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Archives de Catégorie: extrême-droite

Ukraine: un fossé à la frontière avec la Transnistrie

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Ces gens sont de grands paranoïaques, mais il est clair également qu’ils sont en train de rassembler les conditions d’un nouveau foyer de guerre au cœur de l’Europe. Il existe un espace qui n’a jamais reconnu la fin de l’union soviétique, la Transnistrie mais dans lequel le conflit s’est résolu par un stationnement des troupes de l’ONU, essentiellement des Russes mais avec mandat international et quelques foyers secondaires d’anciens cosaques qui sont dans la même situation à proximité de la vile d’Odessa, mais surtout il va y avoir les élections en Moldavie. Une élection parlementaire aura lieu le 30 novembre 2014 en Moldavie . Elle se tiendra sous un système de représentation proportionnelle de liste dans une circonscription nationale unique pour tous les 101 sièges au Parlement. Pour entrer au Parlement ‘une liste de parti doit recevoir au moins 6 % des voix, une liste des deux parties ont besoin d’au moins 9 %, une liste de trois des parties ont besoin d’au moins 11 % tandis que le candidat indépendant a besoin d’au moins 2 %. Les communistes sont majoritaires dans ce pays et ils n’ont réussi à être écarté du pouvoir que par une coalition "pro-européenne allant de l’extrême-droite à la social démocratie. Le mécontentement est grand et les sondages tablent sur le retour des communistes qui ne font pas mystère de leur volonté de rejoindre la CEI. Comme ils ont dénoncé la main mise des Etats-Unis et de l’UE sur l’Ukraine. Donc ce mur qu’érige la junte de Kiev (à qui les "travaux" rapporte-t-il?) est-il le signe de l’ouverture d’un nouveau front dans cette malheureuse Ukraine?

KIEV, 26 juillet – RIA Novosti

L’Ukraine a décidé de creuser un fossé large de 3,5 m et profond de 2 à 3 m à la frontière avec la république autoproclamée moldave de Transnistrie, a annoncé samedi à Kiev Alexandre Iakovenko, porte-parole du Département sud du Service ukrainien de la Frontière.

"Nous avons déjà creusé les cinq premiers kilomètres du fossé sur le territoire contrôlé par les gardes-frontières ukrainiens du détachement Belgorod-Dniestr. Des matériels spéciaux du Service d’Etat de la frontière sont engagés aux travaux. Ils fonctionnent 24 heures sur 24 et passent environ 2,5 kilomètres par jour", a indiqué M.Iakovenko.

Les citoyens russes âgés de 17 à 75 ans qui résident en permanence en Transnistrie sont interdits d’entrée en Ukraine depuis le 12 mars. Près de 180.000 habitants de la Transnistrie (près d’un tiers de la population) ont des passeports russes. Les Ukrainiens ethniques représentent un autre tiers de la population de cette république sur le Dniestr.

La république moldave de Transnistrie s’est formée en 1990, un an avant la chute de l’URSS. Alarmées par les déclarations des milieux radicaux de Chisinau sur le rattachement possible de la Moldavie à la Roumanie, plusieurs régions moldaves de la rive gauche du Dniestr ont alors proclamé leur indépendance. La Moldavie a perdu le contrôle de la Transnistrie en 1992, après avoir échoué à régler le problème par la force. La paix dans la zone du conflit transnistrien est assurée par une Force multinationale comprenant des contingents russe, moldave et transnistrien.

Le règlement du conflit fait l’objet de négociations menées au format "5+2", qui réunissent la Moldavie et la Transnistrie en tant que parties au conflit, la Russie, l’Ukraine et l’OSCE en tant que médiateurs, et l’Union européenne et les Etats-Unis en tant qu’observateurs.

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Point de vue : Vers le fascisme par Michel Warchawski

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Crédit Photo: Michel Warschawski et Nasser Kafarna membre du BP du FPLP. © Photothèque Rouge/Milo.

Michel Warschawski (né en 1949 à Strasbourg) est un journaliste et militant pacifiste d’extrême gauche israélien, cofondateur et président du Centre d’information alternative de Jérusalem et ancien président de la Ligue Communiste Révolutionnaire Marxiste israélienne.

Au cours des 45 dernières années, j’ai participé à de très nombreuses manifestations, de petits rassemblements, faits de quelques irréductibles à des manifestations de masses où nous étions plus de 100 000 ; des manifestations calmes, voire festives et des manifestations où nous avions été attaqués par des groupes de droite voire par des passants. J’ai pris des coups, j’en ai rendus, et il m’est arrivé, surtout quand j’avais des responsabilités, d’être nerveux. Mais je ne me souviens pas avoir eu peur.

Mobilisé – en fait détenu en prison militaire pour avoir refusé de rejoindre mon unité qui devait aller au Liban – je n’ai pas participé, en 1983, à la manifestation où a été assassiné Emile Grunzweig, par contre j’ai été responsable du service d’ordre de la manifestation qui un mois plus tard, a traversé Jerusalem pour commémorer cet assassinat. Nous y avons connu l’hostilité et la brutalité des passants, mais là non plus je n’ai pas eu peur, conscient que cette hostilité d’une partie des passants ne dépasserait pas une certaine ligne rouge, qui pourtant avait été transgressée un mois plus tôt.

Cette fois j’ai eu peur.

Il y a quelques jours nous étions quelques centaines à manifester au centre ville de Jerusalem contre l’agression a Gaza, à l’appel des "Combattants pour la Paix", A une trentaine de mètres de là, et séparés par un impressionnant cordon de policiers, quelques dizaines de fascistes qui éructent leur haine ainsi que des slogans racistes. Nous sommes plusieurs centaines et eux que quelques dizaines et pourtant ils me font peur : lors de la dispersion, pourtant protégée par la police, je rentre chez moi en rasant les murs pour ne pas être identifié comme un de ces gauchistes qu’ils abhorrent.

De retour a la maison, j’essaie d’identifier cette peur qui nous travaille, car je suis loin d’être seul à la ressentir. Je réalise en fait qu’Israël 2014 n’est plus seulement un Etat colonial qui occupe et réprime les Palestiniens, mais aussi un Etat fasciste, avec un ennemi intérieur contre lequel il y a de la haine.

La violence coloniale est passe à un degré supérieur, comme l’a montré l’assassinat de Muhammad Abou Khdeir, brulé vif (sic) par 3 colons : à cette barbarie s’ajoute la haine envers ces Israéliens qui précisément refusent la haine envers l’autre. Si pendant des générations, le sentiment d’un "nous" israélien transcendait les débats politiques et – a part quelques rares exceptions, comme les assassinats d’Emile Grunzweig puis de Yitshak Rabin – empêchaient que les divergences dégénèrent en violence meurtrière, nous sommes entrés dans une période nouvelle, un nouvel Israël.

Cela ne s’est pas fait en un jour, et de même que l’assassinat du Premier Ministre en 1995 a été précédé d’une campagne de haine et de délégitimation menée en particulier par Benjamin Netanyahou, la violence actuelle est le résultat d’une fascisation du discours politique et des actes qu’il engendre : on ne compte plus le nombre de rassemblements de pacifistes et anti-colonialistes israéliens attaques par des nervis de droite.

