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Archives de Catégorie: actualités

Syrie: les rebelles ont utilisé du gaz sarin, selon Carla del Ponte

Il est clair que nous somes désormais dans la plus terrible des guerres, la cuerre civile, avec un pouvoir qui a répondu par une répression injustifiée aux premières manifestations et là-dessus des forces politiques qui ont choisi le terrain syrien pour s’affronter et qui ont tout fait pour empêcher une solution négociée. Attaquer la Syrie pour affaiblir l’Iran, voilà sur quoi se sont entendus des foces aux intérêts contradictoires… Entre la volonté des puissances occidentales derrière les Etats-Unis pour le contrôle mondial  des industries extractives avec en sous main la volonté d’enrayer autant que faire se peut la montée en puissance de la Chine, un monde multipolaire,  et les volontés hégémoniques politico-religieuses des waahabites saoudiens et Qataris, Israél jouant sa propre partie du grand Israêl ou de la survie pour la population jusqu’au suicide, le tout sur un fond de misère qui multiplie les filières mercenaires… bien fol qui prétend défendre une vision "humanitaire", la seule solution est le respect des souverainetés et de la légalité internationale, le choix de la diplomatie, alors que celle-ci est désormais militarisée… (note de Danielle Bleitrach)

Syrie Gaz Sarin

En Syrie, les rebelles ont utilisé du gaz sarin, selon Carla del Ponte,  membre de la Commission d’enquête de l’ONU sur les violations des droits de l’homme en Syrie.

 INTERNATIONAL – Les rebelles syriens ont fait usage du gaz sarin, a affirmé Carla del Ponte, membre de la Commission d’enquête de l’ONU sur les violations des droits de l’homme en Syrie. "Selon les témoignages que nous avons recueillis, les rebelles ont utilisé des armes chimiques, faisant usage de gaz sarin", a déclaré Carla del Ponte, dans une interview à la radio suisse italienne dans la nuit de dimanche à lundi 6 mai.

"Nos enquêtes devront encore être approfondies, vérifiées et confirmées à travers de nouveaux témoignages, mais selon ce que nous avons pu établir jusqu’à présent, pour le moment ce sont les opposants au régime qui ont utilisé le gaz sarin", a ajouté Carla del Ponte, qui est également l’ancien procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY).

Elle a expliqué que les recherches de la Commission d’enquête de l’ONU, qui doit présenter ses observations aux prochaines sessions du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU en juin, étaient loin d’être terminées. Elle a par ailleurs précisé que les enquêtes en cours pourraient aussi établir si le gouvernement de Bachar al-Assad a aussi utilisé ou non ce genre d’armes chimiques.

Lire aussi: » Armes chimiques en Syrie : la "ligne rouge" a-t-elle été franchie ? » La Syrie accuse Israël d’avoir mené un nouveau raid contre un centre de recherches scientifiques » Tous nos articles sue la Syrie

Un gaz neurotoxique mortel

Le sarin est un puissant gaz neurotoxique découvert à la veille de la Seconde Guerre mondiale en Allemagne et utilisé dans le métro de Tokyo en 1995. Outre son inhalation, le simple contact avec la peau de ce gaz bloque la transmission de l’influx nerveux et entraîne la mort par arrêt cardio-respiratoire. La dose létale est d’un demi-milligramme pour un adulte. Il est inodore et invisible.

Les victimes se plaignent d’abord de maux de tête violents et présentent des pupilles dilatées. Surviennent ensuite convulsions, arrêts respiratoires et coma précédant la mort. Il peut être utilisé en aérosol, notamment à partir de l’explosion de munitions mais peut également servir à empoisonner l’eau ou la nourriture, selon le Center for Disease and Control Prevention (CDC) d’Atlanta.

Egalement sur Le HuffPost:

 

En Italie, Beppe Grillo fulmine contre la Fête des travailleurs, après l’échec de sa « marche sur Rome »

Article AC    pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

>>>ANSA/ GRILLO-BERSANI RISSA CONTINUA, 'FALLITO AMICO DI PIDUISTI'

Nous pouvons nous féliciter d’avoir en France un courant d’extrême-gauche lié aux communistes qui est un obstacle à ce type de dérive fasciste comme jadis le Front populaire a été un obstacle à la dérive fasciste d’Italie, d’Allemagne et d’…Espagne mais il faut énormément réfléchir aussi à l’air du temps et aux conditions de la bataille, à la manière de dégager l’essentiel la lutte contre le capital pour soulager les victimes de la crise et créer les conditions de leur rassemblement.(note de Danielle Bleitrach)

Quel jeu joue Beppe Grillo ? L’ancien comique reconverti    tribun de la plèbe italienne joue le jeu dangereux du populisme à tout crin, usant jusqu’à la corde le refrain anti-parti et anti-syndicats, dans un système politique italien en voie de    décomposition.

Les déclarations de Grillo sur le 1er mai ne peuvent surprendre que ceux qui connaissent mal le personnage :

celui du tribun vociférant, adepte des formules fleuries, qui font mouche sur les « valets du système » mais flirtant    dangereusement sur un fond qualunquiste, la variante italienne du poujadisme.

Dans un post « Les autruches du 1er mai », Grillo dresse un drôle d’oraison funèbre du 1er mai :

« C’était la fête des travailleurs, aujourd’hui c’est celle des chômeurs et du grand concert à Rome. Avant, c’était    ‘panem et circenses’, aujourd’hui il ne reste plus que les jeux, une seule fois par an, et à la tribune, à la place de Caligula et Dioclétien, les régents de la Triplice    syndicale ».

Les formules fusent avant que Grillo ne dresse le constat apocalyptique d’un pays en ruine de « chômeurs, reclassés,    précaires et émigrants ». Le deuxième pays pour le nombre d’émigrés « après la Roumanie ».

Dans son populisme à tout vent, Grillo pointe du doigt les « quatre millions de fonctionnaires, les dix-neuf millions    de retraités et le demi-million de personnes qui vivent de la politique, un poids insoutenable pour un pays sans croissance depuis 15 ans ».

Les retraités, les fonctionnaires, la « classe politique » : voilà ce qui pèse sur l’Italie pour    Grillo !

Tout cela conduit Grillo à ne pas fêter le 1er mai : « rite fatigué des responsables, des syndicats complices, des    partis qui occupent l’Etat. C’est la célébration de Caporetto et du 8 septembre réunis ! ».

Rappelons que le 8 septembre marque le jour de la capitulation du régime fasciste devant les Alliés en 1943. Honteux pour Grillo    mais glorieux pour les communistes et anti-fasicstes !

Grillo a bon dos de railler le « capitaine Findus » Letta, le roi du surgelé, et l’attitude désolante de la CGIL qui a    accueilli positivement le nouveau premier ministre mais le discours anti-parti et anti-syndicats de Grillo emprunte une pente savonneuse.

L’échec de la « marche sur Rome » de Grillo

Grillo a hésité à franchir le Rubicon. Le 20 avril, à l’annonce peu glorieuse de la ré-élection de Giorgio Napoletano comme    président, Grillo crie au « coup d’Etat ». Il appelle à la mobilisation « par millions dans les rues à Rome », pour marcher vers le Parlement et le palais présidentiel.

Fidèle à son utilisation du « réseau », le message de Grillo prend rapidement et des milliers de manifestants    répondent présents dans la soirée à Rome.

En guise de révolution, Grillo appelle au vote révolutionnaire : que le peuple… appuie le Parlement qui votera pour    Stefano Rodota, le concurrent de Napoletano, homme « honnête » pour lui.

Ancien du « Parti radical » (aussi radical que le nôtre!), Rodota fut le premier président du Parti démocrate de    gauche (PDS), successeur du PCI dissous. Il s’est distingué surtout par son européisme : il fut un des rédacteurs de la « Charte des droits de l’Homme de l’UE ».

Mais le vieux juriste, universitaire bourgeois, Rodota s’est empressé de dénoncer les manœuvres de Grillo : « Je    suis contre la marche sur Rome » a tenu à préciser l’Homme de loi, rappelant son attachement à la « légalité démocratique constitutionnelle ».

