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Odessa : les mères de mai

Похороны погибших в результате трагических событий в Одессе 2 мая  Hier soir, nous avons vécu un moment infiniment douloureux, nous avons rencontré une dizaine de mères de jeunes gens qui ont péri dans les événements du 2 mai. Au-delà de toute politique, je ressentais personnellement avec une terrible intensité leur gouffre intérieur, cette impression lue dans leurs yeux que plus rien n’avait d’importance. Il ne leur restait plus qu’une obsession, leur tenant lieu de raison de vivre: empêcher l’oubli. Dire  l’injustice subie et qui se renouvelle chaque jour.. Le fascisme insidieux et qui prétend les faire taire.
Avec une infinie pudeur, elles nous tendaient des photos, celles d’ hommes dans la force de l’âge, avec leur famille, en vacances, et même un adolescent. Vous savez cet enfant, ce komsomol que vous avez vu avec son grand drapeau rouge. Il le portait la veille, lors de la manifestation du premier mai 2014. Sa mère, à peine plus âgée que lui, nous a dit en balbutiant la bouche tordue pour retenir les larmes qu’une cellule communiste d’Italie avait pris son nom. On lui disait combien on l’admirait pour avoir élevé un pareil fils et elle avait la moue d’un bébé et l’oeil embué en balbutiant ces mots. Elle nous a tendu  une photo avec un poème, il avait un regard d’archange. A côté d’elle, pendant toute la discussion, une autre femme ne cessait de prendre et reprendre les images d’un fils à tous les âges, l’une d’elle était encore dans son cadre et elle les battait comme une cartomancienne sans destin, comme si elle cherchait à comprendre seulement ce qui s’était passé. Et puis elles ont parlé et elles ont dit la réalité du fascisme qui s’est abattu sur Odessa, la peur qui avec la mort de leurs enfants s’est mise à planer sur cette ville, un brouillard épais fait de silence, de mensonges, de regards qui se détournent et qui les isole du reste du monde qui ne veut pas voir ce qui se passe dans ce port réputé pour son humeur joyeuse.Pensez à Marseille sur lequel tomberait un silence apeuré.
Helena, qui parle français et qui l’enseigne, nous a expliqué qu’elles n’étaient pas toutes là : c’est  une toute petite partie des mères, des familles.. Elles ont voulu dire chacune leur tour qui étaient leurs enfants. Elles insistaient sur leurs diplômes, leur profession, leurs talents, c’étaient des ingénieurs en bâtiment ; un marin, un étudiant… Il fallait que l’on sache!   » Ils ont dit d’eux que c’étaient des voyous, des SDF, ce n’était pas vrai, ils avaient une vie pleine d’avenir.  Simplement ils n’avaient pas voulu tolérer le fascisme, l’avaient combattu. Je l’ai supplié de ne pas y aller, il m’a dit, il le faut! »  Ces mères  multiplient en vain les interventions pour que la Cour pénale dise et reconnaisse quelles personnes de qualité le pays a perdu.

Celle qui les organisait avait encore son fils en vie mais il était prisonnier pour avoir défendu ceux que l’on battait dans la rue Grecque. Il n’avait pas d’arme, même pas un bâton. Depuis il est en prison, sans le moindre jugement.  Il y a ainsi 80 prisonniers retenus depuis ce jour sans avocat, sans jugement. Cela fait partie du no man’s land juridique dans lequel elles se débattent toutes.  Il n’y a eu aucune déclaration officielle ni sur le nombre de morts, ni de disparus. 82 ou 92 personnes sont ainsi portées disparues et le chiffre de 217 morts est avancé. L’une des femmes travaille dans les services judiciaires et elle a su que ce jour là, dans ce quartier de la ville, ont été recensés sur les registres officiels 61 décès. » Ils ne le disent pas parce qu’à partir de 50 c’est un génocide et ils ne veulent pas le reconnaître. »
Depuis, tous les 2 de chaque mois, elles commémorent leurs morts, la police et la municipalité tentent de les en empêcher. Le mois dernier, ils ont franchi un nouveau seuil, ils ont traîné certaines d’entre elles et des hommes à la police. Dans la nuit, à quatre heures du matin, ils ont perquisitionné chez elles. Elles avaient déposé des fleurs, des photos, des couronnes envoyées de toutes les villes d’Ukraine, la même nuit Pravy Sektor est venu a tout saccagé et emporté les fleurs, les couronnes, les photos et même une croix. Ils ont tout brûlé. Le lendemain, elles sont revenues et avec elles un grand nombre d’anonymes et il y avait encore plus de fleurs, mais la nuit suivante ils ont recommencé. Les gens ont peur et se taisent. Cette institutrice dans une école rurale nous dit en serrant les dents que dans son village personne n’a osé lui présenter ses condoléances. Elle a une coiffe, une résille noire dont s’échappent des mèches grises, elle a l’âge passé de la retraite, elle continue. Elle proteste à la fois contre l’oubli de son enfant et la manière dont on invente l’histoire, les programmes qui changent les faits.
Le cauchemar est ainsi renouvelé et le deuil est impossible, parce que tout est incompréhensible. Ce soir-là, ce fut  l’horreur, souvent apprise sur les chaînes de télé qui commençaient déjà à mentir en inventant que des Russes, des gens venus de Transnistrie avaient attaqué des Odessites. Le cœur battant les jambes ne les portant plus, elles ont couru à la recherche de leur enfant, d’autres de leur mari ou frère, elles se sont jetées devant les assaillants pour sauver ceux qui pouvaient l’être. Helena s’interposait, sauvait des gens sur lesquels ces brutes s’acharnaient elle ignorait qu’à quelques mètres d’elle sont fils agonisait, quand elle l’a retrouvé il était trop tard.

Беспорядки в Одессе

L’une nous explique comment elle a crié aux pompiers : « Pourquoi vous ne sauvez pas les gens dans cet incendie ». Des silhouettes étaient aux fenêtres et ils redescendaient leurs grandes échelles. « Mais pourquoi ? » a-t-elle hurlé et elle refait le geste de leur réponse, ils ont haussé les épaules pour dire qu’ils n’y pouvaient rien, ils avaient des ordres. Elle est convaincue qu’on aurait pu sauver tout le monde.

Пожар в Доме профсоюзов в Одессе
Un autre fils qui accompagnait sa mère nous décrit aussi ce qu’il a vu, ces gens enveloppés dans un drapeau ukrainien dansant une infernale sarabande au milieu des corps étendus et criant leur joie, leur ivresse de la mort… A quoi les mères répondent en écho avec l’exemple de cette femme qui sur un plateau de télévision a applaudi à l’annonce de ce tragique autodafé de leurs enfants.

