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Archives de Catégorie: extrême-droite

Un interdit du côté de Beziers, un spectacle Léo Ferré…

1de Jean-Marc Dermesropian.

Chers amis,
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> Je n’ai pas spécialement le cœur à vous faire rire aujourd’hui parce que Natasha Bezriche, une amie artiste, très talentueuse, merveilleuse interprète, entre autres, des chansons de Léo Ferré, s’est vue obligée d’annuler un concert qu’elle devait donner hier, à Roujan, à quatre pas de Béziers.
> Les gendarmes sont passés hier à 19 H 30, interdisant d’ouvrir les portes de la salle de spectacle, sur ordre du procureur délégué de Beziers. Les responsables de l’association organisatrice sont convoqués demain lundi, à la gendarmerie.
> Nous en saurons un peu plus en début de semaine, du moins je l’espère.
> Voici un message que Natasha a écrit ce matin, encore sous le choc. On le serait à moins.
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> De Natasha Bezriche : "Amis Facebook, amis chanson… Notre spectacle "Ferré" a été annulé ce 5 avril…et la salle associative les "ANARTISTES", est menacée de fermeture définitive…. C’est vraiment affligeant et surtout inquiétant… et je reçois des messages nauséabonds de quelques incertains, aigris, extrémistes douteux et de tout poil, et qui me terrifient, car en plus de toutes ces tristes mésaventures , je lis : "Une métèque qui chante un anar, on a besoin de ça chez nous…! Rentre chanter chez toi , Natasha BEZRICHE !!"… Alors ce matin, amis vaillants et vigilants, je suis en colère voyez vous ! Ils arriveraient presque à m’ôter l’envie de chanter…et me donnent envie de crier !!!"

 

La Hongrie de plus en plus vers l’extrême-droite et les enseignements pour le scrutin européen

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Une victoire de la droite qui cimente le pouvoir de Viktor Orban, mais surtout une poussée de l’extrême droite, avec plus de 20 % des suffrages : les élections législatives en Hongrie, dimanche 6 avril, ont conforté les tendances à l’œuvre en Europe, moins de deux mois avant l’élection du Parlement européen. D’abord il faut analyser la victoire de ce chef du gouvernement autoritaire, nationaliste, peu soucieux des admonestations européennes et parfois agissant à la limite du respect des libertés individuelles. Il ne semble pas très populaire en Europe pourtant il illustre bien, lui et cette poussée de l’extrême-droite les apories européennes et celles auxquelles va être confronté l’électeur français. Deux points sont essentiels, d’abord comprendre la déconsidération de la gauche, la manière dont elle a fait appel au FMI qui en a fait le laboratoire de ses plans d’ajustement structurels en Europe. Et Orban a sorti le pays des griffes du FMI en créant de monstrueuses inégalités. La gauche n’offrant pas de perspectives, l’alternative est devenue le parti d’extrême-droite antisémite et xénophobe.

Les Résultats : victoire de la droite d’Orban avec une poussée de l’extrême-droite

Ce qui est sûr c’est que le discours d’Orban comme quoi il est le meilleur rempart contre l’extrême-droite s’avère doublement fauc, désormais ils montent ensemble et orban donne de plus en plus de caution aux campagnes de ces derniers, par exemple acceptant la peine de mort pour les meurtriers d’enfant, grande campagne de l’extrême-droite durant ce scrutin.

Tout autre opposition a été faible et inexistante. L’absence de programme convaincant et les dissensions internes ont eu raison de la coalition d’opposition. Surtout, le gouvernement actuel peut se prévaloir d’un bilan économique à faire rougir non seulement l’opposition, mais plus d’un des donneurs de leçons européens. Et c’est sans doute là une des clés du succès annoncé de Victor Orban. L’idée de base étant que l’on peut rester en Europe à condition d’avoir un gouvernement fort capable de faire entendre les intérêts de la Hongrie. Et c’est l’expérience de L’Europe elle-même qu’il faut analyser sans jouer à s’effrayer de ce fascisme ordinaire qui se serait emparé des Hongrois. Ce qui arrive aux Hongrois n’est pas éloigné de ce qu’est l’Europe et à ce titre il dessine l’avenir de ce continent et des institutions qui prétendent l’unifier.

On se tromperait en pensant que les Hongrois sont ravis du gouvernement actuel. Près de la moitié s’en disent insatisfait.Face à cette position l’alliance de gauche et libérale considérée comme le principal adversaire a été incapable de dégager une ligne politique claire, son discours et ses pratiques sont apparues complètement contradictoires et sans perspective. Pourtant sa performance n’est pas totalement désastreuse: : 25,9 %, quand le MSZP seul, en 2010, avait recueilli 19,3 % des suffrages. Mais elle n’aurait que 37 sièges. Le parti écologiste LMP, qui refuse toute alliance avec la gauche à cause de sa gestion passée, retrouve de justesse une place au Parlement, avec 5,3 % des voix et cinq députés.

Le vrai gagnant de ce jeu de dés pipés est le Jobbik, la principale force d’extrême droite, qui progresse de quatre points (20,7 %, contre 16,7 % en 2010) mais n’aurait que 24 sièges. Il arrive en deuxième position dans nombre de villes, dans l’est déshérité – notamment à Miskolc, où il a manqué de peu la première place –, mais aussi dans l’ouest ou dans le sud, où il était jusqu’alors peu implanté. « Plus de 20 % : à part nous, personne n’y croyait », constate le chef du Jobbik, Gabor Vona, dont la campagne, axée sur des thèmes sociaux et non plus seulement sécuritaires, s’est avérée payante. « A l’échelle européenne, Jobbik est maintenant le plus important parti d’extrême droite », a-t-il affirmé, avant de promettre : « En 2018, nous allons gagner. »

Victor Orban a ainsi fait voter en quatre ans une constitution de son crû, il a profondément modifié la législation du pays, a mis aux ordres la banque centrale à ses ordres et cela a été présenté comme la seule politique possible avec comme unique alternative l’extrême-droite à la fois éclaireur et repoussoir. .