Un camouflet pour Grillo, « radical » sur estrade, qui le conduit à soutenir le « radical » fort modéré    Rodota : lui-même en 2012 exprimait ses craintes sur le « danger pour quelqu’un qui dit au Nord qu’il y a trop d’immigrés, et au Sud que la classe politique est l’équivalent de la    mafia ».

La mobilisation appelée de ses vœux par Grillo, qui s’était dit prêt à camper sur la place à Rome a fait long feu : Grillo    ne s’est même pas présenté à Rome, laissant ses partisans les plus exaltés subir la charge des forces de l’ordre dans les rues de Rome.

Grillo a hésité et a reculé, appelant à renvoyer ce type de mobilisation civile à plus tard.

Ses déclarations sur le 1er mai s’inscrivent dans cet après-20 avril : discrédit contre les partis et syndicats, populisme    personnel et une « radicalité » anti-système qui peut aller dans tous les sens.

Sans rapprochement hâtif ni lecture simpliste, il serait bon de relire ses lignes du fondateur du Parti communiste italien (PCI), Antonio Gramsci présentant les débuts du fascisme sous ses    traits superficiellement subversifs :

« Le fascisme s’est présenté comme l’anti-parti, il a ouvert les portes à tous les candidats, il a offert à une    multitude informe une façon de couvrir d’un vernis d’idées politiques vagues et nébuleuses le déchaînement sauvage des passions, des haines, des désirs.

Le fascisme est ainsi rentré dans les moeurs, il a fait corps avec la psychologie anti-sociale de certaines couches du    peuple italien » (Ordine Nuovo, 26 avril 1921).

 

Le débat sur l’Allemagne par Jacques Sapir

4 mai 2013

 

La question de la politique allemande divise fortement le PS et, au-delà, une large partie de la gauche réelle. Elle est aussi révélatrice de la structuration de l’imaginaire d’une bonne partie des élites françaises depuis le désastre de 1940, à lire les réactions d’un Copé ou d’un Fillon. À l’UMP, parti « attrape-tout » de la Droite française, sous les proclamations d’un attachement au gaullisme, on sent bien que Munich et Vichy sont toujours bien présents. Cette « question » de l’Allemagne sert de révélateur à un état d’esprit constant dans la classe dirigeante. C’est en cela que ce débat, ou ce qui en tient lieu, est intéressant. Mais, comme toujours, sous l’écume des mots se cache un véritable débat.

Où le PS, et quelques autres, se ridiculisent.

Ce dernier à pris l’apparence d’une attaque contre la politique de Mme Merkel en Allemagne. Mais, un débat s’est invité dans le débat ! Le PS a ouvertement rompu avec les propres règles de démocratie interne qu’il avait fixées. La direction de ce parti refuse le droit d’expression à son aile gauche[1]. Cela n’étonnera personne ; dans l’expression « social-démocrate » nous avons deux mensonges pour le prix d’un. Le PS n’est plus un parti « social », dans la mesure où il accepte tous les reniements et il n’est certainement plus un parti « démocrate » pour la raison que, pour faire accepter ces dits reniements, il doit renoncer à la démocratie dans ses propres rangs. Ayant fait les frais des pratiques de ce parti dans le passé, je n’en suis nullement surpris. Je suis par contre étonné que d’aucuns puissent être encore surpris par les pratiques qui sont sommes toutes habituelles du PS.

Revenons au principal du débat, ou à ce qu’il devrait être. Le texte initial de la majorité du PS stigmatisait fortement l’Allemagne et Mme Merkel. Suite à une intervention de la Présidence de la République et de l’Hôtel Matignon, c’est une version très affadie qui a en définitive été adoptée. On jugera sur pièce. Cependant, la proposition de l’aile gauche du PS, n’est pas, elle non plus, précise. Elle propose un « traité social européen », une « suspension du pacte de stabilité », un « plan de relance » à l’échelle européenne et le refinancement massif des dettes publiques par la Banque Centrale Européenne. On a du mal à comprendre pourquoi un tel texte a été censuré. Ces propositions sont celles qui sont traditionnellement mises en avant par le PS depuis des années avec le succès que l’on sait ! De manière symptomatique les auteurs de ce texte ne font aucun effort pour chiffrer leurs propositions. L’eussent-ils fait qu’ils s’apercevraient qu’elles sont irrecevables pour l’Allemagne (et des pays comme l’Autriche ou la Finlande). C’est bien gentil quand on fait partie d’une collectivité de dire « il faut faire ceci ou cela » mais si l’on ne regarde pas les montants, le poids de ceux-ci sur d’autres membres de la collectivité, on n’a guère de chance de voir son projet appliqué. Dès lors, la seule fonction de ces propositions ne peut être que de se laver les mains et de garder une conscience propre, en sachant que jamais ces propositions n’aboutiront. Les centaines de milliers de chômeurs qui sont venus rejoindre les millions déjà existants apprécieront.

D’une certaine manière le Parti de Gauche, pourtant fort critique vis-à-vis du PS participe de cette mascarade. On tonne contre Mme Merkel, on affirme qu’il faut résister à l’Allemagne, mais l’analyse de la position du gouvernement allemand relève plus du fantasme que de la réalité. On a déjà eu l’occasion de critiquer les outrances des Jean-Luc Mélenchon sur ce point, et de souligner à quel point elles traduisaient une profonde incohérence d’analyse et de programme[2]. C’est cette incohérence qui l’oblige justement à hausser le ton, comme seront tout aussi obligés les responsables de la gauche du PS s’ils veulent se faire entendre.

La réalité du problème de la politique des gouvernements allemands depuis 2000.

Ces prétendus débats n’ont pas d’autre fonction que d’occulter celui que l’on doit mener sur la réalité de la politique des gouvernements allemands depuis plus de dix ans. Il faut en effet, pour comprendre les enjeux réels de ce débat, revenir sur l’histoire (relativement) récente. De 2000 à 2003, le gouvernement dirigé par le SPD a mis en place l’équivalent d’une dévaluation interne de 10% en Allemagne en transférant sur les salariés une part des charges des entreprises. Le déficit commercial s’est alors transformé en un excédent massif car les coûts des entreprises ont diminué et la demande intérieure allemande aussi. L’Allemagne a, en conséquence, développé un excédent commercial important au détriment des principaux pays de la zone Euro. Cette politique a précipité la crise de l’Euro, bien plus que les malversations budgétaires de la Grèce, en créant un déséquilibre brutal et profond au sein de la zone Euro. Elle appelle cependant deux remarques.

Tout d’abord, elle prouve que l’Euro n’empêche nullement des politiques non-coopératives, ce que les économistes appellent des politiques exploitant ses voisins ou beggar-thy-neighbour. Tous les discours qui furent tenus pour justifier la mise en œuvre de l’Euro au nom de la volonté d’éviter des dévaluations compétitives s’effondrent alors, car ce qui fut pratiqué par le gouvernement allemand à l’époque, et un gouvernement SPD notons le bien, fut une dévaluation compétitive à laquelle les partenaires de l’Allemagne n’ont pu répondre fautes de disposer de la flexibilité monétaire en raison de la monnaie unique. Ensuite, cette politique n’était pas imitable par les autres pays, ce qui réduit à néant l’argument selon lequel il nous faudrait imiter les allemands. En effet, si en Europe nous avions tous comprimé nos demandes intérieures et diminué les coûts des entreprises, le résultat commercial aurait été nul, mais le résultat économique aurait été profondément désastreux. L’Europe aurait connu dès cette époque (2004) la dépression qu’elle connaît aujourd’hui. Autrement dit, le gouvernement allemand a pratiqué ce que l’on appelle une politique de « passager clandestin » en Europe. Voilà qui tranche avec le monde des bisousnours dans lequel baignent tous les euro-béats du PS et d’ailleurs.

