctique il y a 16 à 10.000 ans. Des Russes commencèrent à s’installer sur la côte arctique alors que les Aléoutes habitaient sur l’archipel des îles Aléoutiennes. Ce sont l’arpenteur Gvozdev et navigateur assistant I.Fedorov, membres de l’équipage du navire Saint-Gabriel, qui se rendirent les premiers en Alaska le 21 août 1732, lors de l’expédition Shestakov et Pavlutski entre 1729 et 1735".

L’Alaska, l’Etat le plus étendu des Etats-Unis, est un ancien territoire russe d’Amérique, vendu aux États-Unis en mars 1867 pour la somme de 7,2 millions de dollars en or, soit 4,74 dollars au kilomètre carré. Au XIXe siècle, on appelait cette région "l’Amérique russe".

Fort de toute cette argumentation, donc 22.000 habitants de l’Alaska se sont prononcés pour ce rattachement et ce en moins de quatre jours.

Si Le Tchoukotka, c’est-à-dire la partie Russe du détroit a un vaste territoire grand comme la France mais avec seulement 50.000 habitants, l’Alaska (ce qui veut dire « continent » en aléoute) est l’État des États-Unis le plus étendu et le plus au nord du pays avec une superficie totale de 1 717 854 km2. Il est peuplé de 731 449 habitants1. Jack LOndon a décrit le pays en disant que le whisky gelé peut y servir de presse papier une bonne partie de l’année.

Pour ceux qui n’auraient pas lu "les variations saisonnières des sociétés eskimos" de Marcel Mauss, je rappelle que ces peuples vivent sur les côtes. L’exploitation du pétrole d’Alaska et le réchauffement climatique a engendré une véritable catastrophe écologique. ON peut s’interroger sur l’origine d’une telle initiative: on peut peut-être y voir les résultat d’un certain mécontentement face à cette destruction de l’environnement. Mais j’ai envie de me raconter qu’il s’agit là des résultats d’un accès militants de mes chers Tchous communistes qui après avoir récolté tout l’argent possible pour leur frère de Crimée ont été pris d’un accès de prosélytisme envers ceux d’Alaska. Ils se sont invités à partager les longues nuits conviviales d’hiver (toujours selon Mauss), ils ont discuté du présent, des nuages sur l’avenir, ils ont dénoncé une cession hâtive du territoire, et voilà le résultat… je me demande ce qu’en pensent Obama et sarah Palin qui souvenez-vous était gouverneur d’Alaska et ne rêvait que de mettre au pas Russie et Chine, entre autres…

j’imagine, j’imagine… mais il s’agit d’Anchorage, la capitale de l’Alaska, une ville relativement peuplée par rapport à son hinterland et qui ne ressemble pas aux maisons collectives eskimos hivernales de Mauss, et pourtant complètement débordée par son environnement sauvage, ours, rennes et autres animaux sont sans cesse présents à proximité des immeubles de plusieurs étages… Pourtant cette pétition et l’adhésion qu’elle emporte est bien réelle…

danielle Bleitrach

 
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Publié par le mars 25, 2014 dans Asie, histoire, humour

 

De Cholem Aleikhem au CRIF, les souvenirs de Kiev et les temps présents

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Et quand on a un certain nombre de membre de sa famille nés à Tarnow en Galicie et qui ont terminé après moult pérégrination pour échapper à ces charmants individus dans un bled dont la construction avait été financée par IG.Farben du nom d’Auschwitz, on s’interroge sur les raisons qui poussent certains à leur confier le ministère de la Défense d’un pays sous protectorat de l’UE? D ‘où mon accord avec la remarque pertinente de Guy Konopnicki (cité par danielle Bleitrach

Marrant le mot d’ordre du CRIF : "la haine des juifs ça suffit". Il ne manquerait plus qu’on en redemande, qu’on se plaigne de ne pas être assez détestés… Attendez, attendez, c’était juste pour rire, à quoi ça sert d’être juif si nous n’avons plus droit d’en rire ? Bon, on parle d’autre chose… Vous avez vu le juif qui veut absolument se mettre entre les Ukrainiens et les Russes ? Lui, il me fait vraiment rire. D’après Shalom Aleichem, à Kiev, c’était formidable pour les juifs : ils avaient un quartier rien que pour eux, et quand l’un d’eux se retrouvait dans une autre partie de la ville, il y avait toujours quatre types, au moins pour le ramener.

Guy Konopnicki.

