RSS

Archives de Catégorie: guerre et paix

Les habitants de Mikhailovka protestent contre la présence de militaires dans leur école

Pietro

15/10/2014

http://www.kpu.ua/ru/78894/hersonschyna_zhytely_myhajlovky_protestujut_protyv_prysutstvyja_voennyh_v_shkole

http://youtu.be/FU0sFVtahoU

Le 12 octobre, dans une école de Mikhailovka (région de Kherson) sous le couvert de la nuit se sont installés des militaires de l’armée ukrainienne. Leur arrivée nocturne a été « signalée » par des beuveries et des bagarres, il a fallu appeler la police. Les valeureux combattants ont immédiatement menacé d’abattre la statue de Lénine dans le village, et de faire la peau aux communistes.

Ils n’étaient pas entrés sur le territoire du village sous les couleurs du drapeau national, mais avec la bannière noire et rouge de Bandera. « Nous sommes l’armée de l’UPA – ont-ils déclaré aux gens du pays – et nous sommes venus vous libérer. » Très vite, par le « bouche à oreille » l’information a circulé sur les hôtes indésirables qui avaient envahi le village. En signe de protestation, les parents n’ont pas envoyé leurs enfants à l’école et ont demandé que soient libérés les lieux de l’établissement d’enseignement. Les villageois ne veulent pas que les enfants étudient dans des locaux où se trouvent des militaires. Les gens ont demandé le retrait du drapeau de Bandera, rappellant aux intrus qu’ils sont sur le territoire de l’Ukraine, un Etat souverain qui possède son propre drapeau.

Dans la matinée, tout le village s’est réuni sous les murs du conseil municipal. Les gens de différentes tendances politiques ont été unanimes: les militaires n’ont pas à être basés dans une école rurale. Après beaucoup de cris et de discussions, le chef d’état-major de la formation mobile-opératoire « Polésie » Igor Fedorov est venu s’expliquer.

Il a déclaré qu’ils étaient venus pour libérer et protéger les habitants. Les manifestants ont demandé: «De qui ? » Il a dit alors que dans la région de Kherson peuvent se reproduire les événements du Donbass. Après cela, les villageois étaient difficiles à calmer. Cependant, on peut les comprendre, parce qu’ils craignent pour la sécurité de leurs enfants. Ils sont indignés de ce que l’on soit venu briser la tranquillité de leur village, car dès le premier jour cette unité de paramilitaires ne s’est pas montrée sous son meilleur jour.

Bureau de presse du Parti communiste de Kherson

 

La situation en Ukraine au 14 octobre : les fascistes tentent d’accroître leur emprise par Danielle Bleitrach.

4-sebastopol-marine-russe-cassini

La journée de hier, à Kiev mais aussi à Kharkov a témoigné de la volonté insurrectionnelle des fascistes, des défilés avec le portrait de Bandera à l’émeute devant le parlement, cela nous sera présenté comme un corps étranger mais il n’en est rien. Le gouvernement de Porochenko cède constamment du terrain à ces voyous. Ainsi il vient de nommer à la tête de la garde nationale le Colonel général Stepan Poltorak, qui est un vrai fasciste. Une telle nomination signifie que Porochenko cherche la conciliation avec les néonazis et cela confirme les nouvelles en provenance du front où il n’y a pas de véritable cessez-le-feu et où se poursuivent les attaques d’artillerie sur Donetsk, des nouvelles parviennent également concernant les concentrations de blindés ukrainiens et l’arrivée de troupes fraîches. Ceux parmi les gens de Novorossia qui dénoncent le cessez-le-feu et les accords de Minsk y voient une manœuvre combinée avec la préparation d’une zone tampon qui en fait serait un prétexte.