Trade balance

CompetitivitéSources: Base de données de l’OCDE

Dire cela n’est pas faire de l’anti-germanisme primaire, mais simplement rappeler les faits. Il faut alors chercher à comprendre les causes de cette politique. Qu’il y ait eu une volonté de favoriser les grandes entreprises, et ce que l’on appelle rapidement le « grand capital » allemand est évident. La part de la richesse accumulée par le 1% le plus aisé de la population est très élevée en Allemagne, et correspond à peu de choses près au niveau britannique. D’ailleurs, le développement d’une pauvreté de masse en Allemagne est là pour nous le rappeler. Mais il faut aussi regarder certaines des contraintes spécifiques pesant sur ce pays, et en premier lieu la contrainte démographique. L’Allemagne est appelée à se dépeupler. Elle ne peut garantir le montant futur des retraites que par l’accumulation d’excédents importants. C’est pourquoi croire que l’Allemagne pourrait « spontanément » revenir sur cette politique est une profonde illusion.

Les alternatives possibles.

Dès lors, dans une telle situation, quelles sont les alternatives possibles ? Nous pouvons accabler l’Allemagne de demandes pour que les salaires soient massivement augmentés, et pour qu’une politique de transferts budgétaires soit mise en place. Mais il en sera de ces demandes comme des sempiternelles demandes concernant l’Europe sociale. Elles ne seront suivies d’aucun effet, si ce n’est d’accroître de manière considérable la frustration des personnes qui honnêtement suivent une telle politique. Car nous ne sommes pas dans un monde de bisousnours, n’en déplaise au PS, où il suffit de demander pour être exaucé.

Nous pourrions aussi envahir l’Allemagne et demander, par la force de notre armée, que nos demandes – que nous considérons comme légitimes naturellement – soient prises en considération. Il est certain que si une compagnie de chars Leclerc encerclait le siège de la BCE à Francfort ceci aurait quelques effets sur la politique de cette institution. Mais est-ce cela que l’on veut ? C’est heureusement une hypothèse encore plus illusoire que la première alternative. Néanmoins, cette « solution » est dans la logique des discours qui sont aujourd’hui tenus, et dont leurs propres auteurs ne mesurent pas ce que leurs propres mots impliquent. Si, effectivement, les demandes que nous soumettons au gouvernement allemand sont légitimes, et si nous sommes confrontés à des fins de non-recevoir qui elles ne le sont pas, alors il serait logique d’user de la violence. Car, dans un monde où prédominent les rapports de force la violence de la politique du gouvernement allemand par rapport aux autres pays européens appelle logiquement en retour la violence de ces derniers vis-à-vis de l’Allemagne.

Mais, heureusement, il existe une troisième alternative. Nous pouvons agir de façon telle que, quelle que soit la position du gouvernement allemand, nous obtiendrons satisfaction, et ceci sans violence et sans chercher à obtenir par la contrainte ce que nous ne pouvons obtenir par la négociation. Cela est parfaitement possible. Il suffit de sortir de l’Euro et de dévaluer notre monnaie retrouvée. Cette solution peut d’ailleurs être appliquée par l’ensemble des pays de l’Europe du Sud. Il est intéressant de savoir que le fondateur de l’équivalent du Front de Gauche en Allemagne, Die Linke, Oskar Lafontaine, vient de se rallier spectaculairement à cette option. Les raisons pour lesquelles celui qui fut, en tant que dirigeant du SPD, un des plus fervents promoteurs de l’Euro à pris une telle décision sont les mêmes que celles que nous avons exposées ici : la compréhension des limites intrinsèques de la monnaie unique et la volonté de trouver une solution sans violence.

Voici donc quel devrait être le débat sur la politique du gouvernement allemand et les réponses que la logique nous dicte. Mais, pour cela, il faudra rompre avec les postures, les impostures, et les effets de manche, et cesser de considérer que nous vivons dans le monde des bisousnours. Vaste programme aurait dit quelqu’un…


[1] Voir, sur le Blog de G. Filoche le texte de la motion proposée par l’aile gauche du PS et exclue du débat par la direction du parti : http://www.filoche.net/#.UYA0OUma9G8.twitter

[2] Voir J. Sapir, « Mélenchon, l’euro et l’outrance », note publiée sur le carnet RussEurope, le 29 mars 2013, http://russeurope.hypotheses.org/1102

 
 

Hamid Karzaï reconnaît avoir reçu "l’argent fantôme" de la CIA

Dans un texte célèbre, qu’il consacra à l’Afghanistan, Engels décrivait l’impossibilité pour les Anglais de dompter ce pays, la corruption devenu système de gouvernement et la débâcle finale, il semble que les différentes interventions, d’abord celle des soviétiques puis celle des Etats-Unis se conforment au modèle, entraînant une instabilité qui ne se limite pas à l’Afghanistan :

"La conquête de l’Afghanistan semblait accomplie et une part considérable des troupes fut renvoyée. Mais les Afghans n’étaient en rien satisfaits d’être gouvernés par les kafir feringhee (les infidèles européens) et tout au long des années 1840 et 1841, les insurrections se succédèrent dans toutes les régions du pays. Les troupes anglo-indiennes devaient sans arrêt intervenir. McNaghten déclara pourtant que c’était la situation normale de la société afghane et écrivit en Angleterre que tout se passait bien et que l’autorité de Shah Soojah prenait racine. Les avertissements des militaires et des autres agents britanniques restèrent sans effet. Dost Mohamed s’était rendu aux Anglais en octobre 1840 et avait été envoyé en Inde ; toutes les insurrections de l’été 1841 furent réprimées avec succès.En octobre, McNaghten, nommé gouverneur de Bombay, avait l’intention de partir pour l’Inde avec une autre corps d’armée. Mais la tempête éclata. L’occupation de l’Afghanistan coûtait 1,25 million de livres par an au trésor indien : il fallait payer 16 000 soldats, les anglo-indiens et ceux de Shah Soojah, en Afghanistan 3 000 autres se trouvaient dans le Sind et le col de Bolan. Les fastes royaux de Shah Soojah, les salaires de ses fonctionnaires, et toutes les dépenses de sa cour et de son gouvernement étaient payés par le trésor indien. Enfin, les chefs afghans étaient subventionnés, ou plutôt soudoyés, par la même source, afin de les empêcher de nuire. Engels

Le président afghan Hamid Karzaï, le 11 janvier 2013.
Le président afghan Hamid Karzaï, le 11 janvier 2013. | AFP/JEWEL SAMAD

Le président afghan Hamid Karzaï a reconnu, lundi 29 avril, qu’un organisme dépendant de sa présidence, le Conseil national de sécurité (CNS), avait reçu ces dix dernières années de l’argent des services de renseignement américains.

Ce dimanche 28 avril le New York Times a révélé des informations, selon lesquelles la CIA aurait secrètement livré dans des valises ou des sacs à dos des dizaines de millions de dollars en liquide au président afghan, pendant plus d’une décennie. Ce qui a été confirmé dès lundi par le président KarzaÏ qui bien que stipendié de la CIA, est aujourd’hui dans les plus mauvais termes avec les Etats-Unis et se retourne ostantiblement vers l’union que la Chine, la Russie et différentes républiques d’Asie centrale et aussi l’Iran ont formé, l’Organisation de Coopération de ShangaÏ. ".

M. Karzaï corrobore également les témoignages des officiels afghans cités dans l’article, selon lesquels rien n’indique que le président afghan en ait bénéficié personnellement, l’argent étant remis à son Conseil national de sécurité.

"ARGENT FANTÔME"

"La plus grande source de corruption en Afghanistan, c’étaient les Etats-Unis", a assuré sous couvert d’anonymat un responsable américain au New York Times. On retrouve le modèle déjà mis en évidence par Engels, la puissance occupante incapable de tenir les féodaux et seigneurs de la guerre verse de l’argent  pour s’assurer d’une influence dans le pays, comme elle en verse pour assurer le passage de ses convois. De ce fait cet argent aurait contribué à accroître la corruption en Afghanistan, selon des responsables actuels ou passés cités par le quotidien new-yorkais. "On l’appelait ‘l’argent fantôme’", souligne Khalil Roman, chef de cabinet adjoint d’Hamid Karzaï entre 2002 et 2005 : "Il arrivait en secret et repartait en secret." Non sans s’être inextricablement mêlé à d’autres trafics de drogue et d’armes. L’argent fantôme contribuait ainsi à alimenter la résistance qu’il était chargé d’acheter..