Les militants ont de plus en plus peur et hésitent à s’exprimer ou à manifester, et qu’est-ce que le fascisme si ce n’est semer la terreur pour désarmer ceux qu’il considéré comme illégitimes ?

Sur un arrière fond de racisme lâché et assumé, d’une nouvelle législation discriminatoire envers la minorité palestinienne d’Israël, et d’un discours politique belliciste formate par l’idéologie du choc des civilisations, l’Etat hébreu est en train de sombrer dans le fascisme.

Michael Warschawski

http://npa2009.org/idees/point-de-vue-vers-le-fascisme

 
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Publié par le juillet 21, 2014 dans extrême-droite

 

ENCORE UN JOURNALISTE RUSSE TUÉ DANS LE DONBASS

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L’opérateur russe "de Premier canal" a été tué par les forces armées de Kiev dans la nuit au 30 juin à Donetsk. Anatoly Gljan est décédé, ayant reçu une blessure au ventre pendant le bombardement de l’autobus contenant les représentants des médias par les soldats ukrainiens.

http://www.ntv.ru/novosti/1086176/#ixzz365eyEWq3

– Les mères de soldats pour reprendre leurs fils et les ramener à la maison étaient arrivées aux alentours d’une des zones militaires sur le territoire de Donetsk en autobus. Ce mouvement des mères ukrainiennes très actif qui s’oppose à l’envoi de leurs enfants dans cette guerre fratricide n’est absolument pas couvert par les médias occidentaux, seuls les médias russes en font état, quand nous étions en Crimée, ce mouvement qui au début se contentait de manifester à l’ouest, était passé à l’action, ces mères bloquaient les convois et aujourd’hui elles vont chercher leurs enfants sur le front. Dans le même autobus, il y avait des journalistes. À peine l’autobus avec les femmes et les représentants des médias, parmi lesquels se trouvait le collaborateur du Premier canal qui est mort, est arrivé vers le groupe militaire, les militaires ukrainiens ont ouvert le feu sur l’autobus, – rapporte depuis le lieu des événements le correspondant de LifeNews.

Aussi pendant le bombardement le conducteur de l’autobus est mort.

Ce n’est pas le premier cas où des journalistes se trouvent sous le feu des militaires ukrainiens. Le 17 juin l’équipe de tournage de la chaîne de télévision BGTRK s’est trouvée sous le bombardement à côté de Lougansk. L’ingénieur du son Anton Voloshin a péri à cet endroit, les médecins tentaient de sauver le journaliste Igor Korneljuka, mais il est décédé sur la table d’opération, sans reprendre connaissance. L’opérateur de la télécompagnie Victor Denisov seul resta vivant. Il ne s’agit pas d’erreur de tir, les journalistes russes sont systématiquement visés et parfois enlevés, séquestrés, ce fut le cas de journalistes accrédités pourtant lors de l’intronisation de Poroshenko à Kiev. Ils furent séquestrés dans une petite pièce sans air avec sept autres prisonniers pendant une semaine par une bande de paramilitaires. Cette situation des journalistes est connue de tous mais la presse française la tait. Comme elle tait les meurtres de journalistes.

Le 24 mai sous le feu de lances-mines ont péri le photojournaliste italien Andrea Rokelli et son adjoint Andreï Mironov. Les journalistes éclairaient le conflit à la veille des présidentielles anticipées.

http://lifenews.ru/news/135810

Cet assassinat et autres enlèvements de la presse russe vise bien sûr des gens qui osent rapporter des faits que la presse occidentale tait et qui de fait se diffusent par internet, mais il s’agit également de provoquer les Russes, les forcer à intervenir pour les conduire à un nouvel Afghanistan, ça c’est la stratégie américaine (et donc européenne et de Kiev) depuis le début. Hier ainsi des postes frontières russe que franchissaient des réfugiés en car et même des villages frontaliers russes ont été bombardés par l’armée ukrainienne. Alors même que l’armée ukrainienne interdit désormais le passage des convois humanitaires de nourriture en provenance de Russie, alors que l’on sait la population de Slaviansk et d’autres villes affamée.

 

Peur et dégoût à l’hôtel Babylon Par Pepe Escobar

2De l’hôte Babylon à Bagdad, Pepe escobar contemple non sans ironie les effets de la politique américaine sur ce qui fut l’Irak et il extrapole sur la même stratégie du chaos que les Etats-Unis tentent d’installer dans toute l’Eurasie, en Ukraine mais aussi dans le Caucase, contre le Chine, etc.. Il se moque au passage de cette colonne de Toyota d’un blanc étincelant avec des petits hommes en noir qu’aucun service de renseignement des Etats-Unis n’a été fichu de détecter dans le désert, j’ajouterai qui paye les Toyota, les armes et les mercenaires? (note de daniele Bleitrach)

http://www.informationclearinghouse.info/article38941.htm#.U6_z6V63vuM.facebook

28 juin 2014 » ICH " – " Asia Times " – – Alors maintenant qu’un énorme Sunnistan Hardcore s’étend depuis la banlieue d’Alep à Tikrit et de Mossoul à la frontière jordano/irakienne – le même que celui qui s’est dissous en 2003 quand le choc et l’effroi se transformèrent en Mission accomplie (ONU).

Comme un étrange écho des pas de l’armée de Dick Cheney résonne maintenant dans les sables de la province d’Anbar, de l’État islamique d’Irak et d’al-Sham (ISIS) et leur coalition de bonnes volontés (cheikhs djihadistes, islamistes, Ba’athists et tribal) se présentent comme des "libérateurs" des sunnites irakiens des griffes d’un gouvernement à majorité Shi’ite "du mal" à Bagdad.

En outre, ISIS contrôle également les guerres de PR. Ici, un détail de djihadistes: toute sorte de possible implication de "la cinétique" de Washington sera interprétée comme une alliance contre nature entre l’Empire et le premier ministre Nouri al-Maliki contre les outsiders.

D’un point de vue sunnite, c’est la Loi de lutte contre le terrorisme de l’Iraq ; le refus de la débaassification (avec l’ascension du néo-Ba’athist Jaysh Rijal al-Tariqa al-Naqshbandia – JRTN, dirigé par l’ancien Saddam honcho Izzat Ibrahim al-Douri) ; le ministère de l’intérieur à Bagdad est honni par les politiciens sunnites ; leurs protestations ont été écrasées.

Dans le même temps, c’est le retour de la Sahwa parrainé par l’U.S. (fils de l’Irak) – qui ont farouchement combattu al-Qaïda en Irak en 2007, la mère d’ISIS – et le retour des milices de Shi’ite assortis (Muqtada al-Sadr a non seulement repoussé la nouvelle vague des « conseillers militaires »des Etats-Unis – Voilà comment ça a commencé au Vietnam – mais a également averti que son propre badass Men in Black « labourera le sol » des combats contreISIS.) Le milieu des années 2000 sont la nouvelle normalité ; cela va être l’enfer des milices partout à nouveau.

