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Archives de Catégorie: Europe

La Hongrie de plus en plus vers l’extrême-droite et les enseignements pour le scrutin européen

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Une victoire de la droite qui cimente le pouvoir de Viktor Orban, mais surtout une poussée de l’extrême droite, avec plus de 20 % des suffrages : les élections législatives en Hongrie, dimanche 6 avril, ont conforté les tendances à l’œuvre en Europe, moins de deux mois avant l’élection du Parlement européen. D’abord il faut analyser la victoire de ce chef du gouvernement autoritaire, nationaliste, peu soucieux des admonestations européennes et parfois agissant à la limite du respect des libertés individuelles. Il ne semble pas très populaire en Europe pourtant il illustre bien, lui et cette poussée de l’extrême-droite les apories européennes et celles auxquelles va être confronté l’électeur français. Deux points sont essentiels, d’abord comprendre la déconsidération de la gauche, la manière dont elle a fait appel au FMI qui en a fait le laboratoire de ses plans d’ajustement structurels en Europe. Et Orban a sorti le pays des griffes du FMI en créant de monstrueuses inégalités. La gauche n’offrant pas de perspectives, l’alternative est devenue le parti d’extrême-droite antisémite et xénophobe.

Les Résultats : victoire de la droite d’Orban avec une poussée de l’extrême-droite

Ce qui est sûr c’est que le discours d’Orban comme quoi il est le meilleur rempart contre l’extrême-droite s’avère doublement fauc, désormais ils montent ensemble et orban donne de plus en plus de caution aux campagnes de ces derniers, par exemple acceptant la peine de mort pour les meurtriers d’enfant, grande campagne de l’extrême-droite durant ce scrutin.

Tout autre opposition a été faible et inexistante. L’absence de programme convaincant et les dissensions internes ont eu raison de la coalition d’opposition. Surtout, le gouvernement actuel peut se prévaloir d’un bilan économique à faire rougir non seulement l’opposition, mais plus d’un des donneurs de leçons européens. Et c’est sans doute là une des clés du succès annoncé de Victor Orban. L’idée de base étant que l’on peut rester en Europe à condition d’avoir un gouvernement fort capable de faire entendre les intérêts de la Hongrie. Et c’est l’expérience de L’Europe elle-même qu’il faut analyser sans jouer à s’effrayer de ce fascisme ordinaire qui se serait emparé des Hongrois. Ce qui arrive aux Hongrois n’est pas éloigné de ce qu’est l’Europe et à ce titre il dessine l’avenir de ce continent et des institutions qui prétendent l’unifier.

On se tromperait en pensant que les Hongrois sont ravis du gouvernement actuel. Près de la moitié s’en disent insatisfait.Face à cette position l’alliance de gauche et libérale considérée comme le principal adversaire a été incapable de dégager une ligne politique claire, son discours et ses pratiques sont apparues complètement contradictoires et sans perspective. Pourtant sa performance n’est pas totalement désastreuse: : 25,9 %, quand le MSZP seul, en 2010, avait recueilli 19,3 % des suffrages. Mais elle n’aurait que 37 sièges. Le parti écologiste LMP, qui refuse toute alliance avec la gauche à cause de sa gestion passée, retrouve de justesse une place au Parlement, avec 5,3 % des voix et cinq députés.

Le vrai gagnant de ce jeu de dés pipés est le Jobbik, la principale force d’extrême droite, qui progresse de quatre points (20,7 %, contre 16,7 % en 2010) mais n’aurait que 24 sièges. Il arrive en deuxième position dans nombre de villes, dans l’est déshérité – notamment à Miskolc, où il a manqué de peu la première place –, mais aussi dans l’ouest ou dans le sud, où il était jusqu’alors peu implanté. « Plus de 20 % : à part nous, personne n’y croyait », constate le chef du Jobbik, Gabor Vona, dont la campagne, axée sur des thèmes sociaux et non plus seulement sécuritaires, s’est avérée payante. « A l’échelle européenne, Jobbik est maintenant le plus important parti d’extrême droite », a-t-il affirmé, avant de promettre : « En 2018, nous allons gagner. »

Victor Orban a ainsi fait voter en quatre ans une constitution de son crû, il a profondément modifié la législation du pays, a mis aux ordres la banque centrale à ses ordres et cela a été présenté comme la seule politique possible avec comme unique alternative l’extrême-droite à la fois éclaireur et repoussoir. .

En 2009, la Hongrie dans les griffes du FMI et Orban change de politique

Pour comprendre, il faut revenir en arrière. En 2009, la crise commerciale et la fuite des investisseurs vers la qualité fait chuter le forint, la monnaie nationale et l’activité. Les ménages sont étranglés par les prêts contractés en euros ou en francs suisses pour bénéficier de taux plus attractifs. La Hongrie est au bord de la faillite et le gouvernement de centre-gauche fait appel au FMI et à l’UE. Elle est alors, avec la Roumanie et les pays baltes, un laboratoire des plans d’ajustement qui seront imposés en zone euro un an plus tard. Les recettes habituelles sont mises en place : privatisations, coupes dans les dépenses, « réformes structurelles. »

En 2010, Victor Orban arrive au pouvoir. Le changement de politique économique est radical. L’ambition du nouveau gouvernement est de se libérer des griffes du FMI et de continuer à s’appuyer sur la demande intérieure, notamment la consommation. Pas question, donc, de pratiquer l’ajustement proposé par les bailleurs de fonds. A l’époque, nul ne parie un forint sur le succès d’une telle politique.

La volonté de se libérer du FMI

Budapest fixe alors ses priorités. D’abord, se libérer du FMI. Pour cela, tous les moyens sont bons. Il faut nécessairement en passer par une période d’austérité budgétaire et par une hausse de la TVA de 24 à 27 %, mais pour adoucir l’amertume de la pilule, le gouvernement joue sur la fibre nationaliste en taxant les secteurs économiques où règnent les entreprises étrangères, comme la distribution et les banques. Surtout, il met la main sur le fonds de retraite privé de quelques 10 milliards d’euros. Pour s’assurer du succès de sa politique, il modifie la loi sur la banque centrale, réduisant l’indépendance de cette dernière. Il s’agit évidemment pour Viktor Orban de disposer du levier monétaire pour adoucir les effets de l’austérité.

L’Europe et les agences de notation matées

L’UE se fâche alors et menace. Les agences de notations, fin 2011, dégrade la dette de la Hongrie à l’état d’obligation pourrie. Mais Viktor Orban, fort d’un certain soutien populaire et d’un parlement soumis, s’en moque. Il tient tête aux Européens qui, finalement, rentrent dans le rang et le laisse faire. Quant aux agences de notation, il leur oppose le redressement des comptes publics. Alors que tous les analystes prédisaient en 2011 une faillite du pays, le déficit public est revenu sous les 3 % du PIB, la Commission de Bruxelles a dû exclure le pays de la procédure de déficit excessif. Budapest rembourse ses dettes auprès du FMI. Le déficit chronique des comptes courants s’est mué en excédent, plus de 3 % du PIB, tandis que le déficit frôlait les 8 % en 2009. Les agences de notation doivent finalement relever la note du pays. Viktor Orban a gagné le bras de fer avec le FMI, les agences et l’UE. Un coup dur pour une opposition qui apparaît alors comme ceux qui ont cédé devant « l’étranger. »

Relance de la demande

Depuis un an, Viktor Orban se lance alors dans une relance de la demande intérieure. Alors que la banque centrale lance une aide aux PME et baisse ses taux de façon spectaculaire. Entre août 2012 et mars 2014, le taux de refinancement hongrois est passé de 7 % à 2,6 %. La banque centrale s’est lancée parallèlement dans un plan de soutien aux crédits aux PME, une sorte d’assouplissement quantitatif. Le gouvernement a aussi mis en place une réforme fiscale pour réduire l’impôt sur le revenu et des baisses de prix de l’électricité de 20 %. Du coup, en 2013, l’économie hongroise s’est redressée avec des taux de croissance supérieurs à ceux de la zone euro. Au dernier trimestre de l’an passé, le PIB hongrois était supérieur de 2,7 % à celui du dernier trimestre de 2012. Le chômage a reculé de Certes, la plupart des économistes annoncent (encore) l’effondrement de ce système, mais les prévisions promettent une croissance de 2 % pour 2014 au pays, soit le double de la zone euro !

Politique inégalitaire

Cette politique ne fait cependant pas que des heureux. Viktor Orban manie aussi bien, pour parvenir à ses fins le libéralisme le plus sauvage que l’étatisme le plus sévère. Il a mené en 2011 et 2012 une politique d’austérité très douloureuse et sa réforme fiscale, par l’introduction d’une flat tax (un taux d’imposition unique) de 15 %, favorise les plus riches. La pauvreté a progressé en Hongrie entre 2010 et 2013. Mais les victimes de cette politique ne votent pas comme jadis pour le centre-gauche, mais pour le parti d’extrême-droite Jobbik qui a le vent en poupe. Reste que nul ne peut contester que le bilan économique du gouvernement sortant est bien meilleur que celui de l’opposition voici quatre ans. Et qu’il jouera un rôle dans l’issue du scrutin dans un pays traumatisé par la crise de 2009.

Alors face à cette réussite que la Hongrie a payé très cher et qui a accentué les inégalités, l’extrême-droite joue l’exutoire face aux mécontents, aux pauvres, aux chômeurs en attisant les haines contre les roms définis comme des parasites, contre les juifs qui eux sont l’éternel capitaliste doublé comme dans toute l’Europe de l’est du judéobolchevisme.

