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Archives de Catégorie: Economie

Où est passé l’or ukrainien ?

 : 20 novembre 2014 20:27 

 http://rt.com/business/207347-ukraine-gold-reserves-gone/

Reuters/Arnd Wiegmann

Reuters/Arnd Wiegmann

Le Chef de la Banque centrale de l’Ukraine a divulgué certains renseignements choquants : son stock d’or a atteint un nouveau nadir – près de zéro. Depuis le début de l’année, les réserves d’or ont baissé presque 16 fois, ce qui pose la question, où toutes ces réserves sont-elles passées ?

« Les statistiques officielles de la Banque nationale montrent que la quantité d’or dans les coffres a chuté drastiquement, et on ne sait pas où c’est parti. Au début de ce mois, le volume d’or était d’environ $ 1 milliard, ou 8 p. 100 des réserves d’or totales, »  a déclaré la responsable  de la Banque nationale de l’Ukraine, Valeria Gontareva,  dans une interview à la TV de Kharkov.

Le 1er novembre, selon les dernières données disponibles, les réserves en devises s’élevaient  à $ 12,6 milliards, ce  qui met la réserve nationale d’or de l’Ukraine à seulement $ 123,6 millions, a signalé  ZeroHedge .

Cependant, ce chiffre est en contradiction avec les $ 988,7 millions, qui est le niveau d’or qui doit être maintenu, si le ratio d’or de réserves totales était de 8 pour cent.

En février, quand le président Vicktor Yanukovich a été renversé, les réserves d’or s’établissaient à environ 21 tonnes, selon le Président de la Banque nationale d’Ukraine Sergey Arbuzov.

Une hypothèse est que l’Ukraine a décidé de transférer son or vers les réserves des États-Unis peu après le coup d’État présidentiel lorsque le premier ministre Arseniy Yatsenyuk a tenu une réunion avec le président Obama.

À la fin de février, l’or s’établissait à $ 1,8 milliards, soit environ 12 % des réserves. La Banque centrale a indiqué que les réserves s’élevaient à $ 1,6 milliards en juillet et en août et $ 1,7 milliards en septembre.

Reuters/Arnd Wiegmann

Reuters/Arnd Wiegmann

En octobre, la Banque a été contrainte de vendre $ 874 millions d’or pour faire face aux dettes nationales et étrangères du service public, selon le Fonds monétaire International.

Une des principales fonctions de la Banque nationale d’Ukraine est d’accumuler et de stocker des réserves en devises et métaux précieux.

En mai, l’ancien chef de la Banque, Stepan Kubiv, dit que l’Ukraine avait prévu d’utiliser une partie de sa première tranche du prêt du Fonds monétaire International pour booster les réserves d’or et réserves de devises pour stabiliser la hryvnia, très mal en point.

Le FMI, qui jusque là avait refusé des prêts à l’Ukraine en raison de la corruption, en avril, s’est engagé pour $ 17 milliards sur deux ans pour aider le pays en train de se rapprocher de l’Europe, de s’aligner sur elle et non sur la Russie.

La Banque a cessé de soutenir la monnaie à la mi-novembre, quand elle est tombée en complète chute libre. La hryvnia a perdu 50 % de sa valeur face au dollar depuis le début de l’année.

« La dévaluation de la hryvnia est maintenant de 100 %. À la dernière minute, les entreprises ont commencé à paniquer. Même après la dévaluation de 50 pour cent, qui a débuté en juillet, nous avons réussi à stabiliser la situation, mais c’est  alors que la guerre a commencé, » a dit Gontareva .

L’économie ukrainienne a filé hors de tout contrôle depuis la révolution et la guerre qui s’est développée dans le pays.  Le nouveau gouvernement fait face à des réserves extrêmement basses, une inflation exorbitante, la  pénurie de gaz naturel et une imminente faillite par défaut de remboursement sur les dettes.

 
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Publié par le novembre 21, 2014 dans Economie

 

La Chine choisit son « réquilibrage régional » face à l’offensive des Etats-Unis

Le président chinois Xi Jinping lors du sommet des dirigeants de la zone Asie-Pacifique, le 11 novembre.

Le président chinois Xi Jinping lors du sommet des dirigeants de la zone Asie-Pacifique, le 11 novembre. | AP/Goh Chai Hin