En effet selon l’enquête du journaliste Matthew Rosenberg, aucun contrôle n’était effectué sur les sommes ainsi versées par la CIA, qui finissaient entre les mains de seigneurs de guerre ou d’hommes politiques – dont certains liés au trafic de drogue ou même aux talibans – pour accroître l’influence américaine.

APRÈS TÉHÉRAN, WASHINGTON

D’autres puissances ont tenté de prendre pied en Afghanistan qui a d’importantes réserves minérale, du lithium en particulier, la Chine a noué des accords commerciaux très efficients, mais la zone l’inquiète autant qu’elle inquiète la Russie car elle est la plaque tournant d’un important trafic de drogue, là aussi la présence de l’armée américaine et des forces de l’OTAN a aidé a cette diffusion qui emposonne les pays limitrophes. Le contrôle de l’Afghanistan est devenu un enjeu régional important.

Le New york Times avait déjà mis en lumière en 2010 le versement par l’Iran d’argent liquide à l’un des proches conseillers d’Hamid Karzaï, ce qu’il avait lui-même reconnu. Mais Téhéran a cessé ses versements, alors que ceux de la CIA se poursuivent, selon l’article du Times.

Après avoir déjà apporté des dizaines de milliards à l’Afghanistan, la communauté internationale a promis en juillet 2012 de lui fournir 16 milliards de dollars supplémentaires d’ici à 2015 pour l’aider à franchir l’étape du départ des forces de l’OTAN, mais a assorti cette aide de strictes conditions.

"Oui le CNS a reçu de l’argent de la CIA au cours des dix dernières années", a déclaré le président Karzaï en réaction à un article du New York Times à ce sujet, selon un texte distribué par la présidence à Kaboul.

Après la déclaration de Poutine sur le fait que la privatisation des entreprises d’URSS avait été organisée par la CIA et avait donné lieu à d’importantes corruption, le bilan de ces interventions  mérite d’être examiné de près avant d’apporter un appui  quelconque à une intervention en Syrie en effet si les événéements qui ont lieu dans ce pays révoltent les consciences, il faut peut-être considérer que ce sont déjà des interventions étrangères qui ont fait de ce pays le lieu d’une terrible guerre civile où des bandes armées ont pris en otage la population civile, entre tyrannie et mercenaires fanatiques…

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le avril 30, 2013 dans actualités, Asie

 

« Les femmes dans les usines de IKEA en Asie travaillent entre 80 et 90 heures par semaine et ne reçoivent pas un salaire qui leur permet de vivre dignement »

Ikea-99907[1]A propos de ce qui vient de passer dans le Bengladesh, il ne suffit pas de dénoncer nos pratiques de consommation qui reposent sur l’exploitation de femmes et d’enfants mais de se rendre compte qu’il s’agit de ce que Marx appelait la plus value absolue (pour ces femmes) et la plus value relative pour les travailleurs occidentaux dont on fait baisser la valeur de la force de travail et donc la valeur tout court en faisant baisser le prix des produits qui entrent dans cette force de travail. Ce n’est pas une question morale c’est le profit et sa chaîne de prédateurs. Mais quand il s’agit d’Ikea c’est la totale, depuis le travail en Inde jusqu’à l’espionnage des travailleurs français et un capitaliste sympathisant nazi qui vit en Suisse pour ne pas payer d’impots… (note de danielle Bleitrach)

Voici un interview des auteurs belges d’un livre sur la multinationale IKEA. Cette analyse nous permet de comprendre comment il existe une chaîne de profit qui engendre misère et sous développement et correspond chez nous à des délocalisations. L’orogine du phénomène est donc non seulement les multinationales, mais surtout les rapports nord-sud, la colonisation européenne, puis le néo-colonisme derrière les Etats-Unis du nord sur le sud, nos modes de vie qui imposent une sortie du sous développement basée sur l’exploitation comme nous au XIX e siècle.

A partir de là J’interroge avec gravité les trotskistes de toutes obédiences, de la LCR à la Riposte sur leurs analyses, je souhaite l’alliance de tous les communistes, mais je veux savoir quel est notre camp?

Pourquoi avez vous entrepris avec quelque chose qui ressemble à de la haine de  dénoncer l’exploitation salariale en Chine uniqement, pourquoi le faite vous d’une manière totalement partisane. Premièrement vous mettez toujours en cause le gouvernement chinois et jamais d’abord le sous développement dont ce pays tente d’émerger, ensuite vous ne mettez jamais en cause les multinationales occidentales qui sont pourtant à l’origine du phénomène. Deuxièmement, vous ne mettez jamais en cause un pays comme l’Inde, sans doute à cause des alliances étasuniennes de ce pays. Enfin toujours dans votre haine du parti communiste chinois, vous ne soulignez jamais les efforts qui sont faits actuellement en Chine pour imposer aux entreprises étrangères syndicats et conditions de travail plus décentes. On mesure bien à travers ces exemples qui les trotskistes critiquent, le pays que désigne l’impérialisme en laissant tranquille multinationales et pays soumis à l’occident. Vous vous êtes déjà conduits comme cela avec Cuba, dans quel camp exactement êtes vous ? Quand tout cela aboutit à la LCR soutenant la propagande de Robert menard on peut s’interroger sur ce que cherche cette pseudo extrême-gauche ? Mais voyons plutôt les agissements de IKEA. Danielle Bleitrach

EL OBSERVADOR, publié par Rebelion Traduit de l’espagnol par Danielle Bleitrach

Avec leur livre « Ikea, un modèle démontable » les belges Olivier Baily, Denis Lambert et Jean-Marc Caudron ont fait tomber de haut une des multinationales les plus respectées et admirées dans le monde. Dans cette interview avec ELOBSERVADOR/.revistaelobservador.com les auteurs qui ont connu de première main la réalité des fabrications en provenance de Ikea en Inde, Vietnam et bangladesh, mettent le doigt dans la plaie des bases du géant de la décoration en interrogeant si il serait  possible qu’Ikea maintienne ses offres de prix bas dans les pays développés sans les conditions de travail misérable qui sont faites aux travailleurs de ses fabriques installées dans les pays du sud.

-Pour quelle raison avez-vous écrit ce livre ?

Nous avons voulu enquêter sur le responsabilité sociale des multinationales et nous avons décidé de commencer par la première du lot : Ikea, parce qu’il se disait que Ikea était l’entreprise la plus éthique et la plus environnementale, qu’elle était le symbole de la Responsabilité Sociale Corporative (RSC). Néanmoins, après peu de temps de travail nous avons compris que cela était faux. Il est évicent que Ikea a une bonne image, mais derrière cette image il y a les problèmes sociaux et économiques des travailleurs de ses fournisseurs du Sud. D’un autre côté, avec sa stature économique et symbolique, Ikea a toute possibilité d’améliorer les situations des travailleurs de ses fournisseurs.

- Avre-vous subi quelque sorte de pressions durant l’enquête ?

Non. Depuis le début nous avions un contact avec Ikea en Belgique et aussi au niveau international. Nous avons travaillé en totale transparence avec eux et jamais ils n’ont cherché à commenter notre travail. Ils sont les premiers qui ont lu les études que nous avons réalisé en Inde, au Vietnam et en bangladesh et ils sont les premiers à avoir lu le livre. Depuis la publication de cet ouvrage en Belgique, ils ont seulement envoyé un petit texte aux journeaux pour dire qu’ils ne souhaitaient pas faire de commentaires.

IKEA est une entreprise qui a répondu avec rapidité et gravité aux critiques sur l’exploitation du travail et la destruction de l’environnement de ce qui les accusait, jusqu’à quel point croyez-vous réels les changements réalisés par cette entreprise ?