 
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Publié par le avril 8, 2014 dans Europe, extrême-droite, politique

 

Sont-ils réellement aussi naïfs que ce qu’ils semblent l’être ?

1 Trois jours de massacre c’est long…

Parfois je m’interroge sur le degré réel de naïveté de ceux qui sont convaincus des missions morales de l’armée française hors notre territoire, y croient-ils réellement et sont-ils convaincus par exemple que nous sommes accusés injustement dans le génocide du Rwanda? Ignorent-il le rôle joué par Total dans lesmassacres du Congo Brazzaville? Il suffirait pourtant qu’ils considèrent un instant ce qu’est une armée, ce que vivent les recrues féminines au sein de l’armée française pour imaginer ce que peut être son rôle réel sur le terrain conquis et méprisé…

Sont-ils réellement convaincus que nous avons déquillé un méchant dictateur en Libye et que nous devrions intervenir en Syrie pour le bien du peuple syrien? Croient-ils réellement en la vertu de nos alliés et de leurs mercenaires en matière de bien être des populations ?

Sont-ils enfin réellement convaincus qu’il y a eu révolution au Maïdan, qu’un gouvernement élu par mettons 55.000 gugusses au meilleur des cas en train de se la jouer mai 68 et au pire des cas être complètement aux mains d’une bande de fascistes est légitime? Sont-ils prêts à ce titre à soutenir une junte avec des néo-nazis aux postes clés et à aller pour cela en toute bonne conscience jusqu’à faire monter les enjeux jusqu’au bain de sang de la guerre civile, voire un affrontement y compris nucléaire ? Tous ces gens là sont-ils complètement idiots ou feignent-ils de l’être ?

Ils se taisent et préparent sans état d’âme les élections européennes comme si de rien n’était… Excusez-moi mais je me rapproche d’un anniversaire terrible et je n’ai plus envie de jouer avec pareils naïfs, je ne les crois plus.

Danielle Bleitrach

Pour ceux qui auraient oublié et croient que l’on ne savait pas, voici l’interview d’un membre de survie qui alertait sur la situation…

Rwanda : quand Survie alertait le monde par sur_vivant

 
 

En Ukraine, Washington réunit les conditions pour un bain de sang (expert)

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07/04/2014
NEW DELHI, 7 avril – RIA Novosti

Cherchant à faire de l’Ukraine un avant-poste militaire près des frontières russes, les Etats-Unis cherchent à encercler la Russie stratégiquement; dans le même temps leur "flirt" avec les mouvements fascistes en Ukraine est susceptible d’entraîner une guerre fratricide selon le scénario yougoslave, écrit l’expert politique et philosophe indien Aijaz Ahmad dans un article publié sur le site de la plus grande revue politique du pays Frontline.

Coup d’Etat euro-nazi

"Le coup d’Etat euro-nazi à Kiev en février 2014 financé par les Etats-Unis et la réintégration de la péninsule de Crimée à la Russie, qui a suivi en mars, marquent un tournant dans l’ère postsoviétique. Après la grande propagande de la doctrine l’"Axe asiatique" du président Barack Obama, qui visait à encercler la Chine, on assiste à un tournant rapide accompagné de violence sur l’"Axe européen" de l’Amérique destiné à achever au plus vite l’encerclement de la Russie et la suppression d’une zone tampon cruciale entre la Russie et le réseau de bases de l’Otan, qui s’introduit sur le territoire de l’ex-Pacte de Varsovie et, dans certains cas, de l’ex-URSS", écrit Aijaz Ahmad dans un article intitulé "Le grand jeu en Europe".

Selon le politologue, l’Ukraine est une sorte de zone frontalière partagée par ces deux civilisations "à l’instar de la région serbo-croate en ex-Yougoslavie".

"Nous savons comment la Croatie avec sa majorité catholique a été poussée à se séparer de la Serbie orthodoxe, ce qui a entraîné des massacres partout, voire un génocide. En s’efforçant de transformer l’Ukraine en un avant-poste pour déployer des bases de l’Otan afin de contrer la Russie, inconsciemment ou sciemment les Etats-Unis ouvrent la voie au génocide et au nettoyage ethnique. Par le passé, ils ont déjà formé une armée internationale de jihadistes en Afghanistan pour contrer le communisme; nous en ressentons encore les conséquences à travers le monde. Mais qu’arriverait-il si un équivalent d’Afghanistan faisait son apparition dans un pays crucial géographiquement situé entre l’Orient et l’Occident?", s’interroge l’auteur.

Effondrement économique

Aijaz Ahmad doute que l’assistance économique occidentale promise aidera réellement l’Ukraine. D’après lui, au cours des deux dernières décennies les subventions russes pour les achats pétrogaziers de l’Ukraine s’élèvent à 200 milliards de dollars, sans compter les prêts et le soutien financier de la Russie non seulement pour aider l’Ukraine, mais également pour y assurer la neutralité. De son côté, l’Occident propose des sommes et des crédits du FMI largement inférieurs en échange de l’accord de l’Ukraine pour instaurer le même régime d’austérité que celui qui a été imposé à la Lettonie, la Slovaquie, la Grèce et d’autres pays.

"L’économie ukrainienne serait aujourd’hui en ruines sans la générosité de la Russie. Le régime d’austérité imposé par le FMI à l’économie effondrée et la militarisation sous l’égide de l’Otan pour une confrontation directe avec la Russie est un mélange explosif qui pourrait entraîner une guerre civile, une guerre régionale et on ne sait quoi encore dans un pays où 70% de la population s’oppose à l’adhésion à l’Otan, selon un récent sondage de Gallup", écrit l’expert.

De plus, les conséquences des mesures du FMI provoqueraient des cataclysmes aux retombées imprévisibles, estime Aijaz Ahmad.

Les bons et les mauvais radicaux

Aijaz Ahmad explique qu’il existe de "bons" et de "mauvais" radicaux aux yeux de l’Occident.

"Il n’est plus à la mode de se qualifier de "nazi" ou de "fasciste". Faisant partie du paysage politique de l’Europe, ils se font appeler "nationalistes", et les médias les appellent "nationalistes de droite", "extrémistes", "xénophobes" et ainsi de suite. Cependant, la rose sent la rose, peu importe le nom qu’on lui donne. Les successeurs des fascistes ont largement participé à la mise en place de gouvernements dans plusieurs pays postsocialistes tels que la Croatie, la Hongrie et la Slovénie. Cependant, l’Ukraine est le premier pays européen à avoir au gouvernement au moins trois mouvements politiques qui s’identifient ouvertement à l’héritage nazi et qui contrôlent la sécurité de l’Etat sous le patronat non dissimulé des Etats-Unis et avec le consentement absolu de l’Union européenne. Cette marche de néonazis vers les plus hautes fonctions dans un pays européen crucial avec le soutien total des Etats occidentaux sera un élixir enivrant pour les partis fascisants à travers l’Europe", écrit Ahmad.

Il considère le recours au "coup d’Etat sous la direction de nazis" comme une toute nouvelle étape de la promotion de la démocratie par l’Amérique par le biais de l’extrême-droite. On constate des parallèles historiques à cela.

"Nous avons vu de "bons jihadistes" dans la campagne antisoviétique en Afghanistan ; de "bons miliciens narcoterroristes" qui se battaient contre la gauche au Salvador, au Nicaragua et en Amérique Latine ; de "bons terroristes d’Al-Qaïda" en Syrie. Cette fois, nous avons de "bons nazis" en pleine Europe", écrit le philosophe.

Les Etats-Unis ont annoncé à plusieurs reprises que les accusations de fascisme portées contre les partisans de la "révolution" ukrainienne n’étaient qu’une étiquette collée par leurs opposants politiques, écrit Ahmad. Néanmoins, les faits ne laissent pas l’ombre d’un doute: les principales forces impliquées dans le coup d’Etat ukrainien – le parti nationaliste Svoboda (Liberté) et l’association d’organisations nationalistes radicales Secteur droit – sont des organisations fascisantes. Svoboda était initialement appelé Parti social-nationaliste d’Ukraine. De plus, ses leaders déclaraient avoir hérité des idées de Stepan Bandera, fondateurs de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), qui avait coopéré avec les occupants allemands, rappelle le politologue.

Selon lui, la "haine extrême de tout ce qui se rapporte à la Russie" émanant des nouvelles autorités de Kiev signifie qu’un tiers des Ukrainiens ou plus vivent aujourd’hui dans la peur et songent même à la réalisation du scénario criméen. L’unique alternative au conflit est la fédéralisation de l’Ukraine avec l’octroi de larges pouvoirs aux gouvernements régionaux, affirme Ahmad.

Diabolisation du gouvernement russe

Depuis Joseph Staline, aucun dirigeant russe n’avait été aussi diabolisé en Occident que l’est aujourd’hui Vladimir Poutine, écrit l’expert. D’après ce dernier, les Etats-Unis peuvent utiliser dans les circonstances actuelles le mensonge sur l’"invasion russe en Ukraine" pour faire passer la Russie comme une menace militaire pour ses voisins, ce qui justifierait une augmentation conséquente de la présence militaire américaine non seulement en Europe, mais aussi en Asie centrale. De plus, les USA, dont la propagande rangera Poutine aux côtés des personnalités telles que Staline, l’ayatollah Khomeini, Saddam Hussein, Mouammar Kadhafi et Bachar al-Assad, œuvrera pour organiser une "révolution de couleur" en Russie au nom de la "démocratie" et contre la "dictature" et la corruption.

