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Une réponse communiste au western américain – Interview de Sergueï Lavrentyev

De la politique, certes, mais par-dessus tout de l’action et de l’aventure !

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Le Russe Sergueï Lavrentyev est critique de cinéma. Avec Ľudmila Cviková, il a eu l’idée de créer une section dédiée aux westerns tournés dans les pays d’Europe de l’Est, idée qu’il a proposée à divers festivals : Rotterdam, Göteborg, Crossing Europe festival de Linz, Era New Horizons festival de Wroclaw et Bratislava. Il a été le principal programmateur de la section « western rouges » à ces cinq festivals.

La section « Red Western » est un projet partagé par plusieurs festivals de cinéma. Tout a commencé à Rotterdam, et c’est à Bratislava que la boucle a été bouclée. Comment ce projet a-t-il vu le jour ?

C’est une longue et belle histoire. Tout a commencé en l’an 2000 à Portorož en Slovénie. Avec Ľudmila Cviková, nous avons rencontré notre ami serbe Miro Vučković pour discuter de nos projets. Je venais de terminer un petit livre sur Clint Eastwood et c’est là que Miro s’est souvenu de ses anecdotes sur Limonade Jo (Limonádový Joe) et les films avec l’acteur yougoslave Gojko Mitić. Et c’est ainsi qu’est née l’idée d’une section dédiée aux westerns rouges. Nous avons contacté le Musée du cinéma d’Amsterdam, mais il n’était pas intéressé, alors nous avons laissé tomber.

J’ai alors commencé à écrire un livre sur les westerns rouges. En 2002, j’ai fait une rétrospective intitulée « Western under the Red Banner » au Festival de Sotchi. J’ai terminé le livre en 2005, mais je ne l’ai pas publié avant 2009. Je I’ai montré à Ľudmila début 2010 et elle a dit qu’on pourrait peut-être en faire une programmation. Elle l’a proposé au Festival de Rotterdam. Ils ont beaucoup aimé et c’est comme ça qu’on a démarré ce travail.

C’était très compliqué, tout particulièrement pour obtenir les copies. Les droits des films tournés en URSS ont été partagés entre les studios. Bien sûr, certains d’entre eux ont disparu et plus personne ne sait où sont les droits. C’était un véritable cauchemar. Mais finalement, nous y sommes arrivés : il y a eu 25 films à l’affiche du festival de Rotterdam. Le succès était au rendez-vous et les gens du musée du cinéma ont dit : Comment avons-nous pu être aussi stupides ? Pourquoi n’avons-nous pas accepté cette programmation il y a 10 ans ?

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Les Loups Blancs. Foto: ZDF / © Progress/Eberhard Borkmann

Pourquoi les western rouges ont-ils été tournés ? Pourquoi a-t-on commencé à réaliser des westerns dans l’Est de l’Europe ?

La brochure du festival de Rotterdam consacrée à la rétrospective explique que ces films étaient « une réponse communistes au western américain ». La propagande soviétique qualifiait le western de genre contre-révolutionnaire faisant l’éloge des colons blancs et l’apologie du massacre des pauvres indiens. Malgré tout, le genre était très populaire et les gens avaient très envie de voir ces films. Les régimes en place ont donc décidé de produire leurs propres westerns en adéquation avec les valeurs communistes. L’intention était avant tout politique. Mais les réalisateurs étaient ravis de tourner ces films d’action et d’aventure.

Comment appelait-on ces films à l’époque ?

En Union soviétique, personne ne parlait de « western », le terme était pour ainsi dire proscrit. Il fallait dire « film héroïque d’aventure ».

Quelle est la principale différence entre un western rouge et un western américain ?

On m’a déjà posé la question  et j’ai répondu laconiquement : dans les westerns US classiques, les bons sont blancs et les méchants rouges, tandis que dans le western rouge, c’est l’inverse.

A l’apogée du western rouge, dans les années 1960 et 1970, certains westerns occidentaux revisitent les mythes de la conquête de l’Ouest. Existe-t-il un lien entre ces films ? Peut-on parler d’une influence réciproque ?

Je ne crois pas, je me souviens de ce critique qui travaillait au New York Times et dont j’ai par ailleurs oublié le nom : quand je lui ai parlé de western rouge, il était très surpris. Il m’a demandé de quoi il s’agissait. Je lui ai dit que ce genre a donné naissance à des dizaines de films. Il m’a répondu qu’il n’en avait jamais entendu parler.