Ce que nous pensons est que quand IKEA voit que son profit est en péril et peut subir des effets, il réagit rapidement. Mais nous portons un projet beaucoup plus fondamental, qui porte sur sa manière de faire du profit. Nous ne critiquons pas une petite partie de IKEA, mais le modèle entier, en commençant par son fondement qui est le prix bas. C’est beaucoup plus facile, plus visible, et bien meilleur marché de  renvoyer le fait sur la fabrication que de leur payer un salaire décent. Avec « IKEA, un modèle démontable » simplement nous avons analysé si avec les prix que IKEA paye ses fournisseurs il est possible de payer les travailleurs du Sud pour qu’ils puissent vivre décemment. Ce qui est contesté avec le Iway, le code de conduite que IKEA impose à ses fournisseurs, sans pouvoir donner des garanties que ce code minimaliste – les autres entreprises vont beaucoup plus loin dans leurs promesses- est respecté. C’est la raison pour laquelle nous avons fait porter notre enquête sur les conditions de travail dans les usines qui sont provoquées par IKEA en Inde, Bangladesh et Vietnam. Et les résultats montrent que le Iway s’il n’est même pas assez exigeant il n’est pas possible pour les fournisseurs de le respecter, en tenant compte de leurs propres pratiques de commerce avec IKEA. C’est ce qu’affirment les directeurs de certaines fabriques de commerce.

Est-ce que vous croyez que IKEA pourra apporter des changements s’il y avait des reportages et des investigations periodiques ?

Non. IKEA réagit quand il est critiqué. A cause de cela le travail d’interpellation des entreprises pour les consommateurs est tellement important. Si nous pouvions créer des points de solidarité entre les consommateurs et les travailleurs nous serions forts pour commencer un changement social et lutter contre la pauvreté.

IKEA se pique de transparence (en fait, c’est l’unique grande surface qui te laisse entrer dans l’entrepot) et néanmoins vous pensez que c’est une entreprise opaque, pourquoi ?

Elle ne garantit pas le respect et l’aboutissement de don code Iway. Sa structure de direction formée par une toile de fondations et de société est très opaque. Nous ne savons pas par exemple de combien sont ses bénéfices. Si on veut en savoir plus il faut voir sur les “Public Eye Awards 2007”.

Si l’on va dans les fabriques asiatiques du Bangladesh, Vietnam et de l’Inde, comment est la vie des travailleurs dans ces grands centres de production ?

Ce qui est le fait qui questionne le plus le modèle de IKEA est que les femmes de ces fabriques qui fournissent IKEA travaillent entre 80 et 90 heures chaque semaine et ne reçoivent pas un salaire qui leur permet de vivre avec dignité. Les conditions de vie sont très difficiles pour elles. Elles ne peuvent par exemple, manger de la viande plus de deux ou trois fois par mois. Elles sont payées le minimum légal : en Inde 37 euros par mois, au bangladesh 11 euros, au Vietnam 43 euros et il n’y a pas de syndicats ou elles perdent leur emploi.

Est-il possible alors que IKEA maintienne son offre de prix bas dans les pays développés sans maintenir des conditions de travail comme celles de ses travailleurs de fabriques pourvoyeuses ?

Les salaires ne représentent pas beaucoup du prix final d’un produit. Ils représentent beaucoup moins que la marge de bénéfice. Nous pensons – mais cette question nécessite qu’IKEA apporte des informations plus précises et IKEA a repoussé notre proprosition de faire une étude sur le sujet pour eux- que l’on pourrait améliorer les salaires des travailleurs de ses fournisseurs sans changer le prix final de ses produits.

Pourquoi le code de conduite de IKEA Iway est-il insuffisant ?

Parce qu’ils ne payent pas assez (aux fournisseurs) pour qu’ils puissent respecter ce code. Nous ne disons pas qu’il suffirait seulement de payer plus, mais que cela serait une condition nécessaire pour ce respect.

-Qu’est-ce qu’IKEA pourrait faire pour améliorer. Quelles sont ses propositions ?

IKEA doit garantir un salaire qui permettrait à ses travailleurs du Sud la possibilité de dépasser le seuil de la pauvreté, elle doit modifier ses pratiques de profit pour que les entreprises fournisseuses puissent respecter effectivement le Iway, elle doit accepter et garantir la liberté d’association syndicale enfin, Ikea doit accepter un contrôle indépendant et publier la liste de ses fournisseurs.

 
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Publié par le avril 29, 2013 dans actualités, Asie, Economie, Europe

 

Les chants de l’ordinaire du racisme social danielle Bleitrach

metropolis1[1]

Le Front National porte plainte contre le mur des cons pour injure publique… Stupéfiant, parce qu’en matière d’injures publiques la provocation devant un camp de roms perpétrée hier par Marine Le pen,  peut être considérée comme l’étape avant l’appel au lynchage. En  appeler à la fois au droit des personnes et au pogrome est bien digne d’une idéologie qui base le nationalisme sur la stigmatisation d’un peuple "sans Etat".  C’est ce qu’a expliqué jadis Hannah Arendt à propos du modèle inauguré par les nazis face aux juifs et déjà aux roms, mais qui peut s’appliquer à d’autres et sur lequel repose la banalité du mal, le fait que chacun peut l’accepter par conformisme… De ce point de vue il n’y a pas que les roms, le racisme social a-t-il pris toute son ampleur quand sous Mitterrand ont été définis "les fins de droit" avec le passage ultérieur au ghetto du RMI? Le passage du droit à la compassion et donc à la haine, à la division des pauvres. Le contexte dans lequel le Front National passe du repoussoir qui divise la droite électoralement à celui d’éclaireur avec surenchêre du reste de la droite et même d’une partie du PS mérite autre chose qu’une indignation de surface.

Mais il y a plus… En ce qui concerne le mur des cons, il semble que le seul qui puisse être inculpé en la matière est l’individu qui se trouvant dans un local privé a pris en cachette des photos et les a diffusées dans les médias… Aller dans un local syndical pour en violer le caractère privé et utiliser cela  pour réclamer la dissolution du dit syndicat ou le procès, voilà qui est une diversion médiatique qui dans le même temps fait avancer l’attaque contre les syndicats et met en cause dans certaines affaires génantes l’impartialité des dits magistrats. Nous en sommes notez-le bien toujours non pas au fait et au droit mais au procès en immoralité.

Mais trêve de plaisanterie, on ne peut manquer d’être frappé par la publicité complaisante accordée à ce leurre médiatique qu’est "l’affaire du mur des cons", tout le monde s’y met pour mieux détourner l’attention d’autre chose… Mais de quoi ? S’agit-il du fait que 50% des Français gagnent moins que 1610 euros par mois et encore ce chiffre recouvre-t-il des disparités puisque, comme toute moyenne, il masque le creusement et la polarisation des inégalités, les riches toujours plus riches, les pauvres encore plus et parmi eux les femmes et les jeunes… Toujours l’acceptation du racisme social… s’habituer à la discrimination… A l’étrange logique qui veut qu’une bulle financière engendrée par la course folle au profit multiforme et le fait qu’on a prétendu compenser la pression sur les salaires par l’appel au crédit, accorder des cadeaux fiscaux aux plus riches, imaginer que le profit de hier engendre les emplois de demain, bref que cette bulle financière qui ne devait pas toucher l’économie réelle selon madame Lagarde, engendre désormais le devoir de payer pour les victimes privées en outre de leurs droits et conquêtes sociales…

Le fait peut-être que même le FMI déclare qu’il y a erreur et que les politiques d’austérité sont indéfendables dans leurs a-priori et catastrophiques dans leurs résultats.