En 2009, la Hongrie dans les griffes du FMI et Orban change de politique

Pour comprendre, il faut revenir en arrière. En 2009, la crise commerciale et la fuite des investisseurs vers la qualité fait chuter le forint, la monnaie nationale et l’activité. Les ménages sont étranglés par les prêts contractés en euros ou en francs suisses pour bénéficier de taux plus attractifs. La Hongrie est au bord de la faillite et le gouvernement de centre-gauche fait appel au FMI et à l’UE. Elle est alors, avec la Roumanie et les pays baltes, un laboratoire des plans d’ajustement qui seront imposés en zone euro un an plus tard. Les recettes habituelles sont mises en place : privatisations, coupes dans les dépenses, « réformes structurelles. »

En 2010, Victor Orban arrive au pouvoir. Le changement de politique économique est radical. L’ambition du nouveau gouvernement est de se libérer des griffes du FMI et de continuer à s’appuyer sur la demande intérieure, notamment la consommation. Pas question, donc, de pratiquer l’ajustement proposé par les bailleurs de fonds. A l’époque, nul ne parie un forint sur le succès d’une telle politique.

La volonté de se libérer du FMI

Budapest fixe alors ses priorités. D’abord, se libérer du FMI. Pour cela, tous les moyens sont bons. Il faut nécessairement en passer par une période d’austérité budgétaire et par une hausse de la TVA de 24 à 27 %, mais pour adoucir l’amertume de la pilule, le gouvernement joue sur la fibre nationaliste en taxant les secteurs économiques où règnent les entreprises étrangères, comme la distribution et les banques. Surtout, il met la main sur le fonds de retraite privé de quelques 10 milliards d’euros. Pour s’assurer du succès de sa politique, il modifie la loi sur la banque centrale, réduisant l’indépendance de cette dernière. Il s’agit évidemment pour Viktor Orban de disposer du levier monétaire pour adoucir les effets de l’austérité.

L’Europe et les agences de notation matées

L’UE se fâche alors et menace. Les agences de notations, fin 2011, dégrade la dette de la Hongrie à l’état d’obligation pourrie. Mais Viktor Orban, fort d’un certain soutien populaire et d’un parlement soumis, s’en moque. Il tient tête aux Européens qui, finalement, rentrent dans le rang et le laisse faire. Quant aux agences de notation, il leur oppose le redressement des comptes publics. Alors que tous les analystes prédisaient en 2011 une faillite du pays, le déficit public est revenu sous les 3 % du PIB, la Commission de Bruxelles a dû exclure le pays de la procédure de déficit excessif. Budapest rembourse ses dettes auprès du FMI. Le déficit chronique des comptes courants s’est mué en excédent, plus de 3 % du PIB, tandis que le déficit frôlait les 8 % en 2009. Les agences de notation doivent finalement relever la note du pays. Viktor Orban a gagné le bras de fer avec le FMI, les agences et l’UE. Un coup dur pour une opposition qui apparaît alors comme ceux qui ont cédé devant « l’étranger. »

Relance de la demande

Depuis un an, Viktor Orban se lance alors dans une relance de la demande intérieure. Alors que la banque centrale lance une aide aux PME et baisse ses taux de façon spectaculaire. Entre août 2012 et mars 2014, le taux de refinancement hongrois est passé de 7 % à 2,6 %. La banque centrale s’est lancée parallèlement dans un plan de soutien aux crédits aux PME, une sorte d’assouplissement quantitatif. Le gouvernement a aussi mis en place une réforme fiscale pour réduire l’impôt sur le revenu et des baisses de prix de l’électricité de 20 %. Du coup, en 2013, l’économie hongroise s’est redressée avec des taux de croissance supérieurs à ceux de la zone euro. Au dernier trimestre de l’an passé, le PIB hongrois était supérieur de 2,7 % à celui du dernier trimestre de 2012. Le chômage a reculé de Certes, la plupart des économistes annoncent (encore) l’effondrement de ce système, mais les prévisions promettent une croissance de 2 % pour 2014 au pays, soit le double de la zone euro !

Politique inégalitaire

Cette politique ne fait cependant pas que des heureux. Viktor Orban manie aussi bien, pour parvenir à ses fins le libéralisme le plus sauvage que l’étatisme le plus sévère. Il a mené en 2011 et 2012 une politique d’austérité très douloureuse et sa réforme fiscale, par l’introduction d’une flat tax (un taux d’imposition unique) de 15 %, favorise les plus riches. La pauvreté a progressé en Hongrie entre 2010 et 2013. Mais les victimes de cette politique ne votent pas comme jadis pour le centre-gauche, mais pour le parti d’extrême-droite Jobbik qui a le vent en poupe. Reste que nul ne peut contester que le bilan économique du gouvernement sortant est bien meilleur que celui de l’opposition voici quatre ans. Et qu’il jouera un rôle dans l’issue du scrutin dans un pays traumatisé par la crise de 2009.

Alors face à cette réussite que la Hongrie a payé très cher et qui a accentué les inégalités, l’extrême-droite joue l’exutoire face aux mécontents, aux pauvres, aux chômeurs en attisant les haines contre les roms définis comme des parasites, contre les juifs qui eux sont l’éternel capitaliste doublé comme dans toute l’Europe de l’est du judéobolchevisme.