En Mésopotamie, nous avons un problème. les Neo-Ba’athists ne veulent rien d’autre qu’un Irak laïque dirigé par les sunnites, style-Saddam (le cher Ahmad Chalabi de neocon plutôt ancien.) ISIS veut un califat qui s’étend partout au Levant, en vertu de la Loi de la charia.

Ce que cela donnera sera la nation irakienne elle-même – la balkanisation, prévisible conséquence de l’invasion de 2003 et l’occupation, enfin devient sans le vouloir en son centre, Jihad.

C’ est le temps de la récupération

La « stratégie » de l’administration Obama (souvenez-vous de « Ne pas faire un merde stupide », la stratégie de l’Ukraine) consiste à imposer un changement de régime à al-Maliki ; Après tout, il avait le mauvais goût de refuser de laisser les troupes américaines occuper l’Irak au-delà de l’échéance de 2012 et au-dessus de tout son gouvernement se trouve proche de celui de Téhéran.

Ainsi la réponse à la question désormais légendaire de pourquoi le labyrinthe de satellites de l’intelligence américaine a échoué à capturer cette longue colonne de ISIS Men in Black dans leur brillantes blanches Toyota Land Cruiser traversant le désert de la Syrie-Irak. On appelle ça la mère de toutes les défaillances du renseignement (en référece à Saddam faisant état de la mère de toutes les batailles?)

Ici nous avons la marque de l’Empire of Chaos « vengeance » contre Bagdad, Téhéran et – pourquoi pas – contre Moscou (après tout le Président russe Vladimir Putin a offert un soutien complet à al-Maliki pour lutter contre les djihadistes.)l’ Irak fusionne alors avec l’Ukraine.

En ce qui concerne le mythe de la colporté – encore une fois – de "bons terroristes" et de "mauvais terroristes", cette semaine Jabhat al-Nusra en Syrie s’est engagé dans son allégeance à ISIS. Cela signifie que ISIS contrôle désormais pratiquement les deux côtés de la frontière, à Albu Kamal en Syrie et à Al-Qaim en Irak. En prime, ISIS et des chefs tribaux sunnites alliés également entouré l’Anaconda de Camp sous contrôle américain en Irak et sont prêts pour un jeu de mortier à long terme. Beltway « analystes » apprendront-ils jamais ?

Que la fiction qui veut que la Jordanie – géré par roi Playstation, alias Abdullah – sera mûr pour sa prise dès que les salafistes hardcore de Zarqa (ville natale de Zarqaoui) s’uniront totalement avec ISIS. Ajouter ce morceau de la construction à l’embryon de califat levantin et nous allons pouvoir parler affaires – éventuellement en faisant la part des raffineries de pétrole.

« Ne faites pas une merde stupide », appliqué à la Syrie et l’Irak, signifie que l’administration Obama s’est impliqué dans sa politique de « Assad doit s’en aller », comme gouvernement Ba’ath ; ce qui est sous-entendu, c’est que Washington est un allié de l’ISIS en Syrie, tout en étant un ennemi (résolu?) d’ISIS en Irak. Le "Péché" d’Assad, c’est qu’il est un allié de Téhéran (comme al-Maliki) et, surtout (du point de vue américain), du Hezbollah. Et maintenant nous en sommes à la dernière "Stupid Shit" de l’administration Obama – sous la forme du soutien aux rebelles « dûment contrôlés » en Syrie.

En tentant d’effacer l’incrédulité que peut provoquer un tel scénario , l’ensemble des protagonistes, maison blanche incluse, vend l’illusion que l’on s’interroge si les hommes en noir dangereux relèvent de l’ ISIS – et alors que faire à leur sujet.

Si une sorte de coopération de Washington-Téhéran contre ISIS devient évidente, cela pose un problème majeur pour la foule de Bomb Iran vivace dans la voie de contournement, ainsi que pour la ligne dure à Téhéran ; après que tous les ISIS aient érigé une barrière massive géostratégique entre l’Iran et la Syrie, menaçant le raccordement de Téhéran avec le Hezbollah.

Les Likoudniks agiront sans tabou pour empêcher toute forme de coopération. Mais ce sera un détail quand même. Bagdad peut obtenir toute l’aide dont elle a besoin des forces spéciales iraniens et des milices comme celles de Muqtada. ISIS n’a pas la troupe ou l’expertise pour assiéger Bagdad ; dans la seule ville de Sadr ils seraient mis en lambeaux. Pour ne pas mentionner l’attaque Najaf et Karbala, les villes saintes de Shi’ite, qui sont déjà protégés par lourdement armés des brigades populaires.

L’OTAN répondra Jihadistan ?

Kirkouk est maintenant sous contrôle kurde virtuel. La « dévolution » à Bagdad sera extrêmement problématique – et c’est un euphémisme majeur. Kirkouk produit environ 670 000 barils de pétrole par jour. Jusqu’à 300 000 sont exportées par l’oléoduc de Ceyhan, en Turquie. Pourtant seulement 120 000 barils par jour ont été transmis ces dernières semaines.

La production totale de l’Irak est de 3,3 millions de barils par jour – l’essentiel concentrée dans le sud, autour de Bassorah. Il y a aucune preuve réaliste ISIS sera jamais en mesure de capturer Bassora.

Le problème reste donc certaines raffineries dans le Nord. Les Forces d’élite antiterroriste irakien peuvent traiter avec elle. Si ISIS par hasard était capable d’exploiter des pétrole et du gaz – un grand si – qui a certifié la joie pour, surtout, les spéculateurs du marché. Et bientôt, il pourrait y avoir des milliers de « sécurisation » des champs de pétrole irakiens et la Zone verte à Bagdad par des forces spéciales américaines.

l’ Armée syrienne d’ Assad peut – et c’est déjà fait – contribuer à combattre ISIS. En fin de compte, ISIS peut réalistement être repoussées par l’armée syrienne, par l’élite des forces spéciales iraniennes et brigades Shi’ite appuyé par ces avions de chasse d’occasion de la Russie et du Bélarus.

ISIS ne prendra pas plus de Bagdad. Mais comme un monstre mutant, en un Sunnistan Hardcore via mode hollywoodienne, il pourrait devenir encore plus dingue et essayer de prendre Amman, Doha et Riyad même.

L’Empire du Chaos va continuer à parier sur – quoi d’autre – le chaos. Et le chaos va à merveille à sa façon – de la possibilité réelle d’un assaut final vers un grand Kurdistan (en Syrie, Irak, Turquie et Iran même) devenu u enfer sectaire avec de la milice partout en Irak, Syrie, Liban, Turquie et Yémen. Sans oublier toutes les ramifications possibles en Afrique du Nord, Asie centrale et dans le Caucase du Nord.

Que fera Hillary Clinton, la Hillarator ? Dans ce cas, sa dois attendre début 2017. Elle pourrait tirer toujours un autre "nous sommes venus, nous avons vu, il est mort" et triomphalement en scène un deuxième à venir dans le Levant comme une Athena droned chantant Light My Fire.

En fin de compte, l’OTAN ne va pas rencontrer le Jihadistan. Aucune « responsabilité à protéger » les arabes (R2P) qui tuent les arabes. L’OTAN – allègrement – "observera" sur le côté. Parce que l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, le Caucase et complètement à l’ouest de la Chine, le nom du jeu est d’entretenir « l’Eurasie balkanisée"du Dr Zbig Brzezinski en la faisant mijoter dans un bûcher funéraire.

