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Le voyage : Retour en arrière dans tous les sens du terme par Danielle et Marianne

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Catherine II à Odessa doit-elle être descendue de son piédestal parce que la nouvelle Ukraine fait une crise de russophobie ?… Une fois de plus…

Depuis hier vous savez ou devriez savoir si vous êtes des lecteurs fidèles de ce blog que de Vienne vers Chisinau nous avons été détournées vers Istanbul et que nos bagages n’ont pas immédiatement suivi. Notre premier contact avec la Moldavie se passe donc dans la file d’attente de la perle du Bosphore. C’est fou le nombre de gens qui parlent français et d’autres langues… LE MOLDAVE est peut-être un rural, tendre, naïf, comme diraient les ethnologues amateurs à la recherche de personnalité de base nationale, mais il est aussi spontanément polyglotte. Enfin, LE MOLDAVE de la file d’attente dans un aéroport turc et qui arrive du Quebec pour des vacances, mais aussi peut-être pour élections du 30 novembre.
Tandis que Marianne fraternise avec une Russo-moldave installée au Quebec et qui élève son fils Dimitri dans la vénération de la mère patrie… russe avec la permanence familiale de l’usage de la langue, moi j’ai une grande discussion avec une Moldave de souche bessarabienne francophone, toujours en provenance du Quebec.
Avec elle, je découvre une autre catégorie post-soviétique, j’entame une nouvelle famille. En Crimée, nous avions été confrontées en juin à un regret quasi-unanime –excepté quelques Tatars russophobes- de l’Union Soviétique, une sorte de paradis perdu. Et dans ce bain de nostalgie on pouvait distinguer en gros deux types de réaction. Ceux qui étaient restés ou devenus communistes et vomissaient les oligarques et ceux qui reprochaient aux communistes d’avoir vendu l’URSS.

Dans ce premier contact avec la Moldavie, je découvrais à travers cette femme d’une quarantaine d’années une nouvelle attitude post-soviétique. Elle n’exprimait pas clairement son vote, mais tout tendait à prouver qu’elle se prononcerait pour l’Europe. Mais rien n’est simple dans cette Atlantide immergée dans la mondialisation et l’économie de marché … Elle regrettait amèrement l’Union Soviétique. Elle m’a expliqué, une bonne demie-heure durant, à quel point la vie y était sécurisante, apaisée. Si vous aviez fait de bonnes études vous étiez assurés de trouver une bonne place. Et surtout, elle y tenait, il y avait un excellent système de santé. Ce sujet lui tenait visiblement à cœur et elle semblait très au fait de la sécurité sociale française. Elle avait vu un reportage à la télévision québécoise : le système de santé français était le meilleur du monde, les Canadiens avaient tenté de le copier, mais c’était en vain. Rien ne nous égalait si ce n’est l’ancienne Union Soviétique. Les Moldaves y étaient protégés, heureux.
Mais là où l’affaire se compliquait par rapport à mes homosovieticus du Donbass et de la Crimée, c’est quand je lui ai demandé : « Pourquoi l’Union Soviétique s’est-elle effondrée alors que la situation y était aussi florissante ? » Elle a répliqué : « C’est la faute des Russes ! »
Pas à cause des trois ivrognes, le secrétaire général du parti communiste de la Fédération de Russie, Eltsine, celui de Biélorussie et celui d’Ukraine qui un soir de beuverie ont « constaté » la fin de l’Union Soviétique et qui ont aussitôt téléphoné au secrétaire général du Kazakhstan, puis à Bush pour lui dire que c’était fait. Non ça c’était l’opinion de l’homosovieticus du Donbass et de quelques autres retraités criméens.
Ma nostalgique franco-québecoise était vraiment très en colère contre l’hégémonie russe : les Russes avaient voulu enlever aux Moldaves leur langue, ils leur avaient imposé l’alphabet cyrillique. Ils leur avaient recomposé leur passé, déporté leur élite nationale au goulag. Ils les avaient remplacés par des Russes venus y compris de Sibérie. Faisait-elle référence à la Transnistrie, ce nationalisme moldave était-il de même nature que celui qui était en train de déferler sur l’Ukraine. Les Roumains avaient été des auxiliaires aussi criminels que les bandéristes pour les nazis, qu’en était-il des Moldaves ? Je l’ai alors interrogée sur la collaboration de certains nationalistes locaux avec les nazis. Elle a paru très fâchée. Ça c’était en Galicie, pas en Moldavie où il n’y avait pas et il n’y aurait pas de fascistes. J’ai vite repris le thème des avantages sociaux et je lui ai demandé pourquoi elle ne votait pas communiste ? Elle a dit que c’étaient les vieux qui votaient avec discipline pour les communistes… Elle avait d’autres perspectives et surtout elle ne voulait plus des Russes, de leur domination. Ce qu’elle espérait de l’Europe c’était ne plus avoir à faire à la Russie, mais à des peuples latins et surtout que tous y jouiraient d’une sécurité sociale à la française et que l’Union européenne agirait contre l’insupportable corruption des oligarques, leur pillage incroyable. En fait, il n’y avait personne en Moldavie avec un tel programme et c’était dommage. Ce qui était stupéfiant dans son discours était la manière dont cette Moldave vivant au Québec avait recyclé dans un syncrétisme tout à fait personnel, son expérience soviétique, ses aspirations nationalistes et ses espérances sociales avec la propagande de l’Occident russophobe dominante au Canada comme aux Etats-Unis et en France.
Dans le taxi qui nous ramenait de l’aéroport à l’hôtel Cosmos où nous étions sensées attendre des bagages qui n’arriveront que le surlendemain, avec Marianne, nous interrogeons en russe le jeune chauffeur de taxi, il n’a pas la trentaine. Pour qui pensait-il voter ? Il n’attendait rien de bon ni de l’Europe, ni des Russes. Les vieux allaient sans doute voter massivement pour les communistes parce qu’ils espéraient reconstruire l’Union Soviétique, mais c’était une illusion. Ce temps était passé, il ne reviendrait plus. « Les démocrates » pro-européens s’étaient déconsidérés ces dernières années en pillant plus qu’il n’était raisonnable et tout le monde était perdu. Dans certains villages, un riche venait et offrait des concerts gratuits et le village s’apprêtait à voter pour lui dans l’espoir d’un autre concert. C’était ça désormais la politique, ce n’était pas sérieux. Nous lui avons demandé ce qu’il pensait LUI de l’Union Soviétique ? C’était mieux, il était enfant, mais il sait que c’était mieux. Il y avait de bonnes formations débouchant sur un bon emploi avec des maîtres respectés. Mais on ne pouvait plus se faire d’illusion comme les vieux, ce temps là ne reviendrait plus. Alors il ne savait plus pour qui voter, tout en étant conscient que tout dépendait de gens comme lui, les hésitants, ils feraient la différence pour le mal plutôt que pour le bien.
J’ai ressenti hier quelque chose de semblable face à des amis Odessites qui nous accueillaient. Ils s’affirmaient communistes, c’étaient des intellectuels marxistes à sensibilité stalinienne, enfin c’est peut-être un peu rapide. L’un d’eux nous faisant visiter la ville nous a désigné le boulevard Alexandre II. C’était devenu le boulevard Staline, puis avec la déstalinisation le boulevard de la Paix et c’est redevenu depuis l’indépendance de l’Ukraine le boulevard Alexandre II. La rue perpendiculaire était la rue Juive avant l’Union Soviétique, elle a alors été baptisée rue Bebel, du nom du révolutionnaire allemand et aujourd’hui elle est redevenue rue Juive. Mais les gens ont pris l’habitude de dire les deux noms. Sous l’Union soviétique c’était la rue Bebel juive et maintenant c’est la rue juive-Bebel.
C’est ridicule cette manie d’effacer les deux noms et maintenant cela devient un vrai délire, nous a expliqué notre guide devant le monument à Catherine II. Les Soviétiques avaient détruit le monument et l’avaient remplacé par une statue glorifiant les marins du Potemkine et ils avaient transféré Catherine II au musée de la ville. A la chute de l’Union Soviétique, retour de Catherine II, flanquée à son piédestal de quatre de ses anciens amants qui avaient beaucoup œuvré pour Odessa, dont Potemkine. Des statues modernes. Maintenant il y a une plainte déposée devant les tribunaux demandant la destruction du monument à Catherine II et le refus désormais de la désigner comme la fondatrice de la ville au profit d’une obscure citadelle turque et de son commandant attaqué par les troupes russes. Lénine ne leur suffit plus, ils s’attaquent à Catherine II et à Pouchkine…

