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Archives de Catégorie: Europe

D’affirmation en affirmation on oublie l’essentiel

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Les Etats-Unis ont indirectement confirmé le déploiement de systèmes de défense aérienne près de Donetsk en Ukraine le 17 juillet, le jour du crash du Boeing 777 malaisien, a déclaré l’agence RIA Novosti en référence à une source au ministère russe de la Défense.

L’interlocuteur de l’agence a ainsi commenté une déclaration du porte-parole de la Maison Blanche Josh Ernest disant qu’une roquette qui a abattu l’avion Boeing 777 avait été tirée depuis le territoire contrôlé par les miliciens, à un moment où les systèmes de défense aérienne ukrainiens ne fonctionnaient pas.

Selon la source, les États-Unis ont ainsi confirmé l’authenticité des données des images par satellite présentées lors d’un point de presse spécial tenu le 21 juillet au ministère de la Défense, au cours duquel il a été déclaré que l’unité de défense aérienne des forces armées ukrainiennes près de la ville de Donetsk comptait quatre divisions de missiles Bouk-M1.
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_07_27/Ukraine-les-USA-confirment-indirectement-la-presence-de-systemes-de-defense-aerienne-pres-de-Donetsk-5770/

D’affirmations en affirmations on en arrive selon moi à oublier l’essentiel: qu’est ce que cette étrange opération "punitive" contre des gens que l’on qualifie de "séparatistes" alors qu’ils veulent une fédératin comparable à celle existant en Allemagne, de "terroristes" alors qu’ils restent sur leur territoire et le défendent contre une armée qui ose leur infliger des tirs de missile d’une telle portée… la question demeurant à quoi peut servir un tel type d’armement contre des "rebelles" qui n’ont pas d’aviation…

 
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Publié par le juillet 27, 2014 dans Amérique, Europe, guerre et paix

 

Ukraine: un fossé à la frontière avec la Transnistrie

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Ces gens sont de grands paranoïaques, mais il est clair également qu’ils sont en train de rassembler les conditions d’un nouveau foyer de guerre au cœur de l’Europe. Il existe un espace qui n’a jamais reconnu la fin de l’union soviétique, la Transnistrie mais dans lequel le conflit s’est résolu par un stationnement des troupes de l’ONU, essentiellement des Russes mais avec mandat international et quelques foyers secondaires d’anciens cosaques qui sont dans la même situation à proximité de la vile d’Odessa, mais surtout il va y avoir les élections en Moldavie. Une élection parlementaire aura lieu le 30 novembre 2014 en Moldavie . Elle se tiendra sous un système de représentation proportionnelle de liste dans une circonscription nationale unique pour tous les 101 sièges au Parlement. Pour entrer au Parlement ‘une liste de parti doit recevoir au moins 6 % des voix, une liste des deux parties ont besoin d’au moins 9 %, une liste de trois des parties ont besoin d’au moins 11 % tandis que le candidat indépendant a besoin d’au moins 2 %. Les communistes sont majoritaires dans ce pays et ils n’ont réussi à être écarté du pouvoir que par une coalition "pro-européenne allant de l’extrême-droite à la social démocratie. Le mécontentement est grand et les sondages tablent sur le retour des communistes qui ne font pas mystère de leur volonté de rejoindre la CEI. Comme ils ont dénoncé la main mise des Etats-Unis et de l’UE sur l’Ukraine. Donc ce mur qu’érige la junte de Kiev (à qui les "travaux" rapporte-t-il?) est-il le signe de l’ouverture d’un nouveau front dans cette malheureuse Ukraine?

KIEV, 26 juillet – RIA Novosti

L’Ukraine a décidé de creuser un fossé large de 3,5 m et profond de 2 à 3 m à la frontière avec la république autoproclamée moldave de Transnistrie, a annoncé samedi à Kiev Alexandre Iakovenko, porte-parole du Département sud du Service ukrainien de la Frontière.

"Nous avons déjà creusé les cinq premiers kilomètres du fossé sur le territoire contrôlé par les gardes-frontières ukrainiens du détachement Belgorod-Dniestr. Des matériels spéciaux du Service d’Etat de la frontière sont engagés aux travaux. Ils fonctionnent 24 heures sur 24 et passent environ 2,5 kilomètres par jour", a indiqué M.Iakovenko.

Les citoyens russes âgés de 17 à 75 ans qui résident en permanence en Transnistrie sont interdits d’entrée en Ukraine depuis le 12 mars. Près de 180.000 habitants de la Transnistrie (près d’un tiers de la population) ont des passeports russes. Les Ukrainiens ethniques représentent un autre tiers de la population de cette république sur le Dniestr.

La république moldave de Transnistrie s’est formée en 1990, un an avant la chute de l’URSS. Alarmées par les déclarations des milieux radicaux de Chisinau sur le rattachement possible de la Moldavie à la Roumanie, plusieurs régions moldaves de la rive gauche du Dniestr ont alors proclamé leur indépendance. La Moldavie a perdu le contrôle de la Transnistrie en 1992, après avoir échoué à régler le problème par la force. La paix dans la zone du conflit transnistrien est assurée par une Force multinationale comprenant des contingents russe, moldave et transnistrien.

Le règlement du conflit fait l’objet de négociations menées au format "5+2", qui réunissent la Moldavie et la Transnistrie en tant que parties au conflit, la Russie, l’Ukraine et l’OSCE en tant que médiateurs, et l’Union européenne et les Etats-Unis en tant qu’observateurs.

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Il est de plus en plus clair que les Etats-Unis veulent entraîner l’Europe dans un conflit avec la Russie

0Le Général Philip M. Breedlove, commandemen allié, commandant suprême de l’OTAN, a annoncé lundi aux Etats-Unis qu’il enverra des troupes "pour aider à répondre à l’agression russe en Ukraine," selon McClatchy.

"C’est un moment très important en Europe, probablement le plus important depuis la fin de la guerre froide, surtout en raison des récents changements provoqués par la Russie," a dit Breedlove au Pentagone.

"Dans cette opération, nous allons continuer à démontrer notre engagement continu à la sécurité collective de l’OTAN et son dévouement à une paix durable et à la stabilité dans la région, à la lumière de l’intervention russe en Ukraine, en particulier," a déclaré le général quatre étoiles.

Breedlove explique que la Russie a fourni aux séparatistes des armes anti-aériennes, chars, transports de troupes et autres armes lourdes. Il a dit qu’il y a « une très grande probabilité » qu’une artillerie antiaérienne ait été utilisée pour abattre un avion ukrainien de transport le 14 juin (en fait il s’agit de transport de troupes).

« Les Forces irrégulières russes sont très actives à l’intérieur de l’Ukraine orientale, » a déclaré Breedlove. « Les forces soutenues par la Russie sont actives à l’intérieur de l’Ukraine orientale. Et le financement russe est très actif à l’intérieur de l’Ukraine orientale. »

La Russie a nié les accusations. « C’est totalement absurde, il n’y a pas de forces spéciales, unités spéciales ou d’instructeurs dans l’est de l’Ukraine, » a déclaré en avril le Président russe Vladimir Poutine .

Breedlove fait cette annonce avant que de nouvelles violences aient éclaté après l’expiration d’un cessez-le-feu.