 Les dirigeants de l’Asie-Pacifique, réunis en sommet à Pékin, ont adopté mardi 11 novembre une « feuille de route » prévoyant de créer à terme une zone régionale de libre-échange, a annoncé le président chinois Xi Jinping.Le dirigeant, qui défend particulièrement ce projet  a qualifié d’« étape historique » le lancement de ce processus vers la zone de libre-échange de l’Asie-Pacifique (FTAAP), traduisant, selon lui, « l’engagement des membres de l’APEC en faveur de l’intégration de l’économie régionale ». Et ce avec l’accord de la Russie et l’hostilité manifeste des Etats-Unis au dit projet. Le terme « feuille de route » reflète le nécessaire consensus auquel doivent parvenir les 21 économies membres de l’APEC. Pékin souhaitait que le communiqué final du sommet fasse référence à une « étude de faisabilité » de la FTAAP, suscitant de fortes réticences des Etats-Unis qui y voyaient une mise sur les rails d’un futur accord multilatéral. La FTAAP est en concurrence avec le partenariat trans-Pacifique (TPP), un projet que Washington inscrit dans le « rééquilibrage » vers l’Asie de sa politique . Ce partenariat exclut La Chine en l’état et est considéré par des analystes chinois comme une tentative américaine  d’endiguer l’influence croissante, diplomatique et économique, de Pékin.Les économies membres de l’APEC représentent 57 % du PIB de la planète et 44 % des échanges commerciaux internationaux. En regard de cette information essentielle, nous inscrivons cet article du 25 octobre 2014 de jacques Sapir. Il  donne la toile de fond, mais depuis cette date est intervenu un événement important : l’initiation de la création d’une zone de libre-échange en Asie-Pacifique qui montre « le grand pivotement  » de la Chine et de la Russie qui peut endiguer la tentative de « rééquilibrage vers le pacifique des  Etats-Unis. Pour que le panorama soit complet , il faudrait y ajouter une nouvelle récente concernant la signature d’accord entre l’Iran et la Russie. (note de Danielle Bleitrach)

Chine, Russie: le grand pivotement par jacques Sapir

La récession qui frappe l’Europe depuis 2011 a, bien entendu, eu un impact non négligeable sur l’activité économique de la Russie. Elle a affecté l’activité des exportateurs, qu’il s’agisse des exportateurs d’hydrocarbures que des exportateurs de produits semi-finis (acier, métaux non-ferreux, produits chimiques de base). Ces exportations, quoique moins spectaculaires que celles des hydrocarbures, ont en réalité un impact bien plus important sur l’activité économique par le biais des chaînes de sous-traitance. De ce point de vue, l’impact de la crise en Europe sur l’emploi industriel en Russie a été sensible, mais somme toute assez bien digéré. Le taux de chômage est aujourd’hui inférieur à 5% de la population active. Néanmoins, il est clair que la Russie, dont l’Europe est le premier partenaire commercial, a « importé » en partie la récession ou la stagnation que connaît le continent européen. C’est ce phénomène qui a déclenché au sein des élites tant politiques qu’économiques russes une réflexion approfondie sur l’avenir des relations économiques avec l’Europe, mais aussi avec d’autres partenaires et en premier lieu des partenaires asiatiques.

 I. Les raisons d’un pivotement.

Dès la fin de l’année 2012, la croissance économique s’est mise à ralentir en Russie. Devant la situation économique de l’Union européenne, il était clair qu’il y avait un risque de connaître cette situation pendant encore plusieurs années. On parle de plus en plus de la perspective d’une « décennie perdue » en Europe, et en tous les cas pour les pays de la zone Euro. Il est clair que cette perspective n’a été perçue que progressivement au sein des élites politiques et économiques de la Russie. Vue comme un risque potentiel en octobre 2012, mais comme un risque que les européens pouvaient réduire et limiter, du moins dans la vision des dirigeants russes, cette perspective est devenue un fait objectif à l’automne 2013. Durant cette période, les dirigeants russes ont progressivement fait le constat de l’incapacité des dirigeants européens à prendre la mesure de la gravité de la situation économique. Ceci n’a certainement pas dû être facile car ils tenaient, en règle générale, ces dirigeants pour compétents et rationnels en ce qui concerne les mesures de politique économique. Le constat de l’impuissance des dirigeants européens, dans un domaine où ils étaient réputés être passés maîtres, a profondément ébranlé l’image de ces dirigeant européens pour l’élite russe. Elle a entraîné, par réaction, un changement important dans la stratégie du gouvernement russe. Ce changement se traduit par le choix vers l’Asie, choix qui a été fait en réalité entre la fin de 2012 et la fin du printemps 2013. De ce point de vue, on peut parler d’un réajustement pragmatique de la politique économique de la Russie[1].

Le gouvernement russe a déployé beaucoup d’efforts pour réorienter le commerce international de la Russie vers l’Asie et en particulier vers la Chine. Il a cherché, aussi, à développer une zone de libre-échange avec certains des pays de l’ex-Union soviétique. Sur ce terrain, il est clair que les objectifs économiques se combinent et se conjuguent avec des objectifs politiques. Il s’agit tout à la fois de trouver de nouvelles sources de croissance pour l’économie russe et de constituer un bloc géopolitique capable de résister aux tentatives de déstabilisation américaines. Sur le plan économique, le principe d’une diversification des partenaires commerciaux est très certainement judicieux. Mais, la réalisation de ces objectifs aurait du être étalée dans le temps. Par ailleurs, même si la part de l’Europe dans le commerce extérieur de la Russie était appelée à baisser du fait de la conjoncture économique, elle devait initialement certainement rester importante. En fait, la solution ne réside donc pas tant dans une réorientation des flux de commerce extérieur (même si cette réorientation est apparue comme nécessaire dès 2012[2].