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan : comment le monde globalisé est Dissolving dans Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues : un instantané de Bagdad au cours de la vague (Nimble Books, 2007), et Obama fait Globalistan (Nimble Books, 2009). Il peut être contacté à pepeasia@yahoo.com .

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Ces gens, que les Etats-Unis sont censés ne pas voir et face auxquels on se contente de proposer de donner 500 millions de dollars à un islam modéré qui n’existe plus s’il a jamais existé et dont les armes vont immanquablement tomber en la possession des djihadistes, s’attaquent d’abord au peuple syrien et comme partout d’abord aux populations musulmanes ou arabes chrétiens. Comme ici avec la crucifixion de huit personnes dans les faubourgs d’Alep. ET bien sûr toujours selon la tactique nord américaine, la guerre contre Bachar el Assad demeure prioritaire. Ceux qui ont encore quelques doutes sur la stratégie amériaine (et du caniche français) devraient regarder cette réalité en face… (note de Danielle Bleitrach)

 

Kharkov relève-toi, expulse les fascistes ! (22 juin)

0Au-delà du massacre dans le Donbass, il y a en Ukraine une situation générale de répression politique contre les communistes et les antifascistes, menée à la fois par le gouvernement de Kiev et par les groupes fascistes paramilitaires qui tentent de leur faire peur en pratiquant la violence. Le gouvernement français est plus que jamais complice de cette situation de fascisme rampant (note Danielle Bleitrach)

Une manifestation à l’appel du parti communiste et d’autres organisations s’est déroulée le 22 juin à Kharkov. Ce jour marque l’anniversaire de l’invasion allemande de l’Union soviétique en 1941. Le principal slogan de la manifestation a été « Kharkov lève-toi, expulse les fascistes », ainsi que des slogans contre la guerre et en solidarité avec le Donbass. Les Drapeaux de parti communiste et de Borotba, entre autres, étaient présents.

Il est important de souligner que la manifestation contre le fascisme a eu lieu dans un contexte de plus en plus marqué par les attaques par des voyous fascistes et le gouvernement contre toute personne qui est contre la politique de Kiev. Le parti communiste a été qualifiée de « séparatiste » et des procédures judiciaires ont commencé en vue de l’ interdire, Borotba a dû entrer dans la clandestinité après que ses bureaux de Kharkov aient été attaqués par des bandes paramilitaires fascistes agissant sous la couverture juridique de la garde nationale et certains de ses membres éminents ont été enlevés par les paramilitaires fascistes en plein jour dans le centre de Kharkiv il y a quelques semaines.

Le gouvernement a commencé une propagande sur facebook, avec le procureur chargé de lancer des accusations criminelles contre quiconque fait des "appels publics pour le changement violent ou le renversement de l’ordre constitutionnel" ou encore "la distribution de matériel incitant à de tels actes"

Le même jour, les Euromaidan avaient tenu une Assemblée à Kharkov pour exiger l’interdiction du parti communiste et l’interdiction des « rassemblements séparatistes dans le centre de Kharkov ». À la fin de l’Assemblée, des centaines de voyous de l’aile droit secteur ont tenté d’affronter la marche antifasciste.

http://ukraineantifascistsolidarity.wordpress.com/2014/06/22/kharkov-rise-up-expel-the-fascists-june-22/

Kharkiv, Oblast de Kharkiv, Ukraine

 
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Publié par le juin 24, 2014 dans Europe, extrême-droite

 

3- Voyage en pays tatar ( à cinq minutes prêt, c’était le bain de sang).

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Moustafa Djemilev à la tête des radicaux de Crimée avait-il préparé un coup d’Etat sanglant sur ordre des américains? Il a été un agent de ces derniers depuis le temps de l’Union Soviétique et le 17 juin nous le retrouvons avec les gens de pravy Sektor et cette vieille fripouille d’oligarque Igor Kolomojsky. Est-ce que priver les Russes de leur base de Crimée a toujours été l’objectif de Barak Obama et de ses conseillers néo-conservateurs et pour cela il aurait été jusqu’à provoquer une révolte des radicaux tatars, une sorte de maïdan sanglant, une action comparable à celle d’Odessa à une plus grande échelle, puisque cela aurait débouché sur l’affrontement avec une population Russe et 15.000 soldats de la base de Sébastopol. C’est en tous les cas une analyse argumentée et largement répandue en Crimée.

1- Les Tatars, Un groupe d’opposants irréductibles ?

Nous quittons l’auberge de l’érudite locale à Bakhtchisaraï. En fait il s’agit de la représentante des enseignants tatars qui fait aussi table d’hôte selon le guide du routard. Elle nous a pris pour des occidentaux venus soutenir son combat, et à ce titre nous a raconté que Soros et les Polonais finançaient leurs activités culturelles et la formation de leurs "militants". Alexander, le chauffeur russe, nous fait alors une étrange réflexion: "c’était une question de jour, d’heures mêmes, grâce à la rapidité de la réaction des autorités du parlement de Crimée et des Russes, nous avons évité le bain de sang, ça aurait été pire que ce qui se passe dans le Donbass."

Nous allons visiter le palais du Khan, il est très tôt. une véritable splendeur dont la délicatesse fait songer à l’Alhambra de Grenade. Ce palais partage avec celui d’Espagne un art de vivre porté jusqu’au raffinement. Il comprenait dit-on cent quatre vingt dix fontaines et avait réussi à créer un microclimat de fraîcheur et de mille senteurs d’arbustes odorants. Bakhtchsaraï était la capitale du Khan de Crimée du XIIIe siècle à Catherine II qui se rendit maître des descendants de la horde d’or, les enfants de Gengis Khan. Comment raconter cette histoire? Les Russes, qui se considèrent comme la troisième Rome, la première dont le relais fut pris par Constantinople et l’Empire d’orient qui tint encore mille ans et s’écroula sous la pression des Turcs. Les Russes et leur tsar, César, sont les héritiers de Byzance et ils vont comme les byzantins reprendre le flambeau pour contenir les peuples de la steppe. Longtemps impuissants devant ces razzias de nomades turco-mongols, toute l’histoire russe est celle d’une ouverture vers la Baltique en même temps qu’une reconquête acharnée avec une assimilation de ces peuples tatars. L’immensité russe est le fruit de ces poussées, de ces chevauchées barbares ou celle des cosaques, hommes libres. La horde d’or des nomades conquérants de Gengis Khan à Tamerlan a fini par s’effondrer et les Russes à partir d’Ivan le Terrible vont prendre leur revanche, le khanat tatar de Kazan, puis c’est le tour de celui d’Astrakhan… Il reste celui de Crimée, capable d’aligner près de 40.000 cavaliers et bénéficiant de l’appui de la Sublime porte, l’empire Ottoman. Le Khan de Crimée quittera les côtes pour se réfugier dans ce magnifique palais, ils sont officiellement les derniers descendants de Gengis Khan. Ils ont recueilli ce nom de Tatar en mémoire du fleuve des enfers, tant ils déferlaient sur tous les peuples de la région, irrésistibles et féroces… Nous n’avons pas le temps de dire les assauts mais aussi les connivences qui se nouent entre Russes et Tatars et qu’illustre assez bien Ivan le Terrible (il se prétend lui-même descendant de Gengis khan)… Périodiquement les Tatars de Crimée remontent jusqu’à Moscou et l’incendient, écument la terre slave, surgissent de nulle part, pillent, enlèvent, tuent et s’évanouissent dans la nature à la vitesse de leurs montures. Ils portent leur butin, de blonds et robustes esclaves, aux marchands vénitiens et génois installés sur la côte. Durant la première moitié du XVII e siècle, alors que la population de la Russie ne dépassait pas les dix millions, on estime à deux cent mille le nombre d’esclaves. BakhhtchisaraÏ est riche de ce commerce des esclaves exportés par le Khan de Crimée dans tout le bassin méditerranéen.