« La phase active de l’opération de lutte contre le terrorisme a repris ce matin, » le Président du Parlement ukrainien, Oleksandr Tourtchynov, a dit aux législateurs. « Nos forces armées sont sur les bases et les avant-postes des terroristes. »

Poutine a critiqué la reprise des actions militaires du gouvernement Poroshenko à Kiev.

« Malheureusement, le Président Poroshenko a résolu de reprendre l’action militaire, » a déclaré Poutine lors d’une réunion organisée à Moscou pour les ambassadeurs russes. « Nous n’avons pas à le convaincre que la route vers une paix sûre, stable et inviolable ne peut venir par la guerre.

 
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Publié par le juillet 5, 2014 dans actualités, Amérique, Europe

 

Très important: Il n’est plus possible de « lâcher » la Nouvelle Russie. La majorité des Russes soutiennent le projet social des Républiques populaires du Donbass

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Il n’est plus possible de « lâcher » la Nouvelle Russie. La majorité des Russes soutiennent le projet social des Républiques populaires du Donbass

Selon un récent sondage du Centre Levada, une majorité de Russes (65%) suivent avec une extrême attention ce qui se passe en Ukraine. 59% des répondants croient que le gouvernement devrait soutenir activement le Sud-Est, et 64% approuvent l’aide des républiques autoproclamées de Donetsk et Lugansk par des bénévoles russes. Ainsi, les résultats indiquent clairement qu’une majorité de Russes soutiennent le mouvement de Résistance.
D’autre part, les données de l’enquête suggèrent que l’opinion des gens coïncide presque complètement avec la couverture des événements en Ukraine par les médias officiels russes. 91% des répondants ont admis que les informations de base sur la situation dans le pays voisin leur viennent de la télévision, et 79% pensent que l’image qui leur est donnée correspond à la réalité. Et donc la question se pose, comment changera l’humeur des Russes, si notre angle de couverture médiatique change? C’est pourtant une tendance qui se dessine.

Si il y a quelques semaines, notre télévision rendait compte essentiellement des succès dans les batailles contre les forces de l’ordre envoyées par Kiev, maintenant l’accent est mis sur la sympathie pour les victimes des mesures punitives et les réfugiés. Auparavant les présentateurs martelaient la non-reconnaissance par Moscou du nouveau gouvernement en Ukraine, maintenant nous n’entendons que des notes apaisantes sur les «plans de paix» de Porochenko. Le message est que la priorité est de faire cesser la violence. Dans le même temps on passe sous silence les idées de la Nouvelle-Russie, qui ne se bat pas que pour elle mais pour développer une large résistance à Kiev dans tout le Sud-Est.

Le projet «Nouvelle Russie» comprend non seulement la création d’une unité territoriale où le russe obtiendrait le statut de langue officielle, mais aussi la fondation d’un ordre social plus équitable. "La terre et ses ressources, ainsi que les principaux actifs industriels et financiers créés par le travail des hommes, seront la propriété de la population de la Nouvelle-Russie, et ne peuvent être privés … L’argent n’est pas une marchandise, mais seulement un équivalent de change. Les taux de prêt – sont une méthode d’asservir les entreprises et un moyen déloyal pour la redistribution des ressources en faveur du prêteur (la banque) "- c’est ainsi que l’un des chefs de la Résistance Paul Gubarev définit les contours de la structure sociale de Novorossia. Les dirigeants de la République populaire de Donetsk ont déjà décidé d’augmenter les pensions, les bourses d’études et les salaires des employés de l’État. Alors qu’en Ukraine à partir du 1er Juillet, devrait augmenter le coût des services communaux (eau, gaz, électricité) de 70% à 100%, la RPD a décidé de les geler au niveau de 2013.

Il est clair que ces idées ne sont pas susceptibles de plaire aux oligarques russes. Par conséquent, nous pouvons supposer que nos milliardaires feront tous les efforts pour empêcher de mettre en œuvre le projet «Nouvelle Russie» sous cette forme. Et donc ils disent, nous allons négocier la paix. Dans le contexte actuel cette position ne signifie qu’une perte de temps et l’occasion pour les milices ukrainiennes de se renforcer. Mais un changement de la politique d’information des médias russes suffira-t-il à affaiblir le soutien populaire russe Donbass?

Le Chef du département des études sociales et culturelles « Centre Levada » Alexeï Levinson estime que les médias peuvent sérieusement modifier l’attitude des Russes par rapport au Sud-Est:

- A mon avis, maintenant le sentiment public existant n’est pas seulement inspiré par la télévision. Par lui-même, il a un caractère ambigu. Beaucoup d’indices montrent que les opinions vont changer. Pas seulement à cause de la nouvelle orientation de la TV, mais aussi du changement de la politique étrangère de Moscou. L’opinion publique dans son ensemble est maintenant dans un état, puis passera à une autre.

"SP": – C’est-à-dire, la politique de soutien aux milices du Donbass va changer?

- Elle va évoluer vers un soutien aux initiatives de paix. Si le Kremlin se prononce dans ce sens et s’il est soutenu par la communauté internationale, la société approuvera un discours sur la paix.
L’attitude envers les milices elles-mêmes ne changera pas rapidement. Simplement elles disparaîtront du champ de vision. Les citoyens soutiennent généralement les idées qui exposent Russie sous un jour favorable. Si vous souhaitez laisser penser que la Russie est l’artisan de la paix, les gens vont soutenir ce point de vue.

"SP": – Il est dit que si la Russie ne soutient pas les milices, le gouvernement perdra toute la crédibilité obtenue après l’annexion de la Crimée.

- Les sentiments publics peuvent être modifiés imperceptiblement. Il ne convient pas d’affirmer que la lutte de la milice n’a pas de sens, vous pouvez tout simplement dire que notre pays a toujours été pour la paix. Répéter que nous voulons seulement le bien du peuple ukrainien. Vous pouvez trouver des belles formules pour plaire à l’opinion publique.
Une volte-face pourrait coûter au gouvernement russe son soutien populaire. En effet, jusqu’à récemment, la propagande de l’Etat était orientée vers le besoin essentiel d’une action résolue. Mais dans un proche avenir, le peuple continuera à soutenir les actions du président.

"SP": – Quels attrait ont les idées de la Nouvelle-Russie, plus précisément, les principes sociaux de la république?

- Pour l’ensemble de la société russe tout cela a une valeur assez symbolique. Pour l’instant on ne se pose pas la question du prix de ces projets. Quand on commencera à penser au prix à payer, l’enthousiasme risque de retomber. Les Russes sont contents de récupérer des territoires, à condition que le prix ne soit pas trop élevé. Par conséquent, les autorités peuvent jouer sur une sortie de crise à bilan nul, lorsque les anciennes exigences sont remplacées doucement par des compromis. En fait, c’est déjà le cas.

Cela provoquera un tollé du côté de ceux qui adhèrent à des positions idéologiques cohérentes. Mais la grande masse des gens n’exige pas de cohérence idéologique de la part du pouvoir.

Le Directeur de l’Institut de la mondialisation et des mouvements sociaux Boris Kagarlitskiy estime que l’attrait des projets sociaux de Novorossia est plus important que la politique gouvernementale de l’information:

- Si notre télévision change son paradigme d’information, les Russes vont encore soutenir le mouvement populaire dans le Sud-Est de l’Ukraine. Le succès actuel de la propagande du Kremlin vient du fait que la ligne politique proposée a coïncidé avec l’humeur du public. Et c’est ainsi qu’ils se renforçaient mutuellement. Mais bien sûr maintenant, si le Kremlin essaie de changer radicalement, il va devenir la victime de sa propre propagande antérieure.

