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Archives de Catégorie: histoire

Le vaccin contre le nazisme a perdu son efficacité par Danielle Bleitrach

affiche-comment-voter-contre-le-bolchevisme Peut-être que cela va me passer mais je suis écœurée à un point inimaginable par les références obsessionnelles au sionisme qui comme chez The saker masquent à peine l’antisémitisme revendiqué… Je commence à comprendre les juifs qui quittent en masse la France … A la seule différence près que j’aurais encore plus de mal à vivre dans ce ghetto chauvin dans lequel ils se réfugient… Le weekend dernier j’ai vécu quelques traumatismes, cette femme qui une fois de plus dans un débat se croyait autorisée tant son discours suscitait à l’ordinaire l’adhésion de tous, de déclarer « Avec ce qu’ils nous bassinent avec leur Shoah, ils osent faire ce qu’ils font en Israël »…Cette réflexion de quelque côté qu’on la prenne était immonde: d’abord l’extermination des juifs , des communistes, des tziganes concerne l’humanité et son horreur, l’échelle du crime, le meurtre de masse d’êtres humains considérés comme des « nuisibles » n’a qu’un équivalent Hiroshima… Il y eut d’autres massacres, des horreurs comme la traite des noirs, l’extermination des amérindiens, mais là ce fut le seuil de la destruction comme des cafards même pas pour les exploiter dans le travail, non tuer femmes et enfants pour que plus jamais ils n’existent. Le nazisme n’est pas ignoble parce qu’il est antisémite mais c’est parce qu’il est ignoble qu’il est antisémite, il joint la brutalité, la haine, le droit à l’oppression des faibles, l’exaltation de la guerre à la désignation d’un bouc émissaire, coupable de tous ses crimes à lui le bourreau… Qu’une communiste, issue de républicains espagnols, empêtrée dans un nouveau conformisme,  ne voit pas le lien avec ce que peut accomplir le fascisme est intolérable tant cela prouve, comme l’a dit Poutine, que le vaccin contre le nazisme a perdu de son efficacité.

Le prétexte à cela est la politique israélienne, le fantasme de la toute puissance du juif du Mossad à Wall Street, sa culpabilité qui mérite tous les châtiments, pas seulement les dirigeants israéliens mais le mot sioniste désigne désormais l’espèce, même si ce néonazisme,  comme tous les antisémitismes, proclame qu’il a un ami juif.  En général le dit ami juif est appelé à dite n’importe quoi : il est un témoin de l’abomination juive… Il n’existerait pas de peuple juif, mais celui-ci reste maudit au point que l’on ne veut plus lui appartenir… et ses détracteurs ont toutes les excuses… Pour cette femme, il ne s’agit pas seulement de la culpabilité des dirigeants israéliens non celle-ci s’étend aux morts d’Auschwitz, que l’on racole pour témoigner de ce qui est fait à Gaza, sans voir qu’il faudrait des centaines d’années de ce qui se passe à Gaza pour atteindre le seul programme d’Auschwitz…  Cela n’enlève rien au refus de ce qui se passe à Gaza que de dire qu’oser comparer les faits prouve là encore combien le vaccin contre le nazisme a perdu son efficacité.  Et ce fait ne concerne pas que l’antisémitisme, on brûle à nouveau des cinquantaine de communistes et de syndicalistes, à, Odessa, avec les insignes et les drapeaux de ceux qui firent Oradour-sur-Glane et commencèrent l’ignoble shoah par balles. Dans l’indifférence générale en particulier celle des syndicalistes européens .. oui le vaccin contre le nazisme a perdu de son efficacité… par le négationnisme, par l’idée que » l’on nous bassinerait avec ses crimes », le négationnisme est le blanchiment du nazisme par la négation du crime de masse pour mieux faire accepter l’exploitation des travailleurs, la guerre et le massacre de ceux qui s’y opposent. « Avec ce qu’ils nous bassinent avec leur shoah » disait cette brave dame…  Mais il y a son complément la confusion  avec désormais sous couvert d’anti-impérialisme les néonazis se confondant avec les communistes… les temps sont brouillés, la mémoire s’efface et dans le sommeil de la raison surgissent des monstres hybrides;..