C’était voulu affirment-elles. Une des femmes, blonde, coupe au carré, encore belle sous le masque de souffrance,  n’a plus de larmes à verser.  Quand je leur demande si je peux publier leur nom, elle m’interpelle au nom de mon pays et de l’Europe qui se tait. « Je n’ai pas peur. Il faut parler : le fascisme c’est une tumeur maligne et si vous ne l’arrêtez pas ici, il reviendra jusqu’à vous comme jadis à Berlin. J’ai été élevée comme quelqu’un de bien, j’ai élevé mon fils de la même manière, avec des principes. Les gens qui sont morts auraient pu être utiles à leur pays. Pourquoi vous taisez-vous ? Pourquoi la France que nous avons libérée, nous les Russes, fait silence sur nous ? Comment vous expliquer par quel enfer nous passons. Pouvez-vous le comprendre?  » Elle n’a même pas de papiers officiels, elle ne sait toujours pas pourquoi et comment est mort son enfant. Ses blessures n’étaient pas thermiques mais chimiques. Il en est ainsi de toutes ces femmes qui font le siège de la commission d’enquête qui n’agit pas. Les mères et les survivants ont même reçu des lettres, dans lesquelles il était écrit « Vous n’avez pas été tués, nous allons réparer cette erreur ! » Ce sont des bêtes. Le fils de Tamara qui était handicapé, un déficient mental…  était au troisième étage quand les assassins l’ont cerné, il était venu à leur rencontre avec pour seule arme une icône, ils l’ont abattu. Ce sont des bêtes féroces à qui l’on croyait pouvoir parler comme à des êtres humains, un innocent…
Et elles poursuivent inlassablement, déroulent le fil de ce qu’elles subissent encore et encore: « Alors imaginez ce que nous avons ressenti quand le président Porochenko se félicite de cette action à Odessa en disant : « Nous voyons le prix payé dans le Donbass pour n’avoir pas arrêté à temps les séparatistes comme nous l’avons fait à Odessa ».  Dans son clip de propagande électorale Porochenko à un moment disait : « Nous construisons un état fort ! », et c’était illustré d’une photo de la maison des syndicats en train de brûler !

Пожар в Доме профсоюзов в Одессе

Le même Porochenko a prétendu que désormais Odessa est une ville bandériste. Ce n’est pas vrai, il ne sait pas ce que les Odessites pensent même s’ils se taisent, s’ils sont figés par la peur, et ils arrivent même parfois à refuser l’ordre fasciste, comme cette pétition par laquelle nous exigions une plaque commémorative là où étaient morts nos enfants, ils sont venus la signer par milliers, silencieusement.

Похороны погибших в результате трагических событий в Одессе 2 мая

Le gouverneur a dit que cela concernait la ville, le maire a dit qu’ils en parleraient au Conseil, mais ils n’ont toujours pas répondu et quand nous allons faire pression pour que tout ne soit pas enterré nos interlocuteurs détournent les yeux et nous disent « laissez tomber ! » « C’est pour ça que nous avons besoin de vous, pour qu’ils se rendent compte que le monde s’émeut de ce qu’ils ont fait… Ils craignent l’opinion européenne, qu’elle s’aperçoive de qui ils sont réellement. » Elles ont fait un livre avec des poèmes de gens émus, d’inconnus, avec la biographie de ceux qui sont morts, disparus. Elles ont fait une exposition sur ce qui s’est passé à Odessa. Cette exposition a été présentée dans la plupart des grandes villes européennes, les fascistes soutenus par l’ambassade d’Ukraine l’ont perturbée en Espagne et au Portugal, en Pologne, mais en France, elles n’ont trouvé personne pour l’accueillir. Elles ont organisé une conférence de presse, il est venu des journaux, elles attendent encore les articles.
Marianne et moi leur promettons que nous allons faire l’impossible pour que cette exposition de photos passe en France, même si nos moyens sont limités. Marianne a commencé à retraduire les légendes des photos de l’exposition, d’en corriger les quelques fautes. Il y a encore tant de choses à rapporter qui prouvent à quel point l’opération a été planifiée, voulue dans son horreur pour faire taire Odessa. Il faut dire encore comment cela s’accompagne aujourd’hui de la « lustration », une purge. La moitié des mères présentes sont des enseignantes, elles savent que des listes sont prêtes, demain elles seront chassées de leur poste. Les critères sont faciles, il ne faut pas avoir été komsomol ni membre du parti communiste, mais tout le monde a été komsomol et Porochenko aussi, il a même été communiste… mais c’est choisi simplement comme un prétexte. « En première ligne sont les Russes ethniques, pas les russophones, Tous les ukrainiens sont russophones et les plus excités des nationalistes ukrainiens se débrouillent mal en ukrainien. Mais ils sont la proie d’une folie russophobe, il faut chasser les communistes, les Russes… Nous sommes des sous-hommes et il faut en purger l’Ukraine… C’est ça le fascisme ! Nous avons perdu nos enfants, on va nous enlever nos emplois… pour nous forcer à partir… C’est fait à grande échelle et c’est pour ça qu’Odessa a peur. »
Voilà, peut-être que le lecteur de cet article comprendra mieux les résultats des élections à Odessa. L’abstention massive malgré le bourrage des urnes, Odessa a été après le Donbass l’endroit où on a le moins voté… Les votes exprimés se sont dirigés vers les partis d’opposition, le parti des région, les communistes, même si les immenses bulletins jetés dans les urnes transparentes sont visibles. Oui Odessa a donné un coup de pied à Porochenko et à son affirmation que la ville était bandériste et vu ce qui se passe ici, c’est une manière d’exploit.
Danielle et Marianne

 
 

Le voyage : Retour en arrière dans tous les sens du terme par Danielle et Marianne

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Catherine II à Odessa doit-elle être descendue de son piédestal parce que la nouvelle Ukraine fait une crise de russophobie ?… Une fois de plus…

Depuis hier vous savez ou devriez savoir si vous êtes des lecteurs fidèles de ce blog que de Vienne vers Chisinau nous avons été détournées vers Istanbul et que nos bagages n’ont pas immédiatement suivi. Notre premier contact avec la Moldavie se passe donc dans la file d’attente de la perle du Bosphore. C’est fou le nombre de gens qui parlent français et d’autres langues… LE MOLDAVE est peut-être un rural, tendre, naïf, comme diraient les ethnologues amateurs à la recherche de personnalité de base nationale, mais il est aussi spontanément polyglotte. Enfin, LE MOLDAVE de la file d’attente dans un aéroport turc et qui arrive du Quebec pour des vacances, mais aussi peut-être pour élections du 30 novembre.
Tandis que Marianne fraternise avec une Russo-moldave installée au Quebec et qui élève son fils Dimitri dans la vénération de la mère patrie… russe avec la permanence familiale de l’usage de la langue, moi j’ai une grande discussion avec une Moldave de souche bessarabienne francophone, toujours en provenance du Quebec.
Avec elle, je découvre une autre catégorie post-soviétique, j’entame une nouvelle famille. En Crimée, nous avions été confrontées en juin à un regret quasi-unanime –excepté quelques Tatars russophobes- de l’Union Soviétique, une sorte de paradis perdu. Et dans ce bain de nostalgie on pouvait distinguer en gros deux types de réaction. Ceux qui étaient restés ou devenus communistes et vomissaient les oligarques et ceux qui reprochaient aux communistes d’avoir vendu l’URSS.

