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Archives de Catégorie: guerre et paix

Sont-ils réellement aussi naïfs que ce qu’ils semblent l’être ?

1 Trois jours de massacre c’est long…

Parfois je m’interroge sur le degré réel de naïveté de ceux qui sont convaincus des missions morales de l’armée française hors notre territoire, y croient-ils réellement et sont-ils convaincus par exemple que nous sommes accusés injustement dans le génocide du Rwanda? Ignorent-il le rôle joué par Total dans lesmassacres du Congo Brazzaville? Il suffirait pourtant qu’ils considèrent un instant ce qu’est une armée, ce que vivent les recrues féminines au sein de l’armée française pour imaginer ce que peut être son rôle réel sur le terrain conquis et méprisé…

Sont-ils réellement convaincus que nous avons déquillé un méchant dictateur en Libye et que nous devrions intervenir en Syrie pour le bien du peuple syrien? Croient-ils réellement en la vertu de nos alliés et de leurs mercenaires en matière de bien être des populations ?

Sont-ils enfin réellement convaincus qu’il y a eu révolution au Maïdan, qu’un gouvernement élu par mettons 55.000 gugusses au meilleur des cas en train de se la jouer mai 68 et au pire des cas être complètement aux mains d’une bande de fascistes est légitime? Sont-ils prêts à ce titre à soutenir une junte avec des néo-nazis aux postes clés et à aller pour cela en toute bonne conscience jusqu’à faire monter les enjeux jusqu’au bain de sang de la guerre civile, voire un affrontement y compris nucléaire ? Tous ces gens là sont-ils complètement idiots ou feignent-ils de l’être ?

Ils se taisent et préparent sans état d’âme les élections européennes comme si de rien n’était… Excusez-moi mais je me rapproche d’un anniversaire terrible et je n’ai plus envie de jouer avec pareils naïfs, je ne les crois plus.

Danielle Bleitrach

Pour ceux qui auraient oublié et croient que l’on ne savait pas, voici l’interview d’un membre de survie qui alertait sur la situation…

Rwanda : quand Survie alertait le monde par sur_vivant

 
 

En Ukraine, Washington réunit les conditions pour un bain de sang (expert)

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07/04/2014
NEW DELHI, 7 avril – RIA Novosti

Cherchant à faire de l’Ukraine un avant-poste militaire près des frontières russes, les Etats-Unis cherchent à encercler la Russie stratégiquement; dans le même temps leur "flirt" avec les mouvements fascistes en Ukraine est susceptible d’entraîner une guerre fratricide selon le scénario yougoslave, écrit l’expert politique et philosophe indien Aijaz Ahmad dans un article publié sur le site de la plus grande revue politique du pays Frontline.

Coup d’Etat euro-nazi

"Le coup d’Etat euro-nazi à Kiev en février 2014 financé par les Etats-Unis et la réintégration de la péninsule de Crimée à la Russie, qui a suivi en mars, marquent un tournant dans l’ère postsoviétique. Après la grande propagande de la doctrine l’"Axe asiatique" du président Barack Obama, qui visait à encercler la Chine, on assiste à un tournant rapide accompagné de violence sur l’"Axe européen" de l’Amérique destiné à achever au plus vite l’encerclement de la Russie et la suppression d’une zone tampon cruciale entre la Russie et le réseau de bases de l’Otan, qui s’introduit sur le territoire de l’ex-Pacte de Varsovie et, dans certains cas, de l’ex-URSS", écrit Aijaz Ahmad dans un article intitulé "Le grand jeu en Europe".

Selon le politologue, l’Ukraine est une sorte de zone frontalière partagée par ces deux civilisations "à l’instar de la région serbo-croate en ex-Yougoslavie".

"Nous savons comment la Croatie avec sa majorité catholique a été poussée à se séparer de la Serbie orthodoxe, ce qui a entraîné des massacres partout, voire un génocide. En s’efforçant de transformer l’Ukraine en un avant-poste pour déployer des bases de l’Otan afin de contrer la Russie, inconsciemment ou sciemment les Etats-Unis ouvrent la voie au génocide et au nettoyage ethnique. Par le passé, ils ont déjà formé une armée internationale de jihadistes en Afghanistan pour contrer le communisme; nous en ressentons encore les conséquences à travers le monde. Mais qu’arriverait-il si un équivalent d’Afghanistan faisait son apparition dans un pays crucial géographiquement situé entre l’Orient et l’Occident?", s’interroge l’auteur.

Effondrement économique

Aijaz Ahmad doute que l’assistance économique occidentale promise aidera réellement l’Ukraine. D’après lui, au cours des deux dernières décennies les subventions russes pour les achats pétrogaziers de l’Ukraine s’élèvent à 200 milliards de dollars, sans compter les prêts et le soutien financier de la Russie non seulement pour aider l’Ukraine, mais également pour y assurer la neutralité. De son côté, l’Occident propose des sommes et des crédits du FMI largement inférieurs en échange de l’accord de l’Ukraine pour instaurer le même régime d’austérité que celui qui a été imposé à la Lettonie, la Slovaquie, la Grèce et d’autres pays.

"L’économie ukrainienne serait aujourd’hui en ruines sans la générosité de la Russie. Le régime d’austérité imposé par le FMI à l’économie effondrée et la militarisation sous l’égide de l’Otan pour une confrontation directe avec la Russie est un mélange explosif qui pourrait entraîner une guerre civile, une guerre régionale et on ne sait quoi encore dans un pays où 70% de la population s’oppose à l’adhésion à l’Otan, selon un récent sondage de Gallup", écrit l’expert.

De plus, les conséquences des mesures du FMI provoqueraient des cataclysmes aux retombées imprévisibles, estime Aijaz Ahmad.

Les bons et les mauvais radicaux

Aijaz Ahmad explique qu’il existe de "bons" et de "mauvais" radicaux aux yeux de l’Occident.

"Il n’est plus à la mode de se qualifier de "nazi" ou de "fasciste". Faisant partie du paysage politique de l’Europe, ils se font appeler "nationalistes", et les médias les appellent "nationalistes de droite", "extrémistes", "xénophobes" et ainsi de suite. Cependant, la rose sent la rose, peu importe le nom qu’on lui donne. Les successeurs des fascistes ont largement participé à la mise en place de gouvernements dans plusieurs pays postsocialistes tels que la Croatie, la Hongrie et la Slovénie. Cependant, l’Ukraine est le premier pays européen à avoir au gouvernement au moins trois mouvements politiques qui s’identifient ouvertement à l’héritage nazi et qui contrôlent la sécurité de l’Etat sous le patronat non dissimulé des Etats-Unis et avec le consentement absolu de l’Union européenne. Cette marche de néonazis vers les plus hautes fonctions dans un pays européen crucial avec le soutien total des Etats occidentaux sera un élixir enivrant pour les partis fascisants à travers l’Europe", écrit Ahmad.