Tableau 1

Exportations et importations de la Russie par zone géographique

A. Exports

Reste du monde

CEI

BRICS

Autre Asie

Iran et Turquie

Suisse et Norvège

Etats Unis et Canada

UE

2000

12,0%

15,5%

6,9%

4,2%

3,6%

3,9%

4,6%

49,2%

2005

7,7%

15,6%

7,4%

3,0%

5,3%

4,7%

2,7%

53,6%

2010

6,0%

17,7%

7,8%

6,7%

6,0%

2,4%

3,4%

50,0%

2011

7,6%

18,2%

9,0%

6,1%

5,6%

2,4%

3,3%

47,8%

2012

7,2%

17,6%

9,7%

6,2%

5,6%

2,2%

2,5%

49,0%

B. Imports

Reste du monde

CEI

BRICS

Autre Asie

Iran et Turquie

Suisse et Norvège

Etats Unis et Canada

UE

2000

7,8%

34,2%

5,9%

3,0%

1,2%

1,3%

8,5%

38,2%

2005

7,8%

19,2%

11,0%

10,5%

1,9%

1,6%

5,1%

42,8%

2010

8,1%

13,9%

20,4%

8,3%

2,2%

1,7%

5,5%

39,9%

2011

7,9%

14,7%

18,8%

9,4%

2,2%

1,6%

5,4%

40,1%

2012

9,4%

12,7%

19,3%

9,4%

2,3%

1,5%

5,7%

39,6%

BRICS : Brésil, Chine, Inde et Afrique du Sud. Autre Asie : Japon, Corée, Singapour et Vietnam. Source : Banque Centrale de Russie

 II.   Le développement de relations privilégiées avec la Chine

Le développement des relations commerciales entre la Chine et la Russie était dans l’ordre des choses, compte tenu de la taille de l’économie chinoise et de son fort potentiel de croissance. Mais, la dimension économique n’a pas été la seule en cause dans ce rapprochement. Progressivement, les deux pays se sont découverts des intérêts communs face aux Etats-Unis. C’est ce qui a conduit Moscou et Beijing à prendre diverses initiatives sur la convertibilité réciproque du Rouble et du Yuan[3], mais aussi sur l’usage parallèle du Rouble et du Renminbi dans les échanges[4]. Ceci correspond à la stratégie chinoise de renforcement progressif du Yuan/Renminbi. En fait, depuis 2010, un certain nombre de mesures importantes ont été annoncées :

  1. Fin 2010, le yuan peut être échangé pour la première fois contre des roubles sur la place boursière de Moscou (avec une cotation électronique).
  2. Fin 2011, la Chine et le Japon annoncent avoir signé un accord pour utiliser leurs monnaies respectives au lieu du dollar dans leurs échanges commerciaux.
  3. En septembre 2012, la Chine et la Russie réitèrent en mettant fin de manière historique au règne du pétrodollar, signant un accord permettant aux Chinois d’acheter autant de pétrole qu’ils le souhaitent en yuan. Cet accord est confirmé par les présidents des deux pays en septembre 2013.
  4. Mars 2013, le Brésil signe un accord lui permettant de payer ses biens importés en reals, tandis que la Chine paiera ses biens importés directement en yuan.

Il est clair que le rôle du Renminbi comme monnaie de transaction s’accroît désormais rapidement. Selon SWIFT[5], l’utilisation de la monnaie chinoise comme devise de paiement international a fait un bond de 24% la propulsant au 13ème rang des monnaies de règlement des transactions commerciales dans le monde contre la 20ème place en 2012. Cette situation a connu un basculement important en 2013 et 2014. Les investissements directs asiatiques, et en particulier chinois, ont augmenté très fortement. Ceci correspond à la création d’un Fonds d’investissement conjoint sino-russe  qui a été mis en place en réalité en juin 2012, mais qui a commencé ses opérations à la fin de 2012. Ce Fonds a été créé conjointement par le Fonds russe des investissements directs et la Corporation chinoise des investissements. La société de gestion du Fonds est détenue à 60% par la Russie et à 40% par la partie chinoise. L’objectif concernant le volume des investissements du fonds était de 4 milliards de dollars. Il semble avoir été atteint dès la fin de 2013[6]. Les investissements japonais et coréens ont aussi augmenté, quoique dans une moindre mesure par rapport aux IDE chinois. Ces investissements sont largement concentrés dans le domaine des infrastructures de transport (oléoducs et gazoducs[7], mais aussi transports ferroviaires et aériens), dans le domaine industriel et dans le domaine agricole.