Dans ce premier contact avec la Moldavie, je découvrais à travers cette femme d’une quarantaine d’années une nouvelle attitude post-soviétique. Elle n’exprimait pas clairement son vote, mais tout tendait à prouver qu’elle se prononcerait pour l’Europe. Mais rien n’est simple dans cette Atlantide immergée dans la mondialisation et l’économie de marché … Elle regrettait amèrement l’Union Soviétique. Elle m’a expliqué, une bonne demie-heure durant, à quel point la vie y était sécurisante, apaisée. Si vous aviez fait de bonnes études vous étiez assurés de trouver une bonne place. Et surtout, elle y tenait, il y avait un excellent système de santé. Ce sujet lui tenait visiblement à cœur et elle semblait très au fait de la sécurité sociale française. Elle avait vu un reportage à la télévision québécoise : le système de santé français était le meilleur du monde, les Canadiens avaient tenté de le copier, mais c’était en vain. Rien ne nous égalait si ce n’est l’ancienne Union Soviétique. Les Moldaves y étaient protégés, heureux.
Mais là où l’affaire se compliquait par rapport à mes homosovieticus du Donbass et de la Crimée, c’est quand je lui ai demandé : « Pourquoi l’Union Soviétique s’est-elle effondrée alors que la situation y était aussi florissante ? » Elle a répliqué : « C’est la faute des Russes ! »
Pas à cause des trois ivrognes, le secrétaire général du parti communiste de la Fédération de Russie, Eltsine, celui de Biélorussie et celui d’Ukraine qui un soir de beuverie ont « constaté » la fin de l’Union Soviétique et qui ont aussitôt téléphoné au secrétaire général du Kazakhstan, puis à Bush pour lui dire que c’était fait. Non ça c’était l’opinion de l’homosovieticus du Donbass et de quelques autres retraités criméens.
Ma nostalgique franco-québecoise était vraiment très en colère contre l’hégémonie russe : les Russes avaient voulu enlever aux Moldaves leur langue, ils leur avaient imposé l’alphabet cyrillique. Ils leur avaient recomposé leur passé, déporté leur élite nationale au goulag. Ils les avaient remplacés par des Russes venus y compris de Sibérie. Faisait-elle référence à la Transnistrie, ce nationalisme moldave était-il de même nature que celui qui était en train de déferler sur l’Ukraine. Les Roumains avaient été des auxiliaires aussi criminels que les bandéristes pour les nazis, qu’en était-il des Moldaves ? Je l’ai alors interrogée sur la collaboration de certains nationalistes locaux avec les nazis. Elle a paru très fâchée. Ça c’était en Galicie, pas en Moldavie où il n’y avait pas et il n’y aurait pas de fascistes. J’ai vite repris le thème des avantages sociaux et je lui ai demandé pourquoi elle ne votait pas communiste ? Elle a dit que c’étaient les vieux qui votaient avec discipline pour les communistes… Elle avait d’autres perspectives et surtout elle ne voulait plus des Russes, de leur domination. Ce qu’elle espérait de l’Europe c’était ne plus avoir à faire à la Russie, mais à des peuples latins et surtout que tous y jouiraient d’une sécurité sociale à la française et que l’Union européenne agirait contre l’insupportable corruption des oligarques, leur pillage incroyable. En fait, il n’y avait personne en Moldavie avec un tel programme et c’était dommage. Ce qui était stupéfiant dans son discours était la manière dont cette Moldave vivant au Québec avait recyclé dans un syncrétisme tout à fait personnel, son expérience soviétique, ses aspirations nationalistes et ses espérances sociales avec la propagande de l’Occident russophobe dominante au Canada comme aux Etats-Unis et en France.
Dans le taxi qui nous ramenait de l’aéroport à l’hôtel Cosmos où nous étions sensées attendre des bagages qui n’arriveront que le surlendemain, avec Marianne, nous interrogeons en russe le jeune chauffeur de taxi, il n’a pas la trentaine. Pour qui pensait-il voter ? Il n’attendait rien de bon ni de l’Europe, ni des Russes. Les vieux allaient sans doute voter massivement pour les communistes parce qu’ils espéraient reconstruire l’Union Soviétique, mais c’était une illusion. Ce temps était passé, il ne reviendrait plus. « Les démocrates » pro-européens s’étaient déconsidérés ces dernières années en pillant plus qu’il n’était raisonnable et tout le monde était perdu. Dans certains villages, un riche venait et offrait des concerts gratuits et le village s’apprêtait à voter pour lui dans l’espoir d’un autre concert. C’était ça désormais la politique, ce n’était pas sérieux. Nous lui avons demandé ce qu’il pensait LUI de l’Union Soviétique ? C’était mieux, il était enfant, mais il sait que c’était mieux. Il y avait de bonnes formations débouchant sur un bon emploi avec des maîtres respectés. Mais on ne pouvait plus se faire d’illusion comme les vieux, ce temps là ne reviendrait plus. Alors il ne savait plus pour qui voter, tout en étant conscient que tout dépendait de gens comme lui, les hésitants, ils feraient la différence pour le mal plutôt que pour le bien.
J’ai ressenti hier quelque chose de semblable face à des amis Odessites qui nous accueillaient. Ils s’affirmaient communistes, c’étaient des intellectuels marxistes à sensibilité stalinienne, enfin c’est peut-être un peu rapide. L’un d’eux nous faisant visiter la ville nous a désigné le boulevard Alexandre II. C’était devenu le boulevard Staline, puis avec la déstalinisation le boulevard de la Paix et c’est redevenu depuis l’indépendance de l’Ukraine le boulevard Alexandre II. La rue perpendiculaire était la rue Juive avant l’Union Soviétique, elle a alors été baptisée rue Bebel, du nom du révolutionnaire allemand et aujourd’hui elle est redevenue rue Juive. Mais les gens ont pris l’habitude de dire les deux noms. Sous l’Union soviétique c’était la rue Bebel juive et maintenant c’est la rue juive-Bebel.
C’est ridicule cette manie d’effacer les deux noms et maintenant cela devient un vrai délire, nous a expliqué notre guide devant le monument à Catherine II. Les Soviétiques avaient détruit le monument et l’avaient remplacé par une statue glorifiant les marins du Potemkine et ils avaient transféré Catherine II au musée de la ville. A la chute de l’Union Soviétique, retour de Catherine II, flanquée à son piédestal de quatre de ses anciens amants qui avaient beaucoup œuvré pour Odessa, dont Potemkine. Des statues modernes. Maintenant il y a une plainte déposée devant les tribunaux demandant la destruction du monument à Catherine II et le refus désormais de la désigner comme la fondatrice de la ville au profit d’une obscure citadelle turque et de son commandant attaqué par les troupes russes. Lénine ne leur suffit plus, ils s’attaquent à Catherine II et à Pouchkine…

Cette manie de refaire le passé pour mieux imposer un présent qui ne convient à personne est désastreuse, onirique, l’histoire revue par Kafka. Et pourtant c’est très concret pour mon interlocuteur odessite. Il a fait des études d’histoire, il était jeune assistant à la fac d’histoire et se spécialisait dans le XVIII e siècle, se consacrant pour son plaisir personnel à Pouchkine. Quand il y a eu « l’indépendance » de l’Ukraine et surtout le retour en force des réactionnaires même des fascistes, il a perdu son poste d’enseignant-chercheur. On n’avait plus besoin de spécialistes de l’Histoire russe et de Pouchkine. D’ailleurs en ce moment, les fascistes parlent de détruire la statue de Pouchkine, l’écrivain russe par excellence. L’enseignant a été jeté à la rue et a dû multiplier les petits boulots, les agences, les expertises… Il n’avait pas été fait pour ça… C’est lui qui refuse de nous faire visiter le grand marché d’Odessa au Kilomètre 7 et qui nous explique que là certains de ses amis, chassés comme lui de l’enseignement, faute de crédits pour leur spécialité et désormais de crédits tout court se sont retrouvés dans ces trafics de contrebande. Pour nous aussi, communistes français, la fin de l’Union Soviétique a été un choc, mais nous mesurons mal ce qu’elle a été à la base pour tous ces gens confrontés concrètement aux conséquences.