La Russie et la Chine

Ahmad souligne également l’importance du soutien accordé à la Russie par la Chine et l’Inde dans le cadre de la situation en Crimée.

"Une alliance stratégique étroite entre la Russie et la Chine pourrait tout à fait être l’une des issues positives du fiasco ukrainien des USA", écrit l’expert en soulignant qu’une telle alliance pourrait avoir des conséquences "fatales" pour l’"empire américain", car la Russie possède les plus grandes réserves naturelles et la Chine détient le plus grand nombre de liquidités. Les actions de Washington aussi bien contre la Russie que contre la Chine ne feront qu’accélérer la formation de leur union, affirme l’expert.

Une crise politique a éclaté en Ukraine fin novembre 2013 lorsque le cabinet a annoncé la suspension de l’intégration européenne du pays. Des manifestations importantes, baptisées EuroMaïdan, se sont déroulées à travers l’Ukraine et ont dégénéré en janvier en affrontements entre des radicaux armés et les forces de l’ordre. Les affrontements de rue, où l’opposition a fait à maintes reprises usage d’armes à feu et de cocktails Molotov, ont fait de dizaines de victimes.

Le pouvoir en Ukraine a été pris de force le 22 février. En transgressant l’accord entre le président Viktor Ianoukovitch et les leaders de l’opposition, la Rada, le parlement ukrainien, a modifié la constitution, changé la direction du parlement et du ministère de l’Intérieur et destitué le chef d’Etat, qui a dû ensuite fuir l’Ukraine en craignant pour sa vie. Le 27 février, le parlement ukrainien a approuvé la composition d’un gouvernement dit "de confiance populaire", dirigé par Arseni Iatseniouk.

Pour sa part, la Crimée n’a pas reconnu la légitimité du nouveau gouvernement et organisé un référendum pour décider du sort de la région. Le vote s’est déroulé le 16 mars. Le bulletin de vote comportait deux questions : "Êtes-vous favorable à la réunification de la Crimée avec la Russie dans les droits de la Fédération de Russie?" et "Êtes-vous favorable au rétablissement de la Constitution de la République de Crimée de 1992 et pour le statut de la Crimée dans le cadre de l’Ukraine?".

La grande majorité (96,77% des voix) s’est prononcée en faveur du rattachement à la Russie, avec un taux de participation de 83,1%. Un accord d’unification a été signé le 18 mars, puis approuvé par la Douma (chambre basse du parlement russe) et le Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe). Ils ont également adopté une loi constitutionnelle fédérale sur la création de deux nouveaux sujets de la Fédération de Russie – la République de Crimée et la ville fédérale de Sébastopol. Le président russe Vladimir Poutine a signé les deux documents. Plus tôt, Poutine avait déclaré que l’organisation du référendum en Crimée répondait aux normes du droit international et de la Charte de l’Onu.

Dans une allocution devant les députés, les gouverneurs et les représentants de la société civile, le président Poutine a remercié l’Inde et la Chine pour leur compréhension de la position russe vis-à-vis de la Crimée.

"Nous sommes reconnaissants envers tous ceux qui ont fait preuve de compréhension à l’égard de nos démarches en Crimée, nous remercions la population de Chine, dont le gouvernement percevait et perçoit la situation en Ukraine et en Crimée dans son intégralité historique et politique, nous apprécions particulièrement la retenue et l’objectivité de l’Inde", avait déclaré Vladimir Poutine.

http://fr.ria.ru/world/20140407/200920611.html

 

Situation insurectionnelle dans le Donbass: Proclamation de la République populaire du Donetsk

Proclamation de la République populaire du Donetsk
1 Voici le territoire désigné comme celui de la République populaire du Donetsk.

Le Conseil populaire de Donetsk, composé des organisations publiques et politiques du Donbass: étant donné que la junte de Kiev n’a pas répondu à l’ultimatum lancé hier , le conseil a déclaré ce matin la mise en place et la souveraineté de la République populaire de Donetsk, sur une base multinationale et populaire. La décision a été prise à l’unanimité.

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Dans toute la zone est et sud du pays on assiste à des manifestations portant les mêmes revendications qui sont très proches des propositions du parti communiste d’Ukraine qui a une forte influence dans ces régions, mais il y a une véritable coalition, des unions syndicales de mineurs et de métallurgistes en particulier à Donetsk. Manifestations anti-fascistes massives ont eu lieu aussi à Melitopol, Zaporozhye, Alchevsk, Dnepropetrovsk, Odessa. Là, les manifestants ont brûlé des drapeaux et des symboles du "pravy sektor".

À Marioupol,le bâtiment du gouvernement régional est occupé.
A Kharkov, policiers et manifestants occupent le siège du gouverneur

À Kharkov les manifestants ont occupé le Bureau du gouverneur et on envoyé un ultimatum à la junte au pouvoir et à l’oligarque gouverneur régional Zainuddin. Les manifestants demandent la tenue d’un référendum semblable à ce qui est demandé à Donetsk et Lougansk.

Le référendum portera sur deux points:

1. Fédéralisation de l’Ukraine
2 Référendum sur l’intégration économique du pays, soit dans l’UE ou dans l’Union douanière avec la Russie, le Belarus et le Kazakhstan.

Dans la pratique, c’est le référendum promu par le Parti communiste d’Ukraine.

Les bâtiments de l’administration régionale d’Etat de Kharkov ont été envahi par plus de 500 manifestants. Autour du bâtiment se trouve 2000 manifestants pour empêcher les bandes néonazies et les forces de l’ordre de les chasser.

Il y a moins d’une heure, une centaine de miliciens de Pravyj Sektor ont tenté d’agresser les manifestants et de rompre l’état de sièges installé hier. Ils ont été désarmés et arrêtés par la police et la milice d’auto-défense . Pour l’énième fois, la place de Kharkov a été à nouveau « nettoyée »

 
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Publié par le avril 7, 2014 dans Europe

 

Le candidat du Parti Communiste de Russie est élu à Novossibirk

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L’ELECTION D’UN MAIRE COMMUNISTE DANS LA TROISIEME VILLE DE RUSSIE

Comme nous vous l’annoncions dans un récent article il y a eu ce dimanche 6 avril des élections municipales à Novossibirskqui est la troisième ville du pays. Le maire de Novossibirsk, Vladimir Gorodetsky, avait quitté son poste pour devenir vice-gouverneur de la région déclenchant ainsi des élections anticipées. Plus de 17 candidats se sont inscrits pour cette élection. Anatoly Lokot a été désigné par le Parti communiste (KPRF) pour conquérir cette ville, capitale de la Sibérie.

Le député communiste Anatoly Lokot a rassemblé 43,75% des voix contre 39,57% au maire par intérim Vladimir Znatkov, candidat de Russie unie, la formation du président russe, a annoncé la commission électorale de la ville de Sibérie. C’est la "première grande défaite du parti au pouvoir" déclare le nouveau maire communiste de Novossibirsk.
"c’est en raison de la crise politique à Novossibirsk, qui a conduit à l’exposition des problèmes sociaux et économiques" pour le communiste Anatoly Lokot. Anatoly Lokot (KPRF) gagne avec 43,75% des voix suivit de "Russie unie" avec 39,56%, Vladimir Anisimov (les «villes russes") gagne 3,25%, les "socialiste" conduit par Anatoly Kubanov 2,19%, Evgeny Loginov 3,35%, Sergei Ovchinnikov (le «gouvernement du Parti populaire russe") 0,42%, Dmitry Savelyev (LDPR) 2,42%, Roman Starikov ("communistes de Russie") 0,84%, Alexander Tarkov ("Russie travailliste ") 0,59%, Sergey" Spider"Troitsky (" Contre tous") 1,07%, le Parti de la transformation spirituelle de la Russie" 0,54%.

Les candidats en lice pour cette élection se sont retirés de la course pour soutenir le député communiste Anatoly Lokot. Ilya Ponomarev (candidate unie du parti des Verts et des sociaux-démocrates ) , l’ancien ministre de l’économie Ivan Starikov ( Initiative civile ) , le chef de file de l’organisation régionale des Patriotes de Russie Alexander Mukharytsin , Alexei Yuzhanin ( du Parti pour la transformation spirituelle de la Russie ) et Ivan Starikov (communistes de la Russie ) ont fait un appel commun pour soutenir le candidat du KPRF. Ivan Starikov confirme sa volonté de se retirer en faveur de Lokot. "Je confirme également que je suis prêt à respecter l’accord sur la candidature unique,, il devrait y avoir un programme commun. Avec cette unité autour d’un candidat commun, nous engageons nos ressources et nos structures pour lui"

Anatoly Evgenbevia Lokot devenu le candidat unique de l’opposition pour l’élection du maire de Novossibirsk a été élu maire de Novossibirk c’est la grande nouvelle du Week

"Nous avons créé une situation unique en Russie, avec une union de l’opposition qui a permis de remporter la victoire sur Russie Unie", s’est félicité M. Lokot, 55 ans, cité par le site du Parti communiste. "La chose la plus importante dans la ville se sont ses habitants. Tout d’abord, nous allons nous concentrer sur leurs intérêts et leurs besoins. Nous allons travailler avec tous les partis politiques et les organisations publiques pour le développement de la ville. Nous sommes ouverts à toutes les suggestions de tous les partis politiques et de tous les militants sociaux. Le plus important c’est la prospérité et le bien-être de notre ville. Notre objectif commun pour Novossibirsk, c’est la stabilité politique et la liberté dans tous les sens du terme."

