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Archives de Catégorie: guerre et paix

Chomsky : Les Etats-Unis se noient dans la catastrophe dans le berceau de la civilisation

 

 

 Les États-Unis d’Amérique sont en train de se noyer dans la catastrophe dans le berceau de la civilisation, en raison de leurs interventions dans la région de la Mésopotamie, a déclaré le célèbre linguiste, philosophe et militant pacifiste états-unien, Noam Chomsky  dans son discours sur les politiques de la maison blanche contre les miliciens de l’EIIL en Irak et en Syrie.

Selon une information de dimanche de l’Agence de presse RT, en citant le site  Alternet, américain, le  vétéran intellectuel nord-américain a critiqué la stratégie des États-Unis et de ses alliés occidentaux dans la terre de Mésopotamie, située entre le tigre et l’Euphrate (les zones de non-désert de l’Irak actuel) et la zone frontalière du nord-est de la Syrie, qui a été le théâtre « d’horreurs indescriptibles »  ces dernières années.

Se référant à « l’agression » des USA  en Irak, en 2003, l’universitaire a rappelé que l’une des terribles conséquences de ces invasions est un changement radical dans les régions mixtes de cette terre en d’actuelles  enclaves sectaires  et la formation des combattants de l’EIIL dans cette région.

« L’agression de ( l’ex Président des USA ) Bush et (l’ex-premier Britannique) Tony Blair en 2003, que de nombreux irakiens ont comparé aux invasions mongoles du XIIIe siècle, fut un autre coup mortel », ce qui, selon Chomsky, détruisit "une grande partie de ce qui avait survécu en Irak malgré les sanctions de l’Organisation des Nations Unies (ONU) impulsées par Bill Clinton".

 

« Les conflits aggravés par l’invasion se sont répandus au-delà, et maintenant la région est faite de lambeaux, » a déclaré l’analyste politique.

Dans une autre partie de ses remarques, Chomsky a interrogé les gouvernements occidentaux sur la contradiction par rapport aux groupes armés en Irak et en Syrie, soulignant d’une part l’offensive contre eux  en Irak et, d’autre part, la manière dont on continue à saper le gouvernement de Bashar Al-Assad, le principal adversaire  de ce groupement en Syrie.

Il est à noter qu’en 2003, les États-Unis envahirent l’Irak en violation flagrante du droit international et dans le contexte de recherche d’armes de destruction massive qui auraient été stockés par l’ancien dictateur irakien Saddam Hussein, ce qui a coûté la vie à des milliers de personnes, dont des femmes et des enfants.

Le monde a appris plus tard que l’ancien régime irakien n’avait pas d’armes de destruction massive et que les dirigeants britanniques et américains étaient au courant de cela.

 
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Publié par le septembre 9, 2014 dans Asie, guerre et paix

 

De Minsk au pays de galles, l’Allemagne est la clé de la situation par Pepe Escobar

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Pepe Escobar est le correspondant itinérant pour Asia Times / Hong Kong, un analyste pour RT Tom Dispatch et collabore à des sites Web et radio aux Etats-Unis et en Asie.

Temps a publié : 28 août 2014 09:27

 

Ukraine's President Petro Poroshenko (L), Russia's President Vladimir Putin (top centre R) and Belarus' President Alexander Lukashenko (3rd R from Putin) meet with high-ranking officials and presidents from Kazakhstan and the European Union in Minsk, August 26, 2014.(Reuters / Alexei Druzhinin)

Le Président Petro Poroshenko (à gauche), le Président Vladimir Poutine (en haut au centre) et le  Président Alexander Lukashenko du Bélarus (3e à droite de Poutine) rencontrent de hauts fonctionnaires et les présidents du Kazakhstan et de l’Union européenne à Minsk, 26 août 2014 (Reuters / Alexei Droujinine)

 

 

La route vers le sommet de Minsk mardi dernier a commencé à être ouverte lorsque la chancelière allemande Angela Merkel a parlé à la TV ARD publique, après sa brève visite à Kiev le samedi.

Merkel a souligné, « une solution doit être trouvée à la crise de l’Ukraine, qui ne soit pas être nocive pour la Russie. »

Elle a ajouté que "il doit y avoir un dialogue. Il peut seulement y avoir une solution politique. Il n’y aura pas de solution militaire à ce conflit."

Merkel a parlé de « décentralisation » de l’Ukraine, un accord définitif sur le prix de l’essence, le commerce entre l’Ukraine et la Russie, et elle a même suggéré que l’Ukraine  était libre d’adhérer à l’ Union  Russie- eurasie , (l’Union européenne n’en fera jamais le prétexte à un "grand conflit" ). Sortie des sanctions ; entrer dans de  bonnes propositions.

Elle n’aurait pas pu être plus explicite; "Nous [Allemagne] nous vouons  avoir de bonnes relations commerciales avec la Russie . Nous voulons des relations raisonnables avec la Russie. Nous sommes dépendants l’un de l’autre, et il y a tant d’autres conflits dans le monde où nous devrions travailler ensemble, alors j’espère que nous pourrons progresser".