Oui le vaccin antinazi a perdu de son efficacité quand un bouffon comme Bernard henry Levy , après nous avoir vendu un coup d’état fasciste parmi bien d’autres, va à Odessa jouer une de ses pantalonnades sur l’âme de l’intellectuel en toute complicité avec un oligarque juif qui se prend pour Hitler et à la tête de sa garde prétorienne nazie est de fait l’auteur de cet Oradour sur Dniepr… Et qu’il se trouve des crétins comme Francis Huster, et tant d’autres pour ne pas hurler à l’usurpateur au nom de tous les martyrs qu’ils aient été juifs ou communistes… La nausée, la tête qui tourne…

En rentrant, je découvre dans une liste marxiste et léniniste où l’on m’a inscrite sans me demander mon avis, un individu qui accuse Valls de s’être acharné sur Dieudonné… Il reconnait quelques failles à ce dernier… Comme s’il n’y avait rien d’autre à reprocher à Valls et à sa politique en faveur du patronat… la tête d’œuf que l’on a placé au ministère de l’économie, ne sera lui aussi accusé en priorité que d’avoir des liens avec Rothschild comme Valls est marié avec une juive… le capital réduit à sa dimension judaïque comme en d’autres temps, ce qui permet de blanchir l’ensemble du capital, en particulier les Krupp et IG Farben qui réclamaient la guerre et l’ont eu… L’analyse de ce qu’est le capital aujourd’hui, l’impérialisme, est occulté au profit du label « sioniste » c’est-à-dire juif… Et la preuve de sa nocivité et celle de ses valets est leur judaïsme supposé… Voilà où nous en sommes au point de trouver quelques excuses à Soral et Dieudonné, au fait qu’ils « disent parfois des vérités »… Imaginez que vos proches soient morts dans les pires souffrances et que d’un geste je les sodomise en hommage au Heil Hitler de leurs bourreaux, comment peut-on vivre cela ?  Assorti parfois d’imbécilités extraordinaires… inhumaines… Au nom de quoi et de qui supporterait-on d’accepter comme participant du nécessaire débat celui qui dit que le gang des barbares est plus ou moins justifié par la politique du CRIF… Le Crif est nuisible, ses interventions racistes dans la société française doivent être combattues, mais rien ne justifie le crime raciste. La banalisation du racisme commence quand on trouve pareille justification chez les bourreaux.

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est la manière dont vous acceptez de diffuser des ordures comme The Saker sous le prétexte qu’il a des informations, Goebbels aussi avait des informations… The Saker n’est pas une source crédible, il raconte n’importe quoi mais donne l’impression d’avoir une maîtrise géostratégique illusoire, c’est le système internet avec sa fatuité de gens qui ignorent tout de ce dont ils parlent, désormais la référence au sionisme, l’antisémitisme revendiqué par la gauche est devenu un label de vérité sur n’importe quelle stupidité… trop c’est trop… je pars la semaine prochaine en Moldavie, à Odessa avec cette vision désormais dépassée d’aller sur le terrain voir de quoi il est question… maintenant chacun le cul sur sa chaise devant son ordinateur peut diffuser n’importe quoi, il suffira qu’il parle des « sionistes » pour prétendre être de gauche…

Il y a quelque ironie à prétendre défendre les antifascistes en étant soi même un fasciste, c’est pourtant ce à quoi on aboutit en France où il est de plus en plus mal aisé de distinguer un disciple de Marine Le Pen, un identitaire, un Soral et Dieudonné d’un individu qui se prétend de gauche… j’ai toujours combattu en faveur des Palestiniens, dénoncé ceux qui utilisaient l’islam comme une prétention au racisme, mais voici que partout à partir de ces combats, monte la bête immonde et personne ne paraît s’en rendre compte… Je n’ai jamais eu la moindre sympathie pour la politique israélienne c’est peu de le dire, mais j’éprouverais les mêmes sentiments de colère impuissante s’il s’agissait de la diffusion massive d’un racisme qui concernerait les arabes, les africains, les chinois ou tout autre victime de vos catégories abusives. C’est à vomir… J’ai donc décidé d’interrompre mon blog et mes informations, je n’en peux plus de vos relais immondes et de votre racisme politiquement correct… à mon retour peut être…

 
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Publié par le octobre 17, 2014 dans extrême-droite, histoire

 

Une réponse communiste au western américain – Interview de Sergueï Lavrentyev

De la politique, certes, mais par-dessus tout de l’action et de l’aventure !