 
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Publié par le avril 8, 2014 dans Europe, extrême-droite, politique

 

En Ukraine, Washington réunit les conditions pour un bain de sang (expert)

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07/04/2014
NEW DELHI, 7 avril – RIA Novosti

Cherchant à faire de l’Ukraine un avant-poste militaire près des frontières russes, les Etats-Unis cherchent à encercler la Russie stratégiquement; dans le même temps leur "flirt" avec les mouvements fascistes en Ukraine est susceptible d’entraîner une guerre fratricide selon le scénario yougoslave, écrit l’expert politique et philosophe indien Aijaz Ahmad dans un article publié sur le site de la plus grande revue politique du pays Frontline.

Coup d’Etat euro-nazi

"Le coup d’Etat euro-nazi à Kiev en février 2014 financé par les Etats-Unis et la réintégration de la péninsule de Crimée à la Russie, qui a suivi en mars, marquent un tournant dans l’ère postsoviétique. Après la grande propagande de la doctrine l’"Axe asiatique" du président Barack Obama, qui visait à encercler la Chine, on assiste à un tournant rapide accompagné de violence sur l’"Axe européen" de l’Amérique destiné à achever au plus vite l’encerclement de la Russie et la suppression d’une zone tampon cruciale entre la Russie et le réseau de bases de l’Otan, qui s’introduit sur le territoire de l’ex-Pacte de Varsovie et, dans certains cas, de l’ex-URSS", écrit Aijaz Ahmad dans un article intitulé "Le grand jeu en Europe".

Selon le politologue, l’Ukraine est une sorte de zone frontalière partagée par ces deux civilisations "à l’instar de la région serbo-croate en ex-Yougoslavie".

"Nous savons comment la Croatie avec sa majorité catholique a été poussée à se séparer de la Serbie orthodoxe, ce qui a entraîné des massacres partout, voire un génocide. En s’efforçant de transformer l’Ukraine en un avant-poste pour déployer des bases de l’Otan afin de contrer la Russie, inconsciemment ou sciemment les Etats-Unis ouvrent la voie au génocide et au nettoyage ethnique. Par le passé, ils ont déjà formé une armée internationale de jihadistes en Afghanistan pour contrer le communisme; nous en ressentons encore les conséquences à travers le monde. Mais qu’arriverait-il si un équivalent d’Afghanistan faisait son apparition dans un pays crucial géographiquement situé entre l’Orient et l’Occident?", s’interroge l’auteur.

Effondrement économique

Aijaz Ahmad doute que l’assistance économique occidentale promise aidera réellement l’Ukraine. D’après lui, au cours des deux dernières décennies les subventions russes pour les achats pétrogaziers de l’Ukraine s’élèvent à 200 milliards de dollars, sans compter les prêts et le soutien financier de la Russie non seulement pour aider l’Ukraine, mais également pour y assurer la neutralité. De son côté, l’Occident propose des sommes et des crédits du FMI largement inférieurs en échange de l’accord de l’Ukraine pour instaurer le même régime d’austérité que celui qui a été imposé à la Lettonie, la Slovaquie, la Grèce et d’autres pays.

"L’économie ukrainienne serait aujourd’hui en ruines sans la générosité de la Russie. Le régime d’austérité imposé par le FMI à l’économie effondrée et la militarisation sous l’égide de l’Otan pour une confrontation directe avec la Russie est un mélange explosif qui pourrait entraîner une guerre civile, une guerre régionale et on ne sait quoi encore dans un pays où 70% de la population s’oppose à l’adhésion à l’Otan, selon un récent sondage de Gallup", écrit l’expert.

De plus, les conséquences des mesures du FMI provoqueraient des cataclysmes aux retombées imprévisibles, estime Aijaz Ahmad.

Les bons et les mauvais radicaux

Aijaz Ahmad explique qu’il existe de "bons" et de "mauvais" radicaux aux yeux de l’Occident.

"Il n’est plus à la mode de se qualifier de "nazi" ou de "fasciste". Faisant partie du paysage politique de l’Europe, ils se font appeler "nationalistes", et les médias les appellent "nationalistes de droite", "extrémistes", "xénophobes" et ainsi de suite. Cependant, la rose sent la rose, peu importe le nom qu’on lui donne. Les successeurs des fascistes ont largement participé à la mise en place de gouvernements dans plusieurs pays postsocialistes tels que la Croatie, la Hongrie et la Slovénie. Cependant, l’Ukraine est le premier pays européen à avoir au gouvernement au moins trois mouvements politiques qui s’identifient ouvertement à l’héritage nazi et qui contrôlent la sécurité de l’Etat sous le patronat non dissimulé des Etats-Unis et avec le consentement absolu de l’Union européenne. Cette marche de néonazis vers les plus hautes fonctions dans un pays européen crucial avec le soutien total des Etats occidentaux sera un élixir enivrant pour les partis fascisants à travers l’Europe", écrit Ahmad.

Il considère le recours au "coup d’Etat sous la direction de nazis" comme une toute nouvelle étape de la promotion de la démocratie par l’Amérique par le biais de l’extrême-droite. On constate des parallèles historiques à cela.

"Nous avons vu de "bons jihadistes" dans la campagne antisoviétique en Afghanistan ; de "bons miliciens narcoterroristes" qui se battaient contre la gauche au Salvador, au Nicaragua et en Amérique Latine ; de "bons terroristes d’Al-Qaïda" en Syrie. Cette fois, nous avons de "bons nazis" en pleine Europe", écrit le philosophe.