 

La réflexion du jour : Mais non qu’est-ce donc cela? Ma foi c’est l’armée ennemie.

Sswallonie

Soubise dit, la lanterne à la main :
J’ai beau chercher, où diable est mon armée ?
Elle était là pourtant hier matin.
Me l’a t’on prise ou l’aurais-je égarée ?
Prodige heureux ! La voilà, la voilà !
Ô ciel ! Que mon âme est ravie !
Mais non, qu’est-ce donc que cela ?
Ma foi, c’est l’armée ennemie.

Au moment même où une doute existentiel m’étreignait : je voudrais bien savoir, disais-je, si je suis la seule personne au monde d’origine juive qui sans être anti- quoique ce soit ne supporte plus les mensonges des inconditionnels d’Israêl, qu’ils soient d’extrême-droite ou même socialistes. Ces gens s’amusent à soutenir des rumeurs sans fondement par exemple concernant le Venezuela pour complaire à la CIA. Et, confrontés au faits, s’obstinent à entrainer les juifs dans une vision du monde paranoïaque où toutes les forces de progrès seraient antisémites.

qui peut nier qu’il se trouve quelques gens en pleine confusion qui comme l’affirmait Bebel non seulement voient dans l’antisémitisme le socialisme des imbéciles mais pratiquent allégrement l’anti-impérialisme des toujours imbéciles… mais désormais on sait où cela mène…

Donc au moment même où telle Soubise tenant sa lanterne, j’observais un côté du champ de bataille à la recherche d’une partie des miens égarés dans la rumeur nauséabonde, Un ami m’envoie cette video représentant un parlementaire belge en train de faire une quenelle à la tribune du parlement. Qui est donc cet homme dont la célébrité n’a pas atteint le sud de la France ? Quelle vipère rouge brun, mais que font donc la LDJ, pourquoi pas le Mossad? criaient déjà les promoteurs de la rumeur…

Donc, quand j’ai vu ce Belge faire une quenelle au parlement, mon sang n’a fait qu’un tour, je me suis dit : ciel les camarades du PTB influencés par Bricmont poussent leur refus de voir censurés les charmants négationnistes jusqu’à se montrer solidaires en acte… Et l’un des leurs, en train de craquer sous la pression du confusionnisme ambiant, à pris d’assaut les institutions de la bourgeoisie pour y proclamer la valeur libératrice de l’antisémitisme…

Fort heureusement il n’en était rien.

Laurent LOuis est un gros facho, du Parti Populaire belge qui défend le conservatisme pour les valeurs et le libéralisme économique… Ouf! comme en France, les soutiens de Dieudonné et des troubles d’érection du nazisme, se recrutent logiquement à l’extrême-droite, et désormais l’extrême-droite est en train de se distribuer partout à la fois, on la retrouve même là où l’on l’attendait le moins…

Pourtant le socle demeure, hier Le Pen a déclaré sur BMTV que certes il était le parrain de Plume la fille de Dieudonné, il a ajouté que cette petite fille était plus bretonne que Camerounaise, aux trois quart même… nous voilà doublement rassurés. Par gros temps de crise, le conservatisme raciste est un roc, un cap, une péninsule à laquelle viennent s’accrocher quelques petits esquifs…

Comme me le disait mon époux, déporté à Dachau pour faits de résistance: "je suis au parti communiste parce que c’est là où il y a le moins de fascistes!"

danielle Bleitrach

 
 

refléxion du jour: fermez vos gueules vous ne parlez pas, vous flatulez…

safe_imageA0SZS7QJ Dorénavant non seulement je maudis mais je livre à la justice… j’aime bien cette vieille dame qui prend racine dans un paysage d’hiver…. Elle est le destin de la petite fille qui regarde l’avenir à l’intérieur d’elle même, elle a bien vécu et son regard est plein de malice, délavé par les pleurs et les rires… une vie…

voilà le genre de message que je reçois en quantité sur mon blog à propos de la publication sur les quenelles, bien sûr aucun ne passe, ce qui me vaut des commentaires du type "tu manques de couilles"… Et oui mon brave et je m’en suis bien portée si ça doit être le signe de la virilité selon les fascistes… Si j’ai un conseil à te donner vu l’usage que tu en as tu devrais te couper les tiennes et te reconvertir dans l’opéra baroque…

mais voici un exemple de la débilité ordinaire…
Quenelle d’ananas
popolle67@gmail.com
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Envoyé le 15/12/2013 à 8:02

Alors les traitres, toujours là, on s’en tape de votre soit disant piratage, on vous pisse a la raie et sur vos grand-mère les peripapeticiennes d’hitler, Hitler qui avais du sang juif bien sur….