Dans le contexte également dénoncé des futures élections en Novorossia qui même si elles ne coïncident pas avec celles prévues pour le reste de l’Ukraine polarisent les tensions. A ce propos, la commission électorale a fait une annonce hier:  Zakhartchenko que nous avions présenté sur information erronée du blog de Nicolas Maury comme le candidat du parti communiste est un candidat indépendant et le parti communiste de Donetsk récemment créé n’a pas encore désigné son candidat.
Pavel Goubarev, ancien  gouverneur de Donetsk a été victime d’une tentative d’assassinat à bord de sa voiture. Bien qu’il n’ait pas été touché par les balles, il a subi un grave traumatisme crânien provoqué par la collision de la voiture. Il est actuellement hospitalisé en Russie et il vient à peine de se réveiller. Beaucoup de gens auraient intérêt à assassiner Goubarev . Les plus vraisemblables sont les oligarques ukrainiens dont Goubarev a promis à confisquer les propriétés et leurs hommes de main néo-nazis.  Ce qui est sûr est que cet attentat dans le contexte que nous venons de décrire est nuisible aux insurgés du Donbass et que l’essentiel est à qui profite le crime. Autre constat Goubarev est soigné dans un hôpital russe ce qui prouve que pour lui et ses proches l’ennemi n’est pas de ce côté. Toute  spéculation qui n’a pas manqué de filtrer concernant des luttes internes à Novorossia ou même dans l’entourage de Poutine, ne sont étayées par rien et ne servent qu’a affaiblir les combattants.

Le contexte c’est aussi la visite surprise et dont les résultats n’ont été publiés nulle part de Victoria Nuland. Qu’il s’agisse de l’une de ses visites, de celle du responsable de la CIA, voire de Joe Biden, ce genre de visite a toujours coïncidé avec des événements désastreux allant non vers la paix mais vers une intensification de la guerre. Ici aussi les spéculation vont bon train et des bruits de remplacement de Porochenko par des serviteurs prêts à tout comme  Yatsenyuk ou Tourtchinov se font jour. Mais pourquoi? Pour quelle politique? D’un côté les Etats-Unis font pression pour une offensive et un durcissement de la situation mais dans le même temps ce faisant ils sont de plus en plus obligés de s’appuyer sur les néonazis. Les événements de hier au parlement prouvent que les dits néonazis risquent très rapidement de se transformer en nouveaux frankenstein que les Etats-Unis ont le don de provoquer sur leurs pas. Sont-ils désormais en mesure de faire autre chose que de céder à ces brutes.

La situation économique et sociale en Ukraine ne cesse de se dégrader et le fascisme, la guerre contre le Donbass sont de bien dangereux exutoires, la montée du fascisme va certainement se traduire dans les urnes ; comme toujours ce fascisme n’est pas majoritaire, mais il est dominant c’est-à-dire qu’il est en situation par la peur et la violence d’imposer ses orientations, qui sont aussi celles des oligarques entrés en querelles internes pour le pouvoir.

Dans l’ensemble de la population, le mécontentement, le refus de la guerre civile sont grands et c’est tout le sens de la campagne héroïque du parti communiste d’Ukraine, mais la peur que fait régner le fascisme est contradictoire avec une consultation populaire, toutes les forces en présence, hormis les communistes et certains candidats du parti des régions, étant plus ou moins contraintes de pactiser avec ces brutes.

Ces fascistes prétendent régner non seulement à Kiev et dans l’ouest mais faire peur aux populations civiles non organisées de l’est et du sud, comme cela a été fait à Odessa et comme cela se fait de plus en plus à Kharkov et à Marioupol. On mesure mieux encore que les combattants du Donbass ont légitiment pris les armes contre ces néonazis. De ce point de vue le moral des combattants du Donbass reste très élevé et la situation militaire demeure en leur faveur. Il faudrait également analyser ce qu’il en est des déclarations des Russes et des occidentaux concernant le retrait des troupes russes et la fin des sanctions. Tout cela ne semble pas changer grand chose mais donner prétexte aux Européens de revoir leur stratégie qui leur est nuisible. En fait il n’y a pas une grande évolution simplement comme nous venons de le voir, la fascisation du gouvernement ukrainien sous la pression des créatures auxquelles ils se sont donnés.

Danielle Bleitrach

4

 

‘Sisters in arms': les femmes kurdes combattantes prêtes « à envoyer ISIS en enfer » (vidéo)

.http://rt.com/news/193972-kurdish-women-fighters-isis/

Publié RT: 7 octobre 2014 18:30
Édité fois: 8 octobre 2014 05:55

RT Photo / Paula Slier

Photo de RT / Paula sournoise

 Les femmes combattantes kurdes déclenchent la peur des militants de l’État islamique, qui croient qu’ils iront tout droit en enfer s’ils sont tués par une femme. RT s’est rendu à la frontière irako-syrienne pour rencontrer le GPJ, le bataillon féminin qui combat IS.

La zone frontalière entre l’Irak et la Syrie est actuellement contrôlée par des bénévoles  kurdes après l’abandon des forces militaires irakiennes et syriennes des passages frontaliers.