Les Etats-Unis ont annoncé à plusieurs reprises que les accusations de fascisme portées contre les partisans de la "révolution" ukrainienne n’étaient qu’une étiquette collée par leurs opposants politiques, écrit Ahmad. Néanmoins, les faits ne laissent pas l’ombre d’un doute: les principales forces impliquées dans le coup d’Etat ukrainien – le parti nationaliste Svoboda (Liberté) et l’association d’organisations nationalistes radicales Secteur droit – sont des organisations fascisantes. Svoboda était initialement appelé Parti social-nationaliste d’Ukraine. De plus, ses leaders déclaraient avoir hérité des idées de Stepan Bandera, fondateurs de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), qui avait coopéré avec les occupants allemands, rappelle le politologue.

Selon lui, la "haine extrême de tout ce qui se rapporte à la Russie" émanant des nouvelles autorités de Kiev signifie qu’un tiers des Ukrainiens ou plus vivent aujourd’hui dans la peur et songent même à la réalisation du scénario criméen. L’unique alternative au conflit est la fédéralisation de l’Ukraine avec l’octroi de larges pouvoirs aux gouvernements régionaux, affirme Ahmad.

Diabolisation du gouvernement russe

Depuis Joseph Staline, aucun dirigeant russe n’avait été aussi diabolisé en Occident que l’est aujourd’hui Vladimir Poutine, écrit l’expert. D’après ce dernier, les Etats-Unis peuvent utiliser dans les circonstances actuelles le mensonge sur l’"invasion russe en Ukraine" pour faire passer la Russie comme une menace militaire pour ses voisins, ce qui justifierait une augmentation conséquente de la présence militaire américaine non seulement en Europe, mais aussi en Asie centrale. De plus, les USA, dont la propagande rangera Poutine aux côtés des personnalités telles que Staline, l’ayatollah Khomeini, Saddam Hussein, Mouammar Kadhafi et Bachar al-Assad, œuvrera pour organiser une "révolution de couleur" en Russie au nom de la "démocratie" et contre la "dictature" et la corruption.

La Russie et la Chine

Ahmad souligne également l’importance du soutien accordé à la Russie par la Chine et l’Inde dans le cadre de la situation en Crimée.

"Une alliance stratégique étroite entre la Russie et la Chine pourrait tout à fait être l’une des issues positives du fiasco ukrainien des USA", écrit l’expert en soulignant qu’une telle alliance pourrait avoir des conséquences "fatales" pour l’"empire américain", car la Russie possède les plus grandes réserves naturelles et la Chine détient le plus grand nombre de liquidités. Les actions de Washington aussi bien contre la Russie que contre la Chine ne feront qu’accélérer la formation de leur union, affirme l’expert.

Une crise politique a éclaté en Ukraine fin novembre 2013 lorsque le cabinet a annoncé la suspension de l’intégration européenne du pays. Des manifestations importantes, baptisées EuroMaïdan, se sont déroulées à travers l’Ukraine et ont dégénéré en janvier en affrontements entre des radicaux armés et les forces de l’ordre. Les affrontements de rue, où l’opposition a fait à maintes reprises usage d’armes à feu et de cocktails Molotov, ont fait de dizaines de victimes.

Le pouvoir en Ukraine a été pris de force le 22 février. En transgressant l’accord entre le président Viktor Ianoukovitch et les leaders de l’opposition, la Rada, le parlement ukrainien, a modifié la constitution, changé la direction du parlement et du ministère de l’Intérieur et destitué le chef d’Etat, qui a dû ensuite fuir l’Ukraine en craignant pour sa vie. Le 27 février, le parlement ukrainien a approuvé la composition d’un gouvernement dit "de confiance populaire", dirigé par Arseni Iatseniouk.

Pour sa part, la Crimée n’a pas reconnu la légitimité du nouveau gouvernement et organisé un référendum pour décider du sort de la région. Le vote s’est déroulé le 16 mars. Le bulletin de vote comportait deux questions : "Êtes-vous favorable à la réunification de la Crimée avec la Russie dans les droits de la Fédération de Russie?" et "Êtes-vous favorable au rétablissement de la Constitution de la République de Crimée de 1992 et pour le statut de la Crimée dans le cadre de l’Ukraine?".

La grande majorité (96,77% des voix) s’est prononcée en faveur du rattachement à la Russie, avec un taux de participation de 83,1%. Un accord d’unification a été signé le 18 mars, puis approuvé par la Douma (chambre basse du parlement russe) et le Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe). Ils ont également adopté une loi constitutionnelle fédérale sur la création de deux nouveaux sujets de la Fédération de Russie – la République de Crimée et la ville fédérale de Sébastopol. Le président russe Vladimir Poutine a signé les deux documents. Plus tôt, Poutine avait déclaré que l’organisation du référendum en Crimée répondait aux normes du droit international et de la Charte de l’Onu.

Dans une allocution devant les députés, les gouverneurs et les représentants de la société civile, le président Poutine a remercié l’Inde et la Chine pour leur compréhension de la position russe vis-à-vis de la Crimée.

"Nous sommes reconnaissants envers tous ceux qui ont fait preuve de compréhension à l’égard de nos démarches en Crimée, nous remercions la population de Chine, dont le gouvernement percevait et perçoit la situation en Ukraine et en Crimée dans son intégralité historique et politique, nous apprécions particulièrement la retenue et l’objectivité de l’Inde", avait déclaré Vladimir Poutine.

http://fr.ria.ru/world/20140407/200920611.html

 

L’est et le sud de l’Ukraine, proches d’une situation insurectionnelle …

A Donetsk : sous l’imposante statue de Lénine, la foule a brûlé une marionnette représentant le criminel de guerre Stepan Bandera, collaborateur des fascistes lors de l’invasion allemande de l’URSS… avec l’actualisation contre les drapeau rouge et noir de Pravy Sektor, les bandes d’extrême droite qui sont prises de rage aujourd’hui en Ukraine . Ainsi que le bonhomme de neige Bandera, est incendié avec le drapeau rouge-noir de la Pravyj Sektor.