Il considère le recours au "coup d’Etat sous la direction de nazis" comme une toute nouvelle étape de la promotion de la démocratie par l’Amérique par le biais de l’extrême-droite. On constate des parallèles historiques à cela.

"Nous avons vu de "bons jihadistes" dans la campagne antisoviétique en Afghanistan ; de "bons miliciens narcoterroristes" qui se battaient contre la gauche au Salvador, au Nicaragua et en Amérique Latine ; de "bons terroristes d’Al-Qaïda" en Syrie. Cette fois, nous avons de "bons nazis" en pleine Europe", écrit le philosophe.

Les Etats-Unis ont annoncé à plusieurs reprises que les accusations de fascisme portées contre les partisans de la "révolution" ukrainienne n’étaient qu’une étiquette collée par leurs opposants politiques, écrit Ahmad. Néanmoins, les faits ne laissent pas l’ombre d’un doute: les principales forces impliquées dans le coup d’Etat ukrainien – le parti nationaliste Svoboda (Liberté) et l’association d’organisations nationalistes radicales Secteur droit – sont des organisations fascisantes. Svoboda était initialement appelé Parti social-nationaliste d’Ukraine. De plus, ses leaders déclaraient avoir hérité des idées de Stepan Bandera, fondateurs de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), qui avait coopéré avec les occupants allemands, rappelle le politologue.

Selon lui, la "haine extrême de tout ce qui se rapporte à la Russie" émanant des nouvelles autorités de Kiev signifie qu’un tiers des Ukrainiens ou plus vivent aujourd’hui dans la peur et songent même à la réalisation du scénario criméen. L’unique alternative au conflit est la fédéralisation de l’Ukraine avec l’octroi de larges pouvoirs aux gouvernements régionaux, affirme Ahmad.

Diabolisation du gouvernement russe

Depuis Joseph Staline, aucun dirigeant russe n’avait été aussi diabolisé en Occident que l’est aujourd’hui Vladimir Poutine, écrit l’expert. D’après ce dernier, les Etats-Unis peuvent utiliser dans les circonstances actuelles le mensonge sur l’"invasion russe en Ukraine" pour faire passer la Russie comme une menace militaire pour ses voisins, ce qui justifierait une augmentation conséquente de la présence militaire américaine non seulement en Europe, mais aussi en Asie centrale. De plus, les USA, dont la propagande rangera Poutine aux côtés des personnalités telles que Staline, l’ayatollah Khomeini, Saddam Hussein, Mouammar Kadhafi et Bachar al-Assad, œuvrera pour organiser une "révolution de couleur" en Russie au nom de la "démocratie" et contre la "dictature" et la corruption.

La Russie et la Chine

Ahmad souligne également l’importance du soutien accordé à la Russie par la Chine et l’Inde dans le cadre de la situation en Crimée.

"Une alliance stratégique étroite entre la Russie et la Chine pourrait tout à fait être l’une des issues positives du fiasco ukrainien des USA", écrit l’expert en soulignant qu’une telle alliance pourrait avoir des conséquences "fatales" pour l’"empire américain", car la Russie possède les plus grandes réserves naturelles et la Chine détient le plus grand nombre de liquidités. Les actions de Washington aussi bien contre la Russie que contre la Chine ne feront qu’accélérer la formation de leur union, affirme l’expert.

Une crise politique a éclaté en Ukraine fin novembre 2013 lorsque le cabinet a annoncé la suspension de l’intégration européenne du pays. Des manifestations importantes, baptisées EuroMaïdan, se sont déroulées à travers l’Ukraine et ont dégénéré en janvier en affrontements entre des radicaux armés et les forces de l’ordre. Les affrontements de rue, où l’opposition a fait à maintes reprises usage d’armes à feu et de cocktails Molotov, ont fait de dizaines de victimes.

Le pouvoir en Ukraine a été pris de force le 22 février. En transgressant l’accord entre le président Viktor Ianoukovitch et les leaders de l’opposition, la Rada, le parlement ukrainien, a modifié la constitution, changé la direction du parlement et du ministère de l’Intérieur et destitué le chef d’Etat, qui a dû ensuite fuir l’Ukraine en craignant pour sa vie. Le 27 février, le parlement ukrainien a approuvé la composition d’un gouvernement dit "de confiance populaire", dirigé par Arseni Iatseniouk.

Pour sa part, la Crimée n’a pas reconnu la légitimité du nouveau gouvernement et organisé un référendum pour décider du sort de la région. Le vote s’est déroulé le 16 mars. Le bulletin de vote comportait deux questions : "Êtes-vous favorable à la réunification de la Crimée avec la Russie dans les droits de la Fédération de Russie?" et "Êtes-vous favorable au rétablissement de la Constitution de la République de Crimée de 1992 et pour le statut de la Crimée dans le cadre de l’Ukraine?".

La grande majorité (96,77% des voix) s’est prononcée en faveur du rattachement à la Russie, avec un taux de participation de 83,1%. Un accord d’unification a été signé le 18 mars, puis approuvé par la Douma (chambre basse du parlement russe) et le Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe). Ils ont également adopté une loi constitutionnelle fédérale sur la création de deux nouveaux sujets de la Fédération de Russie – la République de Crimée et la ville fédérale de Sébastopol. Le président russe Vladimir Poutine a signé les deux documents. Plus tôt, Poutine avait déclaré que l’organisation du référendum en Crimée répondait aux normes du droit international et de la Charte de l’Onu.

Dans une allocution devant les députés, les gouverneurs et les représentants de la société civile, le président Poutine a remercié l’Inde et la Chine pour leur compréhension de la position russe vis-à-vis de la Crimée.

"Nous sommes reconnaissants envers tous ceux qui ont fait preuve de compréhension à l’égard de nos démarches en Crimée, nous remercions la population de Chine, dont le gouvernement percevait et perçoit la situation en Ukraine et en Crimée dans son intégralité historique et politique, nous apprécions particulièrement la retenue et l’objectivité de l’Inde", avait déclaré Vladimir Poutine.

http://fr.ria.ru/world/20140407/200920611.html

 

L’est et le sud de l’Ukraine, proches d’une situation insurectionnelle …

A Donetsk : sous l’imposante statue de Lénine, la foule a brûlé une marionnette représentant le criminel de guerre Stepan Bandera, collaborateur des fascistes lors de l’invasion allemande de l’URSS… avec l’actualisation contre les drapeau rouge et noir de Pravy Sektor, les bandes d’extrême droite qui sont prises de rage aujourd’hui en Ukraine . Ainsi que le bonhomme de neige Bandera, est incendié avec le drapeau rouge-noir de la Pravyj Sektor.