Propos recueillis par Tomáš Hudák

 
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Publié par le octobre 14, 2014 dans cinema, civilisation, histoire

 

L’impensé de toutes les gauches : l’exclusion politique de la classe ouvrière et employée

http://www.reseaueducationpopulaire.info/?p=654

L’histoire contemporaine est aussi l’histoire d’une inclusion de la classe ouvrière dans la vie politique : celle des partis communistes en général et du PCF en particulier.
Cette histoire a été marquée par l’élection d’une centaine d’ouvriers communistes à l’Assemblée nationale en 1946. Malheureusement, cette inclusion fut réalisée sous direction stalinienne avec donc les conséquences que nous connaissons aujourd’hui. Car pour nous, la critique et donc le combat contre le stalinisme furent nécessaires pour venir à bout de cette doctrine catastrophique. Mais les forces capitalistes et leurs alliées en ont profité pour entraîner les autres gauches à jeter le bébé avec l’eau du bain. Ces autres gauches en profitèrent pour, à la fois : combattre le stalinisme (ce qui nous paraît un combat juste) et engager l’exclusion de la classe ouvrière et employée de la vie politique (politique que nous condamnons).

Classe ouvriere

La politique néolibérale ouverte dans les années 70 a donc éradiqué de la vie politique la seule force propulsive potentielle qui a un intérêt objectif, dans une période d’approfondissement de la crise comme actuellement, à mener conjointement la lutte contre les fléaux du capitalisme et in fine contre le capitalisme lui-même.
Mais l’histoire contemporaine est aussi l’histoire de l’exclusion ultérieure des ouvriers et des employés de la vie politique.

Un livre arrive à point nommé Le communisme désarmé du sociologue de l’INRA Julian Mischi (collection « Contre-feux » éditions Agone). Le sous-titre précise le propos : « Le PCF et les classes populaires depuis les années 70 ». Il montre les phases employées par le bloc dirigeant du PCF pour aller dans le sens de l’exclusion de la classe populaire ouvrière et employée (Julian Mischi parle lui des classes populaires pour parler des ouvriers et des employés) :

  •  d’abord la période d’abandon de la lutte des classes (exploités contre exploiteurs) au profit de la lutte des pauvres contre les riches (thématique prise dans la doctrine sociale de l’église) en faisant passer le PC de parti de la classe ouvrière en parti de l’unité du salariat (jusqu’au parti des « gens » de Robert Hue),
  •  puis la période « ouvriériste » qui remplace les cadres ouvriers forgés dans les luttes et les grèves par des permanents issus de la classe ouvrière mais qui n’ont eu comme seul employeur que le PC lui-même,
  • puis, l’arrivée massive des enseignants dans les cadres politiques du PCF,
  •  et enfin, devenir le parti des salariés de la fonction publique territoriale et de ceux qui travaillent pour les collectivités territoriales de gauche1.

Le livre cité offre une floraison de chiffres éloquente au niveau national et dans quelques départements dans lesquels l’auteur a épluché les archives des fédérations, des sections et des cellules. Par exemple, le secteur national « Vie du parti » montre que 23 % des adhérents de 2013 travaillent dans une collectivité territoriale (p. 90).

Ce livre illustre les déclarations de l’homme fort du PCF, Gaston Plissonnier, dans le passage d’une phase à l’autre et montre comment le Parti a supprimé les structures internes de formations longues (indispensables pour l’inclusion des ouvriers et des employés comme cadres politiques) pour s’en remettre aux couches moyennes intermédiaires et surtout supérieures formées par l’université néolibérale.

J. Mischi montre que si l’opinion publique n’a eu vent que des critiques et dissidences intellectuelles (qui ont une plus grande visibilité, par contre, dans la presse), la réalité interne a été principalement une contestation des cadres ouvriers eux-mêmes. C’est une des raisons du passage à la phase ouvriériste où le pouvoir est alors transféré à des ouvriers diplômés mais qui, à la sortie de leurs diplômes, ont été directement des permanents salariés du parti.

Résultat de ce processus, le PCF – comme les autres partis de gauche d’ailleurs2 – n’attire plus les ouvriers et les employés3, majoritaires dans la population active, et du coup le recul électoral est violent aux élections locales.