Ne nous faisons pas d’illusion en France nous avons aussi cette manière de revoir l’Histoire, les sujets qui n’ont aucune chance d’être agréés par le ministère en ce qui concerne la révision académique ou ce que nous raconte Irina : comment elle est venue à Paris pour faire une conférence sur ce qui s’était passé à Odessa. Dans un grand hôtel, une grande partie de la presse française était là en tous les cas le Monde, Libération et d’autres. On leur a montré des photos sur les événements du 2 mai, le massacre dans la maison des syndicats. Mes amis odessites attendent encore le moindre article. Mieux ou pire, ils ont une exposition itinérante avec des photos, des témoignages, elle est passée dans la plupart des grandes villes d’Europe, elle a donné lieu à des contre-manifestations fascistes au Portugal et en Espagne. Mais à Paris, il a été impossible de trouver où et avec qui la présenter…Comment vaincre ce négationnisme du présent qui s’empare de notre pays, ce trafic de nos mémoires… En rentrant, nous allons tenter de nous battre avec toujours les mêmes amis, mais ce bâillon nous étouffe et nous ne comprenons que trop ce que ressentent nos amis de l’est… Ce présent qui se recompose à chaque instant au gré de jeux politiciens…
Et là, je rejoins les réflexions du chauffeur de taxi moldave et celui de cet universitaire communiste qui continue à se battre avec courage en tentant de faire passer des informations sur la fascisation d’Odessa, alors qu’il voit tous les jours des gens arrêtés, menacés. Quelle est leur relation au vote communiste. Le chauffeur de taxi moldave n’y croit plus et l’historien n’a pas voté à ces élections. C’est une farce, est-ce que l’on peut voter quand le sang est répandu explique-t-il ? Fallait-il voter communiste ? Sa relation au parti communiste ukrainien et à Simonenko est compliquée. Les communistes à la chute de l’Union soviétique étaient en deuxième position, les gens croyaient encore en eux… Mais ils ont mené une mauvaise ligne… Ils se contentaient de discours à la Rada, de proclamations légalistes, mais ils n’ont rien fait pour mobiliser le peuple, lui donner la force d’un combat y compris contre le fascisme qui renaissait. Qu’on le comprenne bien, à la base les communistes sont les meilleurs et témoignent de courage, mais le parti ne sait plus mobiliser. Il est pro-ukrainien, légaliste, dernièrement il a même renvoyé des membres qu’il accusait de séparatisme et de tenter d’agir comme le faisaient les communistes dans le Donbass. C’est actuellement ce qu’il y a de mieux en Ukraine et ils nous laissent démunis devant le fascisme. Nous sommes obligés de nous reconstituer nous-mêmes dans des actions plus symboliques qu’autre chose. Nous sommes isolés, désorganisés et ils n’ont pas eu le courage d’affirmer une position claire de rupture avec l’ordre ou le désordre qui s’installait. Le fascisme est là, il domine, même si au niveau électoral il a des résultats médiocres, si ce sont les USA qui ont placé leur marionnettes à la tête du pays, il y a une armée parallèle qui fait pression, exerce la peur et qui agit quand nécessaire. Il raconte que madame Nuland est venue à Odessa en jeep comme si elle gouvernait la ville, flanquée de Kolomojski lui-même. Ce pouvoir n’a plus à cacher ses racines, et ses sections d’assaut. Il est le cynisme. Le vote n’est qu’une plaisanterie et les communistes ont été éliminés, c’était le but de la manœuvre, non parce qu’ils représentaient en Ukraine une force dangereuse mais parce que c’était un symbole, la victoire du fascisme passe par l’élimination des communistes.
Marianne me dit : « Tu te rends compte, partout ce parti communiste dont on attendait quelque chose au lendemain de la chute de l’Union Soviétique ! En vain, son temps est passé et il faut tout recomposer à la base dans le désordre… dans les pires conditions, dans une confusion généralisée». Nous savons elle et moi qu’il ne s’agit pas seulement du parti communiste moldave et ukrainien. Depuis que j’ai découvert en 2008 que la chute de l’Union Soviétique n’avait pas tout à fait été ce que je croyais, nous avions décidé toutes les deux de partir à la recherche d’une autre vérité. Les peuples avaient subi la fin de l’Union Soviétique comme une trahison et ceux qui l’avaient connue n’en demeuraient pas marqués par pur masochisme comme l’avait inventé l’auteur de l’Homme rouge Svetlana Alexiévitch « qui a souhaité occuper ce créneau à sa manière de peur que l’on découvre ce qu’il en était » commente Marianne, mais bien parce qu’ils en conservaient un souvenir d’amitié, de justice et de paix. A cette nostalgie de la communiste se mêlait chez moi des relents de Yiddishland et là aussi le gâchis était considérable, irréversible peut-être, Israël, Bernard-Henry Levy et l’immonde Kolomojski avaient remplacé Marx, Rosa Luxembourg et même le héros de Babel Benia Krik le roi des mendiants, le brigand qui vole les riches et porte en lui toute l’insolence d’Odessa. On parle ici des juifs banderistes par dérision…
Dans le fond, avec ce jeune chauffeur de taxi moldave et ce professeur d’histoire d’Odessa surgissait la nécessité d’un nouvel espace à construire… Un peu comme à la Restauration, en France, renaît un nouveau mouvement sur le désespoir de la fin de la République et même de l’Empire, quand le héros stendhalien cherche à se repérer sur un champ de bataille incompréhensible ou hésite entre l’arrivisme et l’amour, le rouge de l’armée ou le noir de la prêtrise. Quand j’étudiais l’histoire de Marseille, je suivais la reconstruction du mouvement marseillais, dans les cabarets tenus par des demi-soldes napoléoniens, chez des diplômés qui n’avaient pas de perspective… du désordre, de la confusion…
Il y a la proposition du continent eurasiatique, la manière dont certains partis communistes continuent à penser, ça éviterait de repartir à zéro… il y a cette fascisation avec ses nouveaux boucs émissaires… Comment penser ce monde là ? S’opposer à la brutalité fasciste et à la guerre est la seule solution, défendre la sécurité sociale, l’éducation, les droits, c’est basique, mais il n’y a rien d’autre pour nous rassembler tous même si nous avons incontestablement perdu cette étrange liberté, cette conscience morale qui se donnait des fins universelles au point que nous matérialistes nous avions une transcendance qui nous faisait adhérer à l’Histoire de l’humanité. C’est cela qui a disparu et qui se reconstruira probablement autrement. Parfois il m’arrive de me dire que nous avons tous emporté une pièce du puzzle et qu’il faut la rapporter. C’est là que l’interpellation de Lavrov: « l’Europe ne pourra pas se passer de nous et nous nous ne passerons pas d’elle » me touche, cette première expérience socialiste a été celle de la démesure, de la générosité russe et nous en aurons encore besoin… En attendant organisons le lien de l’information comme nous le pouvons…
Danielle et Marianne

 

Le vaccin contre le nazisme a perdu son efficacité par Danielle Bleitrach

affiche-comment-voter-contre-le-bolchevisme Peut-être que cela va me passer mais je suis écœurée à un point inimaginable par les références obsessionnelles au sionisme qui comme chez The saker masquent à peine l’antisémitisme revendiqué… Je commence à comprendre les juifs qui quittent en masse la France … A la seule différence près que j’aurais encore plus de mal à vivre dans ce ghetto chauvin dans lequel ils se réfugient… Le weekend dernier j’ai vécu quelques traumatismes, cette femme qui une fois de plus dans un débat se croyait autorisée tant son discours suscitait à l’ordinaire l’adhésion de tous, de déclarer « Avec ce qu’ils nous bassinent avec leur Shoah, ils osent faire ce qu’ils font en Israël »…Cette réflexion de quelque côté qu’on la prenne était immonde: d’abord l’extermination des juifs , des communistes, des tziganes concerne l’humanité et son horreur, l’échelle du crime, le meurtre de masse d’êtres humains considérés comme des « nuisibles » n’a qu’un équivalent Hiroshima… Il y eut d’autres massacres, des horreurs comme la traite des noirs, l’extermination des amérindiens, mais là ce fut le seuil de la destruction comme des cafards même pas pour les exploiter dans le travail, non tuer femmes et enfants pour que plus jamais ils n’existent. Le nazisme n’est pas ignoble parce qu’il est antisémite mais c’est parce qu’il est ignoble qu’il est antisémite, il joint la brutalité, la haine, le droit à l’oppression des faibles, l’exaltation de la guerre à la désignation d’un bouc émissaire, coupable de tous ses crimes à lui le bourreau… Qu’une communiste, issue de républicains espagnols, empêtrée dans un nouveau conformisme,  ne voit pas le lien avec ce que peut accomplir le fascisme est intolérable tant cela prouve, comme l’a dit Poutine, que le vaccin contre le nazisme a perdu de son efficacité.