Le même jour à Donetsk : les manifestants occupaient le siège du gouvernement régional, où sont situés les bureaux de l’oligarque Taruta, nommé gouverneur par la junte… Des manifestants ont amené le drapeau ukrainien qui flottait sur le bâtiment de 10 étages et hissé à la place un drapeau russe.
Les manifestants brandissaient des panneaux avec les slogans "Donetsk, ville russe", "Donnez-nous un référendum" sur l’indépendance et le rattachement à la Russie, ou "Otan dehors".
IL semble si je comprends ce que dit cette vidéo qu’à Donetsk, il y ait plus qu’une simple revendication pro-russe, c’est le bassin du Donbasse qui est celui de la mine et de la métallurgie et qui s’organiserait en une sorte de soviets. Cette video représenterait le Conseil populaire, organisé aujourd’hui par la coordination qui a occupé le siège du gouvernement régional. Le Conseil populaire a ses militants autour du Donbass.
Dans l’après-midi sur une vidéo, un animateur de la coordination demande aux militants de la région de Donetsk de participer à la réunion et lancer des appels contre le fascisme et le nationalisme qui sont désormais monnaie courante dans le pays.

Depuis le renversement fin février du régime ukrainien pro-russe par des manifestants pro-européens à l’issue de violences sanglantes dans la capitale Kiev, les tensions sont vives dans l’est russophone de l’Ukraine, frontalier de la Russie. Plusieurs personnes y ont été tuées dans des manifestations. Ce qui paraît évident c’est que le gouvernement de kiev a perdu toute influence sur cette zone et pas seulement à Donetsk, même si les tendances de rattachement à La Russie sont moins massives et si il y a des manifestations qui exigent une autonomie par rapport au gouvernement de Kiev sans remmettre en cause l’appartenance à la Russie…

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Il y a eu d’impressionnantes manifestations dans les villes industrielles de Zaporozhie et Dnepropetrovsk, Odessa.
À Marioupol,le bâtiment du gouvernement régional aurait été occupé.
À Kharkov, les manifestants occupent les bâtiments et exigent la libération des personnes arrêtées, comme dans d’autres villes.A Kharkov, au même moment il y a eu une manifestation au cours de laquelle on été arrêté et placé en détention un groupe de provocateurs fascistes dont nous recevons à;’instant la photo et dont voici la vidéo qui explique la manière dont ils ont été isolés par des citoyens en colère. Ces gens semble-t-il étaient venus en car de l’extérieur et ils ont été démasqués dans la manifestation .

Mais il faut bien voir que c’est tout l’est et le sud qui sont ainsi secoués avec un thème unique la lutte contre les fascistes de Kiev et l’OTAN .

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à Kharkov toujours, j’ai besoin de Marianne pour traduire mais à ce que je crois comprendre la situation est en train de devenir quasiment insurrectionnelle, non seulement il y a occupation des bâtiments officiels mais la police les protège, elle s’est rangée aux côtés des manifestants, d’où ces femmes qui viennent leur porter des œillets rouges.

le ministre de l’intérieur a envoyé Avakov à Donetsk le corps spécial Alpha, qui bien que surarmé, a du mal à intervenir dans tous les foyers de rébellion comme à Kharkov, Lugansk, Kherson et dans les autres régions. Avakov a attribué la responsabilité des révoltes ce week-end (sans mort et sansaucun blessé…) à Poutine et Yanukovitch.

Pendant ce temps, en l’absence d’une réponse à son ultimatum au gouvernement, le Conseil populaire de Donetsk déclare à la junte que, en cas de non-réponse à l’organisation d’un référendum sur le fédéralisme et l’intégration économique avec la CEI, il tiendra un référendum sur l’adhésion de la Russie.

Les milices populaires, en plus de la défense des bâtiments occupés, organisent des barrages routiers pour contrecarrer l’arrivée des bandes fascistes

 
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Publié par le avril 6, 2014 dans extrême-droite, guerre et paix

 

Le président zambien accuse l’Europe d’être derrière les guerres en Afrique

Le leader zambien a dit aux pays européens que l’Afrique n’a pas d’usine d’arme qui alimente les conflits et que c’est l’Europe qui était responsable de conflits sur le continent parce que des armes à feu utilisées dans les conflits sont fabriquées en Europe.
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Michael Sata

Le président zambien Michael Sata a pointé du doigt aux pays européens en leur blâmant pour les conflits qui ont lieu sur le continent africain, a rapporté vendredi le Post of Zambia.

Lors du Sommet UE-Afrique qui vient de s’achever à Bruxelles, le président de la Zambie a également accusé les pays européens de pratiquer les deux poids, deux mesures.

Le leader zambien a dit aux pays européens que l’Afrique n’a pas d’usine d’arme qui alimente les conflits et que c’est l’Europe qui était responsable de conflits sur le continent parce que des armes à feu utilisées dans les conflits sont fabriquées en Europe.

"Les armes sont fabriqués là-bas", a déclaré M. Sata, cité par le journal.

Selon lui, la plupart des pauvres enfants soldats impliqués dans les conflits en Afrique transportaient des fusils fabriqués en Europe qui coûtent des milliers de dollars, ajoutant que ces pauvres enfants ne pouvaient avoir de l’argent pour acheter ces armes.

Entre temps, M. Sata a déclaré que son gouvernement attache une grande importance à la question de la bonne gouvernance et de la démocratie qui, d’après lui, étaient essentiels pour favoriser la prospérité et le développement.

 
 

Retour sur une escroquerie: La campagne sur la "libération" des FEMMES AFGHANES ?

Quel avenir pour les femmes afghanes ? un texte que j’écrivais en novembre 2001, quand on prétendait justifier l’invasion de l’Afghanistan pour libérer les femmes. je n’ai pas changé une virgule à ce texte que j’écrivais alors pour dénoncer la campagne qui se mnait pour favoriser l’intervention des etats-Unis et de leurs alliés européens dont la France. Souvenez-vous de cette couverture de ELLE, des pétitions sur la libération des femmes afghanes.
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Avant les attentats du 11 septembre, la dénonciation légitime du régime des talibans s’est essentiellement axée en France sur la situation des femmes . S’il s’agissait réellement de la situation des femmes, le seul régime qui a tenté d’améliorer leur condition a été celui pro-soviétique. La guerre contre l’URSS s’est déclanchée pour une part à cause de cette tentative d’amélioration.