"La première chose que je ferai audit du personnel, l’analyse de l’utilisation des fonds budgétaires, ainsi que d’annuler l’admission par le bureau du maire,"

Lors des législatives de 2011, le KPRF était arrivé en tête à Novossibirsk

En 2011 le Parti communiste était arrivé en tête des législatives avec 34,17% des voix devant le parti de Vladimir poutine, Russie unie, qui a recueilli 27,69% des suffrages. Iabloko, le parti libéral pro-UE, recevait 6,32% des voix, un seuil faible ne permettant pas la qualification de ce dernier (7% pour avoir un élu). Ces chiffres témoignent à la fois de l’implantation du Parti Communiste de la Fédération de Russie qui est la véritable force d’opposition au parti de Poutine et de la faible audience des libéraux pro-UE que nous considérons en Europe et en France comme l’opposition. Alors que nous sommes dans une des plus grandes villes du pays et une ville avec une forte proportion de travailleurs scientifiques.

Anatoly Evgenbevia Lokot (55 ans), est le Premier secrétaire du Comité régional de Novossibirsk du Parti communiste (2006), membre du Comité central depuis 2008. Il a adhéré au Parti communiste d’Union soviétique (PCUS) en 1984, et il est élu député (Douma) pour la région de Novossibirsk depuis 2003.

Cette élection confirme la poussée à gauche de la société russe, l’élan patriotique autour de ce qui est vécu comme une attaque de l’UE et de l’OTAN sous ordre des Etats-Unis a renforcé la popularité de Poutine lui-même qui dépasse dans les sondages les 66%, mais visiblement ne profite pas à son parti qui perd la mairié. En revanche, les communistes qui ont poursuivi leurs luttes pour la justice sociale et contre les oligarques apparaissent comme les plus crédibles pour leur honnêteté et leur capacité à redresser le pays. y compris Lokot lui-même qui semble avoir été le seul député à ne pas avoir voté le rattachement de la Crimée. (1)

Novossibirk est non seulement une grande capitale régionale, un nœud ferroviaire entre la Chine et la Russie mais également un grand centre intellectuel avec la meilleure université du pays, le village des scientifiques mais aussi une des troupes de ballet les plus prestigieuse.

EN CONCLUSION

- c’est la 3ème ville de Russie !
- c’est la première fois depuis la fin de l’URSS que les communistes dirigeront une ville de cette importance
- les communistes russes considèrent cette victoire comme historique, un point d’appui pour la conquête du pouvoir en Russie, qui est la prochaine étape

Sur la participation, un peu moins de 31%, commentaires à la TV:
- c’est une tendance habituelle ces dernières années (en 2011 aussi, moins de 32%
- les chiffres des précédentes municipales étaient artficiellement gonflés par ce que l’on appelle en russe "administrativny ressours" (diverses manières d’inciter les gens à voter).

Sur l’influence du PCFR à Novossibirsk, il faut savoir qu’ils organisent tous les ans depuis 2008 une "Fête de la Pravda", sur le modèle (revendiqué) de la Fête de l’Huma, avec un succès croissant, voici d’ailleurs une video sur une fête dont les communistes français reconnaitront l’esprit inimitable :

http://kprf.ru/party-live/regnews/119482.html

(1) LA POSITION DU PARTI COMMUNISTE DE LA FEDERATION DE RUSSIE : ce fait qui mériterait d’être confirmé doit être replacé dans le contexte du positionnement du Parti Communiste de la Fédération de Russie face à la situation ukrainienne dont voici quelques lignes forces: Le parti communiste n’a pas fait de surenchère durant la crise ukrainienne. Simplement il en a appelé à la raison. Au lieu de brandir des sanctions économiques contre la Russie, les Etats-Unis feraient mieux de réfléchir à leurs conséquences pour les Américains et les Européens, a déclaré vendredi aux journalistes le président du Parti communiste de Russie (KPRF), Guennadi Ziouganov.

"Ce n’est pas la peine de brandir des sanctions économiques ou autres. Il faudrait mieux réfléchir à quoi cela va aboutir demain (…). Il faut avoir en vue que cela se répercutera sur tout le monde, y compris les Européens et les Américains. Tout est étroitement lié dans notre monde", a indiqué le chef du KPRF.

Fréquemment, le chef du PC, Guennadi Ziouganov discute avec le président, ainsi en novembre 2013, il a developpé trois questions pendant un entretien de deux heures avec le président Poutine, la première portait sur le développement de l’industrie, l’intégrité du pays et la politique sociale..

"J’ai dit ouvertement que la politique et la composition du gouvernement actuel ne permettaient pas de remplir les objectifs formulés par le président. Nous avons besoin d’un gouvernement puissant et cohérent. Nous avons minutieusement préparé nos propositions et le président les a étudiées. Tout d’abord sur l’industrie: l’idée de Vladimir Poutine de créer 25 millions d’emplois est productive mais tous les établissements scolaires doivent être réformés pour cela. Leur financement ne peut pas être réduit, même en temps de crise", a dit Guennadi Ziouganov à l’issue de l’entretien."

Le chef des communistes a parlé également du projet de loi prévoyant des sanctions pénales contre les individus appelant à modifier l’intégrité territoriale de la Fédération de Russie. Les communistes proposent des peines allant jusqu’à trois ans de prison pour de tels actes. Guennadi Ziouganov a également expliqué pourquoi son parti prônait des sanctions pénales contre les individus parlant du séparatisme ou du rejet des territoires russes. " Lors d’un discours dans une université américaine j’ai demandé : "Ne voulez-vous pas nous rendre l’Alaska? On m’a rétorqué que si quelqu’un tenait de tels propos dans la presse, il pouvait écoper de vingt ans de prison et se faire confisquer ses biens. En Russie, lorsque quelqu’un propose de clôturer le Caucase avec du fil de fer barbelé, un autre l’évoque à propos de la Sibérie et un autre encore à propos de l’Arctique. Poutine a parfaitement conscience de ce qui se cache derrière ces déclarations". Ces positions expliquent que les communistes ne jouent pas la surenchère et ne souhaitent pas d’annexion de territoire en préférant multiplier les coopérations. A ce titre, Ziouganov s’est récemment entretenu avec son homologue ukrainien.

Cette volonté de ne pas pratiquer de surenchère pour mieux renforcer l’unité de la fédération de Russie autour de la solution des problèmes économiques et sociaux ne signifie pas un abandon de l’Hitoire de l’Union soviétique au contraire. Le chef du PC a également soutenu l’idée d’une histoire commune de la Russie et de l’URSS. Il a souligné que les spécialistes de la période soviétique devaient faire partie des auteurs du nouveau manuel d’histoire.

 
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Publié par le avril 7, 2014 dans Asie, Europe, politique

 

Bosnie-Herzégovine : une révolution « à deux heures d’avion de Paris ».

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L’Europe paraît avoir atteint les limites de sa stratégie inaugurée à la chute de l’URSS et celle du mur de Berlin. Les événements ukrainiens paraissent un manière de farce (cf. le 18 Brumaire de Louis Napoléon et la réflexion de Marx sur la farce et la tragédie de la répétition historique) répéter à la fois l’effondrement du mur, celle de l’URSS mais aussi de la Yougoslavie avec les fragmentations nationalistes. A ce titre ce qui se passe à Donestk , en Moldavie où demeurent ces vestiges socialistes dans la mémoire des hommes se rejoue l’unité sur la base de la deuxième guerre mondiale et la dénonciation de la trahison des espérances en la démocratie. (note de Danielle Bleitrach)

Dimanche 6 Avril 2014

1

Voici un article rédigé par les camarades du MJCF de Toulouse sur la situation en Bosnie-Herzégovine, une révolution passée sous silence par les médias.
».

C’était au printemps 1992, l’Europe découvrait le nom de ce petit pays d’à peine quatre millions d’habitants, issu de l’éclatement de la fédération yougoslave. Comme en Croatie, un an auparavant, les populations serbes de Bosnie-Herzégovine, travaillées au corps depuis 1989 par la propagande nationaliste du président de la Serbie Slobodan Miloševic, proclamaient leur refus de vivre dans un État où elles ne seraient pas majoritaires, revendiquaient leur volonté de réaliser une grande Serbie et prenaient les armes contre le gouvernement de Sarajevo et leurs anciens compatriotes Musulmans (1) et croates (2).

La guerre en Croatie de juin 1991 à janvier 1992 avait déjà dévoilé le programme de « purification ethnique » mis en place par les nationalistes serbes dans les zones où ils étaient majoritaires (Slavonie orientale et Krajina) ainsi que la transformation de l’ancienne armée yougoslave en instrument du projet nationaliste de Miloševic. La guerre en Bosnie-Herzégovine devait plonger ce pays dans les pires atrocités que l’on ait vu en Europe depuis 1945. Crimes de guerre, crime contre l’humanité, génocide, rien ne fut épargné aux habitants de la Bosnie-Herzégovine, des bombardements terroristes des villes de Sarajevo, Goražde, Mostar, Bihać, Tuzla, au massacre des populations non serbes de Brčko, Banja Luka, Višegrad, Zvornik, Zepa, Srebrenica, en passant par les viols systématiques, les camps de concentration et les dizaines de villages rayés de la carte.