Le prétexte à cela est la politique israélienne, le fantasme de la toute puissance du juif du Mossad à Wall Street, sa culpabilité qui mérite tous les châtiments, pas seulement les dirigeants israéliens mais le mot sioniste désigne désormais l’espèce, même si ce néonazisme,  comme tous les antisémitismes, proclame qu’il a un ami juif.  En général le dit ami juif est appelé à dite n’importe quoi : il est un témoin de l’abomination juive… Il n’existerait pas de peuple juif, mais celui-ci reste maudit au point que l’on ne veut plus lui appartenir… et ses détracteurs ont toutes les excuses… Pour cette femme, il ne s’agit pas seulement de la culpabilité des dirigeants israéliens non celle-ci s’étend aux morts d’Auschwitz, que l’on racole pour témoigner de ce qui est fait à Gaza, sans voir qu’il faudrait des centaines d’années de ce qui se passe à Gaza pour atteindre le seul programme d’Auschwitz…  Cela n’enlève rien au refus de ce qui se passe à Gaza que de dire qu’oser comparer les faits prouve là encore combien le vaccin contre le nazisme a perdu son efficacité.  Et ce fait ne concerne pas que l’antisémitisme, on brûle à nouveau des cinquantaine de communistes et de syndicalistes, à, Odessa, avec les insignes et les drapeaux de ceux qui firent Oradour-sur-Glane et commencèrent l’ignoble shoah par balles. Dans l’indifférence générale en particulier celle des syndicalistes européens .. oui le vaccin contre le nazisme a perdu de son efficacité… par le négationnisme, par l’idée que » l’on nous bassinerait avec ses crimes », le négationnisme est le blanchiment du nazisme par la négation du crime de masse pour mieux faire accepter l’exploitation des travailleurs, la guerre et le massacre de ceux qui s’y opposent. « Avec ce qu’ils nous bassinent avec leur shoah » disait cette brave dame…  Mais il y a son complément la confusion  avec désormais sous couvert d’anti-impérialisme les néonazis se confondant avec les communistes… les temps sont brouillés, la mémoire s’efface et dans le sommeil de la raison surgissent des monstres hybrides;..

Oui le vaccin antinazi a perdu de son efficacité quand un bouffon comme Bernard henry Levy , après nous avoir vendu un coup d’état fasciste parmi bien d’autres, va à Odessa jouer une de ses pantalonnades sur l’âme de l’intellectuel en toute complicité avec un oligarque juif qui se prend pour Hitler et à la tête de sa garde prétorienne nazie est de fait l’auteur de cet Oradour sur Dniepr… Et qu’il se trouve des crétins comme Francis Huster, et tant d’autres pour ne pas hurler à l’usurpateur au nom de tous les martyrs qu’ils aient été juifs ou communistes… La nausée, la tête qui tourne…

En rentrant, je découvre dans une liste marxiste et léniniste où l’on m’a inscrite sans me demander mon avis, un individu qui accuse Valls de s’être acharné sur Dieudonné… Il reconnait quelques failles à ce dernier… Comme s’il n’y avait rien d’autre à reprocher à Valls et à sa politique en faveur du patronat… la tête d’œuf que l’on a placé au ministère de l’économie, ne sera lui aussi accusé en priorité que d’avoir des liens avec Rothschild comme Valls est marié avec une juive… le capital réduit à sa dimension judaïque comme en d’autres temps, ce qui permet de blanchir l’ensemble du capital, en particulier les Krupp et IG Farben qui réclamaient la guerre et l’ont eu… L’analyse de ce qu’est le capital aujourd’hui, l’impérialisme, est occulté au profit du label « sioniste » c’est-à-dire juif… Et la preuve de sa nocivité et celle de ses valets est leur judaïsme supposé… Voilà où nous en sommes au point de trouver quelques excuses à Soral et Dieudonné, au fait qu’ils « disent parfois des vérités »… Imaginez que vos proches soient morts dans les pires souffrances et que d’un geste je les sodomise en hommage au Heil Hitler de leurs bourreaux, comment peut-on vivre cela ?  Assorti parfois d’imbécilités extraordinaires… inhumaines… Au nom de quoi et de qui supporterait-on d’accepter comme participant du nécessaire débat celui qui dit que le gang des barbares est plus ou moins justifié par la politique du CRIF… Le Crif est nuisible, ses interventions racistes dans la société française doivent être combattues, mais rien ne justifie le crime raciste. La banalisation du racisme commence quand on trouve pareille justification chez les bourreaux.

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est la manière dont vous acceptez de diffuser des ordures comme The Saker sous le prétexte qu’il a des informations, Goebbels aussi avait des informations… The Saker n’est pas une source crédible, il raconte n’importe quoi mais donne l’impression d’avoir une maîtrise géostratégique illusoire, c’est le système internet avec sa fatuité de gens qui ignorent tout de ce dont ils parlent, désormais la référence au sionisme, l’antisémitisme revendiqué par la gauche est devenu un label de vérité sur n’importe quelle stupidité… trop c’est trop… je pars la semaine prochaine en Moldavie, à Odessa avec cette vision désormais dépassée d’aller sur le terrain voir de quoi il est question… maintenant chacun le cul sur sa chaise devant son ordinateur peut diffuser n’importe quoi, il suffira qu’il parle des « sionistes » pour prétendre être de gauche…

Il y a quelque ironie à prétendre défendre les antifascistes en étant soi même un fasciste, c’est pourtant ce à quoi on aboutit en France où il est de plus en plus mal aisé de distinguer un disciple de Marine Le Pen, un identitaire, un Soral et Dieudonné d’un individu qui se prétend de gauche… j’ai toujours combattu en faveur des Palestiniens, dénoncé ceux qui utilisaient l’islam comme une prétention au racisme, mais voici que partout à partir de ces combats, monte la bête immonde et personne ne paraît s’en rendre compte… Je n’ai jamais eu la moindre sympathie pour la politique israélienne c’est peu de le dire, mais j’éprouverais les mêmes sentiments de colère impuissante s’il s’agissait de la diffusion massive d’un racisme qui concernerait les arabes, les africains, les chinois ou tout autre victime de vos catégories abusives. C’est à vomir… J’ai donc décidé d’interrompre mon blog et mes informations, je n’en peux plus de vos relais immondes et de votre racisme politiquement correct… à mon retour peut être…

 
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Publié par le octobre 17, 2014 dans extrême-droite, histoire

 

Les habitants de Mikhailovka protestent contre la présence de militaires dans leur école

Pietro

15/10/2014

http://www.kpu.ua/ru/78894/hersonschyna_zhytely_myhajlovky_protestujut_protyv_prysutstvyja_voennyh_v_shkole

http://youtu.be/FU0sFVtahoU

Le 12 octobre, dans une école de Mikhailovka (région de Kherson) sous le couvert de la nuit se sont installés des militaires de l’armée ukrainienne. Leur arrivée nocturne a été « signalée » par des beuveries et des bagarres, il a fallu appeler la police. Les valeureux combattants ont immédiatement menacé d’abattre la statue de Lénine dans le village, et de faire la peau aux communistes.