Il s’avère que j’étais au Tadjikistan soviétique au début de la guerre des soviétiques contre l’Afghanistan, j’écrivais un article sur les femmes tadjiks. Le problème qui se posait alors était celui de l’instauration de mesures destinées à favoriser la natalité dans l’ex-URSS. Ces mesures avaient été instaurées dans toute l’URSS, dans les états baltes où le taux de natalité était le plus faible comme dans le Tadjikistan où il était le plus haut (10 enfants par femme). Donc j’avais été faire des reportages dans diverses républiques pour étudier ces situations contrastées. Ce qui m’est apparu à l’occasion de ce reportage de deux mois au Tadjikistan était la situation suivante:
- Les Républiques asiatiques comme le Tadjikistan mais aussi l’Ouzbekistan avaient joué un grand rôle dans l’entrée des Russes en Afghanistan. Les dirigeants Tadjiks considéraient que depuis toujours les espions anti-soviétiques (d’abord l’Intelligence Service puis la CIA,et l’ISI pakistanaise) pratiquaient une déstabilisation de l’Asie Centrale à partir de l’Afghanistan. Ils étaient partisans d’une intervention soviétique. Les récentes révélations de l’administration Carter prouvent qu’ils n’avaient pas tort de voir une tentative de déstabilisation mais qu’ils s’illusionnaient sur le caractère conquérant du "modernisme" soviétique. Ils considéraient en effet que la seule solution était l’intégration de l’Afghanistan au bloc soviétique.

- Il y avait dans les grandes villes, Kaboul en particulier, un fort courant communiste sur lequel ils pensaient s’appuyer, comme d’ailleurs sur le peuple tadjik du nord.

- Les femmes communistes que j’ai rencontrées me parlaient toutes de l’évolution du Tadjikistan. Les plus anciennes me racontaient l’histoire de leur pays et celle de leur propre libération. A l’origine le Tadjikistan était une zone dominée par l’Emir de Boukhara (Ouzbekistan) qui traitait d’une manière abominable les Tadjiks. Ceux-ci étaient méprisés, exploités d’une manière féodale. Quand les bolcheviks sont arrivés, ils ont prétendu envoyer les femmes à l’école, les dévoiler. Leur tenue était pire que la boukra, il s’agissait d’un vêtement de feutre avec un masque de crin qu’elles étaient obligées d’enfiler dans leur propre maison car une seule pièce leur était réservée, dans les autres où il y avait des hommes elles devait se cacher. Les premières femmes tadjiks qui ont osé se dévoiler ont été lapidées. pendant des années il y a des révoltes en particulier dans les campagnes contre l’ordre imposé par les bolcheviques, elles étaient fomentées par l’Intelligence Service. La situation a évolué quand, en 1939, a été créée la République du Tadjikistan et dans le même temps la rivière sauvage a été domestiquée pour développer les vergers et la culture du coton.Les Tadjiks ont connu un mieux être et la naissance d’une nation. Leur langage qui est le plus vieux dialecte indo-européen connu est devenu langue nationale, et un alphabet correspondant a été développé. C’est à ce prix seulement que les femmes dévoilées, leur accés à une formation et au travail ont été acceptées au Tadjikistan.

- Les tadjiks, hommes et femmes, que je rencontrais m’expliquaient qu’il fallait agir comme cela en Afghanistan. je me souviens de l’enthousiasme avec lequel ils me racontaient qu’ils transmettaient des émissions de télévision à Kaboul et dans tout l’Afghanistan sur des danses féminines. Ils avaient eux-mêmes interprété leurs propres danses jadis uniquement masculine en y associant des danseuses. Ils me disaient :"Il faut leur montrer à quel point les femmes sont belles!"

- A Kaboul, cela ne posait pas de grands problèmes, mais visiblement il n’en était pas de même dans les campagnes où l’enlèvement des jeunes filles pour les envoyer dans les écoles était mal apprécié et ceci y compris dans les zones Tadjiks. Surtout qu’à l’inverse de ce qui s’était passé en Afghanistan cette fois le sentiment national n’était pas du côté des soviétiques.

- En Afghanistan, comme dans bien d’endroits dans le monde, la lutte des occidentaux contre l’Union Soviétique a été menée en s’appuyant sur les forces les plus rétrogrades et elle a consisté non seulement à détruire les communistes mais y compris des forces nationales progressistes, ne laissant subsister que des forces fanatiques arriérées dont les Talibans ne sont qu’un exemple parmi d’autres.
Il semble donc que le non-respect du sentiment national et de coutumes que l’on peut juger abominablement rétrogrades, plus la pression de la CIA et de l’ISI pakistanaise, aient joué un rôle essentiel dans la déroute de l’URSS en Afghanistan quoiqu’en aient pensé les Tadjiks soviétiques. Cette analyse devrait inspirer des réflexions salutaires aux peuples occidentaux qui croient pouvoir imposer par les armes l’évolution de l’Afghanistan.

Premièrement, quand on détruit Kaboul et les grandes villes on ne peut que renforcer les forces les plus obscurantistes qui s’appuient sur l’arriération des campagnes. Or la destruction de Kaboul a été menée dès la victoire sur l’URSS, et les frappes aériennes US continuent le travail.

Deuxièmement, inventer une alliance du Nord respectueuse des femmes opposée à des Talibans qui les obligent à vivre sous la boukra est un fantasme occidental. Si l’on choisit de s’appuyer sur les forces du nord ce ne sera pas pour les femmes mais pour une tout autre raison et je ne vois pas encore laquelle. Si les forces du nord envahissent l’Afghanistan derrière les USA, on risque d’assister à des luttes internes claniques d’autant plus terribles que le pays aura vu son monde urbain, ses quelques rares équipements détruits et que les pratiques claniques dans un tel contexte ne peuvent que prospérer. Troisiémement, l’évolution de la condition féminine dépend à la fois du niveau de développement matériel d’un pays et de la capacité des femmes à imposer cette évolution. La destruction systématique des équipements d’un pays, de ses zones urbaines va a contrario. Renforcer dans les zones rurales et montagneuses, un monde paysan guerrier n’est pas non plus la solution. Sans parler de l’adhésion des femmes à un modèle occidental qui se veut libérateur alors même qu’il les condamne à voir leurs enfants mourir soit de faim, soit sous les bombes, qui ne voit la folie d’un tel projet.

La seule solution est dans la paix, une telle solution parait difficile est longue mais malgré les apparences c’est la seule qui garantisse une véritable évolution de la condition féminine afghane, toutes les autres condamnent les femmes et les hommes afghans a toujours plus de misère et de meurtres, à plus de fanatisme religieux.