La traduction directe pour tous est qu’il n’y aura pas un Nulandistan (d’après la  neo-con Victoria Nuland ‘L’UE f’ ), contrôlée à distance par Washington et entièrement financée par l’UE. Dans le monde réel, ce que dit Allemagne, signifie l’Union européenne.

Géopolitiquement, cela signifie aussi un énorme revers pour Washington, et sa politique de confinement obsessionnel et l’encerclement de la Russie,  avec la procédure  parallèle du « pivot vers l’Asie » (confinement et l’encerclement de la Chine).

C’est  économiquement stupide

L’ Économie : désormais exemplaire de l’intervention du capitalisme de catastrophe – c’est… l’Ukraine. Eh bien, pour une catastrophe, c’est une catastrophe. C’ est bien au-delà de la récession, maintenant il s’agit d’une dépression profonde. Les fonds du FMI  servent à payer les factures en suspens et à alimenter la machine militaire qui perd ; Kiev ne sent plus battre  son cœur industriel de l’Ukraine. Sans oublier que les conditions du FMI « ajustement structurel » se traduisent par le saignement à blanc des Ukrainiens .

Les impôts- et les coupes budgétaires-sont en hausse. La monnaie, la hryvnya, a plongé de 40 % depuis le début de 2014. Le système bancaire est une plaisanterie. L’idée que l’UE va payer les factures gigantesques de l’Ukraine est un mythe. L’Allemagne (qui recouvre l’Union européenne) veut un accord. Rapide.

La raison est très simple. Allemagne a crû seulement de 1,5 % en 2014. Pourquoi ? Parce que l’hystérie des sanctions propulsées par Washington met à mal l’économie de l’Allemagne. Merkel a finalement délivré le message. Ou du moins semble l’ avoir.

La première étape vers un accord durable est celle de l’énergie. Ce vendredi, il y a une rencontre clé entre les responsables de l’énergie russe et de l’UE à Moscou. Et puis, plus tard la semaine prochaine, une autre aura lieu entre la Russie, l’Union européenne et les autorités ukrainiennes. Le Commissaire à l’énergie de l’UE, Gunther Oettinger, qui était à Minsk, veut un accord intérmédaire sur le transit  des flux de gaz russe bien sûr à travers l’Ukraine vers l’Europe en hiver. Le Général hiver, une fois de plus, gagne toute guerre.

(L-R) Kazakhstan's President Nursultan Nazarbayev, Russia's President Vladimir Putin, Belarus' President Alexander Lukashenko, Ukraine's President Petro Poroshenko, High Representative of the European Union for Foreign Affairs and Security Policy Catherine Ashton, European Commissioner for Energy Guenther Oettinger, European Commissioner for Trade Karel De Gucht pose on the sideline of a summit in Belarus' capital of Minsk on August 26, 2014. (AFP Photo / Kirill Kudryavtsev)

(L-R) Le Président Nursultan Nazarbayev du Kazakhstan, le Président Vladimir Putin de la Russie, le Président Alexander Lukashenko Bélarus, le Président Petro Poroshenko de l’Ukraine, haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Catherine Ashton, commissaire européen à l’énergie, Günther Oettinger, commissaire européen au commerce Karel De Gucht se posent sur le banc de touche d’un sommet dans la capitale du Belarus de Minsk le 26 août 2014. (AFP Photo / Kirill Kudryavtsev)

Voilà, essentiellement,  que l’UE – pas la Russie – est en train de dire au Président ukrainien Petro Poroshenko de remballer sa  « stratégie » de défaite, de ralentir le nettoyage ethnique de l’Ukraine orientale.

Moscou a toujours insisté sur le fait que la crise est un problème politique qui a besoin d’une solution politique. Moscou accepterait une solution de décentralisation tenant compte des intérêts – et des droits linguistiques – des gens de Donetsk, Lougansk, Odessa, Kharkov. Moscou n’encourage pas la sécession.

Poroshenko, quant à lui, notre oligarque ukrainien typique  est dans la danse  des oligarques. Maintenant qu’il est sur le dessus, s’il ne veut pas être éjecté. il doit s’appuyer sur le « soutien » des néo-nazis du secteur droit et Svoboda, et  alors il n’y aura jamais une solution politique.

L’Empire du Chaos, naturellement, ne veut pas d’une solution politique – avec une Ukraine neutre sur le plan économique liée à l’UE et la Russie ; l’intégration économique/commerciale en Eurasie est pour lui un anathème.

Il s’agit de l’OTAN

En parallèle, chaque diplomate EU en a conscience – à supposer qu’il en ait  une  –  l’hystérie ininterrompue sur la "menace"  russe  pour l’Europe est un mythe colporté depuis Washington visant à renforcer l’OTAN., dont le Secrétaire général Anders Fogh " de la guerre ‘ Rasmussen ressemble à un CD rayé.