Cette manie de refaire le passé pour mieux imposer un présent qui ne convient à personne est désastreuse, onirique, l’histoire revue par Kafka. Et pourtant c’est très concret pour mon interlocuteur odessite. Il a fait des études d’histoire, il était jeune assistant à la fac d’histoire et se spécialisait dans le XVIII e siècle, se consacrant pour son plaisir personnel à Pouchkine. Quand il y a eu « l’indépendance » de l’Ukraine et surtout le retour en force des réactionnaires même des fascistes, il a perdu son poste d’enseignant-chercheur. On n’avait plus besoin de spécialistes de l’Histoire russe et de Pouchkine. D’ailleurs en ce moment, les fascistes parlent de détruire la statue de Pouchkine, l’écrivain russe par excellence. L’enseignant a été jeté à la rue et a dû multiplier les petits boulots, les agences, les expertises… Il n’avait pas été fait pour ça… C’est lui qui refuse de nous faire visiter le grand marché d’Odessa au Kilomètre 7 et qui nous explique que là certains de ses amis, chassés comme lui de l’enseignement, faute de crédits pour leur spécialité et désormais de crédits tout court se sont retrouvés dans ces trafics de contrebande. Pour nous aussi, communistes français, la fin de l’Union Soviétique a été un choc, mais nous mesurons mal ce qu’elle a été à la base pour tous ces gens confrontés concrètement aux conséquences.