Le même jour à Donetsk : les manifestants occupaient le siège du gouvernement régional, où sont situés les bureaux de l’oligarque Taruta, nommé gouverneur par la junte… Des manifestants ont amené le drapeau ukrainien qui flottait sur le bâtiment de 10 étages et hissé à la place un drapeau russe.
Les manifestants brandissaient des panneaux avec les slogans "Donetsk, ville russe", "Donnez-nous un référendum" sur l’indépendance et le rattachement à la Russie, ou "Otan dehors".
IL semble si je comprends ce que dit cette vidéo qu’à Donetsk, il y ait plus qu’une simple revendication pro-russe, c’est le bassin du Donbasse qui est celui de la mine et de la métallurgie et qui s’organiserait en une sorte de soviets. Cette video représenterait le Conseil populaire, organisé aujourd’hui par la coordination qui a occupé le siège du gouvernement régional. Le Conseil populaire a ses militants autour du Donbass.
Dans l’après-midi sur une vidéo, un animateur de la coordination demande aux militants de la région de Donetsk de participer à la réunion et lancer des appels contre le fascisme et le nationalisme qui sont désormais monnaie courante dans le pays.

Depuis le renversement fin février du régime ukrainien pro-russe par des manifestants pro-européens à l’issue de violences sanglantes dans la capitale Kiev, les tensions sont vives dans l’est russophone de l’Ukraine, frontalier de la Russie. Plusieurs personnes y ont été tuées dans des manifestations. Ce qui paraît évident c’est que le gouvernement de kiev a perdu toute influence sur cette zone et pas seulement à Donetsk, même si les tendances de rattachement à La Russie sont moins massives et si il y a des manifestations qui exigent une autonomie par rapport au gouvernement de Kiev sans remmettre en cause l’appartenance à la Russie…

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Il y a eu d’impressionnantes manifestations dans les villes industrielles de Zaporozhie et Dnepropetrovsk, Odessa.
À Marioupol,le bâtiment du gouvernement régional aurait été occupé.
À Kharkov, les manifestants occupent les bâtiments et exigent la libération des personnes arrêtées, comme dans d’autres villes.A Kharkov, au même moment il y a eu une manifestation au cours de laquelle on été arrêté et placé en détention un groupe de provocateurs fascistes dont nous recevons à;’instant la photo et dont voici la vidéo qui explique la manière dont ils ont été isolés par des citoyens en colère. Ces gens semble-t-il étaient venus en car de l’extérieur et ils ont été démasqués dans la manifestation .

Mais il faut bien voir que c’est tout l’est et le sud qui sont ainsi secoués avec un thème unique la lutte contre les fascistes de Kiev et l’OTAN .

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à Kharkov toujours, j’ai besoin de Marianne pour traduire mais à ce que je crois comprendre la situation est en train de devenir quasiment insurrectionnelle, non seulement il y a occupation des bâtiments officiels mais la police les protège, elle s’est rangée aux côtés des manifestants, d’où ces femmes qui viennent leur porter des œillets rouges.

le ministre de l’intérieur a envoyé Avakov à Donetsk le corps spécial Alpha, qui bien que surarmé, a du mal à intervenir dans tous les foyers de rébellion comme à Kharkov, Lugansk, Kherson et dans les autres régions. Avakov a attribué la responsabilité des révoltes ce week-end (sans mort et sansaucun blessé…) à Poutine et Yanukovitch.

Pendant ce temps, en l’absence d’une réponse à son ultimatum au gouvernement, le Conseil populaire de Donetsk déclare à la junte que, en cas de non-réponse à l’organisation d’un référendum sur le fédéralisme et l’intégration économique avec la CEI, il tiendra un référendum sur l’adhésion de la Russie.

Les milices populaires, en plus de la défense des bâtiments occupés, organisent des barrages routiers pour contrecarrer l’arrivée des bandes fascistes

 
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Publié par le avril 6, 2014 dans extrême-droite, guerre et paix

 

Les citoyens de Kharkov à l’OSCE : rentrez chez vous, vous n’êtes pas impartiaux…

12Tous les jours, je reçois des vidéos représentants des manifestations qui se déroulent dans l’est et le sud de l’Ukraine… Mais ce sujet est un peu différent :

Hier, à Kharkov, une délégation de citoyens du sud-est de l’Ukraine est venue pour rencontrer des représentants de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe). C’est cette rencontre que décrit la video. Les gens qui prennent la parole affirment être des opposants à "la junte" de Kiev dénonçait le fait que les représentant de L’OSCE, qui sont sensés connaître et évaluer objectivement la situation, sont constamment accompagnés en toutes circonstances par des activistes de l’Euromaïdan et que ces derniers choisissent ce qu’il faut leur montrer ou ne pas montrer aux commissaires et quelle information leur donner.

Dans la vidéo, les représentants de l’OSCE sont en train de lire un document, dans lequel les citoyens de la région de Kharkiv, représentant les régions sud-est du pays, dénoncent la politique de deux poids deux mesures et les mensonges de l’Union européenne et des États-Unis.

Les Membres de la délégation OSCE sont accusés de ne pas écouter la voix du peuple, ni de voir le sang qui coule dans le pays et de reconnaître le gouvernement illégal de Kiev tout en ignorant les Nazis qui font régner la terreur en Ukraine.

Le document à lire pour les représentants de l’OSCE se termine ainsi:
« pour nous, vous n’êtes pas impartiaux. Rentrez à la maison ".