C’est pourquoi, à mon avis, les autorités ne peuvent se résoudre à un changement rapide de paradigme. Ils n’ont tout simplement pas la possibilité de "lâcher" Novorossia sans se causer de dommage appréciable à eux-mêmes. Même avec l’extrême désir des élites russes de négocier avec l’Occident en abandonnant la résistance du Sud-Est. Ce serait techniquement très difficile, et, peut-être même voué à l’échec.

"SP": – A quel point l’aspect social du projet de «Nouvelle Russie» est-il important pour les citoyens russes ?
– Je pense que c’est très important. Les idées de Novorossia reflètent les besoins actuels de la société en Russie également, où le mécontentement est grand. Par conséquent Novorossia devient pour les citoyens russes une sorte de phare.
Les événements récents dans le Sud-Est de l’Ukraine sont devenus un facteur d’éveil et de prise de conscience de la société russe. Et nous allons encore en voir les conséquences. Notre politique intérieure en sera sérieusement affectée.

"SP": – Mais il est peu probable qu’une telle prise de conscience soit appréciée des oligarques russes.
– C’est certain. Mais le processus a commencé, il sera très difficile de l’arrêter.

Le plus intéressant est que si l’élite n’aide pas la Nouvelle-Russie, ce projet deviendra pour eux encore plus désagréable. Mais si elle vient pour aider, l’élite appuiera un projet de structure sociale complètement différent de ce qu’elle aimerait voir.
Je pense que les oligarques tentent de prendre les choses en main et de déformer le projet. Mais le fait est que la structure sociale alternative proposée par Novorossia correspond aux aspirations de nos gens à l’intérieur du pays.
– Bien sûr, le peuple russe est exposé à l’influence manipulatrice. Mais dans le cas du soutien aux milices du Donbass, la manipulation ne concerne que la part des citoyens qui n’a pas de point de vue précis, de valeurs idéologiques et de position dans la vie, – dit le professeur Alexander Buzgalin de l’Université de Moscou . – Dans le cadre des événements ukrainiens, à mon avis, il y a eu des avancées majeures dans la compréhension des citoyens de la Fédération de Russie de leur existence humaine. Je n’ai pas peur des mots. Les gens ont vraiment commencé à réfléchir sur les grandes valeurs, le rôle de l’État dans leur vie, de la culture nationale du pays. A réfléchir à la dignité humaine, la capacité de sacrifier leur bien-être, et peut-être même leur vie pour atteindre de grands objectifs, dépassant la valeur de la famille ou l’enrichissement personnel. Au premier plan sont passées les questions de la guerre, de la paix, de la défense de la patrie.
J’ai remarqué que la célébration du 9 mai en Russie cette année a eu lieu dans une ambiance nouvelle. Les gens étaient plus sérieux, concentrés. Il me semblait qu’ils se jugeaient à l’aune de ce qui s’est passé de 1941 à 1945 dans l’espace de nos pays.
En ce sens, l’influence manipulatrice peut changer l’opinion d’une masse considérable de Russes sur les événements en Ukraine. Mais beaucoup de nos concitoyens ont redéfini leur rapport à la réalité.
Cependant, il y a un revers à la médaille. Dans le sillage de valeurs patriotiques positives est apparu le "chauvinisme". Et cette écume indésirable a également influencé l’opinion publique.
Je pense qu’il est fondamentalement important de parler aux gens de l’alternative internationale de Novorossia. Je pense nécessaire de soutenir Donetsk, Lugansk et tous le Sud-Est du point de vue de l’internationalisme, et non dans le cadre des «bons Russes – méchants Ukrainiens." Des Russes et des Ukrainiens il y en a de toutes sortes, mais la question est celle des agissements cruels du gouvernement de Kiev contre les habitants du Sud-Est et d’autres régions de l’Ukraine.

"SP": – Est-ce que action sera la plus forte pour les Russes: la propagande étatique sur la sympathie pour les victimes ou l’attractivité du projet social?

- Je ne suis pas entièrement sûr que Novorossia propose un projet cohérent. Bien que je voudrais vraiment qu’il en soit ainsi. Mais il existe des gens qui essaient de formuler un projet pour la Nouvelle-Russie, le Donbass. Et il y a aussi, bien sûr, le fait que la propagande russe tente d’étouffer la présence d’alternatives de développement socio-économique en Novorossia. Le désir de construire une économie socialement orientée, une société plus démocratique n’est pas reflété par notre télévision.
Mais si Novorossia dans la pratique est en mesure de montrer un autre exemple d’ordre social, elle aura une grande influence sur la société russe. Surtout, si cette pratique est soutenue publiquement par l’opposition en Russie. Alors, l’influence des médias ne sera pas aussi importante.

Le Coordonnateur du Front populaire pour la libération de l’Ukraine Vladimir Rogov attire l’attention sur le fait que l’aide des Russes au Donbass ne se limite pas à unsoutien moral:
– En Novorossia pour la première fois est apparue la possibilité de créer un état social. Non pas en paroles, mais en actes. Sans les oligarques et la gabegie qui a régné dans les années 1990 en Russie et continue de se produire en Ukraine. C’est un Etat qui ne sera pas membre de l’OMC à des conditions désaventageuses, et ne se laissera pas asservir par l’Europe.

S’agissant de l’aide des Russes, elle est vitale. Les gens ordinaires fournissent une aide colossale. C’est l’accueil des réfugiés et l’envoi de matériel de protection, de nourriture et de médicaments. Nous voyons comment nos gens sont liés par la parenté. Cette assistance à autrui ne s’est vue, peut-être, que dans la Grande Guerre patriotique ou pendant le tremblement de terre en Arménie. Nous n’avons, malheureusement, jamais vu ailleurs un tel sentiment d’union. La tragédie d’Ukraine a réveillé les meilleurs sentiments humains, que l’on avait récemment commencé à oublier dans la poursuite de bien-être personnel. Les Russes sont venus massivement à la rescousse de leurs frères dans la nouvelle Russie.

"SP": – Comment la réorientation des médias de Russie pour promouvoir des initiatives exclusivement pacifiques jouera-t-elle sur les positions des forces d’autodéfense?
– Je ne voudrais pas surestimer l’influence des médias. Au maximum, la politique des médias de Russie va retarder la mise en œuvre des projets de la "Nouvelle Russie". Parce qu’il a déjà eu lieu dans les cœurs et les âmes des gens. Maintenant, il ne reste qu’un détail – qu’il soit adopté de jure, mais de facto, il existe déjà. La propagande peut retarder le processus pendant plusieurs mois ou un an, mais pas l’affecter fondamentalement. La Nouvelle Russie – est un fait accompli, et le processus historique ne peut pas être arrêté. C’est d’ailleurs une chose que comprend aussi l’oligarque Kolomoysky .

"SP": – Est-ce que Kolomoysky aussi soutient Novorossia?