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Le Russe Sergueï Lavrentyev est critique de cinéma. Avec Ľudmila Cviková, il a eu l’idée de créer une section dédiée aux westerns tournés dans les pays d’Europe de l’Est, idée qu’il a proposée à divers festivals : Rotterdam, Göteborg, Crossing Europe festival de Linz, Era New Horizons festival de Wroclaw et Bratislava. Il a été le principal programmateur de la section « western rouges » à ces cinq festivals.

La section « Red Western » est un projet partagé par plusieurs festivals de cinéma. Tout a commencé à Rotterdam, et c’est à Bratislava que la boucle a été bouclée. Comment ce projet a-t-il vu le jour ?

C’est une longue et belle histoire. Tout a commencé en l’an 2000 à Portorož en Slovénie. Avec Ľudmila Cviková, nous avons rencontré notre ami serbe Miro Vučković pour discuter de nos projets. Je venais de terminer un petit livre sur Clint Eastwood et c’est là que Miro s’est souvenu de ses anecdotes sur Limonade Jo (Limonádový Joe) et les films avec l’acteur yougoslave Gojko Mitić. Et c’est ainsi qu’est née l’idée d’une section dédiée aux westerns rouges. Nous avons contacté le Musée du cinéma d’Amsterdam, mais il n’était pas intéressé, alors nous avons laissé tomber.

J’ai alors commencé à écrire un livre sur les westerns rouges. En 2002, j’ai fait une rétrospective intitulée « Western under the Red Banner » au Festival de Sotchi. J’ai terminé le livre en 2005, mais je ne l’ai pas publié avant 2009. Je I’ai montré à Ľudmila début 2010 et elle a dit qu’on pourrait peut-être en faire une programmation. Elle l’a proposé au Festival de Rotterdam. Ils ont beaucoup aimé et c’est comme ça qu’on a démarré ce travail.

C’était très compliqué, tout particulièrement pour obtenir les copies. Les droits des films tournés en URSS ont été partagés entre les studios. Bien sûr, certains d’entre eux ont disparu et plus personne ne sait où sont les droits. C’était un véritable cauchemar. Mais finalement, nous y sommes arrivés : il y a eu 25 films à l’affiche du festival de Rotterdam. Le succès était au rendez-vous et les gens du musée du cinéma ont dit : Comment avons-nous pu être aussi stupides ? Pourquoi n’avons-nous pas accepté cette programmation il y a 10 ans ?

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Les Loups Blancs. Foto: ZDF / © Progress/Eberhard Borkmann

Pourquoi les western rouges ont-ils été tournés ? Pourquoi a-t-on commencé à réaliser des westerns dans l’Est de l’Europe ?

La brochure du festival de Rotterdam consacrée à la rétrospective explique que ces films étaient « une réponse communistes au western américain ». La propagande soviétique qualifiait le western de genre contre-révolutionnaire faisant l’éloge des colons blancs et l’apologie du massacre des pauvres indiens. Malgré tout, le genre était très populaire et les gens avaient très envie de voir ces films. Les régimes en place ont donc décidé de produire leurs propres westerns en adéquation avec les valeurs communistes. L’intention était avant tout politique. Mais les réalisateurs étaient ravis de tourner ces films d’action et d’aventure.

Comment appelait-on ces films à l’époque ?

En Union soviétique, personne ne parlait de « western », le terme était pour ainsi dire proscrit. Il fallait dire « film héroïque d’aventure ».

Quelle est la principale différence entre un western rouge et un western américain ?

On m’a déjà posé la question  et j’ai répondu laconiquement : dans les westerns US classiques, les bons sont blancs et les méchants rouges, tandis que dans le western rouge, c’est l’inverse.

A l’apogée du western rouge, dans les années 1960 et 1970, certains westerns occidentaux revisitent les mythes de la conquête de l’Ouest. Existe-t-il un lien entre ces films ? Peut-on parler d’une influence réciproque ?

Je ne crois pas, je me souviens de ce critique qui travaillait au New York Times et dont j’ai par ailleurs oublié le nom : quand je lui ai parlé de western rouge, il était très surpris. Il m’a demandé de quoi il s’agissait. Je lui ai dit que ce genre a donné naissance à des dizaines de films. Il m’a répondu qu’il n’en avait jamais entendu parler.