Vous comprendrez que devant ces rebuts du genre humain pour quelqu’un qui dirige un blog honorable, l’intérêt soit de vous épargner cette puanteur mais en revanche je crois intéressant de collecter leurs noms, pseudonymes et différentes sources qui permettent de les retrouver et de les remettre à qui de droit… Donc sachez que dorénavant toutes les réflexions de ce type seront collectées et qu’il est très facile de retrouver à partir de vos traces mêmes tronquées vos identités.

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Entre cette petite fille au regard dense retourné en elle-même comme pour deviner son destin et cette vieille dame devenue arbre dont les yeux pétillent, il y a une vie, une très belle vie… Et voyez vous pauvres tarés le vrai problème qui vous taraude est que vous avez la vie de merde que vous méritez… L’enfer c’est vous-même… et il faut vous isoler pour que vous n’en contaminiez pas d’autres…
danielle Bleitrach

 
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Publié par le décembre 15, 2013 dans humour, mon journal

 

la reflexion du jour: quels pauvres types !

israel-s-prime-minister-netanyahu-points-to-red-line-he-has-drawn-on-graphic-of-bomb-as-he-addresses-67th-united-nations-general-assembly-in-new-york_11135Officiel : Shimon Pérès et Benjamin Netanyahu n’iront pas aux obsèques de Nelson Mandela "en raison du coût élevé du voyage."

Il s pourraient toujours demander à Bush de les aider. Ce dernier en effet a un vaste projet, soutenir le grand israël et convertir tous les juifs au christianisme pour préparer la lutte contre l’antéchrist en ce lieu. Comme il s’est même fait collecteur de fond pour cette entreprise, il pourrait commencer par financer les deux reponsables israéliens et les faire se convertir au christinisme évangéliste, ce faisant. il les conduirait (individuellement) vers le salut de la fin de leur temps… Ce qui soulagerait non seulement les Palestiniens, mais surout les juifs du monde entier débarrassé du mysticisme affairiste des dirigeants israéliens !!!.

Buch par parenthèse n’est pas rancunier ou alors ferait n’importe quoi pour être sur la photo, vu que Mandela lui a taillé un costard sur mesure: "un président qui n’a aucune clairvoyance, qui est incapable de penser correctement," et il l’a accusé "de voulant plonger le monde dans un holocauste" en allant faire la guerre en Irak. "Tout ce que (M. Bush) veut est le pétrole irakien"

C’est dire si ces trois là feraient une fine équipe et seraient populaires à Soweto…

Remarquez, comme depuis hier, ils nous bassinent en France sur un sujet essentiel à l’humanité, à savoir; Est-ce que les deux crétins présidentiels, Hollande et Sarkozy iront ou non main dans la main à l’enterrement, je me dis que les israéliens ont de la chance. Eux au moins savent que les punaises qui les dirigent resteront à la maison et se terreront dans un trou… Nous c’est la honte: avant hier le président sud africain a déclaré en substance que ce serait du temps perdu que de se rendre au sommet africain de Hollande, en outre depuis l’expédition libyenne, Sarkozy est plutôt mal vu sous ces climats et je m’interroge le dit Sarkozy trouvera-t-il à placer son discours de Dakar sur le fait que l’homme africain ne serait pas entré dans l’histoire…

Au moins on peut espérer que c’est par sens du ridicule que les Israéliens n’iront pas à l’enterrement… Mais on en doute, le fait qu’ils aient dit que c’était trop cher, veut peut-être montrer leur mépris pour celui qui osait envisager une avenir de réconciliation dans la justice et dans la paix pour Israël et la Palestine…

pauvres types…
Danielle Bleitrach

 
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Publié par le décembre 9, 2013 dans actualités, humour

 

Le FBI: dossiers sur l’être et le néant par Andy Martin

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A partir de 1945, le FBI de J.Edgar Hoover a espionné Camus et Sartre. L’enquête s’est bientôt métamorphosée en recherche philosophique, cet article qui est un résumé d’une conférence donnée à l’Université de Columbia est très pince sans rire et à ce titre un régal intellectuel, mais tout bien réfléchi quand on pense au cas Snowden et d’autres, aux écoutes de toute la planète, on se dit que dans la fond la seule stratégie est celle de Sartre, à savoir la transparence intégrale.(note et traduction de Danielle Bleitrach)