Ne nous faisons pas d’illusion en France nous avons aussi cette manière de revoir l’Histoire, les sujets qui n’ont aucune chance d’être agréés par le ministère en ce qui concerne la révision académique ou ce que nous raconte Irina : comment elle est venue à Paris pour faire une conférence sur ce qui s’était passé à Odessa. Dans un grand hôtel, une grande partie de la presse française était là en tous les cas le Monde, Libération et d’autres. On leur a montré des photos sur les événements du 2 mai, le massacre dans la maison des syndicats. Mes amis odessites attendent encore le moindre article. Mieux ou pire, ils ont une exposition itinérante avec des photos, des témoignages, elle est passée dans la plupart des grandes villes d’Europe, elle a donné lieu à des contre-manifestations fascistes au Portugal et en Espagne. Mais à Paris, il a été impossible de trouver où et avec qui la présenter…Comment vaincre ce négationnisme du présent qui s’empare de notre pays, ce trafic de nos mémoires… En rentrant, nous allons tenter de nous battre avec toujours les mêmes amis, mais ce bâillon nous étouffe et nous ne comprenons que trop ce que ressentent nos amis de l’est… Ce présent qui se recompose à chaque instant au gré de jeux politiciens…
Et là, je rejoins les réflexions du chauffeur de taxi moldave et celui de cet universitaire communiste qui continue à se battre avec courage en tentant de faire passer des informations sur la fascisation d’Odessa, alors qu’il voit tous les jours des gens arrêtés, menacés. Quelle est leur relation au vote communiste. Le chauffeur de taxi moldave n’y croit plus et l’historien n’a pas voté à ces élections. C’est une farce, est-ce que l’on peut voter quand le sang est répandu explique-t-il ? Fallait-il voter communiste ? Sa relation au parti communiste ukrainien et à Simonenko est compliquée. Les communistes à la chute de l’Union soviétique étaient en deuxième position, les gens croyaient encore en eux… Mais ils ont mené une mauvaise ligne… Ils se contentaient de discours à la Rada, de proclamations légalistes, mais ils n’ont rien fait pour mobiliser le peuple, lui donner la force d’un combat y compris contre le fascisme qui renaissait. Qu’on le comprenne bien, à la base les communistes sont les meilleurs et témoignent de courage, mais le parti ne sait plus mobiliser. Il est pro-ukrainien, légaliste, dernièrement il a même renvoyé des membres qu’il accusait de séparatisme et de tenter d’agir comme le faisaient les communistes dans le Donbass. C’est actuellement ce qu’il y a de mieux en Ukraine et ils nous laissent démunis devant le fascisme. Nous sommes obligés de nous reconstituer nous-mêmes dans des actions plus symboliques qu’autre chose. Nous sommes isolés, désorganisés et ils n’ont pas eu le courage d’affirmer une position claire de rupture avec l’ordre ou le désordre qui s’installait. Le fascisme est là, il domine, même si au niveau électoral il a des résultats médiocres, si ce sont les USA qui ont placé leur marionnettes à la tête du pays, il y a une armée parallèle qui fait pression, exerce la peur et qui agit quand nécessaire. Il raconte que madame Nuland est venue à Odessa en jeep comme si elle gouvernait la ville, flanquée de Kolomojski lui-même. Ce pouvoir n’a plus à cacher ses racines, et ses sections d’assaut. Il est le cynisme. Le vote n’est qu’une plaisanterie et les communistes ont été éliminés, c’était le but de la manœuvre, non parce qu’ils représentaient en Ukraine une force dangereuse mais parce que c’était un symbole, la victoire du fascisme passe par l’élimination des communistes.
Marianne me dit : « Tu te rends compte, partout ce parti communiste dont on attendait quelque chose au lendemain de la chute de l’Union Soviétique ! En vain, son temps est passé et il faut tout recomposer à la base dans le désordre… dans les pires conditions, dans une confusion généralisée». Nous savons elle et moi qu’il ne s’agit pas seulement du parti communiste moldave et ukrainien. Depuis que j’ai découvert en 2008 que la chute de l’Union Soviétique n’avait pas tout à fait été ce que je croyais, nous avions décidé toutes les deux de partir à la recherche d’une autre vérité. Les peuples avaient subi la fin de l’Union Soviétique comme une trahison et ceux qui l’avaient connue n’en demeuraient pas marqués par pur masochisme comme l’avait inventé l’auteur de l’Homme rouge Svetlana Alexiévitch « qui a souhaité occuper ce créneau à sa manière de peur que l’on découvre ce qu’il en était » commente Marianne, mais bien parce qu’ils en conservaient un souvenir d’amitié, de justice et de paix. A cette nostalgie de la communiste se mêlait chez moi des relents de Yiddishland et là aussi le gâchis était considérable, irréversible peut-être, Israël, Bernard-Henry Levy et l’immonde Kolomojski avaient remplacé Marx, Rosa Luxembourg et même le héros de Babel Benia Krik le roi des mendiants, le brigand qui vole les riches et porte en lui toute l’insolence d’Odessa. On parle ici des juifs banderistes par dérision…
Dans le fond, avec ce jeune chauffeur de taxi moldave et ce professeur d’histoire d’Odessa surgissait la nécessité d’un nouvel espace à construire… Un peu comme à la Restauration, en France, renaît un nouveau mouvement sur le désespoir de la fin de la République et même de l’Empire, quand le héros stendhalien cherche à se repérer sur un champ de bataille incompréhensible ou hésite entre l’arrivisme et l’amour, le rouge de l’armée ou le noir de la prêtrise. Quand j’étudiais l’histoire de Marseille, je suivais la reconstruction du mouvement marseillais, dans les cabarets tenus par des demi-soldes napoléoniens, chez des diplômés qui n’avaient pas de perspective… du désordre, de la confusion…
Il y a la proposition du continent eurasiatique, la manière dont certains partis communistes continuent à penser, ça éviterait de repartir à zéro… il y a cette fascisation avec ses nouveaux boucs émissaires… Comment penser ce monde là ? S’opposer à la brutalité fasciste et à la guerre est la seule solution, défendre la sécurité sociale, l’éducation, les droits, c’est basique, mais il n’y a rien d’autre pour nous rassembler tous même si nous avons incontestablement perdu cette étrange liberté, cette conscience morale qui se donnait des fins universelles au point que nous matérialistes nous avions une transcendance qui nous faisait adhérer à l’Histoire de l’humanité. C’est cela qui a disparu et qui se reconstruira probablement autrement. Parfois il m’arrive de me dire que nous avons tous emporté une pièce du puzzle et qu’il faut la rapporter. C’est là que l’interpellation de Lavrov: « l’Europe ne pourra pas se passer de nous et nous nous ne passerons pas d’elle » me touche, cette première expérience socialiste a été celle de la démesure, de la générosité russe et nous en aurons encore besoin… En attendant organisons le lien de l’information comme nous le pouvons…
Danielle et Marianne

 