Ainsi d’avril 1992 à décembre 1995, cette guerre fit plus de 200 000 morts et près de 900 000 réfugiés.

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Bosnie-Herzégovine : une révolution « à deux heures d’avion de Paris ».

A une guerre atroce la Bosnie-Herzégovine a pu ajouter au nombre de ses malheurs une paix raté. Sous la pression des États-Unis, les belligérants signèrent les accords de Dayton. Cet accord entérinait de fait la partition du pays. Ainsi la Bosnie-Herzégovine est un État séparé en deux entités : la République des Serbes (Republika Srpska) et la Fédération Croato-Musulmane. Hormis le fait que les nationalistes serbes conservaient le contrôle de 49% du territoire, les Croates et les Musulmans étaient contraint de cohabiter alors que les premiers s’étaient entendus avec les Serbes pour faire la guerre aux seconds de mars 1993 à avril 1994 démultipliant les atrocités dans un conflit qui n’en manquait pourtant pas. En faisant de l’appartenance nationale un critère politique, les accords de Dayton ont favorisé le maintien au pouvoir des partis nationalistes, pourtant largement responsables de la guerre, imposant aux Bosniens (3) de déterminer leur vote en fonction de leur communauté d’appartenance. Ainsi, la Bosnie-Herzégovine connaît le système institutionnel parmi les plus complexe au monde combinant deux entités autonomes sous la houlette d’un État dont les prérogatives sont neutralisées par le jeux des partis nationalistes, le tout placé sous le contrôle d’un haut représentant des Nations Unis, véritable proconsul international ayant le dernier mot sur toute décision administrative et politique.

Économiquement, le pays a été mis, avec la complicité active des différents partis nationalistes, en véritable coupe réglée. Les rares industries survivantes du conflit ont été privatisées dans des conditions dignes des pires systèmes mafieux ; l’argent destiné à la reconstruction du pays a été capté par des politiciens corrompus au-delà de l’imaginable ; les activités mafieuses, drogue, prostitution, racket, prospèrent ; le salaire moyen est de 250 euros par mois ; le taux de chômage est de 40% avec des variations locales allant de 25% à 70% ; l’espérance de vie a chuté de dix ans ; l’extrême pauvreté est le lot de plus d’un tiers de la population ; les filets sociaux inexistants et abandonnés aux religieux ; ajoutons à cette liste non exhaustive la corruption, le népotisme, l’ignorance crasse et le nationalisme outrancier des « élites » nées de la guerre.

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Et pourtant, malgré la misère noire, la propagande, la résignation, la peur, la société civile n’a cessé de se battre. Contre les nationalismes, contre les intégristes religieux de tout poil, contre la corruption, pour que la justice soit rendue quant aux horreurs perpétrées durant la guerre, pour l’assistance aux plus démunis, pour la démocratie, pour l’exercice des droits syndicaux, pour une culture indépendante, pour un pays qui soit autre chose qu’un trou noir misérable et mafieux sis au cœur de l’Europe. Dix-neuf ans de luttes avec ses petites victoires et ses grands échecs, dix-neuf ans à se cogner contre les murs du nationalisme et de la peur du voisin, dix-neuf ans à subir les diktats néolibéraux de la communauté internationale, dix-neuf ans à voir les profiteurs de guerre nager dans le luxe quand d’autres font à peine un repas par jour, dix-neuf ans à vivre dans le souvenir du paradis perdu de la Yougoslavie communiste, dix-neuf ans à attendre la goutte d’eau qui ferait enfin déborder le vase.

La goutte est tombé au cours de l’hiver 2012-2013. Une sordide histoire de visa refusé à une fillette de deux ans. Elle devait subir une opération dans un hôpital de Belgrade. Elle est morte d’un visa refusé par une administration incompétente et corrompue. Cette histoire a choqué nombre de citoyens bosniens, elle leur a fait ouvrir les yeux sur leurs conditions de (sur)vie, elle les a fait descendre massivement dans les rues de Sarajevo pour la première fois depuis 1992, elle leur a démontré l’absurdité du nationalisme qu’ils subissent depuis plus de deux décennies. Puis, ce fut au tour des anciens combattants de Republika Srpska de manifester pour le versement de leur maigre pension qui accusait plus de six mois de retard. Dans leur combat ils reçurent le soutien massif des anciens combattants croates et bosniaques qui se sont cotisés sur leurs propres pensions pour venir en aide à leurs anciens ennemis. Mieux, ils décidèrent d’agir ensemble pour faire pression sur le gouvernement central afin d’améliorer collectivement leur sort. Puis, face à l’immobilisme de la classe politique et dans le sillage d’un trop banal scandale de privatisation c’est à Tuzla que la révolte sourde a fini par éclater. Tuzla, unique ville du pays géré par les anciens communistes depuis 1992, cette ville qui, pendant la guerre et au-delà, avait su conserver l’ancienne devise yougoslave « fraternité et unité » (4), cette ville est devenu, depuis le 4 février dernier, l’épicentre d’une véritable révolution qui a enflammé la Bosnie-Herzégovine et pourrait bien se répandre dans tous les Balkans.

La contestation a très vite gagné les autres villes de la Fédération croato-musulmane comme Sarajevo et Mostar, mais aussi celles de la Republika Srpska comme Banja Luka ou Doboj. Le 7 février, les manifestants incendiaient les parlements locaux de Tuzla, Sarajevo, Zenica, provoquant la démission des autorités locales. A Mostar se sont les bureaux des partis nationalistes qui sont partis en flamme. Depuis, les manifestants se sont organisés en plénum citoyen regroupant toute les communautés et se posant en interlocuteur face aux élites politiques. Dans ces plenums (à Tuzla, à Sarajevo, à Mostar et dans six autres villes) les bosniens discutent, argumentent, revendiquent, font de la politique au sens le plus noble du terme. La volonté est forte de se réapproprier un pouvoir dont ils ont été exclus depuis trop longtemps. Ces plenums ont réussi à imposer aux pouvoirs locaux la révision des politiques de privatisation, mais aussi la prise en compte des revendications sociales et démocratiques.

Cependant, la répression et la propagande nationaliste ne désarment pas pour autant. Agitant les vieilles ficelles de la haine et de la peur les partis nationalistes tentent d’enterrer une révolution qui pourrait bien signer leur arrêt de mort. Aidé par un appareil policier pléthorique et à leur botte,ils répriment à tour de bras. Pourtant, confronté aux vieilles méthodes d’étouffement les citoyens de Bosnie-Herzégovine ne désarment pas pour autant, les récentes manifestations d’agriculteurs et d’anciens combattants le démontrent, tout comme la volonté de coordonner les actions des différents plénums citoyens afin de déboucher sur une alternative politique à l’échelle du pays. Le peuple bosnien compte aussi à la solidarité internationale, c’est le sens de l’appel lancé aux partis de gauche européens depuis la fin du mois de février. La gauche bosnienne et balkanique redresse enfin la tête après vingt ans de politiques néolibérale et nationaliste, elle nous demande une aide que nous n’avons pas été capable de lui offrir il y a vingt ans, gageons que cette fois nous ne l’abandonnerons pas.

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Notes :

1 Le terme de Musulman avec un « M » majuscule ne renvoyait pas, en Yougoslavie, tout comme en URSS, à une religion, mais à une nationalité, indépendamment de la pratique religieuse. Reconnue comme telle dans la constitution yougoslave de 1974, la nationalité Musulmane était une façon de reconnaître l’héritage ottoman dans l’histoire de la Yougoslavie.

2 Avant la guerre de 1992 la population de la Bosnie-Herzégovine était constituée de 32% de Serbes, 24% de Croates et 40% de Musulmans, les 4% restant représentait les juifs, les Rroms ainsi que les personnes se déclarant de nationalité yougoslave.

3 Depuis 2000, le terme bosnien, tradution du terme Bozanski, sert a qualifier les habitants de la Bosnie-Herzégovine. Bosniaque, traduction du terme Bošnjak, sert à désigner les Bosniens musulmans.

4 En 1992, la majorité de la population de Tuzla était serbe, pourtant, au nom d’une tradition syndicale solidement enracinée, cette ville fut un des bastions de la résistance aux nationalistes serbes. Refusant d’abandonner à une mort certaine leurs compatriotes Musulmans et croates, les serbes de Tuzla ont pris les armes pour les défendre contre les milices nationalistes qui assiégeaient la ville.

http://31.jeunes-communistes.org/sites/default/files/article_bih_1_0.pdf

 
 

Pays des BRICS : l’avenir est à nous !

15Pays des BRICS : l’avenir est à nous ! ou le défi russe, non seulement le temps du démantèlement est terminé mais en prenant des sanctions vous ne faites qu’accélérer le monde multipolaire que vous craignez tant. Face à l’exclusion du G8, la Russie répond par la force émergente des BRICS. La Russie joue une partie dans laquelle toutes les tentatives pour l’isoler se heurtent en fait à l’existence d’une force pour le moment d’inertie mais aussi de proposition, de nouveaux rapports sud-sud encore embryonnaires mais qui en fait connaissent peut-être dans cette crise un nouvel élan. Cette crise ukrainienne donne le sentiment que se rejouent dans des termes entièrement renouvelés les événements de 1991 et l’effondrement de l’URSS. C’est peut-être ce qu’il y a de plus passionnant, voir à la fois le parallélisme et ce qui s’est profondément transformé.(note de Danielle Bleitrach)

La Voix de la Russie

A l’heure où les pays occidentaux menacent (encore) la Russie de sanctions (bien que de moins en moins ardemment), le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a ouvertement donné le ton lors du sommet sur la sécurité nucléaire à La Haye.