L’ouvrage de Mischi a aussi l’intérêt d’illustrer l’idée que la lutte des classes a été remplacé par la lutte pour la diversité des catégories (femmes, maghrébins, noirs, croyants communautaires, etc.). Cette politique du communautarisme catégoriel a aussi contribué à la marginalisation des cadres ouvriers.

Exit les cadres ouvriers masculins remplacés par la diversité culturelle des couches moyennes intermédiaires mais surtout supérieures. Voilà ce qu’a développé la prégnance néolibérale. Car bien sûr, on ne remplaçait pas les ouvriers masculins par des ouvrières ou employées féminines ! Inutile de dire que si on est une femme, ouvrière ou employée et maghrébine, cela devient la triple peine. Comme si la lutte des classes n’existait pas dans les catégories de la diversité ! On comprend mieux pourquoi la parité hommes –femmes dans les municipalités et les régions n’a eu aucun effet par rapport aux besoins des femmes ouvrières et employées, par exemple sur le manque de plus de 400.000 places de crèches collectives ou familiales ou sur les difficultés accrues des femmes pour l’accès à des centres IVG publics !

Sociologiquement, l’Autre gauche est malheureusement en cours de rattrapage de la sociologie des solfériniens socialistes ! Alors qu’en 1946, le PCF avait réussi à faire élire une centaine d’ouvriers à l’Assemblée nationale !

Le résultat est donné par l’étude du Centre d’études de la vie politique française (CEVIPOF) réalisé par le chercheur du CNRS Luc Rouban. Avec les élections 2011-2014, près du tiers des conseillers généraux et régionaux sont issus des couches supérieures. Ce chiffre monte à 81,5  % pour les députés. Ce chiffre est porté à 93 % pour les maires des villes de plus de 100.000 habitants ! Alors qu’ils ne représentent que 15  % de la population. Le nombre de députés émanant des couches populaires est de 0, 2 %. Pourquoi ne parle-t-on jamais de parité sociale ? N’est-ce pas une forme de lutte de classe, entre la classe ouvrière et une bourgeoisie intellectuelle qui a pris son essor avec le développement de l’enseignement supérieur dans les années 60, et qui a évincé la classe ouvrière de la représentation dans la République ?

Nous savons bien sûr qu’il y a de nombreuses autres causes qui ont participé à cette exclusion de la classe populaire ouvrière et employée : désindustrialisation, évolution des forces productives, « révolution informationnelle », suppression des usines bastions, chômage et précarité, etc. Mais nous savons aussi que le « communisme municipal » a poussé l’appareil du  PCF à s’auto-reproduire dans la consanguinité, après que la passerelle PCF-CGT qui fournissait des cadres ouvriers au PCF fut progressivement fermée.

Disons-le tout à trac : sans processus culturel, économique et politique pour lutter contre l’exclusion politique des ouvriers et des employés majoritaires dans le peuple4, il n’y aura pas d’alternative au modèle politique néolibéral que ce soit dans sa forme « droite », ou dans sa forme « gauche », ou dans sa forme « droite et extrême droite » comme dans les années 30.

Jamais dans l’histoire, les couches supérieures n’ont défendu les intérêts de la classe populaire ouvrière et employée sans que celle-ci soit représentée dans les responsabilités politiques. Quel que soit l’enthousiasme militant autour des nombreuses initiatives qui fleurissent ici et là.

Mais ce processus est-il irréversible ? Nous pensons que non, si une prise de conscience a lieu qu’il n’y a pas de transformation culturelle, sociale et politique possible sans représentation de la classe populaire ouvrière et employé dans un parti qu’elle perçoit comme étant le sien.

Nous appelons les responsables politiques de gauche à faire de la parité sociale une priorité en s’ouvrant à nouveau aux militants issus du monde du travail et en favorisant leur effective intégration aux structures politiques, à tous les niveaux. Nous appelons aussi les responsables syndicaux à réinvestir le champ politique en s’engageant durablement dans les structures de la gauche politique pour contribuer à leur transformation.

Errare humanum est, perseverare diabolicum (L’erreur est humaine mais persévérer serait diabolique).