Ils n’étaient pas entrés sur le territoire du village sous les couleurs du drapeau national, mais avec la bannière noire et rouge de Bandera. « Nous sommes l’armée de l’UPA – ont-ils déclaré aux gens du pays – et nous sommes venus vous libérer. » Très vite, par le « bouche à oreille » l’information a circulé sur les hôtes indésirables qui avaient envahi le village. En signe de protestation, les parents n’ont pas envoyé leurs enfants à l’école et ont demandé que soient libérés les lieux de l’établissement d’enseignement. Les villageois ne veulent pas que les enfants étudient dans des locaux où se trouvent des militaires. Les gens ont demandé le retrait du drapeau de Bandera, rappellant aux intrus qu’ils sont sur le territoire de l’Ukraine, un Etat souverain qui possède son propre drapeau.

Dans la matinée, tout le village s’est réuni sous les murs du conseil municipal. Les gens de différentes tendances politiques ont été unanimes: les militaires n’ont pas à être basés dans une école rurale. Après beaucoup de cris et de discussions, le chef d’état-major de la formation mobile-opératoire « Polésie » Igor Fedorov est venu s’expliquer.

Il a déclaré qu’ils étaient venus pour libérer et protéger les habitants. Les manifestants ont demandé: «De qui ? » Il a dit alors que dans la région de Kherson peuvent se reproduire les événements du Donbass. Après cela, les villageois étaient difficiles à calmer. Cependant, on peut les comprendre, parce qu’ils craignent pour la sécurité de leurs enfants. Ils sont indignés de ce que l’on soit venu briser la tranquillité de leur village, car dès le premier jour cette unité de paramilitaires ne s’est pas montrée sous son meilleur jour.

Bureau de presse du Parti communiste de Kherson

 

La situation en Ukraine au 14 octobre : les fascistes tentent d’accroître leur emprise par Danielle Bleitrach.

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La journée de hier, à Kiev mais aussi à Kharkov a témoigné de la volonté insurrectionnelle des fascistes, des défilés avec le portrait de Bandera à l’émeute devant le parlement, cela nous sera présenté comme un corps étranger mais il n’en est rien. Le gouvernement de Porochenko cède constamment du terrain à ces voyous. Ainsi il vient de nommer à la tête de la garde nationale le Colonel général Stepan Poltorak, qui est un vrai fasciste. Une telle nomination signifie que Porochenko cherche la conciliation avec les néonazis et cela confirme les nouvelles en provenance du front où il n’y a pas de véritable cessez-le-feu et où se poursuivent les attaques d’artillerie sur Donetsk, des nouvelles parviennent également concernant les concentrations de blindés ukrainiens et l’arrivée de troupes fraîches. Ceux parmi les gens de Novorossia qui dénoncent le cessez-le-feu et les accords de Minsk y voient une manœuvre combinée avec la préparation d’une zone tampon qui en fait serait un prétexte.

Dans le contexte également dénoncé des futures élections en Novorossia qui même si elles ne coïncident pas avec celles prévues pour le reste de l’Ukraine polarisent les tensions. A ce propos, la commission électorale a fait une annonce hier:  Zakhartchenko que nous avions présenté sur information erronée du blog de Nicolas Maury comme le candidat du parti communiste est un candidat indépendant et le parti communiste de Donetsk récemment créé n’a pas encore désigné son candidat.
Pavel Goubarev, ancien  gouverneur de Donetsk a été victime d’une tentative d’assassinat à bord de sa voiture. Bien qu’il n’ait pas été touché par les balles, il a subi un grave traumatisme crânien provoqué par la collision de la voiture. Il est actuellement hospitalisé en Russie et il vient à peine de se réveiller. Beaucoup de gens auraient intérêt à assassiner Goubarev . Les plus vraisemblables sont les oligarques ukrainiens dont Goubarev a promis à confisquer les propriétés et leurs hommes de main néo-nazis.  Ce qui est sûr est que cet attentat dans le contexte que nous venons de décrire est nuisible aux insurgés du Donbass et que l’essentiel est à qui profite le crime. Autre constat Goubarev est soigné dans un hôpital russe ce qui prouve que pour lui et ses proches l’ennemi n’est pas de ce côté. Toute  spéculation qui n’a pas manqué de filtrer concernant des luttes internes à Novorossia ou même dans l’entourage de Poutine, ne sont étayées par rien et ne servent qu’a affaiblir les combattants.

Le contexte c’est aussi la visite surprise et dont les résultats n’ont été publiés nulle part de Victoria Nuland. Qu’il s’agisse de l’une de ses visites, de celle du responsable de la CIA, voire de Joe Biden, ce genre de visite a toujours coïncidé avec des événements désastreux allant non vers la paix mais vers une intensification de la guerre. Ici aussi les spéculation vont bon train et des bruits de remplacement de Porochenko par des serviteurs prêts à tout comme  Yatsenyuk ou Tourtchinov se font jour. Mais pourquoi? Pour quelle politique? D’un côté les Etats-Unis font pression pour une offensive et un durcissement de la situation mais dans le même temps ce faisant ils sont de plus en plus obligés de s’appuyer sur les néonazis. Les événements de hier au parlement prouvent que les dits néonazis risquent très rapidement de se transformer en nouveaux frankenstein que les Etats-Unis ont le don de provoquer sur leurs pas. Sont-ils désormais en mesure de faire autre chose que de céder à ces brutes.

La situation économique et sociale en Ukraine ne cesse de se dégrader et le fascisme, la guerre contre le Donbass sont de bien dangereux exutoires, la montée du fascisme va certainement se traduire dans les urnes ; comme toujours ce fascisme n’est pas majoritaire, mais il est dominant c’est-à-dire qu’il est en situation par la peur et la violence d’imposer ses orientations, qui sont aussi celles des oligarques entrés en querelles internes pour le pouvoir.

Dans l’ensemble de la population, le mécontentement, le refus de la guerre civile sont grands et c’est tout le sens de la campagne héroïque du parti communiste d’Ukraine, mais la peur que fait régner le fascisme est contradictoire avec une consultation populaire, toutes les forces en présence, hormis les communistes et certains candidats du parti des régions, étant plus ou moins contraintes de pactiser avec ces brutes.

Ces fascistes prétendent régner non seulement à Kiev et dans l’ouest mais faire peur aux populations civiles non organisées de l’est et du sud, comme cela a été fait à Odessa et comme cela se fait de plus en plus à Kharkov et à Marioupol. On mesure mieux encore que les combattants du Donbass ont légitiment pris les armes contre ces néonazis. De ce point de vue le moral des combattants du Donbass reste très élevé et la situation militaire demeure en leur faveur. Il faudrait également analyser ce qu’il en est des déclarations des Russes et des occidentaux concernant le retrait des troupes russes et la fin des sanctions. Tout cela ne semble pas changer grand chose mais donner prétexte aux Européens de revoir leur stratégie qui leur est nuisible. En fait il n’y a pas une grande évolution simplement comme nous venons de le voir, la fascisation du gouvernement ukrainien sous la pression des créatures auxquelles ils se sont donnés.

Danielle Bleitrach

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Madrid: fascistes ukrainiens à l’Université

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Les Étudiants de l’Université Complutense de Madrid ont chassé plusieurs ukrainiens radicaux qui ont fait irruption dans une conférence, dans le but d’y provoquer des incidents. Des Affiches sur le thème , « Ukraine assiégée par le fascisme n’arrivera pas, » est apparu dans les locaux du campus après l’incident.