C’est presque un secret à Bruxelles que les plus grandes puissances de l’UE tout simplement n’ont pas envie d’avoir des bases permanentes de l’OTAN en Europe de l’Est. La  France, Italie et Espagne sont tout à fait contre. L’Allemagne est toujours le cul entre deux chaises, pesant soigneusement comment ne pas s’opposer à la Russie et aux Etats-Unis. Inutile de préciser que les anglo-américains en « relation spéciale » veulent les bases, soutenu par l’hystérie déclenchée par la Pologne et par les pays baltes  – Estonie, Lettonie et Lituanie.

Fogh of War est donc sur un une voie prévisible, parler de "renforts rapides", "installations de réception", "prépositionnement de fournitures, de matériel, préparation de l’infrastructure, bases et siège" et « une présence de l’OTAN plus visible. » Cela  prouve encore une fois que l’Empire du Chaos ne pouvait pas respecter ce qui a trait à l’Ukraine ; c‘est toute  l’expansion de l’OTAN – le point clé dont on parlera la semaine prochaine lors du sommet au pays de Galles.

Le combat libre néolibéral-dépouillement des actifs, privatisation sauvage et le pillage pur et simple de l’Ukraine, déguisé en prêts et « aides », est maintenant inéluctable. Engloutir encore de l’agriculture et le potentiel énergétique de l’Ukraine n’est pas suffisant pour l’Empire du Chaos. Il veut le retour de la Crimée  (cette future base de l’OTAN à Sébastopol…). Il veut la défense anti-missile déployée en Pologne et les pays baltes. Il aimerait même un changement de régime en Russie.

Et puis, il y a MH17. Si tôt ou tard, il  est prouvé que l’Empire du Chaos dupe l’Europe par des sanctions contre-productives selon des« preuves » fictives, l’opinion publique allemande va forcer Merkel à agir en conséquence.

L’Allemagne était le secret derrière le sommet de Minsk. Voyons voir si l’Allemagne sera également le secret derrière le sommet du pays de Galles. En fin de compte, il revient en Allemagne d’empêcher la guerre froide qui risque de chauffer dans toute l’Europe.

 

Sergueï Glaziev propose une alliance contre le dollar pour forcer les Etats-Unis à mettre fin à la guerre de sécession de l’Ukraine

4atUn conseiller de de Poutine propose une alliance contre le dollar pour forcer les Etats-Unis à mettre fin à la guerre de sécession de l’Ukraine

Putin’s aide proposes anti-dollar alliance to force US to end Ukraine’s civil war
http://voiceofrussia.com/2014_06_18/Putins-aide-proposes-anti-dollar-alliance-to-force-US-to-end-Ukraines-civil-war-8030/

© ФОТО: « ГОЛОС РОССИИ »

Sergueï Glaziev, le conseiller économique de Vladimir Poutine, a publié un article qui élabore un plan pour « atteinte à la puissance économique des Etats-Unis » afin de forcer Washington à arrêter la guerre civile en Ukraine. Glaziev estime que la seule façon de faire renoncer à l’US ses plans sur le démarrage d’une nouvelle guerre froide est d’attaquer le système dollar.

Dans son article, publié par Argumenty Nedeli, le conseiller économique de m. Poutine et un des  cerveaux de l’Union économique eurasienne, fait valoir que Washington cherche à provoquer une intervention militaire russe en Ukraine, à l’aide de la junte de Kiev comme appât. S’il y arrive, ce plan donnera Washington un certain nombre d’avantages importants. Tout d’abord, il permettra aux Etats-Unis d’introduire de nouvelles sanctions contre la Russie, radier du portefeuille de Moscou des bons du Trésor américain. Il est encore plus important qu’une nouvelle vague de sanctions crée une situation dans laquelle les entreprises russes ne seront pas en mesure de payer leurs dettes aux banques européennes.

Selon Glazyev, la "troisième phase dite" des sanctions contre la Russie sera d’un coût considérable pour l’Union européenne. Le montant total des pertes sera supérieurs à 1 billion d’euros. Ces pertes nuiront gravement l’économie européenne, en faisant des États-Unis le seul « refuge » dans le monde. Des sanctions sévères contre la Russie vont aussi détourner Gazprom du marché énergétique européen, le laissant grand ouvert pour le GNL beaucoup plus coûteux des États-Unis.

La cooptation de pays européens dans une nouvelle course aux armements et opérations militaires contre la Russie vont augmenter l’influence politique américaine en Europe et aideront les Etats-Unis à contraindre l’Union européenne d’accepter la version américaine de la transatlantique et le partenariat pour l’investissement, un accord commercial qui va transformer fondamentalement l’UE en une grande colonie économique des États-Unis. Glaziev croit qu’enflammer une nouvelle guerre en Europe sera seulement profitable pour l’Amérique et créera seulement des problèmes pour l’Union européenne. Washington a utilisé à plusieurs reprises des guerres mondiales et régionales au profit de l’économie américaine, et maintenant la maison blanche essaie d’utiliser la guerre civile en Ukraine comme un prétexte pour répéter le vieux truc.