Que l’affaire du mur des cons est en train de remplacer les crises hystériques de Frigide Barjot et le mea culpa exhibitionniste des élus de la nation sur l’argent immoral pour mieux évacuer la lutte contre l’exil fiscal. Pour mieux offrir au patronat le cadeau d’une condition salariale enchaînée au seul profit…

Autres étonnantes réactions, celles qui dénoncent l’attitude aggressive de Melenchon qui aurait fait peur à Pujadas lui-même, au point de les faire tous songer à Marchais… Peut-être est-ce parce que Melenchon a dénoncé la violence ordinaire celle du monde du travail, 564 morts par an… Sans parler de ceux qui se suicident parce qu’ils ne sont plus ou travail ou se pendent parce qu’on veut les chasser de leur logement…

Alors je veux bien que Melenchon leur fasse peur parce qu’il leur rappelle Marchais mais qu’ils ne s’inquiètent pas, il n’y a plus derrière Melenchon le parti communiste français enfin celui dont le militantisme ne se bornait pas à distribuer des tracts électoraux, celui qui plongeait ses racines dans les entreprises, dans les quartiers populaires… Mais même s’il n’est plus que d’avoir été, l’organisation prolétarienne les effraie au moindre mouvement…  S’ils revoient Marchais, cela témoigne d’où ils en sont de leur racisme social, la peur du Grand soir et le prolétaire avec le couteau entre les dents…   Qu’ils ne s’inquiètent pas trop la vraie faiblesse de Melenchon est qu’il est sur les plateaux avec sa gouaille impertinente mais qu’il il tente de les convaincre avec leurs mots… De temps en temps dans les chaumières certains frappent justes et ce ne sont pas nécessairement ceux que vous relevez mais justement une voix qui parle de la violence au quotidien et la dénonce…

Alors il ne reste plus qu’à monter de toute pièce un nouvel oxymore: "les extrêmes populistes" dans lequel pourront être confondus l’appel à la haine, la recherche de boucs émissaires chez les pauvres, avec la dénonciation du racisme social qui frappe le monde du travail, les femmes, la jeunesse, cqfd… Il ne vous restera même plus qu’à faire ressortir "le stalinisme" et laisser entendre qu’Auschwitz était la création de l’armée rouge…

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le avril 27, 2013 dans actualités, mon journal

 

Derrick ou le stoïcien pessimiste par Aléric de Gans

Maintenant que l’on découvre que Derrick avait servi dans la waffen SS, comme Gunther Grass engagé volontaire et qui s’est tu jusqu’à environ la mort du dit Derrick, on comprend mieux les soubassements de notre propre vision du monde et le fait que la compassion nous soit recommandée plutôt que la Révolution. La banalité du mal, un film sort pour en parler, une attitude philosophique pour comprendre à la place de juger,  mais comprendre ne signifie ni partager ni absoudre, c’est simplement ce qui permet d’échapper au "stoîcisme" de pacotille qui nous a été imposé en 281 épisodes par la télévision,pris et repris jour après jour comme une attitude d’effroi devant le "mal" pour éviter d’analyser ce qui a réellement créé le nazisme, les rapports de classe par exemple et qui demeurent. Ou encore comme l’expliquait la mère de Fassbinder dans un dialogue avec son fils "Il faudrait un dictateur qui soit bon"…  (Note de Danielle Bleitrach)

Inspecteur Derrick (Derrick en V.O.) fut le chef de file d’un courant philosophique et télévisuel majeur de la fin du XXe siècle : les séries allemandes. En 25 saisons et 281 épisodes, le flic le plus célèbre de Bavière imposa sa vision du monde, jusqu’à devenir une véritable icône culturelle. Pourtant, aujourd’hui encore, le personnage est déprécié par la critique et raillé par ceux qui n’ont pas pris la peine de mieux le connaître.

Une nouvelle manière d’enquêter

Derrick débarque sur les écrans teutons au milieu des années 1970. Cette œuvre audacieuse explose les conventions de l’époque et impose un ton, un rythme narratif inédit, qui fait la part belle à la réflexion et au questionnement intérieur. Aux antipodes de la brutalité nazie et de l’image du gestapiste hystérique, l’inspecteur principal est un cérébral, qui privilégie la Raison à l’action débridée. Stefan Derrick, parfois comparé à Columbo, cherche avant tout à comprendre. Pas pour excuser, mais pour punir plus justement.

Les origines de Derrick

Cette attitude singulière, Derrick la doit à son unique scénariste : Herbert Reinecker, né en 1914 en Westphalie, et ancien rouage de la propagande nazie.

Reinecker entouré de Fritz Wepper et Horst Tappert

Reinecker entouré de Fritz Wepper et Horst Tappert

Après avoir loué au Troisième Reich ses talents de journaliste, chroniqueur et scénariste, le bonhomme prend conscience des horreurs perpétrées par le régime. Au lendemain de la guerre, traumatisé par ses erreurs de jugement, Reinecker choisit de se flageller. Désormais, le monde est sombre et menaçant, les passions sont mauvaises, et chacun peut basculer dans la folie la plus meurtrière. Une question l’obsède : pourquoi faisons-nous ce que nous faisons, et comment le justifions-nous ? Puisqu’il est trop tard pour effacer l’antisémitisme, le racisme, les bombardements et la torture, le futur créateur de Derrick imagine un homme bon, agissant avec justice et tempérance. En clair, un personnage vaguement stoïcien dans un monde défait, rongé par l’incertitude et toujours sur la corde raide.

Un idéal de Justice

Stefan Derrick ne cherche pas à se faire plaisir. Il ne chasse pas le criminel pour passer ses nerfs, comme Bronson ou Clint Eastwood ; il ne doit pas panser ses blessures intimes, à la manière d’un Mel Gibson dans L’Arme Fatale. Il veut simplement arrêter les malfaiteurs pour les soumettre à la justice. Son rôle est d’être fidèle à l’ordre des choses, rien de plus. S’il brandit le fer, ce n’est pas par vengeance personnelle, ni par aversion du crime, mais pour protéger la communauté de l’obscurantisme du rock et de la drogue. Face à de telles menaces, les jeunes sont évidemment les plus exposés, ce qui explique en partie le nombre effarant de voyous adolescents dans les rues de la capitale bavaroise. La plupart du temps, les gosses apparaissant dans la série sont des loubards, des punks, des camés, voire de bons petits bourgeois aux occupations malsaines. Ils menacent la cohésion sociale en se teignant les cheveux et en jouant de la musique new wave. L’inspecteur principal, fin psychologue, dispose fort heureusement de bons atouts pour les ramener à la raison.

La pensée formatrice dans Derrick

Si le Ranger Walker prouve sa sympathie pour les Noirs grâce à Trivette, le Munichois s’ouvre aux plus jeunes par l’intermédiaire de son adjoint Harry Klein. Fougueux, ne refusant jamais un verre d’alcool et prompt à la bagarre, le bras droit de Derrick représente l’individu non fini, qui n’a pas encore trouvé la paix. Herbert Reinecker illustre ainsi brillamment la pensée d’Epictète, qui distingue trois catégories d’individus dans le Manuel : celui qui n’a pas encore été formé (le punk, ignare, qui cède facilement à ses passions) ; celui qui a commencé sa formation (Klein, l’impétueux et néanmoins respectueux élève) ; et l’homme qui en a terminé (Derrick, qui se contente de faire son devoir). Sous ses dehors froids, le policier tend à se rapprocher du sage, mû par la seule Raison. Il suffit d’ailleurs d’observer le visage de son interprète, Horst Tappert, lorsqu’il est contrait d’ouvrir le feu. Tout en lui traduit la neutralité, le sens des responsabilités, et le choix juste.

Derrick fait ce qu'il a à faire

Derrick fait ce qu’il a à faire

Par essence, Inspecteur Derrick est une série non-violente qui, sous un pessimisme de façade, nous indique le chemin à emprunter : tempérance, justice, et emprisonnement des jeunes et des marginaux.

Ses détracteurs ont cru voir en elle un relent des Jeunesses hitlériennes, drapée dans un conservatisme radical tout juste débarrassé de ses attributs belliqueux. Il est dommage de constater que la pensée antique qui sous-tend l’ensemble de cette œuvre n’a jamais été mise au jour. Ce qui semble réactionnaire au premier abord est en fait un éloge du stoïcisme, lequel, nous le savons bien, est un appel au respect et à l’ataraxie.