Les femmes combattantes  occupent les postes d’observation sur la frontière, ce qui leur permet de surveiller toutes les activités de l’IS en Irak et en Syrie.

000_Mvd6580355_0

Rosarine, une des femmes, a avoué qu’elle n’avait jamais tiré avec un pistolet dans sa vie avant que la guerre contre l’Etat islamique (IS, anciennement ISIS) ait commencé.


« La première fois que j’ai tiré, j’ai eu peur, mais mon amour pour mon pays était plus grand que ma peur »
elle a dit à Paula Slier de RT. « L’Etat islamique pense que des  femmes ne peuvent pas lutter contre eux, mais nous sommes ici. Nous n’avons pas peur parce que nous savons pourquoi nous nous battons  « 

 Celle-ci qui a 19 ans, qui avait quitté l’école pour rejoindre le GPJ, unités de Protection du peuple kurde, dit que maintenant, elle ouvre le feu « chaque fois que quelque chose bouge [côté IS]. »

Toutes les combattantes, le bataillon sont des bénévoles qui vont au combat sous la devise « Hava » (amitié). Rosarine a ajouté qu’elle et ses sœurs en « armes » ont reçu le plein appui et l’encouragement de leur famille  parce qu’elles  se battent pour protéger la terre kurde et son peuple.

La commandante des combattantes kurdes, Dalil Derki, a déclaré que son unité inspire la terreur chez les militants de l’État islamique, qui ont « déformé l’Islam. »

« Dans leur philosophie les femmes n’ont pas leur propre rôle dans la société. Leur philosophie et leur culture est qu’ils croient que s’ils sont tués par une femme, ils ne vont pas au ciel. Au lieu de cela, ils iront en enfer, » explique-t-elle à RT.

Selon le commandant de GPJ, la moitié des djihadistes sur la frontière ont été tués par les combattantes et « s’ils veulent aller en enfer, ils n’ont qu’à poursuivre la lutte avec  nous. »

Derki dit qu’elle est fière de ses troupes et leur action sur le champ de bataille, elles  « montrent l’exemple aux femmes partout dans le monde. »

Une autre femme soldat, Beritan, dit qu’elle a déjà été dans les nombreux « combats dangereux », dans  une seule bataille, qui a duré « pendant toute une nuit et un jour. »


« Je n’avais pas vraiment peur,  j’étais plus concentrée sur la nécessité de tuer les terroristes que sur ma propre mort »
elle a expliqué.

Beaucoup de filles ont dit à RT qu’elles vont rester des soldats après que la guerre avec l’IS soit terminée car le combat pour un Etat kurde,  un Kurdistan indépendant, est en cours.

Les Kurdes n’ont pas leur propre État, avec la région du Kurdistan s’étendant sur les régions adjacentes de l’Iran, Irak, Syrie et Turquie.

Le conflit kurde avec divers groupes djihadistes prenant part à la guerre civile syrienne, y compris IS, a commencé en juillet 2013 dans la ville syrienne de Ras al-Aïn.

Alors que les forces kurdes ont réussi récemment à avoir des victoires  militaires modestes contre IS dans le nord de l’Irak.

Toutefois, les djihadistes semblent prendre le dessus dans la bataille pour la ville stratégique de Kobani, sur la frontière syrienne

 
Poster un commentaire

Publié par le octobre 8, 2014 dans Asie, femmes, guerre et paix

 

Les charniers de Donetsk seront-ils reconnus comme des crimes de guerre?

Место захоронения людей на территории лесного склада шахты № 22 "Коммунар"