Le vaccin contre le nazisme a perdu son efficacité par Danielle Bleitrach

affiche-comment-voter-contre-le-bolchevisme Peut-être que cela va me passer mais je suis écœurée à un point inimaginable par les références obsessionnelles au sionisme qui comme chez The saker masquent à peine l’antisémitisme revendiqué… Je commence à comprendre les juifs qui quittent en masse la France … A la seule différence près que j’aurais encore plus de mal à vivre dans ce ghetto chauvin dans lequel ils se réfugient… Le weekend dernier j’ai vécu quelques traumatismes, cette femme qui une fois de plus dans un débat se croyait autorisée tant son discours suscitait à l’ordinaire l’adhésion de tous, de déclarer « Avec ce qu’ils nous bassinent avec leur Shoah, ils osent faire ce qu’ils font en Israël »…Cette réflexion de quelque côté qu’on la prenne était immonde: d’abord l’extermination des juifs , des communistes, des tziganes concerne l’humanité et son horreur, l’échelle du crime, le meurtre de masse d’êtres humains considérés comme des « nuisibles » n’a qu’un équivalent Hiroshima… Il y eut d’autres massacres, des horreurs comme la traite des noirs, l’extermination des amérindiens, mais là ce fut le seuil de la destruction comme des cafards même pas pour les exploiter dans le travail, non tuer femmes et enfants pour que plus jamais ils n’existent. Le nazisme n’est pas ignoble parce qu’il est antisémite mais c’est parce qu’il est ignoble qu’il est antisémite, il joint la brutalité, la haine, le droit à l’oppression des faibles, l’exaltation de la guerre à la désignation d’un bouc émissaire, coupable de tous ses crimes à lui le bourreau… Qu’une communiste, issue de républicains espagnols, empêtrée dans un nouveau conformisme,  ne voit pas le lien avec ce que peut accomplir le fascisme est intolérable tant cela prouve, comme l’a dit Poutine, que le vaccin contre le nazisme a perdu de son efficacité.

Le prétexte à cela est la politique israélienne, le fantasme de la toute puissance du juif du Mossad à Wall Street, sa culpabilité qui mérite tous les châtiments, pas seulement les dirigeants israéliens mais le mot sioniste désigne désormais l’espèce, même si ce néonazisme,  comme tous les antisémitismes, proclame qu’il a un ami juif.  En général le dit ami juif est appelé à dite n’importe quoi : il est un témoin de l’abomination juive… Il n’existerait pas de peuple juif, mais celui-ci reste maudit au point que l’on ne veut plus lui appartenir… et ses détracteurs ont toutes les excuses… Pour cette femme, il ne s’agit pas seulement de la culpabilité des dirigeants israéliens non celle-ci s’étend aux morts d’Auschwitz, que l’on racole pour témoigner de ce qui est fait à Gaza, sans voir qu’il faudrait des centaines d’années de ce qui se passe à Gaza pour atteindre le seul programme d’Auschwitz…  Cela n’enlève rien au refus de ce qui se passe à Gaza que de dire qu’oser comparer les faits prouve là encore combien le vaccin contre le nazisme a perdu son efficacité.  Et ce fait ne concerne pas que l’antisémitisme, on brûle à nouveau des cinquantaine de communistes et de syndicalistes, à, Odessa, avec les insignes et les drapeaux de ceux qui firent Oradour-sur-Glane et commencèrent l’ignoble shoah par balles. Dans l’indifférence générale en particulier celle des syndicalistes européens .. oui le vaccin contre le nazisme a perdu de son efficacité… par le négationnisme, par l’idée que » l’on nous bassinerait avec ses crimes », le négationnisme est le blanchiment du nazisme par la négation du crime de masse pour mieux faire accepter l’exploitation des travailleurs, la guerre et le massacre de ceux qui s’y opposent. « Avec ce qu’ils nous bassinent avec leur shoah » disait cette brave dame…  Mais il y a son complément la confusion  avec désormais sous couvert d’anti-impérialisme les néonazis se confondant avec les communistes… les temps sont brouillés, la mémoire s’efface et dans le sommeil de la raison surgissent des monstres hybrides;..

Oui le vaccin antinazi a perdu de son efficacité quand un bouffon comme Bernard henry Levy , après nous avoir vendu un coup d’état fasciste parmi bien d’autres, va à Odessa jouer une de ses pantalonnades sur l’âme de l’intellectuel en toute complicité avec un oligarque juif qui se prend pour Hitler et à la tête de sa garde prétorienne nazie est de fait l’auteur de cet Oradour sur Dniepr… Et qu’il se trouve des crétins comme Francis Huster, et tant d’autres pour ne pas hurler à l’usurpateur au nom de tous les martyrs qu’ils aient été juifs ou communistes… La nausée, la tête qui tourne…

En rentrant, je découvre dans une liste marxiste et léniniste où l’on m’a inscrite sans me demander mon avis, un individu qui accuse Valls de s’être acharné sur Dieudonné… Il reconnait quelques failles à ce dernier… Comme s’il n’y avait rien d’autre à reprocher à Valls et à sa politique en faveur du patronat… la tête d’œuf que l’on a placé au ministère de l’économie, ne sera lui aussi accusé en priorité que d’avoir des liens avec Rothschild comme Valls est marié avec une juive… le capital réduit à sa dimension judaïque comme en d’autres temps, ce qui permet de blanchir l’ensemble du capital, en particulier les Krupp et IG Farben qui réclamaient la guerre et l’ont eu… L’analyse de ce qu’est le capital aujourd’hui, l’impérialisme, est occulté au profit du label « sioniste » c’est-à-dire juif… Et la preuve de sa nocivité et celle de ses valets est leur judaïsme supposé… Voilà où nous en sommes au point de trouver quelques excuses à Soral et Dieudonné, au fait qu’ils « disent parfois des vérités »… Imaginez que vos proches soient morts dans les pires souffrances et que d’un geste je les sodomise en hommage au Heil Hitler de leurs bourreaux, comment peut-on vivre cela ?  Assorti parfois d’imbécilités extraordinaires… inhumaines… Au nom de quoi et de qui supporterait-on d’accepter comme participant du nécessaire débat celui qui dit que le gang des barbares est plus ou moins justifié par la politique du CRIF… Le Crif est nuisible, ses interventions racistes dans la société française doivent être combattues, mais rien ne justifie le crime raciste. La banalisation du racisme commence quand on trouve pareille justification chez les bourreaux.