Je parcourais quelques fichiers du FBI sur des philosophes français quand un nouveau candidat à l’occupation du très peuplé terre plein à Dallas m’a sauté à la figure. Aux rangs serrés de la C.I.A., de la Mafia, du KGB, de Castro, Hoover et LBJ, nous pouvons maintenant ajouter : Jean-Paul Sartre. Le FBI et les rapports de Département d’État des années 1960 avaient attiré l’attention sur l’adhésion de Sartre au Comité de soutien à Cuba, dont Lee Harvey Oswald était aussi un membre. Et prophétiquement ?-Sartre avait "défini les EU comme une nation sans tête." Naturellement j’ai poursuivi les investigations pour savoir exactement où Sartre pouvait avoir été le 22 novembre 1963. Aurait il pu, après tout, avoir été le Deuxième Tireur ? Les indices commençaient à s’accumuler.

Mais par la suite les pièces du dossier d’Oswald, le principal protagoniste, ont montré que le FBI, bien que généralement rendu suspicieux par "les tendances Gauchistes" de Sartre et son association avec des Communistes, Castro et Bertrand Russell, a été plus particulièrement alerté – non seulement à cause de sa protestation contre l’engagement américain dans la guerre du Viêt-Nam- mais parce qu’il avait " un rôle actif, en tant que Français, dans le comité ‘qui a tué Kennedy?’" (selon un article dans le Washington Post du 14 juin 1964). Le FBI s’était identifié à la théorie de Tireur isolé. Leur interêt en ce qui concerne Sartre portait , alors, non pas sur sa participation à la conspiration, mais plutôt sur le fait qu’il était un partisan de la théorie du complot et qu’il "soutenait l’idée qu’Oswald n’était pas le vrai assassin du Président Kennedy."

Le FBI avait surveillé Sartre dès 1945. Peu après, ils ont commencé à s’intéresser à son contemporain, Albert Camus. Le 7 février 1946, John Edgar Hoover, le directeur du FBI, a écrit une lettre "à l’Agent Spécial responsable" au bureau de New York, en attirant son attention sur un certain ALBERT CANUS, "censément le correspondant de New York de Combat qui a fait des rapports inappropriés qui sont défavorables à l’intérêt public de ce pays." Hoover a donné des ordres "pour que soit menée une enquête préliminaire pour vérifier son background, ses activités et ses affiliations dans ce pays." Un des subalternes de Hoover a eu assez de cran pour informer le directeur que "le vrai nom du sujet est ALBERT CAMUS, pas ALBERT CANUS" (diplomatiquement en formulant l’hypothèse que "Canus" était probablement un pseudonyme.

L’ironie, qui transparait dans les dossiers du FBI sur Camus et Sartre, a enjambé plusieurs décennies (dossiers auquels , bien qu’ils soient toujours publiés d’une manière incomplète, j’ai eu accès grâce au sésame ouvert par le Freedom of Information Act) est que les G-man, à l’origine tellement à l’antithèse de toute philosophie , se sont retrouvés à contre-coeur philosophants. Ils sont devenus (selon l’expression de Chesterton GK) des policiers philosophiques.

Hoover a dû tenter de comprendre en quoi l’Existentialisme et l’Absurde participaient d’un front en faveur du Communisme. Pour lui, tout était potentiellement une manière codée de réécriture du Manifeste Communiste. C’était quelque chose de l’ordre du Manifeste – quand ce n’était pas le manifeste : le plus souvent cela était, comme dirait Freud, latent. Ainsi les agents de FBI ont été forcés de devenir des psychanalystes et hermeneuticiens- exercés à ce que l’historien Carlo Ginzburg a précisemment appelé "le paradigme cynégétique" ( Une fraternité de détectives chassant les indices, fraternité dans laquelle il inclut Freud et Sherlock Holmes). Ainsi nous y retrouvons des agents de renseignements étudiant des œuvres savantes et des cours.

Mais le FBI devenait "des policiers philosophiques" dans un deuxième sens : dans le dépistage de Camus et Sartre (la surveillance, l’écoute, la mise sur écoute d’une ligne téléphonique, le vol) ils donnent l’impression d’imprimer leur propre marque aux recherches philosophiques. En particulier les dossiers de philosophie du FBI révèlent comment l’agence est devenue si dogmatiquement anti-conspirationniste.