Danielle Bleitrach
1er novembre 2001

 
 

La réanimation du nazisme et l’effet boomerang en Europe

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La Russie vote une loi punissant sévèrement le négationnisme, l’auteur de l’article s’étonne de la politique de l’Europe qui dans certains pays de l’Ouest punit le négationnisme alors qu’elle encourage à l’est la négation des crimes hitlériens pour mieux attaquer la Russie et réhabiliter les anciens nazis. On peut effectivement s’interroger surtout quand cette schizophrénie est portée à la fois par des négationnistes comme Soral et par les organisations juives comme le CRIF. Pour les uns, Soral et autres Thierry Meyssan, la haine du juif conduit à de bien étranges alliances avec le monde arabe et donc à ceux qu’elle estime ses protecteurs, pour les autres le CRIF par exemple, les alliances israéliennes avec les Etats-Unis passent avant toute considération de la réalité. Dans un tel contexte il est clair que ce qui est bafoué est non seulement l’Histoire mais le présent et l’avenir en Europe même où il y a risque de "l’effet boomerang. (note de Danielle Bleitrach)

Par La Voix de la Russie | Responsabilité pénale pour tentatives de réhabilitation du nazisme. Tel est le nom du projet de loi que la Douma a examiné vendredi et qui prévoit de fortes amendes et une peine pouvant aller jusqu’à 5 ans de privation de liberté pour négation des crimes condamnés par le tribunal de Nuremberg. Les auteurs du document font état de l’existence de lois similaires dans plusieurs pays européens. Par contre, en Europe de l’Est on parle de plus en plus souvent de « l’occupation soviétique » et on érige au rang de héros nationaux les complices des hitlériens.

Les auteurs du projet de loi proposent de compléter le Code pénal d’un article qui intitulé « Réhabilitation du nazisme ». Selon eux, nier les faits établis par le Tribunal international de Nuremberg doit être passible d’une amende allant jusqu’à 300.000 roubles (environ 10.000 dollars) ou de 3 ans de prison. Les mêmes actions commises dans l’exercice d’une fonction publique ou par le biais des médias devraient être punies d’une amende de 500.000 roubles ou d’une peine de prison de 5 ans.

Les lois appelées à prévenir la réhabilitation du nazisme sont en vigueur en Autriche, en Allemagne, en Belgique et en France. D’autant plus étrange est la politique généralisée en Union européenne ayant trait aux tentatives de faire renaître le nazisme. Dès 2009 dans sa résolution « Réunification d’une Europe divisée », l’APCE a identifié le nazisme au stalinisme. Selon ses auteurs, l’adoption de ce « document historique » fournirait aux pays de l’ex-URSS les fondements légaux leur permettant de réclamer à la Russie une indemnisation pour « leur occupation ». L’initiative a été accueillie avec enthousiasme au premier chef dans les pays baltes. Dans cet ordre d’idée, la Lettonie a commencé par la glorification des anciens combattants de la division nazie Waffen SS pour se lancer ensuite dans la création de lois punissant la négation de son « occupation soviétique ». Les événements récents en Ukraine, plus particulièrement le soutien et le financement du coup d’Etat, constituent un nouveau témoignage probant des doubles standards de Bruxelles : l’Europe n’a pas besoin de fascisme, cependant ce dernier a droit de cité à la frontière de la Russie. Cette politique n’est pas perspicace car, selon le chef des programmes de recherches du Fonds Mémoire historique Vladimir Simindeï, personne n’a encore annulé l’effet boomerang.

« L’extrême droite en Europe gagne en vigueur. Dans une grande mesure son activité tient aux tentatives pour réviser les résultats de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que l’attitude envers le nazisme et le fascisme. Le tout dans un emballage russophobe. Force est de constater que ces processus se poursuivront, à notre regret. Néanmoins il sera très difficile de parvenir à une révision officielle des résultats de la Seconde Guerre mondiale ».

A l’occasion du 70e anniversaire du début de la Seconde Guerre mondiale une vague d’articles « analytiques » avait déferlé dans la presse occidentale. Des historiens et des politologues se sont acharnés à établir lequel des deux, Hitler ou Staline, avait plus de victimes sur la conscience. Les idéologues occidentaux continuent d’œuvrer sans répit. Selon le directeur général du Centre de l’information politique Alexeï Moukhine, cela veut dire que l’effet du « vaccin contre le fascisme » touche à sa fin dans les pays européens.

« Malheureusement l’Europe n’est pas en mesure de se procurer un antidote contre les justifications de ce genre et tout porte à croire qu’elle est vouée à une radicalisation du processus politique. En l’occurrence, la Russie peut jouer, comme toujours d’ailleurs, le rôle de rempart contre la menace nazie et même plus, elle doit le faire. Les actes législatifs à l’instar de celui dont on parle, interdisant la propagande et la glorification du nazisme et de ses crimes contre l’humanité, sont un remède homéopathique servant à prévenir le développement du mal appelé nazisme et sa transformation en maladie chronique.

Les dirigeants du Vieux continent ne cessent de commettre les mêmes erreurs. Leur principe demeure invariable : débaucher les forces les plus radicales, les aider à bien s’équiper et les envoyer vers l’Est. Cependant l’histoire enseigne (ceux qui veulent en tirer des enseignements) que le Drang nach Osten (poussée vers l’Est) se transforme invariablement en Drang nach Westen (poussée vers l’Ouest). T

Russie, Europe, nazisme, Douma d’Etat, procès de Nuremberg, Politique
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2014_04_04/La-reanimation-du-nazisme-et-leffet-boomerang-3267/

 

Kurdes : Complicité du gouvernement turc avec Al Qaida

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AKP et Al-Qaïda sur une même photo 2013-08-22 12:08:32 La complicité du parti au pouvoir turc, l’AKP de Recep Tayyip Erdogan, avec al-Qaïda a été cette fois-ci trahie par quelques photos sur lesquelles figurent des députés AKP et des « jihadistes » d’al-Qaïda.

Le maire BDP de Ceylanpinar, Ismail Arslan, a montré une photo sur laquelle figuraient un candidat AKP aux élections municipales, des membres de ce parti et un combattant du front al-Nosra, affilié à al-Qaïda, lors d’une réunion organisée le 21 août à Istanbul. « Cela représente la scène du crime. Ils (les membres d’al-Qaïda) ont été accueillis dans des hôtels et des chambres d’hôtes Police (…) Ils continuent de passer la frontière, d’être abrités et protégés » a déclaré le maire BDP, principal parti kurde.