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est la manière dont vous acceptez de diffuser des ordures comme The Saker sous le prétexte qu’il a des informations, Goebbels aussi avait des informations… The Saker n’est pas une source crédible, il raconte n’importe quoi mais donne l’impression d’avoir une maîtrise géostratégique illusoire, c’est le système internet avec sa fatuité de gens qui ignorent tout de ce dont ils parlent, désormais la référence au sionisme, l’antisémitisme revendiqué par la gauche est devenu un label de vérité sur n’importe quelle stupidité… trop c’est trop… je pars la semaine prochaine en Moldavie, à Odessa avec cette vision désormais dépassée d’aller sur le terrain voir de quoi il est question… maintenant chacun le cul sur sa chaise devant son ordinateur peut diffuser n’importe quoi, il suffira qu’il parle des « sionistes » pour prétendre être de gauche…

Il y a quelque ironie à prétendre défendre les antifascistes en étant soi même un fasciste, c’est pourtant ce à quoi on aboutit en France où il est de plus en plus mal aisé de distinguer un disciple de Marine Le Pen, un identitaire, un Soral et Dieudonné d’un individu qui se prétend de gauche… j’ai toujours combattu en faveur des Palestiniens, dénoncé ceux qui utilisaient l’islam comme une prétention au racisme, mais voici que partout à partir de ces combats, monte la bête immonde et personne ne paraît s’en rendre compte… Je n’ai jamais eu la moindre sympathie pour la politique israélienne c’est peu de le dire, mais j’éprouverais les mêmes sentiments de colère impuissante s’il s’agissait de la diffusion massive d’un racisme qui concernerait les arabes, les africains, les chinois ou tout autre victime de vos catégories abusives. C’est à vomir… J’ai donc décidé d’interrompre mon blog et mes informations, je n’en peux plus de vos relais immondes et de votre racisme politiquement correct… à mon retour peut être…

 
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Publié par le octobre 17, 2014 dans extrême-droite, histoire

 

Une réponse communiste au western américain – Interview de Sergueï Lavrentyev

De la politique, certes, mais par-dessus tout de l’action et de l’aventure !

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Le Russe Sergueï Lavrentyev est critique de cinéma. Avec Ľudmila Cviková, il a eu l’idée de créer une section dédiée aux westerns tournés dans les pays d’Europe de l’Est, idée qu’il a proposée à divers festivals : Rotterdam, Göteborg, Crossing Europe festival de Linz, Era New Horizons festival de Wroclaw et Bratislava. Il a été le principal programmateur de la section « western rouges » à ces cinq festivals.

La section « Red Western » est un projet partagé par plusieurs festivals de cinéma. Tout a commencé à Rotterdam, et c’est à Bratislava que la boucle a été bouclée. Comment ce projet a-t-il vu le jour ?

C’est une longue et belle histoire. Tout a commencé en l’an 2000 à Portorož en Slovénie. Avec Ľudmila Cviková, nous avons rencontré notre ami serbe Miro Vučković pour discuter de nos projets. Je venais de terminer un petit livre sur Clint Eastwood et c’est là que Miro s’est souvenu de ses anecdotes sur Limonade Jo (Limonádový Joe) et les films avec l’acteur yougoslave Gojko Mitić. Et c’est ainsi qu’est née l’idée d’une section dédiée aux westerns rouges. Nous avons contacté le Musée du cinéma d’Amsterdam, mais il n’était pas intéressé, alors nous avons laissé tomber.

J’ai alors commencé à écrire un livre sur les westerns rouges. En 2002, j’ai fait une rétrospective intitulée « Western under the Red Banner » au Festival de Sotchi. J’ai terminé le livre en 2005, mais je ne l’ai pas publié avant 2009. Je I’ai montré à Ľudmila début 2010 et elle a dit qu’on pourrait peut-être en faire une programmation. Elle l’a proposé au Festival de Rotterdam. Ils ont beaucoup aimé et c’est comme ça qu’on a démarré ce travail.

C’était très compliqué, tout particulièrement pour obtenir les copies. Les droits des films tournés en URSS ont été partagés entre les studios. Bien sûr, certains d’entre eux ont disparu et plus personne ne sait où sont les droits. C’était un véritable cauchemar. Mais finalement, nous y sommes arrivés : il y a eu 25 films à l’affiche du festival de Rotterdam. Le succès était au rendez-vous et les gens du musée du cinéma ont dit : Comment avons-nous pu être aussi stupides ? Pourquoi n’avons-nous pas accepté cette programmation il y a 10 ans ?

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Les Loups Blancs. Foto: ZDF / © Progress/Eberhard Borkmann

Pourquoi les western rouges ont-ils été tournés ? Pourquoi a-t-on commencé à réaliser des westerns dans l’Est de l’Europe ?

La brochure du festival de Rotterdam consacrée à la rétrospective explique que ces films étaient « une réponse communistes au western américain ». La propagande soviétique qualifiait le western de genre contre-révolutionnaire faisant l’éloge des colons blancs et l’apologie du massacre des pauvres indiens. Malgré tout, le genre était très populaire et les gens avaient très envie de voir ces films. Les régimes en place ont donc décidé de produire leurs propres westerns en adéquation avec les valeurs communistes. L’intention était avant tout politique. Mais les réalisateurs étaient ravis de tourner ces films d’action et d’aventure.

Comment appelait-on ces films à l’époque ?

En Union soviétique, personne ne parlait de « western », le terme était pour ainsi dire proscrit. Il fallait dire « film héroïque d’aventure ».

Quelle est la principale différence entre un western rouge et un western américain ?

On m’a déjà posé la question  et j’ai répondu laconiquement : dans les westerns US classiques, les bons sont blancs et les méchants rouges, tandis que dans le western rouge, c’est l’inverse.

A l’apogée du western rouge, dans les années 1960 et 1970, certains westerns occidentaux revisitent les mythes de la conquête de l’Ouest. Existe-t-il un lien entre ces films ? Peut-on parler d’une influence réciproque ?