 

Article original via Respu

 

  1. Le Front de gauche thématique « Ville Habitat » est de ce point de vue intéressant à étudier
  2. En particulier le parti socialiste, ex « Section Française de l’Internationale Ouvrière », qui n’a plus d’ouvriers dans ses cadres depuis longtemps, la génération des enseignants étant même en cours de remplacement par des diplômés de Sciences Po et de l’ENA.
  3. 70 % des ouvriers et des employés, des moins des jeunes de moins 35 ans, des couples gagnant moins de 20.000 € par an, des chômeurs, se sont abstenus à l’élection européenne de mai 2014.
  4. Il est étonnant de voir que le manque de visibilité des femmes (qui représentent 53% de la population active) dans les instantes dirigeantes est pris en compte dans les discours des gauches mais pas celle de la classe des ouvriers et employés (qui représentent aussi 53 % de la population active, pour les deux sexes) qui elle n’existe plus dans les instances dirigeantes !

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Publié par le octobre 13, 2014 dans civilisation

 

Chroniques de guerre à l’Est, de Malaparte : la Volga naît en Europe

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La Volga naît en Europe, Curzio Malaparte

C’est par un ouvrage presque introuvable que les éditions Les Belles Lettres ont choisi d’ouvrir leur nouvelle collection de Mémoires de Guerre. La Volga naît en Europe – qui rassemble les reportages effectués par Curzio Malaparte à partir de 1941 durant la campagne d’Ukraine et le siège de Leningrad- n’avait pas été publié en France depuis 1948.

Au long de ces chroniques, l’écrivain italien, correspondant de guerre pour Le Corriere della Sera, suit les troupes roumaines et allemandes dans les plaines d’Ukraine en flammes. Il y découvre des champs de bataille nettoyés par des troupes soviétiques qui reculent en emportant leurs morts et jusqu’aux traces de la guerre, rencontre des paysans inquiets pour l’avenir de leurs récoltes avec la disparition de l’administration de l’URSS, assiste à l’étrange remise en état d’une église, se perd dans des villes en ruines où il dîne avec de vagues fantômes de l’ancien régime. Puis, plus au nord, depuis les tranchées finlandaises, il observe la ville de Leningrad assiégée et les navires de Kronstadt pris dans la mer gelée. Il se perd dans les forêts de Carélie où les soldats finlandais évoluent en silence, étonnamment légers sur leurs skis, tandis que sur le lac Ladoga, qui garde l’emprunte des visages des morts, les soviétiques tentent de ravitailler la ville agonisante par un dangereux pont de glace.

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Au fil des pages, l’écriture de Malaparte devient plus lyrique, annonçant par endroits le ton baroque et fantastique de Kaputt, le roman qu’il tirera peu après de cette expérience sur le front de l’Est.

Mais ce livre n’a pas qu’un intérêt littéraire. L’auteur de Technique du coup d’Etat, qui tient à se présenter comme un observateur objectif, y insiste sur la « morale ouvrière » des soldats soviétiques, de cette armée qui, au même titre que l’armée allemande, est une armée dont la discipline est «centrée sur la machine» contrairement aux armées vaincues par l’Allemagne au début de la guerre. Dans la préface rédigée en français pour l’édition française de 1948, il souligne le «sens social de cette guerre, dans laquelle, à côté des armes et des éléments se rapportant à l’art militaire […] prédominaient tous ces éléments sociaux de la lutte de classes et de la technique de l’action révolutionnaire ouvrière». Sens social que l’on retrouve dans les titres des deux grandes parties de l’ouvrage. La première est «La guerre et la grève». Ce titre était à l’origine le titre de l’ouvrage, titre qui a été interdit, explique l’auteur, par la censure italienne, et remplacé par le titre La Volga naît en Europe (allusion à un ouvrage de Boris Pliniak) pour indiquer que le communisme est un phénomène européen et non asiatique, et montrer que la guerre contre l’URSS, et pas uniquement la guerre décrite dans ces reportages, ne doit pas être vue comme une guerre contre l’Asie, mais comme une guerre contre une autre Europe et contre d’autres idéologies européennes. Il rassemble les reportages réalisés durant la campagne d’Ukraine. La seconde partie, «La forteresse ouvrière» relate le siège de Leningrad.

Dans sa préface –qui doit sans doute être examinée avec une certaine prudence, en gardant en mémoire les différentes facettes de l’écrivain– Malaparte invite le lecteur à lire entre les lignes de ces chroniques dont peu de passages avaient à l’époque été censurés, et à y voir l’annonce de la défaite de l’Allemagne contre une armée formée par vingt-cinq ans de communisme… et peut-être plus encore.