Ceux qui vont réagir sont les cosaques, des hommes libres fuyant toutes les dominations et réfugiés à la marge de la Russie, de l’empire des Habsbourg et de celui de l’Ottoman dans ce qui justement sera l’Ukraine qui veut dire marche. Ce sont des espèces de cow-boys, soldats laboureurs volant au combat dès que le tsar les y appelle, mais lisez plutôt le merveilleux livre de Nicolas Gogol Tarass Boulba ou regardez les tableaux picaresques d’Ilya Répin, Lettres des cosaques Zaporogues au sultan de Constantinople, pour comprendre cette épopée. Peut-être cela vous aidera-t-il à vous familiariser avec ces gens venus aider le peuple du Donbass… Il y a quelque chose de très poétique dans cette histoire qui remonte sans cesse à la surface, mais aussi quelque chose de très dangereux quand on utilise la mythologie des peuples pour attiser haine et rancœurs.

Nous sommes pris dans un groupe de touristes russes… Une jeune femme, à la peau blanche, aux yeux clairs, mais aux cheveux noirs, me prend à part, elle nous isole avec Marianne, fuyant de salle en salle les touristes qui l’encombrent… Elle est extrêmement tendue, au bord des larmes… et tout à coup, elle nous dit son désespoir: "je ne les supporte plus", dit-t-elle en désignant les Touristes russes. Elle est désespérée que les Russes aient pris le pouvoir en Crimée, visiblement son accablement vient d’une espérance récente trahie, peut-être un complot qui a échoué, écrasé par l’initiative russe ? Que faire maintenant. Elle songe à partir aux Etats-Unis. Un de ses cousins a fait des études à la Sorbonne, mais personne ne veut de lui nulle part. Elle est au bord de la crise de nerfs et me demande "Y a-t-il une place pour nous quelque part sur la terre?" j’imagine cette histoire dite et redite en famille, ont-ils revécu, se sont-ils assez raconté ce moment fatidique en 1771, lorsque la flotte russe a pris la Crimée, contraignant à l’exil le Khan, le dernier monarque européen descendant de Gengis Khan, pendant 20 ans, les désordres se poursuivront, il faudra attendre la paix de Jassy pour que la Turquie reconnaisse la suzeraineté russe sur la Crimée et Catherine nomme son favori Potemkine administrateur de la presqu’ile, il la fortifie avec Sébastopol mais aussi il place les cosaques du Kouban, les tchétchènes en sentinelle… Revoyez ce qui s’est passé en Crimée et ce qui se passe dans le Donbass à la lumière de cette longue histoire… Et puis il y a eu une partie des Tatars qui a voulu prendre sa revanche avec l’avancée allemande, la collaboration d’une bonne partie et l’exil de tous… Le retour avec la permission de Gorbatchev, sans qu’aucune condition de leur accueil ne soit vraiment réunies… Au contraire, dans les temps troublées de la chute de l’Union Soviétique…

Je regarde cette femme qui me fait pitié. Ses mots résonnent en moi, une plainte que je ne connais que trop, entretenue, avivée par des gens qui ne cherchent qu’à utiliser ce sentiment d’injustice, de malheur, d’être repoussés de tous. Autant l’érudite locale, la militante avait du ressort, autant celle-ci est une victime de ses propres rêves devant ce magnifique palais. Elle appartient à un peuple déchu qui ne cesse de contempler la splendeur passée depuis… J’ai pitié d’elle et je la déçois en lui demandant si elle ne peut pas envisager un destin commun avec… eux… Il n’y a pas d’autre solution si l’on veut éviter le malheur, mais je sais qu’elle ne m’entendra pas, elle choisira l’éternel exil et l’érudite locale est pire encore… Nous sommes devant la fontaine des lamentations en marbre blanc, les touristes s’y pressent. Ils connaissent le poème de Pouchkine, l’histoire de ce Khan, éternellement blessé par la mort de la femme aimée qui fit construire cette fontaine dont s’échappe goutte à goutte l’eau telle une larme. les deux roses qu’ apporta le poète chaque jour sont renouvelées, peut-être faudrait-il songer à cette rencontre élégiaque entre le grand écrivain et le Khan amoureux… Mais nous sommes loin de ces délicatesses… La nostalgie, le sentiment d’une injustice et de leur déchéance, les haines religieuses tout cela est macéré, ingurgité, revomi chaque jour et les Etats-Unis, leurs alliés polonais et islamistes revisitent l’histoire…

Quelques jours après quand nous rentrons chez les amis de Simferopol, le père est encore là avec son chapelet d’ambre, sa tenue de saoudien et ses malédictions à l’encontre des femmes qui ne respectent pas la charia, son ex-épouse, sa fille, son petit fils que l’on n’a pas encore circoncis. Au bout de quelques minutes, l’angoisse s’est répandue dans l’heureuse famille, il ne veut pas partir et s’est retiré dans la chambre voisine pour psalmodier ses prières. Il a été recruté par Hizb ut-Tahrir, retenez ce nom… Ce père qui selon son ex-épouse a été pris dans cette filière radicale type Al Qaida et avec lequel il est impossible de parler, il serait en quelque sorte perdu pour la raison…

Le pire des dangers sur une mosaïque comme la Crimée, même avec une dominante russe indéniable, serait de contribuer à la campagne raciste attisée par les Etats-Unis et leurs alliés européens en oubliant l’essentiel, à savoir que Tatar, juifs, Grec et d’autres ne rêvent que de paix et de sécurité… En nous quittant à l’aéroport, notre jeune amie communiste, tatar m’a demandé avec anxiété ce que je pensais de la Crimée. Je lui ai répondu: La Crimée est riche de potentialité, il faut s’occuper d’elle, la travailler, et éviter surtout les divisions… Et j’ai ajouté, il faut traiter la Crimée comme ta mère traite votre famille en recréant l’unité dans la paix et en écartant tous les fantômes…

Mais revenons au pays Tatar, nous descendons par une route de montagne semblable aux chemins corses, dans des sous bois qui mériteraient d’être essartés si l’on veut éviter l’incendie… Nous montons vers des alpages, partout des petites cabanes où l’on vend des confitures de rose, du miel et le produit d’un artisanat assez médiocre. Le long de la route des troupes de chevaux alezan, guidés par des cavalier tatars qui retrouvent un peu de leur superbe et la perdent dès qu’ils mettent pied à terre. Ils ont le teint halé des montagnards, sur le col, quelques restaurants où on hèle le client rare, le drapeau tatare a la même couleur que le drapeau Ukrainien avec en son centre un T, très peu de drapeaux russes, mais le bleu et le jaune… En arrivant sur Gourzouf, Pouchkine encore revient à la mémoire: ""Au lever du soleil, les montagnes brillaient de toutes leurs couleurs; au loin, sur les versants, les villages tatars aux maisons agglutinés ressemblaient à des ruches; entre eux, les peupliers se dressaient comme autant de colonne vertes… et partout à l’entour le ciel d’un bleu intense et pur , la mer lumineuse, l’éclat et la transparence du midi". Le sentiment entretenu que tous les malheurs des Tatars viennent de cette invasion par les Russes, améliorés encore par de vieux relents religieux la confrontation de la foi orthodoxe avec ces musulmans convertis tardivement du chamanisme à l’Islam devenu les pions du grand jeu américain.