Deux nouveaux clichés prouvant les relations de l’AKP avec les groupes armés d’al-Qaïda ont été publiés par les medias kurdes. Sur l’une des photos figurent les deux députés AKP de la province d’Urfa, Seydi Eyüpoğlu et Abdulkerim Göç, le chef antikurde de l’une des plus grandes tribus de Syrie qui entretient des liens avec Al-Qaïda, Nawaf al-Bachir, et le candidat AKP aux élections municipales, Menderes Atilla. Sur la deuxième photo, on voit Menderes Atilla et les responsables locaux de l’AKP réunis avec les « jihadistes » d’al-Nosra à Ceylanpinar, ville frontalière avec la Syrie. Nawaf al-Bachir a joué un rôle important dans les attaques visant la ville kurde de Sêrékaniyé (Rass al-Ain).

Selon les médias kurdes, plusieurs réunions secrètes ont eu lieu en 2012 entre al-Bachir et les services turcs pour élaborer un plan d’attaque contre le Kurdes. L’Etat turc aurait même accordé un budget de deux millions de dollars pour la réalisation de ce plan. Trois jours avant la première grande attaque contre Sêrékaniyé, il aurait rencontré le 18 novembre 2012 les chefs du front al-Nosra et Guraba al-Şam, deux groupes affiliés à Al-Qaïda pour organiser les attaques. Le 23 décembre 2012, il était parmi 70 chefs de tribus et commandants de l’armée syrienne libre (ASL) qui s’étaient réunis dans un hôtel d’Urfa.

Les Kurdes combattent à la fois le régime de Bachar al-Assad et les « jihadistes », soutenus par des brigades de l’ASL et des pays étrangers, notamment par la Turquie. Plusieurs associations turques, proches du gouvernement de l’AKP, soutiennent ouvertement les jihadistes et organisent leurs voyages vers la Syrie. De nombreux documents saisis par des combattants kurdes montrent leurs trajets effectués depuis l’Egypte, la Tunisie ou même les Etats-Unis vers la Syrie. Le 16 août, le commandant général du Jabhat al-Akrad, front kurde, a affirmé à l’agence de presse kurde Firat News que ses combattants ont tué deux membres des services secrets turcs (MIT) lors des affrontements qui ont eu lieu entre les 14 et 15 août dans la région de Sad Shahab, située dans le triangle Alep/Bab/Azzaz où se trouvent 117 villages kurdes. Le commandant Hadji Ahmad a dit que la présence de ces personnes est la preuve du rôle de la Turquie dans les attaques visant les Kurdes. –

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tensions ethno-religieuses en asie centrale

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Depuis l’effondrement de l’URSS en 1991, les religions, longtemps étouffées par le régime athéiste soviétique, connaissent désormais un nouveau souffle, se traduisant par la restauration ou la construction de monuments religieux et par un regain de la pratique religieuse en public. Mais, en Asie centrale, le nouvel essor de la pratique religieuse engendre aussi l’apparition de nouvelles lignes de failles naguère encore inimaginables parmi les citoyens des États multiethniques et multiconfessionnels de la région. Ainsi, le renouveau de l’islam avive et divise notamment les esprits entre d’une part les musulmans et les adeptes d’autres religions et de l’athéisme, puis au sein des musulmans eux-mêmes, entre les tenants de la tradition et ceux de l’orthodoxie religieuse et enfin, dans cette dernière catégorie, les partisans de l’islam officiel encadré par les mouftiiat (directions spirituelles nationales des musulmans) et ceux du radicalisme islamique, lui-même divisé entre plusieurs écoles en concurrence.

Francekoul.com (Novastan.org)

http://francekoul.com/articles/tensions-ethno-religieuses-en-asie-centrale-ex-sovietique

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Photo Église orthodoxe de Bichkek

Église orthodoxe de Bichkek, Kirghizstan.

Crédit : Francekoul.com / Novastan.org

Faible religiosité et reconfigurations religieuses des populations de tradition nomade

Les peuples de tradition nomade, Turkmènes, Karakalpaks, Kazakhs et Kirghiz (plus particulièrement les Kirghiz du centre et du nord de la Kirghizie) restent par tradition peu islamisés et se sont de tous temps montré hostiles à l’instauration de toute règle religieuse contraignante, ayant depuis toujours préféré l’adat (droit coutumier oral des peuples nomades) à la charia (droit canon écrit islamique). Superficiel, l’islam traditionnel des nomades est aussi marqué par divers emprunts aux religions antérieures (bouddhisme, zoroastrisme, nestorianisme…), au culte des forces de la nature (tengrisme) et au chamanisme qui s’y rattache. L’athéisme officiel proclamé de l’époque soviétique n’a en rien modifié le rapport de ces peuples au sacré. En revanche, l’indépendance et l’ouverture de l’Asie centrale à l’international ont encouragé l’arrivée de nouveaux missionnaires musulmans et chrétiens dans la région, attirés par le vide spirituel de populations déboussolées par la perte des repères idéologiques, et séduits par les nouveaux marchés potentiels de la foi.

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Photo Mosquée chinoise Karakol

Mosquée chinoise de Karakol, Kirghizstan.

Crédit : Francekoul.com / Novastan.org

Sur un terreau de pauvreté idéal, les nouveaux missionnaires n’ont donc pas rencontré d’immenses difficultés à imposer leurs propres acceptions des différentes fois monothéistes à des populations traditionnellement tolérantes et labiles. Les conversions (ou reconversions) étaient massives, souvent guidées par le seul désir d’obtenir l’emploi promis et rêvé. Ainsi, aujourd’hui l’islamisme, même marginal chez les nomades, y a pourtant ses fidèles, principalement dans les banlieues défavorisées de Bichkek, d’Almaty ou d’Achkhabad, là où les populations déracinées ne se sentent plus assez marquées par leur appartenance ethnique pour conserver les traditions de leurs ancêtres, ni assez russophones pour pouvoir prétendre au monde de vie occidental des capitales. C’est au sein de ces mêmes populations qu’agissent aussi des mouvements protestants divers, comme les Témoins de Jéhovah ou encore l’Eglise mormone. Les sectes protestantes rencontrent un certain écho parmi les nomades, car tout en prêchant la rigueur de la foi, elles demeurent favorables à l’égalité des sexes réfutée par l’islamisme radical et permet ainsi aux femmes de conserver leurs acquis de l’époque soviétique. Ces sectes sont aussi pluriethniques, renforçant l’harmonie intercommunautaire, notamment parmi les populations russophones. Mais, au Turkménistan comme dans le nord de la Kirghizie, l’augmentation du poids des sectes protestantes ne va pas sans provoquer certaines tensions avec les religions traditionnelles, islam ou orthodoxie russe, les mariages ou les obsèques de proches servant parfois de terrains de confrontation entre les néo convertis et leurs parents restés fidèles à l’islamo-tengrisme de leurs aïeux.