Je ne crois pas, je me souviens de ce critique qui travaillait au New York Times et dont j’ai par ailleurs oublié le nom : quand je lui ai parlé de western rouge, il était très surpris. Il m’a demandé de quoi il s’agissait. Je lui ai dit que ce genre a donné naissance à des dizaines de films. Il m’a répondu qu’il n’en avait jamais entendu parler.

Propos recueillis par Tomáš Hudák

 
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Publié par le octobre 14, 2014 dans cinema, civilisation, histoire

 

Le contexte historique de l’indépendance du Donbass

Le contexte historique de l’indépendance du Donbass

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Culture bolchevique

Le coup d’Etat en Ukraine a donné lieu à une réponse supérieure dans les régions de l’Est que dans l’Ouest. C’est en raison des grandes différences entre les « deux Ukraines » a-t-il été expliqué dans l’article qui se passe en Ukraine? Mais où le gouvernement de Kiev a été le plus contesté c’est dans les provinces de Donetsk et Lougansk, où la lutte est allée du stade politique à l’ affrontement armé de la résistance. Ces deux provinces forment le bassin du Donbass et sont intégrées aux autres régions de l’Est dans ce qui est revendiqué comme Novorrossia. Mais la République de Donetsk et de Lougansk ou  l’indépendance du Donbass a ses antécédents à l’époque révolutionnaire de la révolution d’Octobre.

L’idée de l’unification administrative du Donbass a son origine au XIXe siècle, quand il s’agissait de l’un des centres industriels de l’Empire russe. Ses mines de charbon, ses usines d’acier et la construction de machines représentaient presque un tiers de l’économie russe dans ces années-là. Le Congrès des mineurs dans le sud de la Russie était de ceux qui ont promu cette idée.

Fiodor Sergeyev, mieux connu sous le nom de « camarade Artem », a  réalisé le République du Donbass

La tradition révolutionnaire de la région n’est pas nouvelle non plus. Elle a été l’un des principaux centres de la révolution de 1905. Le 6 décembre de la même année, dans la ville de Gorlovka, les policiers ont ouvert le feu sur les grévistes, tuant des dizaines de personnes. Le lendemain, environ 4 000 travailleurs des mines et usines près de la ville ont réussi à réduire la police et les faire prisonniers avec leurs armes. Comme une armée totalement homogène, ils ont été capables de résister pendant des heures  au régiment tsariste chargé de mettre fin à la rébellion. Des centaines d’entre eux sont morts pour défendre la dignité de la classe ouvrière.

Après la révolution de février 1917, l’idée de créer une République sur la rive  droite du fleuve Dniepr commença à surgir. En avril, le premier Congrès des Soviets des bassins de Krivoï-Rog et Donetsk se réunit à Kharkov. Kharkov avait été considérée de façon informelle et pendant des années comme la capitale de ces régions qui estimaient qu’elles n’avaient rien à voir avec le reste de l’Ukraine. Environ une centaine de délégués  venus des usines et des mines ont assisté au Congrès. Le tissu industriel et les conditions matérielles de ces régions étaient très semblables entre elles et en même temps très différentes du reste de l’Ukraine. Le Congrès approuve la création d’une zone territoriale avec pour capitale Kharkov, qui comprend le bassin  (économiquement dépendant du charbon) du Donbass et le bassin de Krivoy Rog (dépendant de l’extraction du fer)

La situation en Ukraine en 1918

En novembre 1917, les bolcheviques ukrainiens sont complètement divisés. Se tient à Kiev, le Congrès des bolcheviks ukrainiens, tandis qu’à Kharkov, se réunissent séparément les bolcheviks de Donetsk et de Krivoï Rog. Dans ces moments-clés, il y a un intense débat parmi les bolcheviks sur la question de savoir si Donetsk devrait faire partie de l’Ukraine ou pas. En décembre 1917, devant l’avancée des troupes allemandes et de l’armée blanche se crée à Kharkov la République populaire ukrainienne.

En février 1918, et après un débat houleux, il a été décidé de proclamer la République soviétique de Donetsk et de Krivoï Rog ou simplement République du Donbass, présidée par Fiodor Sergeyev (camarade Artem) qui a été le principal promoteur de l’idée. Alors que la presque totalité de l’ Ukraine est occupée par les troupes allemandes et autrichiennes, a été décidée la formation de l’armée populaire du Donbass, composé principalement d’ouvriers et mineurs. Cette armée a contenu l’avance allemande, mais n’a pas pu l’arrêter. Tout d’abord, ce fut la prise de Kharkov, puis de Donetsk et de Lougansk.

Carte de 1917, où vous pouvez voir la République de l’Ukraine et la République de Donetsk en revanche

Après la paix de Brest, la décision sur l’Ukraine sera prise à Moscou. Les parties divergentes se réunirent et présidé par Lénine, le gouvernement soviétique décida de créer une grande Ukraine sans indépendance du Donbass. Cela se fait selon le respect de la minorité ukrainienne à laquelle est accordée la possibilité de créer une grande Ukraine, dans le cadre de la question nationale.

Donetsk a adopté aujourd’hui le drapeau de la république soviétique

La République du Donbass a duré seulement 11 mois. Les divergences entre les bolcheviques devaient être enterrées pour affronter le grand défi de construire le socialisme et vaincre les menaces d’armées étrangères. Il a été décidé d’intégrer le Donbass à la République soviétique d’Ukraine pour faire face à un ennemi supérieur. Les bolcheviks du Donbass renonçaient à leurs aspirations d’indépendance dans l’esprit de la défense du socialisme contre l’ennemi extérieur.