- Lui aussi est pour la Nouvelle-Russie, mais vivant selon ses règles. Maintenant sous son contrôle sont déjà Zaporozhye, Dniepropetrovsk, la région de Kherson, en partie – Nikolaev, Odessa. Selon Kolomojsky la seule chose à faire est prendre le contrôle de la région de Kharkov et réprimer le soulèvement populaire des Républiques de Donetsk et Lougansk. Il veut avoir la même entité territoriale, mais sous son contrôle personnel.

"SP": – Quelle est la raison pour laquelle les gens de la RPD et de la RPL n’ont pas l’intention de s’arrêter, et veulent mettre en œuvre le projet d’une « grande Nouvelle Russie»?
– Les gens à juste titre considèrent ce pays comme le leur. Ils considèrent qu’il est de leur devoir de libérer l’Ukraine occupée par les nazis. Nous comprenons que la plupart des gens à Kiev et même Lviv ne ressentent aucune sympathie pour les nationalistes, mais ont peur de parler par crainte de représailles.
Les gens veulent mettre en œuvre le projet «Nouvelle Russie» dans huit régions, selon l’exemple des républiques populaires de Donetsk et Lougansk, et ensuite proposer au reste de l’Ukraine ou une partition, ou l’éviction des nationalistes. Depuis des siècles le peuple russe a soif de justice. L’argent pour nous ne peut être une valeur importante que pour un court laps de temps.

Photo ITAR-TASS / Stanislav Krasil’nikov

http://svpressa.ru/society/article/91103/

traduction Marianne Dunlop pour histoireetsociete

 

"Tante Sam" Nuland a donné ses ordres au parti des régions dans un langage de rapeur…

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Selon nos sources dans le parti des régions, lors d’une récente visite à Kiev Victoria Nuland a rencontré les restes des partis politiques au pouvoir. Comme le dit un des articles "Tante Sam", cette harpie de Nuland dans un langage des plus crus auquel cette dame a habitué y compris les Européens leur a donné ses ordres.

Les représentants du département d’Etat conviés avaient été presque tous des membres éminents etc.. Il était prévu que les résultats de la réunion seraient la réhabilitation des anciens partisans de Viktor Yanukovych par les américains mais l’ambiance n’a pas été à la fête.

Même ceux qui connaissent l’anglais du niveau secondaire des études, ont été surpris par l’abondance du vocabulaire utilisé habituellement dans le rap américain. Victoria Nuland a eu des mots, en comparaison desquels son célèbre "Fuck l’UE" relève de l’étiquette royale. Même le traducteur en fin de compte a décidé de réduire les réactions émotionnelles de sa déclaration, et l’expression «le régime de cette pute d’Ianoukovitch » est devenu un « régime criminel » . Et si Mikhail Chechetov et Aleksandr Yefremov réagissaient très calmement à ces affirmations vigoureuses du fonctionnaire américain, Ann Herman, rougissante, commençait à dessiner des gribouillis sur un bout de papier.

Le fonctionnaire de département d’état de haut niveau, en place, a recadré dès la première minute de son intervention les présents en disant qu’il ne serait toléré aucune critique de Petro Poroshenko, qu’il est là pour une longue période, pas de déstabilisation. « Les États-Unis empêcheront strictement tout jeu politique en ce sens » a déclaré Nuland, l’expression "skrasiv" recouvre un autre mot digne d’un charretier.

Elle a également expliqué que cette réunion s’est tenue avec les représentants de « Euro-2012 », après quoi les raisons pour lesquelles Ioulia Tymochenko s’était subitement calmée, sont devenues plus claires.

« Si j’apprends que l’un d’entre vous a critiqué une initiative de votre Président, vous pouvez mettre une croix sur votre carrière politique, » a déclaré Nuland, en promettant que les fauteurs de trouble seraient l’objet de campagnes dans la presse ukrainienne et étrangère et même l’objet de poursuites pénales.

Après le fouet, elle a sorti la carotte et a promis en cas de comportement constructif, Poroshenko serait convaincu de ne pas tenir des élections législatives anticipées. "Si vous et votre groupe vous vous comportez convenablement, alors nous pouvons faire que ce Parlement reste jusqu’en 2015 ." Puis elle leur a donné l’équivalent de consignes de la part de la porte-parole du département d’état des États-Unis.

"Tout d’abord l’ordre devra être imposé dans la région du sud-est et devront être détruits tous les terroristes et les militants, et alors seulement nous pouvons parler d’une sorte de décentralisation et des droits des régions," a déclaré Nuland.

Il est significatif que la réunion s’est tenue dans une atmosphère de silence total au parti des régions. Se rendant compte qu’elle pouvait abandonner le bâton et détendre la peur des pauvres membres avant la fin de l’entrevue, Victoria Nuland alors tout à fait amicalement commenté son comportement: « J’ai utilisé le style informel de conversation, de préférence à celui habituel aux réunions avec les politiciens ukrainiens ».

http://izvestia.kiev.ua/article/69935

http://antifashist.com/item/tetka-sem-nadavala-opleuh-regionalam.html#ixzz35Y7tLoMd

Source

http://izvestia.kiev.ua/article/69935

 

Kiev est en zugzwang : les fruits de la propagande

Je rappelle aux Français, moins familiarisés avec les échecs que les Russes que être en zugzwang se dit de la situation d’un joueur qui est obligé de jouer un coup qui le fait perdre ou dégrade sa position. Le camp en zugzwang n’affaiblirait pas sa position s’il avait le droit de ne pas jouer. Le fait d’avoir le trait constitue alors un désavantage, car tous les coups possibles entraînent un dommage dans la position sur l’échiquier. C’est effectivement une vision de la situation, malheureusement ceux qui font les frais de l’impasse ce sont les populations qui subissent, qu’il s’agisse de celles de l’est sous les bombes et même celle de toutes l’Ukraine dont la vie ne cesse de s’aggraver. Avant que l’Ukraine ne devienne une nouvelle Syrie avec des conséquences incalculables sur l’Europe, il nous faut imposer le jeu des peuples, la PAIX…
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© Photo : La Voix de la Russie

Par La Voix de la Russie | Les données de la presse russe sur les flux considérables des réfugiés du sud-est de l’Ukraine ne correspondent pas à la réalité, déclare le représentant du Département d’État américain Mary Harf. Qui sont alors ces dizaines de milliers de gens traversant chaque jour la frontière ukraino-russe ?

Probablement, dans le Département d’État, on s’en tient encore à la version de Jane Psaki qu’il s’agit des vacanciers, pressés de visiter leurs proches. Et qu’à Donetsk et Lougansk, c’est l’armée de la Russie qui mène la guerre contre les radicaux ukrainiens. En effet, les témoins oculaires ont vu « un convoi militaire d’origine inconnue » entrer le 20 juin à Lougansk. En plus, Washington a des photos d’un lance-roquettes en rafales russes Grad installé près de Lougansk.

Mais on ne dit pas que ces mêmes Grad sont utilisés par l’armée ukrainienne, car les forces de sécurité nationale tirent sur les quartiers résidentiels des villes, dans le département d’État, on passe sous silence ce fait. A part les Grad, les pouvoirs ukrainiens utilisent les bombes à sous-munition et au phosphore, les radicaux fusillent les voitures avec des blessés. Et tout cela se passe avec l’accord tacite de l’Ouest. Washington – et Kiev à l’unisson avec lui – affirment : il n’y a pas de population civile dans le Sud-est de l’Ukraine. La manière semblable n’est pas choisie par hasard, trouve le vice-directeur du centre de l’information politique Alexeï Panine.