Dans la région de Donetsk, les combattants ont trouvé plusieurs charniers, après le départ des troupes ukrainiennes, de la Garde nationale et de bataillons comme Aïdar.
Dans un premier temps, l’on a annoncé la découverte de 3 charniers, l’un avec les corps d’environ 40 civils, les deux autres avec des corps de combattants. Maintenant, les chiffres ne cessent d’augmenter, au fur et à mesure que les combattants mènent les recherches sur les territoires desquels l’armée ukrainienne s’est retirée. Actuellement, nous en sommes à 4 dans lesquels les habitants furent enterrés rapidement. Ce qui montre l’attitude globale du pouvoir ukrainien, même face à ses hommes, les combattants ont également découverts 6 endroits, où les corps des soldats ukrainiens ont été abandonnés dans des fosses communes creusées dans la nature.
Les corps des habitants de la région portent les marques de violences particulièrement graves. Certains n’ont plus d’organes à l’intérieur, on a retrouvé le corps d’une mère avec son bébé, les corps ont les mains attachées dans le dos, certains ont été exécutés d’une balle dans la tête après avoir été torturés.
Face à cette horreur, le silence de la communauté internationale est insupportable. La Russie demande une enquête internationale pour savoir ce qui s’est passé, qui a commis ces crimes. Une demande va être envoyée à l’ONU et à l’OSCE.
Jusqu’à quel point va-t-on encore s’abaisser et détourner le regard? Nous sommes en Europe. Çà se passe sur notre terre. Pourquoi aller bombarder des pays au loin, si l’on n’est pas capable de faire respecter ses valeurs chez soi?
 

Engagements russes : soutien aux adversaires de l’ISIS, mais pas l’intention de rejoindre la coalition dirigée par les États-Unis

 
Poster un commentaire

Publié par le septembre 20, 2014 dans extrême-droite, guerre et paix

 

Chomsky : Les Etats-Unis se noient dans la catastrophe dans le berceau de la civilisation

 

 

 Les États-Unis d’Amérique sont en train de se noyer dans la catastrophe dans le berceau de la civilisation, en raison de leurs interventions dans la région de la Mésopotamie, a déclaré le célèbre linguiste, philosophe et militant pacifiste états-unien, Noam Chomsky  dans son discours sur les politiques de la maison blanche contre les miliciens de l’EIIL en Irak et en Syrie.

Selon une information de dimanche de l’Agence de presse RT, en citant le site  Alternet, américain, le  vétéran intellectuel nord-américain a critiqué la stratégie des États-Unis et de ses alliés occidentaux dans la terre de Mésopotamie, située entre le tigre et l’Euphrate (les zones de non-désert de l’Irak actuel) et la zone frontalière du nord-est de la Syrie, qui a été le théâtre « d’horreurs indescriptibles »  ces dernières années.

Se référant à « l’agression » des USA  en Irak, en 2003, l’universitaire a rappelé que l’une des terribles conséquences de ces invasions est un changement radical dans les régions mixtes de cette terre en d’actuelles  enclaves sectaires  et la formation des combattants de l’EIIL dans cette région.

« L’agression de ( l’ex Président des USA ) Bush et (l’ex-premier Britannique) Tony Blair en 2003, que de nombreux irakiens ont comparé aux invasions mongoles du XIIIe siècle, fut un autre coup mortel », ce qui, selon Chomsky, détruisit « une grande partie de ce qui avait survécu en Irak malgré les sanctions de l’Organisation des Nations Unies (ONU) impulsées par Bill Clinton ».

 

« Les conflits aggravés par l’invasion se sont répandus au-delà, et maintenant la région est faite de lambeaux, » a déclaré l’analyste politique.

Dans une autre partie de ses remarques, Chomsky a interrogé les gouvernements occidentaux sur la contradiction par rapport aux groupes armés en Irak et en Syrie, soulignant d’une part l’offensive contre eux  en Irak et, d’autre part, la manière dont on continue à saper le gouvernement de Bashar Al-Assad, le principal adversaire  de ce groupement en Syrie.

Il est à noter qu’en 2003, les États-Unis envahirent l’Irak en violation flagrante du droit international et dans le contexte de recherche d’armes de destruction massive qui auraient été stockés par l’ancien dictateur irakien Saddam Hussein, ce qui a coûté la vie à des milliers de personnes, dont des femmes et des enfants.

Le monde a appris plus tard que l’ancien régime irakien n’avait pas d’armes de destruction massive et que les dirigeants britanniques et américains étaient au courant de cela.

 
Poster un commentaire

Publié par le septembre 9, 2014 dans Asie, guerre et paix

 

De Minsk au pays de galles, l’Allemagne est la clé de la situation par Pepe Escobar

<!–Pepe Escobar–>

Pepe Escobar est le correspondant itinérant pour Asia Times / Hong Kong, un analyste pour RT Tom Dispatch et collabore à des sites Web et radio aux Etats-Unis et en Asie.