Ceci devrait changer la donne à moyen terme dans le domaine des exportations des hydrocarbures et mettre fin à la prééminence de l’Europe comme principal client de la Russie. Dans l’accord annoncé en juin 2014, lors du Forum Economique de Saint-Pétersbourg, la compagnie pétrolière publique russe Rosneft entend fournir 365 millions de tonnes de pétrole à la Chine jusqu’en 2038, et ce pour un montant de 270 milliards de dollars. Les premières livraisons ont été effectuées en juillet 2013 (800.000 tonnes), mais sont restées à un niveau symbolique. Par contre, le volume de livraisons devrait être porté à 2 millions de tonnes en 2014 et à 15 millions de tonnes en 2015. Ces chiffres restent cependant encore loin de ceux livrés aux pays européens. Les exportations russes se montant pour les pays Non-CEI à 208 millions de tonnes en 2013. Mais, la perspective de voir le flux avec la Chine atteindre 15% des exportations hors-CEI d’ici 2017 n’est nullement irréaliste. Dans ce projet, Rosneft a aujourd’hui deux partenaires chinois : la CNPC et Sinopec. Des projets tout aussi importants ont donné lieu à des accords en cours de négociation tant avec le Japon, où la question de l’énergie se pose de manière particulièrement aiguë depuis l’accident de Fukushima, qu’avec la Corée du Sud. Ces accords sont largement liés au développement des champs gaziers de Sakhaline (en Extrême-Orient russe) et de Kovytka.

III. La dynamique des sanctions et la réalité de l’économie russe.

Il est donc clair que bien avant que s’enclenche la dynamique des sanctions à la suite des événements en Ukraine, la Russie était engagée dans un processus de basculement tant de ses flux commerciaux que de ses investissements vers l’Asie. Mais, la logique des sanctions et des contre-sanctions prises par la Russie a conduit très certainement à  accélérer ce processus. Les éléments existent aujourd’hui pour une forte relance de l’économie, en partie liée à la substitution aux importations. Il est possible aujourd’hui de revenir à des taux de croissance élevés, comme ceux que la Russie a connu de 2002 à 2008, en particulier par le mécanisme de substitution. Mais, ceci implique des investissements importants. C’est aujourd’hui la question centrale du développement économique. Il est clair que l’on veut relocaliser en Russie une partie des productions car, jusqu’à maintenant, les grandes sociétés russes considéraient le marché mondial comme un « supermarché » où elles faisaient leurs courses. La situation actuelle a fait comprendre que cette politique n’était pas saine. Et ceci ne concerne pas seulement les pays ayant appliqué les sanctions. C’est un choix général.

Les indicateurs macroéconomiques révèlent une certaine déconnexion entre l’évolution du taux de change, qui est certainement le point sur lequel les sanctions ont eu le plus d’effets, et celui de l’économie réelle. Cette déconnexion se traduit par l’accélération de la production industrielle, qui devrait se traduire à terme dans les résultats du PIB. Une tendance analogue est sensible pour la consommation des ménages, après une forte réduction de janvier à juin 2014. L’évolution de la production industrielle est liée à plusieurs facteurs qui se conjuguent. On notera parmi les plus importants d’entre eux :

  • (a)   Les effets de l’accroissement des dépenses militaires, suite aux décisions prises en 2012 et au début 2013, et dont les effets industriels commencent à se voir.
  • (b)  L’impact du mécanisme de substitution aux importations, d’abord les importations en provenance d’Ukraine puis, depuis quelques semaines les importations agro-alimentaires de l’UE et des Etats-Unis.

Mais, ce mouvement de reprise de l’activité industrielle est aussi soutenu par la consommation. Si, en volume, la consommation des biens alimentaires et des alcools est restée stable ces trois derniers mois, la consommation des biens manufacturés s’est accrue de 3,5% (sur les mêmes mois de l’année 2013).

Graphique 1

Evolution de la production industrielle et de la consommation des ménages

 A - GR1

Si les niveaux d’accroissement de la consommation comme du revenu réel des ménages ont baissé par rapport à 2013, l’essentiel de cette baisse a été faite dans le premier semestre de 2014. La situation s’est donc stabilisée durant l’été, et montre des signes de robustesse pour la fin de l’année.

On notera, enfin, que le « run » sur les banques russes auquel certains s’attendaient à la suite des sanctions ne s’est pas produit. Par contre, après un démarrage très important sur la fin 2013 et le début de 2014, les achats dans l’immobilier ont largement fléchi. Ceci semble être causé par la hausse des taux d’intérêts.

 IV.          Le projet d’intégration à l’échelle de l’Eurasie.

Dans ce cadre, la constitution d’un espace commun sur le continent Eurasiatique qui a été proposée par le Président Vladimir Poutine lors des entretiens « Valdaï » qui se sont tenus les 22-24 octobre 2014 à Sotchi à la fois apparaît à la fois comme un projet géopolitique ET comme un projet économique.