Aujourd’hui, le Donbass revendique l’indépendance pour simplement survivre. Il ne reconnaît pas le gouvernement illégitime de Kiev. En 1918, l’armée du Donbass a lutté contre l’invasion allemande, aujourd’hui, leurs descendants se battent pour une cause semblable. Ils n’ont eu aucun problème à rejoindre le reste de l’Ukraine quand cela a été dans le respect de leur mode de vie et de leur intégrité. Ils ont déjà montré que, s’ils doivent se battre, ils se battront.




Le camarade Artem toujours dans les mémoires à Kharkov, Donetsk, Lougansk, etc..

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Publié par le octobre 4, 2014 dans histoire

 

Chroniques de guerre à l’Est, de Malaparte : la Volga naît en Europe

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La Volga naît en Europe, Curzio Malaparte

C’est par un ouvrage presque introuvable que les éditions Les Belles Lettres ont choisi d’ouvrir leur nouvelle collection de Mémoires de Guerre. La Volga naît en Europe – qui rassemble les reportages effectués par Curzio Malaparte à partir de 1941 durant la campagne d’Ukraine et le siège de Leningrad- n’avait pas été publié en France depuis 1948.

Au long de ces chroniques, l’écrivain italien, correspondant de guerre pour Le Corriere della Sera, suit les troupes roumaines et allemandes dans les plaines d’Ukraine en flammes. Il y découvre des champs de bataille nettoyés par des troupes soviétiques qui reculent en emportant leurs morts et jusqu’aux traces de la guerre, rencontre des paysans inquiets pour l’avenir de leurs récoltes avec la disparition de l’administration de l’URSS, assiste à l’étrange remise en état d’une église, se perd dans des villes en ruines où il dîne avec de vagues fantômes de l’ancien régime. Puis, plus au nord, depuis les tranchées finlandaises, il observe la ville de Leningrad assiégée et les navires de Kronstadt pris dans la mer gelée. Il se perd dans les forêts de Carélie où les soldats finlandais évoluent en silence, étonnamment légers sur leurs skis, tandis que sur le lac Ladoga, qui garde l’emprunte des visages des morts, les soviétiques tentent de ravitailler la ville agonisante par un dangereux pont de glace.

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Au fil des pages, l’écriture de Malaparte devient plus lyrique, annonçant par endroits le ton baroque et fantastique de Kaputt, le roman qu’il tirera peu après de cette expérience sur le front de l’Est.

Mais ce livre n’a pas qu’un intérêt littéraire. L’auteur de Technique du coup d’Etat, qui tient à se présenter comme un observateur objectif, y insiste sur la « morale ouvrière » des soldats soviétiques, de cette armée qui, au même titre que l’armée allemande, est une armée dont la discipline est «centrée sur la machine» contrairement aux armées vaincues par l’Allemagne au début de la guerre. Dans la préface rédigée en français pour l’édition française de 1948, il souligne le «sens social de cette guerre, dans laquelle, à côté des armes et des éléments se rapportant à l’art militaire […] prédominaient tous ces éléments sociaux de la lutte de classes et de la technique de l’action révolutionnaire ouvrière». Sens social que l’on retrouve dans les titres des deux grandes parties de l’ouvrage. La première est «La guerre et la grève». Ce titre était à l’origine le titre de l’ouvrage, titre qui a été interdit, explique l’auteur, par la censure italienne, et remplacé par le titre La Volga naît en Europe (allusion à un ouvrage de Boris Pliniak) pour indiquer que le communisme est un phénomène européen et non asiatique, et montrer que la guerre contre l’URSS, et pas uniquement la guerre décrite dans ces reportages, ne doit pas être vue comme une guerre contre l’Asie, mais comme une guerre contre une autre Europe et contre d’autres idéologies européennes. Il rassemble les reportages réalisés durant la campagne d’Ukraine. La seconde partie, «La forteresse ouvrière» relate le siège de Leningrad.

Dans sa préface –qui doit sans doute être examinée avec une certaine prudence, en gardant en mémoire les différentes facettes de l’écrivain– Malaparte invite le lecteur à lire entre les lignes de ces chroniques dont peu de passages avaient à l’époque été censurés, et à y voir l’annonce de la défaite de l’Allemagne contre une armée formée par vingt-cinq ans de communisme… et peut-être plus encore.

Virginie Bouyx

http://www.slate.fr/tribune/83899/chroniques-de-la-guerre-est-malaparte

 
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Publié par le octobre 2, 2014 dans civilisation, Europe, histoire, litterature

 

Washington avait étudié les conditions pour offrir l’asile politique à son allié Augusto Pinochet

11 septembre 2014 

Pinochet Henrry Kissinger Le Gouvernement des États-Unis a étudié en 1986 la possibilité de donner asile au dictateur  et allié chilien Augusto Pinochet, a révélé le chercheur Loreto Daza, dans des déclarations qu’il a faites à canal 13 dans le pays sud-américain.

Daza, après avoir travaillé sur les fonds de recherche déclassifiés par les Archives nationales et le dossier Administration des Etats-Unis , a diffusé  la nouvelle sur Télétreize de ce qu’ « une possibilité avait été d’offrir l’asile à Pinochet : En lui proposant lors d’un voyage aux États-Unis, de laisser le pouvoir ».

« L’autre était nourrir une situation de chaos civile au sein de la nation chilienne » pour déstabiliser le régime militaire, a déclaré l’expert.

Selon le chercheur, le chef du commandement sud des Etats-Unis, le général John Galvin, s’est réuni en 1986, lors d’une visite officielle au Chili avec Pinochet lui-même, mais aussi avec les dirigeants de l’opposition et des représentants de l’Eglise catholique.

Il a noté que les autorités du gouvernement de celui qui était alors président des Etats-Unis, Ronald Reagan « n’étaient pas contentes parce que n’était pas visible une avancée vers la démocratie au Chili », après le coup d’Etat du 11 septembre 1973.

« Ils voulaient appuyer sur la question des droits de l’homme et accélérer le processus de retour à la démocratie, » a déclaré Daza, depuis lors, selon  l’avis des États-Unis, avec Pinochet au pouvoir « tout pourrait être radicalisé jusqu’à un point hors de contrôle ».