Propos recueillis par Tomáš Hudák

 
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Publié par le octobre 14, 2014 dans cinema, civilisation, histoire

 

Le contexte historique de l’indépendance du Donbass

Le contexte historique de l’indépendance du Donbass

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Culture bolchevique

Le coup d’Etat en Ukraine a donné lieu à une réponse supérieure dans les régions de l’Est que dans l’Ouest. C’est en raison des grandes différences entre les « deux Ukraines » a-t-il été expliqué dans l’article qui se passe en Ukraine? Mais où le gouvernement de Kiev a été le plus contesté c’est dans les provinces de Donetsk et Lougansk, où la lutte est allée du stade politique à l’ affrontement armé de la résistance. Ces deux provinces forment le bassin du Donbass et sont intégrées aux autres régions de l’Est dans ce qui est revendiqué comme Novorrossia. Mais la République de Donetsk et de Lougansk ou  l’indépendance du Donbass a ses antécédents à l’époque révolutionnaire de la révolution d’Octobre.

L’idée de l’unification administrative du Donbass a son origine au XIXe siècle, quand il s’agissait de l’un des centres industriels de l’Empire russe. Ses mines de charbon, ses usines d’acier et la construction de machines représentaient presque un tiers de l’économie russe dans ces années-là. Le Congrès des mineurs dans le sud de la Russie était de ceux qui ont promu cette idée.

Fiodor Sergeyev, mieux connu sous le nom de « camarade Artem », a  réalisé le République du Donbass

La tradition révolutionnaire de la région n’est pas nouvelle non plus. Elle a été l’un des principaux centres de la révolution de 1905. Le 6 décembre de la même année, dans la ville de Gorlovka, les policiers ont ouvert le feu sur les grévistes, tuant des dizaines de personnes. Le lendemain, environ 4 000 travailleurs des mines et usines près de la ville ont réussi à réduire la police et les faire prisonniers avec leurs armes. Comme une armée totalement homogène, ils ont été capables de résister pendant des heures  au régiment tsariste chargé de mettre fin à la rébellion. Des centaines d’entre eux sont morts pour défendre la dignité de la classe ouvrière.

Après la révolution de février 1917, l’idée de créer une République sur la rive  droite du fleuve Dniepr commença à surgir. En avril, le premier Congrès des Soviets des bassins de Krivoï-Rog et Donetsk se réunit à Kharkov. Kharkov avait été considérée de façon informelle et pendant des années comme la capitale de ces régions qui estimaient qu’elles n’avaient rien à voir avec le reste de l’Ukraine. Environ une centaine de délégués  venus des usines et des mines ont assisté au Congrès. Le tissu industriel et les conditions matérielles de ces régions étaient très semblables entre elles et en même temps très différentes du reste de l’Ukraine. Le Congrès approuve la création d’une zone territoriale avec pour capitale Kharkov, qui comprend le bassin  (économiquement dépendant du charbon) du Donbass et le bassin de Krivoy Rog (dépendant de l’extraction du fer)

La situation en Ukraine en 1918

En novembre 1917, les bolcheviques ukrainiens sont complètement divisés. Se tient à Kiev, le Congrès des bolcheviks ukrainiens, tandis qu’à Kharkov, se réunissent séparément les bolcheviks de Donetsk et de Krivoï Rog. Dans ces moments-clés, il y a un intense débat parmi les bolcheviks sur la question de savoir si Donetsk devrait faire partie de l’Ukraine ou pas. En décembre 1917, devant l’avancée des troupes allemandes et de l’armée blanche se crée à Kharkov la République populaire ukrainienne.

En février 1918, et après un débat houleux, il a été décidé de proclamer la République soviétique de Donetsk et de Krivoï Rog ou simplement République du Donbass, présidée par Fiodor Sergeyev (camarade Artem) qui a été le principal promoteur de l’idée. Alors que la presque totalité de l’ Ukraine est occupée par les troupes allemandes et autrichiennes, a été décidée la formation de l’armée populaire du Donbass, composé principalement d’ouvriers et mineurs. Cette armée a contenu l’avance allemande, mais n’a pas pu l’arrêter. Tout d’abord, ce fut la prise de Kharkov, puis de Donetsk et de Lougansk.