Sartre avait été invité aux EU, vers la fin de Deuxième Guerre mondiale, dans le cadre d’une campagne de propagande surveillée par le Bureau d’Informations de Guerre (OWI). Face au scepticisme du FBI quant à savoir si l’auteur de la Nausée et de l’Etre et du néant était capable d’inventer une propagande adéquate pour qui que ce soit, Sartre avait au moins un partisan enthousiaste: Archibald Macleish, Sous-secrétaire d’État et directeur adjoint à l’OWI. Macleish est actuellement mieux connu comme l’auteur de la formulation classique du modernisme esthétique : "une poésie ne devrait pas signifier/, mais être." Il était poète à Paris en 1920 et a continué à être le Bibliothécaire du Congrès et un Professeur de Rhétorique à Harvard. Mais pendant la guerre il était une figure essentielles "de la Recherche et la Branche d’Analyse" du Bureau qui a préfiguré les services Stratégique de la C.I.A., le service le plus secret au plan international (et être ainsi en concurrence avec FBI) que Hoover a essayé de détruire et de saper.

Dans une interview publiée dans France-Amérique en mars 1945, Macleish a demandé à son interviewer "de ne pas oublier d’informer Sartre, dont le talent qu’il appréciait tant, qu’il se réjouissait par avance de sa visite." En attendant, du point de vue de FBI quelqu’un qui avait été dans la Résistance ( "activement comme Camus ou" plus marginalement-comme Sartre) était automatiquement soupçonné. Particulièrement les journalistes et les philosophes. Et d’autant plus quand un autre auteur français, basé aux EU, Geneviève Tabouis, les dénonçait vigoureusement comme des Communistes. (Sartre a écrit un article la dénonçant comme un espion pour le Département d’État, ce qu’elle a vigoureusement nié, même en manifestant son soutien au Département d’État.)

Sartre s’attendait à être espionné. Mais il n’était jamais secret. Il jouait la transparence totale. D’où son dédain pour l’inconscient de Freud et son estimation et sa certitude sur le rôle que la visibilité joue dans la culture de la célébrité. Sartre a représenté un mystère pour le FBI : il était impossible de voler des informations sur lui parce qu’il mourait d’envie de les fournir. Même, après un quart du siècle passé à réfléchir sur son travail, notant ses liens avec le Che, Russell, les Panthères Noires et le mouvement anti-guerre-du-Viêt-Nam ,ils ont dû conclure, dans leur résumé de 1970 de son oeuvre, que, d’une part, il peut être "décrit comme pro-communiste" (et ayant encouragé la jeunesse à ne croire en rien de spirituel") tandis qu’est en même temps il est "aussi décrit par quelques sources comme anti-communiste."

Camus, avançant dans le sillage de Sartre en 1946, a été retenu brièvement par l’immigration à cause d’un avis de Hoover intimant de l’arrêter. Par contraste avec Sartre, Camus a témoigné d’ une esthétique de discrétion et de souci de vie privée. Tandis que Sartre a eu tendance a étaler un maximum d’informations, jusqu’à l’obscénité, Camus était réservé.

Camus, comme Sartre, avait un partisan dans la proto-C.I.A. : Justin O’Brien, Professeur de français à Columbia et traducteur des journaux d’André Gide. O’Brien était aussi le chef du bureau français au Bureau de Services Stratégiques pendant la guerre, qui était chargée "de l’établissement de réseaux d’intelligence derrière des lignes allemandes en France." Au cours de l’Occupation, il a développé i, vif intérêt pour le travail d’Eluard, Michaux, Vercors, "la renaissance poétique qui a marqué l’occupation," et Louis Aragon, qui était explicitement Communiste.

Une fois la guerre finie, les deux services secrets, le FBI et la C.I.A. se sont fermés l’un à l’autre dans "une pratique binaire de réciprocité antagonique" (comme dirait Sartre ). Autrement dit, le FBI, spécifiquement Hoover, fut détesté d’abord par l’OSS et ensuite, après 1947, par son avatar, la C.I.A.. Mais il y avait plus qu’une simple guerre de territoire divisant les deux agences. Il y a une base philosophique (et, il faudrait ajouter, esthétique) à la divergence.

Le FBI de Hoover s’est méfié profondément des philosophes, particulièrement des étrangers, il fut pratiquement philosophobe; mais ceci n’a pas empêché l’organisation d’imprimer sa propre marque de pensée philosophique sur Sartre et Camus – les dossiers du FBI sur l’être et le néant.