Radicalisme religieux et menaces de balkanisation ethno-confessionnelle en Ouzbékistan et au Tadjikistan

En Ouzbékistan, au Tadjikistan et dans le sud de la Kirghizie, l’islam se trouve ici bien ancré, de par une tradition historique ancienne, et connaît de véritables courants contradictoires qui le traversent sur un fond de pauvreté et de chômage généralisé dans la jeunesse. La pratique d’un islam traditionnel, contrôlé par les mouftiiat, demeure très populaire chez les anciens, mais s’effrite chez les plus jeunes. Là, l’internationalisation des frontières, la réalisation du hadj (pèlerinage à La Mecque) et la venue constante de pèlerins missionnaires échappant au contrôle des autorités plus ou moins coercitives des Etats encouragent l’apparition d’autres formes moins conventionnelles et plus radicales que l’islam officiel. Plus religieuses que les nomades, les populations sédentaires sont particulièrement sensibles aux nouvelles formes du radicalisme islamique. Pour autant, ce radicalisme musulman est loin de constituer un tout homogène. Différentes écoles s’y opposent en son sein, entre les Nourjous prédicateurs turcs, le Jamat-i-Tablig arabo-pakistanais et le Hizb-out-Tahir. Les Nourjous, par un système de prédication rappelant les télévangélistes américains, visent plutôt un public lettré et urbain. Le Jamat-i-Tablig s’adresse au contraire principalement aux couches les plus défavorisées des grandes villes, tandis que le Hizb-out-Tahir a aussi ses fidèles en milieu rural dans la Vallée du Fergana et au Khorezm. Enfin, des jeunes désœuvrés et déjà depuis longtemps travaillés par les mouvements fondamentalistes musulmans finissent par rejoindre en Afghanistan les mouvements islamistes radicaux armés et affiliés à Al-Qaeda, comme le Mouvement Islamiste du Turkestan ou encore l’Union pour le Jihad Islamique, ou à constituer leurs supplétifs sur place lorsque ces derniers lancent régulièrement des offensives armées pour déstabiliser les régimes politiques autocratiques d’Asie centrale.
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Photo de mosquée à Barskoon

Mosquée, village de Barskoon, Kirghizstan.

Crédit : Francekoul.com / Novastan.org

Par leurs financements extérieurs, les mouvements islamistes ou protestants parviennent à remplacer l’Etat, là où il a partout démissionné : Assistance médicale et sanitaire, ouverture d’écoles et de crèches, transports publics privés, bourses d’études, emplois réservés… L’Etat devra donc, le plus urgemment possible, reprendre pied dans la vie sociale au risque de perdre sinon la partie devant ce cancer insidieux qui grignote peu à peu les sociétés centrasiatiques de l’intérieur. La question de la polygamie, du voile (et de la limitation des droits de la femme), de la nature de l’enseignement, de la propriété des biens religieux ou, en général, des relations entre l’Etat et les religions se pose chez un bon nombre des députés des parlements nationaux. En Kirghizie, si le sud religieux pourrait être séduit par de telles mesures, le nord laïc ne se retrouvant pas dans ces valeurs, pourrait à moyen terme se séparer du sud, au nom de la protection des valeurs kirghizes traditionnelles menacées.

David GAÜZERE

Directeur du Centre d’Observation des Sociétés d’Asie Centrale (COSAC)

 
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Publié par le avril 4, 2014 dans Asie, civilisation, guerre et paix

 

Préparation d’attentats à Moscou

1-crimee-1980-urss-otan-cassiniLe dirigeant de pravy sektor dont l’assassinat a été récemment revendiqué par le ministre ukrainien de l’intérieur et dont la presse française ne parlera jamais.

L’omerta de cette presse a été totale sur entres deux événements essentiels :
1) la manière dont en février dernier, lors des troubles à Kiev, des snipers embusqués ont tiré à la fois sur les manifestants et les policiers sur la place de l’Indépendance, berceau de la contestation ukrainienne qui a débouché sur un changement de pouvoir dans la capitale ukrainienne. Le ministre estonien des Affaires étrangères Urmas Paet a révélé lors d’une conversation avec la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton que ces snipers auraient été enrôlés par l’opposition. les propos ont été confirmés. Cela aurait mérité au moins quelques notes dans la presse mais celle-ci a choisi le black out, laissant planer le doute le plus intégral sur le choix du "gouvernement" ukrainien d’attribuer le massacre de 19 personnes à la police anti-émeute qui a été dissoute.

2) Le militant ultranationaliste ukrainien Alexandre Mouzytchko (Sachko Bily) a été éliminé lors d’une opération du Service de sécurité d’Ukraine (SBU). Le vice-ministre ukrainien de l’Intérieur Vladimir Ievdokimov a annoncé que Mouzytchko, poursuivi en Russie pour banditisme et faisant l’objet d’un avis de recherche international, avait été assassiné dans une opération menée par les forces de l’ordre dans la région de Rovno (nord-est). Trois personnes qui l’accompagnaient, armées de fusils d’assaut Kalachnikov et de pistolets, ont été interpellées. "L’opération ne visait pas à interpeller, a déclaré l’agence de presse russe, RIA Novosti. Mouzytchko, coordinateur du groupe ultranationaliste Pravy Sektor (Secteur droit), "compromettait les nouvelles autorités ukrainiennes". Décision a été alors prise de l’éliminer. Le 12 mars, un tribunal de la ville russe de Yessentouki (Caucase) a approuvé l’arrestation par contumace de Mouzytchko, soupçonné de meurtres et de tortures sur des militaires russes en Tchétchénie entre 1994 et 2000. D’après le Comité d’enquête russe, l’Ukrainien a tué au moins 20 militaires captifs.

Libération, qui atteint là la limite du déshonneur en matière de désinformation, tout en cachant à ses lecteurs ces informations, a osé insinuer que ces fascistes ukrainiens seraient financés par Moscou, en particulier Pravy sektor qui a déjà sévi en Tchétchénie et qui sont des agents de la CIA. Alors qu’est encore fait silence sur le faits que ces bandes armées d’extrême-droite ne s’arrêtent pas là, leurs membres se sont lancés dans des déstabilisations en grande échelle . la stratégie partout est celle d’une bombe à fragmentation par les violences inter-ethniques et confessionnelles, attentats et exacerbation des divisions interethniques et confessionnelles.