Aléric de Gans


 
 

Un Français sur deux vit avec moins de 1610 euros par mois

le 24 Avril 2013, l’Humanité

 Précarité-Carcassonne-ul-Myop-8071[1]Trois études de l’Insee publiées aujourd’hui montrent que, sous l’effet de la crise, le niveau de vie de la majorité de la population stagne ou recule, tandis que les plus riches continuent de s’enrichir. Le taux de pauvreté dépasse les 14 %.

En brossant un paysage des inégalités en termes de niveau de vie, en France, en 2010, une des trois études que l’Insee rend publiques aujourd’hui (1), valide par les chiffres une réalité subie par les plus fragiles.

Même si 2010 signe, après le recul de 2009, une légère reprise de l’activité économique, « le niveau de vie de la majorité de la population stagne ou baisse », introduit l’Insee. Et la persistance des inégalités entre les ménages les plus riches et les ménages les plus modestes reste criante. Ainsi, le taux de pauvreté monétaire, c’est-à-dire le nombre de personnes vivant dans un ménage dont le niveau de vie est en dessous du seuil de pauvreté (964 euros/mois) est passé de 13,5 % en 2009 à 14,1 % de la population en 2010, soit 440 000 personnes de plus. Cette hausse de la pauvreté, qui impacte à plus forte raison les retraités, les étudiants et les chômeurs, « touche particulièrement les familles », rappelle l’Insee, qui chiffre à 2,7 millions le nombre d’enfants qui grandissent dans des familles pauvres, en hausse de 278 000.

Moins de 10 430 euros par an pour les plus pauvres

Par ailleurs, le niveau de vie médian, au-dessus et en dessous duquel se situent 50 % des Français, a chuté de 0,5 % (et seulement 0,3 % pour les plus riches) entre 2009 et 2010, pour atteindre 19 270 euros annuels (1 610 euros/mois). Les 10 % les plus pauvres survivent avec moins de 10 430 euros par an quand les 10 % les plus riches cumulent au moins 36 270 euros annuels. Un rapport de 1 à 3,5.

En comparant les effets de la crise actuelle à ceux des précédentes, l’Insee souligne que, si « le précédent ralentissement économique au début des années 2000 avait également pesé sur le niveau de vie du plus grand nombre, la crise actuelle affecte cette fois plus spécifiquement les personnes modestes ». Les 1 % les plus riches, eux, continuent de s’enrichir, grâce, entre autres, aux revenus de leur patrimoine, qui expliquent, en partie, la hausse de près de 5 % de leur niveau de vie en 2010.

Malgré tout, l’étude pointe que le système de protection sociale français, via le versement de prestations familiales, allocations logement, minima sociaux, a permis d’amortir la paupérisation des couches populaires. L’explosion du chômage a fait chuter la part des revenus du travail dans les ménages les plus modestes, augmentant mathématiquement celle des prestations sociales. Mais leur faible revalorisation menace plus que jamais les plus fragiles.

Plus de pauvres et des riches plus riches, cette étude de l’Insee matérialise une nouvelle fois, la fracture sociale d’un pays malade de ses inégalités.

(1) « Les revenus et le patrimoine des ménages ». Collection Insee Référence. 170 pages. 19,30 euros.

Inégalités chez les seniors. Depuis 1996, le niveau de vie des 65 ans et plus a évolué parallèlement à celui des personnes d’âge actif. Mais des inégalités fortes existent à l’intérieur de cette catégorie. Ainsi, les « nouveaux retraités » voient leur niveau de vie progresser plus vite que leurs aînés, qui sont souvent des femmes seules, qui ont peu travaillé et dont les pensions sont très faibles. En 2009, selon l’Insee, cet écart était de 11 %. Par ailleurs, les revenus du patrimoine augmentant pour les plus riches des seniors, la baisse des petites pensions creuse l’écart et paupérise les plus fragiles.

  • Lire aussi :

L’austérité mine  la santé des plus pauvres Témoignage : « Non, je ne veux pas que mes enfants mendient » La précarité crainte par 75% des Français

 
 

La sorcière et les dirigeants obtus par danielle Bleitrach

affiche_Lettre_ecarlate_1926_1[1]mes chers amis, je donne décidemment dans l’infréquentable… Les dénonciations pleuvent sur moi… je crains qu’elles viennent de deux catégorie de gens, ceux qui n’ont aucun sens de l’humour et ceux qui tentent d’organiser sur la liberté des grands yeux et des grandes oreilles… Aujourd’hui je poursuis mes oeuvres perverses dans un avril qui malgré les averses prépare en secret l’été… comme en témoigne ma terrasse qui croule sous les fleurs… Je vous expédie un texte de la sulfureuse Judith Butler  qui non seulement considère que judaïsme et Etat, armée et pensée unique sont incompatibles, mais a beaucoup travaillé sur le genre… Et de surcroît est en dialogue permanent avec la french theory, celle qui fit la gloire de la France dans les années soixante et dix et sur hegel, Hannah Arendt, Levinas… imaginez à quel point il est urgent de mener contre elle une chasse au sorcière…

La sorcière ça dépend de qui la désigne comme telle… la mère de Kepler fut brûlée comme sorcière, son fils en a sûrement hérité un excès d’imagination sans lequel il n’aurait pu rompre non seulement avec la vision ordinaire du mouvement des étoiles (imaginez donc l’idée d’un double foyer), mais même imposer à la mécanique de Galilée la poèsie mystérieuse des mathématiques, l’idée qu’il y aurait une conconrdance possible entre des équations humaines et l’univers… Comme Einstein… Il faut avoir le sens du mystère, de l’inconnu et être capable comme dans le roman   de Nathaniel Hawthorne La Lettre écarlate (titre original en anglais : The Scarlet Letter) qui m’a tant marquée, de transformer la stigmatisation en liberté… Une femme est enceinte dans un village de la Nouvelle Angleterre, elle n’est pas mariée, elle refuse de dire le nom du père et le village avec à sa tête le pasteur la condamne à la solitude et à broder sur son corsage la lettre A, A comme Adultère, Amour, Anarchie peut-être… Elle a une fille et les deux femmes courent en toute liberté dans la forêt proche, prospèrent tandis que le pasteur et le village dépérissent… Le pasteur finit par montrer sa poitrine sur laquelle une brulure dessine un A. On songeait aumaccarthysme et j’aimais  ce visage de la liberté… je n’ai pas changé et je m’en félicite…

Mais je suis encore  menacée d’exclusion, mon blog, sur délation, est désigné comme indésirable, on pirate mon courriel… C’est la rançon du succès puisque hier vous étiez 9000 à le fréquenter, la côte d’alerte peut-être… J’ai déjà abandonné un blog (changement de société) parce qu’il avait atteint les 7000 lecteurs journaliers. A partir d’un certain seuil de fréquentation , c’est la loi du nombre on rencontre une part accrue d’idiots et de malfaisants…  Alors s’ils me montrent du doigt, me mettent à l’index j’en ferai un autre plus secret, plus libre, pour un promneur solitaire ébloui par ses découvertes… Mais c’est tout de même bizarre ce système facebook où il suffit que l’on vous désigne, n’importe qui peut le faire, sans apporter de preuve, comme ça, comme les lettre anonymes envoyées jadis à la Kommandature ou à la préfecture de police … Comme ce jour où toute petite enfant j’ai du, emportée par mes parents, fuir jusque dans l’Ardèche.  L’appartement de la rue de la Madeleine, devenue depuis la Libération. Au bout d’une cour,il avait un porche d’entrée sur lequel  une main "errante" avait écrit "Il y a des juifs cachés ici!" Une juste, une corse, du nom de madame quiliquini avait cru pouvoir nous sauver…

Alors pour que vous sachiez tout de mes turpitudes, aujourd’hui je serai absente,  à midi je vais déjeuner chez mon vieil ami Michel Vovelle, un délicieux personnage qui est resté un partageux et s’obstine à penser que Robespierre est tout à fait fréquentable, que l’on peut comme l’affirmait Jaurés aller s’asseoir à ses côtés aux jacobins… Nous allons bien rire comme nous en avons l’habitude depuis bien longtemps quand nous vendions l’humanité sur le parvis de la fac et qu’il se penchait vers moi en m’expliquant que nos chers collègues eussent préféré nous voir vendre de l’ambre solaire..