Selon Glazyev, l’ensemble des contre-mesures vise spécifiquement la principale force de la machine de guerre américaine, c’est-à-dire l’imprimerie de la Fed. Le Conseiller de Poutine propose la création d’une "large alliance anti-dollar" des pays désireux et capables d’abandonner le dollar dans leurs échanges internationaux. Les Membres de l’alliance devraient également s’abstenir de maintenir dans leur  monnaie se réserve les instruments libellés en dollars. Glaziev préconise de traiter les positions en instruments libellés comme exploitations de titres indésirables et croit que les régulateurs doivent exiger la pleine garantie de valeur de ces participations. Une coalition anti-dollar serait la première étape pour la création d’une coalition contre la guerre qui peut aider à empêcher l’agression des États-Unis ‘ .

Sans surprise, Serguei Glaziev est d’avis que le rôle principal dans la création d’une telle coalition politique doit être joué par les milieux d’affaires européens parce que les tentatives de l’Amérique pour allumer une guerre en Europe et de la guerre froide contre la Russie menacent les intérêts des grandes entreprises européennes. A en juger par les récents efforts pour arrêter les sanctions contre la Russie, faite par les chefs d’entreprise allemands, Français, italiens et autrichiens, le conseiller de Poutine a raison dans son appréciation. Il serait un peu surprenant pour Washington,que  la guerre pour l’Ukraine puisse bientôt devenir la guerre d’indépendance de l’Europe depuis les États-Unis et une guerre contre le dollar.
Read more: http://131.253.14.125/proxy.ashx?h=MfiPm4bwdF_y9jjgv1a4Epj9ft16KxOW&a=http%3A%2F%2Fvoiceofrussia.com%2F2014_06_18%2FPutins-aide-proposes-anti-dollar-alliance-to-force-US-to-end-Ukraines-civil-war-8030%2F

 
 

Réponse de la Russie : l’Europe peut perdre le marché russe

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© Photo: RIA Novosti/ Dmitry Berkut

http://french.ruvr.ru/2014_08_08/Reponse-de-la-Russie-lEurope-peut-perdre-le-marche-russe-2441/

Par La Voix de la Russie | La première semaine ouvrable de ce mois en Europe s’est achevée par une liste des anti-sanctions de Russie et la colère des centaines de milliers de fermiers qui devront subir l’effet de l’embargo alimentaire russe et qui refusent de comprendre pourquoi Bruxelles exécute à leurs frais les souhaits de Washington de « punir Moscou » pour sa « politique ukrainienne ».

Le 7 août Moscou a interdit pour un an les importations de viande, de poisson, de légumes et fruits, de lait, de fromage et de charcuteries des pays de l’UE, des Etats-Unis, d’Australie, du Canada et de Norvège. Le 8 août il est devenu clair que les sanctions étaient plus dures qu’attendu.

Les pertes seront évaluées à plusieurs milliards d’euros. D’après les calculs actualisés de la Commission européenne, les « anti-sanctions » de Moscou causeront un préjudice de 12 milliards d’euros aux exportations agro-alimentaires européennes. La Finlande, la Pologne, les pays baltes, la Bulgarie, la Grèce et la Roumanie ont déjà annoncé leur intention d’exiger le remboursement des dommages et intérêts. Cependant le commissaire européen au commerce Karel De Gucht a déjà averti que la Commission européenne ne disposait que de 400 millions d’euros à ces fins. Le chef de la Banque centrale européenne Mario Draghi a ajouté qu’il était difficile d’évaluer les conséquences pour l’économie de la zone euro, mais qu’il était certain que la croissance économique se ralentirait.

Le ministre des Affaires étrangères et vice-premier ministre de Grèce Evangelos Venizelos a annoncé que la Grèce dont les fermiers dépendent à près de 50 % des exportations vers la Russie avait déjà entamé les négociations avec Moscou sur une réduction des sanctions en vue d’éviter la ruine de son secteur agraire.

Cela sera difficile, mais l’UE trouvera des fonds pour dédommager les pays baltes, la Bulgarie, la Grèce, la Pologne et la Finlande, bien qu’il s’agisse des milliards d’euros. A la rigueur elle empruntera au FMI, ce qui sera onéreux. Mais le problème plus grave encore que l’UE préfère ne pas évoquer est l’avenir des exportateurs européens. L’analyste de l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales IMEMO Vladimir Olentchenko dit à ce propos :

« Ils perdront le marché dans l’avenir. Aujourd’hui ils sont prêts à vendre quelque chose à la Russie, mais nous ne le prenons pas. Demain tout sera différent. Ce marché sera occupé. Peu importe par qui : par les Biélorusses, les Brésiliens ou les Iraniens. Ce marché attire déjà de nombreux pays ».