« Plus la Russie est entrainée dans les événements ukrainiens, plus facile il est de prendre de nouvelles sanctions contre elle. C’est-à-dire, les États-Unis pourront être plus facilement un concurrent de la Russie dans l’espace européen. Avant tout, il s’agit du marché gazier et pétrolier de l’Union européenne. Et, bien sûr, cela permettra à certaines forces politiques dans les pays de l’Europe de l’Est de parler de « l’agression russe » – il sera d’autant plus facile d’obtenir l’élargissement de l’OTAN vers l’est. Au fond, il s’agit de la politique des provocations militaires. »

Malgré le cessez-le-feu annoncé par le président ukrainien Porochenko, les bombardements des localités dans la région de Donetsk et de Lougansk ne cessent pas. À en juger par les faits, le président-oligarque accomplit exactement les consignes reçues : Joe Biden l’a loué. Le Vice-président des États-Unis a appelé dans un entretien par téléphone les actions de Porochenko « correctes et hautement professionnelles ».

La position des pouvoirs officiels ukrainiens était caractérisée exactement par un des leaders des miliciens populaires Igor Strelkov. D’après lui, les oligarques installés à Kiev ont tellement menti et se sont tellement habitués à leur propre propagande que pour eux, cesser la guerre, c’est recevoir immédiatement un nouveau Maïdan. Mais dans ce cas, il y a peu de chances pour eux de garder le pouvoir. Kiev se trouve en un zugzwang classique – n’importe quel coup aggrave la position et conduit à la défaite.
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2014_06_24/Kiev-est-en-zugzwang-les-fruits-de-la-propagande-4164/

 
 

Kharkov relève-toi, expulse les fascistes ! (22 juin)

0Au-delà du massacre dans le Donbass, il y a en Ukraine une situation générale de répression politique contre les communistes et les antifascistes, menée à la fois par le gouvernement de Kiev et par les groupes fascistes paramilitaires qui tentent de leur faire peur en pratiquant la violence. Le gouvernement français est plus que jamais complice de cette situation de fascisme rampant (note Danielle Bleitrach)

Une manifestation à l’appel du parti communiste et d’autres organisations s’est déroulée le 22 juin à Kharkov. Ce jour marque l’anniversaire de l’invasion allemande de l’Union soviétique en 1941. Le principal slogan de la manifestation a été « Kharkov lève-toi, expulse les fascistes », ainsi que des slogans contre la guerre et en solidarité avec le Donbass. Les Drapeaux de parti communiste et de Borotba, entre autres, étaient présents.

Il est important de souligner que la manifestation contre le fascisme a eu lieu dans un contexte de plus en plus marqué par les attaques par des voyous fascistes et le gouvernement contre toute personne qui est contre la politique de Kiev. Le parti communiste a été qualifiée de « séparatiste » et des procédures judiciaires ont commencé en vue de l’ interdire, Borotba a dû entrer dans la clandestinité après que ses bureaux de Kharkov aient été attaqués par des bandes paramilitaires fascistes agissant sous la couverture juridique de la garde nationale et certains de ses membres éminents ont été enlevés par les paramilitaires fascistes en plein jour dans le centre de Kharkiv il y a quelques semaines.

Le gouvernement a commencé une propagande sur facebook, avec le procureur chargé de lancer des accusations criminelles contre quiconque fait des "appels publics pour le changement violent ou le renversement de l’ordre constitutionnel" ou encore "la distribution de matériel incitant à de tels actes"

Le même jour, les Euromaidan avaient tenu une Assemblée à Kharkov pour exiger l’interdiction du parti communiste et l’interdiction des « rassemblements séparatistes dans le centre de Kharkov ». À la fin de l’Assemblée, des centaines de voyous de l’aile droit secteur ont tenté d’affronter la marche antifasciste.

http://ukraineantifascistsolidarity.wordpress.com/2014/06/22/kharkov-rise-up-expel-the-fascists-june-22/

Kharkiv, Oblast de Kharkiv, Ukraine

 
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Publié par le juin 24, 2014 dans Europe, extrême-droite

 

Ukraine : les Etats-Unis nous entraînent dans une guerre contre la Russie (The Guardian)

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Pourquoi tolérons-nous la menace d’une nouvelle guerre mondiale qui se mène en notre nom ? Pourquoi tolérons-nous les mensonges qui justifient ce risque ? L’état de notre endoctrinement, comme l’a écrit Harold Pinter, est « un tour d’hypnose brillant, et couronné de succès », comme si la vérité « ne s’était jamais déroulée, même au moment où elle se déroulait ».

Chaque année l’historien américain William Blum publie son “archive actualisée du résumé de la politique étrangère des Etats-Unis” qui montre que, depuis 1945, les Etats-Unis ont tenté de renversé plus de 50 gouvernements, la plupart démocratiquement élus ; ont grossièrement interféré dans les élections de 30 pays ; bombardé la population civile de 30 pays ; utilisé des armes chimiques et biologiques ; et tenté d’assassiner des dirigeants étrangers.

Dans bien des cas la Grande-Bretagne était complice. Le degré de souffrance humaine, et encore moins la criminalité, n’est jamais reconnu en Occident, malgré la soi-disant présence des technologies de communication les plus avancées, et du journalisme le plus libre du monde. Que les victimes les plus nombreuses du terrorisme – de notre terrorisme, soient des musulmans, est imprononçable. Que le djihadisme extrémiste, à l’origine du 11 septembre, fut créé comme arme de la politique étrangère britannique (Opération Cyclone en Afghanistan) est occulté. En avril le département d’État américain remarqua que, à la suite de la campagne de l’OTAN de 2011, « la Libye est devenue un paradis pour les terroristes ».

Le nom de “notre” ennemi a évolué au fil des années, du communisme à l’Islamisme, mais il s’agissait généralement de n’importe quelle société indépendante du pouvoir de l’Occident et occupant des territoires stratégiques ou riches en ressources. Les leaders de ces nations gênantes sont généralement violemment mis à l’écart, comme les démocrates Muhammad Mossadegh en Iran et Salvador Allende au Chili, où ils sont assassinés comme Patrice Lumumba au Congo. Ils font tous l’objet d’une campagne médiatique de caricature et de diabolisation – pensez à Fidel Castro, Hugo Chavez, et maintenant Vladimir Poutine.

Le rôle de Washington en Ukraine est diffèrent seulement parce que ses implications nous concernent tous. Pour la première fois depuis l’ère Reagan, les USA menacent d’entraîner le monde dans une guerre. Avec l’Europe de l’est et les Balkans devenus des bases militaires de l’OTAN, le dernier « état-tampon » frontalier de la Russie, est dévasté. Nous, les occidentaux, soutenons des Néo-nazis dans un pays ou les Ukrainiens nazis soutinrent Hitler. Ayant dirigé le coup d’état de Février contre le gouvernement démocratiquement élu à Kiev, la tentative de Washington de récupérer la base navale historiquement russe de Crimée a échouée. Les russes se sont défendus, comme ils l’ont toujours fait contre chaque invasion occidentale depuis presque un siècle.

Mais l’encerclement militaire de l’OTAN s’est accéléré, en même temps que des attaques orchestrées par les USA sur les ethnies russes d’Ukraine. Si Poutine peut être poussé à aller les aider, son rôle préétabli de paria justifiera une guerre menée par l’OTAN qui se propagera sans doute à l’intérieur du territoire Russe.