Nous chucheterons en rapporchant nos têtes chenues en  nous disant  que les temps sont durs pour deux révolutionnaires,  mais que somme toute si c’était à refaire nous reprendrions le même chemin…

Alors s’il veulent me brûler comme une sorcière qu’ils le fassent c’est une fin assez honorable par les temps qui courent ou qui se traînent…Encore que comme le dit mon ami Hervé Bobkaza qui est un talmudiste quasiment athée (il n’y a qu’un seul dieu et nous n’y croyons pas), quand on reconnait le droit de vivre aux sorcierx on ne sait pas où cela vous mène : Vous verrez après avoir voté le mariage pour tous et donc la fin de la civilisation, ils voteront le logement pour tous, le travail pour tous, la dignité pour tous, le droit à l’éducation pour tous les enfants etc… ces gens n’ont aucune limite et c’est comme ça que peu à peu ils détruiront le monde ! lol

Je crois qu’il est difficile de faire mieux que moi, depuis 2003, je suis interdite de publication dans l’humanité, mon nom et mes livres ne doivent pas être cités, la presse "bourgeoise" emboite le pas; les négationnistes et antisémites me consacrent des vidéos entières pour dire ma malfaisance, mais je suis également mise à l’index auprès de facebook par des sionistes chatouilleux qui ne supportent pas que je mette en doute l’excellence démocratique de leur nouveau veau d’or… j’ai rompu avec la quasi totalité de ma famille… avec le parti et je m’en trouve bien parce aucun ne me réduira à la rancune, à l’injustice, parce que comme Robespierre je continue à penser que nos raisons d’exister vallent mieux que notre existence… et ça je l’ai préservé… malgré eux…

Et puis après avec cette vision heureuse de l’assimilation des sorcières, non je veux dire du refus de toute assimilation, peut-être irai-je voir le film sur Hannah Arendt, de Margarett von trotta ou continuerai-je sur un banc à lire l’ouvrage de Simon Veille sur Einstein… J’en suis au moment, à la fin, le 29 mars 1955, quand il déchante dans sa correspondance privée avec Blumenfeld (mais où ont-il trouvé des noms aussi poètique alors que mes ancêtres se sont contenté d’inventer qu’ils portaient ou pensaient du plomb).. Il note: "nous pensions qu’Israël serait meilleur que les autres nations mais ce n’était pas vrai"… Il reprend une idée qui lui est chère: plus un pays est puissant plus il se croît autorisé à avoir des dirigeants obtus… D’un côté l’exemple de Sarah Palin est là pour prouver qu’il n’a pas tort mais on peut aussi affirmer que plus un pays s’affaiblit plus il cherche dans des dirigeants obtus l’illusion de la force… Et là on peut multiplier les exemples aujourd’hui…Le vrai problème est que le côté obtus des dirigeants signifie que la population n’est pas au meilleur de ses capacités et que la vie quotidienne avec des gens pareils est pleine de surprise pour une sorcière qui est dans les camps des "partageux" internationalistes…

Salut et fraternité en égalité sainte…

Danielle Bleitrach

Un petit cadeau que m’a envoyé une amie chère avec qui je veux bien partager Albert… ce dernier exerce son violon d’ingres, mais je l’aime pour le meilleur et pour le pire… De surcroit je crois que face au caractère inconciliable de la théorie des quanta et de la relativité, il cherchait une metatheorie, il s’approchait peut-être de la théorie des cordes en jouant du violon… Mais c’était là son idéalisme imaginer que le bordel généralisé avait besoin d’une causalité unique…

http://youtu.be/MQFmSnG5Ets

 
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Publié par le avril 24, 2013 dans actualités

 

un nouveau et grand combat pour l’égalité… Un salarié de Renault se suicide sur le site de Cléon après le suicide des chômeurs…

Il y a quelques heures je vous disais : nous tous qui avons mené un combat pour l’égalité, il reste tant de choses à faire contre ces discriminations, ses souffrances, qui ont nom le chômage, la mal vie, les droits bafoués… Est-ce que nous serons capable de prendre ces bastilles-là aussi… (note de Danielle Bleitrach

L’Expansion.com avec  AFP – publié le 23/04/2013 à  19:55

Un mécanicien de 35 ans s’est pendu dans la nuit de dimanche à  lundi à l’usine Renault de Cléon, près de Rouen, après avoir écrit deux lettres  dans lesquelles il dénonce les pressions de son entreprise et met en cause  Carlos Ghosn.

Suicide. Agé de 35 ans et père de deux enfants, un mécanicien a été retrouvé pendu lundi au petit matin sur le site Renault de Cléon.

Suicide. Agé de 35 ans et père de deux enfants, un  mécanicien a été retrouvé pendu lundi au petit matin sur le site Renault de  Cléon.
AFP PHOTO/CHARLY TRIBALLEAU

Renault se retrouve à nouveau confronté au suicide d’un de ses salariés.  Drame qui, par le passé, lui a déjà valu d’être condamné pour faute inexcusable. Un mécanicien  du groupe automobile s’est suicidé dans la nuit de dimanche à lundi sur son lieu  de travail à l’usine de Cléon (Seine-Maritime), après avoir mis en cause son  entreprise.

Agé de 35 ans et père de deux enfants, ce salarié, qui travaillait de nuit, a  été retrouvé pendu lundi au petit matin sur le site, où il était employé depuis  2000, a précisé à l’AFP Pascal Le Manach, délégué syndical CGT. "Il a laissé sur  place deux lettres, une pour sa famille et l’autre à l’attention de la  direction, dans laquelle il dénonce les pressions", a indiqué le  syndicaliste.

Un courrier accusateur

Dans ce second courrier, l’ouvrier a écrit selon cette source: "merci  Renault. Merci ces années de pression, chantage au nuit. Où le droit de grève  n’existe pas. Ne pas protester sinon gare. La peur, l’incertitude de l’avenir  sont de bonne guerre, paraît-il ? Tu expliqueras ça à mes filles, Carlos",  allusion à Carlos Ghosn, le PDG du groupe.

La salarié, "excellent ouvrier" et "non-syndiqué", "faisait l’objet de  pressions de la direction depuis qu’il avait pris activement part aux grèves contre le projet d’accord  compétitivité-emploi cet hiver", a précisé M. Le Manach. "La direction  l’avait notamment menacé de le faire redescendre en équipe (de jour), avec une  perte financière très importante à la clé", a ajouté le syndicaliste.

La CGT a demandé la tenue lundi d’un Comité d’hygiène et de sécurité  exceptionnel "pour montrer la responsabilité de Renault dans ce décès", a-t-il  indiqué.

Une enquête est ouverte

Le parquet de Rouen, qui a confirmé la découverte de deux lettres, a de son  côté précisé à l’AFP avoir ouvert une enquête en "recherche des causes de la  mort" à la suite de ce suicide survenu "sur le lieu de travail et pendant les  heures de travail".La direction du site n’a pu être jointe par l’AFP en fin  d’après-midi mardi.

Le site de Renault-Cléon, spécialisé dans la fabrication de moteurs et de  boîtes de vitesse, emploie quelque 4.000 salariés dans une ambiance qualifiée  par la CGT de "plus en plus difficile", notamment depuis la mise en place de  l’accord compétitivité-emploi.

En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/un-salarie-de-renault-se-suicide-sur-le-site-de-cleon_381953.html#LpRg8hRDQied1vTr.99

 
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Publié par le avril 23, 2013 dans actualités, civilisation

 
 
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