L’Europe parle depuis longtemps de la nécessité de diversifier les fournitures énergétiques, mais elle ne réfléchit pas à la nécissité de « diversifier la politique et l’économie ». Il est étonnant que les dirigeants pro-atlantiques de l’UE soient parvenus avec l’aide de Washington à imposer à l’Union européenne une politique catastrophique à l’égard de la Russie, poursuit Vladimir Olentchenko :

« Les dirigeants actuels de l’Union européenne, la Commission européenne avec Barroso à sa tête sont un lobby euro-atlantique qui n’est pas très préoccupé par les intérêts de l’Europe. Sa tâche majeure consiste à garder les liens entre l’UE et les Etats-Unis. Il faut que l’Europe imite en tout les Etats-Unis ».

Le secteur agro-alimentaire de l’UE suit avec inquiétude les informations en provenance de Moscou sur les négociations des détaillants russes afin de remplacer le « panier alimentaire européen » par les denrées des pays qui n’ont pas été impliqués dans les sanctions. Désormais les pays où la Russie achètera des fruits et légumes seront la Turquie, l’ Argentine, l’Arménie, l’Egypte, le Maroc, le Chili, la Chine, l’Ouzbékistan et l’Azerbaîdjan. Pour la viande et les charcuteries, ce seront le Brésil, l’Uruguay, le Paraguay, l’Argentine et la Biélorussie.

Pour ce qui est des producteurs russes, le lobby agro-alimentaire de Russie considère les sanctions actuelles presque comme une panacée et espère que l’Europe restera hypnotisée par Washington et ne fera pas marche arrière en ce qui concerne ses propres sanctions contre Moscou. Le membre de la commission de la Douma pour l’agriculture Alexandre Bogomaz est convaincu que cette année réanimera littéralement les producteurs russes :

« Je pense que dans l’espace d’un an l’Europe perdra complètement le marché de la Russie. Parce que cette année permettra à nos producteurs agricoles de se développer et d’acquérir la confiance dans l’avenir ».

L’UE a déjà accusé Moscou d’avoir violé les règles de l’OMC et le porte-parole de l’UE a qualifié les sanctions du Kremlin de « motivées politiquement ». Les raisons du mécontentement de Bruxelles ne sont pas tout à fait claires : l’UE aurait pu prévoir que les sanctions contre la Russie seront suivies de sa réaction, estime l’expert en chef du portail analytique IT-Trade Ilia Sizov. Il prédit des représailles européennes contre la Russie dans le domaine agro-alimentaire :

«Il va de soi qu’ils répondront. Rien à faire. Mais dans cette bagarre il ne reste qu’à espérer que les parties reviendront à la raison et commenceront à résoudre les problèmes dans le calme, autour de la table des négociations ».

Le professeur d’Oxford Peter Oppenheimer pense que tôt ou tard Bruxelles se verra obligé de se mettre à la table des négociations avec Moscou :

« Il faut une période de « refroidissement » pour calmer les nerfs. Pour que les gens commencent à réfléchir raisonnablement et non pas animés par l’irritation, la colère ou la soif de vengeance. Il faut que tous réfléchissent tranquillement et reviennent à des négociations raisonnables. Ces négociations n’auront pas lieu aujourd’hui ou demain. Mais elles commenceront dans six mois ou dans un an ».

La Russie a été forcée de prendre ces mesures pour se défendre. Le premier ministre Dmitri Medvedev a laissé entendre que Moscou était prêt à la confrontation économique qui lui était imposée par les Etats-Unis et l’UE. Outre l’embargo alimentaire, la Russie envisage l’interdiction de survoler son territoire par les avions des compagnies aériennes européennes et américaines. « Nous sommes prêts à introduire des mesures protectionnistes dans la construction d’avion et d’automobile, dans les constructions navales et dans d’autres secteurs. Mais nous allons le faire d’une manière réfléchie », a déclaré Dmitri Medvedev. Si l’embargo concerne ces secteurs, les pertes de l’UE seront évaluées à des dizaines de milliards d’euros par an.

Russie, UE, produits alimentaires, sanctions, Economie
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La Malaisie dit que l’Ukraine est responsable de la perte de la MH17

La Malaisie dit que l’Ukraine est responsable de la perte de la MH17

Publication: 4 août 2014
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© REUTERS Sergei Karpukhin

La Malaisie a déclaré pour la première fois qu’il croit que le gouvernement ukrainien devrait assumer la responsabilité de la destruction du vol MH17 de Malaysia Airlines, selon le rapport d’un journal de Singapour.

http://actualidad.rt.com/actualidad/view/135946-malasia-ucrania-responsable-siniestro-mh17

Selon ministre des transports de Malaisie, Liow Tiong Lai, cité par le journal singapourien ‘Lianhe Zaobao’, le gouvernement ukrainien a à assumer la responsabilité de la catastrophe parce que ça a été les contrôleurs du trafic aérien ukrainien qui ont permis au MH17 voler dans l’espace aérien dangereux du pays, une décision qui a conduit à la destruction en vol de l’avion et la mort de 283 passagers et 15 membres d’équipage.