Temps a publié : 28 août 2014 09:27

 

Ukraine's President Petro Poroshenko (L), Russia's President Vladimir Putin (top centre R) and Belarus' President Alexander Lukashenko (3rd R from Putin) meet with high-ranking officials and presidents from Kazakhstan and the European Union in Minsk, August 26, 2014.(Reuters / Alexei Druzhinin)

Le Président Petro Poroshenko (à gauche), le Président Vladimir Poutine (en haut au centre) et le  Président Alexander Lukashenko du Bélarus (3e à droite de Poutine) rencontrent de hauts fonctionnaires et les présidents du Kazakhstan et de l’Union européenne à Minsk, 26 août 2014 (Reuters / Alexei Droujinine)

 

 

La route vers le sommet de Minsk mardi dernier a commencé à être ouverte lorsque la chancelière allemande Angela Merkel a parlé à la TV ARD publique, après sa brève visite à Kiev le samedi.

Merkel a souligné, « une solution doit être trouvée à la crise de l’Ukraine, qui ne soit pas être nocive pour la Russie. »

Elle a ajouté que « il doit y avoir un dialogue. Il peut seulement y avoir une solution politique. Il n’y aura pas de solution militaire à ce conflit. »

Merkel a parlé de « décentralisation » de l’Ukraine, un accord définitif sur le prix de l’essence, le commerce entre l’Ukraine et la Russie, et elle a même suggéré que l’Ukraine  était libre d’adhérer à l’ Union  Russie- eurasie , (l’Union européenne n’en fera jamais le prétexte à un « grand conflit » ). Sortie des sanctions ; entrer dans de  bonnes propositions.

Elle n’aurait pas pu être plus explicite; « Nous [Allemagne] nous vouons  avoir de bonnes relations commerciales avec la Russie . Nous voulons des relations raisonnables avec la Russie. Nous sommes dépendants l’un de l’autre, et il y a tant d’autres conflits dans le monde où nous devrions travailler ensemble, alors j’espère que nous pourrons progresser ».

La traduction directe pour tous est qu’il n’y aura pas un Nulandistan (d’après la  neo-con Victoria Nuland ‘L’UE f’ ), contrôlée à distance par Washington et entièrement financée par l’UE. Dans le monde réel, ce que dit Allemagne, signifie l’Union européenne.

Géopolitiquement, cela signifie aussi un énorme revers pour Washington, et sa politique de confinement obsessionnel et l’encerclement de la Russie,  avec la procédure  parallèle du « pivot vers l’Asie » (confinement et l’encerclement de la Chine).

C’est  économiquement stupide

L’ Économie : désormais exemplaire de l’intervention du capitalisme de catastrophe – c’est… l’Ukraine. Eh bien, pour une catastrophe, c’est une catastrophe. C’ est bien au-delà de la récession, maintenant il s’agit d’une dépression profonde. Les fonds du FMI  servent à payer les factures en suspens et à alimenter la machine militaire qui perd ; Kiev ne sent plus battre  son cœur industriel de l’Ukraine. Sans oublier que les conditions du FMI « ajustement structurel » se traduisent par le saignement à blanc des Ukrainiens .

Les impôts- et les coupes budgétaires-sont en hausse. La monnaie, la hryvnya, a plongé de 40 % depuis le début de 2014. Le système bancaire est une plaisanterie. L’idée que l’UE va payer les factures gigantesques de l’Ukraine est un mythe. L’Allemagne (qui recouvre l’Union européenne) veut un accord. Rapide.

La raison est très simple. Allemagne a crû seulement de 1,5 % en 2014. Pourquoi ? Parce que l’hystérie des sanctions propulsées par Washington met à mal l’économie de l’Allemagne. Merkel a finalement délivré le message. Ou du moins semble l’ avoir.

La première étape vers un accord durable est celle de l’énergie. Ce vendredi, il y a une rencontre clé entre les responsables de l’énergie russe et de l’UE à Moscou. Et puis, plus tard la semaine prochaine, une autre aura lieu entre la Russie, l’Union européenne et les autorités ukrainiennes. Le Commissaire à l’énergie de l’UE, Gunther Oettinger, qui était à Minsk, veut un accord intérmédaire sur le transit  des flux de gaz russe bien sûr à travers l’Ukraine vers l’Europe en hiver. Le Général hiver, une fois de plus, gagne toute guerre.