Le FBI n’a pas lu Sartre ou Camus dans le françaisd’origine . Un des agents, ayant volé quelques carnets et journaux ("pris dans les effets personnels") au début de 1945, se plaint de que ce "le matériel [soit] tout en français" et exige des traductions. Alors l’enquête elle-même pourrait commencer.

Le FBI apparaît dans ces dossiers comme des néo-existentialistes dans le plus classique des moules sartrien. Ils, comme les y invite Archibald Macleish, sont dans l’optique que le peuple, pas seulement la poésie, "ne devrait pas signifier, mais être." Ils n’aiment pas les significations – ils les traquent, particulièrement le secret des significations codées, mais ils ne les aiment pas. Ils adhèrent certainement à l’affirmation " l’enfer c’est les autres" comme école de pensée. Et Hoover, particulièrement serait grandement soulagé si seulement tous les individus à travers tous les USA étaient des solitaires angoissés, sans but, introverti. Bref, l’Étranger. Ce qu’ils craignent et ce qui signifie et finalement, le complot – ou le récit. Ils sont anti-narrativists.

Le FBI s’identifie à la critique moderne classique de Sartre du récit, dans sa nouvelle la Nausée. Le FBI de Hoover est formé d’existentialistes ontologiques en train de refuter le récit téléologique – ils préféreraient avoir le hasard et le chaos que le telos. Le FBI a trouvé en Camus son type de base : le Camus de l’Absurde et de l’Étranger, selon lequel l’individu ne saisira jamais vraiment la signification du monde, ni relation, ni aucune sorte de chemin à long terme, suivi avec d’autres.

Nous sommes enclins à penser au FBI comme de grands supers conspirationnistes. Mais la réalité est beaucoup plus nuancée : je suis tenté de dire qu’ils ne sont pas assez conspirateurs. Ils résistent à la théorie. Ils ne veulent pas vraiment croire en l’existence de complots. D’où leur attitude primale, leur métaphysique, lorsqu’il s’agit de la question, qui a tué Kennedy ? Est-ce que l’assassinat de Kennedy était une conspiration ? Le FBI la récuse. Ils restent sur leur attitude typiquement néo-existentielle, avec l’histoire du loup solitaire Oswald – ou la non-histoire. Oswald, bref, est juste leur type favori : un solitaire révolté, sans but, débranché. Plus proche de Meursault que d’un conspirateur.

Le récit, la philosophie et l’espionnage partagent d’une genèse commune : ils surgissent d’un manque d’informations. L’espérance de Sartre d’un monde d’informations totales les tuerait tous, les laisse raide mort. Dans ce cas là plus aucun besoin du FBI, des romanciers, ou des philosophes français. L’existentialisme et l’Absurde insistent sur une asymétrie entre l’être et les informations. L’ agent James M. Underhill, qui a héroïquement poursuivi l’allusif "Albert Canus," a mis a résumé la théorie dans une expression frappante : "le dossier ne montre pas la disposition finale."

Ainsi où était Sartre le 22 novembre 1963 ? Les dossiers du FBI ne font pas mention de son entrée dans le pays cette année-là. Il était probablement à Paris, où il révélait le deuxième tome de son autobiographie dans les Temps Modernes. L’alibi de Camus est encore plus sûr, puisque il est mort dans un accident de voiture en janvier 1960. Mais était-ce un accident dû au hasard ou … une conspiration ?

Cet essai est basé sur un cours donné en début d’année à la Maison française, de l’Université Columbia, New York, dans le cadre de la célébration de son centenaire.

MORE ON JFK:

A moving target: Insecure and arrogant, difficult and charming—Kennedy’s assassination continues to overwhelm our attempts to see him straight, says Tom Arnold-Forster

 

Réflexion du jour: tout le monde n’est pas Baruch Spinoza, mais le witz est démocratique…

Il y a des choses qui me font éprouver une sorte de bizarre fierté (la plupart du temps c’est un crève cœur ) par exemple la manière dont certains entêtés continuent en Israël à pratiquer la dissidence sous diverses formes…M’est crève cœur la manière dont les foules se rendent à l’enterrement d’un rabbin raciste, misogyne, et qui de surcroit s’habillait comme un guignol. Je n’ai plus aucune confiance en des gens qui après nous avoir balancé une campagne publicitaire "Il love Iran" aujourd’hui contribuent à la campagne contre cet accord. Tout cela entasse sa couche d’hypocrisie sur les proclamations de paix et de fraternité avec les Palestiniens, les bonnes paroles ne sont plus qu’une manière de couvrir les exactions, sans parler de l’utilisation de la Shoah qui est d’une indécence incroyable…