2-Le referendum a-t-il pris de vitesse un complot de Kiev avec les Tatars de Crimée les plus radicaux ?

En écoutant Alexandre dire que les Russes ont été sauvés à quelques jours prêts, je repense à la violence avec laquelle Yéfim Zaïdman, nous a dit lui aussi que le bain de sang avait été évité. Comme pour Alexander, il décrit la peur du Maïdan, celle les groupes venus d’ailleurs qui tentaient de détruire les statues de Lénine que l’on salue désormais avec une sorte d’enthousiasme en l’interpellant : "Si nous n’avions pas été là, tu n’y serais plus", mais il y a aussi une autre menace spécifique à la Crimée, les groupes radicaux Tatars, devenus masse de manœuvre de l’Amérique et aussi de son allié Polonais. Yéfim Zaïdman est un espérantiste, patriote russe et "ami d’Israël". La suspicion qu’il voue aux Etats-Unis est inspirée par son propre parcours, on l’imagine du moins. Lui qui fut bloqué dans sa carrière parce que soupçonné de sympathies sionistes à partir de la guerre des Six Jours, lui qui a combattu pour la réhabilitation des Tatars, a encore voté pour Timochenko par haine du Parti des Régions et parce qu’elle était en prison, espérantiste, internationaliste, peut-être trotskiste, il a peut-être découvert la manipulation des Etats-Unis à travers toutes ces identités successives, je l’ignore mais c’est vraisemblable… C’est un humaniste de bonne foi, entêté dans son patriotisme russe qui lui paraît plus proche de la nation plurielle, internationaliste dont il rêve.

Pour lui l’Ukraine ne s’appartient plus, elle est complètement dirigée par les Etats-Unis. Et il nous décrit la manière dont les Etats-Unis ont volontairement financé la résurrection de l’idéologie nazie et de Bander comme ils ont utilisé le retour des Tatars en Crimée pour en faire des groupes d’opposition aux russophones. La Crimée est une mosaïque de peuples, et dans les villes marquées par l’empreinte tatare, cette mosaïque est encore plus visible dans les villes touristiques où il reste des monuments de la splendeur des Tatars de Crimée.

Après s’être battu pour la réhabilitation des Tatars de Crimée, Yéfim Zaïdman a revu le dossier et il nous explique que durant la deuxième guerre mondiale, 20.000 tatars ont déserté avec leurs armes et ils ont servi les Allemands. Ils ont montré les cachettes des partisans dans la montagne, les lieux où étaient stockée la nourriture, ils empêchaient les Juifs de s’enfuir et les livraient aux Allemands et ceux-ci les faisaient torturer à leur place, bien se salir les mains. Il nous explique qu’aujourd’hui les Tatars ont constitué un groupe de pression pour transformer leur histoire réelle et il donne comme exemple, ce livre écrit par un couple de vétérans de la deuxième guerre mondiale de l’est de la Crimée qui recensait les morts de la guerre. Il y avait 5 pages sur la collaboration des Tatars et des Allemands basée sur une étude sérieuse des archives allemandes. 500 personnes ont fait un meeting de protestation et le livre a été mis au pilon, mais il est encore sur internet. Les Tatars de Crimée ne sont pas tous sur la même ligne et il nous a confié un texte d’analyse socio-politique que Marianne a traduit et que nous publions après celui-ci qui recense les différents courants.

Yéfim Zaïdman d’ailleurs dit que c’est l’article des Tatars modérés de Crimée qui a permis de découvrir le complot qui explique que l’on ait avancé la date du référendum dans la péninsule. Cet article disait que deux ou trois mille radicaux d’une organisation terroriste, interdite en Russie, proche d’Al Qaida, Hizb ut-Tahrir, avaient prévu un bain de sang contre les Russes. Leur but était d’occuper les bases de dépôt d’armes ukrainiens ou russes pour provoquer la flotte russe. L’article publié à Kazan, en Tartarie de la fédération de Russie depuis longtemps intégré à la Russie, décrivait le projet. Le référendum a alors été avancé, semant le désarroi dans les rangs des conjurés, ils ont été pris de court à un jour près par les gentils hommes verts et les autorités du Parlement de Crimée qui ont agi avec un sang froid stupéfiant. Le meeting devant le siège du parlement de la République de Crimée était destiné à empêcher l’affrontement. Les tatars du groupe radical sont présents, mais dans la nuit Aksionov casse la fenêtre et l’occupe avec beaucoup d’armes et le matin Konstantinov élit une nouvelle direction et tout de suite après se sont déployés les détachements d’autodéfense, composés selon lui à 90% de Criméens et de cosaques du nord du Caucase, après et après seulement il y a eu les soldats russes venus de Kouban, une région très riche frontalière de la Crimée. La télévision a été également prise, tout cela s’est fait dans le plus grand calme sans un coup de feu alors que chacun vaquait à ses occupations.

Il nous interroge: "Vous ne vous êtes pas demandé pourquoi 20.000 soldats ukrainiens qui se trouvaient avec leurs armes, leurs blindés, leurs tanks, alors qu’il y avait seulement 15.000 soldats russes dans la base de Sébastopol n’ont pas cherché l’affrontement ? Moi je ne comprenais pas. En fait ce qu’expliquait cet article c’était que tout le monde attendait le 30 mars avec la révolte sanglante des radicaux Tatars. les services secrets russes ont bien travaillé et ils sont intervenus le 16 mars, tout le monde était bloqué parce que le signal de l’assaut tatar avait été déjoué, en fait derrière les Tatars il y avait les Américains dont le but était de priver les Russes de leur base navale sur la Méditerranée. Ils les ont pris également de court en organisant le référendum à toute vitesse, un véritable exploit facilité par le fait que 80% des Criméens souhaitaient le rattachement à la Russie et surtout craignaient les violences que chacun imaginait et qui auraient été pires que ce que l’on voit dans le Donbass.