Quant à la prétention du magazine des États-Unis magazine "Newsweek" et d’autres publications, qui assurent que les milices populaires dans le sud-est du pays seaient coupables de cette catastrophe, Liow a déclaré, cité par ‘want China Times", que cela nécessitera plus de temps pour que l’on puisse confirmer la source de cette information et que le gouvernement malaisien n’arrivera à de telles conclusions que s’il est absolument sûr de qui est responsable de l’accident.

L’avion Boeing 777-200ER, qui exploitait le vol MH17, a été abattu à une altitude de 9 100 mètres environ 50 kilomètres de la frontière de l’Ukraine avec la Russie. LES Experts croient, en se basant sur la taille et la forme des impacts sur l’épave retrouvée de l’avion, que le projectile qui a détruit l’appareil était un missile système Buk antiaériens, avec laquelle les forces anti-aériennes de l’Ukraine sont armés.

Liow a également souligné que le département d’Aviation civile de la Malaisie est en train d’analyser les avertissements de vol délivrés par la Federal Aviation Administration des États-Unis et pourraient décider de modifier le parcours de ses vols, s’il le juge nécessaire. Une autre alternative est de poursuivre les mêmes itinéraires de vol, mais d’augmenter l’altitude jusqu’à 12 000 ou 13 000 mètres.

 
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Publié par le août 5, 2014 dans actualités, guerre et paix

 

Deux inflexions de Poutine dans son discours historique … qui ne peuvent être isolées du contexte

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A propos de la première guerre mondiale, toutes les célébrations se sont faites plus ou moins par rapport à la situation en Ukraine et à la volonté des Etats-Unis d’aller très loin, cela empreint les propos de Vladimir Poutine d’une grande hauteur historique…

Jusqu’ici en Russie, j’ai l’impression tout le monde était à peu près d’accord sur le caractère impérialiste de la première guerre mondiale… Là Poutine insiste sur la manière dont le Russie impériale a tout fait pour détourner l’Europe d’un choix belliciste, mais malgré tous ses efforts la Russie tsariste n’a pu empêcher la guerre, mais elle a dû intervenir en soutien au peuple slave de Serbie…

Deuxième inflexion, pour la première fois à ma connaissance est plus ou moins critiquée la paix de Brest Livotsk et la manière dont les Bolcheviques ont cédé une partie du territoire parce que la proie de divisions et de luttes pour le pouvoir… Mais les divisions bolcheviques sont aussi celles des élites russes qui menacent aujourd’hui… Résultat, il faut conserver l’unité du peuple russe qui subit une agression, à toutes les étapes de leur histoire, accepter l’héritage de la volonté de paix qui a toujours été le propre de la Russie… Rappel de ce rôle de protecteur (la troisième Rome) par rapport à l’Europe berceau de la civilisation en proie à ses divisions et aux invasions barbares…

Extraits de discours:
Les messages de Vladimir Poutine à la milice populaires, l’Europe, le Russe et toute l’humanité
Aux milices populaires

«Tout au long des longueur siècles la Russie a agi pour les relations solides et confidentielles entre les États.Il en Était ainsi à la veille de la Première Guerre mondiale. Quand la Russie a fait tout pour persuader l’Europe de résoudre paisiblement, sans effusion de sang le conflit entre la Serbie et l’Autriche-Hongrie. Mais la Russie n’a pas été pas entendue. Et elle devait répondre à l’appel, en protégeant le peuple fraternel slave. En se protégeant, les citoyens contre la menace extérieure».

Aux compradors

«Cependant cette victoire a été volée au pays. Elle a été volée par ceux qui appelait à la défaite de la Patrie, de l’armée, semait les différends à l’intérieur de la Russie, se déchirait vers le pouvoir, en trahissant les intérêts nationaux».

À l’Europe

«Reposent là les combattants des différents pays. Mais ils sont liés pour toujours à la tragédie totale. Elle rappelle ce à quoi l’agression et l’égoïsme, les ambitions excessives des chefs d’États et des élites politiques amènent, en prenant le dessus sur le bon sens, et au lieu de la préservation du continent le plus réussi du monde — l’Europe, l’exposent au danger. Bien se rappeler cela aujourd’hui»

À l’humanité

«Bien apprendre à regarder et trouver quand même le pas en avant. À l’humanité, il est grand temps de comprendre et accepter une vérité principale : la violence engendre la violence. la voie vers le monde et la prospérité de tous se forme par la bonne volonté et le dialogue. Et la mémoire, les leçons des guerres passées. Le monument des combattants de la Première Guerre mondiale — non seulement le tribut à leurs grands exploits, est un avertissement sur le fait que le monde est fragile, et que nous sommes engagés à le ménager, à nous rappeler que le plus précieux sur la terre — la vie de paix, tranquille stable

Pour la Russie

«Exactement il y a un siècle la Russie était est obligée d’entrer dans la Première guerre mondiale. Et aujourd’hui nous ouvrons le mémorial à ses héros – les soldats russes et les officiers. Nous ouvrons sur le chagrin de Poklonnoj, qui garde la mémoire reconnaissante la gloire militaire des armées russes, tous, qui à de différentes étapes de l’histoire de notre État ont protégé son indépendance, sa dignité et sa liberté.

http://ru.faktxeber.com/gggggg-gggggggg-gggg-ggggggg-ggggg-ggg-g-ggg-ggggggg_h434060.html

 
 

Il est très important en tant que Juive de m’élever contre l’injustice et de lutter contre toutes formes de racisme.