Virginie Bouyx

http://www.slate.fr/tribune/83899/chroniques-de-la-guerre-est-malaparte

 
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Publié par le octobre 2, 2014 dans civilisation, Europe, histoire, litterature

 

Une babouchka donne des conseils à Obama

4 at Une grand-mère russe en appelle au Président Obama, Une vidéo drôle et touchante: les conseils d’une grand-mère russe à Obama

Russia Insider-TV., 27 septembre 2014

http://russia-insider.com/en/politics_ukraine_opinion_christianity_society/2014/09/27/03-11-04pm/funny_and_touching_russian

La Babouchka Russe – l’âme de la société russe.

Cette vidéo est très populaire sur l’Internet russe. Une babouchka russe (grand-mère), donne des conseils à Obama, en rimes ! dans la meilleure tradition russe. Elle l’appelle Obamashka, un terme affectueux de son nom en russe. Elle propose de prier pour lui, lui a préparé des blinis (crêpes) et des cakes, pour l’emmener à l’église afin de rencontrer son prêtre et qu’ils puissent ensemble prier pour l’Amérique, et elle déconseille l’acoquinement aux nazis, expliquant que cela finit toujours mal. Elle explique que la Crimée est russe, et a toujours combattu aux côtés de la Russie. Enfin, elle lui recommande vivement de lier d’amitié avec Volodia (nom affectueux pour Vladimir), et lui souhaite bonne chance. Nous sommes experts de la Russie, et nous pouvons vous assurer, il n’est aucune force sur terre qui puisse résister au charme et à la bonté de la babouchka russe.

La vidéo sur youtube

Lena Vasilek présente: Obama, ne va pas à la guerre! Une grand-mère russe en appelle au président des Etats-Unis.

Monsieur le Président Obama-mon petit!

Dear President Obama-child ! Cette grand-mère dit “Obamamuschka » en parlant à Obama. Elle exprime ainsi je crois l’empathie à son encontre, quelque chose comme « mon petit », non seulement comme une grand-mère à son petit-fils, mais comme l’aïeule de la société aux plus jeunes avec le souci de la perpétuation de l’humanité. C’est quelque chose de symboliquement fort.

C’est une humble grand-mère russe de la province d’Orenbourg qui vous parle.
Je m’adresse à votre conscience.
Pourquoi ne pouvez-vous pas vous arrêter, mes chéris, vous suffoquez de sang étranger, après tout.
Nos Petits ne sont pas à blâmer parce que la guerre a été lancée par les riches.
Le diable s’est glissé dans votre tête, mais les Russes devraient aimer les os coincés dans leur gorge.
Obama-mon petit, pardonnez-moi, mais j’ai des parents en Crimée aussi.
Vous pouvez crier tout ce que vous voulez, mais la Crimée a toujours été  Russe!
Vous persistez à parler de Démocratie, mais à vos côtés il y a un gang fasciste.
Vraiment, soyez prudent avec Bandera (Le Parti Svoboda), je connais moi-même ces visages. Comment ils sont venus dans nos villages (Seconde Guerre mondiale) et n’ont pas hésité à nous assassiner.
Je vous parle comme si j’étais votre propre grand-mère affectueuse, il y a trop de méchanceté en vous, Obama-mon petit!
Vous devez prier un peu, vous repentir et changer vos habitudes, vous ne seriez pas alors si tourmenté. Je vous promets, je vous le jure: je prierai pour vous dans la maison de Dieu. Je vais prier pour que ces fascistes disparaissent tous. Vous devriez vous réconcilier avec Vladimir.
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Publié par le octobre 1, 2014 dans Amérique, civilisation, dialogue, Europe, femmes

 

Les charniers de Donetsk seront-ils reconnus comme des crimes de guerre?