(L-R) Kazakhstan's President Nursultan Nazarbayev, Russia's President Vladimir Putin, Belarus' President Alexander Lukashenko, Ukraine's President Petro Poroshenko, High Representative of the European Union for Foreign Affairs and Security Policy Catherine Ashton, European Commissioner for Energy Guenther Oettinger, European Commissioner for Trade Karel De Gucht pose on the sideline of a summit in Belarus' capital of Minsk on August 26, 2014. (AFP Photo / Kirill Kudryavtsev)

(L-R) Le Président Nursultan Nazarbayev du Kazakhstan, le Président Vladimir Putin de la Russie, le Président Alexander Lukashenko Bélarus, le Président Petro Poroshenko de l’Ukraine, haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Catherine Ashton, commissaire européen à l’énergie, Günther Oettinger, commissaire européen au commerce Karel De Gucht se posent sur le banc de touche d’un sommet dans la capitale du Belarus de Minsk le 26 août 2014. (AFP Photo / Kirill Kudryavtsev)

Voilà, essentiellement,  que l’UE – pas la Russie – est en train de dire au Président ukrainien Petro Poroshenko de remballer sa  « stratégie » de défaite, de ralentir le nettoyage ethnique de l’Ukraine orientale.

Moscou a toujours insisté sur le fait que la crise est un problème politique qui a besoin d’une solution politique. Moscou accepterait une solution de décentralisation tenant compte des intérêts – et des droits linguistiques – des gens de Donetsk, Lougansk, Odessa, Kharkov. Moscou n’encourage pas la sécession.

Poroshenko, quant à lui, notre oligarque ukrainien typique  est dans la danse  des oligarques. Maintenant qu’il est sur le dessus, s’il ne veut pas être éjecté. il doit s’appuyer sur le « soutien » des néo-nazis du secteur droit et Svoboda, et  alors il n’y aura jamais une solution politique.

L’Empire du Chaos, naturellement, ne veut pas d’une solution politique – avec une Ukraine neutre sur le plan économique liée à l’UE et la Russie ; l’intégration économique/commerciale en Eurasie est pour lui un anathème.

Il s’agit de l’OTAN

En parallèle, chaque diplomate EU en a conscience – à supposer qu’il en ait  une  –  l’hystérie ininterrompue sur la « menace »  russe  pour l’Europe est un mythe colporté depuis Washington visant à renforcer l’OTAN., dont le Secrétaire général Anders Fogh  » de la guerre ‘ Rasmussen ressemble à un CD rayé.

C’est presque un secret à Bruxelles que les plus grandes puissances de l’UE tout simplement n’ont pas envie d’avoir des bases permanentes de l’OTAN en Europe de l’Est. La  France, Italie et Espagne sont tout à fait contre. L’Allemagne est toujours le cul entre deux chaises, pesant soigneusement comment ne pas s’opposer à la Russie et aux Etats-Unis. Inutile de préciser que les anglo-américains en « relation spéciale » veulent les bases, soutenu par l’hystérie déclenchée par la Pologne et par les pays baltes  – Estonie, Lettonie et Lituanie.

Fogh of War est donc sur un une voie prévisible, parler de « renforts rapides », « installations de réception », « prépositionnement de fournitures, de matériel, préparation de l’infrastructure, bases et siège » et « une présence de l’OTAN plus visible. » Cela  prouve encore une fois que l’Empire du Chaos ne pouvait pas respecter ce qui a trait à l’Ukraine ; c‘est toute  l’expansion de l’OTAN – le point clé dont on parlera la semaine prochaine lors du sommet au pays de Galles.

Le combat libre néolibéral-dépouillement des actifs, privatisation sauvage et le pillage pur et simple de l’Ukraine, déguisé en prêts et « aides », est maintenant inéluctable. Engloutir encore de l’agriculture et le potentiel énergétique de l’Ukraine n’est pas suffisant pour l’Empire du Chaos. Il veut le retour de la Crimée  (cette future base de l’OTAN à Sébastopol…). Il veut la défense anti-missile déployée en Pologne et les pays baltes. Il aimerait même un changement de régime en Russie.

Et puis, il y a MH17. Si tôt ou tard, il  est prouvé que l’Empire du Chaos dupe l’Europe par des sanctions contre-productives selon des« preuves » fictives, l’opinion publique allemande va forcer Merkel à agir en conséquence.

L’Allemagne était le secret derrière le sommet de Minsk. Voyons voir si l’Allemagne sera également le secret derrière le sommet du pays de Galles. En fin de compte, il revient en Allemagne d’empêcher la guerre froide qui risque de chauffer dans toute l’Europe.

 
 
Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 372 autres abonnés