(1) L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) est une organisation internationale ayant pour but de favoriser le dialogue et la négociation entre l’Est et l’Ouest. L’OSCE est la seule organisation européenne à vocation généraliste accueillant la totalité des États du continent européen, ainsi que ceux qui n’en sont pas, mais qui sont nés de la dissolution de l’Union soviétique. Elle offre ainsi à l’Europe et à des pays contigus, dans le Caucase ou en Asie centrale, la possibilité de maintenir un dialogue politique permanent. D’autre part, deux autres pays non européens, les États-Unis et le Canada, ont un statut d’associés. Les autorités russes semblent avoir accueilli favorablement la mission de L’OSCE qui doit juger de la situation en Ukraine.

 

Au Venezuela, les fascistes aussi …

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Tandis qu’en France, la presse prétend qu’il s’agit de mouvements étudiants, en fait des bandes de voyous fascistes qui ne sont pas étudiants mais qui sont payés pour faire régner la terreur s’en prennent aux jeunes étudiants chavistes… Histoire sans parole de la manière dont les Etats-Unis et leurs alliés reprennent partout les choses en main en utilisant et développent le fascisme.
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Ne dites pas que vous ne savez pas!!!

 
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Publié par le avril 6, 2014 dans Amérique, extrême-droite

 

REVELATIONS : Parubij veille en personne sur l’expulsion de " secteur droit " de l’hôtel Dniepr

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Récemment cette photo avait été utilisée par Libération et la presse française pour montrer comme le gouvernement ukrainien se débarassait ou prétendait se débarrasser de ses brebis galeuses. Libération ajoutait même que ces gens avec leurs armes et leurs uniformes neufs pourraient bien être des créatures des russes. ce qui était un comble comme nous l’avons souligné à plusieurs reprises pour un journal qui a systématiquement joué sur la désinformation concernant ces néo-nazis et leur possible implication dans les événements du Maïdan.

Mais même cette photo pour qui sait la lire est riche d’enseignement. Notons que ces braves gens quittent l’hôtel de Kiev avec armes et bagages sans être le moins du mondre inquiété et tout laisse entendre qu’ils vont vers d’autres missions. Mais le plus intéressant est le personnage qui surveille la scène.

Andriy Volodymyrovych Parubiy (ukrainien : Андрій Володимирович Парубій) est un homme politique ukrainien et le secrétaire du Conseil de la sécurité nationale et de la défense, nommé après avoir mené les émeutes antigouvernementales pendant la révolution ukrainienne de 2014. Son adjoint est le chef de l’organisation Secteur droit : Dmytro Yarosh.

Dans les années précédents l’indépendance de l’Ukraine en 1991, Parubiy était un activiste indépendantiste ; il fut arrêté pour la tenue d’un rassemblement illégal en 1988. En 1991, il fonde le Parti National- Socialiste d’Ukraine avec Oleh Tyahnybok; ce parti combinant le nationalisme radical et plusieurs traits néo-nazi. Parubiy codirige la Revolution Orange en 2004. Aux élections parlementaires de 2007, il est élu au parlement ukrainien à travers la coalition Notre Ukraine, il devient alors membre du groupe de député qui deviendra plus tard pour l’Ukraine!. Parubiy est resté dans Notre Ukraine et est devenu un membre de son conseil politique.

En février 2010, Parubiy a mené campagne auprès du parlement européen pour qu’il reconsidére sa réaction négative à la décision de l’ancien président ukrainien Viktor Iouchtchenko d’attribuer à Stepan Bandera, le dirigeant de l’Organisation des nationalistes ukrainiens, le titre de "Héros de l’Ukraine".

Début février 2012, Parubiy quitte Notre Ukraine à cause de "divergences de point de vue". En 2012, il est réélu au parlement sur la liste du parti « Patrie » de Timochenko.

En 2013–14 Parubiy était commandant dans l’Euromaidan1. Il était coordinateur des « corps volontaires de sécurité » dans les manifestations.
"Dnepr" avec le tireur isolé vide pic.twitter.com / mHikFv4stb

Секретарь СовБеза Украины Парубий лично вывозит "Правый сектор" из гостиницы "Днепр" со снайперскими винтовками pic.twitter.com/mHikFv4stb

https://twitter.com/NOVORUSSIA2014/status/452473618975309824/photo/1/large?utm_source=fb&utm_medium=fb&utm_campaign=MarkSleboda1&utm_content=452673397148123137

2 кейса "Бременского музыканта" из Правого Сектора…..черти уже 2 часа в аду автомат у Музычко отобрать не могут !!! pic.twitter.com/4iEA8WFsJs

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ce qui il faut bien l’avouer donne quelques crédibilités à la dénonciation parue dans la presse russe:

Ukraine: les meurtres au Maïdan perpétrés par l’opposition (ex-directeur du SBU)

© RIA Novosti. Andrey Stenin

Les meurtres au Maïdan lors des troubles à Kiev ayant été perpétrés par les membres de l’opposition, l’Europe aura bientôt honte de les avoir soutenus, a déclaré samedi aux journalistes l’ex-directeur du Service de sécurité ukrainien (SBU) Alexandre Iakimenko.

"Les meurtres de manifestants du Maïdan, tous les meurtres ont été perpétrés par les opposants eux-mêmes. Bientôt, l’Europe aura honte pour les actions de personnes qu’elle a soutenues. Le temps finira par mettre tous les points sur les i", a indiqué l’ex-responsable.