La faculté de l’Université de sciences politiques et sociologie accueille actuellement une exposition intitulée, « La crise humanitaire en Ukraine du sud-est et ses conséquences pour l’Europe, » qui montre  des photographies d’Odessa et dans les régions de Donetsk et de Lougansk. L’affichage fait partie d’une série de conférences et tables rondes sur la situation en Ukraine.

Alors que les étudiants étaient  rassemblés pour un débat, au sujet du  massacre d’Odessa le 2 mai, qui a causé la mort de près de 50 militants hostiles au gouvernement, plusieurs radicaux ukrainien portant drapeaux et bannières de certains  partis nationalistes du pays ont fait irruption dans la salle, en empêchant les professeurs de commencer la conférence.

L’escarmouche a été filmée et postée sur YouTube.

« Fascistes, get out! » Étudiants espagnols éjecter l’Ukraine manifestants nationalistes (vidéo)

Selon le journal espagnol La Republica, la manifestation a eu lieu parce qu’un groupe de supporters du parti néo-nazi Svoboda. Scandant le nom de Stepan Bandera, chef de file du mouvement nationaliste ukrainien pendant la seconde guerre mondiale, les manifestants ont menacé et agressé plusieurs étudiants qui s’étaient rassemblés pour se souvenir des victimes des événements à Odessa.

« Dans un premier temps professeurs leur a demandé de quitter la salle, mais ils ne ll’ont pas fait, en disant qu’ils ne laisseraient pas la Conférence commence. Les Étudiants ont été choqués  et ils ont commencé à crier « Fascistes, get out of here! » Près de la moitié de la faculté était là, « a déclaré l’un des organisateurs de l’exposition, Sergueï Markhel, a déclaré à l’Agence de presse RIA Novosti.

Après que les instigateurs de l’échauffourée aient été expulsés hors du campus, les étudiants ont posé des affiches contre le fascisme en Ukraine.

Quans ils ont quitté les locaux de l’Université, toujours en agitant des drapeaux ukrainiens, les délinquants ont été vus par un camion avec l’inscription du Corps diplomatique de l’ambassade d’Ukraine à Madrid, a rapporté La Republica.

L’événement a été suivi par un représentant de l’ambassade d’Ukraine, l’ambassade a confirmé à RIA Novosti.

L’ambassadeur ukrainien en Espagne a par la suite rencontré le recteur de l’Université, exprimant sa « profonde préoccupation » et lui demandant d’annuler des conférences liées à l’Ukraine, qui selon lui ont été « utilisées par les agents de propagande russe pour donner de fausses informations », a rapporté El Pais.

La Conférence sur la crise ukrainienne doit se tenir  à l’Université Complutense de Madrid jusqu’au 23 octobre.

 
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Publié par le octobre 13, 2014 dans actualités, extrême-droite

 

Comprendre à travers Karkhov, ce qu’est le fascisme en Ukraine et ce depuis le maïdan, le maire…

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Le maire de karkhov

Au-delà des évenements de ces derniers jours intervenus à Kharkov la grande ville industrielle du sud du pays, il faut bien mesurer le contexte, celui des élections proches, celui d’une terrible crise qui cherche à provoquer partout la violence comme réponse à la dite crise en désignant un ennemi intérieur cause de tous les maux: les Russes. Il faut bien mesurer que nous sommes en plein fascisme et que les élections ne sont qu’une palinodie destinée à l’occident, même plus l’UE, l’interlocuteur c’est l’OTAN, la force qui va les aider dans le guerre. La guerre contre la Russie et le génocide contre les Russes d’Ukraine considérés comme des « sous hommes ». Le fascisme est là, avec ses bataillons de voyous, une police qu’ils ont investie, des gouverneurs nommés par la junte qui organisent les exactions et pillent le pays, un ministère de l’intérieur qui s’allie avec l’oligarque fou Kolomojskij pour abattre ses ennemis personnels et cautionner les crimes. Pour bien comprendre ce qui se passe à kharkov, il faut remonter au mois d’avril et à l’après maïdan.

Le ministre de l’Intérieur Arsène Avakov (Svoboda) sur son compte Facebook avait déclaré « Lénine? Laissez tomber. Tant que personne n’est blessé. Tant que cette raclure d’idole communiste n’ajoute pas encore au bilan des victimes ». La plus grande statue de Lénine encore debout en Ukraine a été déboulonnée dans la nuit de dimanche à lundi à Kharkov, par des manifestants néonazis.

Une centaine d’habitants de Kharkov sont venus ce matin déposer des fleurs au pied de la statue de Lénine qui a été détruite hier soir par des activistes néonazis ukrainiens. Les résident de cette ville sont venus nettoyer les stigmates nationalistes, ils ont retiré les symboles nationalistes collés sur le piédestal, ils ont retiré les drapeaux ukrainiens.

Les communistes et le maire de Kharkov, Guennadi Kernes, ont promis de restaurer le monument

Le maire de Kharkov, Gennady Kernes (Parti des régions), déclare, dans un communiqué officiel de la mairie de Kharkov, que la démolition du monument à Lénine est une violation directe de la législation de l’Ukraine. « Ce qui s’est passé la nuit dernière est une violation directe de la loi sur la sécurité des réunions pacifiques des citoyens. Dans l’obscurité des radicaux ont détruit un monument. Nous voulons comprendre pourquoi aucun des responsables de la police n’a mis en garde ces personnes qui viennent de détruire le monument ».

Le maire rappelle que cette statue de Lénine est classée comme objet du patrimoine culturel « c’était le plus grand monument de Lénine en Ukraine, un monument d’importance artistique important … Mais le monument a été détruit, les débris de ce dernier ont été distribué comme souvenir … La police ne protège pas les intérêts des collectivités territoriales, elle a autorisé sa destruction. »
Le maire de Kharkov a conclut en déclarant que « la statue de Lénine sur la Place de la Liberté à Kharkov sera reconstruite ».

Les communistes ukrainiens ont promis de restaurer le monument à Lénine à Kharkov, ainsi que les autres statues détruites. Petro Simonenko déclare à la radio que « les militants pro-ukrainiens organisent depuis ces six derniers mois à la construction du fascisme, ainsi qu’à la destruction de l’intégrité territoriale du pays. »

« Je suis convaincu que les citoyens ukrainiens soutiennent notre idée de restaurer les monuments. Nous allons faire tout notre possible pour restaurer ces monuments  » déclare Petro Simonenko.

Qui est le maire de Kharkov, bref rappel

Nous voudrions rappeler à nos lecteurs qui est le maire de Kharkov  Guennadi Kernes, disons tout de suite que des femmes de kharkov avec lesquelles nous avons discuté nous ont dit leur attachement à ce maire, parce qu’il a tout fait pour protéger sa ville disait-elle. Depuis les événements du Maïdan il est dans le viseur du ministre de l’intérieur néo-nazi et de l’oligarque Kolomojskij qui se sont vantés dans leur compte twitter de l’avoir fait abattre en avril dernier.. Guennadi est un fidèle, un des rares de l’ex-président déchu, mais ce personnage haut en couleur, est aussi un fin manoeuvrier qui joue des contradictions entre ses adversaires. C’est un oligarque, juif comme Kolomojskil, après l’attentat dont il a été victime il s’est réfugié en Israël, pour s’y soigner mais a géré sa ville depuis son lit d’hôpital avec des vidéos. Mais revenons sur les faits.