Ce forum a été une occasion supplémentaire de discuter avec le secrétaire d’Etat étasunien John Kerry, ainsi que d’une rencontre avec le ministre ukrainien par intérim des Affaires étrangères Andreï Dechtchitsa (la rencontre a eu lieu à la demande de la partie ukrainienne). Mais nous n’allons pas nous focaliser sur ces deux rencontres, mais bien sur celle qui s’est déroulée en tout premier lieu à La Haye : celle des ministres des Affaires étrangères des pays des BRICS.

D’ailleurs le fait même que la première rencontre de Lavrov à La Haye ait été consacrée aux BRICS est tout un symbole. A l’heure où les leaders occidentaux ne savent plus à quoi s’en tenir, notamment en affirmant que la Russie « ne ferait plus partie du G8 », le ministre russe des Affaires étrangères a une nouvelle fois montré la priorité de la Russie. Sergueï Lavrov a dit une chose importante durant son passage à La Haye, qui concerne justement le G8 : « Le G8 est un club informel, il ne distribue pas de cartes de membre et personne ne peut en exclure qui que ce soit. Si nos partenaires occidentaux estiment que ce format est dépassé, la Russie ne s’y accrochera pas ».

Quant aux pays des BRICS, et c’est effectivement une grande nouvelle, les quatre pays autres que la Russie (à savoir le Brésil, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud) ont condamné dans une déclaration commune les sanctions occidentales contre la Russie en tant qu’instrument de règlement de la situation en Ukraine, rapporte le quotidien canadien The Globe and Mail. Sergueï Lavrov a quant à lui exprimé la reconnaissance de la Russie envers les autres pays membres des BRICS pour leur « compréhension de la position russe au sujet de la Crimée ».

« En ce qui concerne la rencontre des ministres des Affaires étrangères des pays des BRICS ici à La Haye, nous avons entendu la compréhension de la situation, ainsi que la compréhension des aspects historiques de toute cette situation, et nous sommes reconnaissants à cet effet à nos partenaires », a déclaré Sergueï Lavrov durant la conférence de presse qui a suivi ses rencontres à La Haye.

Pour revenir aux BRICS, faut-il rappeler ce qu’ils représentent ? 25% du Produit Intérieur Brut (PIB) mondial, 42% de la population mondiale et plus de 25% du territoire terrestre mondial. Faut-il également rappeler que d’ici 2015, les pays des BRICS devraient assurer 61% de la croissance mondiale (selon le FMI) ? Les BRICS constituent déjà un véritable contrepoids au G7. Ils partagent une vision commune sur la plupart des aspects d’ordre économique, notamment en vue de réformer le système économique du monde. La création décidée par les pays des BRICS d’une nouvelle banque de développement dont le capital devra atteindre 100 milliards de dollars en est une preuve supplémentaire. Un projet il faut le dire grandiose et qui représentera une véritable alternative à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international.

Mis à part l’aspect économique, faut-il rappeler que les BRICS sont de plus en plus unis sur les questions de politique internationale ? L’aspect sur lequel au départ de ce grand projet ambitieux un certain nombre de spécialistes occidentaux doutaient (concernant l’unité politique) aujourd’hui prend véritablement forme et l’on voit un point de vue commun sur la plupart des questions politiques internationales. Politique d’indépendance vis-à-vis des USA et globalement de l’Occident, respect de l’ONU et critique commune du diktat étasunien, non-reconnaissance du Kosovo en tant qu’Etat indépendant, opposition aux interventions armées en Côte d’Ivoire, Libye et Syrie pour ne citer que cela. Et maintenant un soutien pratiquement déclaré à la position russe en Crimée et face à la crise en Ukraine. D’ailleurs les précédents ivoirien et libyen ont permis aux BRICS d’avoir désormais une approche beaucoup plus efficace face aux « partenaires » occidentaux.

Pour finir sur notre projet commun des BRICS, il serait bon de reprendre une citation de Sudhir Vyas, secrétaire aux Affaires économiques du ministère des Affaires étrangères de l’Inde : « Au-delà de leur rôle de moteur de la croissance mondiale, nos cinq pays sont unis dans leur volonté de chercher des solutions durables face aux défis mondiaux. Nous en avons les moyens ».Autre aspect qui pourrait surprendre certains et pourtant, celui de la lutte et résistance face à l’impérialisme occidental tout au long de leurs histoires respectives. En marge donc des réflexions sur les BRICS, il serait également plus qu’intéressant de reprendre un commentaire d’un camarade chinois : « Je suis très heureux du fait que nos pays s’unissent ensemble pour un monde meilleur. D’une manière ou d’une autre tous nos pays ont été la cible de l’impérialisme occidental. Le Brésil a dû se libérer du colonialisme portugais. L’Inde du colonialisme britannique. Qui peut oublier les sacrifices de la Russie, de son peuple et de tous les peuples frères pour abattre la peste brune nazie d’Hitler ? Qui peut oublier la lutte du peuple de l’Afrique du Sud contre le régime raciste antihumain d’apartheid soutenu par les gouvernements occidentaux ? Et enfin en ce qui concerne mon pays, la Chine, nous avons très longtemps dû résister aux interférences néfastes occidentales, que ce soit celles des Britanniques, des Etasuniens ou d’autres pays occidentaux et ayant également perdu des dizaines de millions de vies humaines !". Un résumé pratiquement parfait.

L’avenir est à nous, l’avenir est aux BRICS ! N

 
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Publié par le avril 7, 2014 dans Asie, Economie, Europe, histoire

 

Les citoyens de Kharkov à l’OSCE : rentrez chez vous, vous n’êtes pas impartiaux…

12Tous les jours, je reçois des vidéos représentants des manifestations qui se déroulent dans l’est et le sud de l’Ukraine… Mais ce sujet est un peu différent :

Hier, à Kharkov, une délégation de citoyens du sud-est de l’Ukraine est venue pour rencontrer des représentants de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe). C’est cette rencontre que décrit la video. Les gens qui prennent la parole affirment être des opposants à "la junte" de Kiev dénonçait le fait que les représentant de L’OSCE, qui sont sensés connaître et évaluer objectivement la situation, sont constamment accompagnés en toutes circonstances par des activistes de l’Euromaïdan et que ces derniers choisissent ce qu’il faut leur montrer ou ne pas montrer aux commissaires et quelle information leur donner.

Dans la vidéo, les représentants de l’OSCE sont en train de lire un document, dans lequel les citoyens de la région de Kharkiv, représentant les régions sud-est du pays, dénoncent la politique de deux poids deux mesures et les mensonges de l’Union européenne et des États-Unis.

Les Membres de la délégation OSCE sont accusés de ne pas écouter la voix du peuple, ni de voir le sang qui coule dans le pays et de reconnaître le gouvernement illégal de Kiev tout en ignorant les Nazis qui font régner la terreur en Ukraine.

Le document à lire pour les représentants de l’OSCE se termine ainsi:
« pour nous, vous n’êtes pas impartiaux. Rentrez à la maison ".

(1) L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) est une organisation internationale ayant pour but de favoriser le dialogue et la négociation entre l’Est et l’Ouest. L’OSCE est la seule organisation européenne à vocation généraliste accueillant la totalité des États du continent européen, ainsi que ceux qui n’en sont pas, mais qui sont nés de la dissolution de l’Union soviétique. Elle offre ainsi à l’Europe et à des pays contigus, dans le Caucase ou en Asie centrale, la possibilité de maintenir un dialogue politique permanent. D’autre part, deux autres pays non européens, les États-Unis et le Canada, ont un statut d’associés. Les autorités russes semblent avoir accueilli favorablement la mission de L’OSCE qui doit juger de la situation en Ukraine.

 

REVELATIONS : Parubij veille en personne sur l’expulsion de " secteur droit " de l’hôtel Dniepr

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Récemment cette photo avait été utilisée par Libération et la presse française pour montrer comme le gouvernement ukrainien se débarassait ou prétendait se débarrasser de ses brebis galeuses. Libération ajoutait même que ces gens avec leurs armes et leurs uniformes neufs pourraient bien être des créatures des russes. ce qui était un comble comme nous l’avons souligné à plusieurs reprises pour un journal qui a systématiquement joué sur la désinformation concernant ces néo-nazis et leur possible implication dans les événements du Maïdan.

Mais même cette photo pour qui sait la lire est riche d’enseignement. Notons que ces braves gens quittent l’hôtel de Kiev avec armes et bagages sans être le moins du mondre inquiété et tout laisse entendre qu’ils vont vers d’autres missions. Mais le plus intéressant est le personnage qui surveille la scène.

Andriy Volodymyrovych Parubiy (ukrainien : Андрій Володимирович Парубій) est un homme politique ukrainien et le secrétaire du Conseil de la sécurité nationale et de la défense, nommé après avoir mené les émeutes antigouvernementales pendant la révolution ukrainienne de 2014. Son adjoint est le chef de l’organisation Secteur droit : Dmytro Yarosh.