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Il est très important en tant que Juive de m’élever contre l’injustice et de lutter contre toutes formes de racisme.

Lettre ouverte de Judith Butler

Judith Butler, née le 24 février 1956, philosophe américaine et théoricienne du genre, domaine qui fait couler beaucoup d’encre ces temps-ci, est une intellectuelle complexe qui laisse peu de monde indifférent. Lauréate du Prix Adorno en 2012*, elle fut violemment attaquée pour ses positons critiques et antisionistes sur le conflit israélo-palestinien. Elle s’explique dans cette lettre : autoportrait épistolaire d’une des grandes figures intellectuelles de notre temps.

* Son discours de réception est à lire ici: http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/09/28/pour-une-morale-a-l-ere-precaire_1767449_3232.html

Le Jérusalem Post a récemment publié un article, rapportant que certaines organisations s’opposent à ce que je reçoive le prix Adorno, un prix décerné tous les trois ans à quelqu’un qui travaille dans la tradition de la théorie critique au sens large. Les accusations portées contre moi disent que je soutiens le Hamas et le Hezbollah (ce qui n’est pas vrai), que je soutiens BDS (partiellement vrai), et que je suis antisémite (manifestement faux). Peut-être ne devrais-je pas être aussi surprise du fait que ceux qui s’opposent à ce que je reçoive le prix Adorno aient recours à des accusations aussi calomnieuses, sans fondements, sans preuves, pour faire valoir leur point de vue. Je suis une intellectuelle, une chercheuse, initiée à la philosophie à travers la pensée juive, et je me situe en tant que défenderesse et dans la perpétration, la continuité d’une tradition éthique juive comme le furent des personnalités tel que Martin Buber et Hannah Arendt. J’ai reçu une éducation juive au Temple à Cleveland, dans l’Ohio sous la tutelle du Rabbin Daniel Silver où j’ai développé de solides fondements éthiques sur la base de la pensée philosophique juive.

J’ai appris, et j’accepte, que nous sommes appelés par d’autres et par nous-mêmes, à répondre à la souffrance et à réclamer, à œuvrer afin qu’elle soit soulagée. Mais pour ce faire, nous devons entendre l’appel, trouver les ressources permettant d’y répondre, et parfois subir les conséquences d’avoir parlé comme nous le faisons. On m’a enseigné à chaque étape de mon éducation juive qu’il n’est pas acceptable de rester silencieux face à l’injustice. Une telle injonction est difficile à mettre en œuvre, car elle n’indique pas exactement quand, ni comment parler, ni comment parler de manière à ne pas produire une nouvelle injustice, ou encore comment parler de façon à être entendue et compris clairement et justement. Ma position actuelle n’est pas entendue par ces détracteurs, et peut-être cela ne devrait-il pas me surprendre, car leur tactique consiste à détruire les conditions d’audibilité.

[…] Il est faux, absurde et pénible que quiconque puisse prétendre que ceux qui formulent une critique envers l’Etat d’Israël sont antisémites ou, si juifs, victimes de la haine de soi. De telles accusations cherchent à diaboliser la personne qui articule un point de vue critique et à disqualifier ainsi, à l’avance son point de vue. C’est une tactique pour faire taire : cette personne est inqualifiable, innommable, et tout ce qu’elle dira doit être rejeté à l’avance ou perverti de telle façon que la validité de sa parole soit niée. Une telle attitude se refuse à considérer, à examiner le point de vue exposé, se refuse à débattre de sa validité, à tenir compte des preuves apportées, et à en tirer une conclusion solide sur les bases de l’écoute et du raisonnement. De telles accusations ne sont pas seulement une attaque contre les personnes qui ont des opinions inacceptables aux yeux de certains, mais c’est une attaque contre l’échange raisonnable, sur la possibilité même d’écouter et de parler dans un contexte où l’on pourrait effectivement envisager ce que l’autre a à dire. Quand un groupe de Juifs qualifie un autre groupe de Juifs d’ « antisémite », il tente de monopoliser le droit de parler au nom des Juifs.

Ainsi, l’allégation d’antisémitisme recouvre en fait une querelle intra juive.