Guennadi Kernes a été victime d’un attentat le 28 avril après que la ville ait connu des manifestations violencte la veille, 27 avril. Ce dimanche avait  eu lieu à Kharkiv un match de club de football entre Metalist de Kharkiv et Dnipro de Dnipropetrovsk. Les supporter de Dnipro se sont avérés des hooligans qui détruisaient les automobiles avec des battes, frappaient aux hasards (ceux qui avaient l’air de russes) ou qui portaient le ruban de la victoire sur le nazisme. Il y a eu 14 blessés au hasard dans la population de Kharkov, dont certains grièvement.

Ces « affrontements » ont été provoqués par les fans de l’équipe de football FC Dnipro et les agresseurs sont arrivées de Dnepropetrovsk. Nous rappelons que « Dnipro » , ce club de fotball, appartienne à l’oligarque Kolomojskij, nommé gouverneur de Dniepropetrovsk par la junte et financier des bandes de majdan. La semaine d’avant le match, Kolomojskij avait lancé la « chasse aux Russes » Il avait accueilli les troupes de Pravy sektor qui ont quitté Kiev et en a fait sa garde prétorienne, il leur offre des primes pour toutes les exactions qu’ils commettent à l’est. Donc des supporters un peu éméchés sont devenus en fait des hooligans cassant tout sur leur passage et créant une émeute dans la ville,cet assaut intervient donc avec celui que subira peu de temps après la ville d’Odessa, par les mêmes troupes de hooligans. Celles que l’on retrouve dans la destruction de la statue comme le lendemain dans la crucifixion du jeune homme soupçonné de sympathies pour les gens du Donbass.

L’attentat contre le maire de Kharkov a eu lieu dans le cadre de cette émeute et a donc été provoqué par les troupes de Pravy sektor lancées par l’étrange oligarque qui agit le plus souvent pour ses propres intérêts autant que par haine, la communauté juive l’accuse d’être fou et de se prendre pour Hitler.  Ce serait donc une bataille entre oligarques pour le pillage , en fait la situation est plus complexe si l’on regarde qui est le maire de Kharkov et qui il pouvait gêner; Parce que l’embrasement de l’est a lieu sur un fond de rivalité politique et de gros sous dans le cadre des batailles pour l’élection du 25 mai à la présidentielle. C’était tout à fait dans les mœurs du pays, où quand un clan est élu il n’est pas rare qu’il mette en prison le clan adverse sous accusation tout à fait légitime il faut l’avouer de corruption. ce qui apparait avec le maïdan c’est l’idéologie nazie qui a été entretenue dans le pays et qui devient dominante non en nombre mais en violence, avec un ministre de l’intérieur qui cautionne les néo-nazis, les intégre dans la police.

Le haut en couleur M. Kernes, 54 ans, a été élu maire en 2010, en battant de peu Arsen Avakov, qui est maintenant ministre de l’intérieur. M. Avakov et ses alliés ont dit alors que le vote avait été truqué, démentis par M. Kernes.
M. Kernes a été un allié indéfectible de l’ancien président Viktor Yanukovych. Lors des manifestations antigouvernementales, cet hiver, M. Avakov a allégué que M. Kernes a aidé à recruter des bandes de civils qui ont été envoyés à Kiev pour attaquer les manifestants. Ce que nie la maire de Kharkov. Nous avons donc une vieille querelle entre monsieur Kernes et le ministre de l’intérieur dont on connait les mœurs expéditives puisqu’il n’a pas craint de faire liquider récemmment un des dirigeants de Secteur droit devenu un peu encombrant (peut-être avait-il quelque chose à voir avec les snipers du Maïdan) et il a tenté de faire attribuer l’assassinat aux Russes vu que l’homme, un voyou inquiétant avait contre lui un mandat d’arrêt pour ses exactions en Tchétchénie.

Les trois personnages Kolomojskij, l’oligarque de Dniepropetrovsk, Kernes, le maire de Kharkov et l’actuel ministre de l’intérieur Arsen Avakov appartiennent tous les trois au même monde, celui qui ne cesse depuis la chute de l’Union soviétique de pillerr l’Etat. Comme le disait dans un interview un député des Régions, les partis en Ukraine ne sont que des regroupements d’intérêts autour d’oligarques qui utilisent leurs postes politiques pour piller l’Etat et en détruire les ressources à leur profit. Le même ajoutait que seuls les communistes échappaient à ce quasi destin politique et il se moquait de leur idéologie qu’il résumait par un « les capitalistes tous à la mer! » Ces trois hommes sont à la foisdes relations d’affaires, des concurrents impitoyables et chaque élection ou intervention étrangère est l’occasion de régler des comptes et de s’emparer de l’argent des voisins.

Une stratégie de paix est-elle encore possible?

Mais il s’est avéré que les communistes ont noué une sorte d’alliance avec le maire de Kharkov en cherchant comme lui à préserver la paix. Les récents événements, les désordres provoqués  dans la ville avec la destruction de la statue mais aussi les violences contre les habitants, les arrestations de communistes pour une marche pacifique donneront sans doute raison à l’aile des communistes qui reproche à la direction du parti communiste d’Ukraine un pacifisme qui laisse désarmés et désorganisés les Résistants au fascisme. Déjà, dans Kharkov des troupes de guerilla ont commencé à se constituer pour résister à la violence fasciste. Elles se réfèrent expressement à Novorossia.

En effet, nous avons des bataillons de voyous, les sections d’assaut de jadis, une police directement liée au ministère de l’intérieur néo-nazi et criminel, et des forces mercenaires qui passent comme le batailon Azov des combats dans l’est à la terreur urbaine… laissant derrière eux les charniers que l’on découvre dans le Donbass.

Mais ce n’est pas tout, le processus de fascisme consiste également à intégrer la justice à ce dispositif de terreur .

« Nous avons créé un bataillon de procureurs à la demande de ces derniers. Ils passent actuellement un cours de formation militaire dans la région de Dniepropetrovsk. Nous avons chargé des militaires de carrière d’entraîner les procureurs pour qu’ils soient capables de prendre une part active aux opérations en cas de besoin », a indiqué M.Iarema lors d’une conférence de presse.

Dniepropetrovsk , vous avez bien lu c’est la ville et l’oblast où l’oligarque qui se prend pour Hitler, Kolomojskij a été nommé gouverneur et où il a recueilli Pravy sektor et dirige les supporter hooligans du club de foot dont il est propriétaire pour organiser des émeutes  et couvrir des meurtres de Karkhov à Odessa. C’est dans ce lieu que les procureurs vont recevoir une « formation militaire ».

Selon le procureur général, près de 600 employés du Parquet ont souhaité participer à l’opération spéciale que les forces armées du pays mènent dans le Donbass depuis le 15 avril en vue de réprimer la révolte qui a éclaté suite au renversement du régime du président Viktor Ianoukovitch….

Pour le moment héroïquement, les communistes mènent une campagne sur le fnd, réclamant la paix, dénonçant les mesures du FMI et le rôle de l’oTAN… Mais les  événements de Karkov témoignent sans doute de la difficulté à continuer à se battre dans de telles conditions… Les communistes qui dans le Donbass ont choisi de prendre les armes et qui affirment que tant qu’ils ne seront pas allés mettre de l’ordre à Kiev, le danger perdurera pour les populations civiles revendiquent une autre stratégie…

Ce qui est sûr c’est que le fascisme est là en Europe et que nous ne pouvons pas faire, nous Français comme si cela n’existait pas… Les communistes en particulier.

 

 

 
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Publié par le octobre 1, 2014 dans Europe, extrême-droite

 
 
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