Место захоронения людей на территории лесного склада шахты № 22 "Коммунар"

Dans la région de Donetsk, les combattants ont trouvé plusieurs charniers, après le départ des troupes ukrainiennes, de la Garde nationale et de bataillons comme Aïdar.
Dans un premier temps, l’on a annoncé la découverte de 3 charniers, l’un avec les corps d’environ 40 civils, les deux autres avec des corps de combattants. Maintenant, les chiffres ne cessent d’augmenter, au fur et à mesure que les combattants mènent les recherches sur les territoires desquels l’armée ukrainienne s’est retirée. Actuellement, nous en sommes à 4 dans lesquels les habitants furent enterrés rapidement. Ce qui montre l’attitude globale du pouvoir ukrainien, même face à ses hommes, les combattants ont également découverts 6 endroits, où les corps des soldats ukrainiens ont été abandonnés dans des fosses communes creusées dans la nature.
Les corps des habitants de la région portent les marques de violences particulièrement graves. Certains n’ont plus d’organes à l’intérieur, on a retrouvé le corps d’une mère avec son bébé, les corps ont les mains attachées dans le dos, certains ont été exécutés d’une balle dans la tête après avoir été torturés.
Face à cette horreur, le silence de la communauté internationale est insupportable. La Russie demande une enquête internationale pour savoir ce qui s’est passé, qui a commis ces crimes. Une demande va être envoyée à l’ONU et à l’OSCE.
Jusqu’à quel point va-t-on encore s’abaisser et détourner le regard? Nous sommes en Europe. Çà se passe sur notre terre. Pourquoi aller bombarder des pays au loin, si l’on n’est pas capable de faire respecter ses valeurs chez soi?
 

Dziga Vertov symphonie du Donbass et deux ou trois choses que j’ai compris sur ce qui s’y passait…

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Comme souvent je voudrais partir d’une image, d’un film celui que Dziga Vertov a consacré au Donbass, la lutte entre les rouges et les blancs, le refus du mysticisme russe… Puis ma rencontre avec Constantin à Nikolaïev, celui que j’ai baptisé l’homosovieticus, un des hommes les plus intelligents et les plus lucides sur la situation. Celui qui m’a initié au franchissement de l’époque soviétique vers d’autres temps et qui m’a incité à regarder autrement cette révolte marquée indélébilement par l’union soviétique mais qui cherche aussi d’autres alliances. Le moment clé ne se situe pas dans le Donbass mais dans ce jour ou Eltsine, le secrétaire du parti communiste de la fédération de Russie après avoir détruit l’union soviétique avec ses deux complices bielorusse et Ukrainien, le noyau russe a vendu le pays à la CIA qui en a organisé les privatisation, l’oligarchie… Donc quand pour achever le crime en 1993, il a fait tirer sur la Douma en révolte. Il est né de ces moments, des années de trouble avec le paroxysme de cet attentat quelque chose d’autre, dont le Donbass est l’illustration. J’ai tout de suite perçu l’étrangeté de cette insurrection, antifasciste mais renouant avec le mysticisme orthodoxe… Peut-être mon amour pour la culture, l’histoire russe et pas seulement celle de l’union soviétique m’a-t-elle aidé, je voyais bien que cela n’avait rien à voir avec les rouges bruns chez nous, les négationnistes racistes que je combat, il y assumée une contradiction entre le spiritualisme russe et le matérialisme… C’est proche d’un Pasolini… et en même temps différent parce que la Russie n’a rien à voir avec l’Italie marquée par la papauté… J’ai eu la chance là encore d’un discussion avec un ami espagnol, communiste athée, qui m’a confirmé ce que je sentais confusément … Voici notre échange sur le nationalisme mystique, républicain, communiste du Donbass.

 

Dziga Vertov, la lutte des rouges contre l’obscurantisme dans le DOnbass

Dziga Vertov (en russe : Дзи́га Ве́ртов), de son vrai nom David Abelevich Kaufman (Białystok, 2 janvier 1896 – Moscou, 12 février 1954), Dziga Vertov est un cinéaste soviétique d’avant-garde, d’abord rédacteur et monteur de films d’actualité, puis réalisateur de films documentaires et théoricien. Son manifeste « Kinoks-Révolution » (Ciné-Œil), publié dans la revue LEF en juin 1923, affirme sa volonté de fonder un cinéma totalement affranchi de la littérature et du théâtre, écartant le recours à un scénario, montrant grâce à la caméra, « œil mécanique », « la vie en elle-même », et formant des « hommes nouveaux » réconciliés avec la machine. Sa « théorie des intervalles » permet d’établir des relations temporelles et spatiales entre les images. Son film le plus connu, L’Homme à la caméra (1929), se veut l’illustration de ces thèses.