A la place, Poutine a embrouillé ses adversaires en cherchant un terrain d’entente avec Washington et l’Europe, en retirant ses troupes de la frontière ukrainienne et en incitant les ethnies russes d’Ukraine de l’Est d’abandonner le référendum provocant du week-end. Ces gens, russophones, bilingues – 1 tiers de la population de l’Ukraine – ont longtemps souhaité l’avènement d’une fédération qui reflète la diversité ethnique du pays et qui soit à la fois autonome et indépendante vis-à-vis de Moscou. La plupart ne sont ni des « séparatistes » ni « des rebelles » mais simplement des citoyens souhaitant vivre en sécurité dans leur pays.

Comme les ruines d’Irak et d’Afghanistan, l’Ukraine a été transformé en un camp d’entrainement pour la CIA – dirigé par le directeur de la CIA John Brennan à Kiev, avec des “unités spéciales” de la CIA et du FBI qui mettent en place une “structure de sécurité” afin de superviser les attaques sauvages de ceux qui se sont opposé au coup d’état de Février. Regardez les vidéos, lisez les rapports des témoins du massacre d’Odessa. Des bandits fascistes amenés par bus ont brulé les sièges des syndicats, tuant 41 personnes bloquées à l’intérieur. Regardez la police laisser faire. Un docteur a décrit sa tentative d’aller aider les gens, « mais j’ai étais stoppé par des nazis pro-Ukrainiens. L’un deux m’a violemment poussé, en me promettant que bientôt ce serait mon tour à moi et aux autres Juifs d’Odessa… Je me demande pourquoi le monde entier reste silencieux. »

Les ukrainiens russophones se battent pour leur survie. Quand Poutine a annoncé le retrait des troupes russes de la frontière, le secrétaire à la défense de la junte, à Kiev – un des membres fondateurs du parti fasciste « Svoboda », déclara que les attaques sur « les insurgés » allaient continuer. Dans un style Orwellien, la propagande occidentale a rejeté la faute sur Moscou « qui orchestre le conflit et la provocation », selon William Hague. Son cynisme peut être comparé à la grotesque félicitation d’Obama à la junte pour leur « retenue remarquable » à la suite du massacre d’Odessa. Illégal et fasciste, la junte est décrite par Obama comme « légalement élue ». Ce qui importe ce n’est pas la vérité, a un jour dit Henry Kissinger, mais « ce qui est perçu comme vrai ».

Dans les medias Etats-Uniens les atrocités d’Odessa ont été minimisées ; une affaire « louche » et une « tragédie » dans laquelle des « nationalistes » (Néo-nazis) ont attaqué des « séparatistes » (des gens en train de collecter des signatures pour un référendum sur une Ukraine fédéral). Le Wall Street Journal de Rupert Murdoch a maudit les victimes – « Un incendie meurtrier en Ukraine probablement allumé par les rebelles, selon le gouvernement ». La propagande en Allemagne est digne de la guerre froide, avec la Frankfurter Allgemeine Zeitung (littéralement, « Journal général de Francfort ») qui met en garde ses lecteurs contre la Russie et sa « guerre non déclarée ». Pour les allemands, le fait que Poutine soit le seul leader à condamner la montée du fascisme au 21ème siècle relève de l’ironie.

Un truisme populaire dit que “le monde a changé” à la suite du 11 septembre. Mais qu’est ce qui a changé ? Selon le fameux lanceur d’alerte Daniel Ellsberg, un coup d’état silencieux a eu lieu à Washington et un militarisme rampant dirige maintenant. Le pentagone dirige en ce moment des « opérations spéciales » – des guerres secrètes – dans 124 pays. Aux Etats-Unis, une pauvreté en augmentation et des libertés hémorragiques sont les corollaires historiques d’un état de guerre perpétuel. Ajoutez à cela le risque de guerre nucléaire, et la question qui reste est : Pourquoi tolérons-nous cela ?

John Pilger

13 mai 2014

http://www.les-crises.fr/les-etats-unis-nous-entrainent-dans-une-guerre-contre-la-russie/

Traduction Nicolas CASAUX du Collectif 4ème singe http://4emesinge.com/

 
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Publié par le juin 22, 2014 dans Amérique, Europe, guerre et paix

 

Les constantes de la situation ukrainienne ou le mensonge érigé en droit… par Danielle Bleitrach

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1) L’isolement grandissant au plan international et en Ukraine même de ce gouvernement de marionnettes des États-Unis.
Le fond de l’affaire. La protestation monte contre le massacre des populations civiles qui n’ont rien fait d’autre que de revendiquer le gouvernement de leur choix et de le faire pacifiquement. Ce massacre d’une population civile est conduit par un gouvernement qui n’est pas légalement irréprochable: issu d’un putsch mené par les États-Unis et fruit d’une élection contestable parce que non représentative de l’ensemble du territoire et organisée par des putschistes. L’ assaut criminel contre des populations civiles est mené par les conseillers américains, appuyé par les gardes prétoriennes d’oligarques pillards. Donc il n’y a pas de gouvernement à Kiev, mais un fantoche menacé par ses pairs oligarques et auquel la volonté des États-Unis tient lieu de légitimité.

2) Porochenko cherche la purification ethnique et la provocation tout en proclamant une volonté de dialogue

Dans ce contexte, quand Porochenko fait état d’un cessez le feu, cela signifie en général un redoublement de violence contre les populations civiles… Mais là il a fait fort très fort puisque l’armée ukrainienne est allée bombarder le territoire russe tout en se plaignant de concentration de troupes à ses frontières. Cela a été rapporté par le représentant officiel du Comité d’enquête russe, Vladimir Markine.« Actuellement, un affrontement a lieu dans la zone de Doljansk (région de Rostov) de la part de l’Ukraine et de Novochakhtinsk de la part de la Russie, au cours duquel le territoire de la Fédération de Russie a été bombardé ". Comment peut-on justifier ces attaques des postes frontières de la part de l’Ukraine, c’est pourtant ce que tentent les médias occidentaux, français en particulier, les plus serviles de tous, comme ils cachent les faits et minimisent le massacre des populations difficilement justifiable pourtant. Tout cela pour apporter caution à l’invraisemblable menace d’Obama et Hollande accusant les Russes de ne pas intervenir pour arrêter les séparatistes, bref faire le travail que Porochenko n’arrive pas à accomplir malgré ses violences contre des populations désarmées.
Notons que depuis le début la Russie répond en terme légaux, au plan diplomatique comme à celui du droit international et refuse les provocations. Une des forces de la Russie dans ce dossier est que personne ne peut lui attribuer le moindre coup de feu contre les Ukrainiens, ce que Poutine a noté depuis le début en expliquant que s’il intervenait il aurait contre lui tous les Ukrainiens. Qu’en déduire ? Les dirigeants de Kiev n’ont plus la moindre autonomie par rapport aux États-Unis et les États-Unis font tout pour faire entrer en guerre les Russes. S’agit-il depuis le début de leur faire connaître un nouvel Afghanistan, tout en les privant de leur base de Sébastopol?