Il a ajouté que les actuelles autorités ukrainiennes n’avaient pas envie d’enquêter sur la mort de policiers.
"Il est évident que cela les intéresse le moins du monde. C’est le Maïdan qui veut savoir les noms de ceux qui assassinaient ses partisans et on essaie actuellement de trouver n’importe qui que l’on pourrait sacrifier pour justifier es assassinats", a souligné l’ex-directeur du SBU

En février dernier, lors des troubles à Kiev, des tireurs d’élite embusqués ont tiré à la fois sur les manifestants et les policiers sur la place de l’Indépendance, berceau de la contestation ukrainienne qui a débouché sur un changement de pouvoir dans la capitale ukrainienne. Le ministre estonien des Affaires étrangères Urmas Paet a révélé lors d’une conversation avec la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton que ces tireurs d’élite auraient été enrôlés par l’opposition.

Au total, plus de 100 personnes ont trouvé la mort dans les violences à Kiev.

 
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Publié par le avril 6, 2014 dans Europe, extrême-droite, medias

 

Nouvelle agression anticommuniste en Ukraine. A Kiev le fascisme est quotidien

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Vendredi 4 Avril 2014

Lors de la visite de petro Simonenko (KPU) au Parlement européen, il a déclaré que l’Ukraine est gouverné par des voyous fascistes. Force est de constater que les néonazis de Pravy sektor et de Svoboda font régner la terreur à Kiev

Le 3 avril, des militants communistes tenaient un point fixe près du supermarché "Silpo" (près de la rue Gonchar et Gogol) pour distribuer du matériel électoral et discuter avec les habitants du quartier.

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Ces militants ont été approchés par un jeune homme qui a montré une carte en plastique sur laquelle était écrit "Pravy sektor", ce dernier a déclaré "les gars, je ne vous envie pas!". Quelques minutes après huit néonazis de "pravy sektor", en tenue de camouflage, avec gilets pare-balles, des coudières, et des casques ont attaqué les militants communistes et les ont battu brutalement.

Les bandits ont frappé les communistes, parmi eux deux personnes âgées ont été jetées sur le tarmac, rouées de coups de pied. La tente et le matériel du parti communiste a été détruit.

Les passants ont essayé d’arrêter les voyous fascistes, ils ont également battu et ils n’ont même pas épargné la jeune fille venue protéger les communistes. Les policiers qui sont arrivés sur les lieux n’ont pas réussi à arrêter les assaillants, ils ont fui pour échapper aux habitants en colère et la police

- article et traduction Nico Maury

http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Nouvelle-agression-anticommuniste-en-Ukraine-A-Kiev-le-fascisme-est-quotidien_a7706.html

 
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Publié par le avril 5, 2014 dans actualités, Europe, extrême-droite

 

La réanimation du nazisme et l’effet boomerang en Europe

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La Russie vote une loi punissant sévèrement le négationnisme, l’auteur de l’article s’étonne de la politique de l’Europe qui dans certains pays de l’Ouest punit le négationnisme alors qu’elle encourage à l’est la négation des crimes hitlériens pour mieux attaquer la Russie et réhabiliter les anciens nazis. On peut effectivement s’interroger surtout quand cette schizophrénie est portée à la fois par des négationnistes comme Soral et par les organisations juives comme le CRIF. Pour les uns, Soral et autres Thierry Meyssan, la haine du juif conduit à de bien étranges alliances avec le monde arabe et donc à ceux qu’elle estime ses protecteurs, pour les autres le CRIF par exemple, les alliances israéliennes avec les Etats-Unis passent avant toute considération de la réalité. Dans un tel contexte il est clair que ce qui est bafoué est non seulement l’Histoire mais le présent et l’avenir en Europe même où il y a risque de "l’effet boomerang. (note de Danielle Bleitrach)

Par La Voix de la Russie | Responsabilité pénale pour tentatives de réhabilitation du nazisme. Tel est le nom du projet de loi que la Douma a examiné vendredi et qui prévoit de fortes amendes et une peine pouvant aller jusqu’à 5 ans de privation de liberté pour négation des crimes condamnés par le tribunal de Nuremberg. Les auteurs du document font état de l’existence de lois similaires dans plusieurs pays européens. Par contre, en Europe de l’Est on parle de plus en plus souvent de « l’occupation soviétique » et on érige au rang de héros nationaux les complices des hitlériens.

Les auteurs du projet de loi proposent de compléter le Code pénal d’un article qui intitulé « Réhabilitation du nazisme ». Selon eux, nier les faits établis par le Tribunal international de Nuremberg doit être passible d’une amende allant jusqu’à 300.000 roubles (environ 10.000 dollars) ou de 3 ans de prison. Les mêmes actions commises dans l’exercice d’une fonction publique ou par le biais des médias devraient être punies d’une amende de 500.000 roubles ou d’une peine de prison de 5 ans.

Les lois appelées à prévenir la réhabilitation du nazisme sont en vigueur en Autriche, en Allemagne, en Belgique et en France. D’autant plus étrange est la politique généralisée en Union européenne ayant trait aux tentatives de faire renaître le nazisme. Dès 2009 dans sa résolution « Réunification d’une Europe divisée », l’APCE a identifié le nazisme au stalinisme. Selon ses auteurs, l’adoption de ce « document historique » fournirait aux pays de l’ex-URSS les fondements légaux leur permettant de réclamer à la Russie une indemnisation pour « leur occupation ». L’initiative a été accueillie avec enthousiasme au premier chef dans les pays baltes. Dans cet ordre d’idée, la Lettonie a commencé par la glorification des anciens combattants de la division nazie Waffen SS pour se lancer ensuite dans la création de lois punissant la négation de son « occupation soviétique ». Les événements récents en Ukraine, plus particulièrement le soutien et le financement du coup d’Etat, constituent un nouveau témoignage probant des doubles standards de Bruxelles : l’Europe n’a pas besoin de fascisme, cependant ce dernier a droit de cité à la frontière de la Russie. Cette politique n’est pas perspicace car, selon le chef des programmes de recherches du Fonds Mémoire historique Vladimir Simindeï, personne n’a encore annulé l’effet boomerang.