Carte de 1917, où vous pouvez voir la République de l’Ukraine et la République de Donetsk en revanche

Après la paix de Brest, la décision sur l’Ukraine sera prise à Moscou. Les parties divergentes se réunirent et présidé par Lénine, le gouvernement soviétique décida de créer une grande Ukraine sans indépendance du Donbass. Cela se fait selon le respect de la minorité ukrainienne à laquelle est accordée la possibilité de créer une grande Ukraine, dans le cadre de la question nationale.

Donetsk a adopté aujourd’hui le drapeau de la république soviétique

La République du Donbass a duré seulement 11 mois. Les divergences entre les bolcheviques devaient être enterrées pour affronter le grand défi de construire le socialisme et vaincre les menaces d’armées étrangères. Il a été décidé d’intégrer le Donbass à la République soviétique d’Ukraine pour faire face à un ennemi supérieur. Les bolcheviks du Donbass renonçaient à leurs aspirations d’indépendance dans l’esprit de la défense du socialisme contre l’ennemi extérieur.

Aujourd’hui, le Donbass revendique l’indépendance pour simplement survivre. Il ne reconnaît pas le gouvernement illégitime de Kiev. En 1918, l’armée du Donbass a lutté contre l’invasion allemande, aujourd’hui, leurs descendants se battent pour une cause semblable. Ils n’ont eu aucun problème à rejoindre le reste de l’Ukraine quand cela a été dans le respect de leur mode de vie et de leur intégrité. Ils ont déjà montré que, s’ils doivent se battre, ils se battront.




Le camarade Artem toujours dans les mémoires à Kharkov, Donetsk, Lougansk, etc..

Errata dans le texte ? S’il vous plaît, sélectionnez-le et appuyez sur MAJ + E ou cliquez ici pour nous le faire savoir. Je vous remercie à l’avance.

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Publié par le octobre 4, 2014 dans histoire

 

Chroniques de guerre à l’Est, de Malaparte : la Volga naît en Europe

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La Volga naît en Europe, Curzio Malaparte

C’est par un ouvrage presque introuvable que les éditions Les Belles Lettres ont choisi d’ouvrir leur nouvelle collection de Mémoires de Guerre. La Volga naît en Europe – qui rassemble les reportages effectués par Curzio Malaparte à partir de 1941 durant la campagne d’Ukraine et le siège de Leningrad- n’avait pas été publié en France depuis 1948.

Au long de ces chroniques, l’écrivain italien, correspondant de guerre pour Le Corriere della Sera, suit les troupes roumaines et allemandes dans les plaines d’Ukraine en flammes. Il y découvre des champs de bataille nettoyés par des troupes soviétiques qui reculent en emportant leurs morts et jusqu’aux traces de la guerre, rencontre des paysans inquiets pour l’avenir de leurs récoltes avec la disparition de l’administration de l’URSS, assiste à l’étrange remise en état d’une église, se perd dans des villes en ruines où il dîne avec de vagues fantômes de l’ancien régime. Puis, plus au nord, depuis les tranchées finlandaises, il observe la ville de Leningrad assiégée et les navires de Kronstadt pris dans la mer gelée. Il se perd dans les forêts de Carélie où les soldats finlandais évoluent en silence, étonnamment légers sur leurs skis, tandis que sur le lac Ladoga, qui garde l’emprunte des visages des morts, les soviétiques tentent de ravitailler la ville agonisante par un dangereux pont de glace.

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Au fil des pages, l’écriture de Malaparte devient plus lyrique, annonçant par endroits le ton baroque et fantastique de Kaputt, le roman qu’il tirera peu après de cette expérience sur le front de l’Est.