Ici il nous décrit la symphonie du Donbass en 1931… S’opposent l’ancien, le monde de l’illusion et de la l’aliénation religieuse… le travailleur brute ivre à la naissance de ce monde nouveau…

Voir ce court documentaire alors même que le Donbass se révolte à nouveau, se mêle le souvenir du passé glorieux de l’Union soviétique et de l’assaut de Lénine, la grande guerre patriotique à d’autres relents plus anciens ici décriés… et qui ressurgissent dans l’espace postsoviétique…

Discussion avec le camarade Josafat Sanchez Comin

Voici ce que nous a envoyé le camarade Josafat Sanchez Comin qui traduit en espagnol les textes des communistes russes, ucrainiens,etc sur le site CCCP. alors que nous lui avions transmis l’interview de l’homosovieticus, à savoir le camarade Constantin qui disait que le Donbass était le peuple en révolte et qu’il y avait de tout, depuis le meilleur jusqu’au bandits et même des individus que lui le « stalinien » estimait « louches ». Il approuvait cette remarque et disait qu’

« en commençant par Paul Gúbarev, sur le site de novorrosia http: // novorossia.su/node/2466 il y avait un extrait d’interview qui m’a éclairé d’un coup . On l’interrogeait si il avait eu une relation dans le passé avec le mouvement Russkoe Natsionalnoe Edinstvo (Unité nationale russe de Barkashov), à quoi il répond que oui, il y a 12 ans de cela et il s’excuse en disant qu’il était alors jeune et passionné… Mais il peut aussi les remercier parce qu’il a appris là tout ce que ne lui a pas enseigné l’armée ukrainenne .. Tout de suite après il se définit lui-même comme nationaliste russe, pas d’un point de vue ethnique mais humaniste, spirituel, et appartenant au « centre – gauche » (avec tous les guillemets que l’on peut mettre à ce terme parce que Ziugánov (le secrétaire du Parti communiste de la Fédération de Russie)lui aussi dit que la Russie a besoin maintenant d’un gouvernement de centre- gauche comme celui qui a sauvé la Russie de la crise de 98… )

En résumant ,  alors elles seraient vraies les photos qui circulaient de lui  où il apparaissait avec un groupe de nazis russes et que j’attribuais à la propagande ukrainienne, en pensant qui si cela était tel on ne pourrait pas lui accorder l’audience qui lui était attribuée dans les médias publics russes…

Maintenant son guide spirituel (de lui et de beaucoup d’autres visages visibles dans les  nouvelles républiques) pourrait être  Alexánder Duguin ou  Alexánder Projánov lui-même (que je suis depuis des années  dans ses nombreuses interventions à la radio et maintenant dans la télévision). Chacun d’eux apparait dans tous les programmes de débat des canaux russes sur la situation dans le sud-est ukrainien  en ce qu’ils(représentent ce mélange étranger idéologique qui peut être vu seulement en Russie, de nationalisme russe, euroasismo, prosovietisme stalinien et putinisme ,le tout  recouvert d’un mysticisme orthodoxe.

Comme  le dirait que Projánov dans Novorrosia s’est réincarné l’esprit de ceux qui sont tombés en défendant le Soviet Suprême en octobre 93. Ce sont  des gens avec qui j’ai plaisir à parler et avec qui tu peux être d’accord en grande partie  sur ce qu’ils disent, moi le communiste et l’athée invétéré tel que l’on me voit….

Et puisque je mentionne octobre 93, le meilleur exemple serait Alexánder Boroday, le premier ministre de la RPD, qui reçut  des coups en défendant la « maison blanche » il y a 20 ans, Predniestrovie, la Tchétchénie… Maintenant il est le « intellectuel » du gouvernement, le fils du philosophe fameux Yuri Boroday, et s’identifie à la ligne idéologique de Projánov.

Sur  PCU, mon opinion personnelle est que  les communistes qui vivent maintenant dans la République du Donbass s’ils ne veulent pas rater le train de l’histoire, devraient assumer la nouvelle réalité avant que la phase en soit à son paroxysme . Le discours fédéraliste n’est plus suffisant, ni ne tient compte de ce qui est intervenu depuis le 11 mai. Ils devraient se dissoudre comme PKU et se constituer en parti communiste de Novorossia, q’ils souhaitent peser en tant que force politique dans les événements dans les prochaines années. , »