3) Une population ukrainienne et une armée nationale qui ne veut pas la guerre

Cette stratégie étatsunienne, comparable à celle menée dans diverses interventions étatsunienne, produit de plus en plus de victimes y compris civiles et se heurte à la résistance des populations. Cette résistance ne se limite pas au Donbass, sous des formes diverses, elle s’étend à l’ensemble du territoire ukrainien. L’intervention US crée de l’insécurité, des groupes mafieux, elle s’accompagne d’une détérioration de la vie quotidienne. L’autorité de Porochenko est niée par les oligarques, ainsi le Gouverneur de la région de Dnepropetrovsk, et un des oligarques les plus ignobles dans un pays où ils abondent, Igor Kolomoïsky s’est dit opposé au cessez-le-feu et aux négociations avec "les milices sécessionnistes des républiques du Donetsk et de Lougansk". Il a dit cela au Président de l’Ukraine Petro Poroshenko, qui avait déjà annoncé un cessez-le-feu temporaire du 20 au 27 juin. L’oligarque, bien que juif avec un passeport israélien et ukrainien, qui finance sa propre milice de mercenaires composée de néo-nazis (et désormais de fondamentalistes criméens proches d’Al Qaida (1)) a dit à Poroshenko ouvertement qu’il n’obéirait jamais à un arrêt de combat contre les rebelles. Il est le plus voyant mais il n’est pas le seul à nier toute autorité à l’Etat et à mener sa propre stratégie en fonction de ses intérêts.
La vérité est que l’immense majorité du peuple ukrainien ne veut pas de cette guerre civile, pas plus que du pouvoir des oligarques, les uns les fuient à l’est, les autres à l’ouest..
Cette guerre contre les "séparatistes" est aussi une tentative de dévoiement face aux mesures du FMI et de la prise en main par l’OTAN.
Si les troupes ukrainiennes mercenaires se montrent capables de multiplier les désastres contre la population civile, ruines et massacres y compris d’enfants, en jouant sur une véritable purification ethnique des populations, l’armée ukrainienne ne montre aucun enthousiasme pour aller combattre une autre partie du peuple ukrainien , même baptisée russe ou terroriste. L’ensemble du pays, qui vit dans des conditions de plus en plus dramatiques, refuse cette guerre civile et les pillards qui la mènent sous direction de l’étranger. L’armée, hormis ses escadrons de la mort, comme le peuple ukrainien refuse tandis que les troupes d’autodéfense peuvent s’approvisionner à la source. Ainsi ce matin, on annonce : Les forces d’autodéfense du Donbass ont réussi à prendre le contrôle de la base de tanks de l’armée ukrainienne à Artemovsk.La base de tanks d’Armatov a été prise durant la nuit. Les milices populaires se sont approprié 221 tanks, 288 véhicules blindés de transport de personnel, 12 canons autopropulsés, 18 "Grad", 183 véhicules de combat d’infanterie et 12 mortiers." Le moins que l’on puisse dire est que l’armée ukrainienne comme la population de l’est mais aussi de l’ouest refuse la guerre civile et la stratégie des Etats-Unis de Porochenko.

4) Une stratégie qui ne tient plus qu’à travers un système de propagande

Le plan de Porochenko a été étudié de très près au Kremlin et on en est arrivé à la conclusion qu’il ressemblait plus à un ultimatum lancé aux habitants du Donbass. Toutefois les autorités de l’Ukraine n’ont pour l’instant pas pris la peine de publier le texte de la décision et l’ordre de sa réalisation, de sorte qu’il faudra juger de l’initiative de Kiev uniquement par ce que Porochenko en a dit.
Auparavant, le représentant de l’Ukraine à l’ONU s’est hâté de déclarer que le monde entier soutiendrait l’initiative de Porochenko, y compris le président de la Russie, Vladimir Poutine. Le représentant permanent de la Russie Vitali Tchourkine a fait le siège de son collègue et déclaré que les diplomates de Kiev s’étaient trop pressés de se féliciter.
« Le représentant de l’Ukraine a déclaré ici que le monde entier soutient l’initiative de Kiev, y compris le président de la Russie, Vladimir Poutine, et le ministre des Affaires Etrangères, Sergueï Lavrov. Dire que la Russie soutient ce plan est prématuré. J’ai appelé Moscou et l’on m’a dit qu’on n’avait pas encore vu le plan de paix. Il faut dire que pour l’instant, il n’est pas non plus mis en pratique. » a observé le représentant permanent de la Russie à l’ONU.

Que faut-il en déduire si les affirmations russes se vérifient? Depuis le début de l’affaire, elles sont nettement plus crédibles que celles d’Obama qui semble proche de battre son record de l’entrée en guerre contre l’Irak pour y débusquer les armes de destruction massive et Al Qaida, toutes choses qui n’existaient pas sur le territoire irakien avant l’invasion des Etats-Unis. Simplement que les Etats-unis tablent sur un quasi monopole en matière d’information. Un véritable système de propagande destiné à établir le droit du plus fort. Simplement la question est désormais celle de la force des Etats-Unis et de sa meute de chiens couchants, ses armées très puissantes ne créent que le chaos, son économie, le dollar qui la fonde sont mal en point, il ne reste plus que le discours des médias pour faire croire à l’hégémonie et au bon droit d’un empire en crise. Un autre aspect de la difficulté du système de propagande à jouer son rôle est la tentative actuelle d’organiser le silence et de détourer l’opinion publique de cette affaire ukrainienne alors même que partout le chaos créé par l’empire témoigne de l’effondrement périlleux du géant étatsunien.
En tous les cas pour nous population française, il faut se rassembler autour d’une solution de paix, par solidarité avec le peuple ukrainien, pour refuser l’aventurisme de nos dirigeants mais aussi pour dénoncer le coût économique de cette politique belliciste alors que l’on exerce une pression intolérable sur les droits et acquis du peuple français.

Danielle Bleitrach

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Voici les pays dans lesquels les Etats-Unis sont intervenus récemment en appui d’organisations terroristes et d’extrême droite, tout en menant une propagande sur leur vocation humanitaire et démocratique contre des méchants tyrans, vrais ou supposés. Avec toujours ce double fer au feu: jouer les sauveurs de la démocratie et de petits groupes financés par eux au titre des droits de la femme ou des étudiants épris de "démocratie" avec l’USAID, Soros et autres ONG et dans le même temps utilisation à plein d’une extrême-droite ennemie de ces valeurs qui fait régner la terreur et le chaos.
(1) voir notre article 3- voyage au pays des Tatars

http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/06/20/3-voyage-en-pays-tatar-a-cinq-minutes-pret-cetait-le-bain-de-sang/

 

Ukraine : le silence des journaux par Matthieu Buge

Matthieu Buge publié Vendredi 20 juin 2014

http://www.lecourrierderussie.com/2014/06/ukraine-silence-journaux/

La coupe du monde est lancée, les Bleus sont bien partis, les Anglais se sont faits ridiculiser – les enjeux sont sérieux, et l’heure n’est plus à l’Ukraine. Mais au-delà des réjouissances footballistiques qui engendrent un écran de fumée fort à propos, ce silence relatif et progressif des médias occidentaux quant à la crise ukrainienne est lourd de sens.