Dans les années précédents l’indépendance de l’Ukraine en 1991, Parubiy était un activiste indépendantiste ; il fut arrêté pour la tenue d’un rassemblement illégal en 1988. En 1991, il fonde le Parti National- Socialiste d’Ukraine avec Oleh Tyahnybok; ce parti combinant le nationalisme radical et plusieurs traits néo-nazi. Parubiy codirige la Revolution Orange en 2004. Aux élections parlementaires de 2007, il est élu au parlement ukrainien à travers la coalition Notre Ukraine, il devient alors membre du groupe de député qui deviendra plus tard pour l’Ukraine!. Parubiy est resté dans Notre Ukraine et est devenu un membre de son conseil politique.

En février 2010, Parubiy a mené campagne auprès du parlement européen pour qu’il reconsidére sa réaction négative à la décision de l’ancien président ukrainien Viktor Iouchtchenko d’attribuer à Stepan Bandera, le dirigeant de l’Organisation des nationalistes ukrainiens, le titre de "Héros de l’Ukraine".

Début février 2012, Parubiy quitte Notre Ukraine à cause de "divergences de point de vue". En 2012, il est réélu au parlement sur la liste du parti « Patrie » de Timochenko.

En 2013–14 Parubiy était commandant dans l’Euromaidan1. Il était coordinateur des « corps volontaires de sécurité » dans les manifestations.
"Dnepr" avec le tireur isolé vide pic.twitter.com / mHikFv4stb

Секретарь СовБеза Украины Парубий лично вывозит "Правый сектор" из гостиницы "Днепр" со снайперскими винтовками pic.twitter.com/mHikFv4stb

https://twitter.com/NOVORUSSIA2014/status/452473618975309824/photo/1/large?utm_source=fb&utm_medium=fb&utm_campaign=MarkSleboda1&utm_content=452673397148123137

2 кейса "Бременского музыканта" из Правого Сектора…..черти уже 2 часа в аду автомат у Музычко отобрать не могут !!! pic.twitter.com/4iEA8WFsJs

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ce qui il faut bien l’avouer donne quelques crédibilités à la dénonciation parue dans la presse russe:

Ukraine: les meurtres au Maïdan perpétrés par l’opposition (ex-directeur du SBU)

© RIA Novosti. Andrey Stenin

Les meurtres au Maïdan lors des troubles à Kiev ayant été perpétrés par les membres de l’opposition, l’Europe aura bientôt honte de les avoir soutenus, a déclaré samedi aux journalistes l’ex-directeur du Service de sécurité ukrainien (SBU) Alexandre Iakimenko.

"Les meurtres de manifestants du Maïdan, tous les meurtres ont été perpétrés par les opposants eux-mêmes. Bientôt, l’Europe aura honte pour les actions de personnes qu’elle a soutenues. Le temps finira par mettre tous les points sur les i", a indiqué l’ex-responsable.

Il a ajouté que les actuelles autorités ukrainiennes n’avaient pas envie d’enquêter sur la mort de policiers.
"Il est évident que cela les intéresse le moins du monde. C’est le Maïdan qui veut savoir les noms de ceux qui assassinaient ses partisans et on essaie actuellement de trouver n’importe qui que l’on pourrait sacrifier pour justifier es assassinats", a souligné l’ex-directeur du SBU

En février dernier, lors des troubles à Kiev, des tireurs d’élite embusqués ont tiré à la fois sur les manifestants et les policiers sur la place de l’Indépendance, berceau de la contestation ukrainienne qui a débouché sur un changement de pouvoir dans la capitale ukrainienne. Le ministre estonien des Affaires étrangères Urmas Paet a révélé lors d’une conversation avec la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton que ces tireurs d’élite auraient été enrôlés par l’opposition.

Au total, plus de 100 personnes ont trouvé la mort dans les violences à Kiev.

 
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Publié par le avril 6, 2014 dans Europe, extrême-droite, medias

 

Connaissez vous la Moldavie ? le prochain lieu d’embrouille en Europe?

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pourtant je vous en préviens par avance le prochain candidat à l’embrouille otano-européeno-russe est la Moldavie.

Si l’Ukraine est apparue récemment à la une de nos médias, peu de monde connaît la Moldavie pourtant nous avons là une situation assez comparable de partitions multiples en particulier entre pro-russes et pro-européens et déjà, nous y reviendrons, ont été posés les jalons d’un conflit. Nous avons compris que l’espace et le temps étaient la même notion pour un rendez-vous, alors nous devons également en déduire que l’événement politique n’a de sens que si on le situe à la fois dans le temps et dans l’Histoire. Un des problèmes majeurs de nos médias comme de nos gouvernants est de mépriser totalement ces données au point d’exaspérer des lignes de fractures entre populations qui ne demandent qu’à vivre en paix. La démocratie qui supposerait cette coexistence pacifique est de ce fait devenu un leurre dissimulant les appétits les plus violents et le mépris des faibles. Respecter la souveraineté des peuples et leur laisser gérer au mieux possible leurs propres antagonismes semble la moins mauvaise des solutions en tous les cas, comme l’a analysé Kant, celle sans laquelle il ne peut y avoir de droit international moderne.

UN PANORAM HISTORIQUE

D’abord nous sommes dans les marches européennes (Ukraine veut dire marche). Sans remonter à Hérodote qui demeure la source de nos connaissances sur l’est du bassin méditerranéen disons que la Moldavie est l’ancienne Dacie jamais totalement conquise par l’Empire romain, un de ces pays par lesquels passèrent les invasions et qui se trouvèrent pris dans l’orbite de l’Empire ottoman et les peuples slaves.

Les terres du sud ou Bessarabie sont très liées aux aléas de la Crimée, ce qui fait de cette zone après la lutte contre les Tatars une zone de l’empire tsariste au sud, tandis que le nord et l’ouest sont rattachés à la Roumanie. En 1878, à la suite d’une guerre menée ensemble contre l’empire Ottoman Russes et Roumain, les deux pays se partagent le territoire, la Russie récupère le sud (Bessarabie aujourd’hui Boujak) tandis que lsouveraineté de la Roumanie est reconnue internationalement. En 1917, révolution russe, les grandes puissances en profitent pour donner à la Roumanie les terres russes du sud jusqu’à la mer noire mais l’armée rouge ne l’entend pas de cette oreille et investit ce qu’elle estime du domaine russe. Les roumains dirigés par le général Berthelot et épaulés par un corps de l’armée française affronte la cavalerie rouge. C’est un phénomène mal connu, mais il faut savoir qu’à la fin de la guerre de 1914-18 des armées entières occidentales partirent à l’assaut du bolchevisme en encadrant les blancs et que cet assaut donna la base des fascismes et des forces conservatrices en Europe de l’est. En Roumanie toujours très francophone ce fut donc le général Berthelot et notre vaillante armée française qui mena la danse et jeta les bases d’un fascisme anticommuniste. Nous avons donc une période abominable tant pour ces pays que pour l’Ukraine de dévastation.

En 1924, l’URSS fonde en Ukraine une Région socialiste soviétique autonome moldave (en roumain : Transnistrie) ;
2 août 1940 : alors que le roi Charles II, pro-allié, est encore au pouvoir, l’URSS, en application du Pacte germano-soviétique, envahit au début de la Seconde Guerre mondiale le territoire, que les Roumains évacuent sans combattre. Les Soviétiques rattachent les deux tiers à la RSSAM (le tiers restant va à l’Ukraine) et déportent 110 000 roumanophones pro-occidentaux. En juin 1941, la Roumanie, cette fois dirigée par Ion Antonescu, le « Pétain roumain », attaque l’URSS aux côtés de l’Axe et récupère le territoire : déportation de 140 000 juifs (210 000 autres fuient vers l’URSS : la plupart seront rattrapés par la Wehrmacht ou l’armée roumaine et tués en Ukraine) et de certains Roms ; Bref nous avons une confusion qui perdure entre pro-occidentaux et soutiens du nazisme mais elle est moins marquée qu’en Ukraine sinon dans la zone autonome de Transnitrie qui se revendique de ce glorieux passé de l’armée rouge.
Mars-août 1944 l’URSS récupère à son tour le territoire : déportation de septembre 1944 à mai 1945 de 120 000 roumanophones accusés d’avoir servi la Roumanie.
Sous le régime soviétique, une intense colonisation slave se développe et les roumanophones continuent à être dispersés hors de Moldavie par le jeu des attributions de postes et des déplacements de main-d’œuvre pour les grands travaux (beaucoup se retrouvent au Kazakhstan) : en 1978, 86 % des dirigeants sont des non-Roumains (Russes et Ukrainiens pour la plupart).
1985-91 : sous Gorbatchev qui cherche à instaurer le pluripartisme et qui ici comme ailleurs n’en voit la base que dans les nationalismes locaux en laissant le soin aux ex-dirigeants du PCUS d’en jeter les bases, ce qui va se traduire par un engouement de ces derniers pour les privatisations, base de l’accumulation du capital pour oligarques, la politique de perestroïka se traduit en Moldavie par une revendication de reconnaissance de l’identité roumaine des autochtones et par un retour à l’alphabet latin, le roumain devenant officiel à côté du russe. Ce qui va être avec les difficultés économiques, le passage à un nouveau système la base des divisions politiques.
Lors du référendum concernant le maintien au sein de l’URSS, la Moldavie s’affirme Soviétique, oui mais comme à partir d’Elstine et de la fédération de Russie est décidé la fin de l’URSS. Le 27 août 1991 : la République de Moldavie proclame son indépendance, immédiatement reconnue par la Roumanie, puis par la communauté internationale. Alors que le sud du pays et surtout l’est la Transmitrie ont voté massivement pour le maintien de l’URSS et refusent cette dissolution-indépendance.