En géopolitique, il s’agit d’éviter une nouvelle coupure de cette masse continentale, que ce soit en évitant la reconstitution des blocs de la guerre froide mais aussi en prévenant un possible retour du conflit entre la Russie et la Chine. C’est un point essentiel pour les dirigeants russes. On a tendance à ignorer en Europe qu’en Extrême-Orient, et ce contrairement à ce qui s’est passé en Europe, il n’y a pas eu de rétractation de la Russie avec la fin de la guerre froide. La dissolution de l’URSS ne s’est nullement accompagnée de modifications de frontières. Celles d’aujourd’hui sont celles de 1945, telles qu’elles avaient été fixées au sortir de la seconde guerre mondiale. Or, ces frontières ont été historiquement contestées, que ce soit dans des conflits sino-soviétiques (au début des années 1930 lors du tournant réactionnaire du Kuomintang ) ou dans les années 1960 lors du conflit politico-idéologique entre Moscou et Pékin. Ces frontières ont été aussi contestées par le Japon, et si l’on se souvient de la guerre de 1904-1905 dont la raison fut la présence russe en Corée, on a tendance à oublier les combats du lac Khasan (1938) et surtout de Khalkhin-Ghôl en 1939 puis de Mandchourie en 1945[8]. L’idée de pouvoir, à travers cet accord, arrimer la Chine à un projet continental est une dimension importante de la pensée stratégique de Vladimir Poutine.

En économie, il voit aussi l’intérêt, pour la Russie, d’être un pont entre l’Europe occidentale et la Chine. Dmitry B. Kuvalin, un des chercheurs les plus remarquables de l’Institut de Prévisions Economiques de Moscou, a réalisé une étude qui a été commanditée par le conseil de l’Union Eurasienne, sur les avantages d’un système commun de transport entre la Belarus, le Kazakhstan, la Russie et la Chine[9]. Cette étude a été réalisée par l’Institut de Prévision de l’Economie Nationale (IPEN-ASR). L’IPEN-ASR a rapidement démontré que l’horizon pertinent était en réalité 2030. Dans le cas de l’Union Eurasienne (UEurAs), et ce contrairement à l’Union européenne, l’intégration procède de la coopération multilatérale, et non de la constitution d’instances décisionnelles supranationales. Ainsi, les ministères des transports nationaux conserveront la mainmise sur le système de transport. La Commission de l’Union Eurasienne aura avant tout un rôle consultatif. En fait, cette stratégie de développement intégrée ne remplace pas la stratégie ferroviaire nationale. Vu le territoire de l’UEurAs il est clair que les transports ferroviaire et aériens ont un rôle important. Ils représentent 8% du PIB et ils emploient, au total, 15 millions de personnes. Le volume transporté est supérieur à 150 millions de tonnes par chemins de fer. Cette étude a permis de montrer deux choses :

  1. Jusqu’en 2020, pour le Belarus, il y aura un accroissement de 5% uniquement liés à l’intégration. A l’intérieur de l’UEurAs le transport va s’accroître de 7%. Les gains en PIB seront pour le Belarus de 0,4% par an. Un accroissement du même ordre est attendu (0,5% par an) pour le Kazakhstan. Le volume de transport devrait s’accroître de 8,5% en 2025 (et de12% jusqu’en 2030). Il est plus faible pour la Russie, devant atteindre en moyenne 0,1% par an jusqu’en 2030. C’est compréhensible du fait de la taille générale de l’économie. Le premier résultat est donc que l’UEurAs bénéficiera avant tout au Belarus et au Kazakhstan et peu à la Russie.
  2. Mais, et c’est un point très important, le volume de fret en transit augmentera très fortement. L’intégration des systèmes de transport fera de la Russie un « pont » entre l’Europe et l’Asie (la Chine). C’est là que se situerait l’effet positif maximal pour la Russie, qui serait donc un effet indirect et non un effet direct. Une partie du trafic pour l’instant maritime devrait se faire par chemins de fer. Cet effet est estimé entre 0,4% et 0,6% de croissance du PIB par an.

Dans le cadre de cette étude, il a été étudié la création de nouvelles lignes, dites « à grande vitesse », en particulier desservant la Chine à partir du Sinkiang, et se connectant soit avec les ports de la Baltique, soit les ports de la Mer Noire. Ce programme correspond à l’intégration des plans nationaux de systèmes à Grande Vitesse, qui devraient être étendu au Fret. Cette ligne « Grande Vitesse » connecterait d’abord Ekaterinbourg à Astana et Astana à Almaty. Trois centres logistiques seraient alors construits, l’un entre la Chine et le Kazakhstan (entre Almaty et Urumchi), l’autre à Ekaterinbourg et le troisième à Moscou. Ces centres logistiques seraient doublés par des centres aéroportuaires (celui de Moscou devant être délocalisé à Kazan car les plateformes de Moscou sont aujourd’hui saturées). L’idée est d’avoir une ligne Helsinki – Moscou – Pékin et Brest-Litovsk – Moscou – Pékin. La dérivation Moscou – Brest-Litovsk a été étudiée pour le compte du Belarus. On sait qu’un accord de principe a été signé récemment, prévoyant 230 milliards d’investissements dans les 15 prochaines années[10].