Aux États-Unis, j’ai été alarmée par le nombre de Juifs qui, consternés par la politique israélienne, y compris l’occupation, les pratiques de détention à durée indéterminée, le bombardement des populations civiles dans la bande de Gaza, cherchent à désavouer leur judéité. Ils font l’erreur de croire que l’Etat juif d’Israël représente la judéité de notre époque, et que s’identifier comme juif signifie un soutien inconditionnel à Israël. Et pourtant, il y a toujours eu des traditions juives qui s’opposent aux violences des Etats, qui prônent une cohabitation multiculturelle et défendent les principes d’égalité ; et cette tradition éthique vitale est oubliée ou écartée lorsque l’un d’entre nous accepte Israël comme étant le fondement de l’identité et ou des valeurs juives. Nous avons donc d’une part, les juifs qui critiquent Israël et pensent qu’ils ne peuvent plus être juif puisqu’Israël représente la judéité, et d’autre part, ceux qui pour qui Israël représente le judaïsme et ses valeurs, cherchant à démolir quiconque critique Israël en concluant que toute critique est anti-sémite ou, si juive, issue de la haine de soi.

Je m’efforce, tant dans la sphère intellectuelle que dans la sphère publique de sortir de cette impasse, de cet emprisonnement.

À mon avis, il y a de fortes traditions juives, et même des traditions sionistes initiales, qui attachent une grande importance à la cohabitation et offrent une panoplie de moyens pour s’opposer aux violences de toutes sortes, y compris la violence d’Etat. Il est très important en ce moment, pour notre époque que ces traditions soient soutenues, mise à l’honneur, vivifiées, inspirées – elles représentent des valeurs de la diaspora, les luttes pour la justice sociale, et la valeur juive extrêmement importante, celle de « réparer le monde » (Tikkun).

Il est clair pour moi que les passions soulevées par ces questions rendent la parole et l’écoute très difficiles. Quelques mots sont sortis de leur contexte, leurs sens déformés, et ils étiquettent, labellisent un individu. C’est ce qui arrive à beaucoup de gens qui émettent un point de vue critiquant Israël – ils sont stigmatisés comme antisémites ou même comme collaborateurs nazis ; ces formes d’accusations visent à établir les formes les plus durables et les plus toxiques de la stigmatisation et de diabolisation. La personne est ciblée, en sélectionnant des mots hors contexte, en inversant leurs significations et en les collant à la personne : annulant en effet les propos de cette personne, sans égard pour la teneur de ses opinions, de sa pensée.

Pour ceux d’entre nous, qui sommes des descendants de Juifs Européens, détruits, exterminés par le génocide nazi (la famille de ma grand-mère a été anéantie dans un petit village au sud de Budapest), c’est l’insulte la plus douloureuse et une véritable blessure que d’être désigné comme complice de la haine des Juifs ou d’être défini comme ayant la haine de soi. Et il est d’autant plus difficile d’endurer la douleur d’une telle allégation lorsqu’on cherche à promouvoir ce qu’il y a de plus précieux dans le judaïsme, cette réflexion sur l’éthique contemporaine, y compris la relation éthique à ceux qui sont dépossédés de leurs terres et de leurs droits à l’autodétermination, à ceux qui cherchent à garder vivante la mémoire de leur oppression, à ceux qui cherchent à vivre une vie qui sera, et doit être, digne de faire son deuil. Je soutiens le fait que ces valeurs soient issues d’importantes sources juives, ce qui ne veut pas dire que ces valeurs soient spécifiquement juives. Mais pour moi, étant donné l’histoire à laquelle je suis liée, il est très important en tant que Juive de m’élever contre l’injustice et de lutter contre toutes formes de racisme. Cela ne fait pas de moi une Juive qui a la haine de soi ; cela fait de moi une personne qui souhaite clamer un judaïsme qui ne s’identifie pas à la violence d’Etat mais qui s’identifie à une lutte élargie pour la justice sociale.

[…]

J’ai toujours été en faveur de l’action politique non-violente, principe auquel je n’ai jamais dérogé. Il y a quelques années une personne dans un public universitaire m’a demandé si je pensais que le Hamas et le Hezbollah appartenait à « la gauche mondiale » et j’ai répondu sur deux points :

Mon premier point était purement descriptif : les organisations politiques se définissant comme anti-impérialistes et l’anti-impérialisme étant une des caractéristiques de la gauche mondiale, on peut alors sur cette base, les décrire comme faisant partie de la gauche mondiale.

Mon deuxième point était critique : comme avec n’importe quel groupe de gauche, il faut décider si l’on est pour ou contre ce groupe, et il faut alors évaluer de façon critique leurs positions.

[…]

A mon avis, les peuples de ces terres, juive et palestinienne, doivent trouver un moyen de vivre ensemble sur la base de l’égalité. Comme tant d’autres, j’aspire à un régime politique véritablement démocratique sur ces terres et je défends les principes de l’autodétermination et de la cohabitation des deux peuples, en fait, pour tous les peuples. Et mon souhait est, ce que souhaitent un nombre croissant de juifs et non juifs, celui que l’occupation prenne fin, que cesse la violence sous toutes ses formes, et que les droits politiques de chaque habitant soient assurés par une nouvelle structure politique.

 
 
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