Netanyahou est le visage de toutes les trahisons, il a monté de toute pièce avec ses amis saoudiens, l’ hostilité contre l’Iran pour créer une diversion face à la nécessité de la négociation avec les Palestiniens. Quand certains dirigeants iraniens développaient un discours, lui agissait, donnait corps à ces menaces en assassinant des savants, attaquant des sites, créait encore et toujours de la tension en agitant le spectre de l’holocauste abusivement. Maintenant il ne craint pas de tout faire pour développer dans le monde une image de son pays et des juifs qui conduit à l’isolement et à la catastrophe et sa rhétorique a de l’emprise. Cette propagande de la haine s’est accompagné d’une volonté d’exclusion comme le judaïsme n’en a jamais connu, celui qui ne se soumettait pas à l’inconditionnalité à la politique de cet état était chassé de la communauté, interdit à la table du seder, la discussion sur l’avenir d’une telle politique était criminelle et ne pouvait être inspiré que par la haine de soi…

Mais malgré toute ma colère, j’aime beaucoup la manière dont certains esprits libres se conduisent face à ce pilonnage. Cette liberté d’esprit, cette capacité à tout contredire, il l’exercent dans les pires conditions. Et il y a peu d’exemple d’un peuple où la dissidence fasse partie de l’identité. Alors je suis bizarrement fière qu’il se trouve des gens pour résister à leur manière… Bizarrement parce que vraiment le sionisme n’est pas ma tasse de thé mais je suis hantée depuis pas mal d’années par un Exodus a rebours… Le rempart réside dans ces entêtés… Les uns au nom du droit et de la justice, les autres au nom de la raison… La capacité dans tous les cas à la distance pour penser un autre avenir… Parce que voulez-vous je suis convaincue que bon nombre de Palestiniens n’ont aucune envie de se retrouver sous la houlette du Hamas alors même qu’Israël fait tout pour les désespérer et c’est pareil avec l’Iran, mais l’imbécilité est de ne jamais compter avec ce que veulent les peuples, il faut relire Spinoza.

Et ce n’est pas un hasard si le quotidien Haaretz, une forme d’honneur pour ce pays, aujourd’hui signale la naissance de Baruch Spinoza qui fut frappé de l’herem (l’excommunication) pour avoir justement défendu la raison dans la pensée, le refus de la bigoterie comme pouvoir politique et le devoir de l’individu de s’opposer à un pouvoir injuste quelles qu’en soit les conséquences, l’article note avec juste raison que si Spinoza fut excommunié, attaqué au couteau par un fanatique, s’il perdit la foi en dieu, il resta juif et ne se convertit pas pour autant.

il a résumé sa pensée en quelques mots "deus sive natura" , autrement dit négation de la transcendance divine. Nier la transcendance divine c’est aussi refuser l’appel à la croyance comme base du politique et affirmer le droit à la rébellion ou à l’insurrection contre le pouvoir injuste comme base de la démocratie et du droit. C’est dans le fond renouer avec ces hébreux qui après quarante ans d’exil dans le désert quand Moise leur apporta les tables de la loi étaient trois cent mille et eurent aussitôt trois cent mille interprétations de la loi… ou quand ils rentrèrent dans le pays promis ne cultivèrent pas la terre pendant un an pour bien marquer que celle-ci n’était la propriété de personne… Ils furent les passeurs, les témoins disait saint Augustin d’autre chose… jusqu’à ce qu’un certain Marx reprenne Spinoza…

Etre le grand Spinoza n’est pas dans les facultés de tout le monde mais l’humour est fort heureusement mieux répandu. La blague juive, le witz, peut aussi être un pied de nez salutaire, alors en ce jour de naissance du grand Baruch Spinoza, le lendemain de la signature d’un accord qui est pour moi le seul pari possible sur l’espérance d’un autre chemin, voici un petit dessin assorti d’un commentaire que j’aime…

Accord sur le nucléaire iranien

11/25/2013 par Michel Kichka

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Accord signé applaudi dans le monde, critiqué par Netanyahou. Est-ce une grtande victoire de la diplomatie ou une mascarade périlleuse? En tout cas il permettra de vérifier l’adage: "Un mauvais accord vaut mieux qu’une bonne guerre".