EN CONCLUSION

Ce qui est en train de naître dans le Donbass est une entité nationale avec sa personnalité propre, l’accumulation des strates historiques… je ne sais ce qu’il en adviendra, mais elle sera le produit de l’histoire dans ses différents temps, réinterprétée par une lutte de libération nationale. Qui comme chacun sait transforme également la métropole colonialiste, ici elles peuvent être deux Kiev et Moscou… je me demande si Merkel quand elle défend » l’intégrité territoriale de l’Ukraine », se rend bien compte de ce qui actuellement met le plus en péril et ce définitivement la dite intégrité: c’est-à-dire l’opération punitive contre son propre peuple de leur boucher favori, Porochenko… Quand on se conduit contre son peuple comme un colonialiste, qui pour prendre une terre et ses ressources, massacre les populations considérées comme des sous hommes, quand on tire à l’aveuglette sur les civils, quand on les affame par des sièges immondes, que reste-t-il du sentiment national? Mais comme la logique historique et celle des appétits le laisse penser: Merkel n’ en a rien à f. de l’unité de l’Ukraine. Elle défend sa vision des intérêts capitalistes allemands. Il y a une certaine contradiction entre l’intérêt de bonnes relations commerciales avec la Russie et la domination politique et économique de l’Europe centrale et orientale, qui est le vieux rêve impérialiste allemand, et qui suppose d’assurer une forme de protection des pays de l’est, donc la défense de la politique OTAN… Ce à quoi résiste une nouvelle fois le Donbass…  Et c’est cette résistance qui transfigure les nationalisme, les mysticismes en antifascisme… Pour combien de temps et selon quelles lignes de fractures ultérieures ? L’histoire continue…

Danielle Bleitrach

 

 

 
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Publié par le août 29, 2014 dans cinema, civilisation

 

Il n’y a pas que les statues de Lénine qui sont attaquées par les fascistes de Kiev

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Diplômée de la fabrique de stars russes et concurrente  de l’« Eurovision » pour  la Russie, il y a 27 ans, la chanteuse Shakira a appelé à démolir tous les monuments de l’ère soviétique dans les villes du Donbass et de commencer avec le monument de Josifu  Kobzon à Donetsk, en Ukraine. Elle a écrit dans son instagram.

http://tvzvezda.ru/news/vstrane_i_mire/content/201408220908-gach.htm

Yossif Davidovitch Kobzon (en russe : Иосиф Давидович Кобзон), connu aussi dans les pays francophones et anglophones comme Joseph Kobzon né le 11 septembre 1937 à Tchassov Yar près de Donetsk (Union soviétique, aujourd’hui en Ukraine), est un chanteur de musique légère extrêmement populaire dans les pays de l’ancienne Union soviétique et en Russie actuelle.
Pour ses 66 ans, on avait érigé une statue de bronze de lui le 30 août 2003. Le chanteur était contre et l’administration locale a du le persuader d’accepter cet honneur pendant un an et demi.

Il est artiste du peuple de l’URSS (1987) et a reçu de nombreuses décorations.  Il est aujourd’hui citoyen russe. Ses chansons sont entrées dans la finale de la Chanson de l’Année plus de trente fois.

Une chanteuse ukrainienne, diplômée de la fabrique à chanteurs de l’ex-Union Soviétique ,  27 ans, représentant la Russie en 2009 au concours de l’Eurovision, a appelé à démolir toutes les statues qui rappelaient l’ex-Union soviétique et elle a proposé de commencer par celle de josifu Kobzon à Donetsk. Elle a écrit:

« Vous, êtes en quelque sorte  la personnification de l’ère misanthrope, pas de place en Ukraine  »
Yosif Kobzon a répondu à l’artiste dans une interview à un journal: « A propos de la chanteuse ukrainienne Anastasia Prikhodko, qui a représenté  la Russie à l’Eurovision.-2009,  je me souviens avec dégoût des coulisses du Festival de Jurmala « new wave » quand elle s’y conduisait comme une prostituée. Ses déclarations haineuses sur la Russie et les Russes ne me surprennent pas aujourd’hui… »

 

Il faut rappeler que les militants d’extrême-droite de  Dniepropetrovsk ont voulu refuser à Kobzon le titre honorifique de citoyen de la ville, ce dont il était même heureux, car il ne voulait  pas avoir quelque chose à voir avec le nouveau gouvernement ukrainien. À la suite de commentaires faits par le chanteur sur la nouvelle Ukraine, et le fait que la  Crimée appartenait à la Russie des Vandales ont peint sa statue avec de la peinture bleue et jaune.

 
 
 
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