Sur le moment j’ai écouté Yéfim Zaïdman avec un peu de doutes, mais la rencontre avec l’érudite locale puis le père de famille, sans parler de la jeune femme dans le musée m’ont alertée et je me suis interrogée, peut-être qu’il ne s’agissait pas seulement de rumeurs. J’ai également repensé à la conclusion de notre espérantiste de Yalta. Il ne s’agit pas de tous les Tatars, mais bien de groupes radicaux, une partie d’entre eux voyant le complot éventé a jugé plus prudent de s’enfuir à Lvov où ils ont été" accueillis par les nazis de Pravy sektor, ils ont fait jonction en attendant leur revanche.

Cette remarque nous est revenue en mémoire quand le 17 juin, avec l’annonce d’un mandat international des Russes contre Igor Kolomojevski – qui par parenthèse a vidé tous les dépôts de ses clients de sa banque (PrivatBank) en Crimée- nous avons lu cette nouvelle concernant sa rencontre avec les tatars radicaux. Mais voyez plutôt.

3 Le bataillon "la Crimée" bat le rappel et il est prêt à inonder de sang la terre de Crimée

Le soir du 17 juin à Dnepropetrovsk avait lieu la première rencontre officielle du leader des radicaux tatars de Moustafa Djemilev et le gouverneur Igor Kolomojsky.

Ils ont visité l’État-major de la sûreté nationale de Dnepropetrovsk, où sont entraînés les bataillons punitifs "Dnepr", "Donbass" et "Azov". Ces mercenaires se sont rendus célèbres à cause des meurtres des gens sans armes à Krasnoarmejsk, les fusillades à Marioupol, les nombreux supplices de blessés et d’autres atrocités. C’est la garde prétorienne du plus ignoble des oligarques qui pourtant ne font pas dans la dentelle, le gouverneur Igor Kolomojsky qui a un passeport ukrainien et Israélien et finance de par le monde de nombreux médias juifs pour qu’ils approuvent les horreurs qu’il commet, dont la première est celle de financer ces escadrons de la mort néo-nazis et de mettre à prix la tête des "Russes" et des journalistes. Il a participé à la tentative d’assassinat du maire de Kharkov et probablement il est à l’origine du massacre d’Odessa avec son complice du ministère de ‘intérieur.

Son état-major occupe tout le premier étage de la fonction publique régionale. Là est déjà prêt à la signature le soi-disant «Mémorandum sur l’assistance mutuelle dans la lutte pour la libération de la Crimée occupée».

À la cérémonie, assistait Dmitro Yaroch, dont le campement se trouve dans la même rue, dans le bâtiment de l’ancien hôpital militaire. Le chef des «pravosek» a été accueilli là par l’oligarque de Dnepropetrovsk.
Djemilev avait là une rencontre avec des étudiants de Dnepropetrovsk et la communauté musulmane. Des volontaires sont nécessaires – la signature de Kolomojsky sous le mémorandum signifie le début du financement à grande échelle de l’activité subversive dans la Crimée. La force de frappe principale – un nouveau bataillon spécial punitif tatar. Sur son chevron on représente les sabres croisés et le "tamga" (sceau) du khan Gireev.

– D’abord nous libérerons ensemble l’Est de l’Ukraine, et ensuite – aussi ensemble – nous rendrons la Crimée. Je répéterai pour notre président : la Crimée était, est et sera ukrainienne, – a déclaré Yaroch.

- Nos deux peuples, nos deux religions, qui savent ce que sont la guerre et les répressions, – nous nous unirons au nom du monde et de la stabilité en Ukraine, – a précisé l’adjoint du gouverneur Boris Trejgerman.

Maintenant à Dnepropetrovsk dans l’Ukraine Occidentale arrivent «les réfugiés tatars». Les trains de Kovel et de Lvov viennent dans la nuit. Sur le quai descendent les boieviks des groupements radicaux islamistes. Ils ont fui la Crimée il y a trois mois, à la veille du référendum sur la réunification avec la Russie. Tout ce temps était passé par les entraînements dans les camps de Galicie. Maintenant, le moment est venu d’engager le combat.

http://max-linnik.livejournal.com/6636.html

 

Réflexion du jour : A Grand Soir, mieux vaut tard que jamais!… par Danielle Bleitrach

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cela fait plaisir de voir Grand soir condamner le négationnisme, encore un petit effort pour ne plus assurer la promotion de Bricmont qui a fait du combat en faveur du droit à ‘expression des négationnistes son combat des chaque moment, ou sa lutte contre la loi Gayssot le test de la liberté d’expression, encore un petit effort pour ne plus servir de passerelle avec Oulala de réné Balme à tous ceux qui déshonorent le combat des Palestiniens comme le Dieudonné et autres Soral par leur antisémitisme masqué à peine en antisioniste… Si vous menez le combat contre la confusion entre l’extrême-droite et les communistes et forces progressistes, je m’en réjouirai…

http://www.legrandsoir.info/les-pays-membres-de-l-onu-sauf-certains-condamnent-la-glorification-du-nazisme.html#.U3cdQLjSg6c.facebook

 
 

lE CENTRE sIMON WIESENTHAL en 2010 dénonçait la réabilitation de Bandera par l’Ukraine

1En janvier 1010 : L’influente organisation juive Centre Simon Wiesenthal a dénoncé l’attribution à titre posthume du titre d’Héros de l’Ukraine à Stepan Bandera, qualifiant ce dernier de collaborationniste nazi responsable du massacre de milliers de Juifs pendant la guerre de 1939-1945.

Dans une lettre adressée à l’ambassade ukrainienne aux Etats-Unis, le Centre fait savoir "sa répulsion la plus profonde face aux hommages rendus à Bandera qui a coopéré avec les nazis dès les première heures de la Seconde guerre mondiale et dont les adeptes étaient impliqués dans le massacre de milliers de Juifs et de représentants d’autres origines ethniques".

"Il est regrettable que le président Iouchtchenko (…) ait choisi de glorifier Bandera et ses complices", écrivent les auteurs de la lettre.

Les défenseurs des droits de l’homme attirent également l’attention sur le fait que la cérémonie d’attribution du titre d’Héros de l’Ukraine à Bandera a coïncidé dans le temps avec la Journée internationale de commémoration des victimes de l’Holocauste.

Le président Iouchtenko installé par les Etats-Unis et l’Allemagne selon des méthodes déjà utilisées dans l’ex-Yougoslavie, en Géorgie et dans les révolutions des fleurs en Asie centrale a sciemment développé le culte de Bandera et fait de lui luttant aux côtés des nazis le héros de l’Ukraine pro-Ruropéenne. Est-ce que cela allait avec une influence accrue de l’Allemagne, en tous les cas les principaux bailleurs de fond ont été les Etats-Unis.

Petit rappel sur la Révolution orange

La révolution orange (ukrainien : Помаранчева революція, Pomarantchéva révolioutsiya) est le nom donné à une série de manifestations politiques ayant eu lieu en Ukraine à la suite de la proclamation le 21 novembre 2004 du résultat du deuxième tour de l’élection présidentielle. Immédiatement les élections sont dénoncées par le gouvernement de Viktor Ianoukovytch et par le puissant clan de Donetsk, dont l’oligarque Rinat Akhmetov, proches des clans russes de Poutine. les manifestations sont organisées par le candidat malheureux à la présidence, Viktor Iouchtchenko et son alliée Ioulia Tymochenko,d’autres oligarques rivaux de Akhmetov. les protestations prennent rapidement de l’ampleur. Elles sont financées par des opposants du clan de Donetsk, qui ont eux-mêmes des fortunes considérables. La révolution bénéficie du soutien des nombreux gouvernements occidentaux, dont celui des États-Unis et de financements d’organisations américaines, elle mobilise plus d’un demi-million de manifestants à Kiev et à travers le pays pendant une quinzaine de jours.