Les services secrets russes ont interpellé 25 ressortissants ukrainiens, dont trois militants du mouvement d’extrême-droite Secteur droit, qui prépareraient des attentats dans plusieurs régions russes, a annoncé jeudi la chaîne de télévision russe NTV se référant aux services secrets.

"Selon les services secrets, les attentats auraient dû être perpétrés du 14 au 16 mars dans sept entités de la Fédération de Russie – les régions de Rostov-sur-le-Don, de Volgograd, de Tver, d’Orel, de Belgorod, les républiques de Kalmoukie et du Tatarstan. Les 25 hommes dont trois militants du mouvement Pravy Sektor (Secteur droit), ont déjà confirmé qu’ils avaient reçu des instructions du Conseil de la sécurité nationale d’Ukraine", a indiqué la chaîne NTV.

Selon la chaîne, les terroristes présumés avaient pour mission de prendre en photo les lieux de déploiement des matériels de guerre russes dans les régions frontalières, ainsi que de nouer des liens avec des structures radicales russes.

L’union des organisations nationalistes radicales ukrainiennes Secteur droit est liée avec le parti nationaliste ukrainien Svoboda (Liberté) qui fait partie de la coalition arrivée au pouvoir en Ukraine suite aux bouleversements politiques de ces derniers mois. Le parti Svoboda entretient des relations conviviales avec le NPD néonazi allemand. Le parlement européen a condamné le parti Svoboda le 13 décembre 2012 pour des opinions racistes, antisémites et xénophobes contraires aux valeurs et principes fondamentaux de l’Union européenne.

 

Le gouvernement n’est ni rabougri, ni inefficace il est dangereux

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On est stupéfait devant la médiocrité des commentaires saluant ce gouvernement, entre ceux qui protestent parce que nadia Belkacem a un ministère fourre tout, ceux qui se félcitent du maintien de taubira, ou encore ceux qui affirment que valls est à droite alors que je ne m’atais pas aperçu que Ayrault était à gauche, personne ne dit la réalité sur ce gouvernement à savoir que comme le président il est d’abord dangereux. Ce qui laisse la part belle à Marine le Pen qui s’avère à peu près la seule à dénoncer la soumission totale de l’Europe et de la france à la politique des Etats-Unis. Son discours est un contrtefeu qui empêche une véritable mobilisation populaire contre ce danger de guerre et de violences intérieures que la politique européenne ne cesse d’aggraver. Austérité renforcée et Otan sont les deux mamelles de cette politique à laquelle va s’atteler ce gouvernement pour aller plus vite et plus loin.

Ce que l’on a défini comme le premier couac entre Fabius et Montbourg, dit plus qu’il n’y paraît à propos du commerce extérieur, c’est-à-dire un vrai problème français, résultat d’années de choix désastreux, de délocalisation industrielle et d’un pays où le financier est un des plus développé avec un secteur bancaire et usurier dominant. Ceci est le résultat de choix mis en œuvre depuis Mitterrand et encore accentués par les gouvernements successifs. Nationalisations, privatisations, financiarisation, le résultat en a été la formation d’un capital usurier au premier rang de la crise de l’Europe du sud et de plus en plus déficitaire en matière d’équilibre du commerce extérieur. A qui l’arbitrage présidentiel confie-t-il cette épineuse question, à Fabius qui depuis Mitterrand se prononce en faveur de la politique productrice des déficits réels. Exit Montebourg et son productivisme, la ré-industrialisation française. L’orientation du gouvernement vers la reconquête des marchés extérieurs va s’opérer par pression sur la consommation intérieur, à la fois par les services publics et les salaires. En revanche l’idée que l’euro fort est un obstacle à la compétitivité ou encore développer la productivité française passe au second plan. Sur ce plan, Hollande poursuit sa ligne et a simplement besoin d’un ministre plus bonapartiste dans ses comportements pour la faire appliquer. Les ministres de "gauche" sont les otages d’une politique, une façade et il faut être bien sot pour se réjouir de leur maintien.

Mais passons personne n’a jamais pensé que Hollande était de gauche si ce n’est quelques électeurs ou militants socialistes qui semblent avoir la foi du charbonnier. Il y a plus grave, il y a ce qu’implique le choix d’une telle politique: la complicité avec l’extrême-droite et les forces conservatrices en Europe et le choix de la guerre pour créer les conditions du pillage et de l’imposition de marchés à des peuples attaqués. L’impérialisme.
Nous avons en France un capitalisme dominé par le secteur financier et par l’armement et la conquête des marchés extérieurs passe par cette réalité.

Je ne signalerai qu’un fait, la confirmation de Fabius dans son poste. C’est-à-dire en fait la confirmation et la poursuite de la politique de Sarkozy, atlantisme et bellicisme. C’est une visée criminelle qui reléverait des tribunaux internationaux si ceux-ci jugeaient autre chose que les vaincus. Quand un G.W.Bush peut couler des jours heureux, il est évident qu’un Fabius ne sera jamais inquiété et pourtant…

Aujourd’hui la guerre menace et c’est la première fois depuis la Yougoslavie que c’est pratiquement en Europe que cela menace.Nous avons toutes les conditions des guerres, une presse aux ordres qui ment, cache les faits et diabolise l’adversaire potentiel. Oui mais cette fois c’est la Russie avec au-delà la Chine.

Les Etats-Unis prolongent le stationnement du destroyer USS Truxtun en mer Noire et y dépêchent des "ressources supplémentaires", a déclaré aux journalistes le porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest.

"Nous avons envoyé six chasseurs F-15C dans les pays baltes pour patrouiller leur espace aérien. Une douzaine de F-16 américains sont arrivés en Pologne pour contribuer au maintien de la sécurité. Le stationnement de l’USS Truxtun en mer Noire a été prolongé. Il y a en outre des ressources supplémenentaires qui sont actuellement dépêchées en mer Noire par les forces navales US", a fait savoir le porte-parole.

Début mars, six chasseurs F-15C et deux avions ravitailleurs KC-135 de l’US Air force ont atterri sur la base de Zokniai, dans le nord de la Lituanie. Auparavant, le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a déclaré que le Pentagone élargirait sa coopération militaire avec la Pologne et les pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie) en réponse à la crise politique en Ukraine.

le précédent gouvernment par la bouche de Le drian qui est resté en poste a envoyé l’aviation soutenir la Pologne qui depuis le début joue un rôle dans la crise ukrainienne pour récupérer son ancien domaine ukrainien.

 
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Publié par le avril 3, 2014 dans Europe, guerre et paix, politique

 
 
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