Il a souligné que les Etats-Unis avait alerté la dictature militaire (1973-1990) de l’existence d’un arsenal caché pour le disparu Front Patriotique Manuel Rodríguez (FPMR), bras armé du parti communiste, qui aurait été découvert en 1986 dans le nord du Chili.

« John Galvin est l’homme qui a mis en garde le gouvernement militaire contre les caches d’armes. C’est dans les documents (déclassifiés) « , a déclaré le chercheur.

Après cette découverte, selon Daza, les États-Unis d’Amérique avaient prévu d’offrir un refuge diplomatique à Pinochet en guise de sortie pour l’incertitude politique et la radicalisation qui existaient au Chili.

Le FPMR recevait clandestinement des armes de Cuba par le petit port de pêche  Cove de Carrizal Bajo, l’arsenal comprenant fusils d’assaut M-16 d’origine américaine, des lance-roquettes, de mitrailleuses et d’autres munitions.

 
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Publié par le septembre 12, 2014 dans Amérique, histoire

 

Le neveu du substitut de Bandera et agent de la CIA Mykola Lebed tué en Ukraine

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Les photos de cet Américain d’âge moyen à la silhouette malingre ont fait  le tour de nombreux journaux étrangers et des réseaux sociaux mondiaux. Mark Paslavsky, 55 ans, est un vieux soldat, diplômé de West Point, venu en Ukraine pour combattre dans les rangs des bataillons punisseurs dans le Sud-Est. C’est ici, dans les rudes batailles pour Ilovaisk qu’il est décédé le 20 Août, suscitant des oh et des ah sentimentaux chez ses compatriotes américains et auprès des nazis ukrainiens.

Ce mercenaire connu sous le pseudonyme de « Franco » était respecté par ses collègues  du bataillon punitif « Donbass » pour ses prouesses et son «idéologie» – il détestait farouchement les Russes. Cependant, sa haine véhémente a trouvé une explication – le brave Américain a des racines ukrainiennes. Mais la réalité était bien plus intéressante qu’un sursaut de romantisme « patriotique » chez un «  jeune homme aux yeux ardents » né à l’étranger.

Le journaliste irlandais Brian McDonald a dévoilé des faits sur lesquels ses collègues préfèrent garder honteusement le silence. Mark Paslavsky est le neveu du célèbre chef Banderiste et nazi convaincu Mykola Lebed (rappelez-vous que Mykola Lebed  était à temps plein employé de la CIA et fondateur du bien connu « bureau » de renseignement des ukronationalistes « Prologue « ). Farouche défenseur et proche collaborateur de Stepan Bandera, terroriste et assassin, cerveau du « nettoyage » de la population polonaise en Ukraine, en particulier du tristement célèbre massacre de Volyn, Mykola Lebed depuis 1949 vivait aux États-Unis, sous l’aile des services secrets américains, pour qui il a travaillé jusqu’à un âge avancé, à la collecte de renseignements secrets sur l’Union soviétique.

En Amérique Lebed a épousé Sophia Gunchak, sœur du professeur et historien Taras Gunchak. Ce docte personnage avait depuis l’enfance de la sympathie pour les Banderistes et a essayé plus d’une fois de blanchir un autre célèbre bourreau nazi – Roman Choukhevytch et son Bataillon Nachtigall, responsable de l’enlèvement et des massacres de 4000 Juifs à Lvov. L’annonce de la mort de Sophia Lebed, publiée le 13 Septembre 2009 dans le journal en langue anglaise The Ukrainian Weekly, est suivie de la liste de tous ses parents éplorés. Y compris ses neveux – Nestor et Markian Paslavski. Un article paru dans Wikipedia en langue ukrainienne indique que  Paslavski est le neveu de Gunchak, mais garde prudemment le silence sur le mari de sa tante. Il n’est pas surprenant que dans le cœur du militant américain d’origine ukrainienne se soient développées les pousses vénéneuses semées par sa famille. On comprend ainsi sa haine viscérale des  Russes et même le pseudonyme de « Franco ».

Beaucoup ont établi des parallèles entre les rebelles anti-bandéristes de  Novorossia et les anti-franquistes des années 30 en Espagne. Le choix d’un tel nom de code pourrait difficilement être accidentel pour un rejeton de nazis. Je dois dire que quelqu’un tente manifestement de cacher les racines Banderistes du «héros» tombé au combat. L’avis de décès de Sofia Lebed  a été retiré de la copie PDF du journal hebdomadaire en ligne ukrainien. Quelqu’un pris la peine de retirer un autre avis de décès sur le site du service rituel du New Jersey, où était cité le nom du conjoint décédé de Sophia Gunchak – Mikola. Ce document a été retiré après avoir attiré l’attention de la pianiste ukrainienne Valentina Lisitsa qui vit aux États-Unis. Mais comme vous le savez, rien sur l’Internet ne disparaît sans laisser de trace … Après la guerre, les Soviétiques étaient convaincus que le fascisme avait disparu à jamais. Et bien que les militants de l’UPA n’aient été éliminés de leurs caches que dans la fin des années 40, il semblait que Bandera était déraciné sans laisser de trace. Malheureusement, cela s’est avéré être une illusion.

Aujourd’hui, le fascisme, comme le mal ancien de la légende, est de retour, et ses vagues sombres ramènent à la surface ces fantômes du passé, comme cet Américan Punisseur MarK Paslavski- coquille humaine, remplie de ténèbres sinistres. Ils viennent pour se venger, pour tuer. Il est juste qu’ils trouvent le repos éternel à l’endroit où leurs parents assassins ont réussi à sauver leur peau.
Sources :

http://www.novorosinform.org/news/id/8048

http://varjag-2007.livejournal.com/6684298.html

 

 
 
 
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