Vous remarquerez que la chute de l’ex-URSS et les processus d’autonomie des anciennes républiques se sont toutes passées dans des conditions qui en matière de droit international ne sont pas plus défendables que l’indépendance autoproclamé du Kossovo et de la Crimée. Le jeu de l’Europe attisant les tendances séparatistes en encourageant les illusions d’une partie de la population parfois nettement fascistes est dans un tel contexte très dangereux.

Donc nous avons si vous avez suivi ce bref historique déjà deux zones, l’une au sud à domination russophone assez proche de ce qu’on trouve en Crimée et à Odessa. Mais il y a également une situation totalement originale, celle de la Transnitrie. Il s’avère que ce bassin cosaque du Dniestr déjà depuis toujours opposé à l’influence de l’ouest qu’il s’agisse de la POlogne ou de la Roumanie est russophone. Un petit noyau cosaque mais surtout il y a là la 14 e armée de l’Union soviétique qui est basée à Tiraspol prennent le contrôle de la rive gauche du Dniestr où se trouvent 80 % des industries, l’arsenal de Colbasna et la centrale hydroélectrique de Dubăsari. Un millier de volontaires moldaves armés passent le Dniestr pour en reprendre le contrôle, mais c’est la déroute et les Moldaves se le tiennent pour dit. Les moldaves qui ne cherchent pas la bataille, pas plus que les Ukrainiens d’ailleurs, le fond est que ces peuples ne cherchent pas le conflit entre eux et que donc les situations perdurent tant que personne ne s’en mêle. La Transnitrie jouit d’une totale autonomie et n’est reconnue par personne même pas les Russes. En 2008, ils ont tenté de se faire rattacher en même temps que l’OSSétie et c’est comme ça que je les ai découverts. Eux et l’excellent vin de Moldavie, un bourgogne moins travaillé… enfin je m’égare. Mais pas tant que ça parce que la MOldavie est un lieu rural avec une agriculture qui paraît très arriérée, peu mécanisée mais qui en fait a des productions intéressantes.

Mais ave les événements d’Ukraine de nouvelles zones au sud ont réclamé leur adhésion à la CEI et dénoncé les accords avec l’Europe. Il s’agit sur la carte de la Gagaouzie, une zone qui se partage entre la Moldavie et l’Ukraine. Ce sont des Turcs mais russophones et qui eux aussi se considèrent comme appartenant à l’ex-URSS.

En Moldavie, la vie politique entre 1991 et 2010 est dominée par la lutte d’influence entre d’une part les communistes qui se réfèrent explicitement au modèle soviétique et recueillent les suffrages de la grande majorité des slavophones et d’une partie des roumanophones, notamment en milieu rural, et d’autre part les non-communistes (agrariens, centristes, libéraux, chrétiens-démocrates, socialistes modérés) qui se réfèrent explicitement au modèle européen et roumain, et recueillent les suffrages d’une autre partie des roumanophones, notamment en milieu urbain ; à partir de 1995, mais surtout après 2000, les communistes dominent nettement la scène politique. Majoritaires lors des élections, ils exercent quasiment seuls le pouvoir de 2001 à 2009 sous la présidence de Vladimir Voronin.
Après que l’opposition ait dénoncé la victoire aux élections législatives des communistes, accusés d’intimidation et de corruption, le 7 avril 2009 à Chișinău des manifestations sont violemment réprimées devant le parlement (décès de trois personnes) tandis que de leur côté les communistes accusent l’OTAN et la Roumanie de susciter artificiellement ces incidents ; c’est-à-dire si vous suivez bien l’histoire, il y a eu l’équivalent des événement du Maïdan dans ce pays à la suite de quoi une coalition anti-communiste se forme en 2009 pour les élections législatives, quatre partis d’opposition (Libéral-démocrate, Libéral, social-démocrate, et chrétien-démocrate) s’unissent pour former une Alliance pour l’intégration européenne (AIE) qui remporte 53 sièges contre 48 au Parti communiste, qui reste néanmoins le plus puissant des partis politiques de Moldavie, et en pourcentage de voix, l’un des plus puissants partis communistes d’Europe.

Il va y avoir des élections en Moldavie et tout laise penser que la coalition au pouvoir est en perte de vitesse et que les sentiments pro-européens de la population laissent à désirer vu que les Moldaves ont vu leurs conditions se dégrader sans rien obtenir de l’Europe. Quant à la Transnitrie, profitant des récents événements ukrainiens, elle a renouvelé non pas une intégration à la Russie mais une adhésion à la CEI qui a été acceptée par Moscou. Elle a été rejoint par des petits noyaux de peuplement sur la mer noire dans l’ancienne Bessarabie.

LA SITUATION ACTUELLE ET L’EXTENSION POSSIBLE DE LA CRISE UKRAINIENNE

C’est dans ce contexte que l’Union européenne a levé le régime des visas avec la Moldavie. Cette décision entrera en vigueur à partir du 28 avril. L’annulation du régime de visas lors d’une année électorale en Moldavie n’est pas un hasard. L’UE cherche ainsi à aider le gouvernement pro-occidental à rester au pouvoir pour poursuivre l’intégration européenne. En effet le pire cas de figure pour les visées otanesques et Européennes donc serait celui qui se dessine déjà à la fois l’autoproclamation de zones entières de leur adhésion à la CEI et le retour dans le reste du pays du parti communiste. Le régime sans visas avec l’Union européenne a une importance vitale pour la Coalition pour la gouvernance pro-européenne. Les législatives moldaves sont prévues pour novembre et la coalition devra faire le bilan des promesses réalisées depuis quatre ans. Or ce bilan n’est pas très réjouissant: le gouvernement s’est enlisé dans des scandales de corruption, n’a pas réussi à vaincre la pauvreté et a perdu sa popularité d’antan. Si en 2009, 55% des Moldaves étaient favorables à l’intégration européenne et seulement 30% souhaitaient adhérer à l’Union douanière (Russie-Biélorussie-Kazakhstan), ces indices sont respectivement de 44% et de 40% en 2013. Sans compter la montée en popularité du parti communiste d’opposition, qui prône également l’adhésion à l’Union douanière.

Dans ces circonstances, la levée des visas avec l’UE est l’unique réussite de la coalition au pouvoir en termes d’intégration européenne, dont les avantages pourront être ressentis par toute la population. Ce n’est pas par hasard si Chisinau insistait sur l’instauration du régime sans visas avant les législatives. Et Bruxelles a accepté, craignant un retournement de la Moldavie vers l’est.

l’euroscepticisme et la popularité de l’intégration eurasiatique ont le vent en poupe dans la république. Il n’y a pratiquement de pro-européen que les couches urbaines les plus aisées qui pourront bénéficier des voyages et des familles de travailleurs immigrés.

La décision de lever les visas pour les citoyens moldaves a été signée hier par le président du Parlement européen Martin Schulz et le ministre grec des Affaires étrangères Dimitris Kourkoulas.

Le régime sans visas est instauré pour des séjours de courte durée (il sera possible de se trouver en UE pendant 90 jours en six mois) et n’autorise pas à travailler dans les pays de l’Union européenne. Seuls les détenteurs de passeports biométriques pourront profiter de ce privilège.

La Moldavie sera le premier pays de la CEI à bénéficier d’un régime sans visas avec l’UE. Les négociations sur l’annulation des visas entre l’UE et les autorités moldaves ont duré un peu plus de trois ans. Bruxelles et Chisinau soulignent que c’est un délai record. L’Ukraine et la Géorgie, qui ont entamé les négociations approximativement à la même époque, ont pris du retard sur la Moldavie. La Commission européenne explique que Kiev et Tbilissi doivent encore travailler sur la réforme du système judiciaire, l’éradication de la corruption et le respect des droits de l’homme. En outre, l’Ukraine devra lancer la délivrance de passeports biométriques, une condition obligatoire pour passer au régime sans visas avec l’UE.

Cependant, cela ne garantit aucunement que le prochain gouvernement moldave s’orientera sur l’UE. "Le régime sans visas est une grande réussite de la coalition, et ses critiques devront le reconnaître. Mais il est difficile à dire dans quelle mesure cela contribuera à la popularité du gouvernement", déclare Arcadie Barbarosie, directeur de l’Institut des politiques publiques de Chisinau. Selon lui, il reste suffisamment de temps avant les élections et les habitants pourront apprécier l’avantage des voyages sans visas pendant les vacances d’été. "Mais je ne suis pas convaincu que cela suffira pour remporter les élections. Les problèmes sociaux existants ne concernent pas les visas ou leur absence. Ils sont d’un autre ordre: ce sont les retraites et les salaires des fonctionnaires bas, ainsi que l’image du gouvernement qu’il a lui-même détériorée", a déclaré l’expert.

Ce que l’on découvre et auquel je me suis toujours intéressée, Marianne peut en témoigner puisque notre volonté de collaboration part de cet intérêt commun est de comprendre ce qu’a été réellement l’effondrement de l’UNion soviétique, un phénomène qui ne parait pas partir des peuples mais des luttes d’appareil et surtout que reste-t-il de cette histoire là. sans nostalgie, mais parce que nous sommes françaises et que nous savons à quel point la France se divise encore aujourd’hui autour de Robespierre, il nous paraît important de voir ce qui demeure vivant dans la mémoire des peuples au-delà du théâtre médiatique.

 
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Publié par le avril 6, 2014 dans Europe, histoire

 
 
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