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De quoi les civils sont-ils coupables ? Manifestation à Kiev contre la guerre dans l’Est de l’Ukraine le 6 juin. ITAR-TASS

Au début de ce mois de juin, la France a célébré en Normandie la commémoration annuelle du débarquement des Alliés, braquant tous ses regards sur Obama, Poutine et Porochenko. Après la comédie du « double dîner » de M. Hollande[1] – le président a ripaillé avec Obama d’abord puis Poutine ensuite, dans la même soirée, pour éviter de froisser les deux antagonistes –, les médias français ont salué le fait que le dirigeant russe n’ait pas rechigné à se trouver face au président ukrainien nouvellement élu. Il semblait alors que l’on s’orientait vers un dialogue[2]. On a pu rire, aussi, au cours de la cérémonie normande, notamment grâce à un échange de regards entre Obama et Poutine des plus caractéristiques : le premier conservant son sourire d’acteur hollywoodien destiné aux photographes sur le tapis rouge, l’autre restant de marbre, se limitant à un rictus, comme pour exprimer qu’il n’était pas dupe[3]. Si tout cela fut très mignon, le 6 juin n’a pas tout à fait été le grand sommet de la réconciliation et de l’admiration mutuelle entre les peuples.

La commémoration annuelle du débarquement en Normandie est l’occasion de saluer une entreprise anglo-saxonne de libération de l’Europe – c’est entendu. La présence de MM. Poutine et Porochenko a pourtant contraint quelques médias à mentionner la bagatelle des 26 millions de morts soviétiques – qui ont contribué plus que quiconque à la défaite de l’Allemagne nazie.

À noter toutefois, l’indulgence – coupable ? – dont les médias ont fait preuve à l’égard du président américain, évitant de relever que le discours de celui-ci, qui aurait pourtant pu être une occasion de calmer le jeu, n’honorait pas – ne mentionnait même pas, pour tout dire – cette influence décisive des Soviétiques sur le cours de la guerre[4]. Quoique, comment pourrait-il en être autrement lorsque l’on constate que le peuple français, au fil des ans, est de plus en plus convaincu que ce sont les États-Unis qui ont défait Hitler ?[5] Ainsi le 6 juin est-il aujourd’hui devenu dans les représentations, et notamment grâce aux productions hollywoodiennes, le tournant décisif de la Seconde Guerre mondiale. Ainsi la bataille de Stalingrad est-elle connue essentiellement comme un « enfer », pendant que les batailles de Koursk, de Moscou, et le blocus de Leningrad sont quasiment ignorés. Quant à l’opération Bagration[6], elle a été il y a longtemps reléguée aux oubliettes de l’histoire… occidentale.

Non contents d’avoir censuré l’interview de Poutine du 4 juin en France et d’avoir fait une opportune faute de traduction de ses propos au sujet d’Hilary Clinton[7], les médias occidentaux n’ont été que très peu nombreux à relever l’insulte du nouveau ministre ukrainien des affaires étrangères, Andriï Deshchytsia, lancée à Poutine le 14 juin. Les quelques articles français ayant tout de même mentionné l’affaire ont en outre opté – mettons cela sur le compte de la pudeur – pour une traduction bien édulcorée de la version originale[8]. Car soyons honnêtes : le « con » ou le « connard » français, qui s’apparente à l’idiot ou au salopard, est bien loin du niveau de grossièreté du « khouï » russe ou ukrainien…

On imagine pourtant sans mal la levée de boucliers, la validation de la thèse de l’« État voyou » russe, l’effroi des médias occidentaux si Lavrov avait osé qualifier Porochenko de ce fameux « tête de bite »… D’autant que l’insulte diplomatique (tolérée par l’Ouest) était renforcée, le même jour, par un incident devant l’ambassade de Russie à Kiev. Si l’attaque des civils contre la représentation russe a été relatée, elle a été littéralement étouffée, on le voit notamment dans l’article de la BBC[9], par une déferlante d’informations relatives à la présence de tanks russes dans l’Est de l’Ukraine.

Et c’est justement l’attitude de l’Occident quant à ce qui se déroule dans l’Est ukrainien qui est indubitablement la plus inquiétante. Les médias main stream, à l’heure actuelle, n’évoquent l’Ukraine, essentiellement, que pour mentionner l’affaire de la coupure du gaz par les Russes – et de ses conséquences sur l’Europe[10]. Les troubles sanglants dans l’Est du pays, quand ils sont abordés, sont survolés et surtout demeurent unilatéralement imputés à Moscou. Les médias occidentaux grand public semblent avoir abandonné toute compassion : contrairement à leur élan d’il y a six mois lors des événements de la place Maïdan[11], ils ne s’émeuvent plus le moins du monde des victimes ukrainiennes. La probable utilisation par Kiev de munitions au phosphore est tue, les centaines d’Ukrainiens fuyant vers la Russie n’existent pas, et lorsqu’un bus rempli de civils et d’enfants est touché par les bombardements de l’armée ukrainienne, l’ONU ne s’en inquiète pas.

Le contraste avec la Syrie, où l’inénarrable BHL appelle systématiquement à l’intervention occidentale quand Bachar El-Assad bombarde sa population, est effarant. On touche ici à ce que Noam Chomsky théorisait dès les années 80 dans sa Fabrication du consentement[12], ouvrage qu’il illustrait par l’exemple des guerres du Vietnam, d’Afghanistan, du Kurdistan et du Timor Oriental.L’Occident a ses victimes « utiles » et ses victimes « inutiles ». C’était déjà, d’ailleurs, le cas des morts d’Odessa dans l’incendie criminel du 2 mai à la Maison municipale des Syndicats, traitées par les grands médias, au mieux, comme les victimes d’un banal fait divers.

En somme, c’est confortable : maintenant que l’Ukraine dispose d’un gouvernement « pro-occidental », peu importe ce qui s’y passe. Et puis s’il s’y passe des horreurs, on pourra toujours y dénoncer – nécessairement et invariablement – l’œuvre du grand méchant Poutine.

Sitographie et références :

[1]http://www.lexpress.fr/actualite/politique/hollande-et-son-double-diner-c-etait-mieux-avec-obama-ou-poutine_1549134.html

[2]http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20140606.AFP9069/ukraine-debut-d-un-dialogue-avec-la-russie-de-bonnes-chances-de-reussir.html

[3]http://videos.tf1.fr/infos/2014/70-ans-du-debarquement-obama-et-poutine-echangent-un-demi-sourire-8431162.html

[4]http://edition.cnn.com/2014/06/06/world/europe/obama-d-day-speech-transcript/

[5]http://www.les-crises.fr/la-fabrique-du-cretin-defaite-nazis/

[6]http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Bagration

[7]http://www.liberation.fr/monde/2014/06/05/poutine-traduction-imprecise-ou-veritable-goujaterie_1034276

[8]http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/06/15/le-chef-de-la-diplomatie-ukrainienne-insulte-poutine_4438554_3214.html

[9]http://www.bbc.com/news/world-europe-27853698

[10]http://tempsreel.nouvelobs.com/ukraine-la-revolte/20140616.OBS0666/fin-des-livraisons-de-gaz-a-kiev-il-y-aura-des-repercussions-sur-l-ue.html

[11]http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/02/20/a-kiev-decouverte-de-nouveaux-cadavres-dans-les-rues_4369954_3214.html

[12]http://www.chomsky.info/books/consent01.htm

La rubrique Recadrage est une revue de presse critique des médias occidentaux sur la Russie, dont l’auteur est Matthieu Buge, un Français qui vit à Moscou.

 
 
 
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