« L’extrême droite en Europe gagne en vigueur. Dans une grande mesure son activité tient aux tentatives pour réviser les résultats de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que l’attitude envers le nazisme et le fascisme. Le tout dans un emballage russophobe. Force est de constater que ces processus se poursuivront, à notre regret. Néanmoins il sera très difficile de parvenir à une révision officielle des résultats de la Seconde Guerre mondiale ».

A l’occasion du 70e anniversaire du début de la Seconde Guerre mondiale une vague d’articles « analytiques » avait déferlé dans la presse occidentale. Des historiens et des politologues se sont acharnés à établir lequel des deux, Hitler ou Staline, avait plus de victimes sur la conscience. Les idéologues occidentaux continuent d’œuvrer sans répit. Selon le directeur général du Centre de l’information politique Alexeï Moukhine, cela veut dire que l’effet du « vaccin contre le fascisme » touche à sa fin dans les pays européens.

« Malheureusement l’Europe n’est pas en mesure de se procurer un antidote contre les justifications de ce genre et tout porte à croire qu’elle est vouée à une radicalisation du processus politique. En l’occurrence, la Russie peut jouer, comme toujours d’ailleurs, le rôle de rempart contre la menace nazie et même plus, elle doit le faire. Les actes législatifs à l’instar de celui dont on parle, interdisant la propagande et la glorification du nazisme et de ses crimes contre l’humanité, sont un remède homéopathique servant à prévenir le développement du mal appelé nazisme et sa transformation en maladie chronique.

Les dirigeants du Vieux continent ne cessent de commettre les mêmes erreurs. Leur principe demeure invariable : débaucher les forces les plus radicales, les aider à bien s’équiper et les envoyer vers l’Est. Cependant l’histoire enseigne (ceux qui veulent en tirer des enseignements) que le Drang nach Osten (poussée vers l’Est) se transforme invariablement en Drang nach Westen (poussée vers l’Ouest). T

Russie, Europe, nazisme, Douma d’Etat, procès de Nuremberg, Politique
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2014_04_04/La-reanimation-du-nazisme-et-leffet-boomerang-3267/

 

Kurdes : Complicité du gouvernement turc avec Al Qaida

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AKP et Al-Qaïda sur une même photo 2013-08-22 12:08:32 La complicité du parti au pouvoir turc, l’AKP de Recep Tayyip Erdogan, avec al-Qaïda a été cette fois-ci trahie par quelques photos sur lesquelles figurent des députés AKP et des « jihadistes » d’al-Qaïda.

Le maire BDP de Ceylanpinar, Ismail Arslan, a montré une photo sur laquelle figuraient un candidat AKP aux élections municipales, des membres de ce parti et un combattant du front al-Nosra, affilié à al-Qaïda, lors d’une réunion organisée le 21 août à Istanbul. « Cela représente la scène du crime. Ils (les membres d’al-Qaïda) ont été accueillis dans des hôtels et des chambres d’hôtes Police (…) Ils continuent de passer la frontière, d’être abrités et protégés » a déclaré le maire BDP, principal parti kurde.

Deux nouveaux clichés prouvant les relations de l’AKP avec les groupes armés d’al-Qaïda ont été publiés par les medias kurdes. Sur l’une des photos figurent les deux députés AKP de la province d’Urfa, Seydi Eyüpoğlu et Abdulkerim Göç, le chef antikurde de l’une des plus grandes tribus de Syrie qui entretient des liens avec Al-Qaïda, Nawaf al-Bachir, et le candidat AKP aux élections municipales, Menderes Atilla. Sur la deuxième photo, on voit Menderes Atilla et les responsables locaux de l’AKP réunis avec les « jihadistes » d’al-Nosra à Ceylanpinar, ville frontalière avec la Syrie. Nawaf al-Bachir a joué un rôle important dans les attaques visant la ville kurde de Sêrékaniyé (Rass al-Ain).

Selon les médias kurdes, plusieurs réunions secrètes ont eu lieu en 2012 entre al-Bachir et les services turcs pour élaborer un plan d’attaque contre le Kurdes. L’Etat turc aurait même accordé un budget de deux millions de dollars pour la réalisation de ce plan. Trois jours avant la première grande attaque contre Sêrékaniyé, il aurait rencontré le 18 novembre 2012 les chefs du front al-Nosra et Guraba al-Şam, deux groupes affiliés à Al-Qaïda pour organiser les attaques. Le 23 décembre 2012, il était parmi 70 chefs de tribus et commandants de l’armée syrienne libre (ASL) qui s’étaient réunis dans un hôtel d’Urfa.

Les Kurdes combattent à la fois le régime de Bachar al-Assad et les « jihadistes », soutenus par des brigades de l’ASL et des pays étrangers, notamment par la Turquie. Plusieurs associations turques, proches du gouvernement de l’AKP, soutiennent ouvertement les jihadistes et organisent leurs voyages vers la Syrie. De nombreux documents saisis par des combattants kurdes montrent leurs trajets effectués depuis l’Egypte, la Tunisie ou même les Etats-Unis vers la Syrie. Le 16 août, le commandant général du Jabhat al-Akrad, front kurde, a affirmé à l’agence de presse kurde Firat News que ses combattants ont tué deux membres des services secrets turcs (MIT) lors des affrontements qui ont eu lieu entre les 14 et 15 août dans la région de Sad Shahab, située dans le triangle Alep/Bab/Azzaz où se trouvent 117 villages kurdes. Le commandant Hadji Ahmad a dit que la présence de ces personnes est la preuve du rôle de la Turquie dans les attaques visant les Kurdes. –

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