Mais ce livre n’a pas qu’un intérêt littéraire. L’auteur de Technique du coup d’Etat, qui tient à se présenter comme un observateur objectif, y insiste sur la « morale ouvrière » des soldats soviétiques, de cette armée qui, au même titre que l’armée allemande, est une armée dont la discipline est «centrée sur la machine» contrairement aux armées vaincues par l’Allemagne au début de la guerre. Dans la préface rédigée en français pour l’édition française de 1948, il souligne le «sens social de cette guerre, dans laquelle, à côté des armes et des éléments se rapportant à l’art militaire […] prédominaient tous ces éléments sociaux de la lutte de classes et de la technique de l’action révolutionnaire ouvrière». Sens social que l’on retrouve dans les titres des deux grandes parties de l’ouvrage. La première est «La guerre et la grève». Ce titre était à l’origine le titre de l’ouvrage, titre qui a été interdit, explique l’auteur, par la censure italienne, et remplacé par le titre La Volga naît en Europe (allusion à un ouvrage de Boris Pliniak) pour indiquer que le communisme est un phénomène européen et non asiatique, et montrer que la guerre contre l’URSS, et pas uniquement la guerre décrite dans ces reportages, ne doit pas être vue comme une guerre contre l’Asie, mais comme une guerre contre une autre Europe et contre d’autres idéologies européennes. Il rassemble les reportages réalisés durant la campagne d’Ukraine. La seconde partie, «La forteresse ouvrière» relate le siège de Leningrad.

Dans sa préface –qui doit sans doute être examinée avec une certaine prudence, en gardant en mémoire les différentes facettes de l’écrivain– Malaparte invite le lecteur à lire entre les lignes de ces chroniques dont peu de passages avaient à l’époque été censurés, et à y voir l’annonce de la défaite de l’Allemagne contre une armée formée par vingt-cinq ans de communisme… et peut-être plus encore.

Virginie Bouyx

http://www.slate.fr/tribune/83899/chroniques-de-la-guerre-est-malaparte

 
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Publié par le octobre 2, 2014 dans civilisation, Europe, histoire, litterature

 

Washington avait étudié les conditions pour offrir l’asile politique à son allié Augusto Pinochet

11 septembre 2014 

Pinochet Henrry Kissinger Le Gouvernement des États-Unis a étudié en 1986 la possibilité de donner asile au dictateur  et allié chilien Augusto Pinochet, a révélé le chercheur Loreto Daza, dans des déclarations qu’il a faites à canal 13 dans le pays sud-américain.

Daza, après avoir travaillé sur les fonds de recherche déclassifiés par les Archives nationales et le dossier Administration des Etats-Unis , a diffusé  la nouvelle sur Télétreize de ce qu’ « une possibilité avait été d’offrir l’asile à Pinochet : En lui proposant lors d’un voyage aux États-Unis, de laisser le pouvoir ».

« L’autre était nourrir une situation de chaos civile au sein de la nation chilienne » pour déstabiliser le régime militaire, a déclaré l’expert.

Selon le chercheur, le chef du commandement sud des Etats-Unis, le général John Galvin, s’est réuni en 1986, lors d’une visite officielle au Chili avec Pinochet lui-même, mais aussi avec les dirigeants de l’opposition et des représentants de l’Eglise catholique.

Il a noté que les autorités du gouvernement de celui qui était alors président des Etats-Unis, Ronald Reagan « n’étaient pas contentes parce que n’était pas visible une avancée vers la démocratie au Chili », après le coup d’Etat du 11 septembre 1973.

« Ils voulaient appuyer sur la question des droits de l’homme et accélérer le processus de retour à la démocratie, » a déclaré Daza, depuis lors, selon  l’avis des États-Unis, avec Pinochet au pouvoir « tout pourrait être radicalisé jusqu’à un point hors de contrôle ».

Il a souligné que les Etats-Unis avait alerté la dictature militaire (1973-1990) de l’existence d’un arsenal caché pour le disparu Front Patriotique Manuel Rodríguez (FPMR), bras armé du parti communiste, qui aurait été découvert en 1986 dans le nord du Chili.

« John Galvin est l’homme qui a mis en garde le gouvernement militaire contre les caches d’armes. C’est dans les documents (déclassifiés) « , a déclaré le chercheur.

Après cette découverte, selon Daza, les États-Unis d’Amérique avaient prévu d’offrir un refuge diplomatique à Pinochet en guise de sortie pour l’incertitude politique et la radicalisation qui existaient au Chili.

Le FPMR recevait clandestinement des armes de Cuba par le petit port de pêche  Cove de Carrizal Bajo, l’arsenal comprenant fusils d’assaut M-16 d’origine américaine, des lance-roquettes, de mitrailleuses et d’autres munitions.