Le résultat immédiat de la Révolution orange est l’annulation par la Cour suprême du scrutin et l’organisation d’un nouveau vote le 26 décembre 2004 qui voit la victoire de Viktor Iouchtchenko, qui réunit 52 % des voix contre 44 % pour son rival Viktor Ianoukovytch ; sa présidence est cependant entachée de crises politiques multiples avec les gouvernements successifs. D’un point de vue géopolitique, la Révolution orange marque un rapprochement de l’Ukraine avec l’OTAN et avec l’Union européenne.

La logistique de ces manifestation semble avoir été largement prévue par les organisations Pora et Znayu, qui ont des liens avérés avec le mouvement Otpor qui avait réussi à faire chuter l’ex-président serbe Slobodan Milošević en juillet 2000 et s’était déjà impliqué dans la Révolution des Roses géorgienne de décembre 2002, ainsi que dans les tentatives de renversement du régime biélorusse de 2001 et 2004.

Ces organisations sont elles-mêmes alimentées par des organisations occidentales, telles le Konrad Adenauer Institut, proche de la CDU, l’Open Society Institute de George Soros, le National Democratic Institute, proche du parti démocrate américain et la Freedom House, proche du gouvernement américain. Selon le journal britannique The Guardian, le gouvernement des États-Unis a dépensé 14 millions de dollars pour organiser la révolution orange, et plusieurs autres organisations américaines, notamment le parti démocrate et le parti républicain, y ont contribué9.

L’origine de ces fonds a été pointée du doigt par l’ex-pouvoir ukrainien, le gouvernement russe ainsi que des groupes occidentaux d’extrême gauche, qui ont accusé le gouvernement américain d’avoir organisé une manipulation de la population ukrainienne pour étendre leur zone d’influence.

Le milliardaire israélo-russe Boris Abramovitch Berezovsky a affirmé qu’il n’envoyait pas d’argent aux partis (ce que la loi ukrainienne interdit) mais « à des mouvements pro-démocratie ». Il affirme avoir transmis l’argent sur les comptes de proches du président Victor Iouchtchenko qui ont, eux, nié ce financement.

 

A ODESSA INCENDIE ET POGROMES FASCISTES : 38 pêrsonnes mortes dans l’incendie de la maison des syndicats

3-sebastopol-armee-russe-cassini-16eb3À Odessa, la situation s’aggrave : les fascistes ont mis le feu à la maison des syndicats, où les militants se et les adversaires de la junte se rassemblent pour le référendum.
le nombre de morts n’est ^pas encore confirmé.
Cependant, il est un donné, confirmé sans ambiguïté : l’augmentation dans l’Ukraine du sud-est des pogroms de l’extrême droite néo-fasciste qui, après la rencontre entre Jarosh (chef du Pravyj Sektor) et Kolomojskij (oligarque et gouverneur de Dneptopetrovsk)n ‘oublions pas que celui a organisé la chasse "au Russe" , se masque derrière les supporters de son équipe de foot, alors que d’autre part, ils ont l’apparence des groupes paramilitaires. Sans surprise, le Pravij Sektor transféré son siège social à Dnepropetrovsk-parmi les travailleurs de la ville « charnière » entre le sud-est et l’ouest de l’Ukraine

Nous réaffirmons, les responsabilités de l’Union européenne qui, au lieu de contribuer à la mise en oeuvre des accords de Genève, jette l’essence sur le feu, soutenant la junte.

38 personnes meurent dans l’incendie fomenté par l’extrême-droite dans la maison des syndicats maison à Odessa Ukraine

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Un manifestant enveloppé dans un drapeau ukrainien des promenades devant un camp de tentes brûlante et un incendie dans le syndicat du bâtiment à Odessa 2 mai 2014. (Reuters / Yevgeny Volokin)

Une cinquantaine de personnes, dont 10 policiers, ont également été blessés dans l’incident, indique le communiqué officiel. Il n’était pas immédiatement clair si les blessés dans des affrontements de rue à Odessa vendredi ont été inclus dans ces chiffres.
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La maison des syndicats a été incendiée par des radicaux Pro-Kiev après avoir entouré et détruit le camp de tentes de militants anti-gouvernementaux qui se tenait devant le bâtiment sur la place de champ de Koulikovo Odessa. Il a été incendié dans une tentative d’assaut après que certains des militants anti-Maidan se soient barricadés à l’intérieur de l’édifice.

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Une trentaine de victimes ont été trouvée dans les étages de l’immeuble ayant apparemment étouffé à mort avec de la fumée. Plus, huit sont mortes après avoir sauté par la fenêtre de la chambre syndicale brûlante, selon la police.
Comme la maison a été engloutie par les flammes, les photos postées sur Twitter montré aux gens suspendus par la fenêtre et assis sur les rebords de fenêtre de plusieurs étages, éventuellement prépare à sauter. des Rapports affirment que ceux qui ont sauté et ont survécu ont été encerclés et battus par les ultras de football de l’équipe de Dniepropotoski et en fait des militants de secteur de droit.
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Des lignes de police anti-émeute se trouvant à côté de l’immeuble ne faisaient apparemment rien pour empêcher la violence, ont montré les photos. Agents de police aurait dit qu’ils ne pouvaient rien faire parce qu’ils étaient "non armés".
sur cette vidéo on voit que les assaillants sont habillés militairement et qu’ils empêchent un camion de pompier d’éteindre le feu…

 
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Publié par le mai 2, 2014 dans actualités, extrême-droite

 

Lecture d’un tableau sur l’identité ukrainienne

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à propos de ce peintre ukrainien, Igor Pereklita, qui fait surgir l’identité ukrainienne d’un combat contre la Russie – à la fois le communisme et l’Eglise orthodoxe mêlées- il y a affrontement mais aussi détournement, reprise de l’identité communiste et ce qui a été l’union soviétique vers l’apologie du nazisme devenue de ce fait l’identité spécifique de l’Ukraine.

http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/05/01/lart-ukrainien-kill-coco-fasciste/

Grace à Marianne et à jeanne sur mon blog ce tableau peut être lu à travers cette double référence:

il y a dans les branches la croix gammée au centre de laquelle trône la nativité à l’enfant au hochet- svastika, une chanson sur la paix, qui date de 1962: "Doucement, soldat, écoute, soldat, les gens ont peur des bombes qui explosent", et le refrain est la vie de l’enfant:
"Puisse-t-il y avoir toujours des nuages,
puisse-t-il y avoir toujours le soleil
Puisse-t-il toujours y avoir Maman
Et moi que j’y sois toujours"
C’est exactement le détournement fasciste des valeurs de la vie . Mais c’est aussi la représentation d’une identité totalement instable…

Tous les enfants la chantaient

 
 
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