Le gouvernement de la Corée du Sud s’est rallié en octobre à l’idée d’une initiative Eurasienne joignant la Corée à la Russie pour les questions énergétiques et de transport. On voit que ces initiatives pré-datent les sanctions. La Russie a décidé en réalité depuis plusieurs années d’étudier la question du développement des transports dans les régions de Sibérie orientale et de l’Extrême-Orient. Le but est d’accroître le volume du fret transporté mais aussi d’augmenter le niveau de vie dans ces régions. Ce projet inclut la modernisation du BAM (qui passerait à deux voies alors qu’il est actuellement à voie unique), le développement du port de Magadan, et la desserte ferroviaire de Magadan et des ports de la côte orientale. Les coûts d’investissements seront importants, probablement autour de 4 milliards d’Euros pour la desserte ferroviaire des ports.

On constate que l’idée de l’intégration Eurasiatique est un projet cohérent, tant du point de vue géopolitique de du point de vue économique. C’est, à l’évidence, un projet majeur pour le gouvernement russe et pour Vladimir Poutine.

 


[1] Clément-Pitiot H., «La stratégie de l’économie russe en perspective: le choix du pragmatisme?», Note de l’Observatoire franco-russe, Moscou, 2014, n°6, 26 p

[2] Ce qui ressort des entretiens au Club Valdaï d’octobre 2012. Voir Sapir J., « La diplomatie russe, entre Asie et Euro(pe) », note postée sur RussEurope, le 27/10/2012, http://russeurope.hypotheses.org/390

[3] La Voix de la Russie, « Moscou et Pékin s’attaquent au dollar », 26 juillet 2013, http://french.ruvr.ru/2013_07_26/Moscou-et-Pekin-s-attaquent-au-dollar-0076/

[4] C. Luo, « Russian roubles flow freely in Heilongjiang border city », South China Morning Post,  URL : http://www.scmp.com/news/china-insider/article/1376913/russian-roubles-flow-freely-heilongjiang-border-city

[5] Ou Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication.

[8] Sapir J., La Mandchourie Oubliée – Grandeur et démesure de l’Art de la Guerre soviétique, Éditions du Rocher, Paris-Monaco, mai 1996.

[9] Il a présenté les résultats de cette étude au séminaire franco-russe sur le développement régional, qui s’est tenu à l’EHESS les 6 et 7 octobre dernier.

 
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Publié par le novembre 12, 2014 dans Amérique, Asie, Economie

 

Le Nouveau classement global des 10

25

Par PPP (purchasing power parity- parité de pouvoir d’achat) -Comme le FMI/Banque Mondiale ont été obligé de l’admettre cette semaine :

1.China
2.U.S.
3.India
4.Japan
5.Germany
6.Russia
7.Brazil
8.France
9.Indonesia
10.U.K.

Cinq nouvelles puissances émergent (Appartenant au sud dont quatre BRIC ) cinq dans l’establishement (compte tenu du japon qui est un crypto-ouest), une tendance vers le sud avec sur le dessus du panier la CHine. Tout est beaucoup plus complexe, car en ce moment tout le monde, excepté la CHine et l’indonésie flirte avec la récession et une croissance zéro… Il est aisé de voir qui le vent pousse…

 
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Publié par le octobre 16, 2014 dans Economie

 

augmentation des salaires en Chine

4En Chine, les salaires devraient encore grimper de 10 % en 2014

Les salaires devraient augmenter de 10 % en Chine en 2014, selon plusieurs analystes. Une hausse encouragée par le pouvoir, alors que le pays mise sur la demande intérieure et l’industrie des services pour réussir une nouvelle étape de son développement. Avec un risque: les manufacturiers à bas coûts désertent peu à peu «l’atelier du monde» et la croissance se tasse.

Le Parti communiste chinois (PCC) pousse les entreprises à maintenir le rythme des augmentations de salaires afin de s’assurer le soutien de l’opinion à l’ambitieux programme de réformes, adoptées lors du troisième plénum du PCC en novembre. Les ouvriers de Shenzhen ont déjà obtenu une hausse de 13 % pour 2014 alors que ceux de Yangzhou ont décroché une augmentation de 15,6 %.

Ces revalorisations salariales devraient accélérer le mouvement de délocalisations vers les pays d’Asie du Sud-Est, notamment le Vietnam, le Cambodge ou encore le Bangladesh. Ces effets pervers ne font pas dévier le pouvoir de son objectif à long terme: soutenir la consommation, contrer les effets du vieillissement de la population et du tarissement relatif de la main-d’œuvre. Le PCC a décidé en novembre un assouplissement de la politique de l’enfant unique et une refonte du Hukou, le système de permis de résidence, qui nuit à la mobilité de la main-d’œuvre. Cependant, le rythme des augmentations de salaires diminue, alors que la croissance se tasse. En 2012, les salaires dans les zones urbaines ont connu une hausse de 11,9 % contre 14,4 en 2011, selon le Bureau national des statistiques.