 
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Publié par le novembre 25, 2013 dans humour

 

Bon Lautner est mort, mais les Monty Python sont de retour…

Les Monty Python retournent sur scène pour "de la comédie et du sexe antique"
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De gauche à droite : Michael Palin, Eric Idle, Terry Jones, Terry Gilliam et John Cleese lors de la conférence de presse à Londres, le 21 novembre 2013.

Bon Lautner est mort, c’est du brutal comme il disait, mais la seule solution est de se marrer jusqu’au bout selon la logique des Monty Python… J’en ai réellement marre de tous ces sinistres bigots, ces chauvins… Alors la vie est absurde mais elle est précieuse et tout le reste n’est que bourrage de crâne…

"Un peu de comédie, de la musique et du sexe antique (ancient sex)". A en croire John Cleese, voilà le contenu du nouveau spectacle des Monty Python. Le groupe comique mythique a annoncé, jeudi 21 novembre, qu’il allait retourner sur scène à partir du 1er juillet, à Londres, pour de grandes retrouvailles trente ans après leur séparation. Mais les cinq protagonistes encore en vie, dont l’âge cumulé atteint 357 ans, ont tout fait pour éviter de fournir la moindre explication sérieuse.

Leur conférence de presse tenait du spectacle à part entière. Sur la scène du théâtre Playhouse, à Londres, ils sont arrivés en parlant tous en même temps, dans une cacophonie savamment calculée. Chacun s’est assis à une place différente de celle du nom indiqué, si bien qu’Eric Idle répondait à la place de John Cleese à chaque fois qu’une question lui était adressée. "Et le retour des Monty Python aura lieu… au Qatar !", annonce le présentateur. "Non, c’était seulement le deuxième pot de vin, pas le plus élevé", grince John Cleese. Seule certitude : les retrouvailles seront sur scène, dans l’immense chapiteau du 02 à Londres, et beaucoup des sketchs seront des reprises de leurs anciens succès.

Pourquoi ces retrouvailles maintenant, interroge une journaliste espagnole ? "Nous n’attendions pas l’Inquisition espagnole", réplique Michael Palin, en référence à l’un de leurs sketchs les plus connus, dans lequel trois prêtres en robes rouges torturent une vieille dame en la forçant à s’asseoir sur une "chaise confortable". John Cleese a ensuite répondu dans un charabia incompréhensible aux consonances espagnoles, tactique qu’il reprendra pour répondre à un journaliste autrichien qui voulait savoir s’ils produiraient leur spectacle ailleurs en Europe.

Les Monty Python et Carol Cleveland lors de la conférence de presse à Londres, le 21 novembre 2013.

Les créateurs de La Vie de Brian et de Sacré Graal !, qui ont fait hurler de rire le monde entier depuis leur première apparition à la BBC en 1969 jusqu’à leur dernier film, Le Sens de la vie, en 1983, n’ont pas besoin de s’expliquer. L’annonce de leur retour a été reçue dans un concert de louanges sur les réseaux sociaux et dans les médias. A l’instar d’un vieux groupe de rock, les Monty Python, qui incarnent à eux seuls l’humour anglais, peuvent se permettre toutes les fantaisies. "Et le prix des billets sera 300 livres moins cher que les Stones !", lance l’un d’eux. Ce qui n’est pas vraiment exact, avec des places entre 35 et 120 euros, mises en vente à partir du lundi 25 novembre.

Eric Idle a beau faire valoir qu’il fait ça "pour l’argent", l’explication ne convainc guère. Tous ont fait de brillantes carrières après les Monty Python. Terry Gilliam est réalisateur (Brazil, L’Armée des douze singes…), Michael Palin fait des documentaires de voyage à grand succès, John Cleese a continué comme acteur. Terry Jones et Eric Idle, peut-être les moins connus, ont eux aussi multiplié les films.

"La vérité est que chaque fois qu’on se voit, on continue à se faire rire", précise John Cleese. Leur retour aura cependant un arrière-goût triste. Graham Chapman, l’un des fondateurs, est décédé en 1989. Il sera présent, indirectement, avec des références à ses sketchs et sans doute des vidéos. "Et une équipe médicale sera dans les coulisses, parce qu’on ne veut pas le rejoindre trop vite", ajoute Terry Gilliam, rappelant que tous ont plus de 70 ans aujourd’hui.

 
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Publié par le novembre 23, 2013 dans humour

 
 
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