 
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Publié par le septembre 12, 2014 dans Amérique, histoire

 

Le neveu du substitut de Bandera et agent de la CIA Mykola Lebed tué en Ukraine

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Les photos de cet Américain d’âge moyen à la silhouette malingre ont fait  le tour de nombreux journaux étrangers et des réseaux sociaux mondiaux. Mark Paslavsky, 55 ans, est un vieux soldat, diplômé de West Point, venu en Ukraine pour combattre dans les rangs des bataillons punisseurs dans le Sud-Est. C’est ici, dans les rudes batailles pour Ilovaisk qu’il est décédé le 20 Août, suscitant des oh et des ah sentimentaux chez ses compatriotes américains et auprès des nazis ukrainiens.

Ce mercenaire connu sous le pseudonyme de « Franco » était respecté par ses collègues  du bataillon punitif « Donbass » pour ses prouesses et son «idéologie» – il détestait farouchement les Russes. Cependant, sa haine véhémente a trouvé une explication – le brave Américain a des racines ukrainiennes. Mais la réalité était bien plus intéressante qu’un sursaut de romantisme « patriotique » chez un «  jeune homme aux yeux ardents » né à l’étranger.

Le journaliste irlandais Brian McDonald a dévoilé des faits sur lesquels ses collègues préfèrent garder honteusement le silence. Mark Paslavsky est le neveu du célèbre chef Banderiste et nazi convaincu Mykola Lebed (rappelez-vous que Mykola Lebed  était à temps plein employé de la CIA et fondateur du bien connu « bureau » de renseignement des ukronationalistes « Prologue « ). Farouche défenseur et proche collaborateur de Stepan Bandera, terroriste et assassin, cerveau du « nettoyage » de la population polonaise en Ukraine, en particulier du tristement célèbre massacre de Volyn, Mykola Lebed depuis 1949 vivait aux États-Unis, sous l’aile des services secrets américains, pour qui il a travaillé jusqu’à un âge avancé, à la collecte de renseignements secrets sur l’Union soviétique.

En Amérique Lebed a épousé Sophia Gunchak, sœur du professeur et historien Taras Gunchak. Ce docte personnage avait depuis l’enfance de la sympathie pour les Banderistes et a essayé plus d’une fois de blanchir un autre célèbre bourreau nazi – Roman Choukhevytch et son Bataillon Nachtigall, responsable de l’enlèvement et des massacres de 4000 Juifs à Lvov. L’annonce de la mort de Sophia Lebed, publiée le 13 Septembre 2009 dans le journal en langue anglaise The Ukrainian Weekly, est suivie de la liste de tous ses parents éplorés. Y compris ses neveux – Nestor et Markian Paslavski. Un article paru dans Wikipedia en langue ukrainienne indique que  Paslavski est le neveu de Gunchak, mais garde prudemment le silence sur le mari de sa tante. Il n’est pas surprenant que dans le cœur du militant américain d’origine ukrainienne se soient développées les pousses vénéneuses semées par sa famille. On comprend ainsi sa haine viscérale des  Russes et même le pseudonyme de « Franco ».

Beaucoup ont établi des parallèles entre les rebelles anti-bandéristes de  Novorossia et les anti-franquistes des années 30 en Espagne. Le choix d’un tel nom de code pourrait difficilement être accidentel pour un rejeton de nazis. Je dois dire que quelqu’un tente manifestement de cacher les racines Banderistes du «héros» tombé au combat. L’avis de décès de Sofia Lebed  a été retiré de la copie PDF du journal hebdomadaire en ligne ukrainien. Quelqu’un pris la peine de retirer un autre avis de décès sur le site du service rituel du New Jersey, où était cité le nom du conjoint décédé de Sophia Gunchak – Mikola. Ce document a été retiré après avoir attiré l’attention de la pianiste ukrainienne Valentina Lisitsa qui vit aux États-Unis. Mais comme vous le savez, rien sur l’Internet ne disparaît sans laisser de trace … Après la guerre, les Soviétiques étaient convaincus que le fascisme avait disparu à jamais. Et bien que les militants de l’UPA n’aient été éliminés de leurs caches que dans la fin des années 40, il semblait que Bandera était déraciné sans laisser de trace. Malheureusement, cela s’est avéré être une illusion.

Aujourd’hui, le fascisme, comme le mal ancien de la légende, est de retour, et ses vagues sombres ramènent à la surface ces fantômes du passé, comme cet Américan Punisseur MarK Paslavski- coquille humaine, remplie de ténèbres sinistres. Ils viennent pour se venger, pour tuer. Il est juste qu’ils trouvent le repos éternel à l’endroit où leurs parents assassins ont réussi à sauver leur peau.
Sources :

http://www.novorosinform.org/news/id/8048

http://varjag-2007.livejournal.com/6684298.html

 

 
 

Deux inflexions de Poutine dans son discours historique … qui ne peuvent être isolées du contexte

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A propos de la première guerre mondiale, toutes les célébrations se sont faites plus ou moins par rapport à la situation en Ukraine et à la volonté des Etats-Unis d’aller très loin, cela empreint les propos de Vladimir Poutine d’une grande hauteur historique…

Jusqu’ici en Russie, j’ai l’impression tout le monde était à peu près d’accord sur le caractère impérialiste de la première guerre mondiale… Là Poutine insiste sur la manière dont le Russie impériale a tout fait pour détourner l’Europe d’un choix belliciste, mais malgré tous ses efforts la Russie tsariste n’a pu empêcher la guerre, mais elle a dû intervenir en soutien au peuple slave de Serbie…

Deuxième inflexion, pour la première fois à ma connaissance est plus ou moins critiquée la paix de Brest Livotsk et la manière dont les Bolcheviques ont cédé une partie du territoire parce que la proie de divisions et de luttes pour le pouvoir… Mais les divisions bolcheviques sont aussi celles des élites russes qui menacent aujourd’hui… Résultat, il faut conserver l’unité du peuple russe qui subit une agression, à toutes les étapes de leur histoire, accepter l’héritage de la volonté de paix qui a toujours été le propre de la Russie… Rappel de ce rôle de protecteur (la troisième Rome) par rapport à l’Europe berceau de la civilisation en proie à ses divisions et aux invasions barbares…

Extraits de discours:
Les messages de Vladimir Poutine à la milice populaires, l’Europe, le Russe et toute l’humanité
Aux milices populaires

«Tout au long des longueur siècles la Russie a agi pour les relations solides et confidentielles entre les États.Il en Était ainsi à la veille de la Première Guerre mondiale. Quand la Russie a fait tout pour persuader l’Europe de résoudre paisiblement, sans effusion de sang le conflit entre la Serbie et l’Autriche-Hongrie. Mais la Russie n’a pas été pas entendue. Et elle devait répondre à l’appel, en protégeant le peuple fraternel slave. En se protégeant, les citoyens contre la menace extérieure».

Aux compradors

«Cependant cette victoire a été volée au pays. Elle a été volée par ceux qui appelait à la défaite de la Patrie, de l’armée, semait les différends à l’intérieur de la Russie, se déchirait vers le pouvoir, en trahissant les intérêts nationaux».

À l’Europe

«Reposent là les combattants des différents pays. Mais ils sont liés pour toujours à la tragédie totale. Elle rappelle ce à quoi l’agression et l’égoïsme, les ambitions excessives des chefs d’États et des élites politiques amènent, en prenant le dessus sur le bon sens, et au lieu de la préservation du continent le plus réussi du monde — l’Europe, l’exposent au danger. Bien se rappeler cela aujourd’hui»

À l’humanité

«Bien apprendre à regarder et trouver quand même le pas en avant. À l’humanité, il est grand temps de comprendre et accepter une vérité principale : la violence engendre la violence. la voie vers le monde et la prospérité de tous se forme par la bonne volonté et le dialogue. Et la mémoire, les leçons des guerres passées. Le monument des combattants de la Première Guerre mondiale — non seulement le tribut à leurs grands exploits, est un avertissement sur le fait que le monde est fragile, et que nous sommes engagés à le ménager, à nous rappeler que le plus précieux sur la terre — la vie de paix, tranquille stable

Pour la Russie

«Exactement il y a un siècle la Russie était est obligée d’entrer dans la Première guerre mondiale. Et aujourd’hui nous ouvrons le mémorial à ses héros – les soldats russes et les officiers. Nous ouvrons sur le chagrin de Poklonnoj, qui garde la mémoire reconnaissante la gloire militaire des armées russes, tous, qui à de différentes étapes de l’histoire de notre État ont protégé son indépendance, sa dignité et sa liberté.

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