Rééquilibrage

En 2013, les augmentations étaient «tombées» à 11 %. La hausse la plus significative – 18,5 % – remonte à 2007, la croissance du PIB plafonnait alors à 14,2 %, son niveau le plus élevé depuis 1992… En 2013, alors que son modèle de développement économique s’essouffle, la Chine a probablement enregistré une croissance de 7,6 %, le rythme le plus faible depuis quatorze ans, selon un rapport gouvernemental.

La Chine avait vu sa croissance économique accélérer à 7,8 % au troisième trimestre 2013, marquant sa première accélération après deux trimestres de net ralentissement. L’objectif d’une croissance de 7,5 % a été adopté lors d’une réunion à huis clos sur la stratégie et les réformes économiques prioritaires en 2014. Les économistes chinois peuvent s’appuyer sur une récente série d’indicateurs attestant d’une croissance certes ralentie, mais stabilisée.

La priorité affichée par Pékin reste de rééquilibrer l’économie chinoise pour favoriser le développement de la consommation et des services alors que la croissance repose pour l’instant avant tout sur les exportations et l’investissement.

Ce rééquilibrage devrait se traduire par un ralentissement de la croissance, que Pékin se dit prêt à accepter s’il mène à plus de stabilité. Mais l’ampleur de ce ralentissement a surpris en 2013 au point que le gouvernement a pris des mesures de relance pour soutenir l’activité.

 
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Publié par le octobre 16, 2014 dans Asie, Economie, société

 

A Morlaix, les agriculteurs mettent le feu à l’hôtel des impôts

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La folie de l’Europe, de ses jeux derrière l’OTAN, le même jour ou le Parlement européen vote encore et toujours plus de sanctions, les agriculteurs qui souffrent de l’embargo russe, directement ou indirectement puisque le marché est saturé et que les gens n’ont plus les moyens d’acheter, que la grande distribution en profite, tandis que la famille Mulliez (Auchan, carrefour, etc) se réfugie en Belgique pour ne plus avoir à payer d’impôts en France… Toute l’absurdité criminelle du système capitaliste destructeur des hommes et de leur production, autant que de l’environnement est là dans ces feux…

22h30. Les agriculteurs sont désormais devant l’hôtel des impôts. Ils continuent de déverser des artichauts en grosse quantité (entre 60 et 80 tonnes de brocolis, artichauts, pommes de terre devant l’hôtel des impôts; 150 tonnes au moins déversés zone de keriven) et ont mis le feu à l’hôtel des impôts

Dans le temps ils venaient les distribuer dans les cours des immeubles … c’est sûr c’était moins spectaculaire

Les agriculteurs continuent de souffrir de l’embargo russe et de la chute des cours de pommes de terre et d’échalotes. Ils ont déversé une quantité importante d’artichauts invendus.

 
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Publié par le septembre 20, 2014 dans actualités, Economie, Europe

 

La saison théâtrale va bientôt reprendre à Donetsk

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http://www.novorosinform.org/news/id/8936

Sur le territoire de la République populaire de Donetsk ont commencé les préparatifs pour l’ouverture de la nouvelle saison théâtrale, a annoncé Yuri Lekstutes, Ministre de la Culture de la République populaire par interim.

« Dès à présent, les travailleurs de théâtre reviennent progressivement à Donetsk. Bien que certains d’entre eux aient décidé de prolonger leurs vacances à leurs frais. Pour le moment, les institutions culturelles sont principalement occupées à faire l’inventaire de leurs biens. Les problèmes dans ce domaine sont énormes. La culture en Ukraine n’a jamais été à l’honneur et n’était pratiquement pas financée.

Il convient de noter que personne n’oblige les gens à s’exposer aux balles et aux obus. Ils soutiennent la jeune république, mais il faut aussi tenir compte de la loi en vigueur aujourd’hui sur la situation militaire. Selon lui, tous les concerts de masse et événements similaires, qui rassemblent un grand nombre de personnes sont interdits. Seulement dans de rares exceptions sont menés des événements culturels de masse « , – a expliqué Yuri Olégovitch, commentant les particularités de la vie culturelle dans une ville assiégée. En effet, pour la protection des civils lors d’un concert il faut mobiliser un grand nombre de militaires. Selon lui, au cours de la manifestation antifasciste de masse sur la place Lénine, l’armée de DNR avant cet événement a détruit 5 « Grad » de l’armée ukrainienne qui prévoyaient de tirer sur les participants venus à ce rassemblement et concert pacifique. Cependant, a assuré le ministre il est déjà prévu d’organiser quelques concerts. Par exemple, la Philharmonie de Donetsk en a programmé un certain nombre pour septembre. Les préparatifs ont également commencé pour la nouvelle saison au Théâtre d’art dramatique et lyrique de Donetsk.

La vie culturelle sur le territoire de la RPD ne sera déployée à pleine capacité qu’après la libération de l’ensemble de notre territoire des troupes de la junte ukrainienne.

 
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Publié par le septembre 15, 2014 dans actualités, Economie, Europe

 

Sergueï Glaziev propose une alliance contre le dollar pour forcer les Etats-Unis à mettre fin à la guerre de sécession de l’Ukraine

4atUn conseiller de de Poutine propose une alliance contre le dollar pour forcer les Etats-Unis à mettre fin à la guerre de sécession de l’Ukraine

Putin’s aide proposes anti-dollar alliance to force US to end Ukraine’s civil war
http://voiceofrussia.com/2014_06_18/Putins-aide-proposes-anti-dollar-alliance-to-force-US-to-end-Ukraines-civil-war-8030/

© ФОТО: « ГОЛОС РОССИИ »

Sergueï Glaziev, le conseiller économique de Vladimir Poutine, a publié un article qui élabore un plan pour « atteinte à la puissance économique des Etats-Unis » afin de forcer Washington à arrêter la guerre civile en Ukraine. Glaziev estime que la seule façon de faire renoncer à l’US ses plans sur le démarrage d’une nouvelle guerre froide est d’attaquer le système dollar.

Dans son article, publié par Argumenty Nedeli, le conseiller économique de m. Poutine et un des  cerveaux de l’Union économique eurasienne, fait valoir que Washington cherche à provoquer une intervention militaire russe en Ukraine, à l’aide de la junte de Kiev comme appât. S’il y arrive, ce plan donnera Washington un certain nombre d’avantages importants. Tout d’abord, il permettra aux Etats-Unis d’introduire de nouvelles sanctions contre la Russie, radier du portefeuille de Moscou des bons du Trésor américain. Il est encore plus important qu’une nouvelle vague de sanctions crée une situation dans laquelle les entreprises russes ne seront pas en mesure de payer leurs dettes aux banques européennes.

Selon Glazyev, la « troisième phase dite » des sanctions contre la Russie sera d’un coût considérable pour l’Union européenne. Le montant total des pertes sera supérieurs à 1 billion d’euros. Ces pertes nuiront gravement l’économie européenne, en faisant des États-Unis le seul « refuge » dans le monde. Des sanctions sévères contre la Russie vont aussi détourner Gazprom du marché énergétique européen, le laissant grand ouvert pour le GNL beaucoup plus coûteux des États-Unis.

La cooptation de pays européens dans une nouvelle course aux armements et opérations militaires contre la Russie vont augmenter l’influence politique américaine en Europe et aideront les Etats-Unis à contraindre l’Union européenne d’accepter la version américaine de la transatlantique et le partenariat pour l’investissement, un accord commercial qui va transformer fondamentalement l’UE en une grande colonie économique des États-Unis. Glaziev croit qu’enflammer une nouvelle guerre en Europe sera seulement profitable pour l’Amérique et créera seulement des problèmes pour l’Union européenne. Washington a utilisé à plusieurs reprises des guerres mondiales et régionales au profit de l’économie américaine, et maintenant la maison blanche essaie d’utiliser la guerre civile en Ukraine comme un prétexte pour répéter le vieux truc.

Selon Glazyev, l’ensemble des contre-mesures vise spécifiquement la principale force de la machine de guerre américaine, c’est-à-dire l’imprimerie de la Fed. Le Conseiller de Poutine propose la création d’une « large alliance anti-dollar » des pays désireux et capables d’abandonner le dollar dans leurs échanges internationaux. Les Membres de l’alliance devraient également s’abstenir de maintenir dans leur  monnaie se réserve les instruments libellés en dollars. Glaziev préconise de traiter les positions en instruments libellés comme exploitations de titres indésirables et croit que les régulateurs doivent exiger la pleine garantie de valeur de ces participations. Une coalition anti-dollar serait la première étape pour la création d’une coalition contre la guerre qui peut aider à empêcher l’agression des États-Unis ‘ .

Sans surprise, Serguei Glaziev est d’avis que le rôle principal dans la création d’une telle coalition politique doit être joué par les milieux d’affaires européens parce que les tentatives de l’Amérique pour allumer une guerre en Europe et de la guerre froide contre la Russie menacent les intérêts des grandes entreprises européennes. A en juger par les récents efforts pour arrêter les sanctions contre la Russie, faite par les chefs d’entreprise allemands, Français, italiens et autrichiens, le conseiller de Poutine a raison dans son appréciation. Il serait un peu surprenant pour Washington,que  la guerre pour l’Ukraine puisse bientôt devenir la guerre d’indépendance de l’Europe depuis les États-Unis et une guerre contre le dollar.
Read more: http://131.253.14.125/proxy.ashx?h=MfiPm4bwdF_y9jjgv1a4Epj9ft16KxOW&a=http%3A%2F%2Fvoiceofrussia.com%2F2014_06_18%2FPutins-aide-proposes-anti-dollar-alliance-to-force-US-to-end-Ukraines-civil-war-